L'écho belge: journal quotidien du matin paraissant à Amsterdam

431 0
close

Warum möchten Sie diesen Inhalt melden?

Bemerkungen

senden
s.n. 1916, 25 März. L'écho belge: journal quotidien du matin paraissant à Amsterdam. Konsultiert 13 August 2020, https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/de/pid/pv6b27qz3x/
Text zeigen

Over deze tekst

Onderstaande tekst is geautomatiseerd gemaakt met OCR (Optical Character Recognition). Deze techniek levert geen 100% correct resultaat op. Dit komt mede doordat oude drukken moeilijker te lezen zijn met software dan moderne. Dat betekent dat er onjuiste tekens in de tekst kunnen voorkomen. Er wordt gewerkt aan verbetering van de OCR software

geme Annee iv°« 519 S cents flO centimes) Samedi 25 mars 1Q!6 L'ECHO BELGE .Innmnl auntidien du r^atin oaraissant en Hollande L'Union fait la Forcer Belge est notre nom de Famille. Toutes les lettres doivent être 4)ressé<>.a au bureau de rédaction: Ni z. VOORBURQWAL 234-240, AMSTERDAM Téléphone: 2797. Rédacteur en Chef: Gustave Jaspaers. ( Charles Bernard, Charles Hertjieî, Comité de Rédaction: ■; _ ; _. . _ , > René Chambry, Emile Painparé. Pour «es annonces, abonnements et vente au numéro, s'adresser à l'Administration du ioiirna!: N.Z. Voorbsirgwal 234-24», Amsterdam Téléphone: 1775. Abonnements: HollantSefl.l.SDpar mois. Etranger fl. 2.00 par mois Annonces: IS cents la ligne. Réclamesi 30 cents la ligne. L'idée au Cachot La j.flamandisation" de l'Université de Gand avance bien. Voici MM. Pirenne et Frdericq en prison. Hé ! quel meilleur moyen que de ?e débarrasser des maîtres dont l'autorité, naguère, donnait à l'Université de Gand son lustre et, eu somme, sa raison «d'être. Quand tout l'ancien corps professoral aura été expédié en Allemagne, rien De =era plus facile que d'installer dans .les chaires, vacantes les Mr. Dr. et autres Pr. de la „Toekomst". Cependant M. Fredericq. si nos souvenirs sont exacts, était un des promoteurs de l'université flamande. Le voilà bien récompensé! Mais flamande ne veut pas dire allemande. En effet. Et M. von Bissing, en traitant ce flamingant notoire comme il a fait du bourgmestre Max et du bâtonnier Théodor, montre assez le cas qu'on peut faire de ses protestations de sympathie à l'égard du peuple flamand. Par exemple, cul ne s'y est jamais trompé. ^ Le cas de M. Pirenue doit être envisage de plus haut. Il nc-us plaît de considérer !M. Pirenne dans son symbo'e. Cet éminent historien est à la fois notre vFustel de Cou-langes et notre Michelet-. Son vaste cerveau a vu dans son ensemble et dans son détail la construction de notre nationalité. Il a démêlé l'éckeveau de l'histoire et reconstitué à travers les contradictions de nos annales cette unité que nous sentions confusément dans nos coeurs. Quand, plus tard, dans les loisirs d'une paix prospère, nos peintres, nos sculpteurs et nos^ architectes s'occuperont d'élever un Panthéon aux héros d'aujourd'hui, il conviendra d'y graver sur la stèle la plus haute le nom de M. Pirenne. Ce savant a donné un sens à leur action. Ses déductions raison nées vont au devant du cri de, leur conscience, l'expliquent et le corroborent. D'avance il a ré-pmlu à cette question: Pourquoi les Belles se battent? La thèse du savant se trouve atrilée aujourd'hui par le trépas de quarante mille de- nos enfants. Quelle vérité, dans l'histoire, fut plus magnifiquement illustrée par le sang de ses martyrs ! C'est la politique des Allemands, aujourd'hui, d'insister sur le contradictoire de notre caractère national. Ils exploitent plus ou moins habilemènt la querelle des langues. Ils opposent le "Flamand au Wallon, le Germain au Gallo-Romain. Us usent de la méthode simpliste du primaire dont le. cerveau ne comprend rien aux fusions qui s'élaborent dans le creuset de l'histoire et qui s'obstine à ne voir dans l'alliage que Jes métaux simples. Cependaut, demandez au territorial du Brandebourg, de la Hesse on de Hanovre s'il a reconnu un frère dans l'habitant de Gand, d'Anvers ou de Bruges qui se détourne sur son passage? C'est égal. Tout en continuant à fusiller quelque peu ces frères quand l'occasion s'en présente, on s'efforce cle les flatter par les moyens les plus grossiers et à les persuader qu'ils n'ont jamais eu d'autres ennemis que ces abominables Welches que le peuple allemand, élu de Dieu, s'est juré d'exterminer à la gloire du Germanisme. Les