Le courrier d'Anvers

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s.n. 1914, 09 Januar. Le courrier d'Anvers. Konsultiert 21 Oktober 2021, https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/de/pid/2j6833nt4g/
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Douzième Année — N° 2 Le Numéro 10 Centimes Vendredi 9 Janvier l9l4 RÉDACTION1 l'I, place île la Gare ANVERS Téléphone 4781 'OUR LA PUBLICITÉ s'adresser au Sureau Cintrai de Publicité 21, place de la Gare LE COURRIER D ANVERS PARAISSANT LE VENDREDI -ADMINISTRATION 21, place de la Gart ANVERS Téléphone 4781 ABONNEMENTS : Belgique. . . Frs 10 Union Postale. » IL' „ Mk. *\f/' ■»%. ^ Notes d'un Grincheux Jeudi 1er. — Je ne fais pas de visites cette année. Je reste au coin du feu, les pantoufles aux pieds et je mange les marrons qu'une femme d'esprit m'envoie. Premier janvier! jour béni où les bêtises qui sont dites sont incalculables, incommensurables. On s'est couché aux petites heures, on a mangé beaucoup et parfois bu ferme, on a donné de furieux crocs-en-jambe à son régime d'arthritiaue. et il faut en ce jour ineffable rassembler ses esprits, chasser sa migraine et conter des balivernes, le doa rond et la main tendue. Merci: très peu pour moi. D'ailleurs tout ce qui se débite aujourd'hui, tout ce que je débiterais moi-m3-me, si j'y allais de mon sapin, je le sais mieux que personne. Emile Berr l'a dit dans un petit livre charmant e> il suffit d'avoir de la mémoire pour... s'en souvenir. — "Toi, tu sais ce qu'on te souhaite-.. " — " Cher ami " — 44 Laisszz-moi donc tranquille ; vous nous entererrez tous " — " Meilleure que l'autre, mon pauvre vieux — " On se comprend, hein ? 44 La continuation, mon cher Je vous avoaie que si je devais me résoudre à faire des visites, je me déciderais à les faire le 2 janvier. Ce jour-là, les phrases toutes faites se jouent sur un autre air ; le sourire de la veille a cédé le pas à la bonne nature de chacun qui a repris le dessus. Et alors, qu'entend-on! " "Ils ne se sont pas ruinés ". — 4 4 Nous n'étions pas forcés de savoir qu'elle n'aime pas les marrons glacés. " — " Je suis étonné de ne pas avoir de leurs nouvelles ; c'est expédié depuis le 27 ". — " Ça m'en fait cinq. Je ne sais plus où les fourrer. " — " Je crois qu'ils auraient mieux aimé de l'argent. " — " Crois-tu qu'à l'Innovation on la reprendrait ? — " Ce qu'elle serait furieuse, si elle savait que l'étiquette est restée dessous ! — " Tu regardas -"î.and nous rentrerons; pour moii ce n'est pas un objet neuf. " — " On en mange pendant huit jours à se rendre malade, et puis onï n'en mange plus pendant un an ". O jour de l'An, qui nous ramènes avec fidélité les mêmes déceptions, les mêmes mécontentements, que je te remercie d'avoir amené la même pluie qui m'a fait rester chez moi, au coin du feu, un bon livre à 'la main- Mardi 6. — La rubrique des déplacements s'allonge et il n'y aura bientôt plus à Anvers que quelques malheureux cla que-patins, qui n'ont pas seulement cent mille francs de rente. Les gens chics filent pour la Suisse et la Riviera s'affranchissent de notre traintrain quotidien, vont se ficher pas mal du gala de la Bonne Soupe, du Royal et de leurs amis et connaissances. Ah ! les bienheureux et combien il est difficile d'échapper à ce péché capital qu'est l'envie. La Côte d'Azur!... Comme les souvenirs qui vous viennent sont doux et parfumés ! Il y a là-bas sur les rivages méditerranéens des petites villes exquises, qui se chauffent au soleil devant la mer mugissante et bleue qui vient tirer la langue au fond d'une baie tranquille. Il y a Hyères, Tamaris, Agay, Antibes, Cannes, Juan-les-Pins et mille autres nids quiets et doux où l'on est sûr de ne pas rencontrer à chaque pas des physionomies " bien anversoises ' '. Il y a aussi la