Le soir

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s.n. 1914, 02 August. Le soir. Konsultiert 22 Januar 2022, https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/de/pid/kw57d2r38z/
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is . ^^^-rVitiT' ■ ni—aam» ABONNEMENTS LE SOIR est distribua dans tout» l'aggto* inâratlon bruxslloisa (rez-de-chaussée) contra Ir. 0.30 par mois. Abonnement d etage : fr. 0.60 par mois POUR TOUTE LA BELGIQUE : mois, fr. 2.25 ; 6 mois, fr. 4.25', 1 an, 8 fr, On s'abonne à tous les bureaux de poste et r jx facteurs en tournée GRAND-DUCHÉ : S moi», fr. 4.50 -, 6 mois, fr. 8.50 ; I an, 16 fr, HOLLANDE ; 3 mois, fr. 3.00; 6 mois, fr. 11.50; 1 an, 22 fr. UNION POSTALE : 3 mois, tr. 7.50; 6 mois. fr. 14.50; 1 an, 28 fr, TIRAGE: 180,OOOEXEMPLAIRES LE SOIR Chaque jour de 8 à 16 pages BUREAUX : PLACE DE LOUVAIN, 23-25, BRUXELLES Deux éditions : AB à 3 h. et B à 6 h 7 y y.. INSERTIONS MUM ROtSCL, 29, plie» ii Uuvaln (Trsurtnksrg) 8uoe*r«»lt : 68, larchi-aiix-H«rb«t I Petites annonce* (1 à 3 ligne*). . , .fr, i.OO Li petite ligne . » ■ . •••■ ■ , 0*40 Fait* divera(!'• partie), la ligne. . • ). S.OO . (2» partie), 4.00; (J»* partie) . «-3.0U Sport et Réparation* Judiciaires. . t . 3.00 Nécrologies, la ligne Réclames après les Nécrologies . ... 1.50 , _ I Annonces : A 591 * TÉLÉPHONES i Administration : A 4738 l Rédaction : A 196 et A 354» Pour la France, l'Angleterre et le* Etats-Unis, le* annonce* «ont reçues exclusivement à 1* Soolttè Européenne de Publicité, 10, rue de la Victoire, Pari*, et 1, Snow Hill, Londres, E.C. LA GUERRE. -- L'EUROPE MOBILISE. Voir plus loin nos Dernières nouvelles LES HOSTILITES Nouvelle de source serbe Nisch (sans date, reçue à 5 h. 10 matin.) Cette nuit.de minuit et demi à 1 heure,les Autrichiens ont dirigé sur Belgrade des bords du Danube une fusillade sans résultat. A la même heure, des locomotives amenant du matériel roulant ont été découvertes par leurs projecteurs au moment où elles sortaient de Belgrade. Elles ont essuyé le feu des canons, mais on réussit à s'éloigner sans éprouver de dommages. Le reste de la nuit, à partir de 2 heures, a été calme. EN AUTRICHE Arrestations de Serbes en Autriche Vienne, 31 juillet. Un grand nombre de Serbes et Croates, hom-<nes et surtout femmes et enfants, qui ont .•éussi à frahehir la frontière, racontent qu'à diurne, Abbazia, Agram, Brod et Semlin, tous les députés, hommes politiques et notables,ont ité mis en arrestation. Plusieurs femmes, dont les maris sont officiers de réserve, ont été violemment séparées de leurs maris, qui sont gardés par les autorités, et ont été dirigées avec leurs enfants hors les frontières. Un moratorium Vienne, 31 juillet. La Wiener Zeltung publiera demain une ordonnance impériale concernant un moratorium de quatorze jours qui entrera en vigueur le lor août et aura pour effet de suspendre l'exécution de toute obligation en matière de droit civil. Ordonnance impériale Vienne, l6r août. La Wiener Zeltung publiera demain: 1° Une ordonnance impériale concernant la transmission des pouvoirs d'administration politique aux commandants d'armée ; 2° Une ordonnance ministérielle contenant les dispositions de police restrictives relatives aux passeports; 3° Une ordonnance ministérielle concernant la détention et le transport des armes et des explosifs ; 4° Une ordonnance ministérielle concernant la suspension du fonctionnement des jurys des cours d'assises. L'ordonnance impériale ainsi que les ordonnances ministérielles sont applicables en Ga-licie, en Bukovine et dans certaines parties de la Moravie. La Wiener Zeitung publiera en outre une ordonnance ministérielle concernant la restriction de la navigation maritime applicable au territoire et au littoral de la Dalmatie. La cherté des vivres à Vienne Bagarres sur les marchés Vendredi matin, les transports de denrées vers Vienne étaient normaux, et les prix ne différaient guère de ceux des jours ordinaires précédents. Seuls les farines et les sucres ont maintenu les prix de la veille, et dépassent de 4 à 8 centimes, d'après l'estimation des gens compétents, le maximum de ce qu'on peut raisonnablement