La dernière heure

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s.n. 1918, 05 Dezember. La dernière heure. Konsultiert 10 Dezember 2019, https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/de/pid/r785h7cs0s/
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LaDernie Heure et La Petite Feuille BUREAUX 3, RUE ST-PIERRE, BRUXELLES OiiYïrts de 9 à 5 h. Lej jours fériés de S à midi. Le» annonces et réclamei sont reçues aux bureaux di journal et A l'Agence Havas 8, place des Martyrs ( 1er étage) BruxeHes. 2me Ed MAT» ★ ★ PETITES ANNONCES : 30 CENTIMES LA LIGNE N« 1 I TRFI71PMF ANNFF IFI mi S DFr.FMRRF lOIft 10 C.F.NTIMF.S LA FAIM Noua pouvons bien en parler, puisqu< la face livide, du monstre s'éloigne. Sun» qu'on nous accuse de vouloir as •ombrir la radieuse clarté des jours pré »ents, nous pouvons bien évoquer le sou veni.r des jours de misère, puisque, dan; quelques mois, quelques semaines, i aura fui pour toujours de notre mémoire Eh bien, oui, nous avoiJt connu h faim. Nous savons d'expérience, cliacui — je plains même ceux qui ne le saven encore que d'ouï-dire — nous ^avon d'expérience ce que c'est que de se cou cher, le soir, le ventre creux; de som meiller la nuit, en rêvant de noces, fea tins et banquets; et de se lever, le ma tin. flageollant sur les jambes. Chose étrange, les savants, à la mé thode boche, qui nous proscrivent d douter de tout ce qui ne peut se mesu rer, se peser, et se traduire en chiffres les farceurs de la Faculté avaient décid qu'on ne savait point, au juste, ce qu c'est que la faim ; qu'on ne pouvait, d façon nette, définir la faim ! La voilà, la science des hommes biei en chair, nourris grassement et renté richement; la science des jours de kei messe d'avant la guerre!... Nous avon fait un fameux pas depuis quatre ans dans l'étude des phénomènes de la nu trition ! Et si nous ne pouvons encox définir la faim, en poids et mesures, d" moins la connaissons-nous de façon in tuitive; nous la connaissons... comme s elle avait dormi dans nos draps! Ah ! la triste compagne ! La Faim, c'es le manque, c'est l'appel, c'est le cri d tout-le corps qui demande, qui exige d la nourriture, c'est-à-dire du combusti ble pour le foyer qui s'épuise, qui se re froidit, qui s'éteint. Et ce cri prend ton tes les intonations. Rappelez-vous, combien cette sens-c tion de « vacuum » était vive, instante pressante, dans les premiers temps o la nourriture nous fut insuffisammen servie. On enrageait de faim, d'un re pas à l'autre. Alaïs c'était avec joie quoique avec violence, avec une violenc joyeuse qu'on se jetait à table, sur so: assiette. Mais les rations diminuaien toujours. Chaque matin, c'était moin de pain qu'apportait le boulanger, o un pain de qualité si régulièrement de croissante, que, chaque matin, c'étai réellement moins de pur hydrate de cai bone assimilable que nous avions à cor sommer. Chaque jour moins de pomme de terre, moins de viande, moins de corp gras, moins de sucre: et chaque jou plus, beaucoup plus de rutabagas, d choux, de betteraves, de soupes maigre à digérer..., et un plus large et imp< tueux torrent de sonores malédictions envoj^sr à l'adresse de la confrérie d-e végétariens des Deux-Mondes. Mais, peu à peu, chose bizarre, 1 faim, comme épouvantée du contenu d nos plats et soupières, la faim, sourno sement, s'éloignait de nous. L'« appétit n'y était plus. Chose terrible, on ava faim, on tombait de fairn, mais on n'< prouvait plus la sensation d'appétit; o n'avait plus envie de manger. L'appéti cette titillation agréable, somme touti cette excitation qui réchauffe les entrai les et prépare les sécrétions — l'appét; avait fui nos estomacs. Les c représentations mentales cou me on dit; les idées que nous pouvion nous faire des tristes repas à veni étaient si dénuées d'intérêt gastronom que que notre système digestif n'y r< pondait que par le silence, l'abstentioi Il boudait. Cette bouderie de l'estomac devant ] rutabaga et le pain de son, on peut bie dire que ce fut le phénomène le plus, curieux et le plus inattendu de noti maladie de misère, de notre gale au dents. • certes, cette bouderie n était pas it tous les jours. Il n'aurait plus manque que cela! Mais elle venait souven* s'asseoir à table. Alors, on disait, en bu vant le grand verre d'eau, royalemen' servi : « C est encore l'eau fraîche, le mcil leur de la' cuisine d'aujourd'-liui! » E' on s'en allait. L'affaiblissement, à ce manège, aug mentait en progression, non pas arithmë tique mais géométrique. Pour des « es tomacs » délicats, les aliments n'étaiem pas seulement diminués de qualité et de quantité, mais aussi devenus eux-mêmes