Allemands ont trouvé Jacob, Dè Clercq, Léo Picard, menu fretin dont le cousinage n'est pas précisément pour leur faire honneur. Mais quand ils s'adressent à Paul Fredericq, ce Flamand qui connaît l'histoire, qui a du bon sens et du caractère, celui-ci leur répond: Qu'est-ce qu'il y a de commun entre vous et moi? Je sais, ce n'est pas la première fois que vous êtes venus ici, la dague levée, nous demander de choisir entre la fraternité ou la mort. Le^ procédé déplut à l'un dé nos princes, Jean Ir, 3© bon duc. Il défit vos hordes barbares à iWoeringen et chassa, vos reîtres et vos lansquenets à grands coups de pertuisane dans 3«9 reins. Ils sont revenus encore une fois, depuis, aux gages cette fois du roi d'Espagne. Et ils n'ont pas laissé dans nos villes et nos villages un fort bon souvenir. Allez-vous-en, d'abord. Après, peut-être, nous discuterons. Le raisonnement déplut. Fredericq fut emballé pour l'Allemagne, histoire de lui donner une vue plus exacte des choses. Quant à Pirenne, encore une fois, son oeuvre, sa personnalité sont une protestation constante contre la chimie boche qui consiste à dissocier les éléments constitutifs de notre nationalité. Certes, 011 ne supprime pas l'idée en supprimant l'ho'mme. Mais c'est dans l'homme seulement qu'il est possible de faire violence à l'idée. En emprisonnant Pirenne ilb écartent un témoin gênant et dont eux-mêmes connaissent la valeur. L'auteur de l',,Histoire de Belgique" est très connu en Allemagne, plus même qu'il n'était connu chez nous. Il avait suivi les leçons des meilleurs maîtres allemands, et, sans verser dans l'excès de leurs méthodes qui ne l'eussent conduit qu'à dresser un catalogue, ce sont ces méthodes pourtant, dont les Boches ont assez proclamé l'infaillibilité, qu'il a rigoureusement appliquées pour arriver aux conclusions qu'on sait. Ceci no laisse point d'être gênant pour les Allemands. Impuissant à le contredire, ils le mettent au cachot! Pirenne a de la philosophie, Pirenne a une constitution robuste de sanguin. Il supportera ce fâcheux traitement avec bonne humeur, se sauve nant sans amertume du temps où il déchiffrait. des archives dans une Allemagne qu'il s'imaginait enoqsre procéder de Kant , et de Goethe. Bref, nous sommes tranquil- j les sur le sort de Pirenne. En somme, po nous exprimer familièrement, il ne lui ma quait que cela. Ce grand Belge n'en se que plus grand. Et quand il reviendra < fond de la Silésie pour réoccuper sa chai à l'Université de Gand, est-ce un Hend rickx ou un Augusteyns qui l'en empêch ront ? Charles Bernard. Pour la fêta du Rû Montant des listes 'précédentes 620.681 ) ■f 715.60 fr De la part de la famille A . M oit et 5.00 fl- Produit de la rente de 2 metr- ceânox ,,A u- Roi Albert 1er" 1.00 fl Pour qu'oui chasse le réfrac-taire qui enseigne à VEcole Belge de T... 0.25 fl g»,, : Les aveax de si der Hz Est-cé l'offensive contre. Verdun qui ] marche pas comme il Ile voudrait? Est-ce poussée victorieuse des Russes en Arménie q Je préoccupe? Nous ne savons, mais, ce qui c certain, c'est'que von der Goltz pacha bougon: furieusement. La méchante humeur est ma vaise conseillère, aussi c'est à elle, sans doui que nous devons le6 aveux intéressante q< vient de laisser échapper notre ex-gouverne général. Dans une lettre adressée de Constantinop à la Ligue allemande du football (200,000 mea lires dont 150,000 sous les drapeaux) le Fe Maréohal Baron von der Goltz pacha, chef l'armée allemande en Turquie, vient de plaindre amèrement de l'insuffisance de la pr parution militaire des milliers de jeunes Ali mands appelés- sous lès drapeaux. Se référant à la proposition de loi pour l'e trainement militaire obligatoire des jeun garçons à partir do l'âge de six ans, von d Goltz déclare, sans ambages, que les adojie cents, actuellement dans les tranchées, soi très éloignés-du combattant idéal, ou même c ,.matériel combattant efficace". J'ai pu observer dans la marche et dans bataille le jeune corps d'armé© qui a attaqi sur l'Yser. Le 26 octobre 1914, je me trouva au milieu d'un bataillon de réserve d© fus liers, pour l'a plupart étudiants de Leipzi La détermination, l'impétuosité, Tenthousia me et la bravoure ne manquaient cértes pas ce» hommes, mais, je dois bien L'avouer ici, j' retiré, de leur contact l'impression que no^ aurons encore beaucoup à faire, après 1 hostilités, pour entraîner la. .génération futur lui