Côte d'Azur authentique, pour gens illustres, qui la fréquentent et l'enrichissenti la Rieviera pour anciens bookmakers, pour entraîneurs retraites, cour usuriers caduques, princes russes, vicomtes de chez Maxim's, clergymens et vieilles gardes asthmatiques et celle-là c est des tripots, des casinos et des femmes. Toutes les nations, toutes les races, toutes les races-taquouères, dirait Willy. toutes les névroses se donnent rendez-vous la. Et c est égal, tout cela vous laisse des souvenirs impérissables comme la Juniori- La Juniori est la gloire de Nice. Depuis vingt ans, elle a toujours obtenu des bannières aux batailles de fleurs et aux Veglioni. Elle donne le ton à toutes les fêtes du littoral et elle vit entourée d'ko-rvvMiTO et d'amis riches. "Si la Juniori s'en allait, la Méditerranée ficherait le camp", disait Jean Lorrain. Aussi, la Juniori ne s'en va pas... Je plains les Anversois qui font comme elle, qui restent ici, qui ne vont pas voir sur place que le noir perd, que le rouge perd eti qu'il n'y a que le Blanc (Camille) qui gagne. ECHOS A TRAVERS ANVERS On sait que les choristes du Théâtre Royal donnent chaque saison une représentation de gala; institution excellente qui apporte à chacun de ces collaborateurs modestes un supplément de quelques louis- Cette année le gala des chœurs s'affirme comme l'^ne des plus belles représentations de la saison. On donnera Werther avec île fameux ténor Lapeliete-rie de 1 Opéra-Comique, le premier ténor du moment et Mme Garchery, de l'Opé-ra-Comique également. Le spectacle sera complété par Paillasse chanté par Mme Cesoron et M. Mario.* * * JARDIN ZOOLOC1QUE. C'est le célèbre violoniste français Jules Boucherit qui prête son concours au concert du Mercredi 14 courant. Les œuvres qu'il a inscrites au programme sont bien tartes pour montrer sous toutes ses formes le talent transcendant de cet artiste éminent. Ce sont : le Concerto de Mendeissohn, la Romance (en sol) de Beethoven et le Rondo capriccioso, de Saint-Saëns. Les numéros orchestraux qui complètent ce programme sont des compositions de tout premier ordre : Prélude de Par-sifal et Chevauchée des Walfyyries, de Wagner, le poème symphonique Mort et Transformation, de Rich. Strauss. NU ESTHETIQUE Il n'y a pas bien longtemps — dix ans peut-être — 'lorsqu'un artifâte à lia recherche d'une posn, d'mn ge9tej d'un mouvement de bras oui de jambe, ise mettait en quête d'aune photo ou quelque! mo_ dèfle 6'étalât dans le costume d'Eve, dl la, cherchait longtemps. Parfois, dtans une arrière-bouttque il découvrait qutilques mauvaises jmag.e de pauvrets filles qui ne lud étaient du reste, d'aucun secours. Force lui étaiit, à, la fin, de e; procurer liée tra.tés «spéciaux où certains ^tuteurs ont réuni, pour des seuJli peintres et sculpteurs d'utiles et d'ailleurs agréabtiee documents photographiques. Aujourd'hui, en dépit die touites les campagnes5 et <peut_être à oais.se d'elles, le nu féminin s'exhabe insolemment parftout- Esthétique, artistique, dé. eora&.f, que eais-je emcore ? SoJ3 quelque étiquette qu'ail apparaisse, iil est pliotograph'iquej lit n'est que pornographique. J'en appelle à tous les artaeiies; il m'en pas inn seul parmi eux qui ait jamcuiii utjtlieéj pour le plus banal croquis, l'un de ces petits albums, voilés d'habila sorte au moyen d'une bande de papier... transparent. Pourtant, à ces brochures, je n'en veux guère. Eliles coûtent pour la «plupart, assez cher et si quelque .naïf on achète une par hasard, il n'en achètera pas deux. Mois tell n'est point le cas des cartes 'po8taLet3 qui nous inondent depuis quélquee mois, pour 'lesquelles posèrent ce que Montmartre a de plus pitoyable c'ans ses réserves fémirnjmes. Oë3 cartes, elles 6ont à la portée de -toutes les bours .la on les paiie deux ou trois sous, et