La Belgique: journal publié pendant l'occupation sous la censure ennemie

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s.n. 1918, 19 August. La Belgique: journal publié pendant l'occupation sous la censure ennemie. Seen on 17 October 2019, on https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/en/pid/t727942g06/
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LA BELGIQUE PRIX DES ABONNEMENTS î J mois mbre), fr. 3.80» Xàscbmc vdes d'abonnenvsni * • t reçues sxolusi~ renient pa> Ls bureaux et u* rnata-i " * des postes. —» Les r éclair attons go< oernant les abo-ï t sntsnts doivent £re adre sea amiustveineht aux b&r-iZUM de poste. f.. ... - ,_C) ADMINISTRATION Ff REJÀCTIOS Hontagno-aux-îleriiLt-Folagà *03,31, Brrfxftlloi PRIX DES ANNONCES i Pet« annonces, la lign», ît. 1.00. — Réclames avat Les ann.t la Hg:t û*. 2.50. — Corps du journal, I lig.t !r. 7.50. — Faits divers, la lig., tr. 5.0C —Nécrologie, là lig., 1b. 3.50. — Coin desEleveun annonces notariales, avis de sociétés (assemblé paiement de eoupons, tirages), la lig.f lr. 2.00. Bareaux da 9 à 17 h«uros Direction et Administration : |f,Và !? "'-M ' inc. mnnRfiCi^r. niwprîTPiitt jiujoura nui : pages. LA GUERRE 1,477" jour de guerre Les Français répètent sans relâche leurs attaaues obstinées des deux côtés de l'Avre, mais les Allemands leur tiennent tête sans Sus donner aucun signe de faiblesse : les Jombats se déroulent toujours à l'ouest de Boye <)ù les belligérants eont aux prises dans'le camp de César, au sud de Beuvrai- res, dans le bois des Loges, ainsi que dans secteur de Canny-sur-Matz, au nord-ouest de Lassigny. LES OPÉRATIOMS l L'OUEST Berno, 17 août : Il ressort de la lecture des journaux français que l'opinion publique à Paris ne semble pas très satisfaite du résultat obtenu par le général Focb. L'Echo de Paris conseille aux mécontents d'allep voir au plateau de Lassigny pourquoi la poussée en avant a été interrompue : ils pourront se rendre compte ainsi, dit-il, des difficultés à vaincre. Le Petit Parisien croit devoir mettre une sourdine à l'optimisme de ceux qui voyaient déjà les Allemands refoulés au delà de la Meuse. On semcle oublier, dit ce journal, que Focb à devant lui un ennemi dont la force de résistance ne peut être brisée du jour au lendemain, qui d'ailleurs possède une organisation modèle et applique des méthodes de combat qui ont fait leurs preuves. C'est déjà un brillant succès pour les armées alliées que d'avoir arrêté la marche de l'adversaire sur Paris. Tous les journaux s'étendent sur la résistance opiniâtre dont l'ennemi fait- preuve au plateau de Lassigny. Dans le Matin, le major de Civrieux signala avec quelle rapidité fabuleuse les Allemands ont pu amener sur lés hauteurs un nombreux parc d'artillerie. Toot démontre qu'en cet endroit l'adversaire est décidé à résister Jusqu'au bout. Dans la Victoire, M. Gustave Hervé dit son désappointement de voir l'offensive arrêtée, mais il adjure Foch de ne pas aller se cassef .la tête contre un obstacle qu'il estime insurmontable.La guerre navale '■ Amsterdam, 17 août : Ca matin, la marine néerlandaise a remorqué à Nieuwediep le navire anglais «K. 41", qui faisait la chasse aux sous-; marins. Ce navire avait pris part au combat naval livré près d'Ameland. Christiania, 18 août : i Le ministère des affaires étrangères a été avisé que le vapeur norvégien « Som-: merstad » a été coulé à la cûte orientale de ; l'Amérique au moment où il se rendait de rHaiifas à New-York. Paris, 17 août : D'une information publiée par le «Temps» sous le titre : « Les courriers postaux perdus en mer», il résulte que du 22 juin au 4 juillet, du 11 au 15 juillet, et du 22 iuillet au 14 août, trois paquebots ont été coulés dans la Méditerranée. *** Londres, 17 août : On mande de Paris an « Daily Express »: »- Le vapeur français « Djembah », des Messageries Maritimes, qui a été torpillé, avait à son bord.6,000 sacs postaux destinés à l'Egypte, aux Indes et aux Indes orientales. Ces sacs ont été perdus. Us contenaient pour 8 millions de valeurs françaises. EN AMERIQUE Berlin, 18 août : On mande de Bâle au « Berliner Lokai-anzeiger» que les ports de Charleston (sud de la Caroline) et de Wilmington (nord de la Caroline), ont été bombardés par plusieurs sous-marins allemands à l'aide de projectiles à gaz. Le « Matin » annonce que Sun des sous-marins était une espèce de brûlot qui répandait des vapeurs et des gaz. Il ajoute que ces gaz n'ont pas atteint la ville. *** Washington, 17 août : En bombardant Galveston et Wilmington, les sous-marins allemands ont surtout visé d'importants objectifs d'ordre militaire. On signale des victimes dans les régions avoi-sinant ces deux villes. Il est interdit de parle;- des dégâts matériels. «*• Paris, 17 août : On mande de Buenos-Ayres au «Temps» : — Le gouvernement de la République Ar- fentine a demandé au Parlement un crédit e 80 millions de piastres pour l'achat d'un navire de guerre, de sous-marins, d'avions et de navires marchands. *** Berne, 17 août : Le « Daily Chronicle » publie une protestation énergique de l'écrivain Well^s contre la constitution d'une ligue populace, rêvée par des juristes américains, pour comhattre dans les milieux intellectuels. 