La Libre Belgique

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24 November 1918
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10 Centimes le nur. Dimanche 21 Novembre 19Î8. "N.Ï787 REDACTION ET ADMINISTRATION 2 BRUXELLES 12, Moiitague-auv-lIerbes-Potagères, 12 ,.Les annonces sont reçues exclusivement au bureau kteH'ounwl. rue Montagne-aux-Herbes-Potagères, 12, kix l'Agence H a vas, place des Martyrs, 8, à Bruxelles LA LIBRE BELGIQUE ANNONCES : DE\f \NDES et OFFRES D'EMPLOIS et de SUJETS, * là3 lignes . . i.oo Chaque ligne supplémentaire 0.40 PETITES ANNONCES : la ligne. . . • • • °®° RECL AMES avant les annonces :1a ligne ^ ^ FAITS DIVERS : la ligne. . . . 6.00 6.0 ^ ^ MECROLOQIES : la ligne Régime Byzantin Clheure est là où l'on doit tout dire. La ^restauration do la Belgique doit se faire dans la vérité. A aucun moment plus qu'au milieu des heures tragiques que nous avons vécues, la lumière n'est apparue plius éblouissante à (bous ceux qui ont su voir et comprendre. Les émotions poignantes, l'angoisse ter-rifianto des réalités, les soucis, l'éveil au fond^ des consciences du sens des responsabilités ont dressé clans leur mesquinerie les petitesses du passé* Déjà avaiub la guerre, ceux «qui réfléchissaient; prenaont souci de l'impuissance où était tombé le régime parlementaire. L'heure n'a-t-elle pas sonné des confessions sincères, des contritions parfaites et des lé-^flutions viriles1? « Le régime était atteint de deux tares es-B&tiéllea : le sectarisme et l'électoralisme. ^ Le sectarisme, résidu de haines séculaires, est une étroitesse d'esnrit qui voile l'intelligence, au point de lui ôter les notions élémentaires de justice et dp respect réciproques. Nous n'entendons ici excepter personne, car le sectarisme est de tous les partis. Quelle qu'en soit l'origine, qu'il naisse de l'instinct de domination ou d'un souci de défense, il traîne après lui le parti-pris et les invincibles suspicions. Ainsi Ton marchait sans contact dans la rancune et la défiance, au plus .grand dam des intérêts majeurs de tous, sacriifiés à ces divisions misérables.L'œuvre est noble de ceux qud ont rêvé d'aboiir cette pestilence et de rapjprocher gx>ur les unir toutes les âmes fières et généreuses qui veulent fermement le bien général.Fasse Dieu qu'ils y réussissent! Il fcuudra pour cela persuader tout le œaondo do l'obligation a'être juste. Si l'on **t certain de posséder la vérité,il faut sa-■»oir respecter ceux qui pensent dii£férem-fnent. Chacun a le droit imprescriptible de vouloir pour soi-même et pour les siens le libre développement de ses croyances et d'en avoir les moyens.Il est iniiqiue de créer des catégories, de disposer partialement des (ressources que tous contribuent à créer, de donner tout aux uns, rien aux autres, et de faire ainsi des parias et des déshérités. Autre chose est la thèse, autre chose l'hypothèse. Notre vie se meut au sein des contimgen-oes. Il faut en tenir compte; sinon, c'est le malaise et le désordre. ITinira-t-on ipar le comprendre 1 Un autre vice, c'est l'électoralisme, la (flatterie des intérêts égoïstes comme moyen d'action et d'influence- Mal général «aussi, dont la forme la plus oo.uranfce est, i rpour les partis, de se l'imputer réciproque-j ment1. La «paille ot la poutre. Que d<- mal cette aberration nous a fait. Nous n'en prendrons qu'un seul exemple; la question militaire. . , , j.;.,.. TUla touche à bous les interets partiou linrs Si le service militaire est Me eharse, °e,t a'ussi une gêne, une miisatnee pour qui n'entend que ses préoccupations égoïstes Ivlais ictu'importent ces m/imiMes au re gtrd dt l'existeice et de la grandeur de la P«sLne n'a su se faire réduoate^ des masses pour les élever au-dessus de ses B6Tous6kï p^rtis?