une source de dégoût, une cause de désordre digestif. La grande faim de la grande guerre n'était d'ailleurs pas une faim intéressant exclusivement l'estomac. Le ventre n'était pas le centre qui fût seul atteint, Le système nerveux montrait tôt, à son tour, les signes de la misère. C'était d'abord une sensibilité exagérée des muscles, des tendons, des os; une impression pénible de fatigue pour le moindre effort; des crampes tordant, la nuit, mollets et orteils. Toute marque d'une nutrition insuffisante du système nerveux de la vie organique. La montée d'un escalier vous donnait des palpitations. Dévisser un lustre de cuivre, clouer quelques languettes de plancher sur une cachette à laines, faisaient monter au iront des transpirations interminables. Puis, le cerveau, qui avait faim, était triste. L'affamé devenait neurasthénique, pleurant pour rien, ou, au contraire, riant/, s'exaltant, s'il-lusionnant sans motif raisonnable. Bref, une instabilité de ressort devenu trop délicat, trop sensible par l'usure. Aussi les nuits (car le sommeil pour s'exécuter bien, demande une certaine énergie de l'organisme), les nuits étaient mauvaises. On se levait plus fatigué qu'on ne s'était couché, parce que les matériaux de réparation du corps avaient manqué à leur rôle. Cette misère physiologique se montrait de façon très curieuse, dans les accidents pathologiques qui surprenaient l'affamé. Les chirurgiens voyaient les plaies parfaitement aseptiques, d'ailleurs, refuser de se cicatriser. Les fractures des os ne bourgeonnaient pas le caJ sauveur et persistaient de désespérante façon. De même perduraient', languissaient les maladies où l'infection microbienne aurait dû être jugulée par la fonction d'immunisation naturelle. Les ferments favorables, les bons microbes, n'y étaient plus. La police des globules blancs, les agents sauveteurs du sang vicié, avaient fui... comme un vulgaire garde civique. La faim, nous la connaissons donc désormais. Cœur et ventre, estomac et cerveau, tout notre corps en a souffert. Il a fallu la plus grande aventure du monde et de tous les temps, pour nous l'apprendre. Mais, enfin, nous connaissons jusque dans les coins, un phénomène vital que les savants refusaient de nous définir. Par l'expérience, nous damons le pion à la science... C'est toujours ça! Dr Louis DELATTRE. DES OFFICIERS ALLEMANDS QUI NE DÉSARMENT PAS New York, 1 déc. — Le « New-York Times i publie la dépêche suivante d'h-katerioburg : « Malgré l'engagement do l'Allemagne de retirer ses troupes us Russie, les officiers supérieurs allemands commandant toujours l'armée bolchep. viste, qui. selon lesTch<v" Slovaques, comprend 827,001) hommes » — ilavat.  nos Abonnés de Bruxelles Veuillez avoir l'obligeance de prendre e bonne note, que nous vous ferons présente] une quittanco par porteuse dans le couram >- de cette semaine. i- Afin d'éviter toute interruption dans le t- service du journal, nous vous prions de s faire en sorte que le paiement soit efrec il tué ô. première présentation et vous en re 5. mercions d'avance. Prix des abonnements i .t Décembre 1918 à 30 juin 1919 s Abonnés nouveaux. . . . fr. 14.0C [" Abonnés de 1914 ÎO.OC (annuels et semestriels) t_ La difjêrencc de 4 francs constitue la ristoum< 'aile aux anciens abonnés pour les dédommagea j de Cinterruptibn du service en 1914. e Décembre 1918 à 31 mari 1919 N Abonnés anciens ou nouveaux » £.5r Ji Les personnes qui souscriront seulemen un abonnement à partir du 1er janvie: e prochain auront à payer : Pour trois mois fr. 0.5* n Pour six mois. 12..QC :3 EDMOND ROSTAND EST MORT On annonce, de Puris, la mort d'Edmon Itostand. Il y a huit jours quo l'auteur d a Cyrano » s'était alité, atteint d'uno gril ? Edmond Rostand » pe qui avait dégénéré en pnwumonie. Jusqu'au bout, il garda sa pleine connaissanceRostand était né à Marseille, le 1er avril 1363. Après le c Gant rouge », représenté en 1 1888 h Cluny, ses premières poésies, les « Musardises », datent de 1890. Puis ce furent les « Romanesques ». qui ouvrirent à Rostand les portes du Théâtre-Français. La « Samaritaine » vint ensuite. Elle fut représentée à la Renaissanoe, ainsi quo la « Princesse lointaiue », en 1897, 4 actes délicieux où la maîtrise de l'auteur s'avérait incontestable. Mais cotte même année devait voir le succès théâtral le plus prodigieux du i temps. En effet, la Porte-Saint-Martin révélait au public « Cyrano do Bergerac », î dont Coquelin aîné fit une création inou-i bliable. Puis ce fut 1' c Aiglon », où Sarali Bern-i hardt trouva un de ses plus beaux succès, i Dès lors, à part des pièces de ^ers isolées, ' Rostand produisit