L'écho belge: journal quotidien du matin paraissant à Amsterdam

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s.n. 1917, 14 August. L'écho belge: journal quotidien du matin paraissant à Amsterdam. Seen on 03 February 2023, on https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/en/pid/7w6736n32d/3
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3ème Année N°. 1Q25 — «MMMMMpMVn?11"11 3 cents Mardi 14 août 1919 L'ECHO BELGE L'Union fait la Forcer rî^îv^rst f?) «lournal QMoticSieii «lu rrastira pÉaraissasit ers Hollande Beiae est notre nom de Famille. Toutes les lettres doivent être adressées rrm -ga li g a B| <flo £° é <CÎ £î C i 1Q 11 • N Z VOORBUBOWAL 234-240, AMSTE8DAM. Téléphones: 2t7&7 et JEé<Sactei»r en Chet: Gustave Jaspaers. _ .j» . . ( chai'les Bernard, Charles Hen-Jsîô", om" e ' 15,2 <5ra- ^ îîeïîô Chatilbry, JEinSle Paitiparâ. Il !rr..i.TTTT II S-.n. • ™ £.-'Oajlir l&îS» t:t */«SZBU.« au ratLasinîéro, s'adresser ii l^Administratilon cSia journal: N.Z*VoorburjSwaE 234-240, ArrsstejrcijQirK'a Abonnements: Hollande il. 1.50 par mois. Etranger II. 2.00 par mois. Pour les militaires au «ront et les militaires internés en Hollande fl. 0.75 par mois payable par anticipation. Annonces: 15 cents la ligne. Réclames: 30 cents la ligne. . I Lettre de Paris la déclaration MMacUs et le discours de M. Ribct. — Assez de plaidoiries. — Les délégués du Soviet à Paris■ — ta ruuveté russe et ^ roublardise allemande. ta répression des dêco'ufageurs. 1er août 1917. Affaira Marguliea, affaire du Bonnet range, affaire do Stockholm. JNous vivons demis quelques semaines dans une atmosphère d'intrigues internationales qui commence à énerver un peu le public français, S peut-être pas dans le sens qu'esconjp-teient ceux qui les ont machinées. Contre les manoeuvres de ce genre le bon sens na-tfen-1 réagit assez facilement Faut-U qu'ils aient besoin de paix on Allemagne, se dit-on, pour recourir a tant de ruses 111-génieuses à seule fin de nous obliger a entrer en coït création !" Et puis, tant de constance dans la mauvaise foi exaspère. IjC discoure de Michaelis a causé un véritable sursaut d'indignation. C'est une manoeuvre perfide, c'est peut-être une manoeuvre habile... pour les Busses. • _ Cès cambrioleurs qui se mettent a criei au voleur" pour qu'on ne les poursuive pas ne trompent plus personne. Grâce a leur coup de surprise, ils occupent plusieurs départements français, la Belgique presque entière, un bon morceau de la Roumanie, la Serbie, la Pologne, la Cour-lande; ils ent détruit les usines, ravage tous les pays qu'ils occupent de façon, a faire pâlir la légende des Vandales, et il viennent demander compte à la France de ses „ambitions coupables". Us ont préparé la guerre pendant quarante ans ils 1 ont déclenchée à l'heure qu'ils ont choisie, la commençant par un attentat inouï contre k droit des gens: l'invasion de la Belgique, el après cela ils viennent nous parler de leui guerre défensive! C'est une plaisanterie. Dans son discours d'hier, M. Ribot assurément a répondu victorieusement à cettc accusation absurde, mais, en général, on lui eût voulu plus de netteté, plus de dignité, plus de brièveté, plus de force. „Pour* quoi toujours plaider, me disait après la séance un député ■ qui n'est rien moins qu'un ènnemi du gouvernement actuel, qu'avons-nous à faire de cette phraséologie d'avocat? De quoi avons-nous à nous justifier et devant qui? Devant les Russes- Ce serait une chose lamentable d'avoir à tout expliquer et à tout réexpliquer sans cesse s ces enfants terribles pour qui la politique est un roman invraisemblable. Après tout s'ils veulent mener leur pays à la dissolution et à la ruine ça les regarde, mais la France n'a pas à se justifier devant eus de sa volonté de reprendre son bien et de s'assurer des garanties pour l'avonir. Nous avons beaucoup trop de considération pour ces internationalistes de la démocratie qui veulent s'ériger en juges suprêmes des peuples et des Etats et qui nous font peur avec dés grands mots. Nous avons à chasser le Boche de chez nous et à l'empêcher de recommencer. Voilà notre but -de guerre, le reste est métaphysique". Tel est bien le sentiment qui commence à prévaloir à Paris, même dans les milieux parlementaires.