L'écho belge: journal quotidien du matin paraissant à Amsterdam

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s.n. 1915, 13 May. L'écho belge: journal quotidien du matin paraissant à Amsterdam. Seen on 07 July 2020, on https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/en/pid/3x83j3b075/
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,er© Année S cents'OO Centimes) «Jeudi 13 mai 1915 L'ECHO BELGE L'Union fait la Force. Journal quotidien du matin paraissant à. Amsterdam Belge est notre nom de Famille. Toutes les lettres doivent être adressées au bureau de rédaction: N.Z. VOORBURGWAL, 234-240 Téléphone: 2797. Rédacteur en Chef : Gustave Jaspaers. ( Charles Bernard, Charles Herhiet, Comité de Rédaction: I Gustave Peellaert, René Chamfory, ( Emile Painparé. Pour les annonces, abonnements et vente au numéro, s'adresser à l'Administration du" journal: N.Z. VOORBURGWAL 234-240. Téléphone: 1775. Abonnement ( En Hollande fl. 1.50 par mois, payable par anticipation \ Etranger fl. 2.00 (> „ L'Habitude jdeja Retraite L'infamie du ,,Lusitania" aura au moins gervi à ceci, qu'elle achèvera-d'ouvrir les yeux a ceux qui les avaient le plus obstinément fermés aux horreurs de la guerre conduite à la prussienne. Les dépêches nous ont dit en effet le dégoût et l'indignation du monde entier, du monde civilisé s'entend, et aujourd'hui encore nous voyons que iea peuples de l'Asie comme ceux de l'Amérique du Sud sont d'accord pour flétrir un acte qui dépasse #n lâcheté et en cruauté les attentats les plus illustres de l'histoire. Seuls les Allenu. 1s trouvent cela très bien. L'officieuse „ Gazette de Cologne" prévoit justement — que la perto du grand navire anglais causera dans tout l'Empire une joie et un réconfort unanimes, et le Comte Bernstorff, ambassadeur d'Allemagne à Washington, hausse d'impérieuses épaules lorsque les journalistes américains lui demandent son 'opinion sur ce crime affreux. Les journaux de Berlin laissent bien tomber quelques larmes, très laborieuses, sur les ,,malheureuses victimes'' de cet ..accident" mais au fond on voit bien leur jubilation. C'est la même qu'ils exprimèrent lorsque flamba Louvain, lorsque les halles d'Ypres furent détruites et lorsque leo premiers obus prussiens atteignirent la glorieuse cathédrale de Reims. Mêmes causes, mêmes effets. Mêmes crimes, même joie. C'est dans l'ordre. Cependant les Allemands eux-mêmes, quelle que soit leur insupportable jactance, quelle que soit leur intolérable suffisance, — si insuffisante, pourtant! — doivent se dire que leurs actions ont beaucoup baisse dans le monde, depuis quelque neuf mois. Leurs actions d'éclat, et aussi leurs actions morales. En Amérique, ce pays avec lequel Guillaume flirta éperdûment, et si inutilement, la presque unanimité des citoyens se déclare contre la Kultur et la seule fraction de l'opinion qui se« rallie encore ouvertement et sans honte à l'Evangile selon l'fitàt-Major allemand, ne se compose que d'Allemands. Ceux-là sont d'autant plus braillards qu'ils sont plus inutiles à leur pays; la plupart d'entre eux sont réservistes et devraient actuellement se battre sur les champs de bataille de l'Europe. Mais les navires anglais et français veillent sur l'Atlantique, et les voilà bien empêchés. Sont-ils vraiment désolés de ne pouvoir se faire trouer la peau pour l'Allemagne? Je ne le crois pas. Mais ils le disent. Et comme ils ne peuvent pas se battre, ils affectent un grand courage et une risible volonté de vaincre, à l'endroit précis où le seul danger qu'ils affrontent est celui du ridicule; ou sait que c'est un danger que les Allemands aperçoivent rarement et ne comprennent jamais. A