l'apprenti ipeut s'en délecter comme le fille à, papa voire comme le vieux monsieur. Efiles sont gra_ cieuseme;ut présenté^ bien tirées, en tons savoureux. Les décors ont -visiblement été soignés les meubles sont élégants, les tentures cossues. Dans ce cadrej toutjs les petites modames, que seuls les habitués delà cabarets »de nuiit devraient connaître, s'étalent, drapées uniquement de leur impudeur, en des pos.ts qui veulent être lasoives ou du moins aguichantes. Eh bien, je pense que sans ridicule pudibonderie,, on pouirrai/t mettre .un terme & ces étalages malsains. HORS ANVERS Les directeurs cîb théâtre, trappeurs ingenieux, imaginent chaque jour de nouveau embellissements pour attirer le public chez eux. On le gâte, ce bon public, on le séduit: c'est une sorte de chasse à la pipée... Le directeur d un nouveau théâtre pa-risieni a trouve mieux encore que ses concurrents: il ne se contentant pas d'accueillir le spectateur avec mille gentillesses, il ira le chercher à domicile. De cette façon, au moins, on sera sûr qu'il viendra. Les personnes qui prendront leur place en location n'auront qu'à dire oN et à quelle heure elles veulent qu'on aille les chercher et, à l'heure indiquée, une luxueuse auto, un coupé de maître au chauffeur bien stylé sera à leur porte pour les conduire au théâtre, sans qu'il leur en coûte un centime. Eblouir ses voisins pour le prix d'un fauteuil-.. Se donner, pour sept francs, l'illusion d'avoir sa voiture, l'illusion d'être riche... Personne ne résistera... Ce nouveau directeur est un psychologue.* * * Nos pères tenaient en grand mépris le lapin domestique, pour eux le garenne seul était comestible. Ces fins gourmets avaient raison. Mais aujourd'hui on n'a plus le droit de mépriser le lapin. Non pas que s-chair fade ait pris du goût, mais parc que sa peau est maintenant précieuse. Les bêtes sauvages devenant chaque jour pilus rares, c'est la peau du lapin qui sert presque exclusivement à la confection des fourrures. Des éleveurs ont fait d'habiles sélections et, à présent, les pelletiers se disputent le lapin russe, le lapin havanei le lapin bleu) de Vienne dont les peaux sont baptisées loutre, hermine, martre, castor, etc- Dernièrement, on a vendu à Montreuil 81,600 peaux de lapin. Et l'affiche expliquait que ces peaux étaient " apprêtées, lustrées, rasées court, fond loutre, longs poils, zibeline, etc. " Dans 'les gargotes, le chat devient lapin; chez le fourreur, le lapin devient hermine. A qui se fier } AA ài ï Le Courrier à paris A CLUNY. Pour une fols sais-tu, Monsieur Wichelar. la Belgique s'elst emparée de Paris et elle ne lâchera plus sa conquête. Nous voici décidément sujets du roi Albert. Jacques la fameux Jacques à la voix de canard et à La démarche de basset, conduisait les Flamands il la bataille. Dans « le Mariage de Mlle Beule_ mans », il remporta une belle victoire. Dand « lus Peux de la Salant-Jean » son asitre subit une éclipse passagère. Mais dans « la Demoiselle de Magasin », il récolta une nouvelle moisson de laurierfc. Aujourd'hui, les hostilités recommencent, implacables et sans rançon. Un autre stratège belge, M. Festerat, triomphe des Parisiens dans « les Cara-bistouilles de Gaspard ». 11 vaut à lui seul toute une armée. Il est tour à. tour soldat, capitaine, commandant général, ministre de la Guerre... Mon Dieu J qu'on parle belge dans nos théâtre^ c'est un petit malheur. Il y a belle lurette qu'on a cessé d'y parler français. A L'OPERA .COMIQUE. On ee demandait comment l'a France allant t«_ moigner sa reconnaissance à l'Italie de lui avoir restitué la « Joconde ».Ne cherchons plus. Avant son départ de l'Opéra Comique M. Albert Carré a monté « Francesca da Rimini •> de M. Franco Leo-ni que nous serons très heureux de réexpédier au-delà des Alpes. La mise