L'avenir: journal quotidien d'Anvers

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s.n. 1914, 22 Dezember. L'avenir: journal quotidien d'Anvers. Konsultiert 19 August 2022, https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/de/pid/pr7mp4wk9f/
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I\/R~»m#JÎ OO Ha/^o m hhA 1Q1A 10 Centimes. Première Année. numéro 6. REDACTION Rue Rouge, 44 ADMINISTRATION 10$, place de Meir, 103 — box il. 16 — ANVERS L'AVENIR BUREAUX OUVERTS de 10 à midi et de 15 à 17 heures ANNONCES A FORFAIT 103, place de Meir, 103 ANVERS Journal Quotidien d'Anvers Les villes ouvertes La question des villes ouvertes con-titue un point de vive actualité, très ntéressant pour tous. Nous référant à i « Gazette de Cologne », nous constats que ce journal cite une phrase du Times » en date du 21 novembre der-iier où il est dit, entre autres, au sujet u << Husarenstiickchen » (tour de force c Hussards) de Yarmouth : « La différence entre les précédents faits, décrits de pittoresque façon et le récent événement de Yarmouth consiste en ce que, aux temps jadis, l'ennemi n'a pas considéré le bombardement de villes non fortifiées comme... un geste grandiose. » Déjà dans un numéro précédent, la Gazette de Cologne », faisait mention l'une sortie du professeur américain îliot de l'Université de Harvard, où le tiême reproche se retrouve sous une orme encore plus acerbe : « Le simple citoyen américain ne voit aucune justification au jet de bombes, sans but déterminé, sur des villes et des villages qui, point essentiel, sont occupés par des non belligérants ». D'après la « Gazette de Cologne », ces [eux arguments, qui tendent à jeter le liscrédit sur la tactique guerrière alle-nande, prouvent la complète ignorance Le ce qui, suivant les droits des nations, st licite ou non et c'est pourquoi, il ne >araîtra pas superflu de rappeler à la némoire des étrangers les stipulations lu droit des nations. Entre autres, un article du 18 octobre .907, au,sujet des lois et usages de la [lierre, attire spécialement l'attention, ^et article dit : « Il est interdit d'atta-juer ou. de bombarder des villes non léfendues, de même que des villages,des îabitations ou constructions, de quelque açon que ce soit ». Ces derniers mots : « de quelque façor lue ce soit » ont été intercalés en 1901 iu règlement de 1899 pour la raiso^ vivante : L'arrêté du 29 juillet 1899, léfendant le jet de projectiles et de ma-ières explosives, par des aéronats ivait perdu, le 4 septembre 1905, sa vali lité légale. Son renouvellement à If conférence de La Haye en 1907 a va il îclioué par suite de la contradiction de 17 Etats, parmi lesquels l'Allemagne c: a France. On voulait, tout au moins, établii également que les projectiles ne pou-/aient être jetés des engins d'aviation lue sur des endroits fortifiés, ce qui étui' ine conséquence bien logique. Mais ï. aut encore considérer ce que l'on en-end au point de vue du droit interna-ional, par « villes ouvertes ». Qu'il nous sôit permis de citer ici ur mvrag.e de Karl S'triipp, « Le droit d< guerre international ». Nous «y trou von: m point de discussion fort captivant 3'après l'auteur, dont la compétence er natière martiale ne peut un instant être nise en doute, il pourrait arriver que 1( )ombardement d'une place fortifiée, fut )ar suite de circonstances spéciales, noi uitorisable, par exemple, si elle étai îvacuée par les troupes et s'était ensuite léclarée « ville ouverte » ! Ce cas spécial serait à comparer ave< a situation des villes de Reims et Lille rendant le premier stade de la guerre. Vice versa, une ville ouverte, pourrai ître bombardée si on y prenait des ,me sures de défense. A ce propos, la « Ga cette de Cologne » cite Londres qu •enferme de vastes arsenaux. Comme on le voit, ces cas sont spé :iaux et semblent soumis à des conipré îcnsions diverses. En. suivant le..mêm< raisonnement, pour les mêmes raisons c bombardement d'un hangar abritan :1e? engins d'aviation ne semble pas con traire au droit international de la guerre Ceci nous rappelle le cas de Diisseldor L't celui de Friedrichshafen. Le grain état major général allemand admet éga ieinent cette manière de voir, et dit, ei 1902, dans ses: « Kriegsgeschiçhtlichei Einzelschriften » : « Un bombardement est même justifi » et ordonné militairement sans restric » tion aucune, quand l'occupation di » dit endroit n'est pas poursuivi dans 1 » but de la défense mais seulement pou » la facilité du passage, pour la protec » tion des troupes approchantes, pour 1 i) préparation ou la sécurité d'un mouve » ment de tactique, pour l'acquisition d •> vivres, etc. » Décisive est la valeur que la dit localité présente au point de vue straté gigue, pour l'ennemi. Striïp fait la remarque suivante : 1 me semble que dans ces cas, un bom bardement n'est pas contraire à Tespri de l'article primordial : « Il est interdi » d'attaquer ou de bombarder des ville » non défendues de mêmes que des vil d lages, des habitations, ou construction » de quelque façon que ce soit. ». Car, dit il, le siège constitue ici un partie de l'attaque totale de l'adversair ou de son système de défense. Voilà, dit la « Gazette de Cologne > un point indiscutable et c'est pourquo dans cette guerre, de* villea et localité qui en elles mêmes étaient ouvertes, on subi le sort de places fortifiées. Il y a encore une autre restriction ai dit article; dans le cas où une ville dé nudéc de toutes troupes, elonc sans dé fense, serait entourée, clans la zone d retraite, d'une ceinture de forts qu pourrait opposer à l'attaque de l'ennem une vive résistance. Cette question a été vivement discuté en 1870-71 par rapport au bombarde ment de Paris et lors de la premièr conférence de La Haye en 1899, 1 délégué hollandais s'est prononcé pou le respect de l'entièreté intégrale d territoire proprement dit de la ville. Mais le grand état major général aile mand, tout comme le professeur d droit international français Mérignac sont d'un autre avis, à ce sujet. Voie leurs arguments :. Vu que la ville et ses fortification sont connexes et liées ensemble et n forment qu'une unité technique, qu cette connexion ne peut que raremen être scindée au point de vue de la fort: fication et jamais au point de vue socir économique et de la politique locale, 1 bombardement ne pourra se limiter au. travaux de défense, mais il devra mêm s'étendre jusqu'à la ville. La raison d'une telle mesure se trouv dans ce fait qu'une limitation du ti aux fortifications est pratiquement irréî lisable, que l'efficacité du tir en sera réduite et que de plus le défenseur de 1 place qui n'est pas tenu d'être seulemei dans les travaux de défense, se trouve rait par conséquent épargné et ce l'encontre de tout droit, Comme on voit, cette question est di: cutable à bien des points de vue et n peut manquer de susciter de vives pôle iniques par le suite. Mais nous ne sommes pas à la fin d rouleau. En effet il y a encore à l'artic essentiel d'interdiction d'autres cas re ^ trictifs. Par exemple celui-ci, très in portant qui déclare que la destruction < l'enlèvement des biens ennemis sont cl ■ fendus sauf dans les cas où cette de truction ou enlèvement sont exigés e toute urgence, par les nécessités de guerre. Dans ces conditions, la destructic d'une localité par le feu de l'artillerie le jet de bombes, etc., est admise lor qu'une nécessité territoriale s'impose s'il y a nécessité militaire ou même n cas