L'écho de Sambre et Meuse

198 0
17 January 1918
close

Why do you want to report this item?

Remarks

Send
s.n. 1918, 17 January. L'écho de Sambre et Meuse. Seen on 14 December 2019, on https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/en/pid/1g0ht2h822/
Show text

Over deze tekst

Onderstaande tekst is geautomatiseerd gemaakt met OCR (Optical Character Recognition). Deze techniek levert geen 100% correct resultaat op. Dit komt mede doordat oude drukken moeilijker te lezen zijn met software dan moderne. Dat betekent dat er onjuiste tekens in de tekst kunnen voorkomen. Er wordt gewerkt aan verbetering van de OCR software. 

Aim'nis ration-Rédaction : J.-B. COL'AR) 37, rue Fossés Fleuris, Namur L'Echo de Sambre & Meuse JOURNAL QUOTIDIEN Les Communiques des Belligerants -o- ALLEM ! NDS Berlin, 15 janvier (oflUiel du soir). Sar la Breata et sur le Piave, violents combats d'artillerie sur de nombreux points du iront. Rien de nouveau à signaler des autres théâtres de guerre. AUTRICHIENS Tienne, 15 janvier (officiel de ce midi). Sur le théâtre de la guerre en Italie, entre la Brenta et le monte Fertica* après une violente préparation d'artillerie qui •'est transformée à certains moments en feu roulant, l'infanterie italienne a pris l'offensive. Après des corps à corps acharnés, l'ennemi a réussi à pénétrer sur certains points dans nos tranchées ; il en a été rejeté par une contre attaque. La ligne de bataille ia plus avancée est •omplètement entre nos mains dans tous le secteur d'attaque. L'ennemi a subi de fortes pertes. Sur le Piave inférieur, près deDressanin, bous avons rapidement enrayé une attaque ennemie. ANGLAIS Londres, 15 janvier (officiel). Hier, à l'aube, nous avons repoussé une énergique attaque prononcée par l'ennemi au Nord-Est d'Armeatières. La nuit dernière nous avons attaqué les / tranchées ennemies étab'ies au Nord de Lans et bombardé de3 voies de communication entra tranchées allemandes. Nous avons fait quelques prisonniers; en outre, nous nous sommes emparés d'une mitrailleuse. Par ailleurs, rien à signaler. Londres, 15 janvier (officiel). La nuit dernière, la ville de Yarmou'h a été bombardée par l'ennemi du côté de la mer. La canonnade a commencé à 11 h. 55 du soir et a duré cinq minutes environ. Une vingtaine de grenades sont tombées dans la ville. Les rapports de police signalent que trois personnes ont été tuées et dix bles-•ées.Les dégâts matériels ne sont pas importants.ITALIENS Roaae, lfc janvier (oMeiel). Près du monte Assolone, la bataille a repris hier midi. Nos troupes, puissamment appuyées par notre artillerie, ont vaillamment pris l'offensive dans le but d'améliorer leurs lignes au Nord de TOsteria de Lepre, à l'entrée du val Cesilla. Malgré la résistance acharnée de l'ennemi, nous avons réussi à faire de bons progrès et à lui infliger de graves pertes. Nous avens fait prisonniers des officiers parmi lesquels un lieutenant-colonel,ainsi que 283 soldats. Près du Solarolo. dans le saillant du ! front, nos hardis détachements ont exécuté un mouveaaent tournant et ont réussi à attaquer l'annemi par surprise avec une énergie admirable. Nos soldats ont pénétré dans la tête de pont et ont expulsé l'ennemi de quelques tranchées; ils ont ensuite repoussé d'une manière meurtrière plusieurs contre at taques. Nous avons fait prisonniers 2 offleiers et 43 hommes; en outre, nous nous sommei emparés de 2 mortiers de tranchée et de plusieurs mitrailleuses. Pour le rei'te, colonnades p'tas violentes des deux côtés de la vallée de la Brenta. Nous avons exécuté une heureuse opération de patrouille en amont de Ponte Priepa. Au Nord du monte Molago, dans la vallée de la Sugana et au Sud du Grappa. nous avons descendu trois avions ennemis au cours de combats aériens. Un autre est tombé sous le feu de nos oanons de défense prés d'Orroello. Les aviateurs britanniques ont descendu deux autres appareils ennemis près de Godonie. Nos hydroavions ont efficacement bombardé, vers midi, des mouvemeats de troupes le long du Piave inférieur. SUR MER — Berlin, 16 jaavier (officiel). Nos sous-marins ont encore coulé dans la Méditerranée un contre torpilleur anglais et 24,000 tonnes brut de tonnage marchand. Le 30 décembre, notre sous-marin commandé par le lieutenant de vaisseau Ober-muller a coulé, au larga d'Alexandrie, un grand vapeur armé transportant un complet chargement de troupes, qui voyageait avec une forte escorte de chalutiers à vapeur et de contre torpilleur*, et a dé-tr It d'un hardi coup de torpille un de ces contre-torpilleurs, le < H. 0. 