donner la préparation efficace en vue d> guerres do l'avenir. Les jeunes soldats, qu'il m'a été donné c voir de près, ont montré qu'ils manquaiei surtout de valeur pratique et d'initiative pe sonnelle. Les bataillons de Landwehr (homnn au-dessus de 39 ans), qui ont. été en campagi pendant des mois aux environs immédiats d< jeunes troupes, étaient beaucoup supérieurs ces dernières. Les hommes de la Landwehr si vaient s'adapter plus rapidement à une situ: tion, connaissaient la manière de se repose après le combat et s'initiaient mieux d'eu: mêmes à la vie ardue de la guerre. Nos jeum soldats demandent en toutes choses une d rection, ils doivent être plus endurcis et pli endurante. L'Allemagne aura bessin, dar l'avenir, non seulement d'une race d'homm enthousiastes et prêts à se sacrifier, mais su: tout d'une génération, duré ©t capable par 1 ténacité et le tempérament d© vaincre l'ennem même si celui-ci nous affronte avec des forc< plus considérables encore qu'à l'heur© actuelle Von der Goltz engage la Ligue du footba do continuer ses efforts pour produire une rac d athlètes ,,en vue des nécessités d© l'Allemagr future". Le vieux pacha déclare que ,,nov ai rons un besoin, urgent d'une telle race ^pri la guerre, parco qu'il est à craindre qu'un grande partie du ,,volume colossal d© hair et d'envie" qui a suscité cette guerre conti li prospérité étonnante do l'empire allemau (quel mensonge!) ne subsiste dans l'aveni: Tout cela doit nous empêcher de laisser endoi mir notre vigilance. Nous triompherons, ma seulement si nous prenons à coeur la maxim japonaise. .,Après la victoire, attache ton ca que plus fortement". Nous n'aurons pas 1 temps d© nous reposer tranquillement aprè cette guerre". Et voilà, d© la bouche même d'un de s< grands pontifes, quel est le militarisme pru; sien! Une guerre est-elle terminé© que, sot le fallacieux prétexte d'être exposé aux pin dangers, F ogre militariste allemand se dispos à attaquer' ses voisins. L© moloch prussien r< clam© toujours d© plus en plus de victimes. Il faut préparer les génération^ futures, d von der Goltz, mais non pas pour le travai pour l'oeuvr© féconde de la paix, mais bie pour de nouveaux massacres. C'est le sort qi serait réservé à l'Europe si les Alliés n'écn saient pas à tout jamais ce militarisme alf< mand qui fait couler, actuellement, tant d sang et tant de larmes. 7 «-CB*. ■ // y & un an 26 mars 1915: A Notre?- Vame-de- Lorettn. vaine ast toque allemande. Trois autres affen sires sont rejmussées autour de la côte 196 ainsi qu'urne aru-tre à Fontaine-Madame t trois autres aux E par g es. Front orientaU: e. Pologne, combats acharnés sur le Niémen e sur ia Vistule, entre Jau-lda- et Orjitz; dan les Garpathes, progress:ion russe vers Bar t. féld et Oujok. Eru Italie, rapports diploma tiques de plus en plus ternelus avec VA u triche; marwvemenûs militaires à la froutier du Trentm. L'amirauté anglaise a.wnonce L disjyarition du sous-marin allemand ,,17-39" capitaine W cddiv>gcns qui serait cgiUc. En Belgique. re e- Le Cardinal Mercisr et l'agression alternai ~~ La situation entre les autorités allenu b des et les evêques "belges devient de plus ljj plus tendue. Le gouverneur provisoii?e. r nifeste son vif mécontentement de ce . c •l, le Saint-Siège lui a refusé, à deux r©p^s s. de prendre des mesures contre le primait Belgique. La requête des Allemands s'est heur à lia réponse qu'en dehors des affii ecclésiastiques un évoque reste libre servir sa patrie comme il l'entend, poui que ses actes ne soient pas en contradiotc avec le ministère qu'il doit exercer. _ Le Cardinal Mercier a promis au P; de ne pas soulever de difficultés, mais i refusé d'oaiblier qu'il était Belge et que patrie était journellement martyrisée il promit que son activité serait pondéré Cependant, étant donné que l'autor îe militaire eerçait une censure illégale : la la correspondance du Cardinal, — nota 11 i ment sur l'écrit des évêque3 belges l'épiecopat aillema-nd — il a été forcé ^ recevoir de la correspondance par une V e qui échappe à cette censure. Ceci est 1P' version d'un correspondant de Belgique ur ,,Tijd". 1)'aiitre part, le ,,Times" apprend Rome qu'on s'occupe beaucoup au Va-tit j1- de la lettre de von Bissing.