Journal de Gand: politique, industriel, commercial et littéraire

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08 October 1914
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s.n. 1914, 08 October. Journal de Gand: politique, industriel, commercial et littéraire. Seen on 26 September 2020, on https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/en/pid/n872v2dw5j/
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Jeudi 8 octobre 1914 g ces* dm es le ouméro 58me année » N° 281 JOURNAL DE GAND A BON NEMKfîïS : BRLûIQO* : 16 franc* par an ; 7-50 franc»ptar »ti mois ; 4 fr*oc» j*mr troi» jkoéi Pour Cétrangjr, le port en sus RÉDACTION & ADMINISTRATION : & RUE DE FLANDRE, S, GAND TÉLÉPHONE 666 ANNONCES' folr le tarif au baa de la dernière page du Journal. La Guerre I Européenne En France ■La grande bataille Combats acharnés. — Les alliés ■ avancent au nord de Soissons et ■ sur les Hauts de Meuse. — La ■ situation est bonne autour d'Ar-I ras. IRommuniqué officiel de l'état-major français Mercredi, le 7 octobre. ■ Paris, 6 octobre. (Communiqué officiel He 3 heures). — A l'aile gauche, le front jlevient de plus en plus étendu. ■ Entre la Seine et l'Oise, il y a des alternatives d'avancement et de recul. ■ A Lassigny une violente attaque des Hnnemis n'a pas eu de succès. ■ Sur la rive droite de l'Aisne, au nord [■le- Soissons, l'armée anglo-française a avancé quelque peu. m Autour d'Arras et sur la rive droite He la Somme, notre situation devient de : plus en plus bonne. H Sur le reste du fro nt aucun change- Hliilt. Deuxième communiqué. I Paris,1 octobre, 11 heures du soir. — p "Lu situation est la même sur notre aile fcîiualie. Au nord de l'Oise, l'action de-rie plus en plus violente. Le centre ùest relativement calme. ■ Nous avons gagné quelque terrain au nord des hauts de Meuse. ! Ils criaient « Vive la France » et continuaient à tirer Un correspondant du Times qui a pu iarcourir toute la région qu'avoisine sancy raconte le brillant fait d'armes iuivant d'un bataillon de chasseurs à lied. Des soldats de ce bataillon avaient été intourés par les Allemands et invités à é rendre. D'une seule voix, ils refusèrent. T/pr-Ire fut alors.donné d'ouvrir sur eux un eu de salve. Après chaque salve, les survivants fiaient : « Vive^la France ! » Finalement, pu suite d'un effort inexpliqué et inouï, es 250 chasseurs qui restaient réussi-•ent à repousser l'ennemi et reprirent la losition, laissant plus de 1,000 Allemands norts sur le champ de bataille. ILe chateau de la Belle au bois dormant. Lo Progrès de Lyon relate une fois încore les curieux et terrifiants effets le la turpinite. 11 s'agit d'un château, occupé par les Allemands et bombardé par l'artillerie : « Lentement, prudemment, on avance, Juis, plus vite, le premier étage est franchi; d' i bond, l'escouade pénètre dans i grande salle ouverte, un salon. Elle' l'arrête, le souffle coupé devant une Psion étrange, désormais inoubliable; surprise par l'effet foudroyant des nou-feaux obus, toute une compagnie ' de Wurtembergeois, aux uniformes gris, !3t là, pétrifiée soudain en pleine action. Les uns, debout, s'appuyant aux fenêtres, continuent à viser, le doigt sur la détente. D'autres jouent aux cartes et tiennent une cigarette. Ils sont tous encore si vivants, si réels qu'ils semblent prêts à reprendre le geste interrompu. Un officier, la bouche ouverte, dicte un ordre. Les expressionns continuent à mimer les actes divers d'un corps de {arde surpris par l'attaque. Il y a une leure, à peine, ces hommes ont incon-tiemment respiré la mort et c'est plus terrifiant que le champ de bataille, que les plaintes des blessés. » Sur le front russe. La retraite allemande continue. Pétrograd, 0 octobre. — La retraite allemande dans la Prusse orientale se poursuit toujours, bien qu'ils aient reçu des renforts de Kœnigsberg. L'offensive des troupes russes continue. Elles ont eu ' avantage dans tous les combats qu'elles ont livrés. (Vas JDiaz.) Les Husses sont entrés en nlpinfi TTnntrrip Rome, û octobre. — Outre la grande victoire qu'ils ont remportée sur les Allemands