1 Idée d'une confédération des nations. Wells fait remarquer que les premières listes d'adhérents contiennent principalement les noms de hauts fonctionnaires de l'En'/enie, qui touchent des .appointements phénoménaux. Les événements de Russie Les avatars de Trotzki. Le correspondant à New-York du < Ber-iingsche Tidende> trace un tableau suggestif de la vie que menait à New-York, pendant le séjour qu'il y fit, le dictateur russe rrotzki. — Au début de 1917, dit-il. Trotzki habi-ait avec sa famille deux méchantes petites îhambres dans le quartier qui est le ghetto le New-York. Il collaborait à un journal îocialisto russe qui ne battait alors que l'une aile, le < Nowo Mir », où, sous son 10m de famille ^ de Brauustein qu'il portait mcore à cette époque, il servait à ses lecteurs une salade quotidienne dont la révolu-ion, la paix universelle, le communisme,etc., 'ormaient les ingrédients principaux. En nême temps, pour s'assurer un petit e\tra le 2 à 3 dollars, il écrivait dans locVolk-'t tung >, petit journal allemand à tendances socialistes, dont le rédacteur Ludwig Lore itait son ami intime. En trimant dur, Trotzki pouvait .réaliser m gain hebdomadaire de 20 dollars environ, ivec lesquels il entretenait sa femme et seà Ieux grands diables de fils. Pour pouvoir iorser quelque peu son ordinaire, le futur lictateur bombardait les petits journaux de 'est de New-York d'articles et do ohroni-lues, pérorait dans les meetings en tapant lur sur le capital et les exploiteurs du pauvre monde, montait et jouait des scénarios ciném^ographiejues de la périphérie. L'industrie des cinémas s'intéressait particulièrement dès ce temps-là aux événements de Russie : maintenant elle en raffole. Le nommé Iliodor, ami de Rasnoutijie réfugié à New-York, y monte de grandes machines ayant trait à la révolution russe, où il joue naturellement le rôle principal. Bien plus, on sait que des industriels — ils ne doutent vraiment de rien — se sont naguère adressés a Kerenski pour lui offrir do < prendre en location >, moyennant payement d'une «ommo eonsidéiijable, la famille de l'ex-tsar pour monter un film documentaire monstre. - Les « prospecteurs > des fabriques do filme ue demandent plus actuellement des acteurs ûe profession : ils veulent des < types ». Or, liraunstein, alias Trotzki, en était un dont les yeux, où brille un fanatisme maladif, 'exercent sur les gens un pouvoir hypnotique déconcertant. On le considérait donc comme un vrai < type > estimé 4 à 5 dollars par jour. Il opérait en compagnie de danseurs d'opéra, de fumeurs d'opium du quartier chinois, d'affiliés à la Mano Negro et de Grec^, auxquels il servait aux lieure3 de repos quelques conférences de sa façon. Arrivé à New-York le 14 janvier 1917 à bord du steamer espagnol < Montserrat », il 's'embarqua le 27 mars suivant, en compagnie de nombreux Russes, à bord du steamer norvégien < Christianofjord ». Il retournait en Europe aussi pauvre qu'il en était venu, n'ayant en poche que quelques dollars trouvés à la dernTère heure, produit d'une re-orésentation de bienfaisance dans le ghetto new-yorkais. Quand il prit place à bord, nul certes parmi les passagers ne se doutait que le navire transportait la fortune de la Russie, ni que c» juif aux yeux brillants allait apparaître quelques mois plus tard comme l'arbitre des destinées du monde. Moscou, 16 août: Le Conseil des commissaires du peuple a adressé un appel aux soldats russes en France, dans lequel il annonce qiie le gouvernement russe, s'étant retiré de la guerre, exige le rapatriement des troupes russes se trouvant en France, et proteste contre leur enrôlement dans la légion étrangère aussi bien que contre la persécution exercée â l'égard des soldats, qui ont refusé de s'enrôler dans cette légion. Vu que des troupes françaises se livrent actuellement à des manifestations hostiles contre la République et la révolution eû Russie, et que, par conséquent, les troupes russes se trouvant en France, prennent part à ces manifestations, les commissaires du peuple engagent les soldats russes se trouvant en France à s'opposer, par tous les moyens, à leur enrôlement dans l'armée française. Ceux qui passeront outre seront considérés comme les ennemis de la République et de la révolution. Cet appel est signé par Lénine, Chitchérine, Boutsch, Ronjewitch et Corbunoff. •S Londres, 17 août : Le correspondant russe de Daily A'ews mande de Stockholm à son journal, à la date du 15 août, qu'il apparaît aujourd'hui comme certain que les socialistes révolutionnaires de gauche ont décidé la mort de M. Helffe-rich. Ils ont fait entendre qu'il entre dans leurs intentions d'assassiner le ministre allemand Mumm et l'hetman de l'Oukraine Sko-ropadslti. Ils vont même jusqu'à, déclarer qu'ils sont tout disposés à s'entendre avec tous les Etats nationalistes, mais non pas avec l'Allemagne. Cette déclaration n'exclue pas la possibilité qu'ils s'en prennent quelque jour aux diplomates de l'Entente. Le départ de M. Helfferich n'est pas survenu à l'impro-viste. La déclaration de l'état de guerre existant entre le gouvernement des Soviets et-les Alliés a affaibli le prestige du gouvernement, comme l'aurait fait d'ailleurs toute autre déclaration analogue. On s'en est aperçu clairement au moment de l'attentat contre Mi von