La Belgique: journal des réfugiés

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s.n. 1918, 04 July. La Belgique: journal des réfugiés. Seen on 20 November 2019, on https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/en/pid/z31ng4hr5c/
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ABOKK EMESTt: | 1 mois fi. 1.2"; 8 flïOto fl. 8.50. » (Kit. 78 OU. par saoi: au pliai s ANNONCES. S» Ugn« 80 cents. (Pour Contrats s'adress®» ;> l'Administration) I Adresser TOUTB la correspondance à „La l:ô!giçmo'\Noor<ieinds-plair!, LEIDKK._ Directeurs : G, LANDOY et J. ',VAPP2Ra LEIDEN Administration et Rédaction Noord olmtepieir,-Téléphone Ko. 175 ROTTERDAM, Btoigar, 10b — Tel. 7038k MAASTRICHT Witlielniina Sicgel, 63 Adresser toute la correspondance a LEIDEK. Les manu rite non inaérés n» sont pas rendus. Une interview de Joffre Le maréchal Joffre vante la valeur du soldat américain. - Sur le front, les Français s'emparent de St Pierre-Aigle. - Nouveaux succès des aviateurs anglais » LONDRES, 2 Juillet (N. R. Ot.) — Notre voyage en France s'est terminé par une interview dn maréchal Joffre. Le maréchal nous a confirmé l'excellente impression que les .troupes américaines Avaient faite sur tant d'autres Français. „Soloats exceptionnels !" fit le maréchal dès notre première question et il fit suivre cette déclaration de faite précis qui ne permettent pas do croire, de sa. part, à 3a lample expression d'un ê'oge convent'onnal. Il dit que les qualités de soldats des! V' lérieains, peuple neuf et à l'abri des atteintes d'une vieille civilisation, sont à comparer aux qualités des Canadiens et des Australiens, qui sont des soldat? de premier ordre. ,H reconnaît que des difficultés existent Encore au sujet du commandement et de l l'artillerie, mais ces difficultés gont rapi-4 demenî vaincues. " » La grandeur impressionnante de l'effort américain et la rapidité avec laquelle l'A-'môrique a développé toutes .ses ressources , dans la sens de la guerre est sans précédent dans l'histoire du monde et dépassent tout ce que l'on aurait osé' espérer il y & nn an. A c tte époque, les Américains eux-mêmes ne se rendaient -pas nn compte exact de leur force. Le maréchal ne nous a pas dissimulé que le cours de la guerre se trouve en grande 'partie dominé, en ce moment, par l'aide américaine. „I.;s Américains, dit-il, réta-' Mirent la liberté du monde." — Cet événement se produira-t-il l'an prochain ? deiî midai-je. — Il est impossible, fit Joffre après un sourir *, do répondre avec une certitude mathématique et cette question, parce -tiu'il y a nn i .steuf inconnu parmi les données. Ce facteur est la Russie. SI In pîan de J'allemagne, qui est de se procurer des approvisionnements et même des soldats en Russie, devait réussir, nos ennemis'tiendraient encore longtemps. Par contre,, si e front oriental demeure fermé pour l'AI-il'àiâgne, la i:a a en trouvera gonsibleateut rapprochée. Le maréchal parla aussi des sentiments de la France envers les Pays-Bas et il con-.trrma l'impression que m'avaient laissé différentes conversations avec "d'autres Français. On entend dire bien sçouverit qu'il existe une antipathie profonde envers les neutres, qu'un 'pays neutre est toujours soupçonné de toutes les violations de neutralité et de tontes les compromissions déshonorantes au profit de l'Allemagne. Or, je dois reconnaître que j'ai été surpris de la sympathie' avec- laquelle les journalistes français et 1° maréchal Joffre se sont exprimé à prop i des Pays-Bas: „Je plains les Pays-lias, a dit notamment le Maréchal, îa position d; .ce pays est très 'difficile. L'attitude neutre de la Hollande est estimable et je vous assure que ceux qui* tiennent compte des difficultés avfec lesquelles le gouvernement néerlandais est constamment aux prises sont loin d'avoir les" mauvais sentiments dont vous faites mention." Le maréchal parla ensuite de sa sympathie personnelle pour les Pays-Ba-. Au cours d'un voyage en Orient il a rencontré plusieurs fois des officiers de3 Indes néerlandaises. Il admire les procédés coloniaux hollandais - et il a évoqué la manière dont S. M. la Reine des Pays-Bas a su gagner "tous les coeurs lors du voyage qu'elle fit «n France au temps où M. Faffières était < président de ta République. Communiqué ds 3 heures PARIS,- 2 juillet. Communiqué officiel de 3 heures: A l'ouest d.