La Métropole

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08 January 1914
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s.n. 1914, 08 January. La Métropole. Seen on 06 July 2020, on https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/en/pid/f76639m51s/
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LA MÉTROPOLE 121e Année No 8 gaLitio** B AJBOKTNBaWEBNXS On M , 16 — Six tnols fr. ° Trois mois, ...«..««•»« • fi. « oO On l'ibcmne à tons tes bureaux de poste et aux facteurs. ETRANGER, le port en sus: Pour la HOLLANDE, s'abonner de préférence aux bureaux de poste, plutôt qu'au journal même. LE NUMERO 5 CENTIMES Journal quotidien du matin Tous les jours 59,ruedes Peignes,Anvers Le dimanche i ds 4 à 10 Administration: » 3519 de 10à 16 pages Rédaction : Téléphone 617 page' LE NllMERC 5 CENTIMES - - - ■■■ travAf-. — « jar Annonces : la petite Chronique sportive la ligne ligne . . . . fr. 0 30 fr. 3 00 Annonces financ.td. » I 00 Faits divers fin id. » 2 00 Réclames la ligne, » I 50 La Ville ld. " 5 00 Faits divers corps id. » 3 00 Emissions Prix à convenu; Pour toute la publicité, sauf celle de la province d'Anvers. s'adresser à l'AGENCE HAVAS : à BRUXELLES : 8, place des Martyrs, à PARIS : 8, place de la Bourse, à LONDRES : i>3. Cheaoside E. C. Informations Maritimes ARRIVES POUR ANVERS FLESSINGUE. 7 janvier. 0 b 53' sol^ St. grec Kreto, de Braila LES GLACES \f]e, 2 janvier. — La navtgaUon n'est pas «C i ,.ii. travée —~« janvier — Navigation closo. "i janvier. — Le bateau-feu Koppasr •rtive la lime ''é son P°sU2 rave ^ de la mer à la ville, sont id* • ^ 00 « g janvier — Navig*» id. » 5 00 «ise-glace. 'rlx à convenir province d'An- »tôUÏ j^ssê 8 janvier lv^ E. C." i Parlementarisme Le poète Emile Verhaeren vient de publier sous le titre: Les parlements, une « épitre à un ami qui rêve au pied d'une tribune. Ecoutez les sons de cette lyre impétueuse:Trônent sous le pUloM Cerès. Pallas. Neptune. Dans la erand'salle. aux angles nets de la tribune, te Mer métal se crispe en muffles de lions, L'Innombrable parole y souIHe en tourblUons Et s'r ramasse, et l'r répand au vent des gestes Férocement, de groupe en groupe ou se détest* Et la balne s«rlt au nom du bien commun. Chacun reproche »-.tous ce qu'il tait à chacun. u mensonge est le sang dont yit chaque pensée la cruauté «llerte est par tous excusée t 61 l'adversaire est pris au piège adroitement Le tour de* main excusera l'acharnement. Cn angoissant raux-Jour baigne les consciences Tout n'est plus qu'Intérêt, échange et co- ilal [sance On est prisé d'autant qu'on est plus souple et for A maintenir qu'on a raison quand on a tort. Le subterfuge unit son néant au prétexte. Toute toi .«'embroussaillé et s'étouffe en son texte Plus rien n'apparaît sûr, simple, direct, profont Et même le serment est chose à double fond. Après cette description de l'atmosphè te d'un palais de la nation, d'une Chara bre de députés, le poète apostrophe soi ami: Dire qu'un Jour tu aimeras cette géhenne Toi qui vis aujourd'hui. libre et clair, en Arder [ne^ Avec le rent et le soleil pour compagnons ■ Ceux qui t'auront élu proclameront ton nom D autant plus haut qu'ils te croiront souple < [servlle. Ta seras 1© Jouet de mille volontés Qui te cravacheront ainsi qu'une toupie ; | Ton oeil s'éduquera d'après leur myopie ; Toi mémo inventeras quelqu'argument subtil Pour t'exouser d'être à la fols contraint et vil ; Tu deviendras le prisonnier de tout conseil Qui rétrécit, par un calcul mesquin, la vie; Tes lâchetés seront de lAchetés suivies, SI bien qu'un Jour, le cœur torpide et las de ton Tu ne chercheras plus ta paix, qu'en ton dégoût Langage de poète farouche, direz-vous Langage sévère, dur et exagéré I Sans doute les pères du parlementais me moderne et les masses populaires qu lui vouaient un culte irraisonné et en thousiaste tressailliront dans leurs ton: beaux. Jean-Jacques Rousseau, s'il pouvait en core donner son avis, se contenterait, ave ; un sourire de prophète, de citer un pas tage du Contrat social: « Sitôt que le sei vice public cesse d'être la principale al faire des citoyens et qu'ils aiment mieu servir de leur bourse que de leur persot ne, l'Etat est déjà près de la ruine. Faut ^Vcher au comb&t, il® payent des trou Pes -Htent chez eux; faut-il a'1er a conseil, ils - nrjmeut des députés et res tont chez eux. À ». paresse d'a-z gent, ils ont enfin de» -^îdats pour a: uervir la patrie et des représe^nte la vendre ». Siéyès, lui, protesterait contre un t flux de paroles et aussitôt il irait <: sien. N'est-ce pas lui qui, appelé, le 8 ju 1790, à la présidence de l'Assemblée n l tionale, affirmait que cet honneur co I stituait « dans un Etat libre la plus bel distinction qui puisse décorer la vie d'u simple citoyen » et pour bien le prouvi esquissait aussitôt le portrait du parfa représentant en même temps que le siei ! C'est, disait-il, « une âme livrée tout e: tière et dans tous les temps à l'amour c la liberté, de l'égalité, tourmentée ci toute espèce de servitude et d'injustic dont les premières pensées ont été poi une constitution libre, dont les dernièr pensées seront encore pour elle; pour qi tout ce qui touche au bien public deviei l à l'instant l'objet do ses études, de ses m ditations ». Que penseraient de la colère du poète 1< électeurs d'autrefois qui envoyaient d< ad sscs à leurs t« augustes représeï tants », à qui ils demandaient de « pou I' luivre leurs sublimes travaux » et de n' : coûter ni « la voix sordide de l'intérêt qi veut se soutenir par les armes du fanati me «, ni « la voix de ces hemmes pusi lanimes à qui les mouvements d'une co Btitution libre font regretter le repos l thargique de l'esclavage » ? Que les temps sont changés. Beaucou d'eau a passé depuis lors sous les pont la plupart de ceux-ci ont été renversés pi usure et vétusté ou par la force; les au tri ont été réparés. L'aurore du parlement; risme est loin, son plein midi l'est déj; nous assistons à son couchant. Sans doute de tout temps les