^u3contraire, les ont sur-exci^s icour combattre leurs adversaire. ?E une arme de ces aberrations. aaâ352rw^$ç lu Sent incapables de les accomplir- Ils |£»XMïfcb-SW*MT s=rr»ssrc| KUSm li. ««»<». d~ •g&Ste&XZ - » CSI1 fauT faire au pays une mentalité saine Lauit q.ue les ci y ^admiration d ^ soient t"la tuteur de l'honneu B tiœ ttss: f. qui constituent, la guerre 1 a démontre, 1 riche patrimoine, que les aberrations jadis rendaient improductif. La droim te (rosiits. Les Rois: Ceux qui s'en vont; ceux qui demeuren r Si l'institution royale avait disparu depuis qu'il £ aemo,\e do dire que les Rois s'en vont, îlyahei temps quelle no serait plus qu'un souvenir . Europe. Depuis la guerre, lo czar Ferdinand de Saxe-C fcour}; et Constantin de Grèce ont quitté le trôr mais Constantin et le czar de Bulgarie ont été s l'heure remplacés par leurs fils. Avec le czar de Rr sie, le dernier des Itomauow couronnés, c'est tout ^ régime qui s'est effondré. sans résistance aucune. Terreur règne en son Iùupire, de par le plus horril complot anarchiste; l'abdication du Czar Nicolas 'a précédée, — comme le jugement do Louis X précéda la Tcçreur en France. Fin de régime ! M; après l'exécution odieuse de Louis XVI, laliévoluti fut dessouilléc par un officier de fortune qui. api avoir promené ses. aiglesj av-?c le fer et le feu, à t] .vers l'Europe, fut lui-même relégué, prisonnier t de Louis XVI fut ramené'dans'le Palais do ses pères, son trône étant superposé au trône de celui qu'il de vait considérer comme un usurpateur. L'histoire, sous ce rapport, ne va-t-elle pas recommencer en Russie? Constantin, roi de Grèce, s'était rendu~impossible, ayant manqué à ses obligations d'allié, d'obligé et de roi constitutionnel : il avait méconnu son traité avec la Serbie, la reconnaissance due aux trois puissances marraines du royaume do Grèce, le devoir d'un roi constitutionnel qui est do s'incliner devant la volonté légalement exprimée do la majorité parlementaire. Beau-frère du Kaiser, il marchait à. l'ombre do son casque. D'un coup demain, les Alliés l'expédièrent à Lu-gano, sauf a introniser à sa place son propre fils. Ferdinand de Bulgarie a volontairement abdiqué Pour se venger de la Serbie, alin de réaliser ce qu'on appelle à Sophia « le rêve bulgare », il adhéra aux Puissances Centrales. Il tourna le dos à la France pour monter dans l'automobile des deux empereurs. La partie finit mal. Sous l'empire d'un revirement absolument irrésistible de l'opinion, la Bulgarie implora la paix, à la lettre; Ferdinand fit à l'alliance jurée aux Puissances Centrales tous les sacrifices en son pouvoir. Il déposa ce sceptre qu'il avait mis trente ans à forger. Crise d'Eta? ! Non pas. Sans difficulté le fils succéda au père. En Roumanie, la Couronne ayant contribué notablement à faire déclarer la guerre et celle-ci ayant donné lieu aux pires désastres, il y avait à craindre que la Dynastie ne fût; condamnée à subir le contrecoup des événements. La Reine, en particulier, était incriminée. Les Roumains, sans distinction de partis, demeurèrent fidèlos et unis autour de la Famille Royale. Phénomène que l'histoire expliquera en l'admirant, car, jusqu'à présent, vu le torrent des faits que l'actualité apporte constamment, on n'a pas examiné suffisamment ce désintéressement du peuple roumain devant les causes et les effets de la défaite, ce ralliement général do tout un peuple malheureux, durement éprouvé, autour de ses souverains. La Royauté, en Italie, n'a jamais été mieux affermie malgré les hécatombes, les pertes, les raines-VictorgEmmanuel tient simplement mais solidement son peuple en main. Qui aurait, le soir de certaines débâcles, pronostiqué qu'un mouvement révolutionnaire républicain n'aurait ^as paru braver dans l'invraisemblable; cependant il eut donné tête baissée dans Je faux. A diverses reprises, sur des menaces "ou sous des secousses intérieures plus ou moins favorisées par une action que l'on prétendait procéder du dehors, d'aucuns ont éprouvé quelqu'in quiétude pour la solidité du trône d'Alphonse XIII. Le temps a passé, l'inquiétude s'est dissipée. La reine Wilhelminna nouvelle souveraine à l'image de Victoria la Sage, a traversé cette période de vacillations intérieures et de dangers à la frontière avec un calme viril, s'appuyant sur songouvernement et sur son peuple. En Serbie, la famille régnante