de détresse, la destruction du d< maine privé, qui en lui même est invii lable, se trouve justifiée. Enfin nous en arrivons, dans cet pénible énumération, au droit sacré <e d^ ■ représailles » — droit considéré coinn : une expiation légale — en droit martia ; Il y a ici une question d'humanitari me et de conscience nationale qui : i pose gravement et dont la solution e : bien difficile. Bien eles cas de répressic : peuvent être considérés comme justifi i bles en s'appuyant sur le droit marti 1 qui veut toujours faire respecter » : édits. Encore faut-il, que l'action refle: ! répressive soit bien adéquate à la çau motivante. : L'étude du droit de représailles, e : encore à ce jour, il faut en conveni bien limitée et peu précise. C'est pou : quoi, lors de la Conférence Interpari • mentaire de La Haye en 1913, on a e ; sayé de combattre les crimes de guer 1 d'autre façon, par une convention i ternationale efficace. La guerre actuel • ne nous a pas, à vrai dire, donné i ■ critérium à ce sujet, pas plus qu'elle n - pu prouver la possibilité d'un tribun « de contrôle neutre. L L'article de défense essentiel qui h ■ l'objet de cet article, se trouve doi • bien aléatoire et sujet à toutes sort f d'atermoyements et d'amendements. I La «Gazette de Cologne» approuvée " core le désir de voir le professeur Eli 1 examiner avec plus d'impartialité 1 droit de guerre existant et les actes « La Haye pour voir jusqu'à quel poi 2 l'opinion américaine est erronée et tactique de l'Allemagne à l'abri de i 1 proches. L'Allemagne, dit elle, a to - jours suivi une politique de nécessi r absolue dans cette guerre, toujours ■ respectant les droits de guerre des n 1 tie>ns. , A propos de l'Encycliqn Nous tenons à prévenir nos lecteurs q 1 les numéros publiés par « l'Avenir.» - contenant l'Encyclique complète du Paj: t sont à leur disposition dans nos bureau t Nul doute qu'ils ne voudront conser\ s cette pièce unique d'une si haute porl - morale pour le monde entier. s Nous y avons puisé des vérités fori d'ordre général. C'est une étude psycl e logique qu'aucun intellectuel ne poui e laisser passer avec indifférence ou n pris. Nous y retrouvons, dans un st; i, clair et concis, les sources spirituel i, auxquelles l'âme humaine assoiffée de s confortant réel et de consolation sublin Echos LA QUESTION DU PAIN Nous publierons demain un article trèï intéressant sur la question du pain. Nou> attirons l'attention du lecteur sur cette chronique, d'une documentation très ser rée et d'une actualité brûlant^. Au Conseil provincia On sait que le gouvernement allemand considérant les conseils provinciau> comme le pouvoir le plus important, avai charge ces organismes de s'assembler. Le Conseil provincial d'Anvers s'est clone réuni à 1 'hôtel de ville, sous la présidence de M. Paul Billiet, doyen d'âge. Cette réunion eut lieu à huis-clos. De la députation permanente étaien présents : MM.Peeters-Lacroix, Montcns Rrems et Claes ; du banc d'Anvers, MM Arents, Houben, Van Regeme>rtel, Gilon Dermond, Van den Wyngaert ; des can Ions ruraux : MM. A. de Ccek de Ra meyen, Van den Bossche, Van Nyen Van de Poel, Mafthys, Dr Moorkens Donny, etc. Un seul pe>int à l'ordre du jour: la dis oussion de la taxe de guerre. Il y avait trois hypothèses en présence ou bien le gouvernement général alle: mand émettrait des assignats. jusqu'< concurrence de 480 millions, montant d< la taxe ; e>u bien on taxerait spécialemen les particuliers, ou bien, sous la garanti» des provinces, on concluerait un emprun du montant et les particuliers seraien taxés pe>ur l'intérêt de cet emprunt. Le Conseil provincial a adopté cetti dernière solution à l'unanimité, moin une voix. La taxe de guerre devra êtr payée par