demander. Les pommes de terre également sont d'un prix exorbitant : 28 centimes le kilo. On prévoit que cette majoration de prix durera toute la semaine. Mais il ne s'est plus produit vendredi les violentes fluctuations de prix de la veille, et beaucoup moins de ménagères ont fait de fortes provisions. Un appel du bourgmestre, affiché partout, amène les acheteurs à résister aux vendeurs qui font des prix exagérés, et sur plusieurs marchés certains vendeurs de comestibles ont été l'objet de démonstrations menaçantes. Mais en général les marchands en gros font tout leur possible pour éviter la hausse des prix. Le prix exagéré atteint la veille par les farines est tombé, mais elles dépassent encore de dix centimes au kilo les prix de la semaine précédente. En vertu du règlement, le maximum, qui sera incessamment établi, ne peut l'être que sur la vente en détail. Les petits débitants se trouveront donc dans un état d'infériorité vis-à-vis des grands. La grande boucherie dé Vienne a augmenté de 20 centimes au kilo dans tous ses établissements le prix de la viande de bœuf. Dans le quartier d'Ottakring, des démonstrations assez violentes ont eu lieu, dans les marchés, contre les vendeurs qui faisaient des prix exagérés. Il y a eu plusieurs arrestations et deux blessés. La première scène fut provoquée par une marchande qui exigeait seize centimes pour un œuf. Les ménagères se jetèrent sur le stock de la marchande et en firent une gigantesque omelette. La boutique d'une fruitière trop exigeante fut également prise d'assaut, et les manifestantes employèrent les fruits en guise de projectiles pour démolir l'étalage. Dans les quartiers populaires, les revendeurs furent insultés. Une bagarre se produisit autour d'un étal où l'on vendait 44 centimes le kilo de pommes de terre, contre 24 la veille. On éparpilla toutes les marchandises. Pour se protéger, la vendeuse lança ses poids dans la foule et blessa deux personnes. La foule en fureur maltraita alors plusieurs marchands, et démolit complètement cinq étals. La police dut intervenir, mais le calme ne se rétablit qu'à la longue. Un communiqué officiel rappelle que la hausse frauduleuse des prix est passible d'amende et même d'emprisonnement. Le taux de l'escompte en Autriche La Banque autro-hongroise a élevé le taux de son escompte à 6 p. c. La mobilisation générale Vienne, 1CI août. Par suite de la mobilisation russe, la mobili-ation est devenue générale en Autriche-Hongrie, par ordre impérial. On affiche en ce moment des placards à ce ujet. EN SERBIE Manifeste du prince-héritier de Serbie Nisch. 31 juillet. Dans un communiqué publié hier à l'occasion de la déclaration de guerre, le prince-héritier dit ceci : « Je porte à la connaissance de mes chers et vaillants Serbes le grand malheur qui frappe notre Serbie. L'Autriche-Hongrie nous a déclaré la guerre. Il faut que nous soyons maintenant tous unis, que nous npntrions que chaque fois que Vienne y eut intérêt, elle donna aux Serbes des promesses solennelles de les traiter avec équité, mais qu'elle n'a pas rempli ses promesses. En vain, sur les frontières de la Serbie et de la Croatie tant de héros serbes ont versé pour la gloire de l'Europe et les inté-devienne. Inutiles ont été les sa- orifices faits par la Serbie pendant le règne de mon grand-père pour sauver le trône des Césars de la rage des nations qui s'était élevée contre lui. En vain la Serbie a cherché à vivre en paix avec la monarchie voisine. Cela a été peine perdue. Les Serbes ont été soupçonnés comme Etat et comme peuple, et ils ont, par conséquent été abaissés devant les autres nations. Il y a 36 ans, l'Autriche a occupé les territoires serbes de Bosnie et d'Herzégovine. Il y , a 6 ans, elle les a pris sans avoir aucun droit de leur retirer la liberté constitutionnelle. Tout cela a fait naître un profond mécontentement dans le peuple, tout particulièrement au milieu d'une jeunesse fougueuse, et a amené finalement la résistance et le crime de Serajevo. La Serbie a regretté sincèrement cet attentat malencontreux, eit l'a condamné. Elle s'est déclarée prête à traduire en justice tout complice, mais bientôt la Serbie a vu avec