-Les menees des Zimmerwal-diens et des gens qui voudraient bien aller à Stockholm, tout en craignant de se compromettre dans cette aventure, commencent a impatienter tout le monde, et les allées et venues des délégués' du Soviet ne sont pas faites pour calmer ces impatiences. Ces ambassadeurs, dont on ne saurait contester lee bonnes intentions, manquent décidément de prestige ot d'autorité. Ils vont des milieux socialistes au milieux syndicalistes, des ^ milieux majoritaires aux milieux minoritaires, répétant partout la même antienne avec une obstination d'enfants boudeurs. Nous ne ferons jamais de paix séparée, mais ^ la démocratie russe ne veut pas se sacrifier aux visées impérialistes de l'Occident. ,,11 faut bien en convenir, la propagande allemande, grâce à son obstination dans le mensonge, est arrivée à ce résultat: la démocratie russe nous soupçonne de ,,visées impérialistes". Pas d'annexion, pas d'indemnité, c'est pour eux un dogme. Us ont fini, il est vrai> par admettre que la reprise, de l'Alsace-Lorraine ne constituait pas une annexion et que la réparation des dommages de guerre par ceux qui les ont commis n'était pas une indemnité; mais avec une certaine mauvaise grâce, et comme la crainte constante de 6e laisser rouler par le nationalisme des socialistes français. Ces hommes nouveaux de la Russie nouvelle font tous penser au personnage principal d'un des plus beaux romans de Dog-toiowski, l'Idiot. Sincère comme un enfant, il va dans la vie en ignorant tout de ses complications et de ses conventions, et sa naïveté est si complète que, partout où il passe, il jette le trouble dans les petites combinaisons de la vanité et de l'intérêt qui font la trame de l'existence quotidienne. Il transporte dans le domaine moral l'ironie du Huron de Voltaire. Mais, bien entendu, l'ironie de Dostoiewski est très loin de la nôtre; elle a toujours quelque chose d'ardent, de passionné et d'un peu fou que nous ne pouvons comprendre,sans effort. C'est là un extraordinaire . personnage de roman pour lequel le lecteur éprouve la même sympathie que l'auteur. Et de même notré vieil Occident est plein de sympathie pour m deameiajrenmda laLcivilisatioa européeft- ne que sont les Russes; il devine les immenses ressources qu'il y a dans le coeur ingénu de ce grand pays. Mais nous sommes à un moment de la vie du monde où l'on n'a pas le loisir de regarder jouer les enfants. La conduite de la guerre doit appartenir J aux peuples majeurs. Cette magnifique bonne foi slave est une proie trop facile pour les politiques sans scrupule de la Willhelmstrasse qui ne connaissent que la raison d'Etat. Beaucoup de Russes le comprennent d'ailleurs et l'un d'eux me disait hier : ,,C'est en Flandre que se joue en ce moment le sort de mon pays". * * * Tout le monde le sent de plus en plus, ce sont ces intrigues de l'arrière qui constituent pour notre cause le plus grand, le seul danger; même au cas où l'offensive dans le nord ne donnerait pas tous les résultats qu'on en attend, le sort de l'Allemagne est • militairement -réglé et l'intervention américaine qui se prépare méthodiquement ne fera que lui donner le coup de grâce, mais, comme l'a dit M. Painlevé, nous entrons dans la phase la plus dure de la guerre et de notre patience ou de notre lassitude dépendra la fécondité de notre victoire. II s'agit avant tout maintenant de n'avoir point peur de la victoire et des charges de la victoire. C'est pourquoi tous ceux qui, soit par faiblesse , de coeur, soit par esprit de parti, soit pour tout autre cause, pourraient contribuer à jeter le trouble dans l'esprit publie sont un danger national. Cette vérité crève les yeux même aux parlementaires. A la suite de M. Clémenceau, les républicains les plus radicaux demandent qu'on sévisse énergiquement contre les éléments troubles qui ont tenté cet été d'agiter Paris. Si, comme il est possible, on procède à un remaniement du ministère, ce sera dans ce sens qu'il se fera. Le ,,Tigre" comptera une victoire de plus. L. Dûment—Wilden. 