représeï tants du peuple, comme tous ceux qi jouissent de sa faveur, furent la cible ( jaloux, d'envieux, de toutes les espèces, y avait les sectaires, les indifférents, l ironistes, les pamphlétaires, les caria turistes, les revuistes. Ils s'unirent en u vaste carte! pour les discréditer quand ' ne suffisaient pas eux-mên& à la tâch Mais il semble bien qu'ils soient venus bout de leur ennemi traditionnel. Voici un savant belge, M. Prins, qi juge leur rôle en termes pondérés et trai quilles mais dont la sévérité n'échapper à personne: « L'histoire parlementaire conten poraine du continent est celle d'une pe Ipétuelle ébullition des esprits que la pre fie o'a certes pas contribué a calmer. Ne descendants se demanderjnt sans doul comment les hommes mêlés aux luttes c parti ont pu ainsi, sans interruption, v brer, frémir, s'indigner, révéler des scai datas et des hontes, dénoncer les crimes c iejrs adversaires, se glorifie eux-même; défendre l'honneur de leur amis, et troi ver encore le temps de songer à la soh tion des problèmes qu'ils avaient pour di voir d'étudier et de résoudre. Et peut-êtr Oe fracas de paroles indignées, ces poing levés, ces regards enflammés, toute cett tragique surexcitation, aura-t-elle été st< rile ou nuisible, s'il est vr; ; que les a* Semblées dont les attributions originaire jetaient la confection des lois et le confcrôl finances, ont fait des lois que les jt pistes qualifient de vicieuses et des déper ^.3 quo les financiers Qualifient d'excei Alors? N'est-il pas permis à un poète de se fâcher tout rouge, un instant, de reprendre ses esprits et de donner le conseil suivant à son ami qui rêve au pied d'une tribune. Crois-moi. reste chez toi. et sers quelqu'aniple idée Simplement daas ton cœux.par ton cœur fécondée. Z. L' Actualité )o( Les intrigues albanaises Les informations les plus surpre-nanbes, pour ne pas dire les plus in vraisemblables, nous arrivent sur ls situation en Albanie et sur les intrigues qui s'y poursuivent autour du trône de la principauté non encore constituée. Une pV.mière difficulté s'est présentée à propos ce l'arrivée et du lieu ou le prince do Wied fera son premier séjour en Albanie. On sait que le prince voulait débarquei à Durazzo et y fixer sa résidence pendan' quelque temps. Cette décision du prince i produit une mauvaise impression, dit-on, sui le gouvernement provisoire de Vallona. Mai: i si le prince de Wied débarquait à l'endror même où siège le gouvernement provisoire, il risquait de mécontenter les chefs de clam qui n© s'entendent pas avec le gouvernemeir d'Isinael Kemal Bey, et dès le début la mis sion du nouveau souverain se trouvait inu i tilement rendue plus difficile. Il importe^ ei effet, comme nous l'avons dit, que le princt parvienne à mettre d'accord tous les chefs de clan sur un programme d'organisation poli . tique et économique de la principauté et î oxécuter ce programme avec l'aide de ce ' chefs de clans. Dans ces conditions, il eui été sans doute préférable que le prince eu débarqué dans une localité qui ne peut pa * r'aître la résidence d'aucun des pnneipau: ' chefs-qui se partagent l'autorité sur le pays Il restait absolument neutre entre tous le pers< images influents et ne témoignait un< fave îr spéciale à aucun d'eux. C'est là ui point très important que le prince aura d'ail leurs encore le temps de prendre en considé ration, puisque les nouvelles concernant soi arrivée prochaine en Albanie paraissent pré maturées. t U conviendrait également de voir jusqu'à que point sont vraies les informations d'après les quelfles la population albanaise tout entière at ! tend avec impatience l'arrivée du prince e se dispose à le recevoir avec un véritable en - thousiasme. La constatation de cet état d'es j prit de la part de la population albanaise i une grande importance en présence des in trigues oontre la candidature du prince d Wied au trône d'Albanie. Ces intrigues son trop manifestes jpour pouvoir être contestées - Ceux qui les dirigent ont essayé tout d[abor< c d'une candidature d'Essad Pacha. Mais cet te candidature a été si peu prise au sérieu: - que l'on dût l'abandonner pour ne pas s'ex poser à un échec plutôt ridicule. On ne per dit pas oourage cependant, et ou revint i la charge avec un nouveau candidat qui n'es autre que le ministre de la guerre turc, Iz zet Pacha. Cet ancien ministre est d'origin - albanaise et appartient à une famille trè n influente du pays. On dit même qu'il a don i- né sa démission non seulement pour fair _ place à Enver Bey, mais surtout pour êtr libre de ses mouvements en Albanie. Il s'a I girait évidemment de savoir jusqu'à que point le gouvernement turc est complice d eJces intrigues et s'il n'a pas conçu l'espoi lu trouver en Albanie un excellent poin a appux ïKrtir recommencer la conquête de provinces perdue dans la dernière guerr a- balkanique. On a Wau taxer de folie ce v cons.derat.ons, il paraît qu'en», otlt 6u u [e certain succès auprès des hommes politique n îeunes-turcs. Ce qui fait penser à cette con plicité, c'est la première condition posée p.' (zzet Pacha à l'acceptation de toute candicl: lt: ture au trône d'Albanie. Il veut qu0 lo pa; î- reste pendant dix ans sous le contrôle au i- lro-italien. le A Constantinople, en effet, on se rend pa e faitement compte que sans la protection c e oes deux Etats, l'Albanie n'existerait pa Mais, d'un autre côté, on ne peut guère s paire une idée de ce qu'Izzet Pacha veut o 'ïeut attendre de son intrigue, puisqu'ere es II lirigée en toute première ligne précisémer 't -ontre l'Autriche et contre le prince de Wie< Ê- qui est le candidat officiel de l'Autriche a trône d'Albanie. Il y a donc autant de coï tradiction que d'informations dans cette a ,s faire sensationnelle. Ce qui est indubitaMi c'est que les intrigues en question exister et qu'elles partent des milieux peu favorï [ bles à la création d'une Albanie autonome < ^ oar conséquent à l'Autriche ePe-même. n Ces intrigues ourdies à l'intérieur do l'A s ^anie ne sont