L'écho d'Anvers

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20 November 1914
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s.n. 1914, 20 November. L'écho d'Anvers. Seen on 17 April 2021, on https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/en/pid/c824b2z03h/
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No. 4L Vendredi 20 Novembre 1914. L'ECHO D'ANVERS Organe officiel des réfugiés belges en Hollande. Paraît 2 fois A midi et 6 heures. — 9 Direction=Rédaction : ARTHUR DE GERS. Bureaux: Bergen=op=Zoom, Boschstraat 68. Paraît 2 fois A midi et 6 heures. EDITION DE MIDI. „Vers le succès final" Nous voici arrivés au. 4mo mois de la guerre du monde civilisé contre la "barbarie tu'desque, et bien .que le théâtre des opérations du côté occidental soit encore constitué par la Belgique et le nord de la France, il est manifeste que le kaiser ne saurait tarder à ra,mener ses armées d'occident derrière la ,Meuise qui coule de Mézières à Maastricht. Deiix Inécessités l'y contraignent) ? premièrement, l'avance russe, aujourd'hui menaçante- pour Posen et Bres-lau, ces deux capitales de la Prusse orientale, et, en second lieu, les progrès lents, mais sûrs, de la Jguerre de siège que .nous faisons, depuis deux imois, avec le concours; des Anglais et des Belges, aux lignes allemandes établies en fa.ee des .nôtres, depuis la Woë-vre jusqu'aux rives de l'Yser et de la mer du Nord. Dans les premiers jours de la guerre, l'empereur allemand ne parlait que d'exterminer la petite et [misérable arméei anglaise, et il se croyait tellement certain du succès foudroyant de son offensive, qu'il faisait (annoncer son entrée triomphale à Paris, pour la fin d'août. Combien il a déchanté depuis, si l'on en juge par son. télégramme (que L'Echo d'Anvers a déjà reproduit il y a quelques jours), em .réponse ,au président du Eeichstag, lui faisant part de ses condoléances au sujet de la- Capitulation toute réeeniteJd» la. [place de Tsing-Tao, chef-lieu de l'établissement fondé en Chine par l'emjpirc allemand : ' Son héroïque défense (de Tsing-Tao) est un nouvel et (sublime exemple de cet esprit de sacrifice jusqu'à la mort dont le peuple allemand, son, armée et sa flotte ont fait si souvent preuve dans la guerre défensive qu'ils soutiennent aujourd'hui contre un monde de haine, d'envie et de convoitise, guerre qui, si Dieu le veut, ne sera pas vaine. [ De la guerre d'extermination .proclamée au commencement du mois d'août, Guillaume II est passé à la guerre défensive, de forme beaucoup plus modeste, qu'il a puibie, du fait des su'ccès remportés par les alliés ten Belgique et len France. Certes, comme le dit l'empereur dans son télégramme, le peuple allemand, son! armée et sa flotte ont montré, et montrent tous les jours, un esprit de ^sacrifice allant jusqu'à la mort. Mais pour vaincre il ne suffit pas d'affronter la mort, il faut encore dominer son ennemi par unie force morale supérieure. C'est ce que nos troupiers expriment d'unie façon saisissante dans cette exclamation, qu'ils répètent sans cesse depuis leur arrivée en présence des Allemands : Les Boches, nous les aurons, mais ce sera dur. Dès le premier jour, les soldats français, et plus encore leurs .officiers, ont puisé en eux-mêmes des réserves d'énergie morale qu'ils ne ise connaissaient pas et qui s'étaient accumulées1 à travers les Âges, sous l'action des événements' dont l'histoire de France est remplie. C'est ce qui distingue cette guerre de celles qui l'ont précédée, dans lesquelles, exception faite pour les guerres de la République et de l'Empire, l'existence de la France n'était pas en. jeu. On ne saurait donc trop admirer et le stoïcisme et la valeur morale de nos troupes actuellement sur le front. Leur force morale s'est toujours maintenue, en dépit des pertes et des fatigues inhérentes à la Iguerre en général, et en particulier aux opérations de longue (durée que comporte la, (guerre de siège. 