La Belgique: journal des réfugiés

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s.n. 1918, 11 July. La Belgique: journal des réfugiés. Seen on 15 November 2019, on https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/en/pid/nk3610wq06/
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ABONNEMENTS: 1 mois fl. 1.26; 3 mois fi. 8.50. (Btr, 76 cta. par mois on-jims). ANNONCES: •a "<rn» 80 cents. (Pour Oonte#t* s'attraBSSi à l'Administration) Adreaesc TOUTE la cor-ospon-«Unca à „La Belgique", delnds-plein, LEIDEN, LA BELGIQUE Bireoteura : G. LANDOY et J. WAPPEB&. LEIDEN Administration et îîôdaction Noordelndspleiu—Téléphone Ho. 175 ROTTERDAM, Btolger, 10b - Tél. 70» iiAESTRICHT Wilhelmina Singeî, 98 Adresser toutf- is correepondanco a LEIDEN. Les manuscrits non insérés n* sont pas rendus. La disgrâce de von KOhlmann Four avoir déplu an. SCp^er, von Kùhlmann est cassé aux g a;:-es et remplacé par von Hintze, ami de von Tirpits, - £ gitation au ïS»eiohstag\ - Le crédit de guerre de 1S milliards renvoyé à. la Commission centrale. -Les pangerjknani^tos n'osent encore triompher ouvertement. Démission de M. von Kuehimann- BERLIN, » Juillet. (Wolfff.) — De source autorisée il est confirmé que la demande du •ecrûtaire d'Etat von Kuehimann a été acceptée par l'Empereur. On désigne comme ■on successeur le ministre d'Allemagne à Christiania, M. von Hintze. Tontefak, une décision définitive n'a pas encore été prise. La séance du Reichstag. BERLIN., 9 juillet (N. R.) — Le „Berl. ïageblatt" dit à propos de la séance du. Reichstag d'aujourd'hui: Déjà bien avant la séance, le' bruit s'était répandu que von Kiii'lma-n demandait sa démission. Von HiSizo, ambâSsadëu' à K is-tiania éta't nommé pour lui succéder. Bien que la crise é'.ait prévue, la nouvelle fit sensation dans lees couloirs du Parlement et provoqua une excitation visible et générale.La séance publique corhmença avec un quart d'heure de retard. Les chefs de parti étaient encore engagés dans des conversations animées auxquelles le pré-ilent prenait pari Aussi, immédiatement après l'ouverture, le chef du centre Grôber déposa au nom de son groupe une motion insolite demandant à une 'heure une suspension de [séance de deux heures et demie afin de permettre aux groupes de „d'scul®r de gra-,ves questUek! politiques" ae rapportant aux points de l'ordre du jouir. La motion fut ■adoptée. La raison essentielle de cette longue ruse, à .une heure, était que les partis, t la demande de l'extrèms-gauche, voulaient ' décider de renvoyer provisoirement le projet ' 'Je crédit de guerre à l'examen à 3a commission centrale de sorte que les débat» que les deux partis socialistes comptaient ouvrir sur ïe changement dan3 la politique étrangère s'engageraient dams le cercle plus 1 tii/iou t-'i 4X1US sur ae 1» commission centrale. Ce plan' fut promptement réalisé et le projet de loi sur le crédit de 15 milliards fut renvoyé h la Commision Cenitrale Le „Lokal Anzeiger" dit de son côté: La démission du secrétaire d'état (Kiihlmann) fut communiqués aux chefs de partis par le vice-chancelier von Payer et connue par cette voie avant la séance de tous les députés. Cette brusque décision provoqua une agitation gé é aie. Les s:c'al-:>emokraAs décidèrent aussitôt que, dans ces conditions, ils ne pouvaient pas voter le crédit de guerre de 15 milliards inscrit à l'ordre du jour de la séance d'aujourd'hui avant de con^aVe le point de vue politique du nouveau ministre. Sur proposition du Çentre, la séance fut Buspondue p-ndant longtemps pour permettre aux '>n"fs de se concerter. Pour éviter le , le rejet du crédit par les social-démokrats, on