La Libre Belgique

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04 December 1918
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s.n. 1918, 04 December. La Libre Belgique. Seen on 27 September 2023, on https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/en/pid/gh9b56fh5r/
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HO Centimes le numéro r— — Mercredi 4 Décembre 191! f- — RÉDACTION ET ADMINISTRATION: BRUXELLES ' 12, Sîoiilagnc-aux-IIerbes-Potagèrcs, 12 r Xos annonces sont reçues exclusivement au bureau «âu journal, rue Montagne-aux-Uerbes-Potagéres, 12, ietii l'Agence ilavas, place des Martyrs, 8, à Bruxelles fcirwixMw ;-r-,w s-.Ti--- w? -f ..rg;>5g)~'■*£. LA LIBRE BELGIQUE N. 188. 1' ANNONCES : DEMANDES et OFFRES D'EMPLOIS-et de SUJETS. ^ 1 à3lignes . . î.oo Chaque ligne sttpplômen taire 0.40 £3] PETITES ANNONCES : la ligne O.SO RECLAMES avant les annonces : la ligne . . s.00 FAITS DIVERS : la ligne. , . . 6.00 5.00 4.00 îs'ECIlOLOGIES : la ligne •••«•••* 2.50 Les catholiques et le S.U. ^ % JLW "W■ WQ ' .Nous aurons donc bientôt le suffrage 1 Universel pur et simple à 21 ans. C'est le .désir de notre lloi. # jD'aucuns s'étonnent de voir les catholiques, si longtemps adversaires du suffrage {universel, faire brusquement volte-face et trenier, disent-^ils, leurs principes. Ils s'ef ifrayent de la victoire rapide, inespérée du ; «parti socialiste. Ils se demandent quelles seront les revendications de demain et n'oient déjà* à l'horizon le spectre hideux du îfoolchevisme, ^ -aboutissement logique du marxisme intégral. . Qu'on se rassure ! Les catholiques sont et 'doivent être des hommes de principes. Ni d'opportunisme ni le .patriotisme mal com-jpris ne leur feront jamais sacrifier les .droits imprescriptibles de la vérité. Mais la question du suffrage (universel m'est pas, a proprement parler, une ques-v Jfcion de priihoi/pes. On pouvait fort .bien, il f- ta quelque ctix ans, être partisan du suf- rage universel sans cesser d'être 'bon ca-/îtholique. Dans telles circonstances le bien ^ftkde la religion peut faire craindre ou espé-^B[rer tel mode de suffrage, mais aucune ce-^eliguon. que je sache, n'impose une solution '.du problème électoral. Quelle est donc la liaison de notre ligne 'de conduite? Le suffrage universel est-il seul justifia ijfcle en droit naturel ? Est-ce au noon de ce droit .que ses partisans d'avant guenre peuvent le revendiquer aujourdnui comme la «réparation d'iune loogue injustice? i Non, n'est-ce pas? b'il en était ainsi, les ;catholiques apuraient dû de tous temps dépendre le suffrage universel, car la religion doit toujours soutenir le droit naturel. Aucune iforme de (gouvernement, d'ail-jleurs, ne peut se prévaloir soude du droit maturel. Aujourd'hui l'on considère géné-iralement le régime parlemeintadre comme ipruférable à Pabsolutiisme- C'est seulement *si l'on admet une représentation nationale, avec recrutement par voie électorale, que i6e pose la question du droit de suffrage. Le vote doit être un acte conscient, honnête et, «i possible, intelligent. Est incapa-ible de voter celui qui ne sait pas ce qu'il Sait. Est indigne de voter celui qui se laisse guider par le sectarisme, l'intérêt personnel, ou qui s'avilit jusqu'à se laisser corrompre par des agents électoraux. Est peu tcàpable de voter celui cjui n'a pas l'instruction suffisante ni l'expérience qu'il faut des ^hommes et des choses pour choisir un oan-. didat a»vee discernement. La conclusion logique de ces considérations c'est que le droit de vote appartient ,»avant touit à l'intelligence et à la probité. (Dès lors, mettre tout le monde sur le même pied, le savant et l'illettré, l'honnête homme et la canaille, le héros qui a vingt fois «iffronté La mort aux champs ue bataille et i'embusqué ou celuii qui s'est enrichi durant la ©meure à fabriquer diu samon, c'est fcien moins logique -que de mettre en har anonie la ipuissance électorale d'un chacun tivvec sa valeur personnelle. Le vote plural bien compris est donc loin d'être contraire au droit naturel.. La -seule difficulté <*u'il soulève c'est la ré-'■jparbition équitable des voix supplémentaires. On pourrait, si l'on voaiJait, le concevoir sous «une forme plus démocjiatiatue ({que celle qu'il a connue jusqu'à ce jour, en attribuant des privilèges aux pères d'une nombreuse famille, au dévouement patrio-'{tique, etc... Mais il est inaitiile d'insister sur des idées dont nous ine défendons point 1^'application. ; Pourquoi donc sommes-nous aujourd'hui (partisans du suffraige (universel I Cédons-nous à la pression violente des classes populaires ? Mais d'abord, cette pression n'exists pas. jiLa grande masse du peuple (belge ne se soucierait guère de reformes électorales si depuis des années on ne lui faisait entrevoir, par le moyen du suffrage