a combattu avec ténacité dès le premier jour, prenant sa part des immenses douleurs de la nation : rien, jamais, n'a paru do nature à mettre en doute l'accord parfait entre la Couronno et lo peuple. môtite divers/ ïTen va tout différemment. Le vieux trône des Habsbourg s'est écroulé on grande partie par suite des antagonismes de r&ceset de nationalités : les horreurs de la guerre, les embarras économiques ont causé la secousse finale. Lo jeune Empereur Charles a été victime d'un iléau qu'il n'avait pas déchaîné. Son prédécesseur François-Joseph avait 84'ans quand Tisza, de son aveu, lit lancer l'ultimatum tatul, inspiré- ou préparé à Potsdam. Quand il mourut, il y avait deux ans que le monde était à feu et à ûammes, le Kaiser n'avait plus quitté sa demeure, le peuple autrichien n'avait plus revu sou Kaiser-sauf une fois, lors de ia reprise de Lemberg, quand il se porta spontanément à. Schônbrun pour acclamer le vieux souverain François-Joseph parut alors au balcon, entre la femme et le fils du prince héritier Charles. Moment de silence et d'émotion ; moment rapide. Le peuple de Vienne ne connaissait plus le Kaiser que par les imar ges. Dans le grand paro du cllàteau construit pfti Marie-Thérèse, en un petit jardin réserré a François Joseph, il n'était pas rare avant la guerre do lo voir se promener,surtout le matin; depuis on avait fait le vide autour de l'appartement impérial. Une doubla paire de rideaux de dentelle voilait les fenêtres de la chambre d'étude du vieillard. Derrière cette pièce une chambre à coucher avec un petit lit de camj en fer. Un domestique, presque aussi usé qu< son maître, le servait dans un silence absolu, prescrit 1 par le médecin... Dieu pèse les responsabilités; est-i permis de croire à la responsabilité de François-Josepl ; en 1914et depuis! Question. SK-tt* L'Allemagne semblait organisée pour être le der ; nier rempart de l'institution monarchique. Les béné 1 ficiaires d'icelle l'ont perdue. Ils se sont joués des pec 1 pies, de leur loyalisme, de leur patriotisme, de leu cupidité ; quatre années durant, ils les ont intoxiqué de vaine gloire, de promesses fallacieuses, ils ont ;ei 1 tretenu une atmosphère de mensonge, de haine, d'il fatuation. Au lien de contenir la Prusse, ils l'oi [ aveuglément servie, et. là. Prusse, c'était Guillaume i avec son chœur d'annexionnistes, de pangermaniste 1 de grands industriels et de Junkers. Le vieux roi <: i Bavière, en 1915, s'écria au Cercle Maritime allemanc i « Quand j'appris que la guerre était déclarée, j eus u r sursaut de j'oie : enfin! nous allions avoir accès à mer... ■> Quel aveu! Quelle conscienceI Maintenan - les voilà tous à terre. Il est très douteux qu'ils se rel 3 vent. Mais l'histoire ade ces surprises... e Du roi d'Angleterre et du roi des Belges peu < s chose à dire en dehors de cette constatation : jamais " culte do la monarchie ne plongea si profondéme c (]jms igs masses, en Belgique et dans la Cirande-Bret e' gne. Pourquoi! Parce que leur cause était celle i e l'humanité et delà justice; parce que. individuel! ment, ils; en ont accepté d'un cœur allègre les charg( toutes les charges et les aléas. L'autre jour, à Lo dres, sur les chemins de la cathédrale et sur les ro tes du Palais, l'empressement, l'enthousiasme o dépassé tout ce que Londres avait jamais vu.Aujoi d'hui, à Bruxelles, checun voit, sent et pleure. Ni Londres, ni à Bruxelles, le peuple ne se sépare d souverains. Exactement le contraire de ce qui seîpas au-delà du Rhin. L • # "* L'AME COLLECTIVE ™ C'est en des jours comme ceux-ci que 1' !n perçoit vraiment les frémissements de Fâi o_ collective de la nation. e, Nous avons vécu, liier, dans la foale ar avec la foule. s II y avait là toute la ville, et non seu m ment toute la ville, mais encore des camj .a gnards venus à pied de la plus lointaine ba ,le lieue,et des citadins des villettesdeprovinc I1 arrivés on ne sait par quels moyens de fc u tune. Il y avait des hommes dilFérents p la ciasse sociale à laquelle ils appartienne! ès par l'éducation qu'ils ont