Le peuple wallon: organe démocratique paraissant les dimanche et jeudi

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s.n. 1918, 02 Mai. Le peuple wallon: organe démocratique paraissant les dimanche et jeudi. Konsultiert 06 Juni 2020, https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/de/pid/513tt4gz0x/
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i" ANNÉE. - N* 25. 10 Centimes le numéro " ..ii ? i i Du 2 au 4 Mai 1918. LE PEUPLE WALLON ORGANE DÉMOCRATIQUE PARAISSANT LES DIMANCHE ET JEUDI Toutes les correspondances doivent être adressées à l'administrateur : 25, Rae de Belle'Vue, BRUXELLES ABONNEMENTS- (On s'abonne à tous les bureaux de poste) : Un an, 10 fr. — Six mois, 6 fr. — Trois mois, fr. 3.50 ANNONCES : fr. 0.75 la ligne. Secrétariat du journal a' Charleroi : J. LflllSlER, 40, Rae Léon Bernus, Une Offensive Belge de K. Huysmans « Il n'y a qu'un seul pays dans le monde civilisé où l'on" saisit avidement et joyeusement le prétexte des graves pour assassiner les ouvriers. Ce pays unique est la Belgique, le pays-modèle du cons-litutionalisme continental, le paradis an petit pied du seigneur de la terre, du capitalisme et du prêtre. La terre ne fait pas plus sûrement sa révolution annuelle que le gouvernement belye son massacre annuel... » (K. Huysmans.) Le Socialiste Belge du 20 avril nous apprend que le citoyen K. Huysmans, conseiller communal et député de Bruxelles, secrélaire de l'Internationale des Travailleurs, retenu sur les bords de la Tamise par la volonté du Syndicat anglais des gens de mer, a éprouvé le besoin de faire l'apologie de sa politique depuis août 191A et réclamé de l'organisation ouvrière belge le brevet d'innocence qui lui tenait à cœur en prononçant « un grand discours » au'71lemorial Hall de Londres. Quelques jours avant, le grand premier des' Belges, le sémillant de Broqueville, donnait au Times son opinion sur le mouvement Activiste qui n'existe pas et n'est le fait que de « quelques misérables » « l'œuvre de quèlques traîtres ». Le souriant Joris Helleputte, l'empereur du Limbourg, comme l'appelait le citoyen Destrée, avait également jeté des clartés sur le « mouvement activiste » en régalant, le 8 avril, à l'occasion de la fête du roi" Albert, le cttrps diplomatique, les ministres et les Belges de Sainte-Adresse, d'un grand discours politique sur ce fameux activisme. Bizarre activisme dénué de toute espèce d'importance et qui encombre pourtant de ses exploits les colonnes des journaux gouvernementaux, rend soucieux, inquiets et loquaces ces messieurs du Havre, galvanise en territoire occupé la meute belge qui s'épuise à des protestations purement platoniques ! Huysmans qui avait polémiqué et caqueté avec les activistes, réservé son blâme en politicien avisé et calculateur, s'est décidé à marcher sur les traces de de Broqueville en se taillant une victoire facile sur le dos de l'activisme qu'il avait ménagé jusqu'à ce jour. Le secrétaire de l'Internationale, ce grand calomnié,a plaidé son cas en se tenant dans des généralités vagues et prudentes. II s'en est tiré facilement dans ce milieu syndicaliste non rompu aux questions raciques qui sont pourtant d'un intérêt primordial dans une organisalion rationnelle des groupements ethniques. L'élu de la « Cité des Métis » s'est plaint amèrement de la campagne 3e calomnies partie do la Hollande et continuée dans les pays de l'Entente et dirigée contre lui. 