unâversel, lune égalité chimérique dans toutes les lorgnes de la jouissance. Un mouvement populaire c'est' quelque-.Chose de spontané, .qui sort des entrailles jmêmes de la nation. C'est le geste de ces jmilliers de citoyens qui, le jour de l'armistice, arborent d'eux-mêmes le drapeau national. Allez dire à ces gens-là, aux pauvres comme aux riches, que leuir étendard (n'est point le drapeau tricolore, mais bien iie drapeau rouge ou la bannière au lion de Flandre ou au coq wallon. Ils vous daigneront la porte au nez ! è^Du reste il serait peu chevaleresque de îéder à la violence. Nous ne sommes nas le la race de ces officiers qu'un simple fcoldat dégrade en pleine rue ! Pourquoi donc, enfin, nous rallions-nous iau suffrage universel? Pourquoi? C'est bien simple. La situation mondiale, créée par la guerre, a suscité partout un mouvement démocratique intense. On considère le suffrage universel fpur et simple comme faisant partie intégrante de ce qu'on appelle le Progrès.Ceux jqui s'y opposent passent pour rétrogrades. JChesi nous le mouvement est moins pronon-ipe, mais gouverner c'est prévoir. Nous espérons d'ailleurs que le beau ges-Ite des classes dirigeantes $era compris du peuple, et que -ce deçpier envisagera sé-Irieusement sa responsabilité nouvelle.D'au-ifcre part, lés catholiques auront à cœur de; travailler avec autant plus d'ardeur et 'd'abnégation au relèvement -moral et intel-ïectuel des classes populaires. L'idée chrétienne, pénétrant davantage ; Jtoutes les couches sociales, ne (neuit qu'assainir les jugements, affermir les volontés, en un mot accomplir sa mission civilisa- ■ fcrice. i £ JF. CROOY. i Les relations commerciales anglo-belges \ rfie pourront être rétablies encore, annonce i 'la c Belgian Chamber of Commerce of Lon- ■ don », sans de nombreuses restrictions.Cet ] (organisme attire l'attention des commer- ' jçants belges sui^ les inconvénients qui ré- i suite raient de l'inobservance des condi- I .tiens d'importation ou d'exportation, et leur 1 'recommande vivement de se documenter : avant d'entreprendre toute affaire com ] imerciale quelconque avec la Grande-Breta- i gné et ses colonies. i La « Beîgian Chamber of Commerce of (London » est disposée à fournir tous renseignements». La question du Limbourg hollandais % ° en ï,e Limbourg hollandais est un tout petit coin be d'Europe dont on a beaucoup parlé au début de P? la guerre, et dont on parle davantage encore [,e s depuis quelques jnurs. an ■ Au début de la guerre, le bruit courut que des l'a troupes allemandes avaient traversé le sud de cette province pour envaliir plus aisément la <r( ; Belgique. Ce bruit fut considéré comme fondé co t par la plupart des journaux anglais et français : j? il fut otliciellemcnt démenti par le gouvernement 1 néerlandais. Le 23 août 1914, à la prière de la l légation des Pays-Bas à Bruxelles, M. Max fit ' afficher sur les murs de la ville une communi-1 cation de cette légation disant : « Les bruits que 1 L des troupes d'une des parties belligérantes au- , l raient traversé le territoire hollandais sont ; démentis de la manière la plus formelle. Aucun soldat, do quelque pays belligérant qu'il puisse „ 5 être, n'a franchi le territoire néerlandais sans être immédiatement désarmé et interné ». 1 Dans un ouvrage qui vient de paraître sous le - titre i; Cinquante mois d'occupation alleman-1 de # (1), l'état de l'opinion publique à cette date - est noté en ces termes : SI . Le bruit ainsi officiellement démenti est fort l'cprm- ij] du dans Bruxelles et, naturellement, l'ait grommeler j " contre nos voisins du Nord.Dans tout malheur public, ■ U faut un bouc émissaire : les Hollandais risquent de te i se voir endosser ce rôle dans le cas présent. On a vu, rc parmi le charroi des troupes allemandes, des véhicules ,,f- , portant, comme indications d'origine et de propriété, , ' les noms de localités et de négociants ou industriels r" hollandais ; mais il se peut que ces véhicules aient été tii pris par l'envahisseur quand ils se trouvaient, en cours > de route sur le territoire belge. Des gens qui ont dû ^ héberger des officiers allemands rapportent égale 'u ment des propos d'où il faudrait conclure que ces ofli- bl 1 ciers auraient passé par Maestricht. Mais ces officiers ne se sont-ils pas trompés? ^ ! Le doute ne fut jamais complètement dissipé; ra i et durant tonte la guerre, sans vouloir ajouter foi ni aux affirmations ni aux démentis, beau- gj - coup continuèrent à se demander ce qui s'était jj' ; en réalité passé. " Mais ce qui ne laisse de doute chez personne, ca : c'est le mouvement en sens contraire, et de t clôture, pourrait-on dire : le passage à travers et > le Limbourg hollandais de troupes allemandes (1| ; venant de Belgique et rentrant en Allemagne, 'y Dans la nuit du 12 au 13 novembre dernier, N " le