part donc cette troupe nombreuse, hurlante et d'un patriotisme tout de même un peu soudain, les Etats-Unis sont favorables aux Alliés et on commence à trouver que le Comte Bernstorff, l'ambassadeur du kaiser, devient bien encombrant. On a déjà parlé de son rappel possible. C'était avant le crime de Eansale. Aujourd'hui on en parle plus que jamais. Le Comte Bernstorff a abusé de la patience des Américains et les Américains, qui sont patients, pardonnent rarement cette faute. Si M. Bernstorff part, ils emmènera avec lui son malheureux collègue, M. Dernburg, qui depuis le commencement de la guerre s'époumonne et s'escrime à vouloir prouver au peuple américain que les Allemands sont de grands calomniés. M. Dernburg a échoué dans son impossible entreprise. Ses discours adroits, mielleux et faits pour chatouiller les Américains à leur endroit sensible, ont fait long feu, lamentablement. Lui aussi reviendra en Allemagne, ,,traînant l'aile et tirant Je pie" et ce sera un aimable et joyeux spectacle que de voir rentrer dans leur pays les deux ambassadeurs infortunés d'une cause sans gloire. Comment on les Jfecevra à Berlin? Mal sans doute, car le j,Vae victis" reste un cri de grande actualité. On trouvera qu'ils ont l'un et l'autre dépensé beaucoup d'argent pour arriver à un bien mince résultat; et peut-être com-prendra-t-on alors les raisons profondes de l'échec de la mission Bernstorff-Dernburg. Le bon sens et l'honnêteté foncière du peuple des Eltats-XJnis ne pouvaient pas s'accommoder de la thèse allemande. Les dons de statues, les ,, exchange-prof essors" des universités américaines et allemandes, et les compliments gluants — les compliments de 42 centimètres! —- de Guillaume II à l'adresse du peuple américain, tout cela était charmant en temps de' paix et cela n'avait aucune importance. En temps de guerre, il faut autre chose. Il faut les mains mettes. Et si les Allemands d'Amérique ne sont pas contents, que diront les Allemands d'Italie?. Les voici réfugiés, à leur tour, dang la Suisse hospitalière. Les voici forcés de par le conseil sagace du prince de Bulow — de gagner les paisibles ,,vallons de l'Hehrétie" ; même les journalistes allemands de Rome, indispensables cependant à l'ambassadeur de la Villa Malta, ont reçu l'ordre amical de vider les lieux et d'opérer désormais en pays neutre. Eh! quioi! C'est ainsi que les sujets d'une nation, qui, par définition, est toujours victorieuse, sont traités, dans le plus grand pays neutre de l'Europe, un pays qui était, hier, leur Les ypilà forcis .çjfl par. Heagalier de service, tout bonnement, en abandonnant tout, leurs biens, leurs affaires et même leurs dettes. Si, après la grande victoire allemande remportée vendredi dernier sur les passagers désarmés du ,,Lusitania", les sujets allemands sont forcés de décamper d'Italie, que sera-ce du prestige allemand lorsque l'inévitable se sera accompli et que les Alliés, enfin vainqueurs, consentiront à déposer les armes et à ,,causer" ! On sait les sentiments qu'inspirent les Allemands dans les pays actuellement en guerre avec l'Empire; mais on voit que ces sentiments-là ne sont pas très différents de ceux que ces mêmes Allemands inspirent aux deux plus grandes nations neutres du vieux et du nouveau monde. Lentement, mais avec une sûreté d'acier, dans les pays neutres comme dans les pays belligérants, les Allemands prennent, tout simplement, ; l'habitude de la retraite! René Felbelman. mm m : Pour la Croix Rouge Nous avons reçu les sommes suivantes: Mme S. Emsens 20.00 fr. Pour le retour de Joseph 1.00 ,, Collecte faite à une soirée d'amis 1.00 fl. Omgehaald door M. Willem van Gemeren, Zaalchef der Eetzaal Antwerpen, Schelde-dorp te Ede, voor onze Belgi-sche soldaten aan het front ... Hl.Slf. fl. + 2.00 fr. Pour le retour de Camille et d'Armand ... .. 