à Mgr. Merci jg Si le gouverneur passait des paroles a actes, la to\irnude des événiunents prendr é- un oaractère exceptionnel de gravi e- puisque les Allemands attenteraient à liberté d'uai prince de l'Eglise. Le Pape n~ des7 raisons de croire que von Bissing' ^ reculerait, pas devant l'arrestation et J* déportation de l'archevêque de Malin On dit que le Cardinal Gaspari a envoyé u long télégramme, au nom du Pape, an C dinal von Hartmann et dans lequel le pré italien demande l'intervention de' l'évêq \é allemand auprès du kaiser pour qu' V5 n'appliqu© pas à l'archevêque de Malii l~ des mesures de rigueur. Un second té sL gramme a été adressé à Mgr Mercier 1 à même. Le Pape lui aurait conseillé d'êl ii aussi prudent que possible. ïs De son côté, le "VVolff-Bureau dénie l'information — d'après la ,,Kolnisc fg Vblk?zeitung' ' — et prétetnd que ni les té grammes précités n'ont été envoyés, [e qu'aucuno démarche n'a été faite. it Le ,,Corrier© deula Sera" _ dément éga ment,'de la façon la; plus formelle. * Vatican, avant de se prononcer, attend ie lettre pastorale et la missive de von Bissii à Le ,,Messagero" déclare que jamais l- Vatican n'a été dians une position pl t- difficile qu'aujourd'hui au sujet de l'a r tation que les Allemands essaient de cri auitour de la personne du Cardinal Merci •s pour avoir un prétexte de le déporter. 's Le ,,Courrier de la Meuse" publie s considérations suivantes au sujet des éver ?s ments qui sont à la veiile de se produire: •- ,,Paraît le mandement de Carême a Cardinal. Du coup, voilà l'occasion trouvé '» Les rapaces à l'affût ne la ratent pas. De f choses suffisent à leurs yeux pour 6évir: ]j fait de se livrer à des manifestations d'e e dre politique et celui de provoquer des tro © blés populaires. Le Cardinal a commis c s deuk.crimes! ! !... Sur le signe du ohef d'< s chestre, le gouverneur semonce et mena ° le prélat ; la presse catholique d'ouiti ô Rhin, qui croit avoir suffisamment prépa d l'opinion de ses lecteurs en représentant •. Cardinal comme un être dangereux pour '- sécurité publique et pour l'empire, va pl is loin encore et réclame l'exécution des mes e res de représailles. Pour une fois, l'Agen Wolff mettra à la disposition de la feui s de Cologne ses appareils spéciaux, ceux-mêmes qui ont répandu dans- le monde ! ïs communiqués ridicules sur la prise c - forts de Douaumont et de Vaux... N'est-8 pas que rien ne manque au complot? s Si... il y manque la naïveté de l'opini J publique. Les Boches se trompent étrant ment s'ils s'imaginent accréditer ailleu it que dans les bureaux de rédaction de « I, taines feuilles neutres pusillanimes n accusations qu'ils portent et sur les inte 11 t/ions du Candinial et sur les conséquences 2 ses écrits. Jamais l'attitude de 1a populati e belge n'a été plus calme et plus digne. ] ministre d'Espagne à Bruxelles, M. Villalobar, le proclamait il y a- quelqi: jours .encore à son passage à Par Pour le surplus. chacun comprei quo le rappel des immortels principes q sont l'honneur de la religion et la gloi de la civilisation chrétienne blesse ce1 '_ qui ont sur la conscience les crimes q l'on sait. \ De même, il est compréhen.<ik'ie que , fait d'entretenir dans le coeur d©3 ' ïidè] 't l'amour de la- patrie belige, si digne d'êt s aimée, et les espérances d'un peuple qui t: perdu ni sa nationalité, ni le droit d'esj . rer, dérange les plans de ceux qui cherche . à assourdir et à tromper la nation, mais -r, voit moins quel rapport cela peut ave „ avec la politique, et moins encore, cô qu .y a là d'étranger à îa mission épiscopale. La presse allemande ne donnera le chan personne. Le Cardinal n'est p^as soi*ti i instant de son rôle de pasteur mais il l'accomplit par contre avec cette dignité,, cette i fidélité scrupuleuse, cet amour du devoir, IS ce patriotisme qui lui valent l'admiration des hommes appartenant à tous les partis et' à toutes les opinions. Comme il l'a écrit en lui-même au gôiiverneur von Bissing, il ia" n'est pas redevable de l'accomplissement de ue sa mission à ce fonctionnaire. Ce dernier 63y le. sait. bien, il ne doute pas que. l'homme, cievant lequel il dut une fois déjà baisser pavillon, continuera son oeuvre d'amour et >28 de paix, parce que tel il comprend son devoir et tel il l'accomplit. Mais von Bis-sing escompte qu'un jour l'opinion sera ru prête à accepter l'exécution du coup que 011 médite Berlin. En cela, il se trompe. Il l'apprendra, peut-être même à ses dépens. Pe On a raconté qu'à Florence, tandis que [ a la foule accourue sur le passage du grand