*î Ciiâtuau Thierry les Français exécutèrent eu cc p ' cation avec les Américains line petit1 attaque qui leur permit d'améliorer , leurs positions sur le front Vaux-coie 204. La village de Vaux eî ïes hauteurs à "ouest du * viiiage furent cni.fjtiis par les Aîné: ieains. Le nombre dis prisonniers dapàsse 200, dont 2 officiers. Des attaques e.v' ntées entre Monididier st INoyon et à l'e.-t de Reims fournirent quelques prisonniors aux Français. Vers Beiiey si sti Haute Aisace des tentatives d'attaques ennemies furent %t'- ' s par le f<ra des rranç.'is. Communiqué ds 11 hsuras PARIS, 2 j,!i!t. t. Communiqué officiel de 11 1 Jieures: Entra i'Oisa et l'Aisne, les Franc?. ont repoussé de-, : ci.ups de mains à l'est d' Vin-gres.Au se'! de l'Aisne, une ppétalion L aie nous a permis de- r>o»s emparer du village rie St, Pierre Aigle. X, ;« avons fait 30 pris,.imiers. A i'auesî c'e Château-Thierry, une contre-attaque nHcraande stw ' les positions conquises hier par les A-r-Hcains dans la région de Vaux a été répons-.-.ée. les Américains ont ence.o ■ fait des prisonnier . Sur le jeste du front, canon»-1 • inlermit-•ente.Communiqué anglais du matin LONDRES, 2 juillet. Communiqué du Quar-- !ïer C"'1 l - . en France: '•«La nuit t uière l'ennemi larea une atta que, appuyée pax «ta violent bombardement, m nord ouest d'Albert, avec l'objectif de reprendre les positions que nous avoue conquises dans la nuit du 30 juin. Il fat repoussé avec .pertes, sauf sur un point où l'ennemi put prendra pied dans une de nos tranchée . L'ennemi entreprit des coup# die â proximité du bois d'Aveluy, verns Avion et Stinges, mais il fut repoussé. Nous avons fait quelques prisonnière dans des combats de patrouille. Communiqué anglais du soir LONDRES, 2 juillet. Communiqué du Quartier Générai anglais en France: En dehors de l'activité normaJe do l'artillerie dans divers secteurs, il n'y a rien â signaler.Le 1 juillet, nos avions ont été très actifs. Le •beau temps leur a permis de coopérer utilement aveo l'artillerie, et de faire de nombreuses reconnaissances photographiques. Pendant la journée, nous avons détruit 25 avions et 3 ballons et 15 autres avions allemands sont tombés désemparés. Deux grands avions de bombardement de nuit ont afû atterrir dans nos lignes; les occupants sont prisonniers. Nous avons perdu 8 appareils. Pendant la journée, nous avons lancé 22 tonnes de bombes et pendant la nuit encore 13 tonnes. Tous nos avions de nuit sont rentrée indemnes.l.env prochaine aitaqae Le correspondant particulier du ..Times" près l'armée américaine rapporte d'après le témoignage de prisonniers ennemis que les Allemands préparent une attaque sut. toute! l'étendue du front. Plusieurs prisonniers expriment ouvertement l'opinion que ce violent effort mettra: .fin à la guerre par une victoire complète de l'allemagne. Gageons qu'avant la grande Offensive .(autrichienne contre l'Italie les soldats de Charles I ont été nourri d'identiques promesses. . i . & Communiqué officie? ROMË, 2 juillet. Communiqué officiel italien:Sur le plateau d'Asiaso de nouvelles tentatives d'attaques ennemi,- sur le mont Val bel! a se brisèrent sous notre feu. L'adversaire subit de fartes pertes. Les Italiens délogèrent les détachements ennemis des lignes avancées et occupèrent complètement ces positions par une contre-attaque brillante. Ils firent 127 prisonniers et capturèrent 4 moi tiers de tranchées et quelques mitrailleuses. Su(r le plateau d'Asiago* les Britanniques réussirent un coup de main, ramenèrent 43 prisonniers, dont 1 officier, et capturèrent une mitrailleuse. Dans la région au nord-ouest du^Grappa notre action commencée ce matin à l'aube nous assura la possession d'importantes positions ainsi que la capture de 569 prisonniers, dont 19 officiers, et d'un gram! nombre de mitrailleuses.Dans les journées des 29 et 30 juin nous capturâmes ■ sur le Valbeiiâ, le Rosso et l'Echele 4 canons, l'> bombardas. 