acomptes mensuels de qua rante millions; le premier versement aur. lieu le 15 janvier. A partir de ce jour, le réquisitions de l'armée allemande seron payées au comptant. Taxe Le Conseil communal de Grand vient d voter une taxe sur les célibataires. Cette taxe frappera tous les célibatai res indistinctement,qu'ils soient religieu prêtres ou non. Les membres catholiques du Conse se sont abstenus, ncjn pas pour ce fail mais pour le motif que les religieux, e dehors de la taxe personnelle à chacu d'eux, devront supporter encore une tax supplémentaire du chef de la valeur Iocîi tive de Pimmeuble qu'ils habitent. « Cette disposition, qui. n'était pa dans le projet primitif, fut apporté, d: « le Bien Public », à seule fin d'atteindr plus lourdement les religieux. » C'est illusion, continue no/tre cor frère, de croire que les malheurs public aient étouffé chez tous, la préoccupatio anticléricale. En quelques milieux, il sen ble même que l'anticléricalisme ait prh depuis la guerre, un caractère d'exalt? tion maladive. » Les membres catholiques du Conse communal ont_ été péniblement affecte! non point tant par la proposition elle même, que par le sentiment auquel le auteurs de la proposition ont obéi. Voil pourquoi ils ont cru devoir s'abstenir a vote sur l'ensemble. Leur attitude n'aute rise nullement à conclure qu'ils réclamer une immunité pour les communautés r< ligieuses. » Celles-ci, d'ailleurs, dans les conjon-tures actuelles, n'accepteraient le • én< fice d'aucune exemption. Si lourdes ci soient les charges dont elles ont eu a si 1 bir le fardeau en ces derniers temps, n< 1 tamment lorsque le flot des réfugiés e: l venu déferler sur leur seuil, elles tiennei à honneur de revendiquer leur part c'rr t les charges publiques. » - La ville de Gand vient de décréter 111 > autre taxe dont la perception offrira d'aï très difficultés. On va imposer tous le • citoyens qui ne seront pas rentrés à ur t date donnée. - Espérons que toutes ces mesures pa - viendront à équilibrer le budget de t ville de Gand, dont les finances étaiei 1 déjà si éprouvées, à la suite des pert< ■ causées par l'Exposition de 1913. 1 Chose incroyab On danse ! C'est incroyable, mais c'e ainsi ! Dimanche dernier, on a dansé Bruxelles et à Anvers ! Ainsi donc, tand I que la Patrie est plongée dans un dei ' général, que des milliers de nos frè'r risquent leur vie pour défendre ceux q £ ne se battent « pas.» et sauver l'indépe t dance du pays natal, il y a des gens assi , lâchement égoïstes pour se livrer à 1 . plaisir pareil. r Danser en un moment où les cœurs o e pressés sont plongés dans la tristesse l'inquiétude, où l'attente anxieuse ver s comme un présage de mort à tant 1 - foyers ébrêchés, c'est horrible. Ave i vous vu déjà danser sur des cadavre: - Cela doit faire un singulier effet ! On c dansé sur des ossements des ancienn s Variétés. Est-ce ce souvenir mondain q :- renaît comme une fleur malsaine sur ( fumier? Nous trouverons des plumes autorisée: et des bouches sincères pour stigmatise un pareil scandale public, qui ne devrai pas être toléré un seul instant par les au torités responsables. C'est la dernière des hontes! Une interview du général von Bissinj Le rédacteur /:1e l'illustré hollandai « Het Leveri » a interviwé le nouveai gouverneur général pour la Belgique, 1 [ général baron von Bissing. Au sujet de la neutralité de. la Bel gique, le général a fait une longue décla ration, que nous reproduisons telle q-uel! en entier comme pouvant servir à no : lecteurs à la documentation des événe : ments historiques actuels. En voici 1 : traduction : « Il est indiscutable qu'entre la Franc et la Belgique, il y a eu une convention permettant aux Français, en cas de guei re