en Pologne, les Russes ont déjà franchi les C'arpathes et débouché en plein territoire hongro is. Ils ne se trouvent plus qu'à cent cinquante kilomètres de Budapesth. Les victoires russes produisent naturellement ici une arande impression. Sur Mer Un torpilleur allemand coulé. Amsterdam, 7 octobre. — Hier matin, un torpilleur allemand a coulé près de l'île hollandaise de Scliiermonikoog. Il se sera probablement heurté à une mine, En Belgique Autour d'Anvers Un communiqué officiel de mardi soir. La situation d'Anvers est grave. Le commandant de la position fortifiée a adressé dans la soirée aux bourgmestres des communes comprises dans la position fortifiée d'Anvers la lettre suivante : « J'ai l'honneur de porter à la connaissance de la population que le bombardement de l'agglomération d'Anvers et environs est imminent. » Il est bien entendu que la menace ou l'exécution du bombardement n'auront aucune influence sur la durée de la résistance qui sera conduite jusqu'à la dernière extrémité. » La plupart des forts de première ligne, et les formidables ouvrages intermédiaires créés depuis le début de la guerre, sont absolument intacts. Les énormes difficultés que l'ennemi a rencontrées devant Waelhem, et les pertes qu'il a subies, autorisent à prédire que la position sait fournir une longue résis-tarinr» La défense des forts. Le reporter de la Volksgazet donne les renseignements suivants sur la défense des forts au sud de la Nèthe. La résistance du fort de Waelhem, dit-il en substance, a dépassé l'attente des experts. Après la chute des forts de Liège, de Namur, de Maubeuge, notre état-major savait, bien que le temps des forts, comme moyen de défense intangible, est passé. Aussi n'a-t il pas fait fond sur les forces de destruction de nos forts. Mais réfléchissez que Namur est tombé au bout de deux jouis. Or, depuis quatre jours et quatre nuits, les Allemands attaquent les forts et vendredi midi Waelhem, avec les moyens limités, était encore en mesure de semer la mort dans les positions allemandes. Ne demandons pas l'impossible et gardons-nous surtout de croire que la destruction d'un fort est l'affaire capitale dans une lutte oh l'état-:najor général a employé une tactique et des moyens de défense indiqués par les circonstances. Avec seulement deux de nos forts, nous avons fait perdre à l'ennemi quatre jours et quatre nuits, nous lui avons infligé des pertes énormes, nous lui avons fait gaspiller une quantité considérable de munitions. Si l'on réfléchit qu'à la garnison de Wavre-Sainte-Catherine, sur 350 hommes, 300 sont indemnes, et que des 600 hommes de Waelhem, 450 ont été relayés sans avoir reçu de blessure, bien qu'un magasin de poudre eût sauté, on peut dire que le résultat obtenu par l'ennemi n'est pas en proportion des tonneaux d'or qu'il a dépensés et des formidables pertes en hommes que nos forts lui ont infligées. Une note pessimiste Dans un autre article, daté de samedi midi, le même correspondant écrit : Hier soir, la position au fort de Waelhem était devenue intenable. Dans l'après-midi, la plus grande partie de la garnison avait quitté le fort bombardé. Le reste, avec le. commandant, a tenu bon jusqu'au bout et a fait sautei ce qui subsistait du fort. Le fortin de Koningshoykt n'a cessé le feu que vendredi midi vers une heure les grands mortiers allemands ayant détruit la coupole. De la position, il nt reste que dos ruines, qui ne peuvent être réparées par l'ennemi. La garnisor a pu se retirer pour combattre l'ennem sur un autre point. La situation Le combat s'est poursuivi durant toute la journée de mardi sur la ligne de la Nèthe sans que l'ennemi ait obtenu un avantage. Les shrapnels belges sont tombés comme grêle dans les lignes ennemies. Obusiers et mitrailleuses ont rivalisé d'entrain. Le fort de Breen-donck, très visé par l'ennemi, n'a pas même été touché. A Lierre, où nos troupes de ligne s'étaient brillamment distinguées lundi,la journée a été calme. A Contich,plus de bombardement depuis lundi. Nos troupes tiennent la Nèthe partout et ont repoussé avec succès une attaque allemande. A