Journal de Gand: politique, industriel, commercial et littéraire

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s.n. 1914, 11 April. Journal de Gand: politique, industriel, commercial et littéraire. Seen on 11 July 2020, on https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/en/pid/7m03x8500d/
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JOURNAL DE GAND ABONNEMENTS : BELGIQUE : 15 francs par an ; 7-50 francs pour six mois ; 4 francs pour trois mois Pour l'étranger, le port en su* RÉDACTION & ADMINISTRATION : 3. RUE DE FLANDRE, 3, GAND TÉLÉPHONE 665 ANNONCES' Voir le tarif au bas de la dernière page du journal. flot ateliers étant fermés demain, l( JOURNAL DE GAND ne paraîtra pas. LE CONGRES DU PARTI OUVRIER Une Importante Question d'Organisation Nouvelles Institutions Economiques La principale force <lu parti socialiste beige rôsido dans les institutions et les œuvres qu'il a su créer. Ces Ligues ouvrière ses syndicats, ses mutualités ont été, noùr lu plupart, édifiés sur la base solide h «es coopératives. C'est ce qui le distin-1" ^sentie'-leiucnt de la Démocratie so-,iS|e allemande et du parti socialiste uoi-■ de France, constitués presque exclusivement de groupements politiques. Dans ces deux derniers pays, il existe bien des wpérulives puissantes, mais elles ont été fondées iKiaucoup pfas tard et en dehors du ÏÏrthsoSe, auquel. elles ne sont, pas mime ofliliées, bien <ju ayant avec 1» des jmnirations communes. , , • "^Congrès du Parti Ouvrer belge qui se réunira dimanche à Bruxelles va preas.-ment discuter un projet de réargaTHsa.luxu a., statuts qui, aux dires de certains mi-■!„k socialistes aura pour résultat de SlrS- ' .'salions économiques «fproùpements p^ocs. C'est même la nucsliion principale, assure-t-on, de 1 01 die ïo jour, la se'" provoquera un dé-K-it vraiment contradictoire. USel ome'nt le Parti Ouvrier comprend trois w™ de groupements- les associais noliiinues — ligues ouvrières, oercte» d'études J : des organisations économr-svndicaK coopératives et rata -Ls_- (tes Sociétés d'édiuoation, d art et d'agréments - jeunes gardes, poupes de feivune? e! d'enfants, chorales, famarjs* hirmonio- clubs de gymnastique. Chacun t KS 'roupes dispose au Congres d une vL ao^ir lès appels nominaux, de sorte nu'irn cercle de gymnastique ou de trompette peul contrebalancer l'influence d/un sjndicat ou d'une coopérative comptant des "n'ïpri^te'projet"de révision des statuts, -, •?„„ 7« nue deux catégories d'organisation qui pourront encore être affiliées nn Parti ouvrier : les groupes politiques il tes «roupes économiques. Les au':™3 Cercles" d'art et d'agrément, Sociétés de ..vmnastique, Enfants du Peuple. ]*£££ Gardes socialistes, n'auront plus m droit de icprésentation, ni droit de vote dans les: part, il n'y aura plus que les moml-vet dos organisations politiques qui recevront la carie de membre du parti. Ils. paveront une cotisation de fr 2.G0 par' an et par membre, dont 40 centimes seront versés à la Fédération politique d arrondissement et GO centimes au Conseil gèles membres des syndicats, des coopérative et des mutualités continueront à payer 40 centimes comme par le passe. Los organisations économiques qui voudront faire délivrer la carte de membre d<u parti à leurs adhérents, seront tenus de. taire inscrire ceux-ci dans l'organisation politique de la commune où ils sont atti- liés. . . < C'est cette dernière disposition qui soulève des objections très vives de beaucoup de socialistes, paraît-il. Les uns font valoir qu'elle aura pour résultat de mettre les syndiqués, les coopérateurs et les mutualistes dans une situation inférieure a celle des affiliés politiques et ils araiginent qu'il ne s'ensuive line rupture entre les organisations politiques et les organisations économiques du Parti Ouvrier. D au-tres prétendent que le projet de revision va bouleverser toute l'organisation socialiste, que la question n'est pas mûre et qu'il y a lieu de la soumettre à un nouvel examen. A l'occasion du Congrès, trois œuvres, de création récente, vont être inaugurées : une imprimerie coopérative, «Lucifer», fondée il y a quelques mois seulement et dont les progrès semblent assez pénibles ; l'annexe de la Maison du Peuple de Bruxelles, où l'on a installé les secrétariats permanents et la Centrale d'éducation ouvrière; les nouveaux locaux de la Prévoyance sociale, Société coopérative d'assurance.» , Celte dernière institution mérite qu'on s]y arrête un instant. Elle fut fondée en 1907. Elle entreprit d'abord 1 'assurance-vie. ENo accorda