éventuelle, de traverser la Belgiqu sans encombre pour attaquer l'AHema gn-e sur sa ligne de défense la plus faible C o b 1 c n cer C ol ogn e. Les preuves en son établies; Nom savons, du reste, que déj 1 vers la fin du mois de juin, c'est-à-dire a ' meynent où l'Allemagne n'était pas er core en guerre, des officiers franëais d'at ■ tillerie ont été envoyés de Paris à Liég et Namur, et que des troupes du géni : français.??? » Il s'agit ici de faits établis, dont le 1 preuves se trouvent à Berlin. Le ministr de la guerre à Berlin a en mains des de 1 cuments qui établissent que l'artilleri française s'occupait de l'envoi de canon 1 à Liège et Namur au moment où l'Err L pereur travaillait encore à maintenir 1 paix et espérait de conjurer la guerre. L Belgique doit donc supporter elle-mêm ' les conséquences de ce qui est arrivé. -> Vous devez quand même m'avouer, dit le général von Bissing au rédactei du journal en question, que durant vc J pérégrinations dans le Nord de la Franc vous n'avez pas rencontré de villages ii cencliés. Avez-vous entendu quelque pa: sur le théâtre de la guerre en Franc qu'un habitant ait été molesté ou fusil par nos treoupes? Il viendra un temf s qu* l'en parlera tout autrement de noti passage en Belgique. On verra clair u - jour que notre manière d'agir a été con < mandée par les nécessités de la guerr quand nc-s vaillants soldats, nos blessé I nos médecins et nos ambulanciers ont é , massacrés par une populace ivre de rag< -1 Si des villages prospères et des maisoi ^ ont été détruites, c'est bien regrettabl t mais tout cela n'a pas la valeur de la v - d'un seul soldat allemand. Cela ne devra pas être dit, mais cela est tout à fait con s préhensible. Du reste, des milliers c t Belges ont déjà reconnu leur erreur e e quand le moment sera venu que les Be ges connaîtront la vérité, c'est-à-di - quand ils auront la preuve qu'à Dînant, s Liège, à Namur, à Louvaih, à Visé n Ivïouland, des habitants ont tiré des fen - très de leurs maisoms sur nos soldats, 1< i, yeux s'ouvriront et l'on se rendra pli . aisément à la réalité des faits, et à la ju tifications de nos actes. il Voilà ce qu'a déclaré un général ail s mand; attendons maintenant la répliqu •- qui viendra à son heure. s à u La question des passepor )_ M. le président de la Commission in te II communale a eu un entretien avec Se Excellence le gouverneur général bare von Bissing. ;• M. Franck a insisté près de son Exce lence pour accorder plus de facilité en e qui concerne les passeports pour la He l" lande et les correspondances commerci les avec l'extérieur. ^ Le Gouverneur général a promis d'ex lt: miner cette question avec bienveillance, is ie Funéraill Les funérailles du grand savant anve s sois, M.le professeur Van Gehuchten, o ie été des plus simples, mais émouvantes. C'est dans l'église catholique de Cai r~ bridge qu'eut lieu le service funèbre,sa a aucune pompe académique, mais au n lieu d'un concours de monde extraore s naire. Parmi les personnalités présentes, < remarquait: le sous-chancelier, maire la ville Mgr Barnes, professeur de l'Ui versité de Cambridge ; des professeurs d st universités de Louvain, Bruxelles, Gan a Liège, etc., entre autres: MM. Den) is Bruylants, Moeller, van Hoonacker, H il vet, Carnoy, Dupriez, Van den Ve >s Noël, Doutrépont, Ranwez, Copper liï Delmarcel, Leplae, Sibenaler, Van He 1- ke, de la Vallée-Poussin, Corin, Dejae y/. Colson, Nolf. in Mgr Scott avait tenu à servir lui-mêi la messe et à chanter les dernières pr p. res. et Des discours funèbres très émouvai ]e ont été prononçés par M. Denys, de Le 3e vain ; M. Bruylants, au nom de l'Acae 2- mie royale de médecine; M. Dejoël, î? nom des professeurs résidant à Cambr a ge ; M. le