Mortsel, plusieurs maisons ont encore été démolies, en vue de dégager le champ de tir des forts. Mercredi midi le combat se poursuivait toujours sur la Nèthe, avec grande violence. Nos troupes maintenaient leurs positions; leur ardeur permet le meilleur espoir. De, nombreux Anversois ont encore quitté la ville mardi matin, effrayés de l'éventualité d'un bombardement. Le reste de la population est calme. Les Ministres â Ostende. Ostende, 7 octobre. — Trois malles chargées de réfugiés d'Anvers sont arrivés ici. Les ministres belges et le corps diplomatique sont arrivés. (Havas). A Wetteren Une patrouille allemande a. été surprise par nos hommes, à Wetteren, mardi matin. Deux soldats ennemis furent tués, quatre capturés. Les quatre restants prirent la fuite. A Wichelen. Les troupes allemandes, campées sur la rive droite de l'Escaut, dans les environs de Termonde ont bombardé la commune de Wichelen. La population a dû fuir sous les obus ennemis, et un grand nombre en sont arrivés dans notre ville. A Impe. zmi Aiiemanas essayereni , marcu matin d'envelopper une petite troupe belge au bois dit « De Klaarte Notre artillerie intervint et décima l'ennemi qui dut se retirer en désordre dans la direction d'Alost et Erpe. Dans la région de Termonde. Le duel d'artillerie dont le bruit avait été perçu nettement l'avant-dernière nuit et hier matin, après un moment de relâche vers midi, a repris dans l'après-midi. On n'entendait plus le canon à partir de trois heures. Les Allemands-' 'n'ont toujours pas réussi à traverser l'Escaut. Cela ne les a pas empêchés de causer des des dégâts et d'affioler les populations riveraines. De nombreux fugitifs de Sehellebelie, de Wetteren et environs continuent d'arriver en notre ville. Dans la Flandre occidentale On signale des patrouilles allemandes dans les environs de Menin, Lauwe, Wervick, Courtrai, Comines, Halluin, Wevelgem, etc.... Dans cette dernière localité, les Allemands ont fait sauter les voies, endommageant gravement la nouvelle gare. Aux environs de Courtrai, une patrouille a été surprise par nos troupes et a disparu; un civil, M. Deeuf, a été blessé assez grièvement. A Halluin, les Allemands ont tué des paysans inoffensifs en plein champ. A Comines (France), un civil tué, quatre maisons incendiées. La circulation est interrompue sur les lignes Courtrai-Ypres et Mouscron. La prémêdii4ion allemande Les plates-formes pour les canons £+-.£» ip.nt. tnnr.p.s nrôf.A» Londres, 5 octobre. — Le correspondant spécial du « Daily Express » parlant de l'attaque d'Anvers, dit que les canons lourds allemands ont besoin d'être montéssur des plates-formes spéciales. Des villas construites aux environs de Malines, surtout au sud, par des directeurs d'usines, étaient destinées à masquer les fondations en béton armé pour les canons lourds dirigés contre Anvers. Des préparations identiques ont été faites dans les faubourgs de Namur bien avant la guerre; et on a découvert des plates-formes garnies de , leurs canons lourds lorsque toutes les maisons appartenant à des Allemands eurent été rasées pour les besoins de la cause. I | Notes de la journée Mercredi, y octobre. Donc, un communiqué officiel, — publié avec l'autorisation de la Censure — annonce que « la situation d'Anvers est grave » La chose n'est pas faite pour nous surprendre autrement, surtout après cette autre phrase d'un communiqué officiel publié l'autre jour : « le sort d'Anvers dépend de la bataille de l'Aisne! » Encore convient-il de ne pas prendre dès ores les choses au tragique, et de faire, ainsi que le communiqué y incite très nettement, la distinction entre Anvers-ville, et Anvers place-forte, c'est-à-dire entre le point de vue... civil, et le point de vue militaire. Il est certain que la cité et les communes environnantes sont exposées désormais au feu des pièces de l'artillerie allemande à longue portée, c'est-à-dire au bombardement. Aussi la population a-t-elle été invitée à vider les lieux, si bon lui semblait. C'est on ne peut plus sage; quoique, si on en croit ce qui se serait passé à Maubeuge notamment, la mitraille ait