1 i Toutefois, la force morale1, pour se conserver excellente, a besoin d'être entretenue. Le commandement s'y applique avec le dévouement qu'on lui connaît. Par ses1 (soins, le (service d'alimentation. s'exécute d'irréprochable façon, et le service sanitaire, si difficile en campagne, a réalisé des progrès qui le rapprochent de la perfection. Mais il est d'autres source® de 'réconfort qui font plus pu moins 'défaut à nos soldats-, je veux dire les envois, par la poste, de® lettres et des 'petite ballots expédiés par les familles. ' ; Une dame, par exemple, m'écrit que depuis 'un mois elle a envoyé à son mari, actuellement sur le fron.t, deux colis contenant des lainages, et de nombreuses lettres qui, les ,11ns et les autres, ne sont pas parvenus à destination.Une telle défaillance dans le service des postes en campagne est à corriger sans retard. En somme, la situation reste la même que précédemment,, et permet d'espérer que la bataille des Flandres touche à sa fin par isuite de l'impossibilité où se trouve l'ennemi d'obtenir sur les troues alliées des avantages importants. (L.,M. Ps.) Général Bonnal. Nos Télégrammes. w A l'Ouest. (Par suite d'un retard de transmission, nous n'avons pas reçu de notre agence d'Amsterdam, le communiqué de 3 heures de Paris (17 novembre). Nous le publions néanmoins encore maintenant, car dans son ensemble il était très favorable pour les alliés.) A Nieuport, devant Dixmude, et dans les environs d'Ypres, le dire! d'artillerie a étr pirtîr virrient -que les jours précédents. Au bord du canal, au sud de Dixmude, l'action de notre artillerie a arrêté les travaux des Allemands, qui creusent à tomber morts, afin de surélever la digue orientale et éviter les inondations. L'ennemi a dû évacuer une partie de' ses retranchements atteints par l'eau. Deux attaques d'infanterie allemande, l'une au S. de Bixschoote, l'autre au S. d'Ypres ont échoué. Nous avons avancé entre Bixschoote et le canal. Entre La Bassée et Armen-tières se déroula un combat d'artillerie particulièrement violent. A l'Aisne, des détachements allemands qui avaient essayé de traverser le fleuve, furent refoulés ou décimés aux environs de Vailly. Nos positions sur la rive droite de l'Aisne, en amont de Vailly, et aux environs de Reims (de nouveau légèrement bombardée) sont exposées au feu d'artillerie. En Woevre, la journée fut excellente ; nous avons ' progressé en divers points. Il en est de même sur les hauteurs de la Meuse, au Sud de Verdun ; pendant ce temps, nous avons atteint les premières maisons de Chauvonoust, un faubourg de St. Mihiel, le seul point de soutien, sur la rive gauche de la Meuse, encore occupé par les Allemands. Nous capturâmes évidemment prisonniers et mitrailleuses en masse. L'Evacuation de St.Nicolas AMSTERDAM, 18 nov. (A.IL) Les autorités militaires d'Anvers ont affiché une proclamation, dans laquelle il est dit que tous les habitants de St. Nicolas et villages environnants doivent quitter leur maison, et ne peuvent rentrer que lorsqu'une nouvelle affiche allemande l'annoncera. Les Allemands doivent faire des exercices de tir dans ces contrées ! ! Qu'est-ce que cela signifie ?? Le voyage de deux Gardes Civiques Bruxellois. MAASTRICHT,"'* 18 novembre, (N.R.Ct.) Quoiqu'il soit bien difficile pour les gardes