1.00 fl. D'autre part nous avons reçu 1 fl. de la part d'wne servante belge pour les soldats belges prisonniers en Allemagne. —«as* ■ % ■ ma— Italia nosîra Nôtre elle était, nôtre elle est, nôtre elle 6era quelles que soient les fluctuations de sa politique et les visages de ses hommes d'Etat. Avant d'être une nation, une personnalité politique qui dit sa note dans le concert européen et même exécute parfois des soli prodigieux de virtuosité et d'audace; avant d'être cela, l'Italie est la terre séculaire, chaude des cendres de la plus grande humanité qui fut, vestale d'un feu durable, baignée et fertilisée par les i larmes religieuses que fait couler la Beauté. ; Je ne sais pas quelle attitude politique aura l'Italie demain, mais je sais que l'Italie de toujours, terre de la pensée : et de la musique, est avec nous, avec les ; pays d'ancienne et vraie culture contre les | barbares qui violent tout, même la leur. Aux pires moments de la Triplice l'idée d'une guerre aux côtés de l'Autriche, l'héréditaire ennemie, ne rencontrait que dégoût. Au ,,Cercle Militaire" à Rome, un officier me disait, à un moment de tension entre.les deux soeurs latines: „Nous aimerions mieux nous couper la gorge que de prendre les armes contre la France et avec l'Autriche." Ce sentiment est général dans la Péninsule. Mais l'Italien a le fond du caractère plutôt pacifiste. Il aime donner des coups, mais peu en recevoir.La nervosité presque maladive de l'Italien saurait-elle se plier aux exigences d'une guerre comme celle de tranchées actuelle? Les politiciens italiens auront-ils les épaules et .les vues assez larges pour prendre les responsabilités d'une guerre? Nous l'espérons, même nous le croyons mais avec les femmes il faut s'attendre à tous les iliogismes, à toutes les volte-face, à tous les caprices. Et l'Italie est femme essentiellement. Le cerveau féminin est bâti autrement que le nôtre. H faut être indulgent à ses infidélités possibles.... Nous sommes convaincus que demain trouvera la gracieuse Italie aux côtés des puissances alliées. Ce sera le moment de se souvenir de la parabole biblique qui ne marchande pas aux ouvriers de la douzième heure un salaire égal à celui des autres, au travail dès l'aube. Mais avant tout et quelles que puissent être les fluctuations de son attitude, commandées par les inté-• rêts de 6a politique ou de son idéalisme, nous n'oublierons jamais qu'avant d'être une nation, l'Italie est une idée et la forme sensible de ce qu'il y a de plus beau sous un ciel dont la couleur ne se retrouve qu'aux gemmes les plus rares. Parée du charme impérissable des lieux où la Beauté réside elle nous reste témoin cfe la Victoire latine, du temple érigé contre les barbares, plus imprenable qu'une forteresse. C'est pourquoi il nous convient de l'aimer, et de ne la juger point. Willy G. R. Benedictus. AVIS. Nous serions reconnaissants à nos abonné qui reçoivent leur journal par la poste et dont l'abonnement expire le 15 mai, de bien vouloir nous envoyer un mandai-poste de fl. 1.50 en mentionnant sur le mandat postes Renouvellement d'abonnement. En Belgique. A Bruxelles. Les concerts organisés au Palais de Glace au profit du Comité National de secours et d'alimentation ont été très suivis. Du 29 avril au 10 mai, se sont produits les ténors Swolfs et Willemsen, Mmes Demest, Corne-lis, Bellemans, Goosens, de Cock, MM. Gaston Dupûis, Loriaux et Nicolas Ambreville; On y joua ,,M. Choufleuri" d'Offenbach, L'Etincelle" de Pailleron et ,,Les Vieilles Gens" de