causé moins de dégâts matériels qu'on eût pu le supposer, et eût provoqué relativement peu de pertes en morts et en blessés. Mais l'aggloméré d'Anvers est autrement étendu que celui de Maubeuge. Tous nos vœux — faut-il le dire? — accompagnent nos défenseurs dans ces heures tragiques; et puisse le succès couronner leurs efforts, leur énergie et leur cèurage! ^ * * Nous pouvons sans doute nous attendre, dans ces conditions, à l'arrivée de nombreux réfugiés encore. Il entrerait, nous assure-t-on, dans les vues de l'administration communale de Qand et des faubourgs ,de requérir, pour l(js abriter, l'ouverture des portes des habitations actuellement vides de leurs habitants — pour l'une ou l'autre cause. D'autre part, il serait sérieusement question de frapper, d'une taxe spéciale soit maintenant, soit vraisemblablement plus tard, ceux qui ont pris la précaution de s'absenter de la ville. ■t, A supposer légale la taxe ainsi établie, le principe en est juste en soi — surtout si l'on fait la distinction entre absents h forcés » et les les absents «volontaires »; ces derniers peuvent bien payer le luxe qu'ils se sont offert de nous fausser compagnie, et de s'être dérobés aux charges et aux inconvénients que la situation actuelle a-' comportés pour leurs concitoyens. * * Toute la matinée, ainsi qu'une partie de l'après-midi, ou a entendu tonner le canon, d'autant que le vent soufflait du Nord-Est. I,e roulement prolongé en était lugubre, et, sans que la population se soit affolée, il a couru toute espèce de bruits plus fantastiques et aussi plus faux les uns que les autres. Durant toute la journée aussi le ciel a été sillonné par le vol des aéroplanes, — il y en eut 18 des nôtres — dont on a entendu ronronner les moteurs. Le temps d'ailleurs était- superbe, et propice aux exploits de nos aviateurs, dès que les brumes du matin se furent dissipées. * * * La question brûlante des payements des loyers a été discutée longuement — voire passionnément — ce matin devant la justice de paix du 3e canton. Nous aurons l'occasion de revenir sur le conflit douloureux qui divise les propriétaires et les occupants de leurs maisons C'est à ces tristes débats que se borne présentement toute l'activité du palais. * Dans la nuit de mardi à mercredi, vers 3 y2 heures du matin, un Zeppelin aurait passé sur la ville; peu de personnes l'ont vu à cette heure matinale. La nuit était d'ailleurs remarquablement claire, et le temps calme. La lune brillait de tout son éclat, et le spectacle du ciel étoilé était de toute beauté. Comment peut-on commettre des atrocités du genre de celles que nous connaissons quand tout, dans la nature, incite ainsi à la contemplation de ces splendeurs et donne l'illusion du calme et de la paix! * * Il y a, une fois de plus, en ville, hier soir, une panique folle — tout comme il y a un mois, jour pour jour! Que peut-il bien se passer? Attendons les événements avec le calme et la sérénité qui conviennent en l'occurance, et malgré tout, ayons encore confiance! Roger Th. P,S. - Il y a une huitaine de jours, nous avons relaté la mésaventure arrivée à M. Armand Heins. Comme 011 se le rappellera, l'excellent artistç, soupçonné d'espionnage parce qu'on l'avait vu, au cours d'une promenade, prendre force croquis, avait été arrêté à Poucques par la force armée et soumis à un interrogatoire qui du reste aboutit, comme de juste, à faire reconnaître sa parfaite innocence. Au cours de l'interrogatoire, quelques questions assez bizarres lui avaient été adressées. Une maison de denrées alimentaires dont le chef porte le même nom que M. Heins, a multiplié dans la région des pancartes-réclame où ledit nom flamboie sur un cornichon monumental, brossé de façon assez barbare. Frappé de l'aspect exotique de ces pancartes et hanté par les histoires d'espions préparant des rensei gnements à l'ennemi à l'aide d'affiches en apparence quelconque, un des militaires qui avaient arrêté M. Armand Heins, avait jugé opportun de lui demander s'il n'y avait rien de commun entre lui et ces tableaux fleurant le germanisme. M. Heins, comme nous l'avons