civiques de Bruxelles d'arriver jusqu'à la frontière hollandaise, les tentatives et les ruses ne manquent pas ; à citer deux avocats bruxellois qui sont arrivés à pied à Maastricht. Ils étaient habillés en paysans, en sureau bleu, coiffés d'une casquette et chaussés $e sabots, portant un panier de choux, et muni chacun d'une pelle. Dans un chou blanc dévidé, ils avaient caché leurs papiers et leur argent. Chaque fois qu'une patrouille ennemie passait, ils se tinrent au bord de la route et firent le simulacre de bêcher. Dormant tantôt à la belle étoile, tantôt chez des paysans, ils sont arrivés sans passeports et par mille détours à la frontière hollandaise et sont actuellement sains et saufs. Reims bcn?bardé. LONDRES, 18 nov. (Dv. C.) Suivant une information de source non officielle, le bombardement de la > ille de, Reiftis aurait recommencé. A l'Est. BERLIN 18 novembre (W.B.) En Pologne, au nord de Lodz, de nouveaux combats sont livrés. Le résultat en est inconnu. Au sud-est de Soldau, l'ennemi fut obligé de se retiier jusque Mlawa. A la pointe extrême Nord, la cavalerie Russe fut repoussée sur Pillikallen, au nord de Stalluponen. Les forces Russes. PETROGRADE, 18 nov. (T.) Nous avons eu quelques rumeurs vagues du départ des habitants des villes au nord de la Silésie. Les soldats allemands auraient plus ou moins donné aux bourgeois quelques détails sur la force gigantesque de l'armée russe. On peut s'en faire une idée, si l'on songe que chaque régiment actif, dont des détachements sont continuellement disponibles, possède une réserve de 10,000 hommes. Chaque régiment de ligne en campagne peut être renouvelé 3 ou 4 fois. Presque toutes les armées marchent vers l'Est. A l'appr©cbe des Russes, COPENHAGUE, 18 nov. (T.) Les autorités militaires allemandes en Prusse orientale ont donné ordre à tous les paysans — dès que les troupes russes approchent — de fuir avec leurs objets de valeur et même leur bétail, afin que l'ennemi ne puisse trouver des vivres dans les villages occupés. Les maisons doivent être brûlées, afin qu'il ne trouve où s'abriter. Un allemand haut placé, de la Pologne, a été fusillé, ayant fait remarquer que si le gouvernement ne pouvait éviter la destruction de son pays, il n'avait qu'à rappeler des troupes du front Ouest. N En Anatolie. PETROGRADE, 18 novembre. En Anatolie, la bataille con tinue entre Turcs et Russes, notamment sur la route de Ba-jazet de et vers la mer Noire ; grâce au concours des croiseurs Russes, toute une colonne turque fut dispersée et subit de fortes pertes. Le retraite des Serbes. NISJ, 17 novembre. Par suite de la supériorité numérique des troupes ennemies, qui ont envahf"hotre territoire, les troupes Serbes se sont retirées en bon ordre, pour pouvoir reprendre l'offensive dans des conditions plus avantageuses. Pour ces raisons nous avons quitté Petzka, Zavlaka et Kot-zeliewo.La Bavière et la Saxe mécopteptes. LONDRES, 17 novembre. (L.M.Ps.) - (T.) « A en juger par la correspondance personnelle trouvée sur des officiers allemands blessés ou tués, l'opinion en Allemagne est profondément déprimée. Dans une de ces lettres on lit : « Notre pauvre et stupide « population, éblouie par les « discours bruyants et creux de « nos dirigeants, se rue incon-« sciemment vers unabimeplus « profond que celui qui nous c avait été préparéjt;n ! 