proposa de renvoyer le projet à la commission centrale, ce que les nationaux-libéraux appuyèrent. On veut donc que von Hintz'e expose d'abord sa ligne de conduite. On ne rencontre pas d'opposition d'recte contre l'homme, on croit même qu'une colla,boration avec lui sera 'possible, mais on veut connaître avant tout son programme. L'impression au Reichstag, BERLIN, 9 juillet. (V. D.) La nouvelle de la démission de von Kuhlmann a provoqué au Reichstag une grande sensation. Les membres discutaient en groupes dans les couloirs la situation nouvelle qui vient ainsi d'être créée. Otu s'accorde à dire que lia méconnaissance absolue du Reichstag dans les faits qui provoquèrent la crise actuelle, vient de faire naître une situation grave d'autant plus qu'il est probable que fe Reichs-fcag ne sera pas plus consulté pour Ta ftoi-mination du successeur de von Kuhlmann et que le désir des partis majoritaires demeurera comme toujours lettre morte. On s'attend que lors de la discussion des propositions relatives au budget, proposition renvoyées par le Reichstag 1 la Commission en séance d'hier et à la suite de la démission de von Kuhlmann, le gouvernement va se trouver en but à de très vives attaques. Bien que l'on ne confirme pas encore officiellement la inonii îation de von Hintze, on' estime que la soluMca de la crise sera celle-là. Toutefois les partis de la majorité n'ont pas l'intention de s'incliner de la sorte devant le fait accompli et ils le feront comprendre au gouvernement. Mais quels sont en ce moment les partis de la majorité? Après le récent discours de Scheidemawi disant que les socialistes ne voteront pas iè budget, on peut se demander jusquà quel (point les autres partis peuvent collaborer , encore avec les socialistes. On espère dans tes milieux annexionnistes qu'une nouvelle majorité sera constituée entre les partis du ; Centre et de la droite. Sous ce rapport I'attitu ld!e du Centre sera Iprépondérante et bienqu'una. notable fraction de ce parti, sous les ordres Su député Erzberger s'en tienne toujours ftux termes de la résolution pacifiste du Beichstagv il est certain qu'une autre frac-, Bon de ce même jgarti suit aveuglement le , chancelier von Hertling et acceptera donc ja nomination de von Hintae. Le coup de pied de l'âne. BERLIN, 9 juillet. — Séance de la Chambre des Seigneurs. — Au début du débat rela tif au budget, le président) comte Arnim Bôitzenbung déclara: Nous sommes sous l'im-pw-sion écrasante de la mort de notre collègue le comte von Mirbach, qui tomba victime d'un crime politique dans l'exécution de sa tâche difficile. Il mourut tandis qu'il remplissait au service de la patrie une fonction importante. Nous déposons «n pensée une couronne de laurier sur sa tombe. Honneur à sa mémoire. Le comte Behr Behrendorf déclara ensuite que les troupes doivent conquérir une victoire qui soit digne des sacrifices consentis. Nous ne pouvons nous assurer une pareille paix qu'au moyen du bon glaive alitera and. „Nous ne sommes guère avancés par de faibles discours comme ceux qu'ont prononcé au Reichstag des personnalités responsables.'1 Friedrich, vice-président du ministère d'Etat, dit que chez le gouvernement de l'empire et de l'état, la confiance dans la victoire n'est nullement ébranlée. La note allemande: il n'y aura pas de changement. BHtRLTN, 9 Juillet (N. R. 0.) J'apprends de source autorisée que la nomination de von Hintze n'entraîne aucun changement dans la politique. (Remplacez un lac par un vulcan et vous n'aurez, en effet, aucun changement? Réd.) la preuve en est donnée par le maintien du chancelier. Von Hintae n'a aucun