1 m T ■ iÇ ■ 'iT 11 Royaume d3 Belgique. MINISTÈRE DES FINANCES Bons du Trésor 4 % à l'échéance du 1er août 1917. AVIS. Le Gouvernement belge informe les porteurs de Bons du Trésor à 4 % à l'échéance du 1er août 1917 qu'il se voit contraint, par la force majeure des circonstances, de reporter jusqu'au retour de la paix la date du remboursement des Hits Bons. Toutefois, inspiré par le désir de ne léser en rien les intérêts des prêteurs, le Gouvernement a décidé de consentir immédiatement aux porteurs habitant hors des pays ennemis ou occu-p's par l'ennemi et qui en feront la demande le renouvellement de leurs titres pour un terme de trois ans à partir du 1er août 1917, moyennant un intérêt de 5 % l'an, payable semestriellement.Les Bons dont la prorogation d'échéance sera demandée seront frappés d'une estampille constatant cette proprogation et une nouvelle feuille de six coupons d'intérêt semestrielle à 5 % sera délivrée aux intéressés. Les Bons devront être déposés accompagnés d'une demande de renouvellement dont la for-mule sera mise à la disposition des porteurs en temps utile. La date à laquelle les dépôts pourront être effeotués et les Caisses qui seront chargées de recevoir ces dépôts seront portées à la connaissance des intéressées par la voie de la presse ou par lettre spéciale. Les porteurs qui n'accepteront pas le renouvellement à 5 % auront droit à l'ancien intérêt de 4 % l'an à partir du 1er août 1917 jusqu'à la date du remboursement, ainsi , qu'il est dit ci-dessus. Cet intérêt sera payé en même temps que le capital et il ne sera, par conséquent, pas délivré de feuilles de coupons pour les Bons non renouvelés. Dès la libération, le Gouvernement offrira, dans les mêmes conditions, le renouvellement ou le. remboursement des Bons de même catégorie, qui se trouvent actuellement en territoire envahi. Le Havre, lo 26 juillet 1917. • Pas dmdemnité pour la Belgique Si les Belges veulent savoir à quoi ils seraient exposés par la conclusion d'une paix boiteuse, qu'ils lisent attentivement les lignes suivantes extraites d'un article paru dans la ,,Neué Freie Presse" de Vienne au . sujet des récents débats à la Chambre des ■ Communes : ,,Le sort de la Belgique sera réglé uniquement entre l'Allemagne et la Belgique. L'Allemagne ne se soumettra jamais à devoir payer à la Belgique l'indemnité que 1 veulent lui imposer les puissances alliées. ,,Tout e?poir de paix est irrémédiable avec les exigences de M. M. Lloyd George et Bo-nar Law au sujet de la Belgique". Le journal viennois semble oublier que i l'Autriche pourrait bien aider l'Allemagne : à ^ payer l'indemnite due à la Belgique. Ce n'est pas pour rien que les mortiers autrichiens ont bombardé les forts de Liège et de Namur alors que l'Autriche n'avait pas encore déclaré la guerre à la Belgique. Tout 1 se paie en ce monde-ci ! il y a un m l/f. août-1916: Sur le Carso les Italiens J enlèvent une série de retravtchcments e-im-t- . mis à l'est de font SOÔ^prjsoftnfcrs, ' ^ En Belgique. B û du F€>piiHswcj m c S 5*î ^ surveillance etroite et sont constamment me LG JJU1& dyyAe U&sybi nacés d'être déportés. On nous dit co qui e Le journal anglais ,,Observer" a publié sous Pas;-e dans la rue, sous les yeux de 1 ennemi le titre: „Le paradoxe belge. Contre mauvaise m?!s ™ "? ™us dltPas •« tragédies décln fortune bon coeur. Le front des Civils", l'inté- f nte.s do la vl° quotidienne, derrière les per ressaut article ci-après do M. Emile Cammaerts: ^ cWs 1e poing gantd do fer d „J'ai eu l'occasion de rencontrer dernièrement vainqueur peut frapper a tout instant. 0] bon nombre de Belges qui ont réussi à passer le Mus dlt «1™nent lss BeiS^ vivent' f10,15 01 fil. Ces personnes, dont je ne puis malheureuse- no. nous,dlt Pas ils meurent - e> ment citer les noins, appartiennent à toutes les ? » j, -ans t f ^ classes de la société à toutes les professions. Il f,08 At'r T n maladies dues ; y a parmi elles des' patrons, des ouvriers, des ^suffisance des vivres .