gouvernement hollandais a autorisé ce pas- ai j sage qui a duré de nombreuses heures. D'après ; des renseignements reçus à Bruxelles, 110,000 S'' ' soldats allemands se seraient ainsi frayé un chemin à travers territoire neutre. rf , Comme on l'a vu dans notre numéro d'hier, °\ . le gouvernement hollandais explique par l'or- Jj1 5 gane de son ministre des affaires étrangères, 111 - M. Van Karnebeek, qu'en accordant ce passnge . « il n'a eu en vue que l'intérêt des populations <l< - belges », car. dit-il, si ces soldats avaient été ^ fc renvoyés en Belgique, ils y auraient certaine- " . ment ' causé des désordres et commis de nou- ni ; veaux pillages. . L'argument n'est pas sans valeur, mais la ï question a d'autres aspects. Si le gouvernement L t hollandais n'avait pas permis à ces troupes de S1 - s'évader à travers son territoire, elles n'eussent t vraisemblablement pas eu le temps de contour- 1)1 - ner tout le Limbourg hollandais par le sud et "j 1 d'évacuer ïa Belgique dans les délais de l'armis- u; tice ; elles eussent, aux termes de l'armistice, I" " été faites prisonnières,— et cela ferait 110.000 H' 1 soldats de moins pour l'Allemagne en cas où ?' ^ elle voudrait recommencer la guerre. a Hypothèse folle, dira-t-on. Est-ce à dire î1 . qu'elle ne peut être envisagée d'aucune ma-i nière? L'armistice n'est pas la paix. Officielle- s ment, la guerre n'est pas finie : dès lors, il est ^ - permis de raisonner comme si elle pouvait re- n r prendre.. ni t il n'entre pas dans nos désirs de prendre L parti enl'occurrence.Nous rapportons objective- ». ■ ment tout ce que nous entendons dire amour de ■ hgus. Plusieurs voudraient tirer de ces expé- *;• ' riences du pas?é des leçons pour l'avenir. De- j vrons-notis toujours être 1ps victimes résignées : • d'une délimitation de frontières dont les repré-? sentants de la Belgique signalaient déjà les défauts à la Conférence de Londres de 18c0? Dans son remarquable travail sur les « Ori-' gines diplomatiques de l'indépendance belge », publié par l'Ecole des Sciences politiques et , _ sociales de Louvain, M. l'abbé De Lannoy dit à s propos des solutions données par le traité des s XXIV articles aux difficultés hollando-belges : Si on reconnaît à l'Europe le droit de partager les pl peuples et de fixer les frontières d'une nation au nom - d'un intérêt général considérable, la solution nouvelle n l prise par les plénipotentiaires était juste et même elle | i faisait preuve d'une réelle haoileté. La préoccupation P< , constante de la conférence en fixant les limites des deux pays, avait été do fortifier la Hollande, de laisser en sa possession les points stratégiques importants et ■ de la rendre ainsi capable de résister à une invasion 3 éventuelle de la France. Vï ; et . A la lumière de quels principes la Conférence ^ de la paix qui va s'ouvrir examinera-t-elle les gi mêmes problèmes? Nous le saurons bientôt, fc Mais qui pourrait blâmer la Belniqae, au Sortir - dn-érame effroyable o(i elle a failli laisser la % - vie, d'exprimer l'espoir que, « au nom d'un in- je ; térêt général considérable », l'Europe fixera j,, i ses frontières de manière à « la rendre capable v( - de résister à une invasion éventuelle de l'Aile- |a ; magne » ? et Tout en respectant ce point de vue de notre [•, sécurité, est-il impossible de régler cette question sans fouler aux pieds les principes du pré- r( sident Wilson, comme d'aucuns le prétendent? « ti REVUE DELA PRESSE X^e meeting «les trois ministres» — Sous ce titre, on lit dans 1' « Etoile belge » : On annonce un prand meetinfj socialiste qui aura lieu jeudi à Ja Maison du Peuple et. dont l'ordre du jour est ainsi conçu : « Commentaires du discours du Trône ». Orateurs : MM. Vandervelde, Anseele et Wauters. Voilà certes un meeting qui ne peut manquer de piquer la curiosité de tous. Le programme du gouvernement demande donc à être commenté, et ce sont trois membres du gouvernement., et' non des moi^s influents, qui se chargent des commentaires. Trois 1 ministres vont donc développer devant leurs partisans le programme ministériel. Cette méthode est assurément nouvelle, du moins chez nous, et sa première application promet de ne pas être banale. 