reçue, par les ■a. térets qui les enchaînent à leur propre p es sonnalité. fnn<: rros hommes ont coti pendant cette journée mémorable le même élan. Les individualités se sont évanouies. Les personnalités se sont effacées. Il est resté seulement la foule, la grande foule anonyme, sentant, pensant, agissant selon le même rythme, dans le même harmonieux enthousiasme. C'est que toutes les différences accusées par la classe sociale, par l'éducation, par l'intérêt, ont disparu. Les sentiments communs à tous, les pensées communes à tous, qui dans les jours ordinaires sont enfouies sous les contingences journalières, ces pensées et ces sentiments qui vivent au fond de nous, mais d'une vie inconsciente et profonde cependant,ces pensées et ces sentiments que nous tenons de nos ancêtres et qui se sont, siècle par siècle, entassés en nous pour composer notre sous-sol psychologique, ces pen.iées et ces sentiments qui nous sont communs et par quoi nous avons une âme commune, sont remontés à la surface et se sont librement manifestés par des cris, par des gestes, par des acclamations, par des hymnes, par tous les moyens que i'àme collective emploie à l'effet de s'extérioriser?Or, que disait hier cette îlme collective. Elle disait l'amour de la Patrie, incarnée dans son Roi, dans sa Reine, dans ses enfants royaux, dans son armée. Elle disait la joie do la liberté recouvrée après la longue épreuve, liberté incarnée aussi dans le (Roi, dans l'armée, dans le Cardinal, dans Adolphe Max, dans tous ceux qui l'ont défendue. Elle disait le vouloir énergique d'union dans la justice et le droit. Elle disait l'oubli des querelles mesquines pour une vie plus large, plus noble, plus généreuse.Pas de fausse note dans cet accord unanime.Puisse notre peuple garder le souvenir de ce jour précieux où il a perçu la grandeur de son âme collective. Aux heures dif-liciles où le doute voudrait parfois désagréger en lui ses bonnes volontés, puisse le souvenir do ce jour lui être un réconfort, et mieux, une direction. A. G* m loups m puis Les loups sont partis qui mangeaient nos cœurs. Chante, Liberté, nous sommes vainqueurs l Chante, Liberté, la terre était verte, De sang et de pleurs, ils l'ont recouverte! DtJaOUP- 0 u,t crai /l'a f :— O les serpents noirs de tous leurs mensonges ! O les dards figeant nos jours et nos songes » Et les crocs aigus de ces Lmps du Rhin i Et leur œil maudit sur nofre chemin ! Des milliers sont morts traînés dans tes bagnes. En le maudissant, barbare Allemagne 1 ' Chante, Liberté ï l'esclavage est dur , Que ton ciel est heau, que ton air est pur l Sur l'Escaut pensif, la Meuse et la Snmbre» Il neigeait toujours, et c'était décembre ; Il neigeait toujours, parmi nos bosquets. Des plumes de deuil, des fleurs de regrets. Et tout semblait mort, et tout semblait vide. Et les jeunes fronts se couvraient de rides. Les loups sont partis qui mangeaient nos cœurs» Chante, Liberté, nous sommes vainqueurs ! Chante dans le vent gonflant nos poitrines. Chante, Liberté, tes strophes divines ! Viens, blanche et câline, ainsi que la mer, Recouvrir d'oubli tant de jours amers l I^e tonnerre meurt, et l'aurore calme Etend sur nos preux» l'éclat de ses palmes, Chante, Libert é, nos fils sont vainqueurs. Les loups sont partis qui mangeaient nos cœurs ! Jules SOTTIAUX» QUESTIONS Il nous revient de divers côtés que le pu r blic s'inquiète au sujet de la libération d< s nos prisonniers de guerre. Quand se fera-t-elle ? lI Quelles seront les modalités de leur re , tour dans la patrie? , Nous disions l'autre jour qu il ne faut pa o oublier nos prisonniers de guerre. Ils on : souffert plus que nous dans les camps de n Barbares. Ils ont souffert plus que les soldat a des tranchées, physiquement et morale t, ment. Ici, nous sommes tout à la-joie de 1; liberté recouvrée. Mais eux? Mais leur familles ? Hier, dans la mémorable fête d Ie la rentrée du Roi, j'ai vu pleurer des fem ,! mes dont les maris, faits prisonniers au di à- but de la campagne, ne donnaient plus d ie nouvelles depuis de longs mois. Il faut qu