(la mortalité a Bru prêtres, des étudiants, etc... Elles ont vérà en f1Ies cet. h Pa.r 6xemPle. est aujourd Ira Belgique depuis le début de l'occupation et un dcuî. f«?, Phl= fere? ,9™ la , certain nombre d'entre elles ont eu l'occasion "bl tolle cs.fc >a Teahte' d 011 ™,nt, 1™ de parcourir le pays. Même si leurs déclarations aPPa'ences soient si trompeuses? &i la Belgi ne concordaient pas d'une manière frappante, 1™ 6S? deve,nue un.e.Tast® P"5™' ™ mlaS' je pourrais répondre personnellement, non seul d angoisse, de suspicion et de terreur l'oppres lement de leur sincérité, mais aussi de leur dis- se', pourquoi les conditions semblent-elles commuent et de leur modération. Cela n'empê- ™'Sre tcmt> re5ter Ph,,s.ou momsh normales, clie que, lorsqu'on me demande de formuler une ]«3 P"60"1?™ T 3?al vues .ont rals0?' s opinion sur la situation en Belgique occupée, M- Bra?d Wliitlock et ses amis ont raison je ne puis me défendre d'un mouvement d'bési- ^"""ent se f ai t-il-que d'autres ruent pu se fan tation illusion a co point ? Mais pourquoi les Belge „C'est un sujet brûlant et l'expérience prou- °nt P^ssé le fil sont-ils tous pleius d'espoi ve que, chaque fois que nous l'abordons, nous et d e"cr,S'e et de h®«™oup Ph;s optimistes qu nous exposons à être mal compris par no^ amis c0'lx do leu" compatriotes qui ont cherche ui les . plus sincères. Si nous leûr disons, ce qui rcfug° au dchors? Pourquoi croient-ils ferme est exact, que le pavs est ruiné, que ik moitié c'! une P!'0fPt<= .-•» complété victoire de la population dépend uniquement pour sa Pourquoi acceptent-ils si joyeusement les nou subsistance, de secours venus du dehors, que VMUX sacrifices que cette victoire impliqu, l'avenir de la nation est en danger par suite Pour ? , P™rïu0' Parlent-ils joyeusemen de l'accroissement de la mortalité et du déve- du passage du Iîhm et de la rentree triomphal loppement de la tuberculose, ils s'empresse- du Bo1 AI,)ert a Bruxelles? ront d'en conclure que les bourgeois de Bruxel- '• supposent que c est parce qu'il, les tombent d'inanition dans les rues et que les ««tendu les piteuses doléances des gro dames de l'aristocratie se promènent en liai- ..Landsturm" do l'armee d'occupation D'autre Ions sur les boulevards. Si nous leur disons,*. f,,ssn.t p?ree qu ils apportent ave contraire, ce qui est également exact, qi'en el»x le soufflt> insP"e de la P,amo- ,MaIS dépit des condamnations, des déportations et "?to convaincu qu il n'y a qu'une réponse « dei plus grandes privations, les Belges n'ont faire a toutes ces questions : Ils ont risque loi. pas perdu leur courage et ont encore la force ™- ,ls ont lcDr ba!allle- f»™0 'f,,80' de rire au neZ de leurs maîtres, nous risquons dats en congé, ils nous viennent du front." de voir quelques bons amis raconter sur tous les toits que tout est pour le mieux dans la A Bruxelles meilleure des Belgiques occupées et que Bruxel- , v les est devenue, sous l'égide paternelle de l'Ai- ^es habnues du Theatre du Parc a Bruxe. lemagne, un centre de joies et de délices. 1€® apprendront avec satisfaction que 1 ,,La contradiction apparente existant entre sympathique acteur M. Richard, après avoi l'attitude du peuple .et le régime auquel il est reçU la, croix de la légion d'honneur pou soumis s'explique pourtant aisément. La même actiôns d'éclat, vient d'être à nouveau cit rrm<S ^ dS a ^d- i- et ^ les premiers mois de la guerre, ce contraste 1X1 * paradoxal a été mis en lumière par un grand nombre d'observateurs. Pourquoi, si nous com- A M. ©ras prenons si bien les soldats, ne pouvons-nous roo mu - -j ' i comprendre les civils? Pourquoi ne pouvons- 2.3 août 1914, après avoir traverse 1; nous pas voir qu'ils doivent sembler plus gais Ville, le3 troupes allemandes se dirigèren lorsqu'ils luttent sous les yeux de l'ennemi que par les rues de la chaussée de Bertaimon lorsqu'ils se trouvent à l'abri du danger? vers la ville de Maubeuge. Au milieu d ,,11 n'y a rien d'étonnant à ce que les gens l'avenue de Bertaimont, à la hauteur do 1 de Bruxelles et d'Anvers ne semblent pas trop savonnerie Theys, les Anglais avaient abat malheureux à un observateur superficiel. Vou- tu uno douzaino ds grands arbres de l'ave dragon qu'ils donnent aux poches le pkjisii- de oe ; f àJt én0 , j rire de leur misere? Ils font contre mauvaise . . f , fortune bon coeur, mais le coeur ne serait pas