L'écho d'Anvers

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10 November 1914
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s.n. 1914, 10 November. L'écho d'Anvers. Seen on 05 March 2021, on https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/en/pid/d50ft8fb7d/
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No. 52bis. Mardi 10 Novembre 1914. L'ECHO D'ANVERS Organe officiel des réfugiés belges en Hollande. Paraît 2 fois Direcîion=Rédaction : ARTHUR DE GERS. Paraît 2 fois a midi et 6 heures. Bureaux: Bergen=op=Zoom, Boschstraat *68. A midi et 6 heures. Edition de 6 heures. Dans les Flandres. SLUIS, 9 novembre, (D.T.) Le canon tonne toujours et de nouvelles troupes vont continuellement au feu. Les armées arrivées hier à Bruges sont parties aujourd'hui pour le front, c. à. d. dans la direction Ypres-Dixmude,Le combat sur le front avance lentement; les communiqués parlent de progrès lents, et c'est ainsi. Si pendant le jourlesAllemands gagnent du terrain grâce à leur artillerie lourde et leurs attaques violentes, au cours desquelles les vies humaines ne sont pas épargnées, le soir ils reperdent les quelques kilomètres qu'ils avaient gagnés. Il en est de même des engagements près de Bixschoote et Wytschate. Bixschoote est sur le passage du canal qui relie Y près à l'Yser ; Wytschate est près du monticule de 162 mètres de hauteur, le point culminant de la Flandre occidentale, d'où l'on a un point de vue sur toufe la Flandre et le Nord de la France Kemmelberg, Catsberg, Roode-berg et Yzerenberg sont les endroits importants de cette terre sauvage, souvent rocheuse, parfois boueuse, et partiellement boisée. En Belgique, on constate de grands mouvements de troupes. Des trains bondés de soldats ont circulé de Courtrai vià Au-denaerde à Bruxelles, d'où le public crut à une retraite précipitée de l'ennemi. Mais — du côté nord — vià Hasselt, Diest, Louvain, Malines, Gand, des troupes fraîches sont arrivées en masse. J'appris que les Allemands ont voulu fortement concentrer leur front en Flandres, afin de se frayer un passage coûte que coûte vers Calais par Ypres- et environs. De l'Yser, peu de nouvelles nous sont parvenues : quelques troupes nous arrivent de là sur Bruges. Les lime et 12me régiments de ligne Belges qui se sont brillamment distingués, pendant l'attaque de Liège, ont remporté tous les succès, sur la ligne de Dixmude à Nieuport. Beaucoup d'hommes sont morts sur le Champ d'honneur : la plupart furent enterrés au cimetière de F urnes, et près des bords de l'Yser. A Furnes, la capitale effective belge actuelle, une cérémonie empoignante eut lieu. Les régiments Belges, qui avaient combattu, furent décorés de l'ordre de Léopold et accueillis par la foule avec un enthousiasme indescriptible, en présence du Roi en personne. Entre Ostende et la frontière Nord, on aperçoit aussi de grands mouvements de troupes ; les soldats allemands occupent différents villages ; hier encore, Moer-kerke au Nord de Bruges était aux mains des Allemands. Les soldats du génie allemand font sauter les ponts du canal Léopold, qui longe les deux Flandres au nord. Hier, les deux ponts de St. Laurent furent détruits; ce matin, j'ai vu des matières explosibles au Stroobrug (au Nord de Mal degem). A Damme, l'activité est tou aussi intense. De ce fait, le trafic entre 1 Flandre Zélandaise et la Belgi que est complètement interrom pu ; plusieurs familles viven maintenant séparées. Un soldat allemand me di sait que cette situation pourrai durer 5 jours; un sous-officie: par contre parla de 2 semaines On tâche évidemment de s faufiler par les petits sentiers mais ce jeu devient dangereux Hier une sentinelle allemand a tiré sur un bourgeois, sansl toucher. Peut être n'était-ci qu'une balle à blanc. Un sous-officier me fit remar quer que la destruction de tou: les ponts était ordonnée pou éviter une surprise des Anglais qui pourraient prendre l'ennem dans le dos. Ce qui est certain, c'est qu les Allemands se retranchem fortement au Nord des Flandres les routes sont barricadées, ave< des troncs d'arbres, avec de sacs de terre ou de ciment. Les aviateurs anglais et fran çais font continnellement de; reconnaissances. Vendredi, un bombe tomba sur Blanken berghe, blessant deux habitants Le nombre de déserteurs à 1< frontière hollandaise diminue Le grande majorité des Allemands continue à accomplir soi devoir. Et voilà comment 1< centre, l'est et l'ouest des Flandres sont devenus un immensi hôpital, le Sud, un vaste cimetière.Un paysan