étonnement que les Autrichiens rejetaient la responsabilité du crime non sur une mauvaise administration. mais sur tout le royaume. Malgré que ce crime a été commis par an seul homme, sujet autrichien, les autorités autrichiennes en ont accusé les officiers, le gouvernement et tout le royaume. Une pareille accusation, portée contre un Etait indépendant, auquel on impute l'assassinat commis par un sujet étranger est sans précédent dans l'histoire de l'Europe. L'Autriche nous a déclaré la guerre sans prendre en considération les conséquences immenses d'une conflagration, qu'elle paraît provoquer avec le cœur gros et confiante des difficultés, et cela au moment où la Serbie, après deux guerres, allait récolter les fruits de ses efforts. » Je suis obligé de convoquer nos braves eit bons Serbes sous le drapeau tricolore serbe. Je suis persuadé que dans ce cas ils se montreront, comme toujours, dignes de leurs ancêtres glorieux, ayant pleine confiance en Dieu et dans le triomphe final de notre œuvre si juste, s'appuyant sur les sympathies de tout le monde civilisé eit comptant sut l'aide de nos amis. Nous acceptons avec nos vaillants frères du Monténégro la lutte qu'on nous impose avec tant de rage. » Dans notre glorieuse hisitoire ancienne et moderne de nombreux faits prouvent que quand les Serbes ont été unis ils ont vaincu les ennemis les plus puissants. Montrons encore une fois que nous savons nous sacrifier pour la patrie. Serbes, défendez de toutes vos forces vos foyers et la nation serbe. » EN FRANCE Nouveau conseil des ministres Paris. lor août. Les ministres se sont réunis pour la troisième fois, vendredi soir, à 8 heures et demie, à l'Elysée, sous la présidence de M. Poincaré. Les délibérations se sont prolongées jusqu'à minuit. Le président de la République a signé trois décrets : 1° Décret relatif à la prorogation des protêts et des échéances jusqu'au 31 août ; 2° Décfet relatif à la prohibition de la sortie des farineux et divers produits du sol eit de l'industrie ; 3° Décret relatif à la levée des droits de l'importation des blés et des farines. Le conseil s'est, en outre, occupé de la situation extérieure. Défense d'exporter les blés Le ministre des financées communique la note suivante : La hausse qui se manifeste sur les blés dans toutes les places du monde, les probabilités d'une récolte en France au-dessous de la moyenne, la perspective de voir le blé caché comme l'or à la veille de graves événements ont amené le gouvernement à prohiber la sortie des blés et des farineux de toutes sortes.Cette mesure, qui a d'ailleurs été prise en Belgique et en Allemagne, est complétée par la prohibition à la sortie des produits susceptibles d'être considérés comme contrebande de guerre. Une invention de Turpin Paris, 1er août. Le Journal annonce que M. Turpin, l'inventeur de la mélinite, vient de mettre à la disposition du ministère de la guerre cinq engins nouveaux très redoutables. Avec eux, on pourrait instantanément, au Greusot, transformer de telle façon les obus existants qu'un seul suffirait à anéantir, par exemple, tout l'équipage d'un dreadnought ou toute la garnison d'un fort. En rase campagne, la situation des troupes qui les auraient en face d'elles deviendrait intenable ; les victimes seraient si nombreuses que la démoralisation ne tarderait pas à produire une panique folle.. Ces engins sont à la disposition du pays. M. Turpin se présentera incessament au ministère de la guerre pour les offrir, en ses heures de tragique attente, sur l'autel de la patrie. Attentat contre un tunnel Lagny, 31 juillet. Une tentative a été faite, vendredi après-midi, en vue de faire sauter le tunnel Chaly-fert (à une trentaine de kilomètres à l'est de Paris). Trois individus en automobile, qui transportaient dans la voiture des caisses qu'on suppose être chargées d'explosifs, se sont avancés sur la sentinelle qui garde le tunnel. Celle-ci leur ayant demandé des explications, ils continuèrent d'avancer. Ils ont pris la fuite. Dans les couloirs de la Chambre Paris. lor août. Couloirs de la Chambre, à 11 h. 25 matin : Les députés sont venus, ce matin, en petit nombre à la Chambre. Quelques-uns