duquel 1 ennemi ne pouvait rie] îi bon si la fertune n'otait si mauvaise. Ils sont apercevoir. à, nous, civils, ce que. les tranchées du front Quand les premières troupes allemandes sont au service de l'arrière. Ils vivent en aler- poussant devant ell&3 des habitants do Ni te, entourés d'espions, de geôliers et de bour- my emmenés au passage, furent arrivées i reaux, dans l'atmosphère grisante d'uno vaste l'entrée de la rue de Bertaimont, l'arriè conspiration, la conspiration de sept millions re-garde anglaise, cachée dans les arbre d'hommes décidés à rester purs de toutes souil- ^iBattus, ouvrit le feu. Nos braves allié lures, de tout contact humiliant avec 1 ennemi. „ „ , , ' , . ,. v Ils rient pour no pas' pleurer. Devrons-nous remarqué le groupe de ^civils tire regretter un jour qu'ils aient si bièn réussi à rent d abord en 1 air, et aussitôt la pam cacher leurs larmes? que se répandant autant parmi les Aile ,,11 y a quelque temps, les journaux ont ra- mands que parmi les femmes et enfants for conté un accident survenu dans une usino de niant en grande partie le bouclier de l'en munitions. Une jeune ouvrière du Pays de valiisseur tous indistinctement cherche Galles eut la mai» prise dans son tour. Pour rent un abrf goit dans ^ msi30ns ouvcrtes la dégager il fallut démonter la machine ^ dang j ruea latér2fe8. Les Allemand piece par pièce et, durant tout ce temps, elle , , . , , . . . . . , ^ ne cessa de parler et de sourire à ceux qui voulant ignorer la redoute des Anglais, pre l'entouraient. Quant on découvrit enfin quo tendirent aussitôt que la population civil sa main avait été horriblement écrasée et qu'on les attaquait et, en guise de représailles l'entraîna à l'infirmerie elle avoua qu'elle tuèrent quelques hommes se trouvant encor souffrait la torture. Elle-ne s'était pas plainte dans la rue et commencèrent à incendier le plus tôt „pour leur montrer co qu'une Gai- maisons. Parmi les victimes on cite M. Cy loue peut endurer". Que les étrangers qui tra- ^ fusil]6 piusieIlr3 femmes et enfant rersent la Belgique ne comprennent-ils que les l apparences sont souvent trompeuses! Du fait 7 ' . . . . , , . . que quelques personnes se donnent rendez-vous ,,..Au I,0mb}"6 des maisons qui furent inoen au café ou au cinéma, faut-il déduire que la diees, rue de Bertaimont, on cito celles d ,,prospérité règne en Belgique"? Le sourire MM. Daille et Gendebien et quelques au du Belge reflète le même otat d'esprit que très adjacentes. Après'une demi-heure d ;elui de la raunitionnetto galloise. Lui aussi a fusillade contre les maisons de la rue, le les mains prises dans une machine, dans la Allemands voulurent bien s'aoercevoi nachme de guerre allemande, et si nous réusais- qu>ils avaient vraiment devant eux de JU^n'a u soldafe; aussitôt ils installèrent deux oa es cicatrices de ses blessures. , . . . . , , On nous dit qu'il y a encore quelques ?WA d»n3 la r"9 fa^ do \a maison d champs cultivés en Belgique. Mais on ne nous M. Arthur Joret et se mirent a bombarde Ht pas le nombre de ceux qui ont été lais- le barrage formé par l'abatis d'arbres don ;és en friche et de ceux que les paysans ont nous parlions plus haut. Quand ils furen lû bêcher, faute de chevaux pour les labou- persuadés que le bombardement a^ait pro :er. On nous dit qu'il y a encore quelques duit son effet, ils s'avancèrent tout douoq ,-aches broutant les prairies flamandes, mais ment en tira,iltelljra lo long de3 m,ai3ml5 0, >n ne nous dit pas qu'il y a six mois deja . ,, , - , 50 % du bétail avaient été réquisitionnés. On collfant d lm art,r9 a 1 a"trc' P111» s élance lous dit qu'un certain nombre d'usines tra- a 1 aE3aut Pour trouver derrière 1; raillent encore, mais on ne nous dit pas que redoute que quelques kepis et capotes d'An eurs meilleures machines sont marquées pour glais, car, pendant que l'ennemi bombardai îtro transportées en Allemagne et que la ma- copieusement les arbres de l'avenue, l'ar jorité d'entre elles ont été mises sous séques- rière-garde anglaise se dirigeait bien tran :re par l'ennemi, à moins qu'on les ait pré- quillement vers Maubeuge saii3 avoir perdi îervées pour permettre, a quelque