relaté, établit qu'il n'avait collaboré en rien aux œuvres d'art suspectes et fut, en conséquence, remis en liberté. Déjà il lie songeait plus à ce qui s'était passé lorsque, l'autre jour, il reçut, à sa grande surprise, la visite d'un délégué de son homonyme. Le délégué du Heins-coinestibles exposa au Heins-peintre que cet imbroglio était fort désagréable; que, grâce à la publicité donnée à l'événement, les soupçons du militaire, dissipés quant à l'un des intéressés, menaçaient de se répandre quant à l'autre; et qu'il n'y avait, à coup sûr, pas plus d'espionnage d'un côté que de l'autre; surtout, il proclama très haut que sa firme, exotique il est vrai, n'était cependant nullement allemande, mais abritait ses produits — aussi purs que ses intentions — sous les plis • respectés du drapeau américain. M. Armand Heins, dont le caractère amène est bien connu, s'efforça de consoler le visiteur, philosopha avec lui sur les étranges vicissitudes des choses humaines, et lui promit de transmettre ses doléances à la presse pour obtenir réparation des torts occasionnés par la divulgation de l'anecdote. Ce qui fut fait. Fidèle à sa promesse, M. Armand Heins nous a donc présenté requête aux fins susdites — et nous nous empressons d'y acquiescer. Nous ferons observer du reste que nous n'avions joué d'autre rôle que celui d'écho et que nous n'entendions nullement prendre sous notre bonnet les soupçons singuliers dirigés contre une firme, aussi irréprochable en l'occurrence que son homonyme même. Le seul coupable nous paraît être l'artiste qui a peint le colossal cornichon-réclame; car, il n'y a pas à dire, son faire évoque irrésistiblement des réminiscences germaniques. Mais les cornichons qui ont posé pour ce portrait n'en peuvent mais si leur portraitiste leur a donné mal à propos une physionomie tudesque. Tout compte fait, nous persistons à croire M. Armand Heins supérieur au cornichon si l'on se place au point de vue esthétique. Par contre, nous le concédons volontiers, au point de vue alimentaire M. Armand Heins ne vaudrait probablement pas le cornichon. Sur quoi, nous considérons l'incident comme clos. Et nous exprimons l'espoir que, ayant reçu ce qui lui revient, chacun rentrera, satisfait, dans son bocal. ABONNEMENTS Le prix d'abonnement au Journal de Gand, pour le dernier trimestre de l'année courante, est RÉDUIT A DEUX FRANCS. Les abonnements doivent être pris dans nos bureaux, rue de Flandre, 3. Chronique gantoise LE CANON. — Ce matin, à 5 heures, on entendait distinctement le canon dans la même direction qu'hier, c'est-à-dire vers Wetteren-Termonde. Vers 5 3/4 heures, une violente explosion a ébranlé l'air. Informations prises, elle était provoquée par la destruction d'un ouvrage d'art, sur les ordres du Génie militaire belge. La Ohceolat Hardy, Yerviers, esi excellent. Goûtez et compare*. LES AVIONS. — De nombreux avions ont évolué au-dessus de la ville de Gand pendant la journée de mer credi. Plusieurs ont atterri dans les en virons. Un d'eux a heurté un arbre ei a été fortement endommagé. La plupari des avions étaient des avions amis. Il 3 a eu cependant un Taube, auquel ui avion français a donné la chasse pen dant quelques instants, et qui s'est em pressé de décamper. Les amateurs d'une fine tasse em ploient la Chicorée Trappistes Vincart. ( LES FUGITIFS. — De nouveau: fugitifs, venant de Schoonaede, Wiche len. Zele, Wetteren, etc., sont encor arrivés à Gand. On estile qu'il y a, 1 Gand, à l'heure actuelle, environ 30,00' réfugiés. Hier soir il en est arrivé d'Overmeir et d'Anvers et ce matin de Gavre. Pavillon de la lys. De fileye fr3. Restaur re ;omm. Dîners. Matelotto. Waterzooi, et( A LA GARE DE GAND-SUD. — Comme la voie a été dynamitée par les Allemands entre Zulte et Waeregem, mardi, les trains pour Courtrai n'ont pu aller provisoirement au-delà de Zulte. Sur la ligne de Dunkerque, la circulation a été régulière. Le train de 6,01 h., pour Saint-Nico- lae ot Anvoro ûo+. noT+-Î à oon Vinm>û BANQUE DE FLANDRE Société Anonyme 33, Place d'Armes COMPTES CHÈQUES (à vue) 3 %■ COMPTES A. (avpc préavis de 15 jours) 4,00 %• COMPTES DE QUINZAINE pour la période en cours 3,50 "U LES BLESSES. — Deux nouveaux ■ trains de blessés, au nombre de douze à quinze cents, qui avaient déjà passé quelques jours dans les hôpitaux d'Anvers, sont arrivés l'avant-dernier soir à Gand. A défaut de places un certain nombre d'hommes ont dû passer la nuit dans un des trains. 