de Roulers, qu voulut labourer le sol avec s< charrue, fut contraint de cesse] tout travail, les cadavres étan exhumés par la charrue. Nos blessés en Angleterre Un ami d'Angleterre me fai savoir que les soldats belges dont la liste ci-contre, se trou vent blessés à l'hôpital de Ho veton, près de Norwich. Ils seraient heureux de recevoir de nouvelles de leur famille (pro bablement refugiées en Hollande Pour gouverne : tous, à l'ex ception de Clément Van d< Wiele, vont très bien. Les réponses des familles peu vent être envoyées directemen à J. Marx, Directeur belge d< la Norwich Union, 83 bis, Gin nekenweg, Breda, d'où elle seron expédiées à destination en Angleterre.Willems Henri, 8e de ligne, volontaire Sermon Jean, 8e de ligne, volontaire. Van Huffelen Louis, 7e de ligne, Herremans Louis, lr de ligne. De Groste, Raymond, 22e de ligne. Derweduwin Placide, 2e de ligne. Mangon Jacques, 22e de ligne Willems Guillaume, 1er carabiniers. Devernay Henri, 1er carabiniers. Van de Wiele Clément, Régiment in connu, est des environs de Termonde. En Belgique. A Bruxelles. LONDRES 9 nov. (Daily Mail). « Il est certain que pour ce qui concerne les Allemands, ce sont leurs derniers jours à Bruxelles. L'ennemi avoue que sa retraite de Bruxelles avant la fin de l'année est inévitable, mais, voulant conserver sa réputation, il se propose de défendre la belle capitale belge — qui a été déclarée ville ouverte en . août — dût-elle subir le sort de Louvain. ; Déjà les hommes du maréchal von der Goltz préparent la popu-t lation au pire. « Nous n'avons . pas l'intention de nuire à votre . <r wunderschoene Stadt », disent-: ils, mais nous craignons beaucoup que vos amis les alliés . n'aient cette intention. » Partout, : dans les derniers dix jours, • l'aspect de la ville a changé. A des lieues vers le Nord, du côté . de Denderleeuw — où il est problable que les anglo-belges feront leur trouée — il a été > creusé, tranchée après tranchée, > un véritable réseau de métropo-, litain. Ici les Allemands sont prêts à vivre et à se battre . durant des semaines s'il le faut. De gros canons ont été habile-. ment dissimulés et arbres et | maisons qui se trouvaient dans [ la ligne de feu ont été rasés. Mais c'est dans la direction . de Waterloo que les Allemands ; ont préparé la pièce de résistance . en tactique défensive. Toujours ; théâtral, l'empereur espère évo-. quer le spectre de Blucher, « l'homme qui gagna la bataille de Waterloo pour les traîtres ; anglais ». j Le champ de bataille historique a été tout entier converti en zones armées. De petites redoutes et le système le plus complet de tranchées minées sont en construction. Les ingénieurs de Krupp dirigent la dé-, fense de Bruxelles en * même temps que des travaux similaires le long de la Meuse, depuis Liège jusque Namur et au delà. Dans Bruxelles même les travaux de fortification avancent. Le splendide Palais de Justice serait sacrifié si jamais les alliés doivent bombarder les positions allemandes. A proximité, deux gros obusiers menacent la rue Royale, tandis qu'une couple de canons plus gros dominent toute la ville en même temps qu'une partie de la contrée environnante. Des endroits dans les jardins du Palais royal ont été pavés. Comment les 600,000 habitants de Bruxelles supportent-ils leur destinée ? Terrorisés par le sort de milliers d'innocentes gens, ils traitent les Allemands de trop bonne façon. Pauvres gens! Ils sont prêts à se réfugier dans leurs caves à tout moment. Chaque cave est bourrée de provisions. Ceux qui ont les moyens y ont fait installer l'eau et l'électricité. Les Bruxellois ont été une seule fois en colère, c'est quand leur bourgmestre, leur idole, a été arrêté et emmené. Les Allemands n'ont pas encore trouvé quelqu'un pour le remplacer. Il n'y a pas encore manque de vivres en ce moment, bien que depuis quinze jours le pain soit noir et ait un goût de terre. Le problème social le plus important à Bruxelles est le manque de travail. Les trois quarts des habitants sont oisifs par obligation. Des milliers de gens soutiennent une vie précaire en visitant les champs de bataille et en écorchant les chevaux morts. Chaque peau vaut deux francs environ. Les Allemands sont à court d'armes. On peut en juger par le fait que vendredi dernier ils ont vidé deux grands réservoirs à Ixelles pour en retirer fusils, révolvers et couteaux que les habitants terrifiés avaient jetés à l'eau après la proclamation du 20 août du bourgmestre Max annonçant l'arrivée des Allemands.» Dernière Heure