peu, s'isola dans sa villa 1 d'Arraga, H Cambo, et rosta longtemps & - l'écart du théâtre. t Plus tard, l'oquelin étant mort, Lucien - Guitry créa « Chantccler », le 7 février 1910, t h la Porte-Saint-Martin. Rarement pièce divisa autant l'cpinion. Toutes ces dernières années, Edmond Rostand, retiré h Cambo, dont il adorait le site et la solitude, puisait sa santé dans " l'air pur et le repos. L'AMÉRIQUE NE DOIT PAS CESSER D'AIDER L'EUROPE i New-York, 1 décembre. — M. Davison, - président de la Croix Rouge américaine, - revenant d'une tournée d inspection de e trois mois en Europe, a déclaré que los - gouvernements doivent assurer, dans - une large mesure, le ravitaillement de la £ France, de la Belgique, de l'Italie, de la Russie et des Balkans. t ; M. WILS0N PARLE DU TEMPS : DE L'APRÈS-GUERRE LA PAIX AU PRINTEMPS La sollicitude du Président pour la Baîgiqua Washington, 3 décembre. — Le président Wilson a adressé, au Congrès, un message où il rond hommage à l'armée et à la marine.« La guerre, a-t-il dit, se termine par le triomphe pour lequel nous avons tout sacrifié. Nous allons mettre de l'ordre et do l'organisation dans cette paix, non seulement pour nous-mêmes, mais aussi pour tous les autres peuples du monde. Ce n'est pas seulement la sécurité pour nous que nous cherchons, c'est la justice internationale. Pour l'obtenir, nous avons utilisé toutes les sources des matières premières des finances et de l'industrie, mais une fois l'armistice conclu, nous avons déposé les armes; nous avons mis au service de cette justice internationale tout ce qui était destiné à la continuation de la guerre. » Ayant abordé la question du tonnage, le Président fit allusion aux besoins de la » Belgique et du Nord de la France, disant quo 1 argent seul ne pouvait los aider. Même si ces pays avaient l'argent et les matières premières nécessaires, ils ne pourraient encore reprendre leur place dans l'industrie mondiale, puisque tant do manufactures et de machines ont été détruites et que tant de travailleurs sont morts. Leurs marchés seront accaparés par d'autres si nous ne trouvons pas le moyen de les assister d'une manière spéciale. J'espère ?ue le Congrès sera prêt à leur accorder les acilités les plus étendues possibles. I.e Président Wilson espère due le Congrès voudra mettre à exécution fo programme maritime entamé avant l'entrée ' en guerre. Interrompre ce programme serait une politique imprudente, l'avenir du monde étant encore indéterminé. En terminant, le Président déclare qu'il saisit l'occasion pour annoncer au Congrès son intention d'aller à Paris, afin do participer aux discussions de la Conférence de 1» paix, « : ENCORE UN OEUS QUI ÉCLATE Deux morte, deux Meués Charleroi, 2 décembre. — Une équipe c quatre ouvriers du chemin de fer était o cupée à déblayer des voies à la gare di marchandises do Charleroi Sud, lun< après-midi, quand l'un d'eux, Adolphe Va de Wilde, ramassa un obus de 75, qui i trouvait sur le sol. Un de ses compagnoi lui avant signalé le danger de manipuli de tels engis, Van de Wilde jeta l'obu Celui-ci éclata dans un bruit formidabl Quand on accourut, les quatre homm< étaient étendus sur le soi. Armand Br çneaux, 29 ans, de Jumet-Heigne, Elisi Ilenry, 61 ans, de Montignies-sur-Sambr étaient tués et littéralement déchiqueté Van de Wilde, qui habite à Mont-sur-Ma chienne a la jambe droite fracturée et < nombreuses blessures ; Louis Cambier, : ans, do Thiméon, est blessé au pied dro et à la cuisse. Tous quatre sont mariés père de famille. . LONDRES ACCLAME ; FO'CH ET CLÈMENCEÀU Londres, 1er décembre.— M. Clémenceau, , le maréchal Foch et M. Sonnino, président du Conseil italien, ont débarqué à Douvrec vers midi, après une traverse assez orageuse. Soldats et marins leur ont rendu let honneurs, puis ils ont pris le train royal pour Londres où ils sont arrivés, vers 2 h, Dès leur apparition, ils ont été l'objet .d'une réception d'indescriptible enthousiasme. Le duc de Ccnuaugnt les a saluée aa nom du roi: MM. Lloyd George. A. Chamberlain et Milner, les ambassadeurs de France et d'Italie, ainsi quo de nombreuses autres personnalités, assistaient è cette récoption. La reine Mary avait donné des ordres Sour faire prendre les illustres hôtes dans es voitures de la Cour et les conduire an palais. Les premiers ministres français el italiens s'y rendirent en partant de leurs ambassades respectives et la voiture de la reine vint prendre le maréchal Foch ^ Downing-Strcet, vers C heures. La reine reçut les visiteurs qui firent ensuite visite au dne de Connnught et à la roine Alexandra. Londres, 2 décembre. — Ce matin, M. Clé-raonoeau, le