Mirbach. L'aile gauche des socialistes révolutionnaires perdit une grande partie de sa popularité, parce que le peuple craignait que, par suite de cet attentat, la Russie ne fût entraînée dans une nouvelle guerre. Le peuple ne veut pas d'une guerre, qu'elle soit'dirigée contre les Allemands ou contre les Alliés. Les troupes du Soviet commencent à faire preuve de supériorité contre les troupes tchèques-slovaques. Les Tchèques ont dû battre en retraite sur de nombreux points. L'animo-sité contre les Alliés est allée croissant, excitée par la peur que, si la liaison se fût opérée entre les troupes tchèques et celles de l'Entente, la Russie eût été privée des vivres (rue la Sibérie réussit encore à lui envoyer. Le ravitaillement de Moscou est très compromis : le pain y a manqué durant plusieurs jours. A Pétrograd, la situation est encore pire. Seuls, les ouvriers travailleurs ont reçu du pain samedi dernier. Le reste de la population n'a eu à sa disposition que quelques poissons salés. Malgré cela, il a été possible d'enrayer l'épidémie de choléra, qui menaçait de devenir très dangereuse. Ce fut grâce aux mesures prises par les autorités. On en est redevable au président de l'administration communale, M. Zinowief, qui, en récompense de ses services, a été admis à constituer un triumvirat avec MM. Lénine et Trotzki. Heureusement, les récoltes sont très abondantes, et le ravitaillement paraît assuré pour les mois à venir. **♦ Stockholm, 17 août : De la «Pravda» du 10 août : — Le gouvernement des Soviets déclarera la guerre aux Alliés. Il faut s'attendre à d'importantes opérations militaires aussi bien sur le front tchèque-slovaque que cur le front de Mourmane. La situation est inquiétante aussi l'intervention militaire de là Russie s^mpose-t-elle. Le gouvernement a l'inberition de transférer son siège à Gronstadt, où îl sera plus en sûreté qu'à Moscou. Tous les préparatifs sont déjà terminés.»*** Moscou, 18 août: Les journaux annoncent qu'un télégramme du ministre de la guerre Kedrow, envoyé de Vologda, mande que les troupes de l'Entente se trouvant dans le secteur d'Arkhangel, se sont retirées hors de la portée des canons des bolchevistes. Les troupes des Soviets ont fait sauter le tunnel du Baïkalj *** Paris, 18 août : De Y Echo de Paris : — Le gouvernement à ordonné l'arrestation des sujets russes résidant en France et qui sont ouvertement partisans du régime maxi-maliste. A partir du 13 août, ils tombent sous l'application des prescriptions relatives aux nationaux ennemis. Moscou, 18 août : Les commisaaires du peuple sont d'avis, en principe et soiis certaines conditions, qu'il peut être fait bon accueil à la demanda du Saint-Père concernant la mise en liberté de la Tsarine et de ses filles. «** * Copenhague, 16 août : On mande d'Helsingfors : — Dans un ordre du jour,. le ministre finlandais de la guerre constate que les opérations militaires de l'Entente sur la côte de Mourmane présentent un danger cans cesse grandissant pour la Finlande. Dans ces conditions, il est impossible de songer à démobiliser l'armée finlandaise. *** Londres, 17 août : Le Times apprend de Tokio que des troupes françaises sont arrivées à Nikolsk. Cette localité est située près de l'Amour dans le secteur de la côte. DEPECHES DIVERSES Turin, 16 août : Le correspondant à Rome de la «Stampa>: annonce que le Conseil de guerre interallié se réunira la semaine prochaine. 11 > aura surtout à discuter les questions relatives à l'offensive à l'Ouest. Berne, 17 août : M. Renaudel annonce dans l'Humanité qu( le Comité directeur du parti socialiste frqji çais a décidé de se rallier à une conférçncc socialiste interalliée, à" la condition, toutefois que la conférence se tienne à Paris et que tous les organismes, y compris les bolche vistes, les socialistes officiels italiens et lei socialistes américains, y assistent. On sait que. ces trois catégories de coreligionnaires n'ont pas été invitées à la Conférence inter alliée de Londres. . *** Amsterdam, 17 août : Plusieurs vapeurs chargés de vivres poui le Comité de secours belge sont arrivés £ Amsterdam, où on a commencé à les déchar ger, malgré la protestation des ouvriers. Ui: autre vapeur qui devait se rendre à Rotter dam a mis immédiatement le cap sur Amster dam. A Flessingue, les internés belges son occupés au déchargement des navires. *** La Haye, 17 août ': Hier, un certain nombre de femmes ont commencé à piller un navire chargé de sa von, qui était ancré dans le canal. Elles on: été mises en fuite par la police. Amsterdam, 17 août : Cet après-midi, un avion anglais ;ui avait pris part à une attaque contre Zee-brugge a dû atterrir près de Goudekerke. Les aviateurs, un officier-aviateur américain et un sous-ofâ«ier écossais, ont été internés. **# Genève, 17 août : La plupart, des journaux français reproduisent un article de La Nouvelle Europe, qui mel une fois de plus en lumière le fait çue la France seule sert de champ de bataille au.