8. » D'après les observations laites par le sous-marin, le navire de transport n'avait que des Anglais blancs à bord. Parmi les autres navires coulés par nos ■ous-marins, dont la plupart avaient des cargaisons à destination de l'Italie ou des troupes anglaises pour l'Orient, se trouvaient, outre un vapeur de transport de 3,000 tonnes armé et protégé par des sontre torpilleurs, deux vapeurs de gran-leur moyenne qui ont été torpillés en 3011 voi. Le torpillage d'un vapeur de transport de troupes est particulièrement important, les Davires affectés à ces transports étant généralement de grands vapeurs rapides pourvus d'installation spéciale. Nous connaissions déjà la perte du «H 0 8. » par des informations anglaises annonçant que tout son équipage avait péri à l'exception de 10 matelots, mais nous savons aujourd'hui toute la vérité Il est intéressant de signaler une information arglaise qui annonce que, vu le danger croissant des sous marins, l'Amirauté britannique a détourné de leur route par la Méditerranée une partie de ses transports è destination de la Mésopotamie et de la Palestine, qu'elle envoie vers l'Ouest par l'Atlantique, le Pacifique et l'océan Indien. Négociations de Paix A BREST-LITOVSK — Brest Litovsk, 15 janvier. La commission srermano-austro-hon-groise-ruEse s'est réunie aujourd'hui et a continué la discussion des questions territoriales et politiques. De sérieuses divergences de vue subsistent toujours entre les délégués des deux partis; sur certains points toutefois, un rapprochement s'est fait. — Bjrlin, 15 janvier. M. von den Bussohe, sous secrétaire d'Etat, a déclaré à la séance de la commission principale du Reichstag : — Je suis chargé par le chancelier de l'Empire d'affirmer qu'il n'a modifié en aucune manière les instructions données à M. von Kiihlmann pour la conduite des négociations à Brest-Litovsk. J'espère que mon affirmation mettra â néant certains faux bruits colportés dans le public et dans la Presse. — B9rlin, 15 janvier. On sait qu'en ce moment se trouve à Pétrograd une commission allemande chargée de l'examen de certaines ques-tiofis navales corrélatives aux négociations de paix. Sas travaux n'ont encore abouti â aucun résultat et l'on soapfonne fort les Russes de marœivrer intentionnellement pour faire traîner les négociations. Oa s'en étonne quand on se rappelle que le gouvernement bolcheviste affirmait naguère encore son désir de conclure la paix au plus tôt avec les Puissances Centrales.On s'en étonne plus encore lorsqu'on sait qu'au point de vue des questions navales en discussion, les Puissances Centrales n'énoncent aucune exigence capable d'empêcher les Russes de se mettre d'accord avec elles. — Paris, 15 janvier. Le « Matin » annonce que M. Clémen-ceau prononcera au début de la semaine prochaine un discours dans lequel il formulera nettement les conditions préala b sa auxquelles le gouvernement français estime possible l'ouverture de négociations de paix. ■ii. rigszsmm&a, La Conférence de Stockholm Du journal < La Belgique » : La Conférence de Stockholm revient sur le tapis. Oa a vainement essayé de l'enter-rrr ; les .socialistes insistent et persistent. Hier, c'était le Congrès de Ssint Etienne qui réclamait des passeports, les membres russes et scandinaves de la Conférence qui écrivaient aux ouvriers syndiq és de la Grande Bretagne pour les féliciter de la réorganisation du Labour Party et leur annoncer l'envoi d'un délégué chargé de leur exposer leur manière de voir au sujet I de la nouvelle Conférence. 1 Voici qu'à son tour le IVe Congrès socialiste belge tenu à Amersfoort adopte à l'unanimité l'idée de cette Conférer/ce, en réclame la réunion dans le plus bref . délai et s'adresse aux camarades russes ! pour en obtenir la réalisation. La Conférence, qui poursuit, outre l'obtention d'ure paix générale, la réorganisation de l'Internationale et des partis ouvriers de tous les pays, aura lieu tôt ou tard, à Stockholm oa ailleurs; l'opposi- j tion des gouvernements, dont on conçoit s aisément les appréhensions, ne saurait 1 l'empêcher de se réaliser. Quelles résolutions y seront prises? Dans quel'e mesure les partis ouvriers ; seront-ils à même d'en obtenir l'exécution? L'avenir nous l'apprendra. En attendant, les réformes tentées en ; Russie nous en donnent un avant goût. La révolution russe a inauguré la série des bouleversements