'Le dossier de cette littérature calomnieuse constitue « 32 volumes de 600 pages chacun ». Voilà de quoi immortaliser le secrétaire de l'Internationale. On raconte, dit Huysmans, « que je ne suis pas Belge, quoique né en Belgique de parents belges ; que je suis également un arriviste et devenu flamingant pour devenir député de Bruxelles. On ne dit naturellement pas et pour cause, que je suis flamingant depuis ma jeunesse et le suis resté. Les camarades de Bruxelles savent fort bien qu'il est impossible à Bruxelles d'obtenir un peu d'avantages par le flamingantisme. Le contraire est vrai. » A en croire Huysmans, l'arrondissement de Bruxelles n'est point une terre féconde de Tla-mingantisme pour les politiciens en quête d'un mandat parlementaire. Le contraire est plutôt vrai. Qu'on en juge! Lo secrétaire de l'Internationale, entré au Parlement belge en 1910, exigea au nom des socialistes flamands deux places en ordre utile sur la liste socialiste et réservées à des candidatures flamandes. Le modeste banc socialiste de Bruxelles comptait pourtant le citoyen Van-dervelde, « le bon Wallon de Mons », Antoine Delporte, le bruxellois Louis Bertrand, tous trois très favorables aux revendications flaman-mandes et le député Meysmans, un convaincu du flamingantisme. Quoiqu'il en soit, Huysmans l'emporta etvles nos 3 et t\ de la liste socialiste furent attribués aux citoyens Meysmans et Huysmans cependant que le député sortant Bertrand consterné el rétrogradé en 5® place, faillit mordre la poussière sans l'énergique campagne personnelle qui lui valut votes de préférence. Où était-elle la représentation wallonne au banc socialiste de Bruxelles? Vvouons que les Flamands avaient mieux que la part du lion et passons. Au début de l'année iqii le même Huysmans trône à côté du docteur Borginon, actuellement député bruxellois, dans une réunion flamande tenue à la salle de la Madeleine à Bruxelles et réclame « la suppression de l'arrière-paix du doetrinarisme gantois, l'Université française do Gand ». En vérité Bruxelles devenait bien un centre du mouvement flamand et 6on corps électoral le prouva bien lorsque le 2 juin 1912 il envoya siéger à « l'asile des fous nationaux », comme disait irrespectueusement un jour la Chronique, l'ami d'IIuys-mans, le catholique docteur G. Borginon que les roquets du Havre représentent aujourd'hui comme un des prototypes de l'âme belge et qui la niait si bien et d'une manière si calme le 22 mai 1913, à la Chambre des Représentants : « On peut donc admettre et j'admets que les hommes d'après i83o n'étaient pas des traîtres, et que, pour la plupart d'entre eux, patriotisme signifiait : attachement à la Belgique indépendante. Il n'en est pas moins vrai qu'ils ont fait ail pays flamand et, par conséquent, à la Belgique, un tort incalculable, un préjudice tel qu'un siècle d'efforts ne parviendra peut-être pas à le réparer. Le bien qu'ils avaient en vue et qui expliquait s'il ne justifiait leur tentative, ils n'ont pu h réaliser. L'unité nationale qu'ils rêvaient et qu'ils poursuivirent à travers la 'déformation de l'âme flamande et la déchéance du peuple flamand, ils n'ont pu l'atteindre. » 1912 donna au libéralisme bruxellois un nouvel élu, Albert Devèze, président d'honneur de l'Association libérale de Wolverthem, iin des protagonismes du flamingantisme, actuellement lieutenant d'artillerie et grand discoureur des « Ligues des Patriotes Belges » à l'étranger. C'est Devèze qui écrivait dans la revue Wallonia (mars-avril 1911) à propos de la flamandisalion de l'Université de Gand : « Cependant, tout en désirant voir maintenir et même dévelop]ier en Belgique, tout ce qui nous rattache à Ut culture latine, je ne suis pas hostile à ce que la culture germanique exerce chez nous son influence. L'art allemand a produit des chefs d'oeuvre que j'admire. Pour ne citer que cet exemple, Goethe et Schiller ont écrit des choses admirables : il est utile qu'elles soient connues. La littérature scientifique allemande est la plus considérable du moiule. Si la mentalité allemande a moins (l'écl/it. dicte moins la sympathie que la mentalité française, encore pouvons-nous y puiser des qualités que le français ne possède peut-être pas toujours à un assez haut degré : je nomme la ténacité, l'esprit de suite, la puissance de réalisation. » • Çt l'organe du député Devèze, la Dernière Heure, abreuvait de ses railleries quotidiennes le mouvement wallon et emboîtant le pas à la réaction, corrompait l'esprit public de la Wallonie en l'égarant par l'hypnotisme d'un sport intensif. 