57 mitrailleuses, plusieurs milliers do. fusils et wn nombreux matériel.Lee excuses,.. Le correspondant â iZiirich de la ,,Kôloi-sche Vo!ks7,e!tung" a découvert à lui tout, seul que les autrichiens, avant leur offensive marquée, ont été trahis jusque dans les moindres- détails. Les Italiens savaient .tout et peuu-ôfcre - même davantage. ' S'il en est ainsi, fes aufricfuciis 'feraient bien de se soumettre immédiatement à î'Iita-lie. Que peuvenlrils espérer encore d'une armée de traîtres? ■ , X- r-« La situation LE CRIME Les al" mand?, après quatre années d'ùor. reui's accumulées, son- encore parvenus à si surpasser. Ils avaient tout fait croyait-on. Apîès les fusillades en masse en Belgique, les inoendica d( Diuant et de Terme,aie, après le torpillage d< la ,,'Lusv :• nia'',les boaucardements de nuitjc; „Tidca.us" de civils, dont ils ne cessent encore de se servir dans les villages Français après les destructions systématiques d'église-et do châteaux, les ravages de la „■retraite d'Mindenburg", «près tant de crimes enoore après miss Gavell, le capitaine Fryatt et tout ce que Tu>u= oublions, le spectateur écoeurt croyait être insensibilisé par tontes ces atrocités et il eu était ai rivé bien souvent à m plus distinguer la bien du mal. Car, pour qui ne se défend pas à tout instant centre lo perfide envahissement de celte obscurité dont le ; allemand s testent de couvrir je "monde, il est des moments, déjà, où la Justice n'apparaît plus dans sa clarté première; ot e'e-t surtout eu cela que le- allemands sont si profondément coupables. . jlT — IflEDDE'iS â ZOOM CosIpetl'Bé depuis î SSa" La Haye Rotterdam Hofweg. « i Hoogstraat 356 La. prockmation de - guerre sous-marine à outrance, pour noùs u,4- èter à ce seul fait, est un acte si odieux, si monstrueux que toute heure du jour devrait être consacrée à bonnir ceux qui'l'ont posé. Le te-pillage sans préavis d'un navire de commerce est un crime en masse. Aucune loi humaine ne saurait l'admettre, pas plus en terrvs de guerre qu'en temps de paix. Ceux qu; commettent un tel acte, aux termes stricts rie la loi, sont des meurtriers. Or, il ne se passe plus de jour où les sous-marins allemands ne torpillent un ou plusieurs navires, sans ïe-'ine distinguer entre les navires neutres ou 'alliés. Et ils ont à ce point usé nos facultés d'émotion que nous passons, bien souvent, dan- -es journaux la rubrique des torpillages snr.. plus nous dire que oe sont là autant de mon -truosités dont une saule aurait fait frémir le .onde aVant 1914. Mais les allemands, en psychologues diaboliques, ont persévéré dan< le crime, se disant qu'un meurtre cent fois répété, finit par être chose admise à partir du moment où la dose de révolte, que la compréhension du Bien mot en chacun de nous, aura été épuisée. La torpillage du „Lle -idovery . Castfe" S 230 kilomètres de tou^', terre vient nous prouver, fort heureusement, que le monde n'en est pas encore arrivé là; loin de demeurer insensible à cette r. juvolle monstruosï-■5é, l'humanité entière vient d'avoir un nouveau sursaut d'horreur et tous çeuec chez qui les eenîments de haine de l'allcmagne étaient tombés dans une demi-le peur; tgg réveillent plus TeToîtés que jamais contre ces ennemis mortels -de la .Justice' et de la Civilisation.Depuis combien de siècles ne 'luttons-nous pas laborieusement, pêniî lement. pour faire comprendre aux. général.', ns successives que certaines choses nou - ie ".eut vers ,lo_ bka. «•' que d'autres v.v- ■<$. nr ,m !? Ç: ■ , , ■ 1.1, T à une, pomr élever cet é iifico du droit qui est l'orgueil de notre ci-vil!