sociaux, comme celle de 1789 avait ouvert l'ère des bouleverse ments politiques, et les maximalistes sont en train de faire au point de vue social des ' expériences analogues à celles qu'ont tentées, au cours du XIX* siècle, les Français au point de vue politique. Dans cet ordre d'idées, la future Conférence est appelée, ainsi que l'affirmaient les représentants scandinaves, à jouer un rôle historique d'une portée incalculable. , Derniers Communiqués te Belligérants ALLEMANDS Berlin, 16 janvier (soir). Sur les pentes occidentales du monte Dertica, hier après midi, plusieurs attaques des Italiens se sont écroulées. Rien de nouveau sur les autres théâtres de la guerre. * * * Berlin, 17 janvier. Théâtre de la guerre à l'Ouest. Pas de plus grandes actions combatives. Dans de nombreux secteurs du front, combats de reconnaissances. Au Nord de Paschendaele, sur la Searpe, Drès de Yendhuille ainsi que près de Saint-Qaentin, nous avons capturé quelques Anglais. Théâtre de la guerre à l'Est. Rien de nouveau. Front macédonien. Dans la boucle de la Tscharna, l'activité d'artillerie plus intense s'est maintenue. Front italien. La situation est sans changement. Lors de leurs attaques infructueuses et sanglantes des 14 et 15 janvier, le* Italiens ont perdu an prisonniers 12 offleiers et plus de 300 hommes. Dar erste Generalquartiermeister, LUDENDORFF. —<o»— FRANÇAIS Paris, 16 janvier (3 h.). Rien à signaler au cours de la nuit en dehors d'une canonnade assez vive en Alsace entre la Thur et la Doller. Le chiffre des prisonniers que nous avons faits au cours du coup de maia d'hijr dans la région de Badonvillers dépasse la quarantaine, dont un officier. Paris, 16 janvier (11 h.). Faible activité d'artillerie sur tout le front Dans la région à l'Est de St-Dlé, un coup de main ennemi sur un de nos petits postes a complètement échoué. Paris, 15 janvier. Armée d'Orient Actions d'artillerie assez vives de part et d'autre dans la boucle de la Ceraa. Patrouilles bulgares repousséas sur le front serbe. Aucun événement important sur le reste du front. Le IVme Congrès Socialiste Belge Du journal « La Belgique > : Le quatrième Congrès socialiste belge a été tenu à Amersfoort les 25 et 26 décembre dernier. Nous empruntons au « Socialiste Belge», qui se publie en Hollande, les détails suivants sur le résultat des délibérations : « Après avoir renouvelé son adhésion à ; la déclaration du 4 août 1914 concernant ; l'indépendance du territoire belge, le parti déclare vouloir maintenir l'union sacrée < dans la mesure où les autres partis politiques et les groupements religieux la respectent ». Relativement à la politique intérieure, il proclame la nécessité de l'indépendance de la Belgique vis à vis de tous. < La question linguistique, est il dit dans le (ompte-rendu des séances, doit, & la paix, être intégralement solutionnée; une autonomie culturelle complète doit être accordée à la Flandre. » En ce qui concerne le rétablissement économique de la Belgique, on devra tenir compte des intérêts de la classe ouvrière. Le rapporteur Mahlman, s'appuyant sur les statistiques officielles, dit à ce propos : « La Belgique est un pays de grande industrie (1,370,000 ouvriers industriels), important la matière première, exportant les objets manufacturés. Nous vendions à l'Allemagne pour 3 millions de francs de plus que nous ne lui achetions. Certains politiciens et la Presse de guerre préconisent la guerre économique, mais ils oublient de nous dire où l'on placera les fabricants belges... Nous repoussons la guerre économique, qui porte en elle le germe de nouvelles , guerres. Notre situation géographique nous impose de maintenir des relations commerciales avec nos voisins. Au demeurant, à l'heure actuelle, en pleine guerre, les centaines de sociétés anonymes dans lesquelles des capitalistes belges et allemands fraternisent et se partagent les bénélees continuent d'exister. La classe ouvrière belge ser. it la première victime d'uue guerre économique. » S9 ralliant à ce point de vue, les dé!