engagement politique d'aucun côté et surtout, ce n'est pas un pangermaniste (Cest le candidat officiel des pan germanistes depuis le début de la crise. Réel.) Le changement n'entraîne donc aucune modification. (Cette note est Wolff et par de nombreux journaux. Cest donc la note officielle allemande transmise à la presse et aux correspondants neutres par le bureau de presse dépendant du grand quartier général allemand. Il faut y voir la preuve que le grand quartier général lui-même craint de l'opposition à la suite de son nouveau ooup de farce. Réd.) Ct que dit la pressa allemand* BERLIN, 9 juillet. (N. R, Ot) Les journaux pangermanistes saluent avec une vive satisfaction le départ de von Kuhlmann. Mais ils sont prudent» dans leurs commentaires au sujet de son successeur auquel1 ils ne veulent pas, dit la „Deutsche Zei-tung" tresser des lauriers prématurée. Dans le ,,BerIiœr Tageblatfc" Theodor Woltf commentant Je cas von Kiihlniann, dit: Il eut mieux valu que von Kuhlmann se fut montré conséquent dès le 24 juin lorsqu'il a prononcé son discours au Reichs»-tag. Kuhlmami a parlé des buts de guerre comme si, à chaque mot, il sentait peser sur lui une grande ombre dont il se libérait progressivement. Comme la péroraison de son discours donnait h ses adversaires une occasion de l'attaquer, tous les mots prudents qu'il a cru devoir employer ne lui ont servi de rien." Wolff ajoute: La victoire de ceux qui' ont débarqué von Kuhlmann ou qui ont insisté pour sa mise à la retraite est d'autant plus 'éclatante qu'il semble dès à présent assuré que von Hintze lui succédera Cet ancien amiral passé à la politique, qui fut ministre à Mexico et enfin à Kristiania, est un homme très habile sur terre oomime sur mer, mais les pangermanistes pourtant l'ont désigné de façon tm peu trop directe comme devant ijtre leur candidat. Avant la nomination de Kuhlmann on avait travaillé aveo un zèle trop grand à la nomination de von Hintze. Von Hintze est trop adroit pour ne pas comprendre le tort qui lui a .été fait de la sorte. Depuis lors il a repoussé à toute occasion toute parenté qui pourrait lui être nuisible ou compromettante. Il est possible d'ailleurs qu'il puisse s'adopter à dtes besognes autres que celles que ses clients semblent vouloir lui assigner. Mais pour l'ina-tant l'on ne peut voir que la manière dont il est arrivé au pouvoir. Dans la „Vossische Zeitutog" Bernhard dit qu'il est logique et conséquent que Hertling ait supprimé von Kuhlmann et il exprime prudemment sa sympathie pour von Hintae en mettant le public en garde contre des jugements prématurés au sujet de ce dernier. On remarquera que la «Vossische Zei-tung" comme d'ailleurs le „L/okal Anzeiger" s'attachent à souligner que von Hintze connaît parfaitement les affaires de Russie. le „Lokal Anzeiger" écrit à ce sujet: Après avoir été anobli le 10 septembre 1908, von Hintze fut attaché à la personne du tsar de Russie en qualité de plénipotentiaire militaire à la Cour russe. Cest en cette qualité que von Hintze appartient au groupe des personnalités politiques les plus influentes à Pétrograd. .On le tenait pour un ami parfait de la Russie. A la suite d'une note dans laquelle il s'exprimait assez librement sur les jgens et les choses de l'empire , du tsar, sa situation devînt cependant plus difficile; cette note en fjfifet était tombée aux mains de la police arrête russe et, eau 1911 il fut rappelé, comme vice-amiral, de Pétrograd pour passer dans le corps diplomatique.La presse aHrnande Une dépêche Wolff çui prétend résumât l'opinion de la presse allemande ne donne que la note officielle imposée par LudeacLorff et