\ Alliés et que c'est le peuple français qui doil s'imposer les plus lourds sacrifioes en homme* et en matériel de guerre. La dévastation di pays rendra particulièrement pénible le relè vement économique de la nation, après la con clusion de la paix. C'est pounruoi l'Kntente nt doit pas hésiter à se déclarer solidaire des sa crifices consentis par la France et à s'engagei à collaborer à sa restauration. Les journaux socialistes français souligneni la conclusion de l'article et demandent que des garanties soieut données à cet égard à la France. *** Munich, 18 août : Le feld-maréchal prince héritier Rup-precht de Bavière est arrivé du front à Munich, où il résidera quelque temps. A9* Berlin, 17 août : Le chancelier de l'Empire rentrera sans doute demain à Berlin venant du grand quartier général. Après son retour, on fixera la date de la convocation de la commission principale du IleichsUg, qui aura à entendre les déclarations du gouvernement sur la situation et particulièrement en ce qui regarde les questions intéressant la frontière de _l'Est, Berlin, 17 août : M. Helfferich, venant du grand quartrei général, est rentré à Berlin. **"* Berlin, 18 août : On annonce que M. Helfferich n: reprendra pas provisoirement la direction de la légation d'Allemagne en Russie. On dit que son suppléant, le conseiller de légatior Riezler, se trouve à Reval en attendant que la légation, soit transférée à Pokov. D'autre part, contrairement à une information, le chancelier de l'Empire séjournera encore de dix à quinze jours au grand quartier général. Par contre, l'amiral von Hintze, secrétaire d'Etat des affaires étrangères, fera, au début de la semaine prochaine, des déclarations aux chefs des partis du Reichstag au sujet d'une série de questions politiques en suspens et de grande importance. *** Berlin, 17 août : M. Joffe, ambassadeur de Russie à Berlin, est rentré aujourd'hui à Berlin., *** Berlin, 17 août : On mande d'Odessa que 390,OQO pouds de coton, prélevés sur les stocks très importants trouvés dans cette- ville ont été transportés à Budapest, où ils seront partagés entre l'Allemagne et l'Autriche. On a livré, en outre, aux Puissances Centrales, 26 wagons de la meilleure laine de mérinos venant du Caucase. *** Essen, 18 août : On mande de Berlin à la «Gazette Rhé-nane-Westphalienne » : — Les délégués allemands et austro^hon-grois ont discuté à Saizbourg l'annexion à la Haute-Silézie d'une bande de terrain-frontière polonais et l'influence que cette ;.n-nexion exercerait sur l'accord économique austro-allemand. Les deux parties ont reconnu qu'il était indispensable d'assurer plus fortement la sécurité de la Haute-Silé-sie en rectifiant ses frontières, car le développement des rapports économiques entre les deux pays exige que l'industrie de la Haute-Silésie ait à sa disposition les matières premières dont elle a besoin. Berlin, 17 août : Le Corriere délia Sera commente la rencontre des deux empereurs : — Il faut se garder, dit-il, de sous-évaluer l'importance de cet événement. Le communiqué laconi-que que l'on a transmis à cette occasion aux journaux ne permet, il est vrai, de tirer de cette remeontre aucune conclusion précise en ce qui regarde l'accord intervenu. Malgré des difficultés immenses, tes gouvernements de Berlin et de Vienne n'en sont pas moins décidés à continuer la résistance. On ferait bien de ne pas l'oublie* dans'les pays de' l'Entente, où il importe, en outre, de ne pas interpréter fausement la situation en Russie, d'où peuvent toujours nous arriver des surprises désagréables. *** Berlin, 17 août : Le Vonuarts écrit au sujet de l'avenir de la Pologne qu'une convention militaire et douanière est prévue entre la Pologne et l'Allemagne. La Pologne obtient la navigation libre sur la Vistule, et le port de Dantzig sera déclaré poTt* polonais libre. La délimitation des frontières tiendra compte des vœux exprimés par la Pologn^, tout particulièrement en ce qui concerne fa frontière russo-polonaise. A la suite de la proclamation du Roi, l'occupation austro-allemande prendra virtuellement^ fin. Cependant, un contrôle supérieur des Puissances Centrales restera établi à Varsovie, et les recrues polonaises seront instruites par des officiers allemands. Bucarest, 17 août : Le ministère roumain de l'industrie a commencé l'exploitation des terrains houil- lers de Bolgrod en Bessarabie. *** Londres, 17 août : De l'Agencp Reuter : — Le recrutement des Juifs a commencé .en Daiestine., î , T ; e : d p a d . S P 6' P' a o ri a 1( v lt e ti î\ ti P n P ! C [( P N 0 n d 1( d ti F V ti b Ci fc q r n n n P ti a v s ti ti g d e B ii y rr a Ç; U h le U' ti r d il 11 r; fi h le te P ti d; ri C( n s< n c< di al S( m e: r< te al fe d" ét si jt f'1 C( a' ti ri S( le le m bl Vi Si d< te n m m le m d< 01 r si P< cc r. V] cc oc m m fe ni ai cl d £ la qi le le Pî tr ta CO^IViUNSQUÉS OFFICIELS Communiqués des Puissances Centrales Berlin, 18 août. — Officiel de ce midi : Théâtre de la guerre à l'Ouest. Armées du feld-maréchal prince héritier FUipprech-t de Bavière : Combats d'infanterie au sud-ouest d» 3ucqiioy et au nord de l'Ancre. Armées du général von Bœhn : L'ennemi a continué hier ses attaques des ieux côtés de l'Avre. Fortement appuyé )ar son artillerie et ses chars d'assaut, il i attaqué à l'aube le long cfes routes con-iuisant d'Amiens et de Montdidier à Roye. >es chars d assaut ont été mis en pièces par notre canonnade ou forcés de rebrousser chemin; rinfanterie qui les suivait a été ^epoussée par notre feu et par des contre-ittaqtfes. Près et au sud de