en scène parfois malheureuse et les décors sans faste, ne consolent pas de la partition don/t le désordre n'.tet pas un effet de l'Art. Heureusement que nous avons été un peu dédommagés pailes attitudes harmonieuses et fières de Mlle Geneviève Vix, vivant Burne-Jon'-s. Quant & M. Fran-oell il réalise une métamorphose depuis déjà, quoique temps préparée. Maintenant il ibéle si bien que ce n'est plus un homme : c'est un mouton. Après les pât^s de l'Itafll.e, voici les pimente d'Es_ pagne : « la Vie Brève » de M. Manuel de Falla, qui est un véritable régal. Avec un livret vieux comme le monde, M. Manu Ci de Fal/la trouve le moyen d'écrire des pages frémissantes. Mais un musicien a_t-il besoin d'un sujet nouveau quand il disposa de ce thème qui ne vieillit pa3 malgré l'usage qu'on en fait : l'Espagne avec ses danses, ses gitanes et ses nova-jae...DE PERE ENFIL . Il est f'itts d'un sympathique industif.el jariisien que la coupe de ses chapeaux et ctél ses favoris a depuis longtemps rendu populaire sur le Boulevard. Un 'beau jour, alarmé par les dépenses de 6on héritier qu'il jugea excessives, le père lui coupa le» vivres. Kéduit à une portion congrue le jeune homme en vint k 6onger qu?i puisque ses ascendants directs avaient jadis trouvé le chemin de la for_ tune en créant des bouillons aujourd'hui célèbres rien ne 'l'empêchait de suivre ce bon exemple. Avec le concours financier de quelques amis il parvint à fonder, dans les quartiers ouvriers, deux restaurants populaire à des prix défiant toute concurrence. Or, il advint que ces deux bouillions modèles pros_ pérèrent à souhait. Et tous les jours on peut voir un gentleman correct descendre d'une automobile et enfiler une blouse de garçon de laboratoire pour surveiller lui-même le service de 6on personnel. Aujourd'hui le fils prodigue a remboursé 6es premiers commanditaires; il parle avec enthousiasme d'agrandir son heureuse entreprise. Où le père a passé passera bien l'enfant... Paul Hervieu Le " Gardénia " s'apprête à recevoir son membre d honneur M. Paul Hervieu dont les Variétés Vont reprendre " LE Kt.Vk.iL". Donnons sur notre hôte de demain quelques notes biographiques qui le jeront apprécier mieux encore. Paul-Ernest Hervieu, cinquième des six fils d'un notable commerçant, est né le 2 septembre 1037 à Neuilly-sur-beine. bon entance fut celle d'un petit bourgeois heureux et choyé. Il entre en I Bb9 au Lycée Bonaparte; et quelques mois après la guerre, interrompt ses leçons et part pour Dieppe. Comme bientôt, les Prussiens envahissent la ville, il remonte jusqu'à Boulogne-sur-Mer et y suit quelques mois les cours du Lycée. Après un court stage dans une école à Fontainebleau, il entre à Condorcet et y termine ses études classiques. Ln troisième, le professeur le note comme " ayant l'instinct du style littéraire " ; en seconde on le surnomme 1'" Hugolâtre En réthorique, il fonde un journal auquel collaborent des camarades. Puis il prend des inscriptions à la Faculté de Droit; mais il n'y fait que de rares apparitions. 11 projette alors Le Badaud de Paris et fonde enfin, avec quelques amis, Le Monde Parisien• Mais le premier numéro épuise toutes les ressources; et le journal est vendu au marquis d'Osmont qui le fit longtemps paraître. Paul Hervieu passe alors ses examens de droit et s'inscrit au Barreau. En 1881, il entre au cabinet de M. de Freycinet. Il donne alors quelques chroniques au G il Blas qui vient de se fonder. Au concours diplomatique, il est reçu cinquième et nommé secrétaire d'ambassade à Mexico. Mais il ne rejoint pas ce poste et M part pour Melun en qualité de directeur du Républicain de Seine-et-Marne. En 1882, il publie son premier ouvrage: Dio-gène-le-Chien. Octave Mirbeau remarque alors le débutant et le recommande à M. Arthur Meyer, directeur