Dr Houtsaeger, au nom c es anciens élèves du décédé, et M. Samai ui ail nom de la Société flamande de mé< Ju ci-ne. NOUVELLES DE LA GUERRE La paix ? ' Le Daily Chrouicle se fait télégraphier de. ^ Rome que la mission du prince Biilow aurait pour but principal de mettre fin à la situation 1 dangereuse qui résulte de l'attitude de l'Italie quand à son intervention dans la guerre. A cet effet le gouvernement italien devrait être _ amené à se rallier à la formule : Xi vain-ejueurs, ni vaincus. I/Kmpereur d'Allemagne regarderait la si-L> tuation actuelle comme favorable puisqu'il s l'Ouest l'action en est arrivée à un point . mort et que l'avance des Russes a été brisée a à l'Kst. Cette façon de voir concorde avec une note de la presse du Vatican d'après laquelle l'Km-pereur d'Autriche aurait accepté consenti f.or-, mellement une proposition du Pape d'exercer une pression diplomatique au début de l'année nouvelle eu faveur de la paix. Ive Prési-c dent Wilson serait d'accord avec le Pape de - travailler dans ce sens. Les journaux allemands trouvent l'informn-t tion du Psily CJir. tellement fantaisiste,,qu'ils considèrent qu'elle 11e vaut pas le papier sur laquelle elle est imprimée. .1 En Flandre t Progrès des alliés Paris, 19 décembre. — Sur le front en Flan-^ dre nous avons repoussé une attaque à Steen-e strate. Nous avons fait des progrès sensibles 1- au hameau de Kortekerke. e Paris, 20 décembre. Entre la mer du Nord et la Lys nous avons gagné du terrain s entre Nieuport et St-Joris. Egalement au Sud - et à l'Est d'Ypres nous avons quelque peu rt avancé. En France 'r Attaques repoussées s Paris, 20 décembre. Entre Leie et.Oise ( nous avons pris une partie des tranchées '!e la première ligne allemande sur le front Ri-chëbourne-Lavoac-Givenchy-Loos-La Bassée. t Au Sud d'Albert nous, avons repris les tran-c chées que nous avions conquises jeudi et que ^ nous avions perdues vendredi. Dans la contrée de Lilions nous avons rc-lS poussé deux attaques furieuses des Allemands qui ont essayé de reprendre les tranchées que n nous avons prises vendredi. j. . Entre Oise et Argonne notre artillerie reste maître du terrain. '' Dans la forêt de La Grurie nous avons re s, poussé des attaques sur Fontaine-Madame c.' é St-Hubert. IS Sur le champ de bataille Berlin, 21 décembre. — Les nouveaux as ie sauts français, à Nieuport ont été repoussés it Entre Richebourg-L'Avoue et le canal Impaire à La Bassée du Port les troupes allemande; ■ ont enlevé les positions anglaises. Les tran chées furent enlevées à la charge et l'ennem L refoulé avec de grosses pertes. Les Allemand: 1- ont capturé cinej mitrailleuses à Nietnenwer -p fen et firent prisonniers 270 Anglais e't In ^ diens, dont sept officiers. La tranchée d< , Notre-Dame de Lorette, perdue le 17, a ét< a reconquise. Les Français ont progressé forte i- ment du côté de Sorchin-Massings près di >s Châlons, s'avançant jusqu'à nos tranché?: 1S niais furent arrêtés par notre feu. Ils laissé rent entre nos mains 4 officiers et .300 hom s" mes. Le sol est jonché ele cadavres français. Dans l'Argonne nous avons pris une hauteu e- boisée importante près de Le Faour de Pari et capturé 3 mitrailleuses, un revolver-canon Nous fîmes 275 prisonniers français. Sur un officier français, nous avons trouv-l'ordre suivant du général Joffre : « 17 décembre : Depuis deux mois les ef ts » forts de" l'ennemi n'ont pû aboutir à nou » percer. Partout nous avons bien résisté r- » Renforcés de matériel et d'hommes, l'heur >n -> de l'offensive a sonné pour repousser l'en )n » vahisseur et forcer ses lignes. » Soldats! Plus-que jamais la France comr » te sur votre courage, votre énergie et votr il- » force de volonté. Nous devons vaincre ~e » tout prix! Déjà vous avez vaincu sur 1 » Marne, l'Yser, en Lorraine et dans les Vos » ges et vous continuerez à vaincre jusqu'à c " » triomphe final. » Aucun changement en Prusse. En Pologn a- les efforts continuent contre les positions ei nemies. Légère avance des Alliés es Paris, 19 décembre. — Nous avons fortifi r_ le terrain conquis par nous au Sud de Dîn mude et avons progressé plus d'un kilomètr ni dans la région de Notre-Dame ele Consolatio au Suel de La Bassée dans la région de Ce n- rency: ns Dans la région d'Albert nous avons avant sous un feu très nourri et avons atteint 1 seconde ligne de tranchées de l'ennemi d< h- fendue par de la ronce. Au Nord de Marécourt nous avons dû év« -,n cuer une tranchée que nous avions enlevée I 1 veille. Dans le voisinage de Mametz et Lihor n" plusieurs tranchées ont été enlevées à l'ei es nemi. Par une attaeiue vigoureuse nous avor d, quelque peu avancé près St-Hubert. s On confirme que sur les hauteurs de 1 ' ' "Meuse, notre feu d'artillerie, réglé par le a" aviateurs, a détruit deux grosses batteries a n, lemaneles et a endommagé une troisième. LS, :c- Manque de charbons à Paris :c» Baie, 21 décembre. — Une lettre de Paris c journal « National Zeitung » parle du nianqv ne de charbon à Paris. Par suite de la constru j£_ tion plutôt légère des habitations et ele l'a' sence ele doubles fenêtres beaucoup de gei soufriront du froid. Les sans travail au: 'ts mentent en nombre et se trouvent à charge c tu- la charité publique cjui doit nourrir journell ment plus de 60,000 personnes. Des millie de personnes qui jusqu'ici n'avait encore rie ' dû demander, se voient obligés de se fai 1<J" nourrir. les id. Le livre jaune français e Berlin, 21 décembre. — De toutes parts e estime à analyser le livre jaune français et est certain que l'Allemagne cherchera à ref ter tous les arguments y apportés. Le Nord-dcutsche Allgëmeine Zeitung dit que le livre jaune prétendant que l'Allemagne aurait pu éviter la guerre en exerçant son influence sur l'Autriche-Hongrie pour que celle-ci modifiât ses exigences contre la Serbie, on peut affirmer que l'Allemagne a fait toutes les démarches possibles à Vienne, cependant elle a refusé d'exercer sur son alliée une pression comme l'aurait désiré la. triple entente. On aurait voulu que l'Allemagne ne donnât que de bons conseils à sou alliée tandis que, nu commencement ele la crise, Sasonow à la première entrevue avec les envoyés français et anglais avant déjà fait remarquer que la Russie était obligée de mobiliser. Il résulte de tout cela que la mobilisation en Russie était déjà en marche à la date du 25 juillet. On devra donc à tout prix apporter la preuve que c'est l'Allemagne qui a commencé la première à faire ses préparatifs de guerre. On n'oubliera pas qu'au moment ou l'Allemagne voulait amener un arrangement entre l'Autriche-Hongrie et la Russie au sujet de la Serbie, c'est-à-dire dans ln nuit du 30 au 31 juillet, la Russie, malgré l'assurance donnée par le ministre de guerre russe, celle-ci' ordonna la mobilisation contre l'Allemagne. Fn Pologne Les Russes se maintiennent à la Rawka Berlin, 20 décembre. — En Pologne les Russes ayant de se maintenir dans leur nouvelle position, apprêtée d'avance à la Rawka (fleuve latéral de droite de la Bzura à l'Est de Lowicz) et de garder la Nida. Nous les attaquons de tous les côtés. Indécision Berlin, 20 décembre. — De la Norddeutscher Allgemeine Zeitung: On ne peut encore prévoir la fin décisive de la formidable bataille en Pologne. Les avis officiels du grand quartier général allemand et de l'état-major général autrichien donnent pourtant un aperçu sur la portée future des événements eîe guerre actuels dans l'Ouest. D'une seule