Beuvraignes, )ù, d'après des informations complé-nentaires, l'ennemi avait vainement ittaqué à six reprises le 16 août, es attaques renouvelées de nos ad-/ersaires ont encore échoué. A la soirée, e duel d'artillerie est redevenu très violent ît s'est étendu jusque dans la région si-;uée au nord de C^aulnes et au sud de Voyou. Au nord-ouest de Chaulnes, les U-'aques ennemies n'ont réussi à se développer que sur peu de points par suite v^e îotre feu concentrique ; elles ont été re-:oussées. Des deux côtés de Roye, entre 3euvraignes et Lassigny, l'ennemi a exécuté plusieurs atiacjues ; elles se sont écrou-ées devant nos lignes. Combats d'avant-)ostes au sud-ouest de Noyon. Au nord de i'Aisne, entre Nampcel et Nîouvron, des attaques partielles françaises >nt succédé à une violènte canonnade. Au lord d Autrechevs, l'ennemi a pris pied ians nos lignes les plus avancées. Par ail-eurs, il a été repoussé par notre feu et par les contre-altaque6. Armées du prince héritier allemand : Sur la Yesle, combats d'infanterie fruc-ueux pour nos armes. Entre Braisne et /isines, grande activité de i'artiilerie. Armées du feld-maréchal duc Albrecht de kVurlemberg : Nos troupes ont ex'cuté une poussée fructueuse dans les tranchées ennemies éta-jlies près d'e Blamont. Dans les Vosges, :eux de nos avant-postes avancés dans le ond de la Fave jusqu'à Frapelle ont es-juivé par ordre des attaques partielles de 'ennemi. *** Berlin, 17 août. — Officiel du soir : Des deux côtés de l'Avre, les attaques en-îemies, plusieurs fois renouvelées, ont de îouveau complètement échoué. Un grand lombre de chars d'assau't ont été mis en )fèces par notre artillerie. Entre l'Oise et i'Aisne, violent duel d'ar-ïilierie à l'aube. Nous avons repoussé des attaques partielles ennemies. «t** Constantinople, 17 août. — Officiel : Sur le front en Palestine, canonnades de violence moyenne à certains endroits. Au >ud-ouest de Medine, un violent duel d'ar-illerie s'est développé le 10 août; il a con-.inué jusqu'au lî août au soir. Notre énergique contre-aetionaforcé l'ennemi à aban-ionner sa position pendant la nuit du "12 : în subissant des pertes, il s'est retiré à 3ir Derwisch. Sur les autres fronts, pas d'événement mportant à signaler. Berlin, 17 ïoûu. — Officieux : Malgré l'échec complet de la tentative de •erc'w du fror-t faite par les Français, le naréchal Foch a renouvelé ses lurieuséj ittaques le lendemain. Des troupes 1j»u-;aises et canadiennes se sont lancées à l'at-aque contre Roye. Sur la grand'route al-ant d'Amiens et de Montdidier vers Roye, es aviateurs allemands ont aperçu des nasses de chars d'assaut, de batteries d>ar-illerie et de réserves d infanterie prêtes à 'attaque. Des attaques de reconnaissance et les combats d'avant-garde, livrés pendant la mit du 15 au 16 août, ont dégénéré le l6 août, tard dans l'après-midi, en une opê-•at'ion d'envergure. Les vagues d assaut ran^aises et canadiennes ont été. reçues par e feu violent de nos mitrailleuses. Dans es tranchées établies en 1916, depuis lo'ng-emps couvertes de verdure et bouleversées >ar l'artillerie, les défenseurs allemands ont rouvo des abris tels que l'infanterie cana-lienne et française s'est heurtée à unt terrible feu de mitrailleuses. L'ennemi, lançant :oup sui* coup des vagues d'assaut, les unes i.pres les autres à 1 attaque, celle-ci a pu îéanmoins se développer contre «m défendeur invisible, mais n a pas été sans entraî-îer pour l'assaillant de lourdes pertes. Tout ibmmo près de Goyencourt, nos adversaires iont. la forée au combat se trouvait déjà iftaiblie et qui avançaient en désordre, se iont heurtés à une contre-attaque allemande néthodiquemont préparée et impétueuse nent exécutée. Les Canadiens et les [''raillais ont eflué dans leurs positions de défense. Tou-efois, les chefs français n'ont pas encore ibandonné leurs intentions d'offensive. Le eu des batteries françaises et anglaises est levenu de plus en plus violent et s est itenHu, vers le nord, jusque dans la région ud-ouest de Chaulnes, et vers (e sud-ouest usqu'à Lassigny. Après 4 heures, les trou-)es de l'Entente ont de nouveau attaqué sur :e front élargi, mais leur force à l'attaque ivait eu le temps de faiblir depuis lo main. A certains endroits, le feu de i'artille-ie allemande a suffi pour briser les as-iauts avant même qu'ils aient pu ee dêvo-opper pleinement. l>e nouveau, les mitrail-euses allemandes ont décimé les vagues nenaçantes où se jouaient les uniformes iléus et les uniformes kliaki. A 8 heures du soir, les Français ont en-poyé une dernière fois leurs bataillons d'as-aut à l'attaque des deux côtés de la route le Roye à Montdidier, mais cette nouvelle entative fut aussi vaine que les autres et l'a eu d^autre résultat que d'accroître le Lombre des morts devant les lignes alle-aandes..Berlin, 17 août. — Officieux : Pendant les journées du 11 au 13 août, es chefs de l'armée française ont vaine-aent fait de grands sacrifices pour obtenir les résultats décisifs. Le gain territorial ibtenu par les Français, entre l'Avre et 'Oise, et d'ailleurs conforme à nos prévi-ions tactiques, n'a en rien répondu à l'im-•ortance de ces sacrifices. Les prisonniers onfirment les immenses pertes subies par ennemi; un soldat français de la 165e di-risjon a signalé qu'en une