d'entre eux s'apprêtent éventuellement à regagner leurs régiments, où ils doivent être soit officiers, soit simples soldats. On fait remarquer cependant que les députés ont un délai de huit jours pour regagner leurs régiments, et on peut s'attendre bien que ce ne soit pas certain, que ce ne soit même pas une nécessité constitutionnelle, à ce que la Chambre soit convoquée, mais cependant des mesures telles que le moratorium peuvent être prises par simple décret en cas de mobilisation générale. La commission d'enquête sur les opérations électorales de Saint-Affrique a décidé, dans sa séance de ce matin, de remettre à une époque indéterminée les onérations sur place AU PORTUGAL On va mobiliser 10,000 hommes Au cours du conseil des ministres, la situation actuelle de l'Europe a été examinée. On a confié au ministre des affaires étrangères la mission d'exposer aux chefs des partis politiques la gravité de la situation. Le journal Noite dit qu'en vertu du traité d'alliance avec l'Angleterre 10,000 Portugais seraient mobilisés au cas où celle-ci ferait la euerra EN BELGIQUE LA MOBILISATION GÉNÉRALE ' La 3eSgiqy@ est neutre Un avis officiel, publié au " MONITEUR " de ce matin est ainsi conçu : L'Autriche-Hongrie et la Serbie se trouvant en état de guerre, le gouvernement rappelle aux nationaux que la Belgique est perpétuellement neutre et que tout acte con* traire aux devoirs de la neutralité doit êt~e évité avec soin. Le Code pénal contient la disposition .v.J vante qu'il peut être utile de signaler à l'attention publique : « Art. 123. Quiconque, par des actions.fc.-stiles non approuvées par le gouvernement, aura exposé l'Etat à des hostilités de la part d'une puissance étrangère, sera puni de la détention de cinq ans à dix ans, et si des hostilités s'en sont suivies, de la détention de dix à quinze ans. » La France respectera 8a neutralité belge M. Klobukowskî, ministre de France à Bruxelles, a eu un entretien avec M. Davi-gnon, ministre des affaires étrangères, auquel il a dit qu'il était autorisé à déclarer que conformément d'ailleurs à ses déclarations antérieures, le gouvernement de la République française respecterait la neutralité de la Belgique en cas de conflit international. Seulement dans l'hypothèse où la neutralité de la Belgique ne serait pas respectée par une autre puissance, le gouvernement français examinerait quelles mesures il conviendrait de prendre dans l'intérêt de sa propre défense. flTiTTTYÏTTVfTTYV»!»ÏTTÏTTYTVTVIITi»VVfVÏ f'TVrfTv▼YVYVvTVYTVTTY7Y» VVYTTYYtVTTYY 7l L'ordre de IViobilësation Voici le texte de l'ordre de mobilisation générale de l'armée belge, remise par les commandants de district de gendarmerie : La Mobilisation de l'armée La mobilisation de l'armée est décrétée. Premier jour de la mobilisation ; Samedi 1er août 1914. Les militaires en petite permission, en congé limité et en congé illimité, y compris les miliciens dispensés du service en temps de paix inscrits dans les registres de mobilisation, sont rappelés sous les armes. Sans attendre la réception de leur ordre de rappel, ils se rendront immédiatement, par la voie la plus rapide et la plus directe, dans les dépôts, corps ou forts où sont conservés leurs armes et leurs effets. Seront arrêtés par la gendarmerie, ceux qui n'auraient pas rejoint demain au plus tard avant douze heures. Aucun prétexte d'ignorance ne sera admis. Les hommes rappelés sont prévenus qu'ils ( ne recevront pas de nourriture avant leur arrivée au dépôt ou au ^ tia'Lif eto#- vent se munir de quelques vivres. Les chevaux de se'le et les chevaux de trait, ainsi que Ses voitures à réquisitionner pour le service de l'armée, doivent être fournis aux commissions de remonte au jour, à l'heure et à l'endroit désignés aux affiches placardées dans chaque commune. Les agents du gouvernement, des provinces et des communes sont tenus de prêter leur concours aux commandants de district, aux commandants de canton, ainsi qu'aux bourgmestres, pour la prompte exécution des mesures concernant la mobilisation de l'armée. Seront unis conformément aux lois, les fonctionnaires ou agents qui apporteraient des entraves ou des retards à