11 se peut taire, en effet, si bien entendu ce meeting " n'est pas un meeting platonique où les auditeurs f>nt ' la bouche cousue, mais un vrai meeting contradictoire, que certains auditeurs soient, comme nous, dé- , sireux d'être éclairés sur les points que les discours Earlementaires ont laissés dans l'ombre. Dans cotte ypothèse, on posera certaines questions aux nouveaux conseillers de la Couronne et ceux-ci ne pour- ' ront pas s'empêcher d'y répondre ; mais leurs répenses < (1) Libnirie Dewit, Bruxelles. seront-elles faites au nom du cabinet et dans quell< mesure rengageront-elles ? Trois ministres parlan i devant leurs électeurs se déboutonneront peut-étr 3 plus facilement que le chef du cabinet n,e l'a fait à 1: Chambre, devant les députés. Il y aura sans douti 1 beaucoup de monde à ce meet ing, C'est qu'il ne s'agi e pas seulement de savoir quelle est la significatioi pratique de certaines phrases du programme gouvei u nernental : l'occasion nous parait bonne encore-pou amener les trois ministres socialistes à s'exnliquer su S l'article publié par 1 c Paqilc et consacré à la lutte de g classas. Cet article renferme aussi quelques point obscurs, et pour peu que ces messieurs soient en vein a d'explications, ils pourront l'aire d'une pierre deu: ê coups. Comme ministres, ils expliqueraient les déclï . rations du gouvernement, ot comme membres du co' I seil général du parti ouvrier, ils expliqueraient 1 manifeste sans signature publié dans le Peuple» LE ROI A ETAMÏÏE. " La l'ace qui fera peur aux. Relges on «jui les asservira n'existe pas encore- » De notre correspondant, le 2 î Namur a acclamé ce matin, avec un enthousiasme délirant, S. M. le Roi. Hier après-midi, le comte d'Oultremont avait informé le baron de Gaiffier d'Hestroy, président de la Députation permanente, que le Roi ferait aujourd'hui visite à la vieille cité namu-roise. Le baron de Gaiffier en informa M. Procès, bourgmestre, et le conseil communal, réuni d'urgence, arrêta les détails de la réception.lille fut très simple, cette réception, mais elle fut débordante d'intense loyalisme et de vibrante affection. A 10 h. 1/2, les autos de la Cour amenaient à Namur, au faubourg de Sainte-Croix, le Souverain et sa suite. Dans la première, le Roi en petite tenue de général en chef, et le lieutenant général Jung-bluth. Dans la suivante, le lieutenant général Michel, commandant la le D. A., les aide3 de camp et officiers d'ordonnance. Sa Majesté est reçue par le baron de Gaiffier et M le bourgmestre Procès. Celui-ci lui adresse quelques mois do bienvenue, auxquel- le Roi répond. Puis, s'adressant à M. de Gaiffier, Sa Majesté lui rappelle qu'il veut visiter une œuvre au cours de sa visite, et elle ajoute : « .le viens aussi pour voir et pas seulement pour être regardé, je veux regarder moi-même. » Après, cette première 'réception, le corlégc royal traverse la ville pour se rendre au théâtre, où (l'hôtel de ville ayant été détruit par l'incendie allumé par les Allemands) le conseil commun 1 doit être présenté à Sa Majesté. Toutes les maisons ont leurs "grands pavois do fête. I.a foule est immense, envahissant les arbres et les toitures. Les cris de « Vive le Roi » I fusent de toutes parts en une clameur assourdissante. L'ovation ne discontinue pas. Chapeaux et mouchoirs s'agitent. Les enfants des écoles font flotter allègrement leurs drapele s. : C'e^tuncoup d'œil merveilleux, un admirable ! spectacle d'enthousiasme et do sincère émotion. Au théâtre, le Roi est complimenté par le ! bourgmestre. 11 lui répond en rendant hommage à la population, ainsi qu'à la quatrième ! division d'armée et aux forts qui, en aoiU 1814, pendant quatre jours, tinrent tète à des forces i quatre fois supérieures. « Grandes, dit-il, ont été vos souffrances. Vous avez été les premiers à subir les désastres de la guerre. Trois armées t entières, parmi les plus formidables que le ' monde ait connues, se sont déchaînées comme un torrent dévastateur sur vos belles régions si [ prospères. Le mot d'ordre était alors dans l'armée allemande de se mo'nlrer brutal. C'était même un système : il fallait terroriser les civils pour faire finir la guerre au plus vite. Ce que 1 turent les exactions cummises, nous le savons. | Mais ce sera l'éternel honneur de nos vaillantes ! populations d'jvoir opposé une indomptable résistance à l'envahisseur. Celui-ci s'était gros-| sièrement trompé. Il ne parvint jamais à terro-1 riser nos compatriotes. La race qui fera peur aux Belges ou qui les asservira n'existe pas. encore. » Ces paroles sont accueillies par un tonnerre d'acclamations. Le Roi se fait présenter les conseillers et ' plusieurs personnes. Citons dans le nombre ■ M. l'éehevin Golenvaux et M. Marc Wasseige, ' lous deux condamnés à mort par les Allemands. Sa Majestése rend ensuite au local du Comité ; provincial de secours et d'alinr ntation. Cette belle œuvre, qui concentrait toutes les œuvres ; namuroises, est celle que le Roi tenait â visiter pendant spn séjour à Namur. Le baron Albert d'Huart, président, en remerciant le Roi, lui dit comment le Comité provincial fut toujours un centre patriotique, recevant, malgré tous les obstacles, le mot d'ordre et l'exécutant. 