Lloyd anversois: journal maritime emanant des courtiers de navires

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s.n. 1918, 20 November. Lloyd anversois: journal maritime emanant des courtiers de navires. Konsultiert 08 Februar 2023, https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/de/pid/n58cf9k68p/
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ANVERS, Mercredi 20 Novembre 1918 Le numéro 10 centimes Soixantième Année - No 18,161 IHRECTION & REDACTION : RUE VLEMINCKX, 14 ANVERS , ::D V : ABONNEMENTS : S'adresser au bureau du journal, Rue Vleminckx, 14, à Anvers. — — LLOYD ANVERSOIS Annonces • 50 centimes la petits lifne 75 ce>atiia« la ligae fi 1,58 la ligne sur double cabane Emmîods et Ànooiccs finsncièrss : 1 fraie la ligne Adresses Industrielles et Commerciales : Prix à convenir Les annonces sont mesurées au lignomètre.— Le» titres se paient d'après l'etpace qu'Us occupent A la Population de la Province d'Anvers L'heure de la délivrance a sonné ! Quatre années d'une guerre acharnée, quatre longues années d'occupation ont lourdement pesé sur la Belgique indépendante, la dépouillant d'un de ses privilèges les plus chers : La Liberté. Cette épreuve nationale aura du moins établi à la face du monde que Us Belges n'ont rien perdu de leur antique vaillance et que l'endurance dont il* .ont fait preuve les a maintenus à la hauteur des traditions de leur race. Le Pays, donnant libre cours à son enthousiasmes fêté l'heureux retour de ses Souverains bien-aimés. Il tient à témoigner, dans l'union de tous ses bons citoyens, son indéfectible fidélité à son Roi, personnification vivante de l'Honneur et sa respectueuse admiration pour sa Heine, image vénérée dç la Charité. I] aspire au moment béni d'acclamer avec fierté sâ valeureuse armée — les Héros de Liège, d'Anvers, de l'Yser — tout en s'inclinant, le cœur serré, an souvenir des glorieux disparus, tombés pour la Patrie. 11 attend' enfin avec impatience l'occasion d'exprimer tout haut sa reconnaissance aux Nations généreuses accourues à son secours et n'oubliera jamais - lé refus des armées alliées de déposérles armes avant d'avoir dicté les conditions que la Belgique fût «établie dans la légitimité de ses droits imprescriptibles et sacrés. En reprenant aujourd'hui, muni des pouvoirs que me confère la loi du A août 1914, l'exercice forcément interrompu de mes fonctions, j'adresse un pressant, appel aux Autorités, aux Fonctionnaires de tout rang, à la Population entière de la Province d'Anvers, les invitant à me seconder dans la tâche qui m'incombe, en premier lieu de veiller au maintien de l'ordre et à la sûreté des personnes. Messieurs les Bourgmestres ont été priés à cette fin d'organiser, dans leurs communes respectives, un corps de volontaires, destiné à constituer une police . v'éginale. .Des mesures sont prises pour que, toute infraction soit sévèrement réprimée. Je puis donner les garanties les plus formelles au sujet du ravitaillement dont le service reste assuré avec la participation du Comité National de Secours et d'Alimentation. Celui-ci, à travers les périodes, critiques que nous avons traversées, n'a jamais cessé de pourvoir aux besoins de la population, poursuivait sans' défaillance sa mission humanitaire et patriotique. L'opinion publique ne doit pas se préoccuper de la question de l'échange du papier-monnaie. Le remboursementdes marks sera fait sans préjudice pour )«s détenteurs, de façon à éviter la spéculation. J'engage donc tous nos concitoyens à persévérer dans le calme et la pa tience qui ont caractérisé jusqu'ici l'attitude du Peuple Belge, témoignant de son inaltérable-bons sens, de sa confiance absolue dans l'avenir et du sentiment stevé de sa dignité nationale. Que chacun s'inspirant de la gravité de l'heure présente, fasse loyalement son devoir et apporte son concours le plus dévoué au relèvement de la Patrie. Daigne Qieu protéger la Belgique ! VIVE LE ROI ! Le Gouverneur de la Province d'Anvers Baron G. Van de Werve et de Schii.de. "v Anvers le 15 novembre 1018. Ville d'Anvers - A la Population Pendant quatre années de contrainte et de privations la population s'est mon trée d'un calme et d'une dignité au dessus de tout éloge. Le Bourgmestre lui ex .'■■■ prim*sa vive"reconnaissance et lui recommande de persévérer dans cette attitude.La retraite du pouvoir occupant marque une journée historique, qui ne peut donner lieu à des excès. Ceux-ci pourraient avoir des conséquences déplorables et nuiraient ati bon renom de la population. Tôùt attentat à la sécurité des personnes et des biens, aussi des étrangers, expose les coupables à des poursuites judiciaires. Des troubles, avec dégâts aux propriétés, sont d'autant plus.