Sî* Cardinal l'acclamait avec frénésie, des et) femmes du peuple disaient: ,,C'est le , Christ qui passe". Et celui qui rapporte lt€ ce trait de la visite,du prélat ajoute: ,ir ,,Tous ont le coeur seiTé, tous sont inquiets L1V" au sujet du pi'imat de la Belgique". Nous ,a- ne- le sommes pas moins, connaissant d'ex-. périence l'arrogance de ses ennemis-" Die la eu Ds nouvelles réquisitions? an Les Allemands font savoir qu'il sera pro-3r. cédé, — si besoin en est, -r- à la réquisition ux d© toutes les marchandises importées en ût Belgique. té, C'est donc, si les Barbares mettent leur la sinistre plan à exécution, la famine géné-a raie avant qu'il soit longtemps. Déjà, des ne négociants belles, qui s'occupent, en Hol-la lande, du ravitaillement de la Belgique, 3S. ont fait surseoir à l'expédition de marchan-un dises destinée^ au pays occupé. L'Amérique permettrà-t-elle que Ton af-,at l0 pays? Car il est certain — et les u© Boches ne s'en" sent pas cachés, paraît-il — on> que les marchandises destinées au Coraitee ies for _ relief, in Belgium seront également lé- réquisitionnées. Nous nous gardons de com-1j. mentaires aujourd'hui en attendant que la re nouvelle nous soit officiellement confirmée. Mais des négociants sérieux ont été avertis nj. de cette mesure prochaine. Attendons. De ceux qui ont martyrisé la Belgique rien ne doit plus étonner^ ni A Bruxelles Lv0 Voici une histoire très véridique — l'Histoire est-elle jamais autrement? — xi3 dont l'héroïne fut Mlle Marie X..., bien u.s connue à Bruxelles pour sa générosité, son ?l~ esprit et son caractère. ^ Mlle X..., chargée de paquets pour ses e*" pauvres, envahit une plate-forme de tramway. Un officier allemand se lève et es s'empresse cérémonieusement de lui offrir sa place assise; Mlle X... décline l'offre poliment (conformément à l'usage général), lu A l'arrêt suivant,' une bonne^ femme je. quitte sa place et Mlle X... s'empresse de îx s'y asseoir. le L'officier rajuste son monocle. fc- Arrivée à destination, Mlle X... avait u- à peine rassemblé ses paquets sur le trot- eô toir qu'elle est rejointe par l'officier alle- nr- mand; il lui offre de l'aider et... la prie ce de le suivre à la Kommandantur. ■q. — Pourquoi, monsieur? ré — Parce que. Madame, vous avez refusé le l'offre d'un officier allemand. la — C'est bien! Dépêchons-nous, si vous us voulez, car on attend mes paquets. u_ A la Kommandantur, interrogatoire et ce confrontation : |e — Vous avez refusé, Madame, .de prendre là *a .pl300 offerte par un officiel* allemand ! £5 qui s'était levé et déplacé pour vous être 1 es agréable. c6 — J'ai refusé. — Poliment? >;n — Demandez à Monsieur. e_ (L'officier, qui s'était levé, déplacé et rs replacé, reconnaît que Mlle X.. a refusé poliment. ) ^ — Pourquoi avez-vous refusé cette place? — Parce que je ne désirais pas m'y J" asseoir. 6 — Vous en avez pris une autre, sitôt >n après ? — Celle-là me convenait. e L'interrogateur, embarrassé, s'entretient es à mi-vdix avec son colUgue, l'acciusateur; inspiré soudain, il reprend, avec le rictus : . / — Et si la place vous avait été offerte 111 par un officier belge, l'eussiez-vous refusée, Madame ? a — Il m'est impossible de répondre à une 1© question aussi peu adéquate à la réalité. U n'y a pas d'officier belge à Bruxelles en e ce moment. «s Nouveau conciliabule, après quoi les offi-i.e ciers, peu rassurés devant la verve crâne a et incisive de lenr interlocutrice, invoquè-<- rent, pour la laisser aller, l'anxiété dans r.t laquelle se trouvaient sans doute ses pauvres xi protégés. -T * * * Nous apprenons la mort à Paris, à l'âge de 62 ans. do M. Octave Delvaux de Breyne. 3© avocat de Bruxelles. Il « \ A Anvers Nous apprenons le décès de Mm© MerleDu-zas, épouso d© M. Léopold Morle-Duzos, l'estimé professeur d'Ainvors, actuollèinont président d honneur du Corce Belge, à Nîmes, et mèr© 'de M. l'a.bbé Louis Merle-Duzas, professeur au Potit-Séminair© d© Malines, aumônier de la Colonie belige du Gard. • • • On peut .se procurer, dains un cei-tain .nombre de locaux, des pommes de terre mises à la disposition du public par un comité qui siège au Queen's Hôtel, 14, quai Van Dyck. Les dispositions suivantes ont été prises: Chaque famille peut se faire délivrer, de cinq en cinq jours, une ration d'un kilo et demi par tête, au prix de 22 centimes la ration. I.e prix des tubercules est donc fixé à 15 centimes le kilo. La