-ation! Or, un peuple surgit au 20e siècle et abat cet édifice à coups de canons. Etalant -le crime à la face du monde, il pousse les faibles i douter de la justice. Mu'tipîiànt les crimes, il racorni 1? cfMnir humain, dont la sensibilité commençait à peine à se prononcer. D'un, oeil se-c nous lisons aujourd'hui les récits die catastrophes abominables qui plongent des' centaines de familles dans le deuil. Cela est' vrai surtout pour les neutres qui croient devoir s'interdire teu-t frentknent de révolte contre les auteurs do pareils crimes, et ils ne comprennent pas qu'en demeurant insensibles par souci de leur neutralité, ils ne font qu'aider nos. ennemis a m'eus recu-lerTHninanité-vers ses origines d-e sauvage-Tic et do bestialité. Car la perte du sens do la Justice est la voie naturelle qui nou3 mène au crime, et c'est perdre ce. sens que demeurer insensible au récit d'un acte criminel.Cest tout cola, ce sont les terrible? conséquences de leurs crimes, bien plus que ces crimes mêmes qui placent .les allemands au. ban de l'humanité. Ils sont coupables, non seulement d'avoir commis tel ou tel meurtre, mais d'avoir, en le commettant, obscurci „la vue du bien efc iiu mal'' que ta civilisation cherche depuis des milliers d.'an-jiées à développer en chacun de nous. Le mal moral qu'ils font en ce moment au monde, rien ne saurait l'expier. Leurs ravages dans le domain^ de la moralité puTe sont infiniment plus.-graves que»tous les dégâts matériels qu'ils ont. commls en quatre ans ot que tous les cadavres (T'inno'ccnt'! qu'ils ont accumulés .en rempart autour de Teurs 'terres maudite1. 0. LAXDOY. foffii1 la gierre goonemiqtie î'tiw de coton pour b> Bochesî LIVERPOOL, 2 juillet. (Reutcr) L'assemblée générale tîe-. m'einbrea du Syndicat dtes négOcianiti» en ccrton cite Liverpool r cîé-cléé à T'unanimité d^es vois cVjitablir en principe pour le syndicat qu'aucun cîes membre^ de l'association, ni . i fi raie ' commerciale, no pourra faire d'affaires avec "les ennemis, actuels de la Grandie Bretagne, pendant une période du ci. ans â dater de la conclusion de la paiv. Les Alliés fermement nais préparent la lutte centre l'Aliewe^itc Industrielle LONDEK?, 2 juillet. (lîeuter). Aujoul*-d'hui s'êst ouverte flans la salle royale du Parlement la Confér< -ca p U'iem - Waire commerciale interalliée. - M. Bon-'r Law souhnit-V lu bienvenus aux différents délégués. Etaient représentée la Grande-Bretagne, îa France. la Belgique, la Grèce, l'Italie, la Roumanie, le Portugal," la Chine, le Japon <>t les Etals-Unis. L'ordre du jour prévoit la discu.^ion des médicales commerciales allemandes destinées à assurer à l'allemagne l'hégémonie sur les mar- Le torpillage du Llandovery Castle,, Un cSésîieîîti allemand cjui nie l'é^îdenc© des faits. -Ce qu® dit la presse anglaise. - JUsoune victime n'a plus été retrouvée. On ne retrouve plus personnes! LONDFiES, 3 juillet. (Renier.) Officiel. Avis de l'Amirauté. Deux groupe? de navires de guerre coït parcouru la mer avec le plus grand soin entre l'endroit où 1e „Llandovery Castle" a été torpillé jeudi dernier et la cote sud-oue3t (l'Irlande. On n'a retrouvé que quelques épaves et un canot vide. Il est par conséquent probable qu'aucun, autre passager du ..Llandovery Castle" n'est plus on vie. Comment expliquer ces aberrations? LONDRES, 2 juillet. (Renier.) Le ..Manchester Guardian" dit qua l'on pose fréquemment deux questions à propos du torpillage des navires-hôpitaux: Pourquoi les commandants de sous-marins commettent-ils des orîmes aussi insensés et pourquoi l'allemagne ne les a-t-elle jamais punis? Il est probable que les commandants de sous-marins qui coulent des navires-hôpitaux ne se conforment pas précisément à leurs instructions, mai3 qu'ils peuvent se permettre sans risque de prendre de pareilles libertés. Un navire est un navire et lorsqu'un navire-hôpital est détruit il faut qu'il soi! remplacé par un auti'o navire, et de cette manière le tonnage des alliés diminue. La tentative que fait !e gouvernement allemand pout endosser la responsabilité do ce torpillage à une mine anglaise, no saurait porter cette fois. Lo sous-marira est apparu à la surface et l'attitude d"e son commandant révèle une agression cyniquo exécutée de