à éviter que les • 'frais' tomberaient à charge de la caisse communale et seraient donc à supporter par la population. Quiconque détruit des objets délaissés par l'armée allemande, porte préju dice à l'Etat Beige, auquel ceux-ci appartiennent comme butin dé guerre. Le Bourgmestre fait un pressant appel à ses concitoyens pour qu'ils assistent la police dans sa tâche de protéger l'ordre public'. Il exhorte la population dans la manifestation de sa joie pour la liberté reconquise à se souvenir des héros qui ont sacrifié leur vie pour la Patrie, de son grand et héroïque Roi et de ses vai 1 limtefi troupes. ViVe la Belgique ! VIVE LE ROI ! Anvers, U novembre 1918. Le Bourgmestre, Jean De Vos. A nos Abonnés ,e eauehemar qui a peftf pendant plus (le quatre î sur \s* Belgique s'est dissipé.La liberté renaît.Les >rts héroïques de notre armée commandée par re Hoi bien-aimé à qui, suivant un illustre té ignagé, on a décerné le titre glorieux d'Albert le tnd, ont triomphé aux côtés de nos vail-ts alliés, de tous les obstacles et elles font ourd'hui aux acclamations délirants du peu , leur entrée triomphale sur notre sol libéré, i élans patriotiques dont s'est fait, l'organe l'hono -le gouverneur de la province, dans le manifeste-nous: publions plu* haut, expriment mieux que is ne pourrions le faire, les hommages émus de s les .cœurs au. Souverain et à l'admirable armée jes. Le commerce et l'industrie nationale vont rendre leur essor et notre beau fleuve, cette source icipaile de prospérité économique, va bientôt re quérir toute son importance. s droit et la justice étaient de notre côté dans la e formidable qui paralysa si longtemps les forces ïs de- la >nation, Confiante, sans aucune défail >e, en l'issue du conflit, l'administration du Li.oyd ersois avait voulu rester sur la brèche jusqu'à ure de triomphe : elle a continué la publication journal pendant l'occupation, à la satisfaction de îornbreuse clientèle, à qui nous avons fourni tous renseignements utiles dans les circonstances dif-les où se trouvait la population. ins les premiers jourà de l'année courante, nous ns été victime d'une mesure arbitraire que rien justifiait et nous avons été brutalement suppri-du jour au lendemain pour ne pas avoir voulu s soumettre aux ordres de nos maîtres. Il a i se soumettre. Aujourd'hui que la Belgique reprend en Europe >lace que sa position géographique et son rôle pellent à y occuper, nous reprenons notre tftche, i Lloyd ànversois reparaîtra régulièrement. iendant la période transitoire où nous venons trer, et durant, laquelle se feront les préparatifs issàires pour la mise en activité des nombreux Lges de l'activité générale, il va de soi que le ières du journal resteront forcément restreintes, •us continuerons donc à paraître sur deux pages, me nous l'avons fait pendant une partie de l'oc-ttion, jusqu'à ce que l'importance croissante du c maritime réclame plus d'extension, us publierons aussi comme nous l'avons fait lis leur installation les communications du Co-Naîional, des Comités de Ravitaillement, ainsi les avis et proclamations du gouvernement et de la ville, le mouvement de la population, et noi y ajouterons, s'il y a lieu, tous autres renseigna ments d'utilité générale Nos Souverains à Anvers Le Roi Albert, accompagné de la Reine, du princ héritier et du Comte de Flandre, ont fait hier leu rentrée triomphale dans la ville d'Anvers. Celle-c avait reçu une décoration appropriée, de fort bo goût. Partout éclataient les couleurs nationale: alternant avec les drapeaux des nations alliées. il est superflu de chercher à donner une idée d l'enthousiasme qui .accueillit partout Leurs Majestés On peut dire sans exagération que tout Anvers c les habitants des communes environnantes étaiei: là pour souhaiter la bienvenue à nos hôtes éminent* Le Roi Albert, la tête ceinte aujourd'hui des lai riers de la victoire, a l'air martial et énergique sou l'uniforme de généralissime ; les traces des fatigue endurées pendant ces quatre années de guerre n se remarquent point, ou du moins ne se remarquer) plus siu* ses traits mâles. La Reine, de son côtd paraît rayonnante de santé, bien que, sœur de cha rité infatigable, elle ait eu largement sa part de épreuves que viennent de traverser le couple roya et la valeureuse armée belge. Le prince