d'ailleurs que le complémer 1- de celles que l'on a constatées à l'extériei: >- ot, qui ont pour auxiliaire, non plus la Tu L. quie ou quelques hommes politiques turc: mais la Grèce et les Grecs de l'Epire. I. question de la délimitation de l'Albanie d P Sud ménage certainement encore des sui s» orises et incontestablement les journaux pj ■r risiens n'insistent pas pour rien avec tar ;s le persistance sur les difficultés qui s'opp< i- =ent à la création d'une Albanie autonorm l- fis espèrent impressionner défavorablemer ''opinon publique européenne à l'égard d "ette création et fnciliter l'œuvre de# 1» d • olomatie qui cherche à rendre illusoires U ^ efforts austro-italiens en faveur de l'Alb: 'e nie. Il serait temps, dans tous les cas, qr U ce jeu finisse et que l'Europe puiss0 enfi îs respirer en paix et à l'abri de_ toute noi i- velle alerte du côté de cet Orient qui 1' n tant préoccupée l'année dernière.— J. Joerç àlESHEROS DU KR00NLAM1 ii i- Nouvelles distinctions a Nous apprenons que sur l'initiative de V. Segers, ministre de la marine, et à l'intei vention de son collègue de I intérieur, M Berryer, un arrêté royal vient de confère les distinctions honorifiques suivantes au >- membres de l'équipage du transatlantiqu •s « Kroonland », à l'occasion du dévouemer z dont ils ont fait preuve au cours du sauv< e tage du « Volturno » : [_ La croix civique de Ire classe à M. Wj nen, 3e officier. 1 La médaille civique de Ire classe à MM e Reelants, Van Drom, Borrenbergh, Cof pense Schreyvers et Coopman, marins, e i- Guelinckxj garçon à bord du dit steamei i- Le ministre de la marine a prié à nor •- veau la direction de la Red Star Line d'e> e primer toute son admiration aux courageu s sauveteurs. Le Jtfétropele est servie gratuite ment pendant 8 jours sur demande Échos LA VILLE Programme de la journée : FETES ET CONFERENCES Kwartet-Kape!. — A 8 heures et demie, dans : salle des marbres du Jardin zoologique, deuxl me séance de musique de chambre., Cercle Artistique. — A 8 heures et demie, conf rence par M. John Grand-Carteret : « Les curio< tés et les excentricités de la mode, de 1700 1870 « (avec projections). COURS Polyglot-Club. — A 8 heures îo. au Syndicat d commerce et de l'industrie, courte rue Neuve, r union de la section d'allemand. Club Africain. — Oerclo d'Etudes coloniales. A 8 heures et demie, & l'Institut supérieur ( commerce, cours de langues congolaises par 1 R. De Parmentler. Borlitz School, 8, Meir. — Langues vivantes. EXP0SITI0N8 Sallo Wynen, place de Meir, — De 10 à fi heure exposition Aloïs Boudry (ouverte Jusqu'au 15 Ja vier). Nos compatriotes à l'étranger On nous annonce que M. Louis ArnouL ; ancien élève de l'Institut St-Berthuin à M ■ lonne, vient d'être nommé professeur à 1'] cole supérieure (Université) de Lima. Un autre Belge, M. J. de Bray, dire ; teur de l'Ecole des hautes études de Mon ! réal et auteur apprécié de plusieurs ouvr; . g es de sciences économiques, a été nomn membre de l'Institut international de stati , tique. Voitures de place et emplacement On va sous peu s'occuper à nouveau c ' l'adjudication des emplacements pour voit' ; res de place, et il est question d'apport ' certaines modifications aux règlements exi " tants. Ne pourrait-on, à ce propos, étudii • la oréation d'emplacements supplémentaire* • A la dernière adjudication déjà, on décic ' d'établir de nouveaux stationnements, à ! Pépinière entr'autres, et tout le monde s'< 1 trouva bien. L'extension de ce système i ' pourrait donner que de bons résultats. D'autre part, n© serait-il pas utile d'ét 1 dier la création de stationnements volants < ' facultatifs, c'est-à-dire d'emplacements d terminés, assez nombreux, a proximité c grands magasins, salles de spectacles < grands établissements quelconques, où 1 concessionnaires d'emplacements fixes pou raient venir stationner si bon leur sembl moyennant une licence spéciale? Preno: par exemple un taxi stationnant place < 1 Meir, un des emplacements les plus haut c tés, où il charge un client en destination i - la Pépinière; en vertu de l'adage: qui pe ^ le plus peut le moins, il devrait lui être pe : mis de prendre place dans la file au_ statio 1 nement établi là, au lieu de_ revenir à &< ' point de départ; ou, s'il le juge bon, loi : qu'il a conduit un client dans un grand m " gasin ou un restaurant, par exemple, d'à " tendre là qu'un nouveau client se présent 1 pour autant que la circulation le permette t en limitant le nombre des véhicules admis " stationner. Le public ne s'en plaindrait ce ? tes pas, et cela se fait ou est en train d'êt • toléré en beaucoup do grandes villes. Le commerce et VIndustrie de Belgique en 1912 Le rapport consulaire annuel de Sir Ce r Hertslet, le distingué consul général d'A t gleterre, traitant du commerce et de l'indi s trie de la Belgiaue en 1912 et pendant 2 première partie de 1913, vient de nous pî ^ venir. n Dans l'introduction de ce rapport, Sir C s cil Hertslet examine avec cette impartiali à laquelle nous nous plaisons à rendre ho: ,r mago la situation économique du pays ; et i- constate lo fait, remarquable, dit-il, non se -s lement de l'augmentation pour une ann< mais de la prospérité toujours croissar d'année en année, de l'industrie et du co morce de la Belgique, ce qui prouve une j e sition bien assise dans le commerce mondi ; Sir Cecil reconnaît que l'effet de la grî e générale d'avril 1913 n'a pas eu les con u quences que l'on redoutait, malgré la grav t de la crise ; la peur de la grève a tenu él t gnés de nombreux navires qui auraient I décharger leurs cargaisons comme en ten normal ; les effets de la grève ont cependa pesé pendant quelque temps sur les expor p. tions du pays. ; L'Exposition internationale de. Gand, t serve faite des résultats financiers dont ne possède pas les chiffres, a été, selon É t Cecil Hertslet, « une des plus jolies t temps modernas, et la collection des produ |_ exposés d'un intérêt extraordinaire ». l Terminons ce court aperçu par les ligt , aimables que