11 rappelle que la province de 1 Namur fut, après les lignes du front, la plus 1 éprouvée par la guer'O. On y compta, en août 19U, 5,500 maisons incendiées, 2,100 personnes fusillées. Plus tard les Allemands déportèrent 20,000 de nos ouvriers pour les forcer à travailler en Allemagne; ces braves résistèrent et ■ beaucoup suecomèrent aux privations. Le dé-: voué président fait/acclamer longuement le Roi. ' la Reine et la famille royale. Le Roi le remercie et dit son admiration et' sa reconnaissance pour ! l'œuvre du Comité. Enfin, S M. se rend â la cathédrale. Elle y est ; reçue par Mgr Ileylen, évêque de Namur, entouré de'son chapitre. Mgr adresse au Roi une patriotique allocution. S: M. répond, puis, avec notre vaillant et bien-aimé prélat, va prier quelques instants. C'est le dernier épisode de la visite de notre Souverain à Namur, visite au cours de laquelle-la population tout entière lui a clamé de tout son cœur son respect, son admiration, son affection. o A Tordre dn jour de l'armée. Viennent d'être cités à l'ordre du jour de l'armée : M. Jalet, E.-J., lieutenant-oolchiiel d'état-major, officier d'ordonnance du lloi, officiel-supérieur d'état-anajor d'un mérite exceptionnel, a fait prouve pendant toute la campagne des plus belles qualités militaires. A rendu des services très importants aiu commandement de l'armée 'et a coopéré -ainsi, dans la plus large mesure, a>u succès des opérations. M. Proud'homme, L.-N., major-adjoint d'état-major, officier <Tôr3onnance du Roi, officier supérieur de çramd mérite, a donné pendant toute la durée de la campagne des preuves de dévouement, d'activité et de oaurage. A rendu de grands services en assurant dans les circonstances les plus difficiles la liaison entre le commandement etl les troupes. s La M'pisiiii 1 il SSTVlCB tilllii!. il-- ■■ tir S ELLE SERA LONGUE & DiFFiCiLE rio Des circonstances multiples rendent particu-licrement ardue la réorganisation de ce pré-cieux auxiliaire de la vie économique. le Les communications sout rétablies avec un certain nombro do villes belges, mais seules les autorités militaires en disposent. Les relations téléphoniques sont rétablies aussi, en partie tout au moins, entre les ministères, les ambassades, les services publics, pos-i tes de police, de pompiers, etc. Viendront ensuite les grands établissements financiers, pui», dans l'ordre de l'importance de ?" leurs affaires, sans doute, les particuliers. "" Peut-être la ville sera-t-elle desservie plus tôt qu'on le pensait. Les obstacles à surmonter résident non seu-u_ lemerît dans le manque de matériel et la difficulté île s'en procurer, mais aussi dans la pénu-j|t rie de la main-d'œuvre. Nombre d'ouvriers jadis 5j_ lixés dans la capitale hésitent à y reprendre 0j domicile, par suite du coût élevé de la vie; u_ d'autre part, ils ne peuvent songer à regagner ,0_ chaque jour leurs pénates. Quant au personnel actuellement en service, il travaille avec une noble ardeur. De plus, le cénie belge et un cer-^ tain nombre de téléphonistes français assument lle la tâche de rétablir les circuits entre les princi-.j. paux centres du pays. Quant au tarit, ce sera, très probablement, à celui de 1914 plus, uue majoration de quarante e_ pour cent. Si, comme on l'a fait prévoir, le rétablisse-jje ment régulier de tout le réseau peut exiger denj années d'eilorls, on ne sera pas privé du télé-phone pendant ce laps de temps; il sera remis de progressivement à la disposition du public. 9 L JOURNÉE ï.e Roi a reçu en audience de congé Mgr Locatelli, archevêque de Thessalonique, nonce apostolique â Bruxelles. AI. le ministre de 35roqneviIïe est parti mardi après-midi pour Anvers afin de rég'er avec l s autorités civiles et militaires de la province, le rapatriement des réfugiés belges 1 séjou-aant en Angleterre et en Hollande. • M. Gérard (lî.-A.-J.), secré'aire général honoraire au ministère des chemins de fer, est nommé; par arrêté royal de ce jour, membre du conseil d'administration de la Société nationaledes chemins , de fer vicinaux. « M. Hoover, ministre américain du ravitaillement et fonda-; teur de la « Commission for relief in Belgium » ' arrivera à Bruxelles samedi prochain. U sera ; reçu à 3 heures par le conseil communal. | M. le bourgmestre, interprète de la popula-, tion, dira à M. lloover toute sa gratitude pour ^ l'intérêt qu'il n'a cessé de lui porter pendant l'occupation et lui décernera, ainsi qu'à M. ^ Brand Whitlock, minisire des Etals-Unis, au i marquis de Villalobar, minisire d'Espagne, et \ à M. van Vollenhoven.