distribution se fait par ordre alphabétique, comme c'est le cas pour les cartes de famille. On s'est arrête à cette mesure de la division par cinq jours, pour éviter les complications de calcul des quantités et du prix qu'entraînerait une division par six jours. Les rations sont donc uniformément divisées par périodes de cinq jours: mais, si. te sixième jour est un dimanche ou un jour de fête, c'est-à-dire quand les magasins sont fermés et qu'il n'y a pas moyen d'obtenir des pomn.is.de terre, que devra-t-on faire ? * » * D'accord avec la Ligue des intérêts des cabaretiers et la Ligue des commerçants, les brasseurs d'Anvers et environs ont décidé, en présence des hauts prix des matières premières et du dédoublement des droits .l'accises, de ne plus fabriquer que deux sortes de bière: de l'orge extra à partir de 30 francs la tonne et de l'orge simple à 24 francs le tonne. Le verre d'orge extra, vendu actuellement à 12 centimes, sera porté à 15 centimes, et. la bière moindre sera débitée à 12 centimes le verre. A Liège La Ville de Liège va procéder incessamment à une série de travaux très importants auxquels seront employées des équipes de chômeurs. Il est question de construire un nouvel exutoire destiné à . recueillir le trop plein des eaux pluviales dévalant des hauteurs du quartier du nord. Ce travail, entièrement en briques, n'aura pas moins de 1 m. 25 de diamètre et coûtera au trésor communal près de 70*000 francs. Ijl aura une longueur de 820 mètres et partira de la rue Hors-Château jusqu'à la Meuse. La rue Lavaniste — voie sur les hauteurs de Vottem — sera pourvue d'un égout en maçonnerie de 850 mètres courants, partie en maçonnerie,' partie en tuyaux, suivant les endroits. * * » La Banque Nagelmackers et fils vient de commencer les travaux d'agrandissement de ses locaux de la rue des Dominicains. A cette fin elle vient d'acquérir un important immeuble de la rue du Pot d'Or et d'un terrain disponible situé , à l'angle de la rue Bergerue. Ces emplacements serviront surtout à l'agrandissement des bureaux. • • c Le Comité de ravitaillement .informe la population que le service de la distribution des pommes de terre est provisoirement suspendu par suite de. pénurie. N'est-ce pas lamentable? Heureusement, on apprend d'autre part que ïe café vient dp subir une baisse notable. Certaine qualité qui se vendait 6 francs le kilo se débite au prix de . fr. 4.80. Il paraît que le prix sera désormais plus stationnaire. Depuis quelques jours, < les habitants du: quartier de Laveu étaient intrigués par de fortes détonations qui, de temps a autre, secouaient le sol. Le mystère fut. bientôt éclairci. Aux abords du Charbonnage de La Haye, dont le siège est à Saint-Gilles, s'allonge un terril qui part de la chaussée Saint-Gilles, aux abords du viaduc, pour se continuer jusque la rue Chauve-Souris. Un matin. on constata que des vapeurs étranges , s'échappaient du talu6, composé de schiste et de débris miniers : c'était un incendie souterrain. Aussitôt, la houillère entreprit des travaux d'irrigation, en vue d'entretenir lie sol aussi humide que possible. On espérait de cette façon enrayer le sinistre qui, néanmoins, continue à faire rage à l'intérieur du terril. Cette mesure, si elle n'est pas vaine-, nous paraît cependant insuffisante étant donné les causes du sinistre. L'allumage des foyers dans les terrils est dû à la présence de pyrites. Le6 pyrites sont des minerais d'un beau jaune cristallin rayant le verre et qui se rencontrent dans les puits des mines. Sous l'action de l'humidité, ces sulfures de fer s'oxydent et sont portés à l'incandescence. Les poussières cle charbon mélangées au schiste s'allument à leur tour et propagent l'incendie. Les sinistres de ce genre ne sont pas sans dianger, pour cette raison qu'ils provoquent des affaissements de, terrain et qu'ils entretiennent l'ambiance dafts un perpétuel état d'hygiène relative. Les incendies de terri's sont très difficiles à conjurer ; on en a vu qui duraient des mois, voire des années ; presque toujours, ils s'éteignent spontanément, A HEBBEBSIIM M 'k Hofweg 11 y », LA HAYE. I J Pardessus sur W Mesure _J depuis f|. as.