seule journée de combat, l'effectif d'une compagnie est des-endu, en douze heures, de lïO à 50 hom-ies. Une autre compagnie a perdu 40 hom. aes, le 10 août, au sud de Cuvilly, sous le eu des mitrailleuses allemandes. Communiqués des armées alliées Paris, 17 août. — Officiel de 3 heures : Au cours de la journée, nous avons conti-ué à progresser en combattant aà nord et u sud de l'Avre. Nous avons enlevé les tsan-h"ées fortement tenues du ,Camp de César ans la région à l'ouest de Roye. Au su,r de a. rivière, nous avons poussé nos lignes jus-u'aux abords de Beuvraignes. Depuis hier, î chiffre des prisonniers faits par nous dans îs combats au sud et au nord de l'Avre dé-asse un millier. Nous avons capturé, en ou-re, de nombreuses mitrailleuse^ et un impor. ant matériel. Plus au sud, notre infanterie s'est emparée de Canny-sur-Matz. Une forte contre-attaque ennemie sur la ferme Camoy a été repoussée. Au sud de l'Aisne, une opération locale exécutée ce matin nous a permis, dans la région d'Autriches, d'enlever les positions ennemies sur un front de cinq kilomètres et une profondeur de quinze cents mètres. Environ deux cent quarante prisonniers sont restés entre nos mains. *** Paris, 17 août. — Officiel de 11 heures : Dans la région ouest de Roye, grande activité d'artillerie au cours de la nuit. Au sud de l'Avre, nous avons continué nos progrès dans le boisées Loges et atteint les lisières est. Entre la Matz et l'Oise, nous avons repoussé deux fortes attaques ennemies sur le Monolythe et la ferme Camoy; et maintenu nos positions. Au nord-ouest de Reims, un coup de main ennemi sur La Neuvillette n'a pas obtenu de < résultats. Londres, 17 août. — Officiel : Nos troupes ont avancé au nord de la route de Roye et au nord de l'Ancre. Après de violents engagements entre avant-postes, nons avons aussi progressé à proximité de Vieux-Berquin.La ligne anglaise a été légèrement avancée au nord de Proyart. La nuit et pendant la journée, nous avons légèrement progressé sur un front de près d'un mille au nord de Lihons. Rome, 17 août, — Officiel : Violente canonnade réciproque sur le haut plateau d'Asiago, dans l'angle nord-ouest du Grappa et sur le cours moyen de la Piave. Dans la vallée supérieure du Zébru (Valte-lina), une de nos patrouilles d'alpins a attaqué et repoussé un avant-poste autrichien établi à 3,444 mètres d'altitude. Les nuits du 15 au 16 et du 16 au 17, nos avions et nos hydroavions ont efficacement bombardé des objectifs d'ordre' ftiilitaire à l'arrière du front autrichien. Denx appareils ennemis ont été descendus. Dépêches Diverses Berne, 17 août : Parlant à Carcliff. M. Henderson, ancien ministre socialiste, a déclaré, au sujet du refus de la part du gouvernement de délivrer un passeport pour la Suisse^aux délégués ouvriers anglais qui se proposaient d'aller conférer avec le chef socialiste hollandais Troel-stra, que.la politique du cabinet anglais tend visiblement à ne pas autoriser les délégués ouvriers à se mettre en rapport avec l'extérieur, si ce n'est pour des missions gouvernementales. Quelle attitude le prolétariat orga- i nisé adoptera-t-il vis-à-vis de cette marque de défiance? Que décidera la Conférence jubilaire de Derby, le mois prochain ? Le dernier Congrès s'est déclaré favorable à la convoca- ; tion d'une conférence internationale ou- ; vrière, mais Je gouvernement s'est refusé à ; prêter son appui pour faciliter la convocation de cette conférence. M. Lloyd George a dé- \ claré que la guerre serait poursuivie jusqu'à ' la décision finale, mais il n'oriente guère sa ' politique dans ce but. La classe ouvrière dé- ; sire que les Alliés remportent la victoire dans 5 cette lutte pour une cause sainte, qui abattra 1 le militarisme et rendra la liberté à la démo- ' cratie. Mais, à diverses reprises, la classe ou- 1 vrière à signifié sa volonté d'entrer en rela- ; tions avec les représentants ouvriers des pays : ennemis, afin de saper le pouvoir des milita- 1 ristes par des discussions préparatoires. Or, le gouvernement s'y est toujours opposé. Le ! Congrès aura à décider quelle attitude il con- : vienf d'adopter à l'égard de ces dispositions. ' *** Berne, 17 août : La Westminster Gazette publie la lettre d'un : Indien, qui signale la misère atroce régnant actuellement aux Indes. Ce sbnt, surtout, les 1 vêtements qui font défaut. On signale de 1 nombreux cas de suicide de femmes, oui se donnèrent la mort par honte de ne pas pos- ; séder de quoi s'habiller. Les cotonnades que , portent les femmes aux Indes sont importées ' d'Angleterre. Depuis la guerre, toute exporta- ' tion a cessé et le gouvernement a mis l'embargo sur les stocks emmagasinés à Bombay. Les prix ont atteint des hauteurs fantastiques ; les quelques négociants qui possèdent encore des stocks entendent, réaliser des bénéfices de guerre, tandis que la population souffre horriblement. La situation s'aggravera ! encore au cours de la saison froide qui approche.FETiTES NOUVELLES LES MASCOTTES DANS L'ARMEE ANGLAISE Dans l'armée anglaise, la mascotte est re- i connue par les règlements. Les chèvres sont i les mascottes dont l'origine est la plus an- ( cienne. Les régiments gallois possèdent tou- i jours des chèvres blanches, parce que la lé- i gende veut qu'au temps de la lutte