Valabrègue. On tira plusieurs tombolas au bénéfice de l'oeuvre. Il y eut grande affluence certains jours. C'est un petit fait réellement curieux. Et cependant, il nous est confirmé par une personne de bonne foi. Il faut l'accepter et le consigner ici : des lettres recommandées venant d'Angleterre ont été distribuées en ville par les soins des postiers allemands. Ceci est parfait. Ce qui l'est moins, c'est le vol organisé par certains individus au moyen de la correspondance" et qu'il importe de faire cesser une fois pour toutes. Il y a des brebis galeuses dans le troupeau: au directeur des postes de les mettre hors d'état de nuire. Le truc imaginé par ces peu scrupuleux individus est le suivant: ils se font remettre quelques cartes ou lettres arrivées de Hollande à destination de dames ou de demoiselles, sachant qu'il serait dangereux d'essayer leur petit truc auprès d'un homme. Une fois la correspondance volée ou, ce qui est plus juste, remise par des agents officiels des postes, les voleurs se rendent chez les destinataires où, moyennant quel-qu' argent, ils consentent à remettre à celles-ci la correspondance qui leur es g destinée. Un de ces filous réclamait à l'une de nos correspondantes trois francs pour une simple carte-postale. Un |homme saisirait promptement l'individu le conduirait au collet et au bureau de police. Mais une femme? C'est pourquoi, ces filous s'adressent toujours au beau sexe, qui est, hélas, trop faible pour leur donner la magistrale raclée qu'ils méritent. Ce fait n'est pas isolé. Nous avons reçu de nombreuses plaintes de différentes parties du pays. A Bruxelles, nous avons la preuve que le ou les voleurs opèrent à la poste centrale. Souhaitons qu'on veuille bien se donner la peine de leur offrir un séjour Avenue Ducpétiaux... • * * Le courrier de la légation hollandaise à Bruxelles, M. F. Wirtz, n'est pas en prison, mais il reste à la disposition de l'autorité allemande. Nous avons déjà dit les raisons pour lesquelles M. Wirtz, sujet hollandais, avait été arrêté dans le courant du mois d'avril. * * * Les terrasses des cafés sont défendues. Ainsi en a décidé le collège échevinal. Les cafetiers ont vivement protesté, mais il semble que la ville tienne bon et qu'il faudra faire son deuil des "dolce farniente" aux terrasses des grands établissements de boulevards. * * * Le Conseil Communal s'est réuni pour élire le remplaçant de M. Georges Maes, échevin de l'Assistance publique et des cultes. Comme nous l'avons fait prévoir, c'est Jean Pladet, ancien ouvrier relieur, qui a été élu et installé séance tenante ! Vingt-neuf voix .lui ont été acquises, — il était seul candidat — et il n'y eut qu'un seul bulletin blanc. Conseiller communal suppléant en 1907, il succédait, comme «effectif, à George Grimard. Il n'a pas perdu son temps . . . Jean Pladet continuera à gérer l'administration des hospices, tout comme son ex-collègue Bauwens, le plus long des notaires et des conseillers communaux, * * * Le directeur de la Caisse de Reports, M, Paul Dansette, a donné sa démission pour motifs de santé. Il conserve cependant la présidence du conseil d'administration. C'est M. Joseph Nève qui lui succède, M. Gustave. Morelle devient sous-directeur, de même que M. Paul Ujeux, professeur à l'Université de Louvain. » • • La comtesse Jean de Mérode, présidente du comité de Travail et d' Assistance aux Incurables, a écrit aux collèges échevmaux des environs de Bruxelles, pour leur annoncer la création d'un nouveau comité, qui les intéresse particulièrement. A Bruxelles, 110 incurables sont déjà secourus par cette oeuvre si méritante. ^ • Ceci est une des dernières inventions de von Bissing dont