du Gaulois qui lui demande de grandes chroniques. C'est alors qu'il publie dans ce journal la matière d'un volume, La Bêtise Parisienne, paru en 1884. Avec Mirbeau, Grosclaude, Capus, Paul Hervieu collabore aux Grimaces. Puis Le Matin, Le Gil Blas et La France accueillent des nouvelles du jeune écrivain qui formeront bientôt L'Alpe Homicide 118%). l.p Journal des Débats, insère en feuilleton Les Yeux oerts et les Yeux bleus; mais l'Illustration refuse l'Inconnu que Ferdinand Brunetière accueille à La Revue des Deux-Mondes en 1887. Les Lettres et les Arts impriment Deux Plaisanteries en 1888. Flirt paraît en 1889. L'Exorcisée en 1890. Paul Hervieu débute alors comme dramaturge par une adaptation en deux tableaux d'un conte de Vivant-Denon : Point de Lendemain- Le New-York-Hérald lui insère ensuite Le Petit Duc et Le Journal, Peints par Eux-Mêmes. Un gros succès accueille L'Armature; et Paul Hervieu abandonne le roman. C'est alors qu'il jette successivement sur le marché dramatique; Les I c-' La Loi de l'Homme, L'Enigme, Le Dédale, Le Réveil, Connais-Toi, La Course du Flambeau, Théroigne Méricourt, Bagatelle, etc... Paul Hervieu est commandeur de la Légion d'Honneur, membre de l'Académie Française et président honoraire de la Société des Gens de Lettres. » » »»» »» » »» » » Le Courrier à Londres Tout comme ses sujets, le roi d'Angleterre est soumis à la coutume de faire des présents à la Noël. Il n'en envoie naturellement pas à tous les gens qu'il connaît, cependant il est de tradition depuis quelques années que le .roi fasse un cadeau aux personnes, dont il a été l'hôte dans l'année. C'est par la poste, prosaïquement, qu'il est expédié. Seuls les souverains reçoivent d'un envoyé spécial le " Christmas gift ". Jusqu'à dix ans, princes et princesses du sang sont gratifiés de jouets en modesies. Après cet âge, ils ont comme cadeau de Noël un chèque... confortable.* * * Les Anglais ont salué de chaleureuses acclama^ tions l'arrivée de M. Anatole France, mais ils ont à son départ poussé un soupir de satisfaction. Ils croyaient, en effet, recevoir le littérateur, et lui n'a voulu être que politioien. Au banquet de la Fabian Society que présidait Bernard Shaw, on vit Mn.e Wells baiser la main qui «vait écrit l'histoire de M. Bergeret; la reine de Sarawah, au'hentique souveraine d'une petite prin_ cipauté de Bornéo, se fit, au mépris de tout protocole, présenter à l'écrivain ; elle lui pa"la de ses œuvres en lectrice passionnée qui a fait de la " Rôtisserie de la reine Pédauque ", 6on livre de chevet. Et pendant que les Anglais supportaient les toasts avec leur fermeté habituelle, M. Anatole France, se grisait d'élogeg et de gloire, et tout à coup il partit en tirades socialistes oonfe la loi de trois ans. Les convives regardaient avec tristesgo cet éorivain français parlant contre l'effort national. Et la reine de Sarawah ne trouvait que ce mot: "Je no m'imaginais pas ainsi; oh! qu'il ne vienne jamais à Bornéo... " Le Gala de la Presse d Tosca », avec Mlle Chenal et M. Aibers Rarement spectacle aura à un tel degré suscité l'intérêt du puoiic curieux de voir la belle oeuvre de l^uccini dotee d une interprétation exceptionnelle. 5i la voix du ténor Mario sonne à merveille dans le roie du cnevalier Cavaradossi, Mue Chenal justihe pleinement sa réputation d'être une 1 osca idéaie. C^uant au baryton Aibers, voici ce que nous lisons à propos des représentations de la l osca que le grand tragédien lyrique vient de donner a 1 unis : " Le succès obtenu par l'excellent artiste a été prodigieux. M. Albers fui b.ssé au milieu d'un enthousiasme débordant. Je retrouvais plus mon public tunisien coutumier, éclairé certes et sensible aux beaux effets, mais moins expressif tout de même et moins prompt a i acclamation.D'un autre : Des