ii ses assurés des avantages multiples que ne pouvaient consentir les Sociétés privées. C'est, ainsi que le paiement des primes peut être suspendu lorsque l'assuré est malade, gréviste ou lock-outé. pendant 'le temps qu i 1 fait son service militaire et même lorsqu'il peut invoquer un autre cas de force majeure, sans que les droits acquis soient diminués en cas de décès. Les ouvriers exerçant des professions dangereuses, connue les marins, les mineurs, les couvreurs, sont assurés aux conditions ordinaires. Ceux qui sont condamnés pour des délits politiques obtiennent la gratuité des primes pendant, leur détention. < •GrAee à ces conditions, la Prévoyance sociale fit des progrès extrêmement rapides. G est ainsi, d'après des chiffres qui viennent d'être publiés, Mois qu'en 1008, ^lie n'avait que 20,050 assurés, 5,743,831 fr. de capitaux assurés et 353,115 fr. de primes encaissées, en 1913, le nombre des assurés s'élevait à 127,88(5, le montant des capitaux assurés h 24,900,906 fr. et celui des primes encaissées h 1,475,625 fr. Les capitaux disponibles sont affectés, en partie, a la construction de Maisons du Peuple en province et à des prêts aux coopératives so-ji a liste s. Kn 1909, la Prévoyance Sociale organisa l'assurance-rncendie. lpi également, les pro-?ri<s furent rapides. En 1910. le nombre de; do lices s'élevait à 4,200, celui des .sinistrés; i 31 et 1.3 montant. des sommes payées h 1.580 fr. En 1913, il y avait 18,940 polices, >87 sinistres et 53,244 fr. payés aux sinis-rés.La Prévoyance sociale Occupe 45 em-, jloyés. 15" inspecteurs h appointements ; ïxes eit 1,000 agents parcourent. le pavç. Te >.'1 liment qu'elle occupe maintenant a coûté in demi-mil Lit. a. Quant h la coopérative la Maison du. 'impie de Bruxelles, elle possède actuelle-, »ient, dans l'aggloméréWi bruxelloise. 40 uccursales où l'on débite surtout des épi-, ^.ries, 8 boucheries, fi salles de café et 3 •onlan Renies. Elle a fait, en 1913, 7 millions t de recettes. Comme chiffres d'affaires, 'île a dépassé le Voorvit de O-and, mais e^le \st encore inférieure au Progrès de Joli-non t, la grande coopérative des sociaiistesi tu Centre. , ! ECHOS Les écrits de Tolstoï. Le Russhoie Slowo raconte qule dans le parc de Iasnaia Poliana' se trouve une maisonnette où Tols-•ï avait enfermé un assez grand nombre l'exemplaires de ceux de ses ouvrages qui sont interdits en Russie. Il en avait donné quelques-uns à des amis intimes, auxquels l pensait quv ce cadeau ne pouvait attirer aucun ennui ; cependant la police en avait •u connaissance. Aussi, quand l'écrivain nourut, fut-il décidé entre son fils André •t la comtesse Alexanéra, héritière litté-aire de Tolstoï, qœ les ouvrages défen- . ius en Russie seraient exclus de la suc-ession. La comtesse Alexandra les fit em-laller et transporter .;i sa maison de Tet-atnikof ; il y un avait cinq quintaux. On es cacha dans une moule de foin. Plus ard, elle repartit pour une autre résiden-e, cf, nie sachant qu'en faire, elle donna 'ordre de les anéantir. La personne à laquelle elle confia ce soin n'osa pas les )rôiler, de peur que la police n'eût vent le l'opération, et elle se contenta de les interrer Les paysans de Tchcrtkof découvrirent la cachette, exhumèrent les volu-nes et, pour éviter que ce dangereux trésor ne causât des difficultés au village, les expédièrent a l'étranger. Les caisses fu '•ent déclarées comme un envoi de fonte Par malheur, il se trouva qu'à la suite de vols commis sur le chemin de fer, on visita tous les bagages ; la fraude fut ■lécou verte Deux paysans, Biolenski et Leschtsehenko, ont été arrêtés, ensuite remis en liberté. Quant à Tchertkof, fondateur de la colon.r, il s'est vu condamné à une forte amende. vvv* Le monument Paul janson. La commune die Saint-Josse-ten-Noode a pris une initiative intéressante en souscrivant officiellement une somme de 200 francs au profit du mo-nunr'iit Paul Janson. 11 senait disirable jue .toutes les administrât!ons cominuma- les libérales et sociali-stes, ainsi que les conseils provinciaux, suivent ce bel exemple.D'autre part, M. Ernest Solvay vient de Faire connaître au Comité du' Souvenir Pau-l Janson, qu'il s'inscrivait pour une somme de 5,090 francs. Les souscriptions ^'peuvent être envoyées au secrétariat du Comité, chez M. l'avocat S. Sasseiath, 51, rue du Trône, h Bruxelles.