donnée on peut coneluré que des actions déterminantes se sont produites dans le territoire si étendu de la Pologne du Nord jusqu'à l'Ouest de la Galicie. Les forces offensives russes annoncées à grand fracas, ont été connue brisées dans leur élan contre la Silésie et Posen. Même le corps russe, un million d'hommes qu'on avait rasemblés pour cette offensive, a été forcé de battre en retraite. Ou peut attendre àvèc calme le reste des opérations. Les troupes allemandes et autrichiennes bien menées se montrent d'un courage et d'une endurance à toute épreuve mais nous savons ejue notre travail dans l'Ouest n'aboutira pas de si tôt, et exigera des efforts héroïques. La fin de cette guerre sera aussi pour les peuples une garantie de paix durable. La fraternité d'armes austro-allemande - sera, dans cette lutte, 1111 exemple triomphant pour le. monde entier — qui y verra la preuve que cette glorieuse alliance peut tenir tête à ; une infinité d'ennemis. Cette alliance a pour - but d'ouvrir une libre voie d'expansion aux i peuples. Et pour atteindre ce but, l'alliance ; austro-hongroise donnera toutes ses énergies sans hésiter. C'est dans cette mentalité qu'elle triomphera. Le passage de la Vistule à Dobrzin emnêché par les Russes i St-Pétersbourg (Petrograel), 19 déc. — Sur - la rive droite de la Vistule pas de change- - nient. Une tentative de l'ennemi pour passer la rive droite de la Vistule près de Dobrzin a été déjouée par notre artillerie. L'ennemi ; a dû évacuer l'île de la Vistule qu'il occupait. . Nous avons pris ses pontons. Les combats à la Bzura commencent à se 1 développer. Nous avons repoussé plusieurs attaques des Allemands. Dans d'autres ré- - gions de la rive gauche de la Vistule quelques 1 escarmouches seulement oiit été faites entre . les avant-postes. La retraite des Russes St-Pétersbourg, 19 décembre. — Une note 2 oficieuse s'occupe de la forme dans laquelle \ les Allemands ont annoncé la victoire géné-. raie des Allemands en Pologne. Les Russes . contestent la véracité ele cette nouvelle sen- I sationnelle et *y répondent par un communiqué qui dit qu'en réalité les Allemands ont été e repoussés ele Folhanof et obligés de se retirer. - jusque sur la frontière. Vienne, 19 décembre. — Suivant les avis de correspondants de guerre qui ont vu le champ de bataille de Limanowa, les batailles é qui s'y sont livrées ont eu pour conséquence - l'évacuation de la Galicie occielentale par les e Russes. L'armée austro-hongroise a fait 26.000 II prisonniers et un gnneî butin de guerre. Ils - disent que les pertes subies par les Russes sont considérables. Au seul enelroit de Lima- é nowa, on a trouvé douze cents tués. La pour-a suite se fait de tous côtés.-La population ren- - tre dans la région évacuée par les Russes. n Dépêches diverses Un communiqué intéressant s Voici ce qulécrit M. Bernard Shaw, a élans leî « Times », au sujet de la disper-sion en Italie d'un demi-million de brochures pamphlétaires, où on mettrait à découvert officiellement les raisons pour lesquelles l'Angleterre fait la guerre à u l'Allemagne. e M. Shaw demande tout d'abord : Pour- > quoi seulement un demi-million? Piiis il trouve qu'en Italie et clanà d'autres pays 'rs neutres, ce seraient les «-véritables » rai-[e sc^s qui devraient être répandues et non > les officielles et surtout la raison pour ~la-*s quelle ces pays neutres feraient bien de se 11 ranger du côté de l'Angleterre et de ses L alliés pour mettre un terme au plan militaire prussien. De plus, dit Shaw, il y a deux manifestes officiels qui sont envoyés chacun à 'jj une partie spéciale du peupl'e anglais ; l'un u- d'eux seulement est intéressant pour les

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