le Kaiser: „La nomination à-? von Hintze n'entraîne aucun changement". La dépêche cite des variations aux ce thème extraits du „Lokal-Anzehar", de la „Vosa. Zetiung", de la ..Gterma^a", du. „Taglische Rundschau" des „Berî, Nets este Nachtrichtea". Seul le „BerL Tageblatt" vitime que cette nomination est une victoire 'les paageirmanis.tes. On remarquera que quantité de journaux ne sont pas" cités par cette dépêche. La carrière d» von Kuehimann Dr, Von Kuhlmann, le secrétaire d'état démissionnaire aux affaires étrangères en allemagne, est né en 1873 à Constantinople; il est fils du Directeur d?.s Chemins die fer d'Anatolie. H a débuté dans la en • rière diplomatique en 1898. En 1905 il éte. chargé d'affaires à Tanger lors de l^i fameuse visite de l'em-•pereur 'd'allemagne. Il fut nommé successivement secrétaire d'ambas de à Washington, à La Haye et' à Londïe.i. Il prit part en cette dernière ville, sous les ordres de ces chefs Metternich, Marshall von Biberstein et Lichnowsky aux pourparlers relatifs à un accord germano-angia-is. En octobre 1914 >1 fut envoyé en Turquie pour prendre enfin au pr 'temps de 1915 le poste de ministre d'allemagne à La Haye. En août 1917 il' .fut. nommé secrétaire d'état en remplacement de Zimme.;naaiffl. C'est à ce titre que von Kuhlmann -a signé le traité de Brest Litowsk et de Bu. arest. Il passe pour le diplomate le plus avisé de l'allemagne. Sa ressèrée' scène après la chute de la maison impériale de îlohen-zollern ne fait dè don • pour personne. La carrière de Pau! von Hintze. Le successeur probah -j de von Kuhlmann Paul von Hintze est né le 13 février 1864 à Schwedt sur i'Od -r. Il débuta dans la marine et fut nomm é â:'taché naval pour la Scandinavie et la lii 'Me, avec siège à Pétrograd. En 1908 il es r ,anobli par le kai- aap. D Rom^î'; ijur-teV, "'(V. -a^r.é.n, plénipotentiaire militaire prea la Cour de Russie! En 1911 il passe au service diploma-tiaue. Il es* attaché à ce moment au ministère des Affaires étrangères et jiommé ensuite ministre à Mexico; a fin 1914 il est ministre à peking où il reste jusqu'au début de 1917. Après la rupture des relations entre la 'Chine et l'allemagne il rentre à Berlin pour être nommé peu après ministre à Kristiania. Que va dire le Reichstag? Le correspondant berlinois de la „Fmnkfur-ter Zeitung" a relevé déjà certains signes précurseurs de tempête dans les galeries du Reichstag, à propos de la nomination de vooo. Hintze. H rapporte que lorsqu'au cours des discussions relatives aux crédits de guerre il fut question du départ de von Kuhlman et de son remplacement par von Hintze, le Reichstag a renvoyé le projet de budget à la Commission centrale afin que cette commission puisse étudier les conséquences possibles, au point de vue politique, de ce changement d'orientation. Le correspondant ajoute qu'il ne saurait être question dans ces conditions d'un ajournement du Reichstag. H est possible que la succession de von Kuhlmann provoque un conflit aveo le Reichstag et c'est pourquoi l'on a sans doute estimé prudent en haut-lieu de ne paa encore rendre la nomination de von Hintze officielle. Pour l'instant le Reichstag dispose du solide atout que constitue le vote des crédits que l'on attend de lui, mais tout dépendra de l'attitude que prendra le centre ot le parti socialiste moins douteux que l'autre. La situation Le Kaiser triompha Lorsque l'on annonçait avant-hier que von Kuhlmann était appelé au quartier général allemandj jDi était aisé de prévoir qu'il n'en reviendrait plus avec son titre de secrétaire d'état aux affaires étrangères. Son discours du 24 juin était d une audace d'autant pius rare qu'il était prononcé hait jours à peine après le grand discours impérial où .Guillaume II proclamait la victoire prochaine de la Xultur allemande sur le monde. Von Kiihlmann, au contraire, ripostait, en affirmant qu'une victoire militaire était désormais impossible et que, 2 l'on voulait mettre fin à 1» guerre, l'heure était venue de discuter. Iïi » se dressait ainsi non seulement en face de Liidendorff, mais.