%\\\ Le départ de M. Le vie. Le vrai motif du départ de M. Lcvie, dit la Gazette, fut l'impossibilité pour le gouvernement, d'affronter les élections en comptant parmi ses membres le créateur des derniers impôts. Les candidats cléricaux pourront maintenant soutenir que le remplacement du ministre des finances eut pour cause un changement de politique financière, et qu'on a abandonné complètement l'idée de créer d'autres impôts nouveaux. 11 est déjà des journaux de droite qui servent cet argument à leurs lecteurs. Pourtant, il n'est que trop aisé de s'apercevoir que, pour l'an prochain, G0 h 80 millions de francs d'impôts nouveaux seront indispensables pour couvrir la charge grandissante de 1^ Dette, des nouvelles dépenses scolaires^ des dépenses militaires, des pensions des vieux, mineurs, des assurances sociales et des habitations ouvrières. Ces ressources, le gouvernement devra bien les demander à J'impôt. A moins qu'il ne prétende les trouver dans l'emprunt, à faire encore un trou pour en boucher un autre. KW\ Humour anglais. Les deux vagabonds ; — Si nous allions frapper à cette maison isolée ?... — C'est inutile. Ce sont des végétariens qui habitent là... — Qu'importe ! — Oui, mais leur bouledogue ne l'est pas. AU SÉNAT (Fin de la séance du 8 avril) M. LEKEU, poursuivant son argumentation, lit: Vous dites que nos écoles sont sans morale, n'est pas. En matière morale, il y a l'unanimité immanente, il y a ia morale des honnêtes -Tons par dessus toutes les barrières de doctrine ;t tous les préceptes d'Evangile. Je sais bien que certains d'entre vous, et non les moindres, nous traitent d'àpaches, tel M A'oûste, ou de malfaiteurs, tel Je cardinal Mcr-ier, et nous représentent comme des Bonnot,des (iarnier et des Carouy. Mais ce n'est là qu'une façon un peu virulente de marquer leur désaccord avec nos aspirations et nos tendances. C'est, lu bluff, du boniment et cela n'a d'autre but ni •l'autre importance que de capter en période élec-'orale le vole des imbéciles frappés d'effroi. Cela ne vaut, en vérité, la peine qu'on s'y arrête. Que vous le vouliez ou non, la loi morale est la même pour tous les hommes qui participent à la même communauté, au même milieu social. Vous croyez venir de Dieu et c'est vers Dieu pie vous allez sous la sanction d'un châtiment ou d'une récompense éternels. Nous sommes plus modestes, nous sommes les fils de l'Homme et nous avons le sentiment que nous portons en nous l'effort de toutes les générations qui nous >nt précédé avec la mission d'y joindre la nôtre, pour en transmettre, au nom de la solidarité huitaine, la féconde continuité aux générations qui . ont suivre. Jean Jaurès a défini notre idéal social et hu-nain avec une éloquence que je vous mets au Jcfi de ne pas admirer. Nous ne vous reprocherons pas de faire le bien ït d'éviter le mal pour écarter la peine du dam oi celle de l'horrifiante chaudière, et nous ne soutiendrons pas davantage que nous, nous faisons le bien pour le bien. Nous disons que nous faisons tous le bien, vous et nous, pour obéir lux lois physiologiques de notre hérédité et aux onditions économiques de notre sphère d'action. Mais par-dessus la gamme infinie des moralités ndivlduelles la morale sociale du moment varie i travers le lemps et l'espace. Vérité en deçà, «rreur au-delà. Polygamie en Orient, monogamie en Occident : affaire de climat et de ressources. Cette morale sociale, qui nous est commune, est toujours en état de transformation. Elle agit sur nous, nous réagissons sur elle. Elle suffit à fournir la base de l'enseignement primaire, car en dc«~ors de l'école il y a la famille, Sa cité, la vie. s» M. I.E PRESIDENT. Ne désirez-vous pas vous reposer pendant quelques instants, M. Lekeu ? M. LEKEU. Très volontiers, monsieur le président.M. GOPPIETEHS On pourrait lever la séance. Protestations à droite.* La séance, suspendue à 5 heures 30 minutes. est reprise à 5 h. 35 minutes. M. LEKEU. Je remercie le président et le Sénat d'avoir bien voulu m'accorder quelques instants de repos. Je vous promets que l'interrupteur incorrigible que je suis s'en souviendra. (On rit.) J'ai ino.qué tantôt quelle est la morale qui doit imprégner l'écolî publique. Le programme du parti ouvrier en matière scolaire est précis et. net. Il demande que l'Etat et la commune aient des délégués au Comité scolaire chargé de la direction de l'école publique. Il conçoit renseignement public comme un service autonome où se rencontrent et s'harmonisent toutes les compétences qui s'y peuvent exercer. On en est revenu do la vieille concep on. qui considérait l'école comme une entité abstraite. De plus en plus, on exigo un-s entente, une Collaboration entre parents et instituteurs. La clas.se n'apparaît plus au maître comme une vague collectivité