maréchal Foch, M. Lloyd George, les membres du Cabinet britannique e1 les ministres italiens, se sont réunis poui examiner les questions préliminaires ue la paix. LES ENTREVUES INTERALLIES Londres, 4 décembre. — Officiel. — Le£ conférences des délégués dos gouvernement! français, italien et britannique, présidées par M. Llcyd George, ont duré deux jouri et se sont terminées dans la soirée d'hier Les présidents du Conseil de France, d'Ita lie, d'Angleterre MM. Balfour, Sonnino le maréchal Foch et le chof d'état-majoi de l'Emniro v assistaient. — Rmitnr LES ALLEMANDS ET LES "SUSPECTS tUPiMALTRONT BIENTOT LES CAMPS DE CONCENTRATION Depuis la récente entrée en vigueur de l'arrêté loi du 12 octobre 1918, visant la situation dei Allemands restés en pays libéré et promu guan des ponrsu.tes à charge des suspects, la Sûreté i procédé k de multiples arcestations. Parmi lei individus, mil h l'ombre, flguren d'abord des Allemands . de mark ; c'est le cas no tamment pour M. Dofer, le directeur delà Dcutscfci Bank et d'autres personnages do plus ou moini d envergure. Lef suspects, belges on étrangers, ac cusés de commerce ou d'intelligence avecl'ennem sont, eux aussi, pour un chiffre respectable dan: le bilan des arrestations de ces derniers jours, il: ont été répartis dans trois établissements ; om bonno centaine ont pris leurs quartiers d'hiver i l'ex « Maison des Allemands », rue Plétinckx; uni centaine encore ont été envoyés fc Forçât; enfin trois cents de ces badriotes réfléchissent mainte nant sur la fragilité des victoires teutonnes entri les murs de l'Ecole allemande. Le triage a commencé parmi ces personnage; de tous ranj,s et de toutfs conditions; ceux des suspects au sujet desquels il ne sera relevé aucum charge réelle, serort mis en liberté aussitôt; quan aux autres, en attendant qu'un sort définitif intor vienne à leur sujet, ils seront envoyés dans h camp de concentration qui a été créé récemmen à Adinkerke pour les recevoir. LE TRUC DE LA PERQUISITION Deux personnages d'une tenue assez correcte so présentèrent, hier, dans la soirée, 66, rue des Ailos, à Schaerbeek — Madame Lauwers F demandèrent-ils.— C'est moi-môme. Messieurs. — Nous appartenons à la police judiciaire, Madame. Vous êtes d'énoncée comme détenant chez vous des marchandises volées sur des wagons abandonnés à la gare de Schaerbeek. Cela est-il esact? — C'est absolument faux, protesta Mme Lauwers. — Nous vous croyons sans peine, seulement pour la rég^ilaritéj nous voudrions procéder à une rapide perquisition.— Faites, Messieurs, puisque c'est votre service, répondit Mme Lauwers. Voici ma ouisine. Les deux hommes entrèrent, ouvrirent une armoire, tirèrent quelques tiroirs. — Nous voyons déjà qu'on nous a trompés, firent-il3 très aimablement. Occupez vous d'autres pièces de la maison?— Oui, Messieurs, à l'étage. — Est-ce bien la peine d'y aller voir, dit l'un d'eux. — Mon Dieu ! pour la bonne règle ! dit l'autre. — Alors, allez-y seul avec Madame, reprit le premier. Je vous attends ici. Mme Lauwers et l'homme se rendirent à l'étage» Quelques meubles furent visités, puis, celui qui s'était donné comme un policier redescendit en s'excusant. Arrivé au bas de l'escalier, il sortit précipitamment dans la rue. — Vous oubliez votre ami ! s'écria Madame Lauwers, en jetant un regard dans la cuisine. Elle constata que la pièce était vide et presque aussitôt qu'un coffret, contenant 7,000 francs en billets, avait disparu en même temps que le visiteur. Aussitôt, elle s'élança dans la rue et fut assez heureuse pour apercevoir encore son individu qui fuyait. Elle se mit à sa poursuite en criant: « Au voleur! » L'homme fut arrêté et conduit au commissariat de la place Collignon. C'est un nommé Ivo Rogé, âgé de 23 ans, recherché pour plusieurs affaires de vols et d'escroquerie, et qui, on le pense bien, n'a rien de commun avec la police. Il a été mis à la disposition de M. le procureur du roi. Malheureusement, il n'a rien voulu dire concernant son compère qui a emporté le magot. On csvèré cependant la retrouvai. UN ENFANT TERRIBLE DF. L'UNION SACRÉE A II parait que c nous parton je . mal ». C'e-t un catholique u< | Jiil toire qui l'annonce, dans n lettre que publie un organe d son parti. Curieux aveu, de la part d'un partis» de l'Union sacrée jusqu'au bout. Ains nous ne sommes pas encore partie, e déjà les pilotes tfu rivage, qui ont mi tout leur espoir dans la galère prête prendre le large, s'aperçoivent que 1 gouvernail est mal tourné. Le départ ne les satisfait pa» D'est un peu tôt, avouons-le. Les ra sons de ce départ raté, au dire de noti pilote, c'est qu'on veut faire de l'unil