é j gués, dans les résolutions adoptées à l'issue du Congiès, protestent contre le fait que la classe ouvrière balge n'est pas reprêsen- ! tée dans le Conseil économique nommé par le gouvernement en vue du rétablissement économique. » L'égalité politique et la suppresion de l'article 310 restent deux points essentiels du programme socialiste La législation «ociale doit être revisée et complétée conformément aux résolu- ! tions des congrès internationaux des syn- 1 dicats. Le Congrès s'étonne que dans son dis- j-cours du 18 novembre, à Paris, le ministre- f président n'ait pas adhéré formellement à | ces desiderata auxquels la classe ouvrière * belge a fait tant de sacrifices. Eu matière de politique extérieure, le Congrès déclare que la guerre, en ce qui concerne la Belgique, doit rester exclusivement défensive II repousse toute politique d'annexion. La politique économique de la Belgique doit être basée sur le libre échange; la guerre économique serait aussi néfaste pour la paix universelle que pour l'avenir du pays. Cette guerr£-4' V.être la dernière. La formule de paix adoptée à l'unanimité est : « Pas d'annexion, pas d'indemnité de guerre, droit pour tous les peuples da disposer d'eux mêmes. Le Congrès regrette que les gouvernements de l'Entente soient responsables du fait que la Conférence de Stockholm n'ait pu encore se réunir et par là aient été accrues les chances d'une paix séparée des Puissances centrales avec la Russie. « Au nombre des adversaires de Stockholm se trouvent quelques dirigeants du prolétariat international et, parmi eux, un couple de camarades belges qui, malgré leur brillant passé politique, ont amèrement désappointé les travailleurs belges. » Un appel est adressé à tous les partis ouvriers et socialistes du monde entier pour mener une propagande intense dans leurs pays respectifs et exercer une pression énergique sur leur gouvernement pour la réussite de la Conférence de Stockholm dans le plus bref délai. On réclame des camarades russes qu'ils réalisent l'unité nécessaire en vue d'établir une paix démocratique et générale par une conférence internationale. Le prochain congrès est fixé à Pâques et aura lieu à Amsterdam. En France. L'arrestation de M. Caillauoc — Rome, 15 Janvier. Aussitôt que la Chambre française eut levé l'immunité parlementaire de M. Cail-laux, le gouvernement a ordonné de nouvelles enquêtes au sujet de son voyage en Italie et de ses relations avec les pacifistes. On aurait trouvé des documents prouvant que M. Caillaux avait élaboré un plan mettant en péril la sécurité de l'Etat et dirigé contre le gouvernement, dont la réalisation aurait complètement bouleversé tont le système gouvernemental de la France. — Paris, 15 janvier. On s'attendait au Sénat à l'arrestation de M. Caillaux, dont le gouvernement porte seul désormais toute la responsabilité.Divers sénateurs souhaitent qu'une interpellation soit déposée à la Chambre pour forcer le gouvernement à s'expliquer sur les raisons qui l'ont décidé à faire arrêter l'ancien ministre. — Paris, 16 janvier. L'arrestation de M. Caillaux n'a pas été une surprise pour les milieux politiques. Dès samedi, on la déclarait probable dans la Presse et au Parlement. L'impression générale que laissent les conversations dans la salle des pas perdus est que les parlementaires en laissent l'entière responsabilité au gouvernement et attendent que la suite de l'instruction les ; édifie sur le plus ou moins de légitimité de ' la mesure extraordinaire qu'il a prise. Mme Caillaux a dit à un journaliste qu'elle avait été stupéfaite. Interviewée par un rédacteur de l'Agence Havas, elle a affirmé que le coffre-fort qu'elle avait loué dans une banque de Florence et que les autorités italiennes ont fait ouvrir ne contenait que de l'argent, des bijoux de famille et des valeurs que son j mari et elle avaient, par mesure de pru- : dence. fait passer de Paris en Italie en \ août 1914 Il s'y trouvait pour environ 60.000 frs de bijoux et pour 500 000 frs de titres tout 1 au plus. Le ÎL'ge d'instruction militaire a été avisé de l'existence de ce coffre-fort par M. Caillaux lui-même. Au sujet de son contenu, les avis sont partagés. L' < Heure » raconte que le commissaire spécial délégué en mission à Florence y a i trouvé une abondante correspondance re- • | lative à certains événements diplomati- ïues et à l'attitude de diverses hautes personnalités politiques; une série de docu ments diplomatiques ayant trait à l'affaire d'Agadir et aux échanges de vues que M. Caillaux a eu personnellement avec M. Kiderlen Wechter; enfin, une somme importante en valeurs et en bark rotes. D'après le « Journal des Débats », cette somme atte'nt environ 1 million de francs. — ParK 15 janvier. Du « Jourcal des Débats » : \ — M. Caillaux a dit au commissaire de police M. Priolet, qui l'arrêtait : « Personne na voulait croire que je serais arrêté; moi, je