à têtes multiples. Mais chaque petit cerveau d'e«ovo apparaît comme un coin do terre qui exige une culture spéciale. Cela n'est possible qu'a la condition que le sens psychologique du maître soit éclairé par l'expérience aviste des parents. De son côté, l'instituteur ne doit plus être un simple salarié, mais urte autorité, qui soit l'égale de celles qui reçoivent mandat des pouvoirs publics ou du suffrage universel des pères do famille. En confiant la direction de l'école publique au représentant du pouvoir, aux délégués des familles et au corps enseignant, nous avons la conviction de concilier tous les intérêts en présence. Ce quo nous répudions de toutes nos forces c'est que les pouvoirs publics œuvrent à mettre sur un pied d'égalité l'école accessible à tous et l'école de secte, de combat, de schisme national.Dans votre système, l'enfant ne s'appartient pas h lui-même, mais il appartient à Dieu, à l'Eglise, à qui ses parents doivent offrir sa jeune âme. Vous êtes en révolte contre la pensée moderne et votre enseignement est contraire t\ l'esprit scientifique. La science a pour méthode l'observation, vous lui opposez la révélation. Vous voulez que l'Eglise règne dans vos écoles, c'est voire droit et personne ne vous conteste la liberté d'enseignement. L'Eglise a, en Bel gique. un monopole religieux de fait qui met à sa disposition une puissance formidable. U n'est pas un pays au monde où elle jouisse de plus de droits et de plus de forces. Mais ce que vous vouI% r'est imposer votre foi aux autres. L'Eglise a accaparé l'enseignement dans nombre de campagnes. Voici maintenant qu'elle veut s'emparer de l'enseignement dans les grandes villes et dans les communes industrielles de la Wallonie. ■Voila le but de votre actuelle entreprise. Ce OoL, uu itMij, pas ia l.iiamijie. mais le Congrè.- I Marines de 1900 qui nous transmet le projet :e nous discutons. Dans ce Congrès, on jeta un i d'alarme, en faisant ressortir la diminution i.vitable de§ sacrifices des catholiques pour urs écoles. l.a loi a pour but de vous procurer l'argent •cessaire à l'Eglise rxnir achever sa mainmise ir l'enseigneménl. Grâce â la loi de 1ÎS95. vous /ez confessionnalisé un grand nombre d'écoles ous voulez achever votre œuvre et vous aurez uabilement choisi votre heure. Un véritable mouvement s'était fa I dans le pays en faveur de enseignement obligatoire. Même le monde in-iustriel réclamait une main-d'œuvre plus inte; igente. L'ignorance a été dénommée comme un icteur de moins-vahie économique. Rowntree ; montré qu'un ouvrier belge ne gagne que fi a cent vingt-une heures, alors qu'un ouvrier an lais gagne 100 francs en cent heures. Celte ln riorité dépend, d'après l'auteur anglais, de inaptitude de nos ouvriers à fabriquer des mar îandises de qualité supérieure et de la notoire ifériorité de notre outillage. Un des principaux :mèdes suggérés par Rowntree, c'est l'instruc-on obligatoire et par elle le relèvement moral et Uellectuel des ouvriers. II existait donc dans le pays un mouvemenr rononcé en faveur de l'instruction obligatoire. Tandis que la démocratie belge, d'accord avec le* maîtres de notre marché-industriel, les uns et es autres obéissant â des intérêts de classe, réclamaient l'instruction obligatoire, les fanatisés lu parti catholique réclamaient depuis le Congrès de Malines une nouvelle loi scolaire décrétant 'égalité des subsides. Alors le parti clérical imagina de faire coup double et de contenter amis et adversaires. De là le projet que nous discutons. M. Poullet a été chargé d'apporter ia formule imaginée par l'Emnience rouge de Malines et l'Emi-aence verte d'Alost On avait rêvé, M. Melot l'a aissé entendre, de sceller un marché : l'instruction obligatoire — et quelle instruction obMga-oire — contre la liberté subsidiée. Donnant, lonnant. Nous ne souscrirons pas à cette rançon. Ja-nais, nous ne capitulerons dans la défense de 'enseignement, qui fsl une des lumières de notre déal et de notre cause ! (Très bien 1 à gauche.) VOIX DIVERSES : A mercredi I L'orateur continuera mercredi. La séance est levée à G heures. Pi* liteel variés LETTRE A MA TANTE Les souverains ont bien des ennuis avec jeur&-tantes. Certaine Lulalie donna jadis fte ia tablature a Alphonse d'Espagne. Guillaume de Prusse eut récemment un ;< œuf à peler» avec sa lante de Hesse. [ma,ginez que, sans orier gare, cette excellente tante qui exerce la profession reposante de lanclgrœvin avait eu l'idée singulière de passer avec armes et bagages du fuite protestant au culte catholique. Le Kaiser, comme