nationale avec c des recettes destinées rendre plus forts les anciens partis paroe que, « persuadés chacun que c'e; » notre vieux programme politique < > économique qui est le meilleur ou » seul bon, nous travaillons sous main » en assurer le triomphe aux prochain< » élootions ». Ce petit discourt à la cantonnade « évidemment adressé aux réactionnaire qui essaient de jeter des obstacles sur 1 route de la principale réforme politiqi du programme du gouvernement. Il vise aussi bien les ministres é l'ancien régime, dont le nouveau s'e: imprudemment chaîgé, qui continuer sous le régime de l'Union sacrée, cornu sous le régime précédent, à farcir les a< ministrations de créatures dont le méril national est de leur rendre des servie* personnels. Nationaliste soporifique Mais ce qu'il y a de plus fort dans ] consultation de ce c catholique notoire c'est qu'après avoir constaté le m au va défaut de l'Union sacrée, réalisée sur u tout petit programme, il propose, cornu remède, de lui substituer la créatic d'un unique parti « national ou nati naliete », avec un programme qui fei reculer d'horreur les trois quarts de » amis. Il y a des gens qui ont l'illusion ten œ. A quoi bon vouloir unir l'eau e' feu? Les circonstances ont changé, c'e vrai. Mais les hommes restent éternell ment les mêmes. Ils ne changent mên pas de nom, ils ne changent que de cor pétence et de portefeuille. Ils sont plcii de bonne volonté pour faire œuvre p triotique, mais ils ne sauraient abando: ner leurs idées et leurs sentiments pe sonnels, comme on quitte un habit. Ne leur demandons pas l'impossibl à vouloir faire trop on ne réussit rie: Voyez-vous ce miracle? Réunis par î'e fet magique de l'étiquette nationalist los Belges pourraient, exemple uniqi dans l'histoire, ne former qu' « un se-et vaste parti d'union ». Quel rêve ! Mais que ce sucre d'orge n tional serait donc soporifique 1 Est-qu'il n'est pas assez léthargique dé LES FÊTES DU RETOUR DE L'ALSACE-LORRAINE A LA FRANCE Les autorités civiles françaises feroni leur entrée officielle en Alsace-Lorraine, le 7 décembre. Le lendemain, dimanche, aura lieu une grande cérémonie, à Metz, consacrant la victoire des alliés. Une manifestation analogue aura lieu à Strasbourg, lundi. Le maréchal Foch passera la revue des troupes, 300 députés et 100 sénateurs seront présents. POUR ÉTABLIR LA NOTE A PAYER PAR L'ALLEMAGNE Londros, 4 déc. — Dans un discours qu'il : prononcé à Boot, M. Boi.ar Law a déclaré qu'il n< serait que juste que l'Allemagne paie une indem nité, mais, tout d'abord, il doit être établi com bien l'ennemi pouriait payrr. Le gouvernement a nommé une commission qui sora chargée d'examiner cctto question. Cette commission proposerait la nomination d'une commission interalliée, qui examinerait toute la question et qui déterminerait le montant à payer. — Reutcr. LES "CLASSES" KOUYELLE VONT COMMENCER LEUR INSTRUCTION MILITAIRE Les nouvelles classes de 1914 i 1918 ont dont ! été appelées sous les drapeaux et dès merert-di, tocs ces jeunes gens, dont l'âge varie singulièrement, ont pris la route de Bruges ; de là, nos futurs soldats seront envoyés dans les camps d'instruction de province. Deux trains, l'un à S heures du matin, l'autre i - 10 heures, pu ont emporté quelques milliers vers la i West-Flandre. , Tous avaient bel air. La plupart avaient endossé ' leurs costumes du dimanche et c'est crânemenl qu'ils marchaient dans la brume et sous la pluie du malin. Ce sont ces classes qui n'ont pas cr.nni les horreurs des champs de bataille que l'on destine principalement aux troupes d'occupation ei Allemagne. Mais si, pour de multiples raisons, ils c n'onl [ pas été à la guerre i, nombre d'entre eux ont det - parents qui ont versé généreusement leur san{ i sur nos champ* de bataille où sont morts glorieu-, s.ment à leur poste; tel ce petit clairon donl k l'héroïsme est d'une beauté sublime. C'est lui qui, nous a conté son frère, sonna la charge lors des fierniers combats de l'Yser, tellement que soi i instrument lui tomba des lè>rrs. Le brave garçor i avait donné tout son soufllf, il s'était épuisé, i j avait soufflé son âme dans cet instrument don! les mâles accents devaient conduire nos armée: au triomphe. ^ Relevé inerte dans la boue du fleure, 11 fu s transporté b bord d'une ambulance où bientôt i l expira. Et sur son acte de décès le médecin: écrit ce simnlc mnt. : Kpin«-«s-NT LACHASSE AU kAISER COMMENT ON TRAQUERAI) L'IMPÉRIAL GIBIER MÉTHODE ANGLAISE Londres, 2 décembre. — Le « Dail; Ohronicle » écrit: c Nous sommes cor tents que M. Lloyd George ait ramen derechef la question du châtiment d' kaiser au premier plan. La