sang froid. Il faut que la lumière se fasse sur la fausse accusation de ce commandant, car si même l'aïlemagae ne s'arrête point à des preuves, l'Allemagne plus tard s'intéressera « ces affaires. Le plus cynique démenti. — Pris au piège! BERLIN, 2'juillet. (Wolff). Au sujet <û l'information Reuter concernant la pert ' du Llandovery Castlç", le Wolff Bureau fait observer ce qui suit: „Pas plus que dans les circonstances de même nature précédemment rapportées par l'Amirauté anglaise, un sous-raarin allemand ne peut être accusé cette fois' d'avoir causé la perte de af navire. Ainsi qu'il ï4- allie de "Q.uv->%p parmi*1 s 'plus tard personne à boni du navire ri*» signalé la présence d'un eous-marin ni .aperçu la trace d'une torpille. Eu tout cas la perte du navire devra bien être attribuée à uno mine anglaise." (On peut voir que Wolff s'est laissé prendre naïvement au piège qui lui était tendu. Il aurait bien dû remarquer que l'Amirauté avait affirme dès l'abord que le navire avait .été ,,torp.illé." Si la détail concernant l'attitude odieuse du capitaine du sous-marin n'a été publié que plus tard, c'est que l'on attendait sans doute la dépêche que .Wolff vient de lancer si bénévolement et qui souligne avec tant de vigueur la mentalité et les ^procédés germaniques.La presse anglaise et îe crime LONDRES, 2 juillet. (Reuter.) A propos du torpillage du ..Llandovery -Castle" l'.,Evening Standard" écrit: Nous espérons que lo peupla anglais gardera soigneusement mémoire de tous ces forfaits et qu'il no les aura point oubliés lorsque sonnera l'beûre des représailles. Marins, qui entrez en contact immédiat avec les allemands, n'oubliez pas!'' La ..Pall Mail Gazette" dit: Lorsque la guerre sera passée un jugement terrible sera porté sur de pareils actes". La presse LONDRES, 2 juillet. (Reuter). La presse anglaise se montre très indignée au sujet du torpillage clu navire-hôpital ,,Llandovery Çastle". Le ,,Daily C'hronicle" se demande comment Kulilma-nn ose engager les/alliés à reconnaître la courtoisie de l'Allemagne, alors, que de tels crimes se commettent sur l'ordre du gouvernement allemand. Le ,,Times" fuit remarquer que la nouvelle de l'atrocité dont furent violâmes dbi membres de la Croix Rouge canadienne, hf/mmes et femmes, est parvenue au Canada, au moment où le pays célébrait la fête nationale. Pour le jjDailj- Mail" le crime battit le recov'd de la cruauté démoniaque, des Allemands. Le journal souligne le traitement que subit l'officier de santé canadien, «font on brisa un os du pied, le fait que le sous-marin vogua en pleine vitesse à travers le» épaves pour faire périr les survivants et qu'il tira sur un but invisible, probablement sur une des 'chaloupes de sauvetage. L'aceùsatiort que le navire aurait eu à bord S officiels-aviateurs américains est insoutenable. Si l'allégation eût eu le moindre fondlemcnt, le soùs-marin n'eût eu qu'à arrêter le navire, à faire prisonniers les huit officiers et à les conduire en Allemagne à titre, de preuve. chés du monde; en outre: la question <11 tunnel sous la Manche et plusieurs autres problèmes d'ordre commercial. Les membres du cabinet de guerre étaient présent à l'ouverture, ainsi que 4'autres ministres, des ambassadeurs des pays alliés et les premiers ministres des Dominions qui 8e trouvent actuellement à Londres. La conférence adressa un message au Roi George pour exprimer â S. M. la "ferme volonté des nations représentées de poursuivre îa guerre et de mettre énergiquement toutes leurs ressources en oeuvre à cette fin. M. Bonnr Lnw dit après avoir parlé tout d'abord du torpillage du „L!andovêry Castle", que cette conférence aura pour _ effet de resserrer encore les liens qui unissent les pays alliés. Les Alliés luttent cote à cote et ils devront s'enferaider également à l'heure de la restauration qui doit succéder à cette guerre! M. Bonar Law est convaincu que les délégués emporteront la ferme conviction que jamais le peuple anglais ne'fut plus résolu qu'aujourd'hui dan3 sa volonté de poursuivre la lutte jusqu'à la victoire finale. Peu à peu les ressources .