on sait, télégraphie Volontiers. En quoi il ressemble à Sarah Derhnardt qui a renoncé à la poste et à bcs lenteurs et n'emploie jamais que le télégraphe et son étincelle. Mais le télégraphe a joué d'assez mé phan'ls tours à, Guillaume II, autrefois, jussi pour communiquer avec sa tante, Sa Majesté laissa-t-clle son Morse favori pour empoigner sa bonne plume de Francfort. Et la tante prit quelque chose. Elle en put pour son grade de landgrœvin. Quand lans les familles impériales et royales, lev ;ieveux se mettent à secouer les tantes, c'est toujours un spectacle impressionnant. Mais à part les sentiments familiaux — ii on peut dire — il y en eut d'autres exprimées dans l'Epltre en question. »Je hais la religion que tu viens d'embrasser » aurait dit le souverain, qui aurait ajouté qu'il considérait comme sa mission de combattre le catholicisme. A cette lecture, la lettre ayant été publié; (serait-ce malice de votre part., ma bonne tanile ?), les évêques et archevêques el leurs ouaililes se redressèrent en sifflant comme si on leur avait marché sur la queue. » Eh ! quoi ? Cet empereur n'adore pas le catholicisme ? Il ne raffole pas du pape ? Il n'a pas ce qu'on appelle, à Bruxelles, une bountje pour Merry del Val, dit le fatal Espagnol ? S'il veu.t protéger les catholiques d'Asie-Mineure, c'est pour mieux les dévorer, mes enfants !... » Bref, ce fut de La stupeur. Stupeur navrée. Guillaume II est un homme politique comme tel, il se sert du catholicisme et le catholicisme s'en sert, donnant, donnant, c'est une beddde ovaire. Puis il est protestant, et, comme tel, peut-il n'avoir pas de haine contre le catholicisme romain, contre la Ba.bylonè du Tibre et la bêle del'Apocalypse, qui est la papauté, dénoncée par Luther ? Un homme vraiment, religieux hait l'erreur, c'est-à-dire la religion d'en face. Les dieux sont comme les crabes : ils s'entre-dévorent toujours, insatia.blement, et leurs d>évofs ne peuvent que suivre de si augustes exemples. Mais G-uilJaume II va h Rome ? H embrasse le pape? Turlututu ef combinaison. Au bref, comme dit Hubert, les catholiques ne peuvent avoir d'illusion sur la pensée d'un vrai protestant (et vice-versa). Et i1:c jouent les gros malins en nous faisant croi. I re qu'ils conservaient une illusion que l'Tl 1 lustre neveu de Sa digne tante vient de dé ehirer si péremptoirement,! BOBBY Vers une Alliance f ranco - Russo - Britanniqae LE RAPPROCHEMENT ANGLO-RUSSE Sl-Pélersbourg 9. — A plusieurs reprises, au ours des derniers mois, on a parlé, dans cer-alns .milieux politiques et diplomatiques, de la possibilité de voir l'entente existant entre ia lussie et l'Angleterre prendre une forme plus précise et plus forte aussi. Comme s'en fait l'écho, ce soir, la Vctchernc Vrcmia. la proposition de sir Edward Gre.y, tentant à ce que les puissances de la Triple Entente igissent dorénavant de concert auprès des au res puissances pour toutes les questions intéres ^ant la Russie, l'Angleterre el la France, a été accueillie avec sympathie à St-Pétersbourg. La diplomatie russe, déclare la Vctchcrne Vrcmia, partage complètement la manière de voir ii>u ministre des affaires étrangères anglais. A St-Pétersbourg, on rêvait depuis longtemps le créer un rapprochement plus étroit avec l'An le terre. Dans les sphères compétentes, le mol l'alliance a même été prononcé. Les rapports de la France et de l'Angleterre l'un côté, de la Russie et de l'Angleterre de l'au-re sont si étroits qu'en fin de compte il ne serait •as étonnant qu'on aboutisse à la signature d'un raité d'alliance. Pour le moins, ajoute le journal, m le désire sincèrement tant ù, St-Pétersbourg iu'à Paris. Le Drame du Figaro TEMOIGNAGE ACCABLANT POUR FEU M. CALMETTE Paris, 9. — M. Boucard, ju»'e d'instruction, a ut.>ii'lu tet apivs-in.ni li le L)r S:.uvineau, am ersonnel de M. Caillaux. * M. Sauvincau déclara que son secrétaire, un jeune journaliste nommé Gaston Vidal l'avait averti le 12 mars que la campagne entreprise par Je Figaro contre M. Caillaux allait changer d'aspect et que M. Caimelte était sur le point de publier des lettres intimes de M. Caillaux. le lendemain parut, en effet la lettre «Ton Jo». Quelques jours après, le 15 mars, Vidal lui dit : «Vous avez vu que j'avais raison. Eh bien, il y a encore deux lettres qui vont paraître incessamment et la première n'est rien à. côté de oes deux lettres. « Le docteur Sauvineau ne crut pas devoir en avertir M. Caillaux, pensant qu'il devait être au moins aussi bien renseigné que lui. LE CARACTERE DES LETTRES OUI DEVAIENT ETRE PUBLIEES