— Congrès ৠChambres le ûûnwroi anglaises (Suite.) Séanca du 2 mars' En ouvrant la séance, sir Algfirnon Firtii président donne connaissance du rapport annuel. Cotte oeuvre glorifie le peuple anglais qui, averti de la situation, est déterminé à tous les sacrifices imposés par la guerre. A la suite d «ne démarche de l'association auprès de lord Kitchener, la production des munitions 1 t. es.b sensiblement accrue. L'institution du mi-lustre des munitions permit un bon contrôlo de cette production. Malgré des frais d'outillages complémentaires, I« industriels abandon-nent volontiers 80 % de leurs bénéfices Les conflits passagers sont facilement aplanis.Dans Aucune Chambre il ne s'est élevé opposition à a restriction des bénéfices. La présence au, département de la guerre d'hommes rompus •aux affaires ot dirigés par un président énergique imprimerait plus do cohésion aui différentes sections de ce corps et ferait réaliser des économies. Les industries dont les produits ne sont pas de première nécessité sont à sacrifier alors quo d'autres doii/ent être réglementées par I Etat. Ces dernières doivent avoir le pas sur les autres. Une taxe do cent pour cent prelevee air profit do l'Etat sur certains articles de luxe serait préférable à une prohibition pure et simple. (Le rapport est adopté tans opposition). Ensuit© fia conférence admet, à l'unanimité une resolution soumise par sa commission spé-ciale, reclamant l'introduction d'un tarif doua-mer protecteur. Mr. Stanley Machin (Londres) résume 1 opinion générale en réclamant un rigoureux regjme douanier contre Jes Allemands. Une autre motion est votée en faveur' ci une entente entre le Gouvernement Central et lias Gouvernements des Dominions à l'effet cle supprimer des taxes contrariant les changes entrejes différentes parties de l'empire. Puis,^ sont votés les voeux suivants favorables a: lo. L'application aux Sociétés Coopératives du paragraphe de Plncome T»1 frappant le commerçant : 2o. L établissement _ constant et direct, entre I Institut Impérial de Commerce et l'Association des Chambres de commercé; la représen-tation de cette association dans le Conseil de 1 Institut; 3o. Un ensemble de mesures capables de porter à leur maximum la puissance productrice -et Texpdnsion de l'exportation ; 4o. Uus do^ facilités do transfert des valeurs de I r/tat ; o o. La sauvegarde des créances commerciales anglaises sur l'étranger; Go. La conservation et le m.eaIHeur emploi des ressources naturelles de 1 empire. 7o. Institution de-certificats consulaires attestant l'origine des produits etrangei-s; So. L'institution de restrictions auj; naturalisations; 9o. L adoption d'un projet de loi modifiant les heures du travail, en concordance avec, la lumièr ■ naturelle.' T^e Congrès termina ses travaux en réélisant 1e Bureau de. l'Association. .Dans un an. si ses'fonctions le lui. permettent, Lord Derby assumera la présidence de l'Association des Chambres de commerce anglaises. TrcssièrVco Céje'iner. L'opinion <!<■* colonies. Avant-hier et hier, re fut'le Gcuvenienielitt de Londrcs qui prit position. Aujourd'hui, c'est le tour des gouvernants des, colonies de t,e prononcer. A l'heure des toasts,, mr. Andrew Fischer, Haut Commissaire pour l'Australie, se leva pour féliciter ) ->s Chambres réunies' en congrès de leiys efforts, tendant à cor,server ce' qui est j^on dans l'ancien régime, tout en adoptant une direction .nouveïle, adéquate aiix cir-tonstances présentes. Cellcs-ci rr> seront plus jamais co qu'elles furent jadis. Les relations commerciales entre la Mère Patrie et- les Gouvernements autonomes de l'Empire doivent être développées. Mais il y a un pays qui vint à nous, non en vue de la paix, mais avec.,des arrièrè-pensées de pierre, pays avec lequel le3 affaires doivent être restreintes. En l'accueillants. nous avons réchauffé un serpent dans notre sein. En principe, nous ne sommes pa*> adversaire do ce peuple, dont tous 1e8 éléments ne sont pas condamnables, mais il ne lui était pas permis de mettre en péril nos industries au profit de ses visées àggressrives, cela au moyen même de. notre complaisance. La giièrre à ce propos nous fit faire des découvertes, qui nous engageront à être plus prudent dans l'avenir. A ce sujcl, nous faisons notre mea culpa. Pour le moment, la question des économies, dont on parle parfois, est secondaire. Qu'im-. port© la richesse quand- le,^progrès de la civilisation sont menacés? Quant aux problème»; fiscaux, ils sont toujours variables. La meil- LA MAISON GEORGES, de Eruxelles, Plaats IUt à La Haye» informe ses clientes qu:elle a reçu les Nouveautés pour u Saison d'Eté