économiques _ dont les alliés disposent sont devenus aussi puissantes que leurs ressources militaires. Le Gouvernement anglais et ceux des pays alliés suivent constamment tous «;es problèmes et ils étudient tout ce qui peut en influencer la1 solution. Sir Watson Ruth'erford, député, proposa une motion appuyée par le capitaine Bar-nett. également député, incitant les différents gouvernements alliés à prendre des îïfSsures et à les mettre aussi rapidement que possible à exécution, gui soient de n \-ture à réduire à néant la conjuration allemande ayant pour bu» de dominer le commerce, mondial, ainsi les services d'espionnage de l'ennemi et d'autres pratiques de même genre qu'il met en oeuvre. La conférence devrait dans ce but attirer l'attention des gouvernements respectifs sur les discussions et résolutions que publie le rapport; il est indispensable que_ Les gouvernements, alliés nomment des délégués ayant mission d'étudier la- création d'une Entente commerciale interalliée. Le problème des matières premières. — ImppTta«te déclaration de M. Lnw, LONDRES, 2 juillet. (Reuter.)' — A la Chambre des Communes, M. Bonar Law a dit aujourd'hui, en réponse à une question, que la question du meilleur emploi de3 matières premières Indispensables produites dans l'empifé britannique, afin de servir les intérêts de l'empiïe «t de eea alliés pendant la période de transition, a attiré l'attention de la Conférence .de Guerr-e de l'Empire, an conirs de laquelle d'importantes décisions ont été prises. Bonar Law e:<5»jino l'espoir que ces décisions serviront de bases à d'autres pourparlers avec les alliés et permettront d'aboutir ù une coopération complète. x • Le mouvement Tchécoslovaque Une cérémonie. PARIS,- 2 juillet (ïïavas). A l'occasion de îa remise des drapeaux par JML 1® président de la République à l'armée tchécoslovaque, M. jStephen Pichon, ministre des -affaires étrangères, a adressé au nom du gouvernement de la République la lettre suivante à M. Edouard Gomes, secrétaire général du conseil national tchèque: „Au moment où le 21e régiment de chasseurs, première unité de l'armée autonome théco-slosaque de France, se dispose, après avoir reçu son drapeau, à quitter ses cantonnements et à monter en secteur au milieu dfl ses frères d'armes français, le gouvernement de la République, . témoin de vos efforts et de votre attachement à la cause des alliés, considère comme équitable et nécessaire de proclamer les droits de votre nation à l'indépendance et de reconnaître*» publiquement et officiellement'le conseil national comme l'organe suprême de ses intérêts généraux .et la première assise du futur gouvernement tehéco-slovaque. La. France ne saurait oublier la manifestation de Prague du 8-12-1870. Elle lie saurait oublier davantage la résistance et le refus des soldats de sa battre pour FAu-triche-Hongrie, héroïsme haigné dans 1e sang de milliers de patriotes. Elle a entendu les appels des députés tehèquea la 6 janvier, le 11 avril et le 16 mai derniers. Fidèle aux principes du respect des nationalités et de la libération des peuples opprimés, le gouvernement do la République considère comme juste > et fondées les revendications de la nation tehéco-slovaque et il s'appliquera de toute la sollicitude, le moment venu," h faire prévaloir vos aspirations à l'indépendance dans les limités historiques de yos provinces .enfin soustraites au joug oppresseur de l'Aiftriciie-Hongrie. En gon nom je lais les voeux les! plus sincères et les plus chaleureux pour qus l'Etat tchêco-slovaque devienne bientôt pa,r les communs efforts de .tous les alliés, en union étroite avec la Pologne et _ l'Etat yougoslave, une barrière infranchissable aux agressions germaniques et Un facteur, de pais dans une Europe reconstituée suivant les principes du droit des nationalités et de la justice". , ! î i Signé "STEPHEN" PICHON. Jeudi 4 Juillet 1S18 S CHmfs 4me Ârsnéa S^o. 220

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