Paris, 9. — M. Boucard a reçu de Mme Guille-mard, amie de Mme Caillaux, une lettre dans laquelle elle déclare que, contrairement à ce que certains journaux prétendirent, les lettres dont Mme Gaillaux redoutait la publication n'étaient nullement conçues en termes tels que leur publication par un journal était impossible. Ce sont, dit-elle, des lettres intimes et tendres, mais ce sont des lettres écrites par un homme du monde à une femme du monde qu'il respectait. M. VIDAL CONFIRME LES DECLARATIONS DU D' SOUVINEAU M. Vidal, publicistc, mis en cause par M. Caillaux et par le docteur Souvineau. a confirmé en tous points la déposition du docteur Souvineau, déclarant quo le 12 mars dernier, il informa M. Souvineau que le Figaro allait publier trois lettres de M. Caillaux a sa femme. M. Vidal abordant ensuite son rôle dans l'affaire Prieu, affirme que l'entourage de M. Caimelte chercha à susciter des témoignages pour confirmer la campagne entreprise. DES OFFRES REFUSEES PAR M. GAILLAUX Paris, 10. — M. Boucard a entendu M. La-beyrie, ancien chef de cabinet de M. Caillaux, qui déclara que rèa Je comniencni- nt de la cam. pangne du Figaro, de nombreux renseignements avaient été offerts à M. Caillaux, contre M. Calmette, mais M. Caillaux ne consentit pas a les recevoir. Le témoin retrouva, en quittant le ministère, le 17 mars, quelques-unes des îettres adressées h ce sujet ii M. Caillaux. Il les remit au juge d'instruction. Depuis le drame du 16 mars, de nouveaux témoignages sur l'affaire Prieu furent offerts à M. Caillaux. qui ne les reçut pas lui-même, mais pria son chef de cabinet de les entendre. M. Labcyrie expose ensuite l'état d'esprit de l'entourage de M. Gaillaux pendant, la campa-gne du Figaro et l'état d'énervement et de surexcitation ' dans toquel se trouvaient M. et Mme Caillaux. Après la publication de la -lettre « Ton Jo », le témoin eut l'impression que M. Calmette avait touché Mme Gaillaux et non pas son mari. Aussi ne feut-il pas surpris, en entrant, îe jour du crime, vers midi, dans le cabinet du ministre, d'v trouver Mme Caillaux, le regard fixe dans un état manifeste de' suprême fatigue morale. Il fut tellement impressionné que, vers 5 h., il voulut téléphoner h Mme Gaillaux, mais il était malheureusement trop. tard.A LE MONITEUR Personnel. — Nominations. — Par arrêté royal, M Vandekerkhove, contrôleur des contributions directes, des accises et de comptabilité de Ire classe à Bruges (1rs division) est nommé chef de bureau de direction des contributions directes, douanes et accises en la mêm« ville. So'ni nommes : Receveur des contributions directes : A Forest (Ire section), M. Frealie, act. receveur des contribut. directes et des accises à Lauwe. Receveur des contributions directes et des accises : A Forest (2e section), M. Gehot, act. receveur des mêmes impôts à Soltegem ; à Vracene, M. De Geeter, act. id. ù Ostvleteren ; a Pomme-rœul, M. Mauroy, act. id. à Pecq ; à Som-breffe, M. Dilbëck, act. id. u Marbais ; à Spy, M. Gaillard, act. id. à Yves Gomezée ; à Estin-nes-au-Mont. M. Variez, act. id. ù Mauld-e ; a Pecq, M. Albert, act. id. à Izel. Receveur des contributions, directes, douanes, accises et entrepôt : A Poperinghe, M. Dezeure, act. receveur des contributions directes et des accises a Rousbrug-ge-Haringhe.à l'Etranger LA RICHE ANGLETERRE. — CHIFFRES ELOQUENTS. — LES LANDLORDS ET LES TRAVAILLEURS : LA PROCHAINE BATAILLE.Londres, 9. — Les deux mauvaises années tant de fois annoncées,— et appelées de tous leurs vœux — par les patriotes torys afin de démontrer la faillite des f nances radicales de M Lloyd-George, s'entêtent à ne pas vouloir faire leur apparition. On sait que les chiffres correspondants au mois de mars de l'année dernière etaient tellement élevés, qu'il semblait impossi-s'ble qu une diminution relative ne se produisit pas cette année. Eh bien, non 1 Les chiffres uue vient de publie le Board of Trade accusent uour le mois .de mars de cette année, 7^, Feuilleton du Journal de Gand 96 HAUTE PÈGRE PAR Paul MAHA.LÎN LA B0YARDE ÛUATRIEME PABTIË EU; se pench-a en avant et elle rêstâ là. courbée, éclievelée, pantelante, — décjiii-Irant, étudiant, dévorant du feu de ses pru-te visage embarrassé d© mademoi selle Aurélie... I'iks e!le recula, frappée de stupeur, tan- - que ce cri venait à ses lôvres : ~ Seigneur 1 Seigneur I ce n'est pas mo mie ! • Sylvcira, qui s'était tenu à l'écart pen-tout ce qui précode, se rapprocha virement ii cette explosion. ~ Que dites-vous ? s'exclama-t-il. tl.e marcha sur lui, superbe de courroux (le