De klok uit België = La cloche de Belgique

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21 October 1917
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s.n. 1917, 21 October. De klok uit België = La cloche de Belgique. Seen on 02 June 2020, on https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/en/pid/7p8tb0zq9t/
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Dimanche 21 Octobre 1917. Ire Année. — Ne. 30. Cloche de Belgique Supplément spécial hbdomadaire du «Courrier de la Meuse" (REDACTION KAPOENSTRAAT 14 ADMINISTRATION KAPOENSTRAAT 16 MAESTRICHT. ~ TELEPH. 614. PRIX PAR NUMERO s 5 Cents. ABONNEMENT POUR LA HOLLANDE , . , . FI. 1.00 par trimestre., POUR L'EXTERIEUR FI. 1.25 „ LE SENS DE LA MORT J'aime ce livre de Paul Bourget. D'abord parce qu'il est bien écrit. A toutes les pages, on sent i'écri-vain de race. En second lieu, parce qu'il est bien composé. Les ouvrages qui sont "un,, deviennent rares. Que de produits littéraires à la prétention d'être des livres, qui ne sont que plusieurs ébauches juxtaposées, reliées d'une façon factice. Je l'aime surtout pour le sujet, pour la matière dont il traite. On nous a trop fatigués, on noûs fatigue trop encore de bagatelles — de passions mesquines et la plupart du temps honteuses — pour que nous n'accueillions pas avec reconnaissance une œuvre saine, forte, profonde, complètement humaine. Par son "Sens de la Mort,,, Bourget rachète en quelque sorte bien des romans "de la première manière» qui porteraient assez bien le titre général de "Sens de la Voluptè„. Le "Sens de la Mort,, est' un livre vrai. Un peu .compliqué cependant. La mort n'a de sens que par le christianisme. Voilà la thèse ; voilà la f leçon. Mais que d'actions, que d'analyses ; psychologiques, que de discours, que * de discussions pour en arriver à cette conclusion. Un jeune combattant de l'Yser écrit à ses parents : "La bataille semble vous préoccuper „plus que nous... Voyons. On ne „meurt que pour aller en paradis, „quand on s'appelle X; peu importe „le prénom. Que désirez-vous de plus „pour vos enfants? Autre consolation: „on ne meurt jamais qu'une fois. Puis «pourquoi s'en faire : vous ne saurez „pas plus que nous ni le jour, ni „l'heure.„ Ne vous semble t- il pas que voilà toute la philosophie de la mort, en trois lignes. Le côté piychologique de la vie est compliqué, je l'admets. La vie humaine, en fait, est un im-msnse dédale. Et Bourget se plaît à s'y perdre, pour le plaisir de s'y retrouver. Que ce jeu soit intéressant, je l'admets encore. Mais le côté moral ! Le seul qui importe après tout, puisqu'au sens d'un Pascal, le reste ne vaut pas une heure de peine. Le côté moral ! Il est si simple. Et il doit l'être. Car tout le monde a un grand problème moral à résoudre : celui de sa propre vie. Les humbles et les petits seraient à plaindre si pour y réussir, il fallait savoir tous les secrets du cœur humain. La psychologie et la morale peuvent aller de pair. Mais celle-ci peut fort bien se passer de celle-là. "On ne meurt que pour aller en paradis quand on s'appelle X„ Voilà un de ces puissants coups d'aile qui élève une âme au-dessus de toutes les écoles et de toutes les théories. C'est bien de la morale, la vraie. Non pas la morale sans fondement, telle qu'on la cherche depuis des siècles. Mais la morale appuyée sur Dieu, celle qui en Dieu fixe son autorité en même temps que sa sanction. Les simples comme les savants la connaissent également, s'ils veulent bien être sincères, car le sens du divin s'ancre dans le cœur de l'homme spécialement par là. Et les renseignements du Christ, que dans nos pays civilisés, on ne peut ignorer sans sa faute, en dessinent les contours, de lignes neites et précises. Vous qui allez mourir, — si vous vivez bien, c'est-à-dire si vous êtes sincères avec vous-mêmes en paroles et en actes, — consolez-vous, réjouis sez-vous même, car vous allez en paradis.C'est-à-dire vous allez vivre d'une vie pleine. Parents très tendres, qui aimez vos enfartfs plus que vous-mêmes, consolez-vous, réjouissez-vous malgré vos larmes très légitimes, votre enfant va en paradis. Vous n'avez pas !e droit de désirer pour lui davantage. Ne savez vous pas que vos enfants sont mortels ? Il faut qu'ils meurent pour aller au bout de leur destinée. Vous n'avez pas le droit de porter des fruits pour vous. Vous le? devez à Dieu. Vous êtes des collaborateurs de Dieu qui veut peupler son ciel. Lui aeul aussi a fixé l'heure et le jour pour chaque enfant des hommes. Il est le Maître et II doit l'être. Vous le savez bien. Ces théories sublimes sont simples cependant. A la portée de tous. Parce que l'humanité doit en vivre. Et la preuve c'est que ceux qui les rejettent, en meurent. Le sens de la mort, Paul Bourget, c'est la vie. Tout enfant, qui sait son catéchisme, vous le dira. Et tous nos enfants dfa front, qui savent leur catéchisme théoriquement et pratiquement, vous le montrent. J. Colsen. PENSÉES Renoncer a l'espoir c'est s'enterrer vivant. * * * Il y a parfois plus de courage a accepter le devoir, qu'à le remplir. 