e- ces pleurs soient séchés au plus vite. ». faut que nos prisonniers nous reviennent a 1- plus tôt. u" Aussi bien la désorganisation règne 1: ^ bas dans les camps. Un prisonnier en i retour d'Allemagne nous le contait hier. es la nouvelle de l'amnistie, il réclama sa 1 s. bératioii. Comme le commandant du can la lui refusait, sous le prétexte de sa re ponsabilité devant les alliés, notre ai s'adressa au Conseil des soldats. D'où co: flic. Il fallut une diplomatie très habile, < lougues palabres, avant que le prisonni "in pût enfin s'evader de la géhenne. Enco ae avait-il de l'argent, pouvait-il se payer se des carrioles de fortune, soit un coupon i chemin de fer. Mais les autres? Et nos internés de Hollande et de Suiss e~ Ceux-là aussi, quoique échappés heure ia" sement aux tortures des Boches, aspirent n" l'heure claire où ils apercevront de loin :e' clocher du village natal ou les tours de le 'r~ cité, où ils retrouveront et les leurs et Patrie. in' Ces prisonniers de guerre et ces intern ;r_ civils devront-ils reprendre leur servi militaire ? nn II seraitsouhaitable peut être que, tu 1 tat de dépn où les auront jetés la dure d A captivité al, on leur permit de se re- pr& faire, deendre la vie au milieu des ves 6 Enfin, Question de la levée des mili- con ciens qui auvent en Belgique liberee et Co qui n on jusqu'ici rejoindre le dra- 1er yCSous qigime se fera cette levée ? Del Quellct les lois qui régissent 1 enro- o^ 161CesoL des questions que se pose le les public. 1ère que 1e nouveau go^ome^ iCK ment s'-essora d'y répondre, atin de l o calmer impatiences et les inquiétudes, p^ PÉ L ai La .aïsoxi des morts » Ces* (Ici, jo crois, qui appelle de ce a nom mare un des bagnes de Sibérie • | •; il décrit tortures. Les condamnes y sont w soumis ie telles abominations de soutira noes ysiques et morales qu'ils en ar-rirent ;«a sorte de passivité de cadavre. D'av trop souffert, ils ne souffrent P plus. i)ïir tendu jusqu'à 1 excès et pen-dant dirigs jours les cordes do leur sensi- • bilité, ! cordes ne vibrent plus sous les doigts, es n'ont plus d'élasticité, elles n„ vivent ïs. Cas hommes respirent encore^; i mais oïlrait que toute vie intellectuelle et toute vr.nimalc sont mortes en eux ; u leur r?c le rythme chancelant d une vie végétaio qui se désagrégé lentement. J'évctiais ces maisons des morts, ce matin, taris que M. Joseph Schrarr.m, echevm do Briis, retour d'Allemagne, me narrait quefqul-uns des mauvais jours de sa cap- ^Con imné à six mois de prison et trois raille jarks d'amende pour avoir proteste contrel'illégalité des députions organisées à'fruges par les Bocftes, M. SJiiamm fut eiirmé dans le bagne de Sedan. « J'|vais lu jadis, me dit-il, des récita de séjouAux bagnes de Sibérie, du roman, ce la'lémtde. Jo le croyais du moins. Je n îma-finaispas que des êtres humains fussent a ce poftt dépourvus d'humanito pour con-damnir à une mort lente et ternblo d autres ^Vitesfprésent que de tels hommes ' existait. Le bagne de Sedan étaitdu roman, mnX roman vécu renforcé. A mon am-fti- /i.yi™. rle.vn.nt moi des squelettes dont on avait retiré la vie à petite dosé par la faim, les coups, la dysenterie, les travaux pénibles, et lo commandant du camp mo déclara : Dans un mois, vous serez comme ça. « Comme ça ! Quelle horreur ! .. Nous étions de quatre à six cents hommes logés au haut de la citadelle de Sedan, où, en temps de paix, trouvent place environ soixante soldats. Nous vivions dans la promiscuité la plus révoltante avec des condamnés do droit commun qui venaient des prisons de Looz et de Gand. Nulle confiance entre nous, vous le pensez bien, t mais une réserve continuelle, une defens< S de nous-mêmes contro toute surprise e ' toute trahison. 