l'esprit inventif n'est jamais pris au dépourvu. Cet homme au génie administratif vient de décider que les Belges devront cultiver les...», terrains vagues ! ! Voici la proclamation lancée à ce sujet par l'étonnant gouverneur de Belgique: „Ala réunion des comités d'économie domestique dans les territoires occupés de la Belgique, qui a eu lieu le 27 février, j'ai fait rassortir la nécessité d'utiliser les terrains vagues, afin de pourvoir à la nourriture de la population, cette question étant, cette année, de la plus haute importance. J 'at'ache beaucoup d'intérêt à l'utilisation du sol; aussi bien pour des motifs moraux que sociaux, afin de procurer du travail sain M* PMQ9M gaftS trav.ail été, de M em pêcher de rester inoccupées. 11 est à espérer que cette occupation fera comprendre à la population qu'il est plus digne de vivre du produit de son travail que de tout attendre de la charité publique. Je prie les intéressés qui n'ont pas encore fait de démarches en ce sens, de s'adresser immédiatement aux administration communales, surtout dans les grandes villes, afin de les engager à travailler la terre qui leur appartient aussi bien que celle des particuliers. Il serait souhaitable de s'entendre avec les différentes provinces afin qu'elles puissent disposer des semences et des engrais nécessaires. Si cela paraît souhaitable, les administra-tions pourront exiger un petit loyer de ceux qui utilisent les terrains. Elles décideront en outre s'il y a lieu de constituer un comité spécial pour diviser les terrains entre les intéressés. Autant que possible, on demandera l'aide des agriculteurs de l'Etat afin de rendre la production du sol la meilleure possible. La saison étant déjà très avancée, il convient d'agir sans perte de temps". A Anvers, On lit dans les ,,Antwerpsche Tijdingen" du 4 mai: ,,Qui donc a dit que les soucis avaient mis leur sceau sur le front de notre talentueux et infatigable président de la Commission Intercommunale? Ce n'aura pas été l'opinion de ceux qui ont vu M. Louis Franck dimanche dernier, en cavalier accompli à côté de son fidèle secrétaire M. Willy Friling, au joyeux soleil printanier sur la route de Brasschaet. D1'ailleurs celui qui connaît Louis Franck sait que les soucis n'ont pas de prise sur son tempérament ni sur son humeur toujours éveillée." Allons, tant mieux! * * * Nombre . de personnes font erreur, dit un avis allemand, en s'imaginant que les caisses de prêts et d'avances sur les bons de réquisition retiendront une commission sur le paiement des derniers. D'autres répandent le bruit que, pour pouvoir plus facilement échanger ces bons, il faut de préférence s'adresser à des personnes, parlant l'alleman 1. Ceci est inexact, parce que les interprètes se trouvent partout, qui se mettent au service de la population. Ensuite, aucune commission n'est exigée lorsqu'un bon en règle est payé. Donc, les intermédiaires qui retiennent de l'argent en échangeant des bons de réquisitions le mettent dans leur poche. Ce qu'il fallait démontrer. * * * Le tribunal a prononcé un jugement important, qui se rapporte à la garde civique. Quelques gardes d'Eeckeren avaient été condamnés par le juge de paix pour désobéissance aux autorités communales qui les avaient convoqués à faire un service de nuit. Ces gardes allèrent en appel. Le tribunal correctionnel a confirmé la sentence. Les gardes civiques doivent donc obéissance aux autorités communales. Ainsi conclut un de la Palice officiel. • • • Sur la foi d'un journal anversois que nous avons eu entre les mains, nous avons inséré, le 5 mai, cette courte nouvelle: „Les journaux d'Anvers ont annoncé que Mmes Osterrieth et Sarton