Sir Cecil Hertslet oonsacre a Belgique : «La Belgique est à présent réputée ds •' 'e monde entier comme un centre d'aetiv industrielle. Peu de touristes, en effet, c négligé de visiter ce pays actif avec ses '* sociations anciennes et sa prospérité mod A ne, où les races et les langues différentes 1 mêlent et où la variété du paysage est ext 1 ordinaire pour un territoire aussi limité, t plaine des provinces flamandes offre avec r oavsage montagneux et sauvage du sud i- pays un contraste aussi grand que la lang ! oarlée par les habitants de ces deux régio: na'gré le petit nombre de kilomètres qui r réparent. » r 'B Laïcisons i. Les scandales de la laïcisation éclatent peu partout et journellement autour de ne - ion seulement en France, mais en Belgiqi Les beautés du système apparaissent a\ J^lat, tant à Bruxelles qu'à Jumet. A Anvers, grâce à quelques sectaires sa scrupules, nous marchons, si l'on n'y pre rarde, vers de prochaines surprises. Att< Ions, ce ne sera pas pour si longtemps, . ious verrons la population écœurée réclam 'ancien régime qui avait du bon, car il avi . ait sas preuves. i En France, les premiers qui réclament \ œurs dans les hôpitaux sont préciséme ? eux qui les en avaient chassés. Depuis t t mois, 52 municipalités parfaitement répul i- raines ont demandé quelle est la marche suivre pour rendre légalement aux religit - <es la surveillance des hôpitaux. Dans le n me temps, deux éco'es d'infirmières laïqi . ont été fermées, faute d'élèves. - (Va n'est-iil pas tout à fait symptôm t tique P Unité morale K L' « Indépendance » n'a pas, comme « Matin » d'Anvers, le culot qui convie pour soutenir avec ses amis de la presse « m tioléricale que le Roi a voulu donner une çon à ses ministres: « Le souverain, dit la feuille bruxelloise, oxprimé l'opinion qu'il est désirable que rivalité des partis, < qui doit avant to créer une saine et loyale émulation pour sauvegarde du bien public », ne dresse p irréductiblement les citoyens de ce pays I uns contre les autres dans des domaines tout indique qu'ils devraient rester unii. » Certains confrères de gauche ONT PEUT-ETRE TORT de voir là une allusion; discrète à la situation créée par le projet de! réforme scolaire, car il semble assez difficile, que le souverain puisse intervenir dans une1 question posée devant le Parlement et le roi, Albert a un trop haut souci de son rôle constitutionnel pour se risquer h une telle allusion dans un discours officiel. Mais le Roi a le droit d'indiquer le péril qui peut résulter pour l'unité morale de la nation de la division irrémédiable des citoyens. » Comme bien l'on imagine{ 1' a Indépendance » est d'avis que la division des citoyens a est créée par les catholiques. Allégation pué-rile que nous ne prendrons plus la peine de s. réfuter. Rappelons seulement à 1' a Indépen-i". dance » que le maintien de l'unité morale ne à suffit pas pour justifier la politique scolaire anticléricale. L'Etat moderne n'a pas qualité pour infliger son éducation unitaire à la u jeunesse. Dans notre régime constitution-5~ nel, T unité morale ne peut plus être réa-_ lisée que dans le respect de la liberté et par le la liberté. Les Jacobins ont invoqué la li-l. berté autrefois pour détruire l'unité morale; aujourd'hui, ils allèguent l'unité morale pour détruire la liberté* Ils viennent un peu tard I s, i- Fraudes alimentaires Philippe de Vigneulles, bourgeois de Metz, a écrit une relation de certains faits qui se sont passés de son temps. En voici un qui 1, n'est pas d'importance à renouveler l'histoi-i- re. mais qui prouve au moins que la fraude 5- alimentaire ne date pas d'aujourd'hui : « En certain hiver (1510), devers le grais ?" temps (les jours gras), y eust une bonne raillerie à Mots d'ugne Allemande, laquelle K y vint vendre des tuppins do bure fondu (pote de buerre). Et ainsi qu'elle estait à mairchié 3~ pour vendre sa bure, il y eust ung homme qui avait acheté l'ung d'iceulx tuppins, s'y le rompoit par le cul et trowait dedans avec 'S ladite bure des hors drapiaux (linges sales), le Et tantôt incontinent s'y assemblait biau-2_ colpt de gens et fist ainsi chacun de tous les >r autres tuppins. Et fut trOuwé que en aul-s- cuns il y avait de grosses vieilles cordes et îr un peu de bure par dessus; es aultres il y avait de l'yawe (de l'eau) et tels y avait ia qu'on y trowait des vieilles braves (de vieil-la les culottes). Pourquoi ladite allemande fut !n prinse et mise en prison et, le samedi aprez, ie fut menée au olaircan (carcan), emprez du pilori avec ses tuppins atajehiés entour d'el-.i- le et, ce fait, on la bainissait de la cité à tous iu jours mais. » 6- Ce vénérable texte, réédité par le « Pays 1° lorrain », montre que, grâce à la science, la ,u fraude alimentaire a fait de réels progrès. 35 Si l'on fabrique encore le beurre avec d'é-r_ tranges mixtures, où il entre peut-être du e> linge et des culottes, le chimiste a soin de 1S les rendre méconnaissables et si le consom-Ie niateur s'alimente richement avec les laissés-0_ pour-compte des tailleurs, il a du moins la Ie consolation de ne point le remarquer... ît r- >-•©«>-<-— La Vie militaire s- ^ A ta mémoire du lieutenant général de T'Se.-. claes. — Le lieutenant général comte • de T' Serdlaes, par ses dernières volontés, avait déclaré renonoer aux honneurs militaires. Lee hommages rendus à sa mémoire n'en ont pa« jf" 'été moins solennels. Les funérailles ont eu lieu lundi à Wom-merson, près de Tirlemont, au milieu d'une grande affluence. Hier, en l'église Sainte-'a Croix, à Ixelles, a eu lieu un service funèbre, Le temple, tendu de noir, était comble. Le Roi et le ministre de la guerre étaient^ repré--il seLtés, de même que l'évêque de Liège, n- Parmi les assistants citons les généraux dt is- Bonhome, Heimburger, Ruwet, Deruette, d< la Stein d'Altenstein, Déguisé, etc.; M. Del-r- vaux de Fenffe, gouverneur de la province de Liège ; de nombreux officiers supérieurs , de« ^ délégations d'officiers de toutes armes, un ba té tailion de boy-scouts de Belgique, avec dra-n- peau, le défunt étant président d'honneui il de oette association ; de nombreuses person u- n alités de la société bruxelloise, etc. !e, L'offrande s'est prolongée jusque passé te midi. m- *>- La préparation militaire de la jeunesse. . Aucun éducateur, maître ou père de fa mille, ne peut so désintéresser de cette for >e- mation physique et morale des jeunes gens 'tr qui sous le nom assez impropre de « pré a'- paration militaire », retient aujourd hu Pu dans tous les pays l'attention des autorité P? et des bons citoyens. nt Si les nécessités de la défense nationale on ?