1912 hissa encore au Parlement belge Ferdinand Elbers, flamingant de bonne marque, et sixième élu socialiste à Bruxelles. Quant aux Wallons égarés dans cet arrondissement, leurs bulletins de vote perdus dans celte masse ne trouvèrent dans la députation bruxelloise aucun écho favorable. Le citoyen Huysmans renseigne donc bien mal ses auditeurs « belges » et le Saint-Just néerlandais », comme le qualifiait un jour à la Chambre le dépulé Hymans, redevenu Belge depuis son séjour forcé à Londres, en bon Belge y donne des accrocs à la vérité. Est-ce question de latitude ou bien aspirerait-il à jouer « un rôle national » comme le suppliait il y a quelques mois encore l'officieux XX» Siècle ? L'avenir nous l'apprendra. (/I suivre.) E. Houba. La Seconde Langue Les lecteurs de l'Opinion Wallonne voudront bien, je l'espère, excuser le retard qu'a subi cette chronique. La vie du soldat en campagne ne lui permel pas toujours d'apporter % une collaboration de ce genre toute la régularité désirable... Sur cette ques'tion de la deuxième langue, les flamingants ont une conviction longuement mûrie et nettement arrêtée. Elle n'est pas le fruit d'un fanatisme peu éclairé ou d'opinions préconçues, mais la conclusion d'une étude scrupuleuse, le résultat d'une pénible expérience. Il suffit de la formuler clairement pour que tout un édifice de tenaces préjugés s'écroule. D'une manière générale, nous considérons que pour l'étude et la diffusion chez eux des langues étrangères, les Flamands, comme d'ailleurs les Wallons ou tout autre peuple, doivent s'inspirer avant tou't de leur intérêt. Parlant d'intérêt, est-il besoin de le dire, nous n'entendons point nous recommander d'un bas e't odieux mercantilisme. Nous groupons sous ce vocable, l'ensemble dos raisons de tout genre, depuis les plus terre-à-terre jusqu'aux plus élevées d'ordre artistique ou philosophique, qui poussent les hommes à attacher du prix à l'acquisition de telle connaissance plutôt que d'une autre. Tâchons de présenter la question sous son aspect le plus simple, le plus aride même. Pour que la diffusion d'une langue étrangère en Flandre soit compatible avec l'intérêt supérieur de notre peuple, il faut : 1. Qu'elle n'exerce pas une influence délétèie sur l'esprit national ; 2. Qu'elle n'accaparg pas le temps ou l'attention réclamés par d'autres éludes d'un caractère plus urgent ou d'une importance majeure. Le principe fondamental dont s'inspire tout notre mouvement esrt qu'une civilisation vraiment digne de ce nom n'est possible au sein d'un peuple, que si toutes les classes y tendent vers la réalisation d'un commun idéal. Dans la mesure où une influence étrangère, distrait de cette noble tâche une -fraction notable de la population, elle est nuisible. Tel est le système d'éducation en vigueur chez nous depuis un siècle, et qui consiste à franciser dans une large mesure les Flamands instruits, établissant, comme on l'a souvent fait remarquer, une sorte de cloison étanche entre les classes dites dirigeantes et îes masses populaires. Je ne mentionne que pour simple mémoire les résultats désastreux, amplement prouvés, de cette éducation au point de vue purement géologique. A un nombre incroyable, à la vaste majorité en fait, de nos étudiants et de nos intellectuels, le sens de la correction ou de la précision du langage, de la propriété des termes e't des expressions, fait totalement et irrémédiablement défaut. A un langage confus, ne correspondent que trop souvent des notions brouillées, et les résultats en sont forcément : une discipline intellectuelle médiocre, un développement incomplet, dépourvu d'harmonie, de toutes ces qualités d'ordre et de netteté que nous admirons en France, en Anglelerre, dans tous les milieux bénéficiant d'une éducation e't d'une culture unilingues mais rationnelles. Et pourtant, que cela a peu de poids, en regard de l'unité de notre vie nationale