représenteraient la ville d'Anvers au congrès de la Paix à La Haye". Nous n'y croyions pas beaucoup, à cette nouvelle, et nous n'avions par tort! M. Paul Osterrieth envoie, en effet, quelques mots d'explication à un journal belge, imprimé actuellement en Angleterre. Londres, le 10 mai 1915. Monsieur le Directeur, Permettez-moi d'attirer l'attention de vos nombreux lecteurs sur un renseignement erroné que vous publiez dans votre numéro du samedi 8 mai. . j Vous imprimez: „Les journaux d'Anvers ont annoncé que Mmes Osterrieth et... » représenteraient la ville d'Anvers au congrès-bouffe de la paix à La Haye". Jamais ma mère n'a été désignée. par quiconque et à quelque titre que ce soit, pour assister à ce congrès de dames en Hollande. Il faut croire que les journaux anversois inféodés - aux Allemands sont bien mal renseignés. Ma mère n'a pas quitté Anvers depuis le commencement de la guerre, où elle s'occupe comme présidente du Comité des Dames de la Croix-Rouge à soulager les misères et les souffrances que cette guerre affreuse et injuste a infligées à notre pauvre population belge. Veuillez agréer, Monsieur le Directeur, l'expression de mes sentiments distingués. Paul Osterrieth. 21, Mincing lane, E.C. * * # Comme on les hait! Un marchand avait imaginé d'orner sa boutique d'une grande pancarte sur laquelle on pouvait lire; Lie-ver dood als— Il y eut foule devant cet écriteau, une feule compacte et que la lecture de cette courte phrase — mais combien significative! — mettait en joie, car toute occasion de manifester les sentiments anti-allemands est saisie avec empressement. Toute la journée donc et jusqu'à ce que le bouti-cjuier eut fermé ses y.olets, le défilé con- i/inua. îviais le îenaemain, a peine wu magasin était-il ouvert, qu'un officier se présentait, suivi de deux soldats. Il fit enlever la pancarte et se dirigea vers la Kommandantur, suivi des deux sentinelles. Suivit aussi, hâtons-nous de l'ajouter, le commerçant, qui vint déposer plainte pour vol entre les mains du major, granid-manitou de ce lieu toujours très encombré. — Parfaitement, dit l'honnête boutiquier. Je porte plainte! L'un de vos officiers m'a dérobé une pancarte et une pièce d'un centime. Examinez attentivement l'écriteau. Le major trouva bientôt, en effet, une ( pièce d'un centime, collée après le mot ,,als" (on sait qu'à Anvers, un centime se dit ,,een duit"). Mais en regardant mieux, il vit aussi que, pour faire suite à pièce de mon-1 naie) le facétieux sinjoor avait tracé les trois lettres ,,sch". Autrement dit, le ,,Liever dood als duitsch" se trouvait tout entier sur la pancarte. Huit jours de prison furent l'épilogue de cette courte plaisanterie. Si non è vero.... A IwoaivaisTL Le ,,Telegraa£" a publié quelques détails au, sujet de l'assassinat par les Allemands, du R. P. Vanholm, capucin, ancien aumônier de la colonie flamande à Mons, où il était connu sous le nom de ,,Pater Max". Il convient, à titre de documentation, que nous reproduisions l'article de notre confrère hollandais. M. Jos Bollaers, ancien ouvrier à la gare de Louivain, a été témoin du massacre de ce malheureux religieux et raconte notamment ceci : ,,Le 28 août 1914, le curé, le vicaire, le sacristain, le Dr. Lemaire et le P. Vanholm furent conduits par les Allemands dans la demeure de M. Hendricks, au coin de l'église de Blauwput. Le P. Vanholm a dicté son testament à un gradé allemand. Je l'ai vu. ,,Un peu plus tard, 58 habitants, y compris ceux cités ci-dessus et moi-même, furent ran1gés dans la rue contre les façades des maisons. Le major compta les prisonniers et fit sortir des rangs le P. Vanholm et quatre autres. Un instant après il renvoya