Over deze tekst

Onderstaande tekst is geautomatiseerd gemaakt met OCR (Optical Character Recognition). Deze techniek levert geen 100% correct resultaat op. Dit komt mede doordat oude drukken moeilijker te lezen zijn met software dan moderne. Dat betekent dat er onjuiste tekens in de tekst kunnen voorkomen. Er wordt gewerkt aan verbetering van de OCR software

Er is geen OCR tekst voor deze krant.

Over deze tekst

Onderstaande tekst is geautomatiseerd gemaakt met OCR (Optical Character Recognition). Deze techniek levert geen 100% correct resultaat op. Dit komt mede doordat oude drukken moeilijker te lezen zijn met software dan moderne. Dat betekent dat er onjuiste tekens in de tekst kunnen voorkomen. Er wordt gewerkt aan verbetering van de OCR software

Er is geen OCR tekst voor deze krant.

Over deze tekst

Onderstaande tekst is geautomatiseerd gemaakt met OCR (Optical Character Recognition). Deze techniek levert geen 100% correct resultaat op. Dit komt mede doordat oude drukken moeilijker te lezen zijn met software dan moderne. Dat betekent dat er onjuiste tekens in de tekst kunnen voorkomen. Er wordt gewerkt aan verbetering van de OCR software

Er is geen OCR tekst voor deze krant.
Dieses Dokument ist eine Ausgabe mit dem Titel L'écho belge: journal quotidien du matin paraissant à Amsterdam gehört zu der Kategorie Oorlogspers, veröffentlicht in Amsterdam von 1914 bis 1918.

Bekijk alle items in deze reeks >>

Zufügen an Sammlung

Ort

Themen

Zeiträume