î chargé d'affaires des > Pays-Bas, le titre de « Bourgeois de Bruxelles ». D'autre part M. lloover apprendra que l'Uni-; versité de Bruxellet lui a conféré le titre de . docteur « honoris causa ». [ A l'issue de la réception du conseil commu-. nal, le ministre des Etats-Unis assistera, du P balcon de l'hôtel de ville, à une revue des éco-j les sur la Grand'Place. Dimanche, le Comité National offrira un di- > ner à M. lloover dans les salons du Concert Noble, rue d'Arlon. I Le ministre américain sera, lundi, l'hôte de , M. Delacroix, président du conseil, et le programme se terminera par une soirée artistique ' au théâtre de la Monnaie. £,e retour de nom Internés i en Hollande Ainsi que nous l'avons annoncé, M. Masson, ministre de la guerre, et M. Franck, ministre ' des colonies, se sont rendus, hier matin, à • Capelle, au nord d'Anvers, pour y recevoir le " premier groupe de soldats belges* internés en ' Hollande et rentrant au pays. ; Ce groupe se composait" d'un millier d'hom-; mes, de vieilles classes en majorité, d'hommes : de l'ancienne armée, vêtus encore des uniformes ; de jadis, de capotes usées, déteintes; et leur 1 foule faisait contraste avec celle de nos jeunes soldats en kaki qui leur présentaient les armes. ' M. Masson les a harangués en français. 11 a " dit que le pays savait leur rôle crâne, les ser- • vices qu'ils avaient rendus pendant le siège ! d'Anvers, leurs longues souffrances, et leur rendait hommage. M. Franck leur a ensuite parlé en flamand dans le même sens. r Ces hommes ont pu partir vers leurs foyers. ; Il en rentrera chaque jour un millier — ils sont, [ on le sait, vingt-cinq ou vngt-huit mille. Il ' leur est accordé un congé de dix jours, après • lequel ils seront concentrés dans les environs de Furnes. Ils seront libérés lorsque les nou- ! velles classes seront instruites. f Us sont généralement bien portants. Presque 1 tous ont travaillé régulièrement en Hollande. ■ Ensemble ils rapportent un pécule d'environ six millions de florins. La Ugue «le» I*atrîotes <ïe JBelgique en Angleterre ! prépare son retour en Belgique et, d'ici peu, plu-. sieurs membres du comilé directeur seront S Bruxelles où ils installeront leurs services. Fondée à Londres dès la première année de guerre; la Ligue groupa les Belges exilés, assura la cél- bration de nos anniversaires nationaux, multiplia les assemblées patriotiques non seulement à Londres, mais par tout le Royaume-Uni. Elle tint à honorer les tombes de' nos héros morts en Angleterre et de nombreux tous-comités lui falieitèrent toutes les initiatives patriotiques. Installée à Bruxelles, elle compte, dans sa séance inaugurale, remettre au général I.eman un album et proclamer le cardinal Mercier, le bourgmestre Max et le général Léman nrésidenls d'humeur de la I.imm a— ■ O ■ ■— Un Conseil d'honneur 8 sera terni au ministère des Sciences et des Arts jxmr examiner la situation des fonc-' tionnaires qui ont travaillé sous le régime allemand. Ce Conseil, composé d'un ma-. gistrat, d'un haut fonctionnaire du dépar-i tcme.nl et d'un fonctionnaire par province, fera rapport au ministre sur les cas dont ;u- il aura eu à s'occuper. :é- , un te ministère des Affaires économiques Ig. sera installé place Royale, dans l'immeuble où les boches avaient «établi le service . des passeports ; le Cabinet du ministre, 20, . rue de la Loi.. * DS- M. Anseele,minisire des Travaux publics, Its quittera, mercredi, Bruxelles pour la West-de Flandre. Il visitera particulièrement Bruges, Zeebrugge, Ostende, Nieaiport, Ypres, lus Cou mai et examinera la situation au point de vue des travaux à exécuter prin->u- eipalement aux routes, aux voies na-viga-111- bles et aux ports. lu_ MM- Lambin, chef du cabinet, Vinck, }js Béco, Gheude, Van Overbergh, Walin et |re Van Ganshergit l'accompagneront.. ie; ♦ 1er (.es exactions <ln gouvernement iel alleiuamt ci ta EiajKjuc Nationale. tne Le Cons il d'administration de la Banque er- Nationale a adressé au Roi un rapport qui rap-înt pelle quelques-unes des vilenies commises par ci- les autorites boches à l'égard de notre grand établissement financier. nt, Dès que commença l'invasion, au mépris de ute la prolectiou dont jouissait la Banque Nationale, société privée, par la Convention de La Haye se- du rs octobre 1907, qui déclare intangible inx l'avoir des banques p'ivées, l'autorité militaire lé- allemande s'empara des fonds qui reposaient nis dans les agences de province. Le 12 août, jour du combat de Ilaclen, l'encaisse de l'agence de Ilasselt, forte de deux millions de francs, fut enlevés à l'agent, sous la menace du revolver. Le 13 aofit, à Liège, les troupes allemandes saisirent plus de six nvllions à l'agence, et n'épargnèrent pas davantage l'encaisse des ban-ques privées. ar- On s-i trouvait sous le coup d'ordres systéma-[ue tiques menaçant tous les sièges de la Banque Nationale, et, à mesure que l'invasion s'accomplissait, les faits justifiaient'cette appréhension. ue A Iluy, à Charleroi, à Dinant, à Nivelles, à d,. Ath, à Mons, à Gand, des officiers allemands de sommèrent, toujours sous menace de mort, les *es agents de la Banque de livrer le contenu de 5 leurs coffres-forts. Dès le 12 août, la Banque avait adressé à M. do Belhmann-Hollweg un télégramme pro-■'f1 testant contre cette violation de la Convention m~ de La Haye et