brisée. Plus d'échanges intellectuels vivifiants, pas ou trop peu d'entente ou de compréhension mutuelle, et par suite, le mécanisme social tout entier faussé. D'une part, ces dirigeants, ayant perdu jusqu'à la force de croire en la vitalité, la force de relèvement de leur peuple, insultant à tout ce qui leur rappelle leur origine et lourdement entraînés dans l'orbite d'une civilisation voisine, dont seules de rares individualités parviennent à s'assimiler quelque peu l'esprit, et cela au prix d'un isolement plus radical encore des leurs. Et d'autre paît, en bas, une stagnation intellectuelle quasi universelle, un peuple richement doué, mais chez qui, en l'absence des encouragements, des stimulants requis, ce que j'appellerais la sensibilité de l'intelligence, s'est émous-sée, les facultés de compréhension, de contemplation désintéressée s'atrophient, noyées dans le débordement des préoccupations purement matérielles... Les Flamands conscients sont unanimes à repousser cet abaissement, à exiger la réforme de l'éducation, une orientation nouvelle de la mentalité publique, de telle sorte que depuis l'école primaire jusqu'à l'université, un même courant de vie intellectuelle et morale, une culture vraiment propre, s'expriman't dans la langue du peuple, traverse de nouveau toutes les couches de la nation, vivifiant sur son passage les forces anémiées, éveillant les énergies dormantes, brisant l'épaisse couche de glace sous laquelle La Flandre, depuis si longtemps git engourdie. Il est bien entendu que, partisans déterminés de l'unité et même de l'unicité de langue véhi-culaire à tous lee degrés de l'enseignement, et de la langue maternelle comme le moyen principal et naturel d'expression dans tous les domaines, nous n'en restons'pas moins fermement convaincus de la nécessité de la connaissance des langues étrangères, de celles principalement dont le rayonnement est mondial. Un petit peuple surtout a besoin d'étendre son horizon, d'entrer en contact avec ce que les Anglais appellent si caractéristiquement « The World at large ». Mais cela ne pourra se faire sans danger, ou même ulilement, que si les bases d'une civilisation foncièrement nationale ont été assurées contre toute atteinte. D'une manière plus précise, on peut dire que la Flandre pourra se montrer d'autant plus accueillante à l'égard des langues et des cultures voisines, que la menace d'abatârdissement sera "devenue moindre. Le deuxième point que nous avions à considérer comporte une solution à la fois plus claire et plus compliquée. Il intéresse surtout l'école primaire et la formation de la jeunesse ouvrière ou agricole. Dans ce domaine, certains amis de "la France," chez nous, ont fait preuve d'un zèle maladroit et intempestif, qui ne pouvait que nuire à leur cause. Alors que dans l'ensemble, l'instruction donnée au peuple flamand élait déjà trop sommaire, la fréquentation de l'école trop courte et trop peu régulière, que l'enseignement général était insuffisant pour armer, ainsi qifil eût convenu, notre jeunesse en vue de la lutte pour la vie, qu'en particulier l'enseignement professionnel faisait défaut presque complètement, 011 a cru de bonne foi rendre service aux enfants du peuple en leur faisant apprendre le français. Possédant cette langue, ils auraient mieux fait leur chemin, trouvé des occupations plus lucratives... Moyen inefficace et même, positivement, nuisible. Ce qu'il faut faire avant tout, c'est inculquer à nos populations des notions suffisantes des sciences les plus indispensables, c'est leur former l'intelligence, leur développer l'esprit et surtout le jugement. Il importe aussi de répandre l'instruction professionnelle. Partout êt toujours, la supériorité appartiendra à ceux' qui, outre la culture générale 6ur laquelle on ne pourrait trop insister, posséderont la science et l'habileté professionnelles, et une adaplabilité plus grande aux conditions toujours changeantes de la technique moderne. Les