maison rivale j homme, tandis que les Allemand wlemando de voler leur secret de fabrication. ✓ . , -, - i> t. •. i 5n nous dit que les déportations ont pris fin. ''!aIont retardes d une heure dans leur mar Vlais on ne nous dit pas quo des 130,000 à ^ avant ,,Nacn I ans. L.50.000 déportés, 20.000 seulement ont été Pour ne pas faire autrement qu'ailleurs renvoyés mourants au pays et quo les autres les Boches se livrèrent à un petit pillag sont soumis aux tortures les plus cruelles der- dans la ville. Au nombre des maisons pillée -ière lo front ouest ou dans les ,,komandos" on cite de Mme Demerbe, M. Huber illemands. On nous dit que les vitrines_do (brasseur). Mme Losseau, MM. Bouniez certains magasins belges^^t bien garnies, g D ; j j Lamberfc Hardem nais on ne nous oit pas que les prix sont su- , r< i • 1 t Dérieurs même à ceux payés en Allemagne. On P°nt> Sa,ho7'' la maison de campagne de îous dit qu'à Bruxelles les cafés et cinémas Pères Josuites. itaient bondés durant l'hiver, mais on no La plupart des notabilités furent pri îous dit pas qu'étant donné la valeur du ses comme otages : MM. les doyens, le îharbon (plus de 100 francs par tonne), il est curés Masson, Maistriau, Hambys, Flotte noins cher de se payer un verre de bière ou Saliez,' Moreau, Van Hougardc/Hàrmi me entrée do cméma que do passer la soirée { Tondreau Quinet, Godtschalk, Cail -heZ soi. On nous dit que les passants ont f t Ba;x Lilîèz. Damoiseau, Leseart; M air très eai, mais on ne nous ait pas que les T.,\ . s 4r ^ , , ' ,, Tibunaux allemands condamnent 10.000 pa- ^lhez- avocat ? Mons' fut emmene en Al ;riotes par mois, que l'inquisition sévit dans lemagne. es prisons belges et que les hommes d'âge mi- _ Comme effectif fixe do troupes cl'occupa ■itaira restés dans le pays sont goiunis à nne 1 tion< jl.restg à .Mons environ 1.50Q hommes Biais des troupes de passage traversent la ville souvent* et parfois y font halte. La ville hospitalise beaucoup de blessés. Les troupes occupantes habitent les casernes et des habitations particulières. Une quan-■ tité de bureaux allemands sont installés à e Mons : lo. la kommandantur, à l'hôtel de ' ville (Grand' Place); 2o. le bureau du Kreischef, boulevard Dolez; 3o. le Melde-amt, rue de Nimy ; 4o. la police secrète, rue des Compagnons; 5o. la censure, rue N.-IX-Débonnaire.L'appel mensuel des hommes a lieu au bureau du Meldeamt, rue de Nimy, 40. Les Allemands n'ont pas entrepris de travaux dans la ville. Toute leur activité 6'est bornée à agrandir les^ voies du chemin de fer au passage à niveau et à placer quelques batteries antiaériennes aux environs de la cité. Dans les écoles les cours avaient repris, , mais la plupart des établissements durent ' être évacués à nouveau et transformes en ' hôpitaux. Cette mesure date de janvier 1 1917, époque à laquelle Mons fut menacée 0 d'être comprise dans-la zone des étapes. ' C'est M. Alphonse Harmignies, vice-pré- > eident de la Chambre, qui préside le Comité 1 de ravitaillement. Ses collaborateurs ^ au Comité sont MM. Arsène Thiran, Maistriau, 1 Masson, Emile Midol, Willy de Munck, etc. Les bureaux du Comité étaient installés î à l'école V/arocqué, qui est devenue une j ambulance. Nombreuses sont aussi les oeuvres de secours : la goutte de lait, _o > sou discret, les petites abeilles, l'assistan-i ce discrète, l'assistance par le travail, la J soupe scolaire, les ratas populaires et la - croix verte (dîners économiques). > La ,,Goutte de lait" a ses locaux dans \ différentes écoles; la ,,Croix Verte (Hou-. zeau de Leliaye) au cercle des ouvriers, rue de Nimy, et dans les maisons inoccupées; 1',,Assistance par le travail", rue des Sarts; les „Uatas populaires" à la rue de la Chaussée. Disons aussi qu'on pense " à nos prisonniers de guerre et qu'une oeu-3 vie à leur profit fonctionne rue Lamir. L* Quelques ouvriers ont accepté do man-^ ger le ,,pain de l'iniquité": ils travaillent S jj. l'arsenal, à la réparation des machines " allemandes. Pour ces services, ils reçoivent un salaire journalier de 4 marks. ^ Mais beaucouo préfèrent travailler à petit salaire pour la ville. Celle-ci a entrepris le i remblayage de la plaine