des partis du Pays de Galles, ce fut une chèvre blanche qui servit de guide dans la montagne à un chef gallois réputé. Les régiments de Nottinghàmshire et de Der-i byshire ont comme mascotte un magnifique ' bélier. Les troupes de cavalerie choisissent de ; préférence des chevaux, généralement de robe 1 pie, qui marchent en tête de la colonne, recouverte d'une housse écarlate ou bleu de roi. • Seul, le 12e régiment de lanciers, formé en 1715, a toujours comme mascotte un 'cheval noir, et cela en expiation d'nne faute contre la discipline commise en 1814, en Espagne, où < les soldats pillèrent les caves du monastère. Le « Middlesex » possédait une mule décorée de trois médailles qui lui furent décernées t pendant les campagnes des Indes et de i-Afri- ; que du Sud. La garnison de Gibraltar posséda i comme mascotte un âne qui avait été dressé j à porter les lettres à la station perchée au haut du rocher. Un autre régiment, à Gibral- ' ; tar, possédait un singe, Jako, dont la popu- i larité fut grande parce qu'il avait un jour dé- i truit et jeté au feu le cahier de punition de la ] troupe.D'autres régiments ont dressé des ours, | des lionceaux, de jeunes tigres pris au piège; ] quant aux chiens, il y en a dans toutes les < unités. .. L'INGENIOSH'E DES POILUS Un journal français rapporte qu'un soldat a < confié récemment à la poste de campagne une ; féuille de platane, qui portait d'un côté l'a- ] dresse de son père et de l'autre la nouvelle < qu'il se portait bien. Le journal remarque à ce ] propos : « Ce qui est fait pour nous étonner, ] n'est point cet emploi peu usité d'une feuille < de platane, — car le manque de pat»er à let- ^ très au front a déjà donné lieu à tant d'au- ( très succédanés de cartes postales, — mais , bien le fait qué cette carte postale soit parve- j nue à destination munie du cachet de rigueur. , U y a donc encore' des moments où la poste | de campagne se montre intelligente. » 1 LA RADIOGRAPHIE EN HOLLANDE J Le Nieuwe Courant annonce que le ministre 1 hollandais du Waterstraat vient d'approuver ' ia commande faite à la Compagnie « ïelefun- i ken», de Berlin, pour la livraison d'une sta- I tion radiographique de la même puissance à 1 peu près que la gigantesque station de Nauen, * en Allemagne. Cette acquisition mettra le gou- < vernement hollandais à même d'établir une j communication radiographique directe avec i les Indes néerlandaises, ce qui rendra la Hol- s lande indépendante des câbles contrôlés par 1 d'autres puissances. j L la 2e Pi a d< es q< Pi l'i n le d: ai g< à lii bi m re li- ti-nile tr m se at l'< fé ni m cc Cl m se d< m ti, si te es to m ri es ui ni v< ci 01 vi bc se le m D g; ce pi L fa P' ri Se P« d< m le Je s', g] la cc rc si g< d' fr qi d; fc r< if. d' d' êl P1 b: al ci rr r. ir n M di tr n b! b; él à le (T C qi d; C qi t£ L Or. S' di D n P1 P X OJ rr fc s< la çr r( Vi N di ti. r. te n; a P' P' <î] aj l'i di m le 01 vi d< f: le bî P< le ëi le P< ei ce jo rc st le n< JUS. nnUHhibtt, OiKtUTtUH PETITE GAZETTE! 9 boîte à tartines Voilà l'objet à la mode, le bibelot du jour, nouveauté du moment l Nos charmante* ctrices ne sont pas sans la connaître. Ap» •enons à ceux qui l'ignorent que cette boitr plus ou moins la forme de la demi-tranchr ) pain qu'elle est destinée à contenir, qu'eltf. t munie d'un couvercle, qu'elle est fabrl?" îée presque toujours en carton, ce qui s'ex» -iquo par ' la rareté et le -prii métal à leure actuelle, et recouverte d'une étoffe 1 .mages ou d'un papier décoratif. Bien qu^ papier soit d'un bon prix, 11 reste cepen/ int plus accessible que les autres matières/' issi les gens qui tiennent à faire montre d* >ûts artistiques recouvrent-ils leurs boîtes^ tartines de papiers esthétiques, savammen» jrés d'acides, poudrés d'or, d'argent ou d' onze, ou même encore de ces beaux papieri» arbrés, joie do notre enfance, dont nous trouvions des spécimens dans les poudreu* /Tes de comptes de nos grands-parents. Mais de quai nom baptiser cette boîte à tajv les ? Faut-il dire « tartinier b ou « tarti^ £re » ? Rien d'analogue ne se découvre dans* 5 dictionnaires, et c'est une occasion toute Duvée de se signaler qui s'offre aux gram-airiens professionnels ou amateurs. Quelle ra la forme, quel sera le genre du mof lopté pour les besoins de la cause ? Qui doi/ importer de tartinier ou de tartinière ? Lef ministes, sûrement, opteront pour le fémv n. Les opposants diront qu'en effet les fem* es ont la spécialité des tartines» au propra mme au figuré, soit qu'il s'agisse, comme laJ îarlotte de Werther, d'en couper pour tout» le nichée d'enfants (ce qui est fort louable),* it d'en parler ou d'en écrire, sous la form^ > discours interminables (ce qui paraîr oins sympathique). En attendant, la tarie, la vraie tartine, la belle tranche de paii» ir laquelle s'étale, onctueuse et sans comp' r, une appénssante couche de beurre frais, t devenue si rare qu'on ne saurait trop l'en* urer do luxe, — luxe de guerre évidem-» ent, luxe tout relatif. Il est de règle qu'o» emporte à présent • avec-.soi partout où l'oii t invité ; de là découle cette nécessité d'avoiij îe boîte, tartinier ou tartinière, pour conve-iblement i'emballer. Cette boîte, comme tant d'autres objetsnou-:aux, n'en est pas moins une chose très