- surtout en 'face du Kaiser. Le lendemain, pris de remords* apprenant l'effet produit par son discours à Potsdam, Kiihlmann tenta bi$n de se sauver, mais il était trop tard: la meute pangermaniste aboyait et voulait sa tête, les généraux traitaient le ministre de .défaitiste" et l'accusaient de détruire l'élan des armées. jQuant au kaiser, il avait son siège fait: le discours de Kùldmann détruisait son propre disoours à M, Guillaume H! Cétait, b tout prendre, un Crime de lèse- Hohenzollern. Au bon vieux temps un pareil homme aurait mérité la potence. Le Kaiser s'est contenté de signer sa disgrâce. Quant à la majorité du Rcîchstag, il nen a pas été question. Après avoir décapité Kuehimann et appelé von Hintze, le farouche von Hintze, ami Intime de Tirpitz et candidat des pangermanistes, on s'est souvenu brusquement qu'il existait un Reichstag à, Berlin et Wolff a été chargé de rassurer la plèbe en lui promettant qu'„il n'y aurait aucun changement dans la politique extérieure die l'allemagne''. Imaginez, en Belgique, un Woeste suivant la ligne politique de Caimilîe Huysmans, par exemple, et vous comprendrez à quel point cette phrase est grotesque. Sans doute, von Hertling est maintenu au pouvoir, mais il' n'y demeure que parce qu'il se montre docile aux ordres des généraux et du Kaiser. A ce poste, il ne fait pas de tort aux pangermanistes; donc on le maintient, mais il sautera à la première incartade, comme von Kuehimann vient de sauter. Au fait, Wolff a peut-être raison! En disant qu'il n'y aura 5,aucun changement'' dans la politique allemande, il entend dire que l'Allemagne sera gouvernée, demain, comme aujourd'hui' et comme hier, par les militaristes prussiens. Le peuple naïf et jobard se méprendra à cette phrase ambigtie, mais tel est bien le sens que lui donnent les chefs de l'Allemagne. Dites-^moi à quel moment le Reichstag a fait entendre sa voix, en Allemagne, depuis 1914? Est-ce lors de la „motion pacifiste''? Allons donc! L'intérêt militaire de l'Allemagne, fertement compromis, voulait à ce moment une motion pacifiste. Elle est donc sortie. Mais elle est rentrée sous terre dès que Ludendorff en a décidé ainsi et il en sera de même dis tout oe que tentera le Reichstag. Il n'exisfe pas de parlement en Allemagne et au jour où il croira exister on le supprimera sans autre forme de procès. Nous le verrons peut-être avant peu. L'allemagne est gouvernée par le Kaiser et rien que par lui. Les courtisans prussiens savent que, pour être bien en cour, il faut se montrer pangermaniste et militariste farouche, mais c'est le Kaiser qui le veut ainsi Tout pangermaniste est appelé à de hautes fonctions, tout militariste est anobli et dignifié. Ainsi l'exigent les traditions des Hohenzollern. Le Kaiser gouverne et il dirige l'Allemagne, les regards tournés vers le passé. Voilà le danger d*j notre siècle Guillaume IT rêve, toi;* ôveilié, qué nous -vivons encore au 'Moyen-Agé. L'Europe n'a plus bougé depuis qu'en 1525 Albert de Hohenzollern grand maître de l'ordre Teutonique auquel appartenait la Prusse, trahit sa foi eit, se faisant luthérien, fut reconnu duc héréditaire de Prusse sous la suzeraineté de la Pologne. A cette époque le militarisme