rappels interminables, des ovations enthousiastes ont marqué cette soirée inoubliable. C^ue ane M- Albers. C'est là du très grand art, qu'il ne semble pas qu'on puisse dépasser.Et encore : Dans le rôle de Scarpia, M. Albers, remarquable tragédien lyrique, compose un personnage d'une réalité saisissante. Et il y en a trois colonnes comme cela, consacrant la parfaite réussite d'Henri Albers^ chanteur admirable et artiste consommé.Voilà qui nous promet une soirée i ~ : bliable ! Nos Cercles FEDERATION DES ATHENEES Le gala annuel de lax Fédération des Elèves des Athénées, fixé au lundi 16 janvier, s'annonce brillamment. Le spectacle de cette année est des pilus remarquables : Servir et la Chienne du Roi, isont en effet deux oeuvres récentes de Lavedan dont le succès à Paris fu'c prodigieux. On aura d'ailleurs la bonne fortune de voir une interprétation excellente, celle de la Tournée. Baret, avec M. Henry Krauss en tête. On se procure des cartes dès à présent. * * * C'est lundi prochain 12 courant que Monsieur Fernand Marteau donnera sous les auspices de la Sectoin d'Anvers de cette vaillanteSociété, sa conférence sur La jeune Fille dans le Théâtre de MM-Rob. de Fiers et G. A. de Caillavet. Dès maintenant on s'arrache les invitations pour cette causerie qui promet d'être intéressante et qui se donnera à la Salle des Fêtes de l'Athénée à 8 1/4 heures précises. Les Arts MUSIQUE CONCERTS POPULAIRES. i'ioiji aminé iQii Ze uonioert, lundi 12 janvier 1914 a B n. xi a uu sour au Tneàtre aw>yai si>us ui_ recuon de M. Henri WHicons, avec le concours de Miije ikanone Cuveauer (soprano) ±'i\x ue m -ivtij ne il. Maroin Jjuiussens, composaicur,-et avi. Jœi Umuy, vuouoxnsGe. I. i-aiiidisie pour orchestre sur deux airs populaires angevuns ^lre exécution à Anvers] G. Lelieu, II. Le nuiiquaire u nmour JLeon Imuois. fck»lisbe : MiJle Blanche Cuivelier. III. 5>ynip/ionie topag,.oio là Lalo. Soliste : M. Jos. Oamby IV. Pnedre, Ouverturel»ramatdque. M. Lunsseius. Sous la duructuon de l'auteur (ire execuuon). V. a) Ballade x. Oandael. b) Daar wonen vogelkens vfcle K. Mesuiagh. c) O kom met mlj in den lentenacnt, Frank van der Stucken. Soliste : Aille Blanche Ouveflisa*. Accompagnateur : M. de ' Jong. VI. Marche Hongroise Hector Berlioz. Ouverture des bureaux à 8 heures. On peut se procura- des oartqs numérotées allez M. Cdppem-rath} éditeur de anusique^ 677i longue rue d Argile, à Anvers, ou le soir ' au contrôle. — wv Festivals de Mai Le grand succès artistique remporté 1 an dernier par le Festival-Wagner, a déterminé le Comité organisateur à rendre permanente l'institution de semblables fêtes musicales qui auront lieu chaque an-nee en mai, dans le Palais des Fêtes du Jardin Zoologique et prendront le nom de Festivals de mai. C'est maître Frank Van der Stucken, l'éminent chef-d orchestre, qui se chargera de préparer et de diriger ces exécutions auxquelles la Société Royale de Zoologie d'Anvers accorde dès-à-présent son patronage. Comme ce fut le cas pour le Festival Wagner, ces auditions auront lieu avec le concours de solistes choisis parmi les plus célèbres de notre époque et la mise au point l'exécution, tant en ce qui concerne les choeurs que l'orchestre, sera l'objet des soins les plus minutieux. Ce seront des solennités musicales diones par leur importance et leur qualité des plus grands centres d'art et qui ne pourront que répandre le renom musical de notre ville. Le prochain Festival aura lieu, en deux journées, vers la mi-mai. Il commémorera le 200e anniversaire de la naissance de

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Dieses Dokument ist eine Ausgabe mit dem Titel Le courrier d'Anvers gehört zu der Kategorie Gent, veröffentlicht in Anvers von 1906 bis 1972.

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