11 n'est rien de plus, éner vant. Chaque mois, soixante-cinq homme; tombaient épuisés, vidés, morts. C'étai bien une maison des morts. „ Je devais finir ma peine le 21 mars, m dit encore M. Schramm. Or un train d libérés partait le 15 mars,et le commandai! ;vint me trouver,, bienveillant comme 1 serait un tigre ; il me déclara que je poui rais partir par ce train et me fit écrire 1 bonne nouvelle à ma femme. Quelques joui après, nouvelle bienveillance et nouvel! carte à ma femme pour lui annoncer mo arrivée. Lo 15 mars je partais... mais , • partais pour le camp d'IIavelberg, dans ' Brandebourg. Los cartes écrites à ma femia c'était pour la torture morale, la mienr et celle des miens. » Je vous dis que c'est du sadisme. « En effet c'est du sadisme. Il faut que ci 3 individus soient malades, mais que de m; t lades de cette sorte comprenait cette natic s de bourreaux et de criminels 1 5 _ LE TE DEUM La foule se porte à flots, dès midi, ve "1 les abords de l'église Sainte-Gudule. El e ! occupe aussi, patiemment, les rues voisin 0 et la rue Royale jusqu'au Palais, pour vo [1 le Roi. Des troupes vont prendre possessif 0 de ces artères. Dans l'église, le service d'honneur f i- assuré par le premier régiment des gren il diers, et à l'extérieur par le ^carabiniei A La Collégiale a reçu sa décoration trai i- tionnelle. Les célèbres tapisseries du Saii ip Sacrement de Miracle sont déroulées ent 3- les colonnes. En outre, pour la circor ai tanee, la galerie supérieure du chœur « i- ornée de drapeaux nationaux. le Le public qui a réussi à se ménager u îr place derrière les cordons de soldats c re montent la garde d'honneur, prend un lit intérêt au passage des personnalités o ie cielles qui vont occuper les sièges réservi L'un des premiers arrivés est le généi e? baron Empain, qui a puissamment contrit u- à l'organisation do notre service milita à d'aviation. Puis, on voit entrer les bout le mestres de l'agglomération, les échevit îr les membres du Corps diplomatique, par la lesquels on est particulièrement heureux revojr) — à eôté du marquis de Villalol és et de M. Van Vollenhoven qui furent ■ ce nôtres pendant toute l'occupation étr; gère, — MM. Brand Whitlock, ministre é- Etats-Unis, Sir Francis Villiers, minis i«leterre, et le ministre ae m-aucs *u- ; de la Cour de Belgique, tous trois arn- ^ du Havre avant-hier. un t voici, dans leurs robes rouges, nos lo seillers à la Cour de cassation et a. ia nQ tr d'appel, qui tinrent si fièrement te te a chl nemi, voici les membres du gouverne- co: at avec leur nouveau chef, M. Léo «g acroix, les députés, les sénateurs des R ciers supérieurs français, anglais et am à ains, les membres du Conseil de» mines sc membres de la Cour des tomptes.Jes to ictionnaires supérieurs de 1 Etat, lit^ si n suit la gamme des anciennes 0Pml0°® " litiques, on aperçoit des représentants (te r. is les groupes, MM. Woeste Hymans, d, cher, Cocq, Goblet d'Alviella, «ruiret. ete. (] A 2 heures, des sonneries de clairon» noncent l'arrivée do la Famille royate. U> | 3i, la Reine et les princes descendent d au I mobiles ouvertes. Une innovation : li n y oas d'escorte militaire. Le comte Jean (le erode, grand-maréchal, et quelques c^ni ^ ires de la Cour accompagnent Leur» _N La" toilette de la Reine est, plus que ja-ais, une merveille de goût, ba arte une robe tunique en satin blanc dio-lé d'une simplicité et d'une coupe par- l lite.s Lo manteau de visite, d un ton re-ida est bordé d'une fourrure de sliungs. , lhapeau marquis en loutre avec passe rele-•ée en hermine. Tout le monde a remarque ,vec bonheur que notre bien-aimee souve-■aina ne paraissait plus se ressentir des motions et des fatigues de la , La princesse Marie-Jose était toute char nante dans son paletot beige a œinture plate retenue par des boucles d acier, et sou»; un béret de loutre brune. I Son Eminence le Cardinal, mitre en tete, s'approche de nos souverains et leur souhaite la bienvenue en ces termes : Allocution du Cardinal. « Hier, la Belgique unanime acclamait la gloire de son Koi. Elle s'assoaait, ettttav fiast.e, a*» tommages d'admirataon et, de reconnaissance decernes par Votre Maje té à l'année, à nos allies, à tous ceux qu furent, sur le sol envahi, les artisans la victoire. , , _i,„ » Il faut qu<3 nos cœurs moment plu diaut. La bravoure, les munvtmns, les cai culs de la stratégie ne suffisent pas. L en nemi les a eu et il est battu. Une mai, toute-puissante (fôraitiie les tommes elj événements, dispose (les trônes et dos ©m tice.