3me Anniversaire Certains de nos amis ont cru voir dans l'article "3me anniversaire» de dimanche .dernier que nous soupçonnions les internés de n'avoir pas fait leur devoir. Nous avons simplement dit: "Tandis que le gouvernement anglais, par la voix de la Chambre des Communes, couvrait d'éioges et de lauriers les troupes anglaises ayant pris part à la défense d'Anvers et internées en Hollande, jamais un mot d'éloge officiel n'a été adressé à nos internés.»La "Cloche,, a toujours admiré le courage de nos soldats. Elle est d'avis que les internés ont fait leur devoir, tout ieur devoir, et nous répétons ce que nous disions dans la "Klok„ : "L'honneur est sauf,,. Persévérez dans votre héroïque endurance. L'attente longue et dure ne vous abatîe pas. Vos souffrances sont grandes, mais un jour la Patrie vous sera reconnaissante. LU GUERRE Aperçu hebdomadaire Front occidental Au cours de la semaine écouiée, les Anglo-Français, poursuivant éner-gfquement leur offensive, ont fait, en Flandres, deux nouvelles attaques de grand style dans îe secteur d'Ypres. La première se déclancha le mardi 9 octobre, sur le front compris entre un point situé au sud de Broodseinde, jusqu'au mince fitet d'eau qu'est le St-Jansbeek, à un mille au nord-est de Bixschoote. Les succès remportés ce jour là fureqt très importants. Les Français qui opéraient à l'aile fauche du front d'attaque, avancèrent de plus de deux kilomètres et, s'emparant de Veidhoek et de Mangelaere, atteignirent la lisière de la désormais célèbre forêt d'Hout-hulst.Les Anglais réalisèrent également des progrès importants et s'emparèrent de plusieurs fermes fortifiées et de points d'appui. Leur avance atteignit 1700 mèfres en plusieurs endroits et fut surtout importante dans la direction de Passchendaele. Au cours de cette journée, les Alliés firent 2038 prisonniers appartenant aux meilleures troupes allemandes. Le vendredi 12 septembre, l'attaque fut reprise. Les Anglais passèrent encore à l'attaque entre les chemins de fer Ypres - Roulers et Ypres - Staden, cette fois. Entravée par un temps détestable, cette, aitaque dut être suspendue avant d'avoir atieint tous les objectifs, mais néanmoins les résultats qu'elle a donné ne sont pas à dédai-* gner. Les Britanniques ont atteint les premières maisons de Passchendaele et ont aggravé la menace d'encerclement du bois d'Houthulst, en le débordant un peu plus sur la droite. Près de 1000 prisonniers sont tombés entre leurs mains. * * * Cette grande bataille des Flandres, si elle est encore loin d'être achevée, a déjà donnS aux Allié: des succès tactiques importants. La plus grande partie dit terfain élevé situé à l'est d'Yprss est entre leurs mains. ' Ils dominent de là les positions ennemies, et sous le déluge de fer et de feu que lancent continuellement les batteries anglaises, les Allemands ne doivent pas en mener large. Malgré le nombre de soldats qu'ils jettent dans la mêlée, leurs contre-attaques n'ont que peu ou pas de succès. Les quelques avantages qu'ils réalisent parfois sont annihilés quelques heures plus tard. A ce moment, ils donnent sur le champ de bataille, des signes certains d'impuissance. A des intervalles de plus en plus courts, le bélier anglais s'abat sur le mur des lignes allemandes. Elles chancellent, s'effritent, et semblent devoir s'effondrer bientôt. Cela arrivera-t-il, ou bien l'ennemi parviendra-t-il encore une fois à se ressaisir et à retarder ce qui est pour lui inéluctable? Qui pourrait répondre à cette question? Cependant, il semble que quelques nouveaux efforts, couronnés de succès, pourraient parvenir à transformer en triomphe stratégique la série des victoires tactiques qui marquent chacune des phases de cette offensive des Flandes. L'hiver survic-ndra-t-il avant cela et verrons-nous encore au printemps une nouvelle retraite glorieuse sur une nouvelle ligne Hindenburg? A l'heure actuelle, Dieu seul le sait! Dans ia Baltique Dans la Mer Baltique, nous avons assisté à une opération navale d'une importance considérable : Sa conquête des îles Dago, Oesel et Runo par les troupes de débarquement et par la flotte allemande. Cette opération, qui semble avoir été préparée de longue main n'a guère rencontré de résistance de la part des Russes. Les équipages de la flotte et la garnison des îles, étaient sans doute trop occupés à pétitionner, à politi-caiSier, à revendiquer leurs droits. Il faut faire exception, cependant, pour les équipjges des unités de la flotille du golfe de Riga qui ont défendu avec bravoure et non sans succès l'entrée du golfe... A l'heure où nous écrivons, l'occupation des îles susdites est probablement un fait accompli. Au point de vue de la situation dans la Baltique, ces événements soni de toute première importance Si on jette un regard sur la carte, on voit que ces îles d'Oesel et de Dago, placées entre le golfe de Riga et de Finlande, sont de véritables clefs de la Baltique. Le belligérant qui les possède, et qui sait en tirer parti en y installant des bases navales et des bases aériennes, aura la maîtrise du golfe de Riga et des débouchés du golfe de Finlande. Tant que les Russes les ont possédées, les Allemands n'ont pu tirer parti de leur occupation de Riga. Quand les Allemands y seront installés, ils embouteilleront la flotte russe dans le golfe de Finlande et la réduiront

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This item is a publication of the title De klok uit België = La cloche de Belgique belonging to the category Katholieke pers, published in Maastricht from 1917 to 1918.

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