a pris naissance et la civilisation aux yeux des Hohenzollern a donc atteint à son apogée. Un siècle plus tard, Jean-Sigismond créait une forte armée pour écraser son suzerain et dans toute l'Europe les armées durent être doublées et triplées. Frédéric II fit mieux encore et mis en pratique cette maxime d'un si pur esprit an-nexioniste: „Pour manger, la table d'autrui est toujours la meilleure." Or, Frédéric II est l'idole de Guillaume II. C'est à lui qu'il songeait en prononçant son dernier discours où il proclame la prochaine victoire du militarisme sur le monde entier. Pour Guillaume II, seuls ses ancêtres existent dans l'histoire: surgissant du passé, ils dominent le présent et commandent à l'avenir. Tout le reste: Reichstag, mouvement socialiste, volonté du peuple, liberté, vérité, ne sont que des mots déplorablement creux et sans valeur militaire, donc: sans valeur.... Aujourd'hui, comme en 1600 la Prusse — ou l'Allemagne prussifiée, oe qui est la même chose — est aux mains des Hohenzollern. Wolff a donc raison de dire qu'il n'y a ,.aucun changement" dans la politique extérieure allemande. Il n'y a jamais eu de politique extérieure allemande. Il n'y a que la volonté du kaiser.Mais qui triomphera, en fin de compte? Est-oe Guillaume ou est-oe von Kuehimann? Sans doute, le secrétaire d'Etat est en disgrâce, mais E est trop fin pour ne pas l'avoir prévu. Et il est trop jeune pour vouloir disparaître à jamais du théâtre de la politique. Or, il est sans exemple qu'un ministre disgrâoié ait été rappelé plus tard par l'empereur. Si donc, von Kuehimann a affronté cette dii3grâoe et compte revenir quand même au pouvoir, c'est qu'il ne oonsidère pas qu'un trône impérial soit plus solide qu'un fauteuil de ministre. Nous verrons bien. G. LANDOY, A L'EST L'assassinat de Mlriiach. PARIS, 9 juillet (Havas). H n'est pas douteux que le meurtre du comte Mirbach ait fait une profonde impression en Allemagne. Une grande partie de la presse est remplie d'articles violents et haineux contre les alliés, qu'elle accuse d'être les instigateurs du meurtre de l'ambassadeur allemand à Moscou et elle cherche à exploiter cet assassinat en annonçant dès maintenant que les Allemands vont être obligés de s'enfoncer plus proîondément en Russie pour rétablir' l'ordre. Néanmoins quelques organes ne cachent point que les événements de Moscou pourraient avoir une répercussion profonde sur les rapports de l'Allemagne avec la Russie. La vNorddeutsche Allgemeine Zeitung" oherche à rejeter sur l'Entente la responsabilité du prime La „Tagliche Rundschau" et la «Deutsche Tageszeitung" déclarent _ par contre que la mort du comte Mirbaoh n'est pas l'oeuvre des agente de l'Entente mais des patriotes moscovitea La „Kolni-sche Zeitung" écrit: „H est certain que nous sommes en présence d'un meurtre politique" et voit dans l'Angleterre la vraia coupable. Situation troublée à Moscou Lee nouvelles de Russie publiées par lee journaux allemands ne sont pas toutes optimistes. De divers côtés, par la voie de Malmo on apprend que la situation à Moscou est très critique pour les maximalistes. Une partie de la garde rouge aurait passé i l'opposition. Des commissaires du peuple, soupçonnés d'appuyer l'opposition — notamment Burdnkoff —• seraient arrêtés. Le Kremlin est défendu contre les assauts constants de la foule par des régiments fidèles aux bolchéviks. La province entière est contre le gouvernement maximaliste, mais ce gouvernement maximaliste, possède beaucoup d'artillerie et d'infanterie dans Ja région de Moscou et prend des mesures farouches contre lee opposants. Le nouveau gouvernement de Sibérie