~ La justicelrerïtl" a dS'^qîi'l xVi est dû. Dès lors, le. premier devoir des ir dîviidus et des nations est de rendre à C( lui à qui tout est 'dû l'hommage que r< clame sa souivèrainebé. Cet hommage, Vc tro Majesté l'a traduit dès hier déjà, da.: .ce temple, en une prière recueillie.Le a tenu" à honneur de venir aujourd'hui 1 renouveler solennellement en umori ave la Reine, les princes .roya'ux et les repr< sentants des corps constitués de la natioi » Je suis fier d'être l'interprète de < ' grand acte de religion. Toute la natit ■ priera par les lèvres de Votre Majesté < bémra îa grandeur, la sagesse, la bonté c Dieu, qui a, si lisiblement, protégé la , gique. » Réponse du Roi. > « La Reine et moi avons écouté av t éraotkm les belles iparoles ^ue le Cardin vient do ipronioncer.. Nous lui exprimes ^ notre vive reconnaissance. Nous somm he^areiLX, en ce jour de paix, de joie et 3 libération., de venir dans notre belle col t g*ia,l0 unir nos prieres aux vôtres ^ po e adorer et remercier le Dieu tout-puassa et le prier de bénir et de protéger not a chère patrie. < . , .. s > N«1 ne ipoauva.it m.ieux pvesulcr ce' p solemniité et lui donner son v»ai cirricte: que Votre Eminence qiui, a la tôto Ju ci< 11 a:é belse, pendant quatre ans et oenu. e personnifié la, force morale dai droit \ns e vf.s de F usurpation et de la violence. \ i, tre Eminence a donné à tous un gi^ ie exemnle, et ses actes ont puis^mtnr oontnibué a.u triomphe de la sainte ca; de notre indépendance. Je tenais a ren< _ ici un hommage ipublic de gratitude et a roconnaissance à l'illustre primat de xi l" gique. » 'n » ♦ La cérémonie religieuse a lien ensui t»a maitrise ex-écute un « Te Dcum » Maiwoet. Et la « Brabançonne > retei après la ï>énédiction. L'assistance entonne alors « Vers l A nir », puis salue d'acclamations la l'am „ royale, qui se dirige vers la sortae. A , rû'Oanent, six avions décrivent an-dessus la collégiale de savantes avoLutions* Aiprès îe départ des Sou/vcrains, des ir vats anticrusiastes sont poussés dans )n gl-ise en l'honneur du ^ Oardinal et cinq autres personnalités que 1 on rec of naît ictnand elles sortent du chœur : le « néral (français Gamo'hé, M. Brand W. lock, ministre des Etats-Unis a BnuKel s.' le bourgmestre Mai, le général Léman li" M. Ernest Solvay». it- # re s- iMotre article: « 'Albert le Forifi » non st vain de nombreuses félicitations. Il n pi]jaît^e4es reporter sur notre collabo.rat ne « Fidelis » q.ui fut, en l'occurrence, [ui Ipotrte-parole de & La Libre BelgKtfue rif . LA JOURNÉE "g- Le Kol se rendra lundi, à 11 heures, ïs, Palais de justioe, où il assistera à la sé£ mi solennelle de la Oour de cassation. de ♦ >ar les l<e Kol S Mons. — Le Roi se rendi m- Mons la semaine prochaine. Le jou, d-ies visite dans cette ville et dans le Borir tre n'est pas encore fké. ('ambulance du Jfalais conservée pour le our de nos souverains, — voilà encon de ces gestes qini touchent profondément ipÊiupie. 11 e,ut été tassez naturel qu avei = armées revenues, on eût ttra.nsfar» no. ars invalides dans tun autre local, plu. amodie peut-être pour eux. ua calais eau i ainsi rend» à sa destination. Jais h-due, Mui avait apporté une iniassable •ité dans les premiers jours do la cotte affectation du palais aux heios be. s, voulut reuravuver chez eJe, a son re ur ceux qu'elle y avait apoelea.... Fou. nus, chaque fois que nous regardions le..-essés aiu balcon <lu palais, ils nous _ .issaient comme les gardiens de la maisor , nos sotaverains, et ils retenaient, si 1 or 5ut dire, leur place au milwu d® noue. L. aintenant, partageant encore J»» » i-ands jcnltrs la maison royale, ils s m» sent aux ve.uK de tous cette union de L. elgique et de la Famille royale. Le mariai- ae Kuppreclit, Vex-priace •: tavière.avee la Princesse Admette de Lu, embourg, est renv-oy» a la mi-tev.ier, a 10ins que ce ne soit aux calendes grecques. « Le « Moniteur ISeiïe », cette vieille con laissante, a fait sa réapparition. 