à- été les causes premières de ce mouvement e: faveur do la « préparation », si le but im ré- médiat poursuivi est actuellement de conseï ^il ver une solidité suffisante à l'instruction mi »ir litaire compromise par une réduction exces I6-* sive du temps de servioe, il n'en est pa its moins vrai que cette formation physique e morale peut constituer pour tout citoyer 1®S la meilleure des préparations à la vie — «a cette lutte pour fa vie chaque jour plus ai due, — tout en faisant pénétrer dans le hp cœurs ces sentiments de fraternité, d'entre [té aide, do solidarité qui, dans le monde me irit derne, sont susceptibles de la plus heureu !s_ se influence au point de vue social. îr_ Mais pour atteindre ces résultats si ut; '8e les, il est indispensable que cette préparatio: •a. ne s'égare pas dans des voies dangereuse La qui la tentent souvent: il faut notammen le éviter avec soin de « jouer au soldat ». d, Pour mettre en garde les nombreux de nf vouements qui se consacrent généreusemen ,c à la préparation au service militaire, pou [©;. leur faciliter la tâche en précisant les matiè res utiles à enseigner, la « Vie militaire » l'excellente revue illustrée qui se répand d plus en plus, vient d'entreprendre l'élabo ration d'un programme conoret de prépara in tion qu'elle se propose de publier en dé «s tail. ie. Le numéro de janvier qui vient de paraîtr ec expose les directives qui, au jpoint de vu physique, doivent servir de guide dans l'ap ns plication du programme; chacun des numé Qd ros suivants renfermera une tranche de c n- programme dans les trois principales bran et ehes : l'éducation physique, l'éducation me raie, les notions complémentaires, "t II faut savoir gré à la « Vie militaire de s'être attelée à cette besogne ingrate 'c® mais excessivement utile. Elle répond au: ?t vœux d'un grand nombre de personnes prê tes à se dévouer à l'œuvre de la prépara h- tion, mais qui hésitent faute de données con a crêtes et précises. u- >ê- Le dépôt annexe. es II vient d'être constitué au siège de l'é tat-major de chacun des régiments d'infan terie un dépôt annexe où seront mis les ar mes, effets, équipements, munitions des hom mes appartenant aux trois plus jeunes clas ses de milice en congé. , En cas de rappel ordinaire ou urgent pou nt le camp, les manœuvres ou en cas de mobi n lisation, ce sont les dépôts annexes que le I " fantassins devront rejoindre. Quant aux cavaliers et aux arti'leurs, il auront à se rendre au dépôt de la division, a Cependant, dans certaines garnisons fron la tières, Hasselt, Charleroi, Mons, Tournai ut Bruges et Ostende, on ne conservera dan la les dépôts-annexes que les armes et effets de as classes en congé encore susceptibles de rap es pel en temps de paix. 5Ù Le dépôt-annexe est une innovation trè importante qui facilitera la mobilisation. Toujours le cartel )0( Les doctrinaires et les progressistes liégeois, continuent à se chamailler d une façon vraiment intéressante. Les doctrinaires sont les politiciens s^gaces qui, avec le « Journal de Liège » ont prévu dès avant les élections de 1912, l'échec du cartel et qui s'opposent en ce moment à toute alliance avoc les socialistes lesquels, de leur propre aveu, ont introduit dans nombre d'administrations communales une tyrannie dont le libéralisme ne retire aucun lustre. Ces doc-biinaires ont-ils l'oreille du parti? Bien malin qui pourrait le dire. Ils ont rallié en tout cas une recrue d'importance, M. Paul Hymans, lo grand chef bruxellois, qui, dans la c Chronique » a adressé récemment aux « révolutionnaires à parapluies » des brocards sanglants.Maii oela n'a pas encore convaincu les progressistes, et tout spécialement ceux de Liège, dirigés par M. Georges Masset et dont i'« Express » accueille les répliques. Ainsi la bataille de plume continue et cette polémique passionne en co moment tout le libéralisme wallon. Elle ne saurait évidemment nous intéresser dans la même mesure. De temps en temps cependant, les adversaires .sont pris d'un accès de franchise, où ils dévoilent plus olairement le fond de leur pen-s6e. Et c'est alors surtout qu'il convient de les prendre en flagrant délit. Voici justement, à ce propos, les précieuses déoliarations que 1' « Express » a laisse échapper. L'organe progressiste se défend contre l'accusation lancée à ses amis de vouloir exclure les dexstrinaires, les adversaires du S. U. à la province et à la commune, du parti libéral : Cela n'a pas le sens commun. Ce sont ces retardataires, oette infime poignée de conservateurs outranciers, qui s'excluent eux-mêmes du parti libéral en s'oppo sant à ce qui est le vœu unanime de la masse libérale et démocratique. Et l'on voudait que ce soit <3ette minorité, reconnue insignifiante, qui dicte La loi 1 Au surplus, puisque tous les mandataires libéraux, à la Chambre et au Sénat, ont ac-oepté et proclamé le S. U. sans restriction, ce que demandent le> progressistes, c'est tout simplement que l'Association libérale ratifie le vote des mandataires auxquels elle a, depuis ce vote, acoordé à nouveau ses suffrages et sa confiance. N'est-ce pas éminemment logique et naturel ? Et il faudrait que tout cela fût mis er échec parce que le S. U. à la commune faii peur à quelques libéraux pusillanimes, qui très vraisemblablement, ont, pour la plupart incliné à droite lors du mémorable scrutir lu 2 juin 1912, et qui sont fatalement destinée à se détacher du parti