i'éxécution r>e ces mesures. Le 1er août 1914. Le commandant du district de gendarmerie Mobilisatie van het Leger De mobilisatie van het leger is bevolen. Eerste dag der mobilisatie : Zaterdag •pten AugustUS 1914. De militairen met klein verlot, met bepaald verlof en met onbepaald verlof, inbegrepen de miliciens van diensi ontslagen in vredes-tijd, in de mobilisatie registers ingeschre-ven, zijn weder onder de wapens geroepen. Zonder hun wederoproepingsbevel af te wachten, moeten zij zich onmiddellijk, langs den snelsten en den korsten weg begeven naar de dépôts, korpsen of forten waar hun-ne wapenen en hunne kleedingstukken bewaard zijn. Zullen worden aangehouden door de gendarmerie, degene die uiterlijk morgen, vôôr twaalf uren, niet zouden binnengekomen zijn. Geen enkel voorwendsel van onwetend-heid zal aangenomen worden. De wederopgeroepen manschappen zijn veriftïttigti dai zij geen voedsel zullen ont-vangen vôôr hunne aankomst in het dépôt of bij het korps en dat zij zich moeten voor-zien van eenige leevnsmiddelen. De zadel- en de trekpaarden, alsmede de voortuigen, op te vorderen voor den dienst van het leger, moeten aan de remonte-com-missies geleverd worden op den dag, het uur en de plaats op de plakbrieven in elke gemeente aangewezen. De bedienden der Regering, der provin-ciën en der gemeenten zijn gehouden behulp-zaam te wezen aan de district- en de kan-tonscommandanten alsmede aan de burge-meesters, voor de snelle en goede uitvoering der maatregelen betreffende de mobilisatie van het leger. Zullen gestraft worden volgens de wetten, de ambtenaars of bedienden die de uitvoering dezer maatregelen mochten belemme-ren of verti'agen. Den 1aten Augustus 1914. De Commandant van het gendarmerie district. S Une Proclamation du bourgmestre de Bruxelles M> Max; bourgmestre de Bruxelles, a tait afficher sur les murs de la ville l'avis suivant : Mobilisation de l'armée - Rappel de militaires en congé. Le bourgmestre a l'honneur de porter à la connaissance de ses concitoyens gue la mobilisation de l'armée esC décrétée. Premier 1our de la mobilisation : samedi 1" août 1914. Les militaires en congé limité et en congé illimité sont rappelés sous les armes. Ils se rendront IMMÉDIATEMENT PAR LA VOIE LA PLUS RAPIDE ET LA PLUS DIRECTE, dans les dépôts, corps ou torts où sont conservés leurs armes et leurs effets. SERONT ARRETES PAR LA GENDARMERIE OU PAR LES AGENTS DE LA FORCE PUBLIQUE ceux gui n'auraient pas rejoint demain au plus tard, à douze heures. AUCUN PMETEXTE D'IGNORANCE NE SERA ADMIS. Les hommes rappelés sont prévenus de ce qu'ils ne recevront pas de nourriture avant leur arrivée à destination et qu'ils doivent se munir de quelques vivres. Dès a présent, tout militaire en uniforme est admis, sans formalité, au transport gratuit sur tous les chemins de fer, y compris les chemins de fer vicinaux. Le militaire revêtu d'habits civils jouit du même droit sur la présentation du livret de mobilisation, de son congé, de son ordre de rappel ou d'une pièce quelconque constatant son identité. Le gouvernement compte sur le patriotisme et la bonne volonté de tous les militaires rappelés pour que l'ordre ne soit pas troublé dans les gares et dans les villes qu'ils traverseront.Les perturbateurs seront immédiatement arrêtés. Les agents du gouvernement, des provinces et des communes sont tenus de prêter leur concours aux commandants de district, aux commandants de canton, ainsi qu'aux bourgmestres pour la prompte et bonne exécution des mesures concernant la mobilisation de l'armée. Seront punis conformément aux lois, les fonctionnaires ou agents qui apporteraient des entraves ou des retards A l'exécution de ces mesures. Le 31 juillet 1914 TV nmiTir.AfvSTTiV. Pas de manifestation M. Berryer, ministre de l'intérieur, vient d'adresser par télégramme, aux gouverneurs de province, la circulaire suivante : Au milieu des événements qui se préparent, la Belgique est décidée à défendre sa neutralité. Celle-ci doit être respectée, mais la nation a pour devoir de prendre à, cet effet toutes les mesures que peut comporter la situation. Il importe donc que la population unisse ses efforts à ceux du