populations flamandes ont conscience d'une lacune de leur éducation. Mais c'est les induire dans une funeste erreur que de leur représenter comme remède, au lieu des réformes de fond qui, seules, seront efficaces, l'ac-'quisition a un moyen d'expression supplémentaire. Et c'est aussi' énerver chez elles la confiance en les qualités de leur race, en sa capacité de progrès.. . En somme, tout ceci n'est, dans l'acceptation la plus vraie du mot, qu'une question de pédagogie, et nullement l'effet d'un préjugé anti-français.On nous a reproché quel ignoble ëgoïsme qui nous pousserait à combattre l'élude du français parmi nos classes laborieuses, afin de profiter de leur isolement intellectuel pour mieux les exploiter et les faire servir à nos fins I Qu'on nous permette de sourire de cette naïve stupidité. Le mouvement Tlamand était aussi résolument opposé à la bizarre coutume de nos snobs bourgeois ou aristocrates qui, sous prétexte de leur apprendre les langues, confiaient leurs enfants tout jeunes à des bonnes anglaises ou allemandes. Fatalement, les pauvres petits avaient l'esprit faussé, devenaient ces espèces de perroquets, produits lamentables de l'éducation ancillaire qui, dans notre invraisemblable pays, représentaient pour les familles riches le dernier raffinement. Terminons ici cet exposé. Que ceux qui me feront l'honneur de le lire veuillent bien m'en pardonner l'allure un peu abstraite, voire pé-dantesque. Il nous sera aisé maintenant d'en déduire quelques conclusions pratiques. Dans l'enseignement primaire, et pour ceux dont l'éducation s'y borne, l'étude d'une "deuxième langue ne nous parait point à recommander : les inconvénients l'emporteront 'de beaucoup sur les avantages. Loyalement je reconnais que peut-être, dans vingt ou trente années, 'des circonstances changées nous prescriront une ligne de conduite quelque peu modifiée. Cela ne me parait pas trop vraisemblable, ni surtout prochain, mais en somme il s'agit ici moins d'une question de principes que d'opportunité. Dans des cas isolés aussi, relativement peu nombreux d'ailleurs, il peut se produire que nos ouvriers aient un intérêt sérieux à connaître d'autres langues, foules les fois que cette utilité sera prouvée, le plus résolu des flamingants s'empressera de la reconnaître et d'agir en conséquence. Mais il ne faudra pas qu'on vienne nous servir un boniment dans le genre de celui que les sirènes officielles nous ressassent continuellement, et qui revient à dire ceci : les emplois de toute espèce, chez nous, sont 'donnés de préférence ou exclusivement à celui qui connaît le français, donc l'importance de cette langue prime tout. C'est précisément cette situation que nous sommes déterminés à changer 1 Dans l'enseignement moyen et supérieur, dans tous les milieux plus cultivés, l'étude des langues étrangères devient une nécessité. Loin d'en être adversaires, les flamingants en sont des fervents. Sans négliger d'autres langues, nous sommes bien résolus à réformer nos programmes et nos méthodes de telle sorte que l'étude du français soit plus en honneur et plus soignée qu'à l'heure actuelle. Mais nous restons persuadés que ce n'est pas dans les classes de géométrie et d'histoire qu'il faut enseigner le français aux Flamands I Pour ce qui est de l'importance relative des différentes langues étrangères et plus parti culièrement de ce que nous pouvons raisonnablement. prévoir de l'avenir de la langue et de la cullure françaises chez nous, nous examinerons ce point de vue dans une prochaine chronique. Pablo. (Opinion Wallonne, 5-4-i8.) 