m'y attendais, sachant qu'il faut s'attendra à tout d*e 1a part des gens qui nous" gouvernent » Son arrestation a été décidée après réception d'une communication diplomatique f u gouvernement italien qui sera publiée à bref délai ». Da la « Patrie » : — La nouvelle de l'arrestation a été connue à la Chambre un peu avant midi. Les dépu'és qui se trouvaient à la bibliothèque ou dans la salle des séances ont été aussitôt assaillis de questions par les journalistes.La surexcitt tion était générale. Da la « Presse » : — Nos annales politiques s'enrichissent d'un nouveau gros scandale. » De 1' « Intransigeant » : — L'arrest8tion de M. Caillaux est la réponse du gouvernement aux critiques qu'a soulevées le réquisitoire du général Dubail : il estime que la preuve de la culpabilité de l'ancien ministre est faite par des documents authentiques et entend que la justice suive son cours » De 1' « Heure » : — M Clémenceau. en ouvrant ce procès dont on peut attendre les dus graves répercussions, assume une terrible respon-stbiliîé » Le « Temps » s'abstient d'apprécier et se borne à rappeler que, lors du procès de Mme Caillaux, en juin 1914, la fortune de l'ancien ministre ne dépassait pas 1 million 200 000 francs. Quant au capitaine Bouchardon, il se refuse à tout interview. —«o»— En Halle — Rome, 15 janvier. Immédiatement après le retour de M. Orlando du front un Conseil des ministres a eu lieu; il a duré près de quatre heures. Tous les ministres y assistaient. Les journaux gouvernementaux annoncent que les ministres ont dise lté d'importantes questions de politiqueinternationale. Il a été décidé que M Orlando prononcerait un discours avant la prochaine séance de la Chîmbre; le président du Conseil y exposera vraisemblablement une fois de plus les buts de guerre de l'Italie. Ii parlera à la manifestation patriotique organisée pour le 20 janvier à Milan. Eq outré, les ministres ont délibéré sur la question de la réouverture de la Cham- - bre ; ils ont décidé de ne pas avancer sa ' date de rentrée, même si un groupe de députés le demandait sous prétexte que plusieurs ministres doivent assister à la Conférence interalliée qui se tiendra à Paris. Eofin, M. Cupelli a soumis à ses collègues un projet de mobilisation civile. Le projet sur la mobilisation agricole est terminé et sera publié à bref délai. —«o»— En Amérique. — Washington, 15 janvier. En vue d'assuret un contrôle plus efficace des navires américains et leur colla-; boration plus étroite avec ceux de l'En-I tente, le département de la marine a décidé de créer des offices qui le représente-| ront à Londres, à Paris, à Rome et dans I presque tous les ports importants de l'Atlantique.— Londres, 15 janvier. Oa mande de Washington au «Times » : A la Chambre, M. Max Cornick a prononcé un long discours et a parlé des observations qu'il a faites en Europe lors de sa récente visite. | Il faut au moins 25 000 canons de gros calibre et d'importantes troupes à l'Entente pour qu'elle puisse remporter la victoire. Une collaboration énergique de tous les Alliés est donc absolument indispensable. — Paris, 15 janvier. On mande de New-York au « Matin » : — Le Parlement discutera à bref délai le projet de loi établissant un jour sans viande et un jour sans fromage par semaine.'5 —«o»— En Russie. h X — Londres, 15 janvier. X On mande de Pétrograd au «Daily News» que les bolchevistes ont révoqué tous les fonctionnaires en grève du ministère des finances et supprimé leurs droits à la pension.Le commissaire du reuple Autonof annonce que le bassin du Donetz est purgé de la présence des troupes de Kaledine, que l'extraction du charbon y est entre les mains des bolchevistes et que ceux-ci y ont procédé à la saisie des céréales et eu organisent l'expédition vers le Nord. année — Ng 14 L® JS* JLO centime* Jeudi Vendredi- 17-18 Janvier 1918

Over deze tekst

Onderstaande tekst is geautomatiseerd gemaakt met OCR (Optical Character Recognition). Deze techniek levert geen 100% correct resultaat op. Dit komt mede doordat oude drukken moeilijker te lezen zijn met software dan moderne. Dat betekent dat er onjuiste tekens in de tekst kunnen voorkomen. Er wordt gewerkt aan verbetering van de OCR software. 

Er is geen OCR tekst voor deze krant.
This item is a publication of the title L'écho de Sambre et Meuse belonging to the category Oorlogspers, published in - from 1915 to 1918.

Bekijk alle items in deze reeks >>

Add to collection

Location

Subjects

Periods