libéral dans sor inévitable évolution démocratique I Nos amis de l'Association progressiste nt lo pensent pas. Et ils ont raison. Comme ils ont cent fois raison de préférer à cette petite masse amorphe de conserva teurs apeurés — qui voient aujourd'hui C/< que leur coûte le sauveur olérioal 1 — la phalange nombreuse, militmte et enthousiaste des oonvaincus et des ardents, sans lesquelf rien ne peut être tenté ni espéré. Ces simples considérations suffisent poiii déterminer nettement où se trouve la vraie intransigeance. Nous ne craignons, sous ce rapport, aucur jugement impartial. Malheureusement pour les cartellistes Hé geois, les doctrinaires ne sont pas disposée i se laisser faire. Et ils répliquent par la von du « Journal de Liège » : Une simple question. Combien y en a-t-il, p^rmi ces mandataires . dont on invoque le témoignage, qui verraien sans appréfension instaurer le S. U. pur e 1 simple à la commune? i TIr ont, à la veille des élections cartel 5 listes de 1912, émi^ un vote de résignation sacrifiant leurs préférences personnelles au: t besoins de lia tactique électoral, imposée pa i les ardente et les convaincus qui se disaien _ certains de renverser ainsi le gouvernemen _ clérical. Certte brililante tactique nous a valu h _ débâcle du 2 juin 1912. s Et la déclaration toute momentanée, tout t occasionnelle des gauches libérales, a vu soi , autorité sombrer dan* le naufrage des^ espé ^ '-ances du pays libéral. Ce dernier sait au _ iourd'hui ce que vaut la tactique des ardent s et des convaincus, auxquels « L'Express » 1 _ comme de sacrifier la masse amorphe mai _ profonde de ceux qui réfléchissent. Nous doutons fort que les libéraux liégeoi obéissent aux sommations est aux injures d _ dernier défenseur de la politique cartelftste g II est vraiment intéressant de voir un de t organes libéraux les plus anciens et les plu influents traiter comme il le fait le fameu - 'erment du parc de St-Gililes, qui devient u t « vote de résignation », et la fameuse « r alaration des gauches », qui, à l'entendre n'était qu'une tactique « momentanée et oc ^ casionnelle ». Il s'avère là, une, fois de plus, et ave _ qued éclat, dans queîies conditions déplora - bles pour leur liberté les libéraux menèren leur campagne électorale de 1912, et con 3 ment ils sacrifièrent tdut même l'honneur d a leur autonomie à l'espoir chimérique de rer " verser le gouvernement. Mais ce qui eét plus curieux encore, o'es l qu cette terrible leçon ne les a pas changé Le moins du monde et qu'à la veille du scruti de 1914, le t Journal de Liège » a autant d » peine à faire admettre ses vues que trois moi , avant la fameuse raclée du 2 juin 1912. t Ainsi, le libéralisme beilge passera son temp " à regretter ses gaffes passées, et à en pH parer de nouvelles. Ce n'est pas nous qui nous en plaindrons L. G. : M. Poincarrl et la Belgique Recevant un de nos compatriotes à l'El} r sée, le président de la République français - a fait un bel éloge de la Belgique et a pari 5 de nos artistes et de nos littérateurs ave une vive sympathie et une juste conceptio s de leurs œuvres, écrit le c Journal d Liège ». A une demande de son interlocuteur s' , viendrait bientôt en Belgique, où il serai - reçu avec enthousiasme, M. Poincaré a ri s pondu en souriant qu'il en avait le désir - mais qu'un président n'est pas toujours 1 bre de ses actes. 5 Le chef d'Etat a parlé également du R< et d« ls Reine en termes très amicaux* LETTRES iïl LONDRES Correspondance particulière de la «Métropole: M. Lloyd=George et les armements européens — Un schisme en perspective dans l'Eglis anglicane. — Le Dr Cook et M. Louis d Rougemont: «Arcades ambo». Mardi. M. Lloyd-George n'admet pas qu'un hom me d'Etat prenne des vacances, lis doiven toujours être sur la brèche pour combattre Et s'iil n'en est qu'un seul, je serai oekiii-lâ diit-il. Et il l'est. La veilile du premier jou de l'an, ii s'est Levé brusquement de table, a risque de laisser refroidir son plum-puddin$ pour avoir un long entretien avec un i*epr< sentant du ((Daily Chronicle». Il a fait un charge à fond sur les armements européen qu'il a/ppelle dédaigneusement «La folie oi ^anôsée». Il a peut-être radson; malheureuse ment cette foloe est contagieuse, elle s'en pare de toutes Les autres autres nations e celle QUii resterait désarmée -risquerait de_ ck venir la victime des autres. Je rne souvien qu'il y a trente ans on regardait une guerr entre l'Angleterre et l'Allemagne comme un chose simplement impossible. ((Ce serait u duel entre une baleine et un éléphant », d sait-on. Oui, mais aujourd'hui La situation e: changée. L'Allemagne ne se contente plus cl posséder un éléphant de proportions colossj les, eLle a péché une baleine qu'elle s'apprêt à lancer contre Le cétacé britannique. Dan ces conditions la sagesse pour Les AngLaii consiste à hniter la foliie des Allemands. Aus« M. Winston Churchill, premier lord d l'amirauté, se dispose-t-i! à demander à so ami, M. Lloyd-George, chancelier de l'Ech quder, la bagatelle d'un milliard deux cer cinquante millions de francs pour mettre s baleine en état de Lutter contre l'autre. Cett demande un peu., forte mettra peut-être ! brouille ' entre Oreste et Pvlade, mais qu faire? M. Lloyd-George est d'avis qu'il fat que quelqu'un entre le premier dans la vo du désarmement, et iil propose que l'Angl* terre donne l'exemple. Les unionistes jetter les hauts cris et appellent le chancelier d l'échiquier « le président du club du suicide >: Peut-être n'ont-ils pas tort. Les Anglais sont moins heureux dans le us efforts pour acclimater l'éléphant chez eu que ne le sont Les Allemands par rapport à I baleine. Leur armée de terre décroît au lie de s'augmenter. Aussi ont-ils adopté u moyen assez original pour trouver des recrue c'est de mettre des annonces dans les feuille publiques. On demande aujourd'hui des so dats comme on demanderait une cuisinièi ou un jardinier. La presse de toutes les op nions applaudit à ce nouveau système c recrutement. Je le crois