1914 illustré: revue hebdomadaire illustrée des actualités universelles

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01 January 1916
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s.n. 1916, 01 January. 1914 illustré: revue hebdomadaire illustrée des actualités universelles. Seen on 26 February 2020, on https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/en/pid/rv0cv4cr5d/
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LES VIEILLES EGLISES Qu'il en est de vieilles églises! — presque autant que de vieilles gens! — dans nos pays; dans ceux du Nord, enveloppées d'une lumière mélancolique ou d'un crépuscule sans fin; dans le Midi, où le soleil est si ardent qu'il semble couvrir de plaques d'or la misère des hommes et des choses; de vieilles, de très vieilles églises lézardées, vidées, abandonnées, tout au 3ommet de montagnes sans verdure, à mi-côte, perdues dans les plaines émergeant de l'océan des blés, à l'ombre des grands arbres, nues ou toutes drapées de lierre. Autour d'elles, les noms s'effacent sur les tombes, les oiseaux nichent dans les tours, les pierres se descellent, le vent entre par les fenêtres brisées ét, devant le portail à jamais refermé, les enfants ne jouent plus. Et cependant, même telles, ou comme dans un dernier effort, encore ouvertes pour les prières, jamais les vieilles églises ne sont tristes ; elles font songer aux aïeules tremblantes, douloureuses et penchées sur la mort, mais qui ont toujours un sourire et gardent quelque chose qui parle, à ceux qui les regardent, du temps où elles étaient belles. Elles sont bonnes, les vieilles églises, elles sont douces et accueillantes. Sous leurs voûtes qui s'effritent, dans le jour de leurs petits carreaux verdâtres, sur les dalles des anciens tombeaux, quelle paix voltige, imprègne tout, envahit le cœur! Les siècles et l'usure ont atténué les arêtes des pierres et les angles des objets, les couleurs se sont fanées, les tableaux se sont assombris, les ors se sont éteints. C'est une harmonie générale : tout s'est calmé, tout s'est fondu; il n'y a plus que des nuances qui chantent discrètement. Aussi les vieilles, les très vieilles églises ne sont jamais laides; elles ont plus que n'importe quoi au monde, la poésie des soirs d'automne, des crépuscules, le charme des existences qui s'en vont, ne reviendront plus jamais. Elles sont le véritable asile des âmes tourmentées, l'endroit le plus doux pour les êtres que la vie fait souffrir, celui où la piété de tous, plus ouatée de silence, plus détachée du monde, peut s'élever avec le plus de concentration. Mais aussi où trouve-t-on ailleurs cette atmosphère si spéciale» qui semble conserver dans l'ombre des piliers, comme accumulé, quelque chose de toutes les douleurs qui y ont été ressenties, de toutes les prières qu'on y a dites ou qu'on y a criées? O vieilles églises ! Vous êtes comme les ossements de notre monde, les aïeules de nos nouvelles cathédrales trop somptueuses souvent, les refuges des âmes qui ont besoin de solitude et se sentent mieux entre vos murs lassés, où elles joignent leurs paroles à celles de tous les êtres sincères qui y sont venus avant elies, que nulle part ailleurs. Vous êtes réconfortantes et vous êtes toujours dignes... Et, cependant, c'est en siècles qu'on estime la longueur de vos vies et, quand le culte vous délaisse, quelle destination ne vous donna-t-on pas ? Si, dans un pays du Nord, protestant, l'on entretient pieusement des églises catholiques, construites il y a huit cents ans, tout en bois, couvertes de toits bizarres et, à l'intérieur, de peintures à moitié disparues, que ne voit-on pas aussi ? Une antique demeure de Dieu est devenue un magasin pour les décors d'un opéra, une autre a été transformée en théâtre ! Il en est une sur la porte de laquelle une large plaque peinte porte : "Société de Gymnastique". Et c'est triste, même pour ceux qui ne croient point, et bien ironique aussi de constater que des hommes ont choisi, pour développer leur corps, ce vieil édifice où tant d'autres ont soigné leur âme, cherchent à fortifier leur vie précisément entre ces pierres abandonnées, sous ce clocher sans cloches, ces ogives sans verrières, au milieu d'un jardin de la mort où, entre les herbes folles, s'écroulent des tombes- Comte d'ARSCHOT. LES PÊCHERIES ET LES POISSONS DU CONGO (Suite et fin.) Nous ne doutons nullement que si des professionnels de nos pays, pêcheurs habitués à vivre sobrement, voulaient aller exercer là-bas leur industrie, ils pourraient, avec une mise de fonds modeste, mener à bien leur entreprise. La vente de leurs captures serait assurée, car il y a beaucoup de bouches à nourrir et le ravitaillement devient de jour en jour plus difficile. Des pêcheries à vapeur travaillant à l'embouchure du fleuve, notamment avec, en annexe, des fumeries perfectionnées, permettant de fumer les poissons apportés par la petite flottille, auraient, à notre avis, plein succès, pourvu que les dirigeants fussent des gens du métier, pouvant mettre la main à la pâte pour sortir des premières difficultés. La main-d'œuvre congolaise s'obtient à bon compte ; le noir est intelligent, marin dans l'âme et il a le goût de tout ce qui se rapporte à la chasse et à la pêche. Point n'est donc nécessaire d'engager des étrangers. Depuis quelques années, d'ailleurs, un noir de Lagos, M. Samuel, s'occupe personnellement de la pêche à Banana ; il emploie des hommes de Lagos et d'Accra. Ceux-ci sont une dizaine, placés sous la direction d'un clerc noir, et vont journellement pêcher sur une immense pirogue, soit en ^ pleine mer, soit dans les criques ; les résultats obtenus sont excellents. Car il n'est pas rare de les voir revenir avec trente ou quarante grands poissons de 10 kilos en moyenne. Les moyens employés pour la capture, toujours fructueuse, sont les filets, les lignes de fond et les nasses. ca 1914 ILLUSTRE — N* 107 ca

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This item is a publication of the title 1914 illustré: revue hebdomadaire illustrée des actualités universelles belonging to the category Oorlogspers, published in Bruxelles from 1914 to 1918.

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