anémié, à l'usage, depuis balle lurette, des ivriers à la journée. On voit, exposées aux1 trines, dans les quartiers populaires, des lîtes en fer-blanc, de la forme requise, quij rvent aux braves travailleurs à emporter' ur miche de pain et à la tenir au frais. Il e semble que si j'avais le malheur (donti ieu me préserve 1) d'être un snob, un «élé-j int», je trouverais fort spirituel d'employer mme tartinier la boîts en fer-blanc du sim* e prolétaire. élsgage des arbres Les élagueurs s'occupent en ee moment de ire la toilette des arbres de nos promenades ibliques, spécialement a*ix boulevards exté-eurs du haut de la ville. Le vulgaire pas-.nt n'accorde qu'un regard distrait à leur/ îtit travail, mais il est d'autres catégories! i personnes que celui-ci intéresse énormé-ent. Les curieux d'abord. On sait combien s types de ce genre parviennent, ainsi qua nny l'ouvrière, à se contenter de peu. Ils irrêteront avec stupéfaction devant un nè-j •e habillé à l'européenne; ils s'ébahiront dd promenade d'un homme-sandwich ou des tups de gueule de deux mâtins erui se que* lient. Vous jugez s'ils se passionnent au >ectacle d'une branche d'arbre qui dégrin-)le 1 Parmj. ces curieux, il en est qui obéissent à pféoccupations spéciales : ce sont les iands de drames. A l'instar de ce gentleman îi s'était attaché aux pas d'un dompteur ins l'espoir de le voir un jour dévoré par ses uves, ils restent plantés, le nez en l'air, et >n devine à l'expression de leur physionO-ie qu'ils ne seraient peut-être pas fâchés assister à un accident. Ces chercheurs^ émotions fortes aiment à voir monter uni agueur dans un anbre, plaisir assez rare' )ur le moment, car, la plupart du temps, nos -aves travailleurs de la futaie se bornent ài >attre les branches mortes à l'aide d'un sé-iteur emmanché d'une longue perche. Enfin, une troisième catégorie, et non la oins intéressante sans doute, d'amateurs de llagage, se compose de ramasseurs de bois, iséreux prévoyants, fourmis à face hu-aine faisant leur provision pour l'hiver, ais ces pauvres gensrlà sont cruellement ^çus pour l'instant : naguère, on leur dis-ibuait une bonne part de la récolte, et il était pas rare de voir s'en revenant du ïulevard quelque garçonnet traînant une ■anche plus grosse que lui; aujourd'hui, les agueurs sont accompagnés d'une charrette bras où sont empilés soigneusement tous s rameaux coupés, les menus aussi bien îe les gros. Défense d'en détourner aucunl est que tout doit être utilisé au mieux et l'iJ importe de ne rien perdre en vue des stributions futures aux plus méritants, îrtes, il est difficile d'arriver toujours jus-i'à ceux-ci, mais c'est déjà très bien qu'on y che. ss artistes Les artistes sont des gens heureux. Ils it de l'imagination et, grâce à elle, ils ne en laissent pas imposer par les difficultés îs voyages et la fermeture des frontières, epuis que le soleil d'août s'est mis à tyonner délibérément, ils ont entrepris des ^régrinations qui, pour rappeler quelque ;u le « voyage autour de ma chambre» de avier de Maistre, n'en sont pas moins •iginales. Nous en avons rencontré pas al, ces jours-ci, qui, faisant à mauvaise rtune bon cœur, avaient pris le parti de > payer d'illusions. Le moi6 classique de villégiature étant venu, et tellemnt venu l'il menace déjà d'expirer, ils sont sortis isolument de chez eux en costume de jyage, chargés de l'attirail du peintre.-ou6 en avons vu en costume extra négligé, > ceux que l'on ne rencon\rau jamais que rés à quatre épingles. Des Aristocrates de irt et de la mode ont mis le pantalon ris ile on de velours flottant, la vareuse dé- ; ocratique et la casquette de voyage. Tout la est d'une couleur terreuse, d'un gris-mssière, patiné par le temps et les cam-ignes glorieuses de l'art, d'une couleur ri en dit long sur la vie du p-îmtredeplein r"! La boîte en bandoulière, )e pliant sur ipaule, vous les voyez ainsi aux stations îs trams, attendant les voitures qui les èneront vers les banlieues ensoleillées ou s ombreuses^ forêts. Foin de la cigarette i du cigare citadin, ils ont bourré quelque eille bouffarde au tuyau de corne, et tirent :s bouffées volcaniques dont l'ampleuj mbolise leur indépendance d'esprit et ur mépris de monde. Ainsi les artistes se lient l'illusion du voyage. Ah! ce sootdes ms heureux ! Nous en avons vu de faits comme des indits. Tels qui, jadis, sous la flanelle im->ccabl« ou le velours bouffant, passaient s mois de juillet et d'août dans d'élé-intes villas des villes balnéaires, ou dans s hôtelleries confortables et les cottages irdus dans la verdure des montagnes, ont idossé avec bravoure et joie les vieux istumes d'expédition, témoins de leurs, urnée de sueur dans la poussière des . utes ou ptus souvent de leurs longues : ations d'études, «la tête dans le ciel et 5 pieds dans la fange ». Ces hardes plei-;s de souvenirs, ce sont à eu£.leurs vieux OJlSiftSra 5'nU jultk.sj Aij youTiDiKûi — jùe JSfuméro : 15 Centimes 5* flnmés. < — W I348

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This item is a publication of the title La Belgique: journal publié pendant l'occupation sous la censure ennemie belonging to the category Gecensureerde pers, published in Bruxelles from 1914 to 1918.

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