bien. M. Josse abandonné l'orfèvrerie pour se faire journ* Liste. » * • L'Afrique a toujours été fatale à l'Eglii anglicane. On se souvient du célèbre CoLem qui, nommé évêque de la Natalie et envoi tout exprès pour convertir les Zoulous à _ religion chrétienne, se laissa au ^contrai; baptiser par eux et finit par avoir sur christianisme des notions à peu près sen bLa-bles aux Leurs. De là grand scandai L'évêque de Caipetown^ prenant au sériel son rôle de métropolitain de l'Afrique Au traie, excommunia CoLcnso en grande pomp mais l'évêque de Natalie avait aussi ses pa tisans et pendant quelque temps l'Etabliss ment anglican fut en proie à un schisme. C< beaux jours paraissent sur le point de rev nir. L'évêque anglican de Mombasa, dans 1-possessions anglaises de l'Afrique oriental se voyant au milieu de missions de toutes l sectes protetantes, baptistes, méthodiste presbytériens, congrégationaldstes, et are gnamt que les noirs ne devinssent ahuris £ ' milieu de toutes les doctrines de ces diff ' rents prédicants, eut l'idée de créer ui ((église de l'Afrique orientale», — amalg mant anglicans et non-conformistes. Cet opération paraissait d'autant plus facile exécuter que l'évêque de Mombasa appa ■ tient à cette fraction de l'Etablissement a t glican qu'on appelle la ((Basse Eglise», : qui 9e rapproche beaucoup des sectes no conformistes, lesquelles réduisent le christi niisme à sa plus simple expression. Le digne prélat convoqua donc une conl rence de représentants de toutes les missio ' protestantes de la contrée dans la petite vil ; de Kilccuyou. Tout marcha comme sur d : roulettes; on convint d'une doctrine à p près uniforme à enseigner aux indigènes pour sceller le pacte, l'évêque de Mombas ' aissisté de son collègue d'Ouganda, consen : à offioier clans le temps presbytérien. L [ non-conformistes pour ne pas demeurer 1 J reste de politesse, consentirent à recevoir d mains épiscopales la communion, qui ne fî pas partie de leurs, services. > 1 Tout était donc pour Le mieux. Mais vo: que l'évêque anglican voisin de Zanzibar e vent de la chose. Or, oe prélat appartient ; 1 parti ele La Haute Eglise, qui professe u ' doctrine se rapprochant beaucoup du catho " cisme. L'idée d'Anglicans communiquant ? communiant avec des non-conformistes éfc ? pour l'évêque de Zanzibar l'abomination la désolation. Il poussa un grand cri d'in< gnation, et s'empressa de dénoncer la tral • son des évêques de Mombasa et d'Augan 1 aux autorités ecclésiastiques de La métropo • Cette dénonciation causa un grand émoi da PEtablissement anglican dans la Granc s Bretagne. On vit se renouveler les épisoe! s du temps de Colenso. Les gens de La « Bas^ k Eglise» prennent parti pour les évêques a Mombasa et d'Ouganda, les tenants de ((Haute-Eglise» pour celui de Zanzib; L'archevêque de Canterbury, qui est cer ' le chef spirituel de l'Eglise anglicane, sa ~ de l'affaire, va probablement la soumettre un tribunal ecclésiastique qui_la fera traîr c en longueur et finira un beau jour par l'ese - moter. t * * * Par une bizarre coïncidence, Le Dr Cook M.Louis de Rougemont se trouvent en ce n 0 ment tous deux à Ix>ndres. Ces deux noi ne vous disent rien ? Vous ne connaissez p ces messieurs ? Je vais vous les présenter. t Dr Cook est cet Américain qui ayant rê s qu'il avait découvert le pôle Nord, s'effor 1 de persuader au genre humain qu'il ét 3 effectivement parvenu au centre des régio arctiques. Sa tentative échoua complète me i même parmi ses compatriotes qui, du res n'avaient rien à envier à personne puisq s le commandant Peary, de la marine c - Etats-Unis, avait véritablement découvert pôle Nord. Le Dr Cook fit tête à l'orage q 1 l'exploit dont il s'était faussement vanté av, soulevé; puis l'oubli se fit autour de son no: Dans ces derniers temps, il est venu en A . gleterre pour faire revivre ses titres d'exp rateur. Il n'a obtenu qu'un succès médioa et il se dispose maintenant à se rendre France dans l'espoir qu'il sera plus heurei. La renommée de M. de Rougemont est la même nature que celle du Dr Cook " repose sur des fondements à peu près au. solides. M. de Rougemont est le second F é binson. Que dis-je, le second ? Il est le pi c mier, Le seul Robinson authentique. Robins a Crusoë n'a jamais existé que dans l'imagir e tion de Daniel de Foé ou dans celle de s lecteurs. I>e vraii Robinson est un Parisie • Quelles a vent unes que cel'es de M. de Re: t {jemont ! Parti en 186^ à bord d'un nav: - hollandais pour aller à la pêche des perles, , fit naufrage, se sauva à cheval sur une gros - tortue, aborda dans une île déserte où il véc pendant deux ans jusou'au jour où des nal i rels australiens montes sur un radeau, vi reot l'arracher à sa solitude et l'emmer dans leur pays. Là commença pour Lui une existence non moins extraordinaire; il devint chef d'une tribu sauvage et fit souche clie« elle. Un jour, — c'était en 1874 — un journal australien lui tomba, je ne sais comment, entre les mains et fut pour liai un vrai casse-tête chinois. Il Lut, entre autres choses, que les députés de l'Alsace et de ia Lorraine. avaient refusé de prendre part au vote du Parlement allemand et étaient sortis de la saLle des séances. Il se demanda avec stupéfaction ce que les représentants de deux départements de son pays venaient faire au Par. lement de Berlin. Il ignorait ia guerre de 1870-7 r et ses effroyables conséquences. M. de Rougemont vint à Londres en i8q8, et raconta ses aventures abracadabrantes dans des conférences qui firent une grande sensation. Cependant, il trouva des sceptir ques. Une campagne en régie fut entreprise contre Lui par un des journaux les plus influents de Londres, le « Daiiy Chronicle».Ce dernier contesta que les tortues, môme_ les plus grosses fussent des engins de navigation; il jeta des doutes sur l'existence de l'Eldoracio australien, que dls-je? il me sembla qu'on battait en brèche jusqu'aux preuves de l'identité du célèbre voyageur Lui-même. Je dois reconnaître que M. de Rougemont se prêta fort