haine : — Je dis que vous m'avez trompée ! Je ws que vous m'avez menti ! Je dis que cette iule n est pas la mienne ! ~ ' Pas la vôtre ! protesta le Portugais MJJi n avait jamais vu Alliette. Mais c est eus qui vous abusez ! C'est vous qui perte la raison'!... «il '?rin' Prononça une voix grave, non, «te [eirme ne s'abuse point ; celte femme pas m(jr9 mademoiselle... Le marquis et la courtisane se retournèrent, secoués de la tôte aux pieds par cette voix- dont le son vibrait dans leurs souvenirs... ■> Un liomme se dressait comme un fantôme sur le seuil de la 'l'urquerie ; un homme dont le masque de velours semblait plus inerte qu'une pierre et que les p'is rigides rie son domino gris enveloppaient ainsi que d'un suaire. Il se détacha lentement de ]^i draperie qui l'encadrait, descendit vers les Irois acteurs de ]u scène qui vient de se jouer devant vous, et, s'adressant avec douceur ù mademoiselle Aurélie : — Votre présence ne nous est plus nécessaire. Vous êtes ilibre de vous retirer. On vous comptera demain la récompense promise.La première ouvrière de Delphine Baron ne se le fit point répéter, Kl'e s'éclipsa incontinent par l'issue qu'on lui indiquait. Homé-ro, éperdu, hasarda un mouvement pour la suivre. . Mais le domino, lui posant la main sur l'épaule : — Vous, restez, intima-t-il avec rudesse. Le Portugais se révolta : — Cette injonction... De que] droit ?... Qui éles-vous ? L'autre repartit tranquillement : — Qui je suis? .te vous te dirai ioul à l'heure. De quel droit ? Du droit du plus fort. Tenez-vous beaucoup à en faire l'expérience ? Le marquis s'élança avec un rauquemenl ■le colère. Le domino l'attendait de pied ferme. Ii y eut un choc sourd : puis le bruit d'une lutte violente. Foudroyante, devrions-nous écrire, car elle ne dura qu'un instant, — et M. de SylveirS alla rouler sur le divan, où il demeura comme mort. Son vainqueur appela : — Andrée ! Le domino rose entra. . — Enlève ton masque, mon enfant. Puis, ss touraaM W& l«. Boxarô** — A ba.c le vôtre aussi, madame I L'instant est venu des visages découverts. Que chacun voie ici à qui il a affaire. Les dejx loups furent détachés en mémo temps, et, en même temps, ce double cri retejil it : — Madame rtermance 1 — Alliette ? La mère et la fille allaient se précipiter dans les bras l'une de l'autre. D'un gesle impérieux, le domino gris les cloua loutes deux à leur place. — Un moment ! reprit-il. Ecoute-moi, Andrée. Avant que tu ailles à celte femme, il faut que je t'apprenne non seulement ce qu'e'lc est dans le présent, mais encore ce qu'elle a été dans le passé... Ce qu'elle est, tu le sais à peu près : ne m'as-tu pas supplié de m'emmener de ce mauvais lieu, quand lu as vu son impudeur saJuée-pai • les acclamations de ce monde qui n'a pas, pour excuser ses vices, le prétexte de l'ignorance ou de la misère natives? Quand tu as entendu parler d'elle avec ce mépris par les misérables créatures qu'elle hébergeait i sa table? Quand tu as compris que ce luxe, cette fortune, cet hôtel étaient le salaire de toute une vie de honteuses complaisances et de banales faveurs ? .. Cm qu'elle a été est pis encore : Je t'ai raconté l'histoire de ce malheureux, victime d'une trame exécrable ourdie par la mèie de son enfant et par l'amant de celle-ci, outragé dans son honneur, mortellement frappé dans ses affections, séparé de tout ce qu'il aimait, jeté en prison, flétri par un arrêt infamant, et, pendant dix années, avili, torturé, écrasé, dans l'enfer du bagne, sous l'opprobre d'une condamnation imméritée, la casaque rouge du forçat et le bâton des argousins... — Eh bien ?... — Et bien, cet innocent jétait ton père ; cette femme s'appelait Hermance Tièrard, et le misérable qui l'a aidée dans son in- besogne,, c'est l'homme wiçù — cet homme qui a peut-être cessé d'être son amant, mais qui n'a jamais cessé d'être son complice I La jeune fille cacha sa figure dans ses mains et sanglota : — Mon Dieu 1 mon Dieu !... Rose Grimont s'appuyait à la muraille. Sa pose désespérée formait un étrange contraste avec sa toilette éblouissante. -Elle murmura : " — Ayez pitié t... Le domino n'eut pas pitié. Son accent glacé se fit entendre de nouveau, disant : — Plus tard, après avoir trompé ce Fa-gerolles — oh ! — je connais ton véritable nom, marquis ! — comme elle avait trompé son mari ; chassée de Russie pour l'insolence de ses prouesses galantes ; devenue sous un sobriquet l'une des reines de la débauche parisienne ; associée à un quatuor d'aventuriers sinistres dont elle était l'esprit et dont elle armait le bras, elle ne s'est plus contentée de ramasser l'or dans la boue : elle l'a ramassé dans le sangl... — Oh ! — C'est elle qui a tenté de faire assassiner, p.our lui voler quinze cent mille francs, le prince de Kermor sur le pont de Sures-nes !... — Odon ! s'exclama Alliette avec horreur.