11 porte « numéro Î87. rfon impression est aiues l'aire que son texte. Nous allons relire le.. jisoosi'Uons légales qu'il pui-uera pour no re*,pins girand bien. Mais ces textes légaux - Arrêtés ou lois, - seront w" ™ trasteront étrangement avec k^s £"»^aile' grossières des ï tiesetz. fui-Etapo bet>iet »■ |auva?neLent génral, on se <temandai; ■Tihaoue matin, 'en ouvrant 1 i.irLOicl a.-quwLs crimes o,u pUteges c," côkiit ou quel « verboten » il <( verboten > est vraiment le mot essentic d6Ce auf^TdeTendre n.uséeoise 1 lecture de cet organe, c'-était eon lang^ ÎÏÏÏSé il ™ disposition légale, un J-t-^ swarrei^B^ss rito est tun trait de race che . ^ ™mof Aujourd'hui, le « J»*1' | discour ficiel, ouvre sa. pub> | "• jj antM)nce i pronon^ Par.J? El^ u Hsstauraition Me . nouveam ministère ae i ministre " de 'Wiart et Van Hougaerden. 1 5 r Fntre tant de por- v casqne*— v',*i r 1 nés de magasin, arrêtez-vous, s'il vous plaii :.i devant cet Albert Ier, casqué de fer, Ciisqu-' - de tranchée, casque du petit soldat de 1 ^ sei. ■- Sous l'ombrage des rebords d'acier, le ? traits y apparaissent un peu mûris par qun . tre dures années d'exil et de bataille matu-®! ration grave et profonde qui devance l'âp f_ i _ et comme un peu durcis par l'exercice or i. commandement- militaire, noble et màb' ;e durcissement de la volonté intérieure et d. n l'effigie faciale. Tout cela à cette physiono -'t m;e souveraine où la ressemblance pater-1e nelle s'acc.use, quelque souvenir ancestra! s© devine, communique uh certain ait de médaille frappée, un certain air d'éternité. Et c'est sous*cet aspect martial et guerrier, casquée do fer, qu on aimerait, au sortii d; 3<î ! la grande épreuve, la voir entrer dans l'His-„itoire, cette royale image d'Albert I", auréo-ea lée d'une des plus pures gloires que les sic Je cles aient connues, é- » n ^ Oiseaux p«3rioîi(|uefl. -—DaDS la pi'trn1 re et frisquette lumière du matin, se jouent bourdonnent et évoluent des avions trico-;te lores, et c'est toute une joie pour les yeux. toute une allégresse pour le cœur, que tou sra là haut ces éclics vrombrissants, ces reflet , -à- bougeants et sonores de la grande féte d'et. ro- bas. Comme ils nous font oublier les vilain.. nd oiseaux gris de l'invasion ! mt Aujourd'hui, jolis oiseaux patriotiques. ' vous n'êtes porteurs que do lumineuses ala j® crités. Vous êtes une part do notre joL , ' montée au cicl comme un chant d alouette. Vous êtes des messagers de notre tnomph,-qui promenex.à travers la sonorité bleue d.-l'espace, la bonne nouvelle et l'écho voyais geur et tricolore de la.joyeuse rentrée d u. ,tit grand roi victorieux. Kvivat ! ille Asesalance aux prisonnîiers libér^. ce — indépendamment de l'assistance qu'i. de leur accorde, le Comité National de Secour et d'Alimentation a pris la décision d'à t tri buer du linge et des vêtements aux prison niers militaires libérés se trouvant dan-Jr l'agglomération bruxelloise et qui en soin o-é- dépourvus. Les intéressés doivent s'adresseï lit- à cet effet au bureau spécial de répartition les, qui vient d'être créé rue du Gentilhomme, 2. et JK^organisation du télégraphe. — Depuih-g a jeudi, la ligne télé graphique B.nuxelles-Ai. vers est rétablie. L'autorité militaire, - ui ejyr nos armées revenues, on eût transféré no je service, croit pouvoir mettre le téléigraiph à la disposition d)u public d'ici huit jour:-. Il s'agira seulement, dans les premier:, temps, des communications graves e& «uir gentes. ♦ Taux de blutage de la farine. — Le Co^ mité Natioaial a décidé de "ramener le taux au de blutage des blés à quatre-vingt-deux ,noe pour cent au lieu de noruante-sept pou. cent. Les Comités pro^dneiaux sont autori sés à commencer la ré/partition de farine i; quatre-vingt-deux pour cent à dater du 1. novembre courant. a à La ration ordinaire reste provisoirement î sa fixée à 330 grammes de .pain oui 250 ftram iage nies de farine par jour et par tête. L?s ra tions supplémentaires sont maintenues.

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