courtoisement à l'enquête qui se poursuivait dans Les bureaux du « Chronicle » et qu'une foule de personnes qui n'étaient pas dénuées d'autorité, vinrent oorroborer le» faits allégués par lud. D'ailleurs, pouvons-nous admettre que le Sanhédrin de la science moderne, l'Association britannique^ qui fit une ovation au Robinson du XIXe siècle, art été victime d'une mystification ? Il y aurait là une improbabilité plius grande que oelles qu on reprochait au voyageur. Quoi qu'il en soit, on cessa bientôt de parler de M. de Rougemont. Aujourd'hui nous apprenons qu il est revenu à Londres. C'est sans doute pour mêler ses illusions à celles du D r Cook. Et ces deux grands débris se consolent entre eux. . v de Xi * Le troisième mari de Mme Syvetoi) )o( Ce que lit la femme fatale après avoir quitté Anver» Dans 1' • Action française », M. Mauric» Pujo évoque une affaire qu'il convient de ne pas laisser tomber dans l'oubli ; c'est un des mystères du régime laïque et de la frano-maçonnerie qu'il faudra absolument pénétrer. 11 s'agit de la mort de Gabriel Syveton. L'article publié aujourd'hui par notre saga-ce confrère, Maurice Pujo, doit être versé au dossier. Extrayons-en cette partie: c J'ai eu le plaisir, l'autre soir, de dîner avec « le troisième mari de Mme Syveton ». Simple ouvrier au début, M. Hiver a su par son intelligence et son travail acquérir aveo une belle position commerciale pl«s de vingt-cinq mille francs de rente. A la signature du contrat, Mme Syveton avait annoncé apporter à la communauté une somme de deux cent vingt-cinq mille francs. M. Hiver, il est vrai, ne les a jamais vus, les titres se trouvant chez quelque notaire en Belgique. Aveo une aussi large aisance, les époux pouvaient se passer bien des fantaisies. Toutefois celles de l'épouse furent telles qu'en trois 11101* M. Hiver s'aperçut qu'il avait dépensé le double de son revenu. Pour y faire face, il se décida alors de vendre une de ses marques de Champagne, moyennant une importante rente viagère qui, aux termes du traité, était réversible pour la majeure partie au cas de son décès sur la tête de l'ex-Mme Syveton. • La question d'argent était peu de chose pour M. Hiver, pourvu qu'il fût heureux, et il ne voyait aucune raison de ne pas l'êtr;. Lorsqu'il avait appris le nom de Mme Syveton, ce nom n'avait pas dit grand'chose à l'homme simple, dont la vie avait_ été absorbée par le travail, bon républicain, d'ailleurs, et dignitaire des comités radicaux. Cependant, un peu avant le mariage, U avait demandé à sa fiancée de l'éclairer sur cette vieille histoire. Mme Syveton s'y était prêtée de fort bonne grâce: , — Ohl c'est bien simple, avait-elle dit, j'étais un jour chez moi, avenue de Neuil-ly, lorsqu'on me téléphone de la Chambre et l'on m'apprend que mon mari a gifflé le çé-• néral André. Je fus si oontrariée et si in-1 dignée de cette nouvelle que j'en fus malade ; et que je me mis au lit. Peu après, Syveton rentra et vint dans ma chambre, tout fier: « Tu sais, je viens de gifler le général 1 André 1 » — « Ce n'est pas ce que tu as fait de mieux, lui répondis-je, tu as très mal 1 agi. b Là-dessus, Syveton, oui s'attendait * des compliments, se retira furieux dans son cabinet. Au milieu de la nuit, je voulus savoir ce qu'il faisait et j'entrai dans la piè-; ce. Je le trouvai étendu par terre, la tête sur les fausses bûches de la cheminée, dont ' il avait ouvert le gaz. De colère, il s'était as- -phyxié. » _ 1 » Et voilà I C'est seulement après le départ ' de sa femme et l'ouverture de la procédure ' de divorce ©t même, pour certains point», par 1 notre conversation d'il y a trois jours, que ' M. Hiver a appris qu'il s'était écoulé six sè-^^_ [ maines entre la giffle à André et la mort de : Syveton, et que ces six semaines unajent été remplies par toutes sortes d'événements £?>-\ tables fort étrangers à la giffle, que la veu-Vvx j ve avait déclarés alors être la cause de cette X t mort. » A peine marié, M. Hiver se vit dans une singulière situation. Si aveugle que fut son cœur épris, il ne pouvait pas ne pas s'apercevoir qu'il était environné de mystères. Sa t femme avait ses affaires à elle, dans lesquelles il ne lui était pas permis d'entrer. Elle ; recevait une importante correspondance de j Spa, d'Anvers, d'Enghien et d'ailleurs, quî ! ne lui était jamais communiquée. Il était obli-i gé d'accepter les raisons qu'on lui donnait \ pour des choses inexplicables. Il avait évi-L demment épousé une femme supérieure (I), ; a toujours en travail de quelque combinaison » qu'il ne pouvait tirer au clair. ] » Mme_ Syveton avait amené avec elle 1 Louise Spielmacker, la fidèle servante qui ne ; l'a pas quittée depuis le drame do l'avenue > de Neuilly. Ce n'est pas seulement la belle > installation qu'on lui avait réservée qui mon-L trait l'autorité dont elle jouissait auprès de sa maîtresse. Toute la journée, les deux fem-1 mes avaient des conversations en flamand . sur les sujets qui no regardaient pas M. pi-ver. Le négociant en Champagne, sensible et i confiant, se sentait de plus en plus un étranger chez lui. » » D'autres signes lui paraissaient bizarres t II ne comprenait pas pourquoi sa femme i était sur le point de se trouver mal poor un . animal blessé, pour une goutte de sang res-. tée sur les mains de son mari lorsqu'il reve-1 nait de la chasse. Il se demandait pourquoi . on s'émouvait de tout, excepté de sa souf-; franoe. » Peu à peu, il se sentit envahi par une vé-. ritable terreur. L'assignation lancée par ? Mme Syveton lui reproche de lui avait dit I un jour à table: t Vous ne voyez donc pas ? que je ne touche aux plats qu'après vousr » ; Nous ne savons si ce propos est exact. Ce qui - est certain, c'est que le malheureux homme - se heurtant au mystère oonstant était *f- - foM,

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This item is a publication of the title La Métropole belonging to the category Oorlogspers, published in - from 1914 to 1918.

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