— Oui, Odon que j'ai sauvé; Odon qui t'aime et que tu aimes ; Odon qui sera ton époux... — Odon !... Ils s'aiment I... Lui qui naguère .. ^ C'était la Boyarde qui râlait ainsi en tordant ses mains' au devant de son visage. Le domino lui saisit le bras : — Taisez-vous ! commanda-t-il d'une voix sourde. Votre' fille souffre déjà plus qu'aucun être humain ne peut souffir. Allez-vous achever de la tuer en lui avouant que vous avez été la maîtresse de son fiancé ? La courtisane s'affaissa sur un divan. [ eontiau^ tondis. regaxd 3^————ggga—3Ha—.fi. n'vr. 7 mjétailHiqaie glissait par Les trous ue son masque : — Tenez, j'hésite à lui apprendra que vous aviez ordonné su mort en lu compre nant dans Le massacre des hôtes die lu \ illu des Roses... v Le corps de ia pignon 11e cul un ressaut à ce dernier mot, et cette plainte déchiruiii te monta de sa gorge ù sa bouche : — Martial 1... Jeanne !... Mon pauvre frère !... Ma vraie mère !... Sa vraie mène ! L'œil de Rcse s'égara el le rire des démences foudroyantes éclaira ses lèvres de ses sinistres lueurs. Mais Dieu ne permit point qu'elle •devin! folle. Le rire, u peine né, s'éteignit. Le châtiment était de la taille du crime. Ln quelques minutes, la Boyarde avait vieilli de dix ans. Sa face ravagée dénonçai-t l'indes cripliible torture qui la tenaillait. Des sillons mobiles s'y creusaient. La sueur ruisselait de son front. Ses muscles re crispaient sous sa peau marbrée de taches noirâtres, et, sous la ligne de plomb qui encerclait ses paupières, il y avait des marques tour ù tour ardentes et livides. La folie la cherchait, et toujours revenaiit la raison implacable. Elie tomba sur sas genoux, de son haut, comme assommée par un coup de massue, et se traîna vers la mignonne en poussant des gémissements inarticulés. C'était quelque chose de si terrible el d<? si navrant, qu'Alliette, — pour nous servir d'une expression populaire qui, seule, est capable de rendre notre pensée, — se sentit toute retournée devant, ce spectacle dont la peinture nous fait peur. Son cœur l'entraîna. Elle se précipita vers la malheureuse, et. les deux mains tendues : — PardOnnez-moi ! s'écria-t-el.!ie. Je viens de blasphémer ! C'est vous qui ôles ma mère ! ® Hermance se redressa d'un bond.Elle sai-sft te mignonne k bras-le-çorpsv tlle 1'^- Jeva, elle la serra à l'étouffer. Et elle répé* ta dans une ivresse qui atteignait au paroxysme et au délire : — Ma fille ! ma. fille ! ma fille I Llle ne pleurait plius, elle ne souffrait plus, elle ne pensait plus. Elle avait recoiu-vré la force et la vie. On entendait sortir dto sa poitrine les sons que rend la bêle fauve en traiin de caresser sa portée. Effrayant d'immobilité et de silence, le domi-no gris assistait à oes épanchements, à ces embrassements dans lesquels tas deux femmes exhalaient toule leur âme. Le senhor Romero n'avait pas bouaé lui nom plus. Mais, pendant fout ce qui précède, sa joue avait rougi, puis blêmi plusieurs fois. Soudain, une vague rumeur arriva du dehors. A cetie rumeur, le Portugais fit un mouvement. Alliette aussi. Elle s« dégagea doucement de l'étreinte de Rose, et ses yeux pleins d'anxiété, supplièrent Le domino ' Celui-ci détourna la tête devant. l'éloquence de oe regard. Sans dout* avait-il compris ce que^ ce dernier renfermait d'angoisses réveillées et d'ardentes prières car il dit avec amertume : Tu J'as appelée ta mère. C'est bien. J élans insensé d'espérer qu'il pût en être autrement. La mignonne voulut parler... Il Jui ferma la bouche d'un geste farouche : t — Maintenant, poursuivit-il froidement, puisque, enilre elle et moi, c'est elle que tu as choisie, emmène-la !... - Le bruit augmentait h l'extérieur. Le domino frappa du pied. L m mène-la ! Dans quelques mimif.es, il ne .serait plus temps. Il t'a plu de l'absou-jre, soit ; maiis ceux qui vont venir ne lui feraient pas grées, car ils renré=.°ntpnt ' ■ justice.,, • i • j Samedi 11 et Dimanche 12 avril 1914 5 centimes le numéro 58me année ■— î\° 101-102

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This item is a publication of the title Journal de Gand: politique, industriel, commercial et littéraire belonging to the category Liberale pers, published in Gand from 1856 to 1923.

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