situation ac tuelle, avec le monde faisant le compt de ses millions de morts et Farchi-meui trier se prélassant dans une maison d campagne hollandaise, est aussi intolé rab'.e au sens moral de l'humanité qu'elle est périlleuse pour son avenir. » La discussion sur l'extradition U gale nous semble être en dehors de 1 question. Le kaiser n'a aucun droit sp< cial ou général à rester en Hollande c'est purement un geste gracieux si 1 Hollande le lui permet. » Les puissances associées devroc faire savoir au gouvernement néerlar dais que nous considérons la continur tion de cet acte gracieux comme un act inamical envers nous-mêmes. » Si le gouvernement néerlandais pea sistait, nous arrêterions simplement 1 totalité des approvisionnements dont a besoin et que nous lui envoyons, mai que nous ne sommes pas obligés de li envoyer. » Le gouvernement néerlandais ordoi nerait alors au kaiser de quitter la Ho lande et comme il ne pourrait alk qu'en Allemagne "ou en territoire alli< il tomberait bientôt entre nos mains. » Il faudrait suivre la même proc< dure pour tous les autres Allemand ayant pris une part importante à cett guerre et aux membres de la dynasti des Hohenzollern qui se sont réfugiés e territoire neutre. » Relativement au traitement à infl ger au kaiser, le « Daily Chronicle pense que ce serait une faute de juge le kaiser devant un tribunal ordinan comme s'il s'agissait d'une violation de lois statutaires. La création de tribi naux avec effet rétroactif ne serait p£ satisfaisante. Les puissances associée pourraient très bien s'en référer, en c quj concerne les faits, à un comité c leurs meilleurs juges; mais toute mesui prise devrait, comme celle des allie contre Napoléon en 1815 être prise frai chôment en engageant la responsabilii des puissances alliées agissant comiï gardiennes des intérêts politiques et m raux de la civilisation. Cet argument r s'applique pas aux officiers ennemis qi ont commis des crimes de guerre spécif ques. Ceux-ci devraient simplement êti traduits devant un Conseil de guerre. Décision de ïa Cosférence de Lcndn Londres, 2 décembre. — L'agence Rei ter apprend que les membres de la Goi férence réunie à Londres ont été unan mes à reconnaître la légalité d'une d-mande à adresser à la Hollande conce nant l'extradition de l'ex-kaiser et d prince héritier LES TROUPES BELGES A AIX-LA-CHAPELLE L'ARMÉE DÉFILE LES HOMMES S'EMPRESSENT, LES FEMMES SOURIENT dt ATiTiinr niï qympâthïf ? (De notre envoyé spécial.) Aix-la-Chapelle, 3 décembre. — Ayant uç pris que le gros des troupes belges devai' faire son entrée aujourd'hui à Aix-la-Cha polie, nous sommes parti en automobile aux premières heures du jour et sommei arrive ici très tôt. L'état-major do la 4" division d'armé< n'est pas encore arrivé. Nous avons le loi 6ir de faire une promenade dans les envi rons de l'hôtel de ville, où flotte le drapeat belge et où l'horloge marque l'heure belge Nous pouvons lire, placardé sur los murs l'arrêté suivant pris par le colonel Gracia commandant les troupes bolges d'ooeupa tion d'Aix-la-Chapelle: Les arrôtês be'gei « En verbu du pouvoir militaire dont j< suis investi K Aix-la-Chapelle, j'ordonne c< 2ui suit dans l'intérêt du maintien de l'or re dans la ville : 1* A partir de ce momont, il est défendu h qui que ce soit, d'entrer dans la ville oi d'en sortir sans mou autorisation écrite Seuls, les porteurs de produits d'alimenta tion peuvent entrer en ville et en sortir; 2° Tous les habitants sont tonus de reste: chez eux à partir de 19 heures (7 heures di soir) jusqu'au lendemain à 5 heures (heurt belge). Toute circulation est interdite en tro ces heures; 3* Tous les rassemblements et meetings de quoique nature qu'ils soient, sont inter dits; il sera, au besoin, fait usage des ar mes pour les disperser; i' Tous les établissements publics (thé& très, cinémas, cafés) et, en général, tout dé bit de boisson seront fermés jusquTt nouve ordre; 5* Toutes les armes et tout objet d utilito militaire, quel qu'il soit, seront déposés à li oaserno jaune par tous les détenteurs civili et militaires pour demain, 1" décembre avant 18 heures (6 h. soir, heure belgo) ; 6* 10 otages, aue je désignerai, seront ren dus, au reçu de mon ordre, à l'hôtel d< ville. Ils y seront K ma disposition et soron garants de la sécurité des troupes bclgei occupant la ville. Ils y seront rendus c< jour à 20 heures (8 h. soir) et y resteron 2t heures en otage; ils seront renouvelé: journellement; 7* Je requiers toute la police locale e l'administration communale, qui 6© met tront immédiatement à ma disposition, 2 l'hôtel de ville; 8* Toute circulation de voiture est inter dite jusqu'à nouvel ordre et dès la publi cation au présent arrêté, exception fait' {>our les trams et les voitures du ravitail ement, qui pourront circuler dans les li mites prescrites an n* 2. Le service de pompiers pourra fonctionner en tout temps 9* Aucun journal, aucune affiche, aucui avis quelconque, ne peut être publié san m'avoir été soumis et 6ans être revêtu d' mon autorisation écrite. Tous les document autorisés h paraître devront être imprimé en français et en allemand; il est fait ex ception pour tout ce qui concerne le ravi taillement. 