Léopold, sol dat au 12e régiment de ligne, — qui s'est couvert d gloire dans plusieurs occasions —. est la vivant image de son père. Un arc de triomphe avait été dressé au pont d< Burght. C'est par là que nos souverains sont arrivés et qu'ils ont été reçus par les autorités, pour se ren dre par les quais et ensuite par l'a venue" du Sud la plaine de Mal in es, la Longue rue de l'Hôpital, 1; rue des Tanneurs, etc., jusqu'à l'Hôtel de Ville, ma gniflquement orné, où attendaient MM. le gouver neur de la province et lés gouverneurs honoraires le baron Cogels et le comte de Baillet, les sénateur: Ryckmans, Van der Molen, Van Peborgh, les dépu tés de Meester, Van Cauwelaert, Duysters, les mem bres de la députation permanente, le procureur di Roi, le président du tribunal, le directeur de Ir Banque Nationale, M. Carlier, le ff. président de 1; Chambre de Commerce, plusieurs consuls, de-membres du Comité National de secours et d'alimen tation, des correspondants de guerre de journau> étrangers. A l'arrivée de LL. MM., M. le Bourgmestre, en touré de MM. le échevins Strauss, Louis Franck e Weyler, des anciens échevins Desguin et Gits, de> membres du Conseil communal, a conduit les hôte> royaux à la salle Leys, après que des fleurs eusseni été offertes à la Beine par Mme Osterrieth, Mlle.' Bunge et Soeten. En présence des invités de la Ville, mentionné> plus haut, des hauts officiers belges, français, anglais et américains qui avaient figuré dans le cor tège royal, M. De Vos adresse une vibrante allocu tion à LL. MM., dans laquelle en termes heureux il exalte l'héroïsme de notre armée et de son chef, l'inlassable dévouement de la Reine, qui ont fait l'admiration du monde. La défense de Liège, les combats autour d Anvers, la retraite stratégique l'armée tout entière, échappant à la serre de l'en, mi, les formidables faits d armes de l'Yser, et fii lement les triomphants assauts en Flandre, vo des exploits .glorieux qui, autant que nos luttes < temps passés, vivront ;'i jamais dans le souvenir < hommes. Après avoir rendu hommage aux armées allié l'orateur ajoute : Le magistrat d'Anvers atteste solennellement c la. reconnaissance la plus profonde pour nos bi aimés souverains et pour l'admirable armée be restera gravée dans le cœur de la population anv soise, qui n'oubliera jamais les héros tombé* champ d'honneur pour la défense de nos libert Votre peuple, Sire, a traversé de terribles épr ves ; longtemps pèseront sur nous encore les sui de nos malheurs ; bien du temps se passera av; que nous ayons recouvré notre situation prospère jadis. En,ce moment,nos cœurs, remplis de joie et fierté^nationale, n'ont qu'un vœu : celui de travail au relèvement du pays soiis l'égide d'une paix rnble et féconde, et de nous montrer dignes de ne famille nationale et de notre glorieuse armée. Vive le Roi I Vive la Reine ! Vive la famille .royale I Vive la Belgique ! v Le Boi a répondu, en se servant de la langue mande dans laquelle s'était exprimé le bourgmest « Je félicite les Anversois de la fidélité dont ils * fait preuve pour la cause sainte de notre indép » dance. » Puissent-ils. bientôt retrouver la prospérité d » ils jouissaient et voir dé nouveau des milliers » navires fréquenter leur port ! » De longues acclamations saluèrent ces belles rôles. Puis les fenêtres s'ouvrirent, le Boi Albert, noble compagne et ses aimables enfants s'avancèr sur le balcon et se montrèrent à la foule qui ] milliers remplissaient la Grand'Place et les rues jacentes. Et les délirants applaudissements c vrirent les accents de l'hymne national, tandis qu agitait chapeaux et mouchoirs. Le Boi et la Reine s'entretinrent amicalement a quelques personnages de marque, parmi lesqi nous pouvons citer MM. le gouverneur et ses di devanciers, l'échevin Louis Franck, le consul d' pagne, le sénateur Ryckmans. La signature au Livre d'Or termina cette in bliable solennité. Puis on se rendit aux avenues pour le défilé troupes. Sur tout, le trajet, des fleurs pleuvaient l'automobile royale, des balcons et des fenêtres s'entassaient les habitants, et des applaudisseme incessants allèrent aux Roi, aux chefs des arm étrangères et aux-détachements de troupes qui vraient et qui fermaient la marche. Avenue des Arts, à la hauteur de la rue Baecl mans, une estrade richement drapée avait été éle\ La famille royale et les autorités provinciale et et munale, ainsi que d'autres personnes de distinct y prirent place : pendant plus d'une heure et dt dura le défilé ; l'attitude des troupes, t