un de ces derniers, un nommé Bernard, et le remplaça par le porte-croix de l'église de Blauwput. Tous furent conduits dans le jardin du couvent des Soeurs, derrière l'église, et fusillés. ,,Mci et mon fils Hubert, nous avons aidé creuser les fosses des victimes, derrière l'église. Trois corps se trouvent dans l'une et deux dans l'autre. Cela se passait le 29 août, vers 11 heures du matin." La déposition dont on vient de lire un résumé est formelle est précise. Il sera donc aisé de retrouver le nom du jor allemand qui ordonna cette tuerie. &. <G a si «3. Le bourgmestre a porté à la connaissance de la population: ,,Nous avons appris que des attentats contre la liberté du travail se sont produits ces derniers jours. Plusieurs femmes travaillant à domicile pour compte de patrons qui livraient des objets manufac-, turés aux militaires ont été insultées et menacées, aussi bien chez elles que dans la rue. Deux coupables, homme et femme, ont été arrêtés. On les a mis à la disposition des autorités allemandes qui décideront de leur sort. Sur la demande du commandement d'étape, le bourgmestre fait un appel à la population gantoise pour que de pareils faits ne se reproduisent plus. Ils exposeraient leurs auteurs à être mis en prison et la ville à devoir payer une grosse amende. * * •* Un village des environs de Gand a été frappé d'une amende de 5000 marks, à payer tout de suite. Raison: fil téléphonique coupé! A Ostende La ville est complètement dégarnie de troupes, celles-ci ayant été envoyées à l'Yser. Il y a touiours des milliers de blessés, quelque dix mille hommes, en comptant les nouveaux arrivants. Ostende n'est donc plus qu'un vaste hôpital. Un habitant qui a pu franchir la frontière raconte que la ville a été frappée d'une amende de 1,200,00(1 francs, parce qu'on avait trouvé sous l'aile d'un pigeon voyageur un billet donnant des détails précis sur les mouvements des troupes allemandes. Tous les pigeons qui se trouvaient encore en ville ont été pris et mangés par les Boches, jamais rassasiés! Mais l'amende, avec quoi la paiera-t-on ? Aux frontières. Le 11, vers 8 heures du matin, un Zeppelin a survolé la frontière, vers le Sas de Gand. Il revenait, très lentement, d'un voyage de nuit. Il venait de la direction d'Ostende et se dirigeait sur Anvers. * * * Un avis de l'autorité militaire a été affiché, interdisant au public d'approcher de* plus de 50 mètres de la frontière. * * * Le nombre de troupes d'occupation a sensiblement diminué. A la fin de la semaine dernière, 51 hommes de la Landsturm ont, à Selzaete2 quitté le costume bleu pgur la tenue [ yiiùo tJL iw casque a pomre. un sait ce que cela signifie. Un sous-officier des hussards de la mort, cantonné près de la frontière, a déclaré ceci: „En Allemagne, la vie devient de plus en plus difficile, parce que les vivres augmentent, atteignant parfois des prix inabordables. „La situation est très mauvaise pour les chevaux. Nous avons dû réduire leur ration à V/<2. ou 2 kilos d'avoine par joar. Le reste de la nourriture consiste en fèves de marais et en drêches." On lui demandait si au cas où les Allemands seraient refoulés il y aurait du danger pour la sécurité des Belges. — De nous, rien à craindre, répondit-il. Mais ai les troupes combattantes repassent par ici, sauvez-vous! Joli, n'est-ce pas? * * & Les Allemands ne cessent de creuser des fosses funéraires à Beverloo. Chaque jour, de nouveaux cadavres arrivent et il y en a déjà 1300! ■ ^ o mm . Eix prières allimandes Pour la prospérité de l'industrie allemand t. Nous lisons dans le ,;Zwolsche Courant" du 4 mai : Il y a un an, des journaux allemands ont publié les 10 prières suivantes î lo. N'oubliez jamais vos co-Allemands et votre patrie quand vous faites des achats, si petits qu'ils soient. 