10* Aucun militaire allemand ne peut cir culer en ville revêtu de la tonuo militaire 11* Toute personne qui sera trouvée ei possession d'armes sora immédiatement ar rêtée et fusillée, sans autre forme de pro ces; 12* A partir de 16 heures (4 h. du soir heure belge) et jusque 20 heures, tous le magasins doivent être éclairés au rez-de chaussée; 13* Je me réserve le droit de perquisition ner dans tous les domiciles, quels qu'il soient ; 14* Tout civil est tenu de se découvri au passage d'un officier belg^ et de dee cendre du trottoir. 15° Quiconque transgressera mes ordret y mettra opposition, ou ne les exécuter, pas sur-le-champ, est fusillé sans autre foi me de procès, et 6ans préjudice d'amen d à. infliger à la ville et K l'habitant. 16* Les gardes civiles Bont dissoutes: 17* Le présent arrêté entrera en vigueu immédiatement et sera affiché en françai et en allemand, par les 6oin8 de l'adminiî tration communale et sous sa responsab: lité, h, tous les endroits habituels et carrc fours. En mon quartier-général Aix-la-Chapelle, le 30 novembre 191f Lo colonel commandant les troupes belges d'occupation d'Aix-la-Chapell Gracia. » Nous lisons aussi l'arrêté suivant, dar les deux langues, française et allemand* signé du général belge Lemercier: « L'autorité militaire belge ne reconna! h Aix-la-Chapelle, que los autorités d'Eta et communales, régulièrement constituée avant la guerre et qui fonctionnent soi; son contrôle. » L'aspect de la viîle La place de l'Hôtel de Ville est occupé* déjà, par de>s soldats belges, avec de la et valerie. Des officiers se promènent et nov remarquons que les femmes leur sourier et que les hommes les saluent de bonn grâce. Nous avons assisté à l'arrivée d quartier-général de la 4e division d'armé* qui a quitté Herve, co matin, et avons p causer avoo les commandants Goethals e Vermeiren et le lieutenant Levnen. Ce dernier, en attendant 1 arrivée de« troupes, nous raconte eon ontrée avec 1« commandant Goethals, dans la petite ville d'Eupen, dimanche dernier, vers 9 heure# un quart. C'étaient les premiers Belges qui arrivaient là, précédant le groupement léger de la 4e division d'armée, composé d« deux escadrons de cavalerie, une compagnie de cyclistes et une compagnie d'autoe-mitrailleuses et d'autos-canons. Une automitrailleuse ouvrait la marche, mais point n'était besoin d'intimider la population. Celle-ci était d'un oalme et d'un empressement extraordinaires. A peine le commandant avait-il exprimé le désir d'avoir des cartes do la région, que ces dernières lui étaient apportées. Un officier, qui s'était fait servir une consommation dans un café, dut en sortir sans payor, son argent ayant été refusé. Notre informateur dit qu'il est étonné de voir la platitude des Allemands & l'égard des nôtres/ L'arrivée de l'armés Vers midi, les clairons résonnent. L'arrivée de la 4e division d'armée commence. Ce sont d'abord nos lignards des 8e et 18e qui, drapeau en tête, viennent encadrer la place qui est dégagée en un clin d'oeil, la police allemande refoulant les curieux. La pluie, qui s'était mise à tomber, cesse heureusement. Il ne tombe plus, sur la place, que l'eau de la fontaine Cliarlema-gne, chassée par le vent. De nombreux officiers belges sont massés au haut des escaliers de l'administration communale. Près d'eux, une auto-mitrailleuse, recouverte d'une bâche. Aux fenêtres, aux balcons, dans les rues, les gens se pressent, sans aucun air de tris-teese. Au contraire, on dirait qu'ils sont même trè^ heureux. Le défilé Vers 1 heure, les ordres rotentissenti c Clairons, sonnez garde Èi vous! » c Au port d'armes! » « Au drapeau! » Et l'on vit quelques minutes émouvantes. Les deux drapeaux sont salués militairement, aux sons d'une c Brabançonne > plus vibrante que jamais. Assistaient à la cérémonie, le général Dup chesne, commandant par intérim la division, en remplacement du général E. Michel — les autres généraux étant pensionnés ou morts — et nommé commandant de l'armée d'occupation qui compte sept divisions d'infanterie, quatre belges et trois françaises-, le général