de Nimy, a seu-b le fin d'occuper les ouvriers. Il faut des b bras aussi pour l'entretien des routes, lai 3 prise du courant électrique, etc. Dans les i ciluarbonnag-es nos mineurs travaillent 4 - jours sur 6° Malgré cela il y a fatalement - des chômeurs. Ces malheureux sont aides i par des secours. Ils reçoivent quotidienne-î ment une indemnité allant de 1 fr. à 1 fr. 75. Les familles des militaires touchent , l'allocation journalière. Celles qui, parmi - elles, sont nécessiteuses, reçoivent ^ des ge-i cours supplémentaires # en vêtements, chaussures, etc. En terminant ce chapitre s et en parlant des ouvriers qui ont accepte s de travailler à l'arsenal, citons ce petit fait qui prouvera que la trahison n est pas tou- - jours payée aveo des ,,marks" de^ solida- - rite. Lors des derniers raids d,'avions ai- - liés sur Mons, les Allemands surveillant les ouvriers de l'arsenal s'efforcèrent d en- - ferner dans les ateliere tous les Belges oc-, cu.tpés au travail, tandis qu'eux-mêmes se ' sauvaient dans la plaine ! (Communiqué par M. de D'orlodot). 3 à Att F'Ésy© Wallon 3 Les Allemands ont tout enlevé aux. vastes " usines d'Ougrée-Marihaye, même les ponts 5 roulants, les laminoirs et tout 1 outillage des aciéries et des forges. Aux aciéries d'Angleur, les laminons, 5 montés l'année Me la guerre, ont été dé-* montés et enlevés. Ont été enlevés aussi les 3 vieux cylindres et tout l'outillage de la J forge. Toutes les machines à volants ont été démontées. Les volants sont brisés sur 3 place pour faire de la fonte. ^ Les usines Cockorill avaient été jusqu ici 3 plus ou moins épargnées. Depuis huit jours/ [ plusieurs centaines d'ouvriers allemands y sont occupés à démonter et à enlever tout l'outillage. Dana charbonnages, la production est tombée, (m tiers de ce qu'elle, était avant la 1 guerre par suite do la diminution de la main-dfoeuvre, et do l'affaiblissement des 1 ouvriers. Tous les charbons classés sont ré-" quisitionnés. Les usines Espérance-Longdoz. travaillent à pleine équipe, soi-disant^ pour la " Suisse, mais l'usine est ravitaillée en ma-1 tières premières et en charbons. s Les usines Picdboeuf de Jupille travail-" lent également. La scierie Robert Colette est occupée par "les Allemands et travaille ' jour et nuit. s b Aaa Limbourâ ' Deux jeunes gens de 16 ans environ, qui avaient trouvé une grenade non explosée non 3 loin du champ de manœuvres do Génck, voulurent la faire partir en frappant dessus à coups - de marteau. Ils réussirent au delà de toute espç-3 rance car la grenade .fit explosion avec un bruit formidable. Les voisins accourus trouvèrent les malheuheux gerçons en piteux état; l'un d'eux avait les jambes littéralement arrachées et Habdomen déchiqueté : il n'a pas tardé à Éuo-' combér à cette affreuse mutilation. Le second " a été. terriblement blessé sur tout lo corps, principalement à la tête, mais ou espère le - 6auver._ , I Fonds du Roi Albert Un arrête-loi du 23 septembre 1916, paru au ,,Moniteur'' du 23—30 septembre, nous annonce en ces termes la création du ,,Fonds du Roi Albert": 1 Art. Premier. Il est créé un établissement public, sous la dénomination ,,Fonds du Roi Albert", aux fins de pourvoir, à mesuro que les circonstances le permettront, aux nécessités les plus immédiates de l'habitation dans les régions de la Belgique dévastée par les événements de la guerre." Cette fondation doit vivre des capitaux qui lui sont remis par l'Etat Belge et de? dons ou des legs faits par des particuliers. Quand on songe au nombre formidable de maisons détruites, soit par les bombardements, soit par incendie volontaire (43,000 au 1 mai 1916), on frémit. On se demande où devront loger les familles jetées ainsi sur le pavé par la guerre; et on se dit qu'il est de toute première nécessité au point de vue du relèvement de notre chère patrie* de s'occuper de ces malheureuses victimes de la plus odieuse des agressions que l'Histoire ait eu à enregistrer. L administration de la voirie communale a publié un schéma indiquant les endroits où se trouvent le3 maisons détruites. Un seul regard suffit pour s'assurer que ce sont nos milieux industriels qui ont le plus