et son programme pro-atlié LONDRES, 0 juillet. (Tel.) Le correspondant du „Times" à Tokio télégraphie: Le „AsaM" apprend de Vladivostock que le nouveau gouvernement compte convoquer une Constituante et rétablir l'ordre dans, tout Je pays. Son programme prévoit la libération de toute la Sibérie du régime maximaliste. Le gouvernement cherchera à éviter, si possible, une intervention étrangère. Il instaurera en outre le suffrage universel, des conseils provinciaux, des bourses diu travail, le partage des terres entre les nécessiteux et le contrôle de l'état siur les questions économiques. Conformément à ses principes, le gouvernement continuera la lutte oontre les „Centiaux". Au coure des combats du 30 juin à Vladivostock, les bolchéviks ont eu 159 morts et 40 pri ramiers. Les Tchèques, qui ont remporté la victoire, ont eu 3 morts et quelques prisonniers.A Moscou (de source allemande) BERLIN, 9 juillet, (radio de Nauen.) D'après les dernières nouvelles de Moscou, le gouvernement russe prend des mesures énergiques pour réprimer la contre-révoiution. Trotsky et Lénine ont constitué un conseil de guerre permanent présidé par Mouravieff <-''nérali."~im« de la garde ronge. r.jm j-'OplitûÀHSjft. îtYîSiiJi* '-JK> rf (i .aimidr de rébellion les troupes tireront sur la foule. Le conseil des commissaires a ordonné la mobilisation de tous les ouvriers habitant Moscou et nés en 1896 et 1897. Les salaires des soldats de la garde rouge sont portés à 150 roubles pour les célibataires et 200 roubles pour les hommes mariés. . L'Etat seul a des droits car il est ie plus fort. Hegel. La psiitjue itoiii La conférence économique a» s tr«-allemande est ouverte. — Comment finira-t-elle? SALZBURG, 9 juillet. (Koiir. Bur.) — Les pourparlers économiques entre d'Autriche-Hongrie et l'Allemagne ont été ouverts hier par un discours de bienvenue prononcé par le chef de division Grate, Ont pris part aux pourparlers: trois délégués allemands et trois délégué® du gouvernement austro-hongrois. DANS LES BALKANS Communique itaSIen ROME, 9 juillet. Communiqué officiel italien:En Albanie, nous avons réaltoé de nouveaux progrès. Les monitors britanniques nous ont appuyés par leur tir au cours de l'attaque entreprise par notre aile gauche. De fortes positions, défendues avec acharnement par l'ennemi, sont conquises. Le nombre de prisonniers atteint 1.300 hommes. En outre, nous avons pris des canons, des avions et des mitrailleuses. Communique français PARIS, 9 juillet. Communiqué officiel Iran-* çais: Dans la région entre le Devoir et le Tomoricc, nous avons complété notre succès en nous emparant de toute la crête de montagnes de Bof-nia entre Cafabeclt et Maligiarperil. Le nombre de prisonniers bulgares atteint 130 hommes.A notre aile gauche, lee RaHerne coopérant en liaison avec nos troupes, se sont emparée des hauteurs de Cavadevrls si ont gagné du terrain sur la rive gauche de la Tomcrfca, En Macédoine, l'infanterie et l'artillerie bulgares ont fait preuve d'une gran le activité, surtout dans le coude de la Tcherne où 5 détachements d'assauts ont tenté de pénétrer dans nos lignes, maie ils sont subi un échec complot dans les 5 oas et leurs pertes sont lourdes- Aveux oiSctek Rsiriehiens VIENNE, 9 juillet. (Wolff.) Communiqué officiel austro-hongrois: Au front italien rien à signaler. En Albanie, la pression ders forces ennemîas qui ont passé la Vogusa continue. Au sud-ousst de Berat des combats ont été livrés. En raison de ces combats les Français ont gagné du ter-rain sur Je haut Devoli. Jeudi 11 Juillet 1018 5 CHnts 4me Année filo. Zk.-^

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