1er MAI Cédant arma togae 1 Depuis ses plus profondes origines, le monde a des fêtes. Tous les peuples en ont eu et en ont encore. L'histoire nous apprend que les Grecs avaient des fêtes essentiellement religieuses et quatre grandes fêles nationales. Les jeux olympiques entr'autres qui étaient surtout une solennité de nature à réunir les peuples d'origine et tle civilisation grecques en une seule nation... Beaucoup plus tard, la France devait créer de nombreuses fêtes à la fois religieuses et populaires (fêtes des Innocents, feu de la Saint-Jean, les tournois). Quant aux fêles nationales el'es ne sont célébrées que depuis la Révolution (fêtes de la Fédération, du i5 août sous le second Empire, du rf[ juillet sous la troisième république). A part le jour de l'an, aucune fête générale :i existait encore et cependant un monde qui vit depuis toujours, un monde tenu toujours obscurément par une domination intéressée, venait dans un siècle de progrès, révéler sa force et son utilité. Trop longtemps opprimé par l'ignorance dans laquelle on letreignait, il s'émancipe par la civilisation... ... Les deux continents peuvent à présent se causer el échanger leurs vues... la traite des nègres abolie... la liberté de conscience décrétée enfin depuis peu de temps, donne à chacun ses opinions et Wndustrie du livre se perfectionnant prodigieusement, la presse rendue libre peut répandre partout les idées de justice qu elle a si longtemps été obligée de rentrer dans ses dossiers. Les travailleurs si'émancipent, des idées nouvelles de liberté et de paix les dirigent. Partout dans l'Europe une transformation générale se produit, les questions du petit peuple commencent à figure^ dans les ordres du jour des assemblées nationales. Enfin, la classe ouvrière possède certains droits qu'elle n'a pu s'arroger qu'après des siècles d'esclavage. —o— Une fêle pacifiste instaurée .par le parti ouvrier ne pouvait mieux rendre hommage au résultat obtenu. Et il y a près de trente ans, les délégués du parti sotialiste du monde entier, réunis en un congrès, décrétèrent la journée du ior mai comme fête internationale "du travail. Le patron s'exaspéraI II y eut des renvois, des arrêts et des actes reprochables que la force seule petit engendrer. Des manifestations, des grèves s'ensuivirent. Le parti ouvrier sortit vainqueur. Et. c'est dans un pacifiste silence que la classe ouvrière fête depuis trente ans le r" mai. C'est pour elle le Benouveau, le commencement d'une nouvelle ère de labeur, la récompense du travail fourni. C'est pour elle le témoignage de sa puissance, la meilleure marque de reconnaissance à ses idées loyales et justes. C'est une armée pacifiste qui se "forme : ses divisions sont disséminées dans le monde entier, ce qu'elle désire, c'est la liberté, la justice et la fraternité. L'apothéose sociale sera bien près d'eux quand sera terminé le carnage, dernières convulsions des anciennes organisations presque pourries. La nouvelle société a jelé ses bases, rien ne pourra les détruire. Aucune lutte n'a été 'engagée pour contester- les droits du peuple opprimé st aucune 110 nous apparaît, pour la réalisation ;le ses utopies d'hier. Aussi, la période que nous traversons, lui ïst-elle bien douloureuse à cette classe ouvrière! C'est qu'elle pourra en réclamer des comptes sur tout ce qu'on a imaginé pour la faire souffrir; ce qu'on aurait pu faire de grandiose avec [es milliards de dettes qui s'accumulent et qu'on craignait d'entamer pour des causes revendiquées et justes. —o— Le xc'' mai 'c'est la fêle du travailleur conscient de lui-même, de son travail à accomplir, lu devoir de guider sa famille comme il lui jst dicté et d'aimer tous ses frères de labeur jui triment tous les jours«comme lui; pour la même cause que la sienne. Et tout cela a un charme que l'on sent intérieurement lorsque le 1er mai est arrivé, c'est îien comme me disait un brave ouvrier, le seul jour de repos annoncé, qui donné tout ce qu'il » de bienfaisant. Malheureusement pour la classe ouvrière, la '(terre est survenue dans un moment où la -énovation sociale s'accomplissait. La pléiade de représentants de la classe ouvrière du monde entier s'est élevée devant le jouffre que d'opiniâtres acculeurs avaient prë-nédité.•La formation de la société nouvelle était trop

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