11 a fallu faire partir hier matin des réfugiés logés dans les annexes du Flan-dria Palace pour y loger les blessés. Beaucoup de ces réfugiés étaient réunis hier après-midi à . la gare de Gand-Sud; ils se sont rendus vers Bruges et le littoral. Hier soir, vers 9 heures, nombreux blessés ont encore été amenés au Flan-dria Palace. Les Neutres et la Contre-bande de guerre. Le gouvernement britannique a cru devoir prendre, ces jours-ci, différentes mesures de sauvegarde reconnues nécessaires pour mettre fin à certains abus dont bénéficiaient dans une très large mesure l'Allemagne et l'Autriche-Hongrie. Une de ces mesures a trait au minerai de fer que l'Angleterre vient d'inscrire sur la liste des produits considérés comme contrebande de. guerre. L'annonce de cette décision a provoqué de la part, de certains Etats, des protestations assez vivez et qui, d'ailleurs, il faut le reconnaître, ne manquent pas de fondement. Les Etats-Unis notamment, ainsi que la Suède, dont le commerce d'exportation se trouverait assez sérieusement , affecté par la mesure prohibitive prise par la Grande Bretagne ont déjà engagé des pourparlers officiels dont les résultats ne sont pas encore connus mais qui laissent la porte ouverte à un compromis qui sauvegarderait les intérêts légitimes de toutes les parties en cause. Les Etats-Unis n'entendent pas voir leur commerce pâtir plus encore que c'est le cas actuellement par une réglementation nouvelle de la question de la contrebande de guerre et M. Page, ambassadeur des Etats-Unis à Londres, a reçu des instructions précises de la part de M. Lansing, secrétaire d'Etat, en vue de faire revenir le Foreign Office sur sa décision. Celui-ci s'est laissé guider par le danger réel que présente pour l'Angleterre et ses alliés ce fait que les ports neutres de la Mer du Nord restent ouverts à l'Allemagne pour l'importation de certains produits tels que le cuivre, le blé, le pétrole, etc., classés comme contrebande de guerre conditionnelle. Le gouvernement suédois, de son côté, fait valoir que la décision du gouvernement britannique est contraire à la Déclaration de Londres de 190g, dont l'article 28 stipule expressément, « que les minerais ne peuvent être déclarés contrebande de guerre ». Dans les milieux industriels^et^financiers suédois, la mesure anglaise a produit une grande émotion, judtifiée par le fait que l'exportation du minerai de fer et des produits électrolytiques constitue une des principales ressources du pays, qu'elle fait vivre des milliers de gens et doit rémunérer des^capitaux se chiffrant par de nombreux, millions engagés dans ces industries. Il faut cependant remarquer que sans le minerai de fer suédois, les usines des Krupp, des Thyssen, des Mannesman ne sauraient bientôt plus produire ni canons, ni mitrailleuses, ni schrapnels. ' De même sans le cuivre américain, les ; ateliers allemands ne pourraient plus r fournir d'obus. L Enfin sans les nitrates produits par l'électrolyse les fabrications de poudres seraient bien vite limitées. En réalité donc, les capitalistes et industriels suédois ne doivent pas s'éton-. ner de l'attitude quelque peu rigoureuse ' adoptée à l'égard de laur pays par les alliés. i D'autant plus que certains symptômes semblent indiquer une évolution graduelle de la Suède vers l'Allemagne. C'est J ainsi qu'en levant la défense d'exporter 1 des bestiaux, de la viande et des armes de ) chasse, la Suède a, c'est incontestable, nettement favorisé l'Allemagne. La France a qui a ouvert très largement son crédit à la Suède, marque à ce sujet son mécontentement et elle fait connaître qu'elle se sou-, viendra, elle aussi, de l'attitude de la i. Suède dans' cette guerre.

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