gouvernement, en évitant toute manifestation qui serait de nature à attirer au pays des difficultés avec l'un ou Vautre de ses voisins. A cet effet, il convient que MM. les bourgmestres prennent immédiatement des arrêtés interdisant tout rassemblement qui pourraient avoir pour objet de manifester des sympathies ou des antipathies à l'égard de l'un ou l'autre pays. Il importe également que par application de l'article 97 de la. loi communale, le collège des bourgmestre et échevins interdise tous spectacles cinématographiques ou autres qui auraient pour objet de représenter des scènes militaires de nature à exciter les passions et à provoguer des émotions populaires dangereuses pour l'ordre public. Vous voudrez bien, Monsieur le gouverneur, prendre immédiatement les mesures pour que ces instructions soient appliquées sans retard. Le ministre, S.). Paul BERRYEP.' ' >4 ' » EN ALLEMAGNE Un discours de l'Empereur Les démonstrations patriotiques ont continué hier durant toute l'après-midi aux alentours du Palais impérial. A 6 h.1/2 l'Empereur, l'Impératrice et le prince Adaîbert se sont montrés au balcon. Ils ont été l'objet d'une grande ovation. Au milieu des acclamations, l'Empereur a prononcé les paroles suivantes d'une voix forte : « Une heure sombre a sonné pour l'Allemagne aujourd'hui. Nous sommes entourés d'envieux qui nous obligent à défendre une cause juste. L'épée est mise de force entre nos mains. J'espère que si, en dernière heure, nos efforts pour amener nos adversaires à voir les choses dans leur propre lumière et à maintenir la paix ne réussissent pas, nous seront obligés, avec l'aide de Dieu, de tirer l'épée et de la manier d'une telle façon que nous puissions la remettre dans le fourreau avec honneur. Une guerre exigera des sacrifices énormes du peuple allemand en biens et en hommes,mais nous désirons montrer à nos adversaires ce que cela signifie que d'attaquer l'Allemagne. Je vous recommande maintenant mes amis d'aller à l'église, de vous y agenouiller, et de demander à Dieu son aide pour notre brave armée. » La famille impériale à Berlin Berlin, 31 Juillet. L'Empereur et l'Impératrice sont arrivés -à Berlin vendredi, à 2 h. 45 de l'après-midi. Ils sont logés au palais royal. Lorsque l'Empereur traversa l'avenue des Tilleuls, en automobile découverte, suivi du kronprinz, du prince Henri et d'autres princes, ils furent l'objet de bruyantes ovations. L'Empereur portait l'uniforme des gardes du y£>rps. A 3 heures de l'après-midi, le chancelier de l'Empire s'est rendu au château, salué par la population. « L'Imperator » ne part pas La Compagnie à laquelle appartient le transatlantique Imperator, lequel devait partir pour l'Amérique, a retenu son navire. Ils entreront en campagne avec le sentiment qu'ils ne veulent pas la guerre... Berlin, 1er août. Un grand cortège est parti de l'avenue Unter den Linden en entonnant des chants patriotiques et s'est dirigé vers la Wilhelmstrasse. II s'est arrêté devant le palais du chancelier. Le chancelier est apparu à la fenêtre centrale de la salle du Congrès et a été accueilli par des cris enthousiastes. Quand le silence se fué établi, le chancelier a prononcé d'une voix forte les paroles suivantes : « Vous êtes venus à une heure grave pour exprimer vos sentiments patriotiques devant la maison de Bismarck qui, avec l'empereur Guillaume-le-Grand et le feld-maréchal de Moltke forgea l'empire allemand. Nous voudrions encore continuer à vivre en paix dans cet empire que nous avons établi dans le travail de la paix, il y a quarante-quatre ans. Tous les efforts de l'Empereur ont tendu au maintien de la paix. Jusqu'à la dernière minute ses bons offices ont été dirigés dans ce sens, et il s'y emploie encore. Si tous ses efforts devaient être inutiles, si nous devions mettre l'épée à la main, nous entrerons en campagne avec le sentiment convaincu que nous ne voulions pas la guerre. Nous aurons alors à combattre jusqu'à la dernière goutte de notre sang pour notre existence et notre bonheur national. Dans ces heures graves, je me rappelle ces paroles que prononça autrefois le prince Frédéric-Charles de Brandebourg : « Que vos cœurs battent pour