Moraine, commandant d'artillerie; le général Beaurain; le# majors Lemoine et Crouquet, respectivement chofs d'Etat-Major des divisiems d'armée et division d'infanterie: le major Mae* sart; le lieutenant-colonel d'artillerie Lan-resso; le lieutenant-colonol Mathieu. Aux sons de la « Marche du prince Albert », nos soldats ont alors défilé dans los rues d'Aix, nu milieu d'une double haie de curieux, plutôt joyeux. Quant à l'attitude des nôtres, olle est restée magnifique. Pas de cri, pas de manifestation. par ae morgue hautaine. Le défile des 4e et lGe d'artillerie, commandés respectivement par les colonels Ca-pillon et Reynaert, régiments venus, comme les régiments de ligne, d'Eupon, où ils avaient passé la nuit — a eu lieu devant la statue de l'ex-empereur, à la c Kai6or-platz ». Les 8e et 18e de ligne étaient sous les ordres du major Doigny et du oolonel Gillain. G. V. Proclamation du général Michel , Lo lieutenant-général Michel, commandant l'armée belge d'occupation, a adressé la proclamation suivante: Aux troupes de la 4e eone des pays rhénans. c Soldats, Au lenelemam dos victoires des Flandres, vous franchissez la frontière pciur occuper la portion du territoire ennemi dont la garde nous est confiée. Cette occupation est réglée par los conventions de 1 armistice du 11 novembre 1918. Il nous appartient d'en appliquer, scrupuleusement, toutes les clauses, sans faiblesse aucune, comme sans violence inutile,quelle* que soient les circonstances. Soldats. La mission qui vous incombe sera remplie, par vous, avec cotte volonté ferme et sereine, si ancrée dans vos cœurs et dont vous n'avez cessé de donner les preuves constantes jusqu'à ce jour. "tous serez soutenus par oet admirable esprit de discipline qui vous unit tous dans un même et unique sentiment du devoir et qui a porté si haut votre valeur morale. Par votre attitude pleine d'energie et de loyauté, vouâ seroz un exemple au monde, ajoutant ainsi de nouveaux fleurons à cette couronne de gloire que vous avez ac-auise, au prix de votre sang, sur les champs de bataille. Le lieutenant-général commandant. UNE PROPHETIE...  EEBOUES " Ceux qui ont déchaîné la guerre méritent d'avoir au pied le boulet des milliards dépensés. Dana l'avenir, ils devront le traîner... Pas nous J „ Paroles d'ELFFERICH au Reichtag. Cette gravure et cette légende sont extraites du 59me numéro de guerre du " Lustige Blâîter édité à Berlin. Nous n'y avons rien ajouté, hormis le titra. Aux babitasts dss pays rhénans lia proclamation, dont le texte suit, vient d'être portée à la connaissance des populations des pays rhénans ocoupés: 1. — Comme suite aux conditions de l'armistice du 11 novembre 1918, l'armée placée sous mon commandement, prend possession du territoire rhénan compris entre la frontière germano-hollandaise, lo R"hin ot une ligne passant par Starzelberg, Hoenin-gen (ces localités non comprises), Greven-broich, Julicb, Stolberg, Lupen (ces localités comprises). 2. — L'état de siège est décrété dans cette région, à partir de ce jour. 3. — Tous les pouvoirs sont exercés par los autorités militaires dos armées alliées, occupant lo territoire et placées sous mon commandement. 4. — J'entends: Que les arrêtés pris par ces autorités, en vertu de mes ordres, soient observée scrupuleusement, par tous les habitants; Quo tous les fonctionnaires continuent à exercer leurs fonctions ou leur mandat sous le contrôle dos autorités militaires drs armées alliées, en respectant los instructions que donneront, »i cet effet, les dites autorités;Que les troupes, les officiers et les fonctionnaires, appartenant aux armées alliées, Boient accueillis partout, et en toutes circonstances, avec les honneurs, lo respect et la considération qui leur sont dus. 5. — Tout crime, tout délit, ainsi que tout acte ou toute manifestation hostile envers lea armées alliées, leurs représentants, ou leurs emblèmes, seront réprimés avec la (dernière rigueur par les conseils de guerre institués à cet effet. Toute contravention aux arrêtés pris par les autorités militaires,, en vertu de mes ordres. sera sévèrement punie. C. — Il appartient, aux populations, de mettre immédiatement tout en renvre pour nue la vie locale soit reprise dans le calme habituel. Tout citoyen digne de ce nom, s'y emploiera sans délai. Arrêté à mon Quartior-Oénéral, lo 1er décembre 1918. Le lieutenant-général commandant, E. MicheL »

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Dieses Dokument ist eine Ausgabe mit dem Titel La dernière heure gehört zu der Kategorie Liberale pers, veröffentlicht in Bruxelles .

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