805. »- « On sait de plus qu'une série de protestations ont été faites par les autorités saxonnes et bavaroises à propos des empiétements faits sur leurs droits constitutionnels, surtout en ce qui concerne l'enrôlement dans les rangs de l'armée autrichienne, du solde des réserves d'artillerie des premier, deuxième et troisième corps bavarois. » Le «Berlin». CHRISTIANIA, 18 nov. (W.B.) Le croiseur auxiliaire «Berlin» est "avrivé ici avant-hier; on a commencé son désarne-ment.Un mouvement antiallemand à Constantinople. LONDRES, 17 jnovembre (L. M. Ps.-E. T.) On tient d'excellente source qu'une vaste conspiration contre les Allemands et les jeunes Turcs a éclaté à Constantinople, mais que les chefs des conspirateurs ont été arrêtes et fusillés. Il ajoute que la population de Constantinople, très surexcitée par les défaites turques, attaqua dimanche dernier un certain nombre de sous-offleiers allemands. Le consulat d'Allemagne a protesté. Incident à Smyrije. LONDRES. 17 novembre (D. C.)-(D. T.) Le vapeur américain ((Tennessee» était ancré hier près de Vourla et envoya une embarcation aux autorités demandant l'entrée dans le port de Smyrne. Cette dernière dut revenir, sous le feu des forts. Le commandant renouvela sa demande et fit remanquer qu'il passerait outre de force. L'affaire n'est pas encore réglée. Le «Tennessee» a été sans doute envoyé à Smyrne pour y protéger les chrètieus. 4.2 trains partent pour la Silésie. PARIS, 17 novembre (D. M.) L'état-major général allemand semble considérer la situation sur le théâtre oriental de la guerre comme extrêmement critique, car des troupes sont envoyées en hâte sur le front de Silésie, à travers toute l'Allemagne.Le semaine dernière, quarante-deux trains, convoyant de la cavalerie et quelques .unités d'infanterie, sont passés à Liège et à Verviers, se dirigeant vers l'est. A Tsin£ Tao. TOKIO, 18 novembre. Le gouvernement japonais a confié la direction de Tsing-Tao et du territoire de Kiauchau au général Kamo. Le Japon enverra des gendarmes pour le maintien de l'ordre. En Afrique. LONDRES, 18 nov. (Reuter). Le premier contingent de troupes Rhodésiennes a quitté aujourd'hui Salisbury, pour se mettre sous les ordres du général Botha dans le territoire allemand de l'Afrique Sud-Occi- Hpntalp Dépêches de Nuit. A l'Ouest. PARIS, 18 novembre : 3 heures. La journée du 17 novembre ressemble à la précédente. En Alsace, trois bataillons de Landwehr Allemande, envoyés contre Ste Marie aux Mines, se sont retirés, ayant perdu la moitié de leurs effectifs. PARIS, 19 novembre : 11 heures hier soir. Le duel d'artillerie à été excessivement violent au Nord. Dans la contrée de St. Mihiel, les Allemands ont fait sauter le côté ouest de Chauvonoust, qu'ils avaient minée. De l'autre partie du front, rien de saillant. A l'Est. PETROGRADE 18 novembre. Entre la Vistule et la Wartha, nos avant-postes ont rencontré les Allemands, qui out pris l'offensive, dans la direction de Bgoera. L'ennemi a réussi à prendre position ferme à Lenczyca, et dirige son avant garde sur Piontek. En Prusse orientale, nos troupes marchent et avancent sur le front Gumbinnen-Anger-burg, défendu par les Allemands. Nous conquîmes les tranchées près de Varslagen, où l'ennemi laissa 300 morts. VIENNE, 18 novembre. Les opérations des armées Austro-Allemandes forcèrent les Russes au combat en Pologne, qui se déroula favorablement surtout le front. Nos troupes firent hier 3000 prisonniers. L'avance Russe dans les Car-pathes n'est que de minime importance.Au cours de l'évacuation de Strybow, un fort détachement de cosaques fut dispersé par nos batteries. Sur le front Czenstochow-Cracovie, nous avons attaqué d'importantes troupes ennemies ; les régiments combattant près de Lodowitse furent repoussés. En Galicie. nous occupons successivement les passages dans les Carpathes.

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