2o. N'oubliez jamais que si vous achetez un objet de fabrication étrangère, ne fut-ce que d'un pfennig, vous diminuez le capital de votre patrie. 3o. Il n'y a que les commerçants et les ouvriers allemands qui doivent profiter de votre argent. 4o. Ne profanez jamais le terrain allemand, les maisons allemandes ou les ateliers allemands par la présence ou l'emploi d'outils ou de machines fabriqués par des étrangers. 5o. Ne mangez pas de marchandises importées, car vous nuirez aussi bien à l'agri-culturs allemande qu'à votre santé. Ensuite ces marchandises ne sont pas contrôlées par le service d'hygiène allemand. 6o. Ecrivez sur du papier allemand avec une plume allemande et séchez votre encre allemande au moyen d'un buvard allemand. 7o. Un pardessus allemand moule bien un dos allemand et un chapeau allemand est le seul couvre-chef convenable pour une tête allemande. 8o. De la farine allemande, des fruits allemands, des vins allemands et de la bière allemande seuls peuvent procurer des forces à l'Allemand. 9o. Si vous buvez du chocolat ou du café, faites toujours attention à ce que ce soit un produit allemand ou un produit qui provienne des colonies allemandes. 10. Si vous êtes inondé d'imitations de provenance étrangère, soyez persuadé que les seuls produits, dignes d'être achetés par les fils de l'Allemagne, proviennent du commerce allemand. Un de noS lecteurs nous fait observer très spirituellement qu'il dicit exister les 10 commandements du guerrier allemand et il se les figure comme suit; lo. N'oublie jamais que Dieu est avec nous. Il ne lui faut donc plus de cathédrales. Dieu naturalisé allemand fait partie de l'E.-M. du kaiser. Il a ordre de punir les Auglais. Ceux-ci ont bien aussi une devise:. ,,Dieu et mon Droit". Le droit, c'est du luxe. 2o. Il n'y a donc pas pour nous de droit des gens. Chiffons de papier, tout ça. Il n'y a d'ailleurs d'autres gens que les Allemands, le reste, c'est de la chair de boche-rie, à suffoquer en masse, à zeppeliner au lit, à couler sans avis ou à louvaniser sans merci. 3o. Quelques bourgeois cependant sont utiles, comme boucliers contre l'ennemi, comme francs-tireurs à exhiber dans nos villes; certains paient aussi des amendes. Il ne faut donc pas les tuer d'emblée tous. 4o. Ménage ton uniforme allemand; n'hésite pas à employer l'uniforme de l'ennemi quand il n'y a pas assez de bourgeois-boucliers sur place. 5o. Ménage ton argent allemand, même s'il est en papier. Il en faut beaucoup pour les emprunts de guerre. Pour tes réquisitions, donne des bons de la Ste Farce, paya-Lies dans la lune allemande. 6o. Le soleil aussi est allemand. Ne tolère que l'heure allemande: n'es-tu pas maître de l'heure? Ne manque pas, dans ce but, de i prendre toutes les pendules que tu peux j emporter. 7o. Loj vérité, évidemment, n'est qu'alle-| mande : c& n'est que dans les journaux bien i allemands que tu lis îtos belles victoires i allemandes. 8o. ,,Sous-marins" ne signifie pas ,,marins-inférieurs". Rien d'allemand ne peut être inférieur, pas même notre marine : elle marine quelque part et fait à mauvais jeu (unfair play, von Trichpitz) bonnes mines. 9o. Yzer veut dire ,,fer". C'est le métal dent est faite notre croix de ff. d'honneur. Il y en a de deux classes. Le fleuve précité est notre croix de le classe. Les Belges en ont fait un bouillon de Kultur allemande. lOo. Et avec tout ça, mon vieux soldat alemand, n'oublie jamais que la Belgique sera ton tombeau et que l'Europe sauvée le devra tout d'abord..., à Lemaa.,

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