souffert de la dévastation. Ce sont donc nos ouvriers qui sont sans demeure, ces ouvriers qui, par leur travail magnifique, avaient fait de la Belgique la cinquième puissance économique du monde. Eh bien, nous ne pouvons pas laisser ces malheureux sans abri. C'est un devoir sacré pour tous les Belges de travailler de toutes leurs forces au relèvement de la terre natale. Soignons donc pour nos populations ouvrières. Donnons-leur un gîte, aidons l'Etat aussi, donnQns dans la mesure de nos moyens. Privons-nous d'un peu de superflu pour donner à notre classe laborieuse le moyen de se relever rapidement de l'horrible catastrophe qui l'a frappée. Les souscriptions et les dons doivent être adressés au Fonds du Roi Albert, rue Jules Lefebvre, 1. a Paris. En témoignage de reconnaissance, les noms des donateurs d'au moins mille francs seront mentionnés au Livre d'Or des oeuvres de guerre que le Gouvernement Belge a institué par arrêté royal du 22 décembre 1915. les noms des donateurs d'au moins 5 mille francs seront inscrits, en outre, sur des plaques commémoratives qui seront apposées sur les murs des hôtels de ville d'Ypres, de Dinant et de Louvain. i_ Chez les internés sdcialisies. Camp de Zeist, le 5/8 1917. » . Citoyen Louis Piérard, .Permettez à un ancien militant borain de venir vous exprimer toute sa sympathie au sujet de .l'incident regrettable et prémédité qui s'est déroulé lors de votre venue au camp de Zeist. Depuis le 26 juin dernier, j'étais au camp de Zeist, revenu du Limbourg avec mes camarades mineurs pour cause de grève; je m'étais tout de suite rendu compte de la campagne hostile quo l'on avait dû mener ici contre tous; moi qui vous ai connu avant la guerre, qui lis, avec intérêt, vos articles dans la presse ici en Hollande, je vous avais entendu conférencier a l'hôtel du Nord, à Heerleu, où je vous avais applaudi avec oe nombreux camarades; je cherchais à les persuader qu'on les induisait en erreur, mais en vain, le mal était déchaîné par une propagande sans scrupules. C'est avec la plus vive attention que j'ai pris connaissance des deux lettres parues aujourd'hui dans 1',,Echo Belge"; elles relatent véritablement l'état .d'esprit qui règne, dans ce camp. J'approuve sans réserve les camarades qui en ont pris l'initiative ; avec eux je déplore l'attitude do ceux-qui ont eu la bassesse de le propager. J'ai approuvé aussi, citoyen Piérard, votre article reprochant au ,,Socialiste belge" (est-ce vrai qu'il est socialiste?) d'avoir été trois semaines sans s'occuper de la situation faite aux soldats mineurs internés renvoyés au camp de Zeist. Malgré la protestation du dit journal, la semaine dernière, sous la. rubrique: ,,Une infamie", les intéressés sont persuadés que vous n'avez écrit que la vérité. Tous se plaignaient de payer pour un journal qui se désintéressait de leur cause; beaucoup s'abstinrent de continuer à le prendre. Cette semaine encore, alors qu'il trouve trois colonnes pour son charlatanisme, il ne trouve pas un mot pour le retour des mineurs, pour dire qu'il en reste ici 325, que la plupart sont' des pères de familles, comme moi, qui envoyaient leur argent en Belgique pour soulager la misera des .leurs. Nous sommes , tous ici dans une angoissante attente, nous demandant 6i nous n'allons pas demeurer victimes de notre loyauté. Je compte sur votre dévouement, citoyen Piérard, pour faire entendre à qui de droit la voix de la raison. Dans cet espoir et dans l'attente de nous retrouver bientôt dans notre cher Borinage, où la fédération saura, comme moi, vous prouver toute sa sympathie et blâmer la conduite de reux qui auront fraternisé avec les responsables do l'horrible hécatombe présente, je vous prie d'agréer, avec mes salutations empressées, l'assurance de ma haute considération. J. B. B. Membre du conseil d'Administration 'de"là Coopérative d'E... . à J».

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This item is a publication of the title L'écho belge: journal quotidien du matin paraissant à Amsterdam belonging to the category Oorlogspers, published in Amsterdam from 1914 to 1918.

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