réclamant la restitution immé-ar diate des s'ommes saisies au mépris des traités. . Cette protestation n'eut aucun résultat; — lns heureusement, la Banque Nationale, après les premières alertes, avait envoyé l'ordre i ses agents de transporter immédiatement leur en-'r» caisse à Anvers, ce qui permit de sauver en :la" grande partie les fonds menacés. La succursale a " d'Anvers fonctionna pendant toute la durée du ;ra siège ; elle fut ensuite successivement installée à Anvers et au Havre, tandis que l'encaisse métal-la" lique, ses valeurs, ses stocks de billets étaient, mr par ordre du gouvernement belge, envoyés à 1IJt Londres et déposés à la Banque d'Angleterre au M- nom de la Banque Nationale de Belgique. au Cette situation ne fut pas sans dépiter les el autorités allemandes, qui menacèrent de former ies la Banque dans toute la Belgique, si la direction '?■ ne faisait pas revenir de Londres à Bruxelles ttJ" les valeurs déposées à la Banque d'Angleterre. "e Mais le rapatriement exigé par le gouvernement allemand n'eut pas lieu, le ministre des finances 'l1" s'y étant opposé. du . co- K.es troupe» française» passent toujours. ert Mardi matin, ont défilé à Bruxelles devant le général Serrigny et son état-major, les chasseurs de alpins, delà 77ë division, 3:3e corps. Ces braves ro- ont été recru'és, pour la plupart, dans le Nord me de la France. Nombre d'entre eux, originaires de Tourcoing, Lille, Roubaix, Armentières,n'ayant rien retrouvé de leurs habitations, ont rencontré dans notre capitale maints de leurs proches réfugiés. Un de ces vaillants soldats nous dit : « Vous on> pouvez c rtifier que nous aimerions mieux res-,tr? ter à Bruxelles. Nos évacués y ont été si bien a reçus et nous-mêmes y sommes choyés. Ce se-le rait autrement agréable d'être parmi vous que en d'aller chez les boches... » m- Six cent» soldai» l>elges ies sont soignés, pour l'heure, â l'hôpital militaire. :ur Un peu de vin leur ferait du bien. L'tiôpital en ies est totalement dépourvu. es. Une personne charitable nous écrit que pour 1 a donner le bon exemple, elle vient de leur en er- faire parvenir 300 bouteilles. Et voilà un bien bge beau commencement. îur Nous prions ceux-là dont la cave est encore lite bien fournie — et il y en a encore, grâce aux petits jeux de cache-cache joués avec les Allers. mands — d'écouter leur bon cœur et de venir nt, en aide à nos petits soldats de l'Yser, qui ont 11 offert si vaillamment leur vie pour nous, rès Prière de joindre nom et adresse à l'envoi. >ns )U- Le devoir social de demain. l,le Le R. P. Rutten, directeur des oeuvres sociales "?• de l'archidiocèse, a traité cette question diman-SIX cite au Cercle St-Capistian. Le courant démocratique est si violent qu'il ne faut plus songer à y résister. Le peuple est-il prêt à tous points de vue à coopérer à la gestion des affaires publiques ? Oui, dit le P. Rutten; mais l'éducation, rc qui était jusqu'aujourd'hui trop individualiste, ilu- doit avoir un plm large sen» social ; on devra t ît rciigircontreceuxquivoudraientcompromettre, par des aueslions de partis ou de personnes, la de réalisation (tes projets sociaux, préparés de ara longue main par des spépiabstes et qui seront ux, demain déposés sur le bureau fié la Chambre ; de- il faudra se souvenir de ce que la liberté — qui ni- doit aider au triomphe de la justice — a été trop ros souvent confondue avec la licence; il est, enfin, us- urgent de multiplier le nombre des cercles ves d'études pour ouvriers et employés, de songer 'te, à raffinement de la'main-d'ceuvre. En un mot. ral la valeur intellectuelle et la valeur technique cr- doivent être illustrées par la valeur morale, lan Telle est la thèse que le R. P. Rutten développa <*»!■ (H 1/\nrriiavY*nrit nr\r\Ionrlir ^ ir Un insigne »péei;tl pour nos r;;r«riîîé» de la guerre. 11 existe, vous l'avez déjà vu peut-être à la boutonnière de quelque brave garçon revenu de j. là-bas. Vous le verrez plus souvent encore r_ quand reviendront au pays tous nos glorieux mutilés de l'arrière. Mais, si vous n'èles avertis, it. vous ne le reconnaîtrez pas, vous le prendrez pour l'un quelconque do ces nombreux insignes patriotiques dus à l'ingéniosité de nos artistes. Il ne faut pas qu'il en soit ainsi. C'est pour-'s quoi soyez avertis. L'insigne spécial se compose d'un large bouton portant au-dessus : « Belgique-België», au-des-ous, nos trois couleurs ; au ' centre, le Lion Belgique ajouré tenant le glaive. 