A la frontière Turco-Russe PETROGRADE, 10 novembre A la levée du jour, la batailli près de Kôprikaw recommenç; de plus belle, lorsque l'ennem envoya ses armées dans le territoire d'Erzeew, fortifiée pa: notre garnison sédentaire di cette place. D'après certains symptômei de l'engagement même et certaines informations, nous avom pu conclure que des officier allemands commandaient les soldats turcs. L'api ès midi la lutte devin plus âpre et une division nouvelle renforça l'ennemi. Les tentatives de cerner un( de nos ailes échouèrent heureusement, grâce au courage inlassable de nos troupes. Le soir, l'engagement perdi en intensité et nous avons pi maintenir toutes les positions qu< nous avons conquises. CONSTANTINOPLE, 10 nov Pendant que notre cavalerie opérait' ses mouvements, Ja majeure partie du centre Russe fui attaquée par notre infanterie après deux jours de lutte les Russes furent défaits et nous occupâmes les positions enlevées à l'ennemi. Malgré le brouillard nos opérations continuent. El? Campine. EINDHOVEN, 10 novembre. Ce matin, plus de 20.000 Allemands sont arrivés à Boûrg-Léopold, d'une direction Ouest Cinq sous-officiers, accompagnés 'tde deux paysans, firenl une tournée afin d'acheter du bétail, payé partiellement comptant, partiellement en bons. A Turnhout, sept officiers grièvement blessés furent transportés à l'ambulance. Hier soir, 3 trains chargés de canons et chevaux arrivèrent à Hasselt : la nuit même, ils partirent dans une direction Sud-Est.Le passage de la frontière à Reusel est complètement impossible.Près de Neersel, Achel et Budel, il y a moyen de franchir la frontière. * Le Kaiser. LONDRES, 10 novembre. Le correspondant du «Daily Mail» à Copenhague télégraphie de Berlin, que les préparatifs sont faits à Potsdam pour le retour de l'empereur d'Allemagne qui transférera son quartier généial en cette ville. 100,000 blessés Autrichiens, ROME, 10 novembre. Le correspondant viennois du « Giornale d'Italia » dit que les journaux autrichiens eux-mêmes confirment leur défaite aux bords de la San. Ces derniers jours, i00.000 blessés Autrichiens arrivèrent du front à Vienne. Hf"- j On pille la Banque Nationale à Mexico. VERA CRUZ, 10 novembre. Des avis particuliers nous informent qu'une bande, conduite par des soldats constitutionalistes ont pillé la Banque Nationale. Dépêches parues ce matin. A l'Ouest. PARIS, 9 novembre : 3«heures. Les Allemands ont'de nouveau attaqué Dixmude et les environs d'Ypres, surtout le sud de cette dernière ville. Leurs attaques ont été toutes repoussées. Entre Dixmude et la Lys, nous avons avancé lentement sur tout le front ; le brouillard rend les opérations difficiles. Nous avons conservé les positions conquises hier à l'Aisne. En Alsace, de nouvelles attaques contre Ste Marie échouèrent. Sinon, il n'y a rien de saillant à annoncer. PARIS, 9 novembre : 11 heures du soir. Comme les opérations ont été entravées en maints endroits par le brouillard, la situation n'a guère beaucoup changé. Au Nord, la journée a été favorable : nous avons fortifié nos positions entre Langemarck 10 kilomètres d'Ypres) et la Lys, et avons fortement progressé entre Langemarck et Dixmude. Le communiqué Belge. LE HAVRE, 9 novembre. A Nieuport, la situation est inchangée. Sur l'autre partie du front, l'ennemi tient quelques points sur la rive gauche de l'Yser, que notre artillerie vise. Les Allemands ont bombardé Dixmude. En Epire. ATHÈNES, 9 novembre. Zographos, l'ancien gouverneur de l'Epire a lancé une proclamation annonçant au peuple l'union de l'Epire à la Grèce. Des postes militaires sont placés le long de la frontière Albanaise. A l'Est. BERLIN, 9 novembre (W.B.) A l'est, nous avons repoussé une violente attaque de fortes troupes Russes dirigées contre le Nord de Wysztyten (S. 0. de Stallupônen) ? l'ennemi y perdit 4000 hommes et 10 mitrailleuses. SUStflOflCES. Pour écrire au notaire Nlartens, de Gand, adresser les lettres à Mr Brui-nings, facteur de poste à Sas de Gand. Tijdelijk bestaat extra gelegen-heid om in een degelijk burger-huisgezin huisvesting te bekomen, Logies en ontbijt fl. 1,25 Volledig pension w 2,— per persoon en per dag. Adres : F. HUYS, Halstersche Weg 138 F, tegenover Hôtel Alph. v. Hoek. Halte van den tram bij Bergen-op-Zoom.

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This item is a publication of the title L'écho d'Anvers belonging to the category Oorlogspers, published in Bergen-op-Zoom from 1914 to 1915.

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