Dieu et vos poings contre l'ennemi 1 « Le chancelier termina en poussant un « hoch » enthousiaste à l'Empereur, tandis que retentissait la Wacht am Rheirn. Le cortège a continué par la Wilhelmstrasse. Plus de cotation à la Bourse de Berlin Le comité de la Bourse de Berlin a ordonné la suppression de la cote à la Bourse financière. Celle-ci reste ouverte, mais il n'y a pas de transactions. Le comité de la Bourse des produits a décidé qu'il n'y aura qu'une cote pour les marchandises disponibles. Les affaires à terme sont suspendues. Le Syndicat de la Bourse du commerce a décidé que les cours du marché disponible seront seuls cotés samedi, et que la cotation des affaires à terme sera supprimée. La même décision a été prise par le comité de la Bourse du matin. EN HOLLANDE Les troupes en Zélande La Haye, 31 juillet. Le gouvernement hollandais concentre de nombreuses troupes en Zélande, entre Flessin-gue et l'Ecluse. Des nouvelles qui nous sont parvenues vendredi après-midi, il résulte que cette dernière ville regorge de soldats. La gendarmerie et les postes de douane de Moerbeke, de Houcke et de Westcapelle surveillent la frontière de ce côté. Saisie d'un vapeur transportant des militaires autrichiens Amsterdam, 1er août. Le vapeur du gouvernement autrichien Arod, venant de Fiume, et ayant passé à Alger et ià Dieppe, est arrivé vendredi, à 2 heures et demie de l'après-midi, à Ymuiden. Il a été arrêté sur l'ordre du commandant de la forteresse, parce qu'il transportait des militaires et trente et un élèves de l'école de navigation recevant l'instruction d'officier de marine. Ils devaient être incorporés dans la marine autrichienne. Le commandant de la forteresse a fait une enquête. Il a soumis l'Arod à la surveillance militaire. Le commandant a demandé des instructions'au gouvernement. Le taux de l'escompte Amsterdam. 1er août. La Banque Néerlandaise a élevé le taux de son escompte de 4 1/2 p. c. à 6 p. c. Un syndicat de banquiers à Amsterdam Amsterdam, 1" août. Après la dissolution du syndicat des banquiers au capital de 25 millions, un nouveau syndicat a été formé garantissant un montant de 200 millions qui sera mis à la disposition du marché par la Banque Néerlandaise. EN SUISSE On mobilise Le Consei1 fédéral a décidé la mobilisation de l'armée suisse. Les mesures de sauvegarde Berne, 1er août. Le Conseil fédéral a convoqué les Chambres fédérales pour le lundi 3 août, en session extraordinaire pour prendre connaissance des mesures prises pour la sauvegarde de l'indépendance, de la neutralité du pays, pour la nomination d'un général comme cammandant en chef de l'armée et l'émission de coupures de cinq francs. La mobilisation générale immédiate de l'armée fédérale a AW décidée ce matin. EN ITALIE D'après le " Messapro „ l'Allemagne aurait ia orme l'Italie qu'elle avait envoyé i nltlma-tflm à la Russie el à la France. - Elle aurait demandé à l'Italie de prendre position L'Italie demenreralt neutre. Une note officieuse dément ces nouvelles Home. 1er août* Le Messaggero publie cette information : L'ambassadeur d'Allemagne, M. de Flotow, s'est rendu hier soir, à 8 heures un quart, chea M. di San Giuliano, et lui a annoncé que l'Ai» lemagne avait envoyé en même temps un ultimatum à la Russie et un autre ultimatum à la: France. A la Russie elle demandait de suspendre dans les six heures l'ordre de mobilisation. A la France, elle demandait de faire connaître dans les dix-huit heures au gouvernement impérial si, en cas de guerre avec la Russie, la France resterait neutre. L'ambassadeur d'Allemagne demanda 4 être renseigné sur l'attitude de l'Italie en cas de guerre de l'Allemagne et de l'Autriche contre la Russie et la France. Le Messaggero ajoute : Le ministre des affaires étrangères, marqui* di San Giuliano, réserva sa réponse jusqu'à ce qu'il eût consulté le président du conseil, M, Salandra. Une entrevue eut lieu aussitôt entre MM. dl San Giuliano el Salandra, qui dura jusqu'à minuit.Le Messaggero affirme que ie ministre deC affaires étrangères et le président du conseil se trouveraient parfaitement d'accord au sujet de la ligne de conduite à tenir dans la crisé actuelle. Selon le