11 a_ été créé par un arrêté royal du 2,ï avril 1917. Sont autorisés à le porter ceux qui ont été s réformés par suite d'une incapacité provenant j. de faits de guerre. Jo l'ai vu ce matin à la boutonnière d'un de s, nos braves, qui s'est montré, je dois le dire, ai quelque peu morfondu de mon ignorance, i- En vérité, il a raison. Nous ne devons rien »- ignorer de nos héros. Nous avons largement fêté nos soldats sous les armes. Fêtons aussi, c, fêtons doublement ceux qui nous reviennent ^t diminués dans leur corps, mais grandis dan# leur âme par leur vertu el par leur souffrance. « î. Aux chemins <ïe 1er. ie Notre railway national reprend vie au jour le >- jour. Outre les détails d'horaire déjà donnés, ir des trains seront mis en marche : ,d Au Nord, à S h. 50 et 16 h. 05 pour Ostende. 9 h. 30 et 17 h. 30 pour Namur. le Départs pour ; ?, Ostende via Malines - Tcrmonde : 6 h. 50; e Liège (arrêt : Louvain, Tirlemout, Lauden, le Waremme), 7 h. 10 ; Anvers (arrêt partout), •e 8 h. 40 et tC h. 20. it Trains pour ouvriers et autres vovageurs : Alost (arrôt partout) 19 h.; Malines (arrêt i- partout), 1$ h. Of. 1- Arrivée de : Alost, 6 h. 59 ; Malines, 7 h.; la Anvers, 10 h. 40 ; Ostende, 15 h. 20. Au Midi : Départ de Bruxelles-Midi pour :s Charleroi, 6.30; Brainc-le-Comte, 7.00; Haine i- St-Pierreviâ Braine-le-Comte, 14.10; Braine-le-t- Comte, 14.25; Charleroi, 14.00. Arrivée à Bruxelles de ; Braine-le-Comte, 8.S0; Haine St-i- Pierre, 8.45; Charleroi, S.58, 16.58. ie Les trains pour Namur s'arrêtent aux stations ^ intermédiaires suivantes : Etlerbeek, \\'at.-r-i. mael, Boitsfort, Groenendael, La Hulpe, Genval, à Rixensart, Oltignies, Mont-St-Guibert, Chastres, ls Gembloux, St-Denis, Rhisnes, Namur. ή Le public est informé de ce que â partir du mardi 3décembrel91Slesbilletspourvoyageurs . civils en de tinaiion de Bruges et au delà seront distribués de 13 à 15 il. la veille du départ du ~ train jusîjii'à concurrence du nombre de places , disponibles. Aucun voyageur ne sera admis au delà de ca nombre. La distribution se fera aux guichets donr.ant sur la salle des bagages, rue du Progrès. i- — ♦ n ie 5>etenae d'exporter du Iln„ lTn arrêté royal, publié au « Moniteur » de C4 • matin, prohibe provi oiremeilt pour toutes les , frontières de terre et de mer, l'exportation et le ." transit, pour quelque destination que ce soit, du ^ lin et des filés de lin. L'apothéose du maréchal Foch à Strasbourg. Devant la slaliie de Kléber el â h Catbédrala Quand le maréchal Foch fut entre dans Strasbourg reconquise, il s'avança jusqu'en faoe de la statue de Kléber, l'illustre général de la Kévolut/iion français®, et d'un grand geste salua de &an épée- Alors musiques et régiments remplirent en cadence le vaste carré do leurs chants de gloire et de leurs profonds «alignements. Dans 1c. cadre de pierres roses, dans l'atmosphi. *e ouatée de brume, les uniformes bleu horizon avaient une singulière douceur.Les dx drapeaux des six régiments présents, « 1 rjt-çpeaux fanés et troués dans les rùdes et très récents combats, se placèrent devant la statue de Kléber à laquelle le maréchal faisait face. Quelqu'un apporta alors à Foch un sabre qu'on tira d un>e envel-op-pa de soâe verte. C'était le propre sabre <ie Kléber que la ville de Strasbourg lui avait jadis offert, arme magnifique à la ^oi^i-ee d'or ciselée, à la lame damasquinée, au fourreau oourbé enrichi de gemmes précieuses. Ce sabre historique était resté nar héritages successifs dans une famille alsacienne qui l'osfirait au vainqueur des Allemands. Foch en fera hommage à son tour au musée de Strasbourg. Il passa le baudrier de velours rouge sur son épaule droite, assujettit l'arme à sa main gauch» et commanda : « Garde à vous S » Les tambours et les clairons reteutirentj puis c« , fut un ordre bre>f et la sonnerie : « Au drapeau! » Le maréchal Foch tira du fourreau le sabre de Kléber et salua les drapeaux victorieux. La foule, qui avait tout compris, vibra tout entière. Six musique» jouèrent ensemble la « Marseillaise », et ce fut vraiment l'apothéose, l'élan passionné des cœurs, l'élévation des âmes, la communion française dans un formidable hourra qui dura cinq minutes. Le maréchal Foch s'est ensuite rendu S la cathédrale, où il pria et remercia Dieu. La foule connaissait les sentiments religieux de celui qui acheva la défaite des Boches et ramena l'Alsace à la Franco. Elle remplissait les vastes^ nefs et la cha-pelle. Le chapitre tout entier reçut le maréchal au portail et le conduisit à un magnifique prie-dieu placé au pied des marches de l'autel illuminé et entouré de drapeaux français. Les prières furent dite» par trois officiants revêtus de chapes d'or d'une richesse merveilleuse- Un choral chanta les plus beaux chants de la liturgie catholique. Foch, très ému, s'abîma «un instant dans la prière. Quand le maréohal redescendit la gran^ de nef jusqu'au portail, la foule entonna •un cantique à la gloire de la France avec un accent si passionné, une ierveur sd profonde, (yuc la cathédrale tout entière semblait crier vers le cul sa foi chrétienne et française. Emouvante minute de pureté e# de grandeur l

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