Messaggero, comme il ne s'agirait pas, dans l'occurrence d'une guerre défensive. l'Italie se bornerait à constater et à faire constat ter que les engagements du traité d'alliance ne l'obligent pas à prendre les armes dans les con» ditions actuelles et qu'elle resterait neutre. Le Messaggero ajoute qu'il ne pense pas que la neutralité puisse durer jusqu'à la fin de la guerre. L'Italie restera en dehors tant qu'elle aura la certitude que ses intérêts ne seront pa? atteints. Le journal conclut, qu'un rapport a été envoyé au Roi au sujet de la situation. Quand le Roi l'aura approuvé, le gouvernement communiquera officiellement sa déclaration. Rome, 1" août. Une note officieuse déclare inexacte la nouvelle publiée par certains journaux suivant la* quelle l'Allemagno aurait adressé à la Russie et à la France un ultimatum avec terme fixé. Meeting pour la paix A Turin et à Milan ont eu lieu de grands meetings pour la paix. Tous les orateurs ont blâmé l'Autriche. La neutralité de l'Italie Milan, 1er ^oût. Le Secolo publie une note suivant laquelle au ministère des affaires étrangères on déclarerait officiellement qu'en cas de conflit l'Italie observerait la neutralité absolue. EN ANGLETERRE L'Ultimatum Une dépêche de Londres confirme que l'Aile-' (. magne a adressé à la Russie et à la France deux ultimatums demandant à la première de suspendre son ordre de mobilisation dans les , douze heures, et priant la seconde d'informer -la gouvernement impérial dans les dix heures \ sd en cas de guerre avec la Russie la Francs ' resterait neutre. SI la France est attaquée, l'Angleterre mettra en œuvre les accords militaires Londres, 31 juillet. ' Les événements justifient les craintes que l'on . professait ici depuis dimanche. L'état de guer- ' re existe virtuellement. Le cabinet s'est réuni'1 ce matin à onze heures et a délibéré jusqu'à ' midi ! M.Asquith a été reçu en audience royale; ' la seule déclaration officielle de la journée est ' de M. Asquith. La voici : " J'ai une déclaration à faire à la Chambre., Nous venons d'apprendre, non pas de Saint- î I Pétersbourg, mais de l'Allemagne, que la Russie a décrété une mobilisation générale de son » armée et de sa flotte, et qu'en conséquence de j ce fait, l'état de siège a été proclamé en Aile- ] magne. A ce que nous entendons, cela signifie \ qu'il y aura une mobilisation en Allemagne, j La mobilisation russe est générale, et si elle sa ï poursuit dans les circonstances présentes, je ; préfère ne répondre à aucune autre question i avant lundi. i » C'est l'attitude expectante. Elle corres- ] pond à la résolution suivante : c'est quand la: France est attaquée que nous devons agir et mettre' en œuvre les accords militaires existants.« En attendant, jusqu'à la dernière minute, nous devons multiplier nos efforts médiateurs, d'où la démarche accomplie aujourd'hui à Saint-Pétersbourg et à Vienne, avec l'appui du cabinet de Paris. » Tout cela est nécessaire pour rallier notre opinion à des résolutions suprêmes. » La trêve des suffragettes Les suffragettes, désireuses de montrer aussi leur patriotisme, comme les partis politiques anglais, ont décidé que pendant tout le temps que durera la crise elles s'abstiendront de tout acte de violence quelconque. Cette décision a été communiquée à toutes les militantes par les soins du parti général de l'Union sociale et politique des femmes. EN RUSSIE On fait appel au calme. Saint-Pétersbourg, 1er août. On publie le communiqué officiel suivant i Les manifestations continuelles qui ont eu lieu, même la nuit, et auxquelles participe une foule de plus en plus nombreuse, incite le gouvernement, qui partafe d'ailleurs complètement cet élan patriotique, à faire un nouvel appel à la population l'invitant à garder sa confiance et son calme et à éviter les émanations d'un sentiment exalté qui ne peuvent que compliquer 1-n situation actuelle. EN ROUMANIE On rappelle les officiers Le ministre de la guerre de Roumanie vient de rappeler d'urgence à leurs corps respectifs tous les officiers de l'orale activa roumain*, •* as- ANNEE . DIMANCHE 2 AOUT 1914. EDITION ; r,,....N° 214-

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