La métropole d'Anvers: paraissant provisoirement à Londres

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07 November 1916
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s.n. 1916, 07 November. La métropole d'Anvers: paraissant provisoirement à Londres. Seen on 03 February 2023, on https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/en/pid/4746q1tc24/
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LA METROPOLE ONE PENNY I onnMT • CINQ CENTIMES ■ onT I ANDE • VIJF CENT ■ foNTINENT: dix CENTIMES PARAISSANT PROVISOIREMENT A LONDRES Bureaux: 43, Chancery Lane, W.C.—Téléphoné: Holborn 212. ABONNEMENTS : 1 mois, 3 sh. ; 3 mois, 9 sh. Etranger : 1 mois, 4 sh. ; 3 mois, 12 sh. 23ME ANNEE MARDI 7 NOVEMBRE 1916 No. 311 LA GRANDE GUERRE [ L'IMBROGLIO GREC IFS INCIDENTS D'AIKATERINI M-A m-* —' Un raid austro=hongrois dans le Danube La " lune de miel " qui a régné en-[tre le roi Constantin de Grèce et les puissances de l'Entente à la suite de [' certaines garanties que le roi avait don-I nées et de certaines promesses qu il I avait faites, vient de finir brusquement I et tout semble indiquer qu'une séparation" totale n est pas hors de ques-Itiori. A la suite des incidents d'Aïkate-I rini, sur lesquels nous revenons plus loin ■ et qui ont été fort exagérés, le roi Con-I stantin refuse d'exécuter sa promesse f de transférer les troupes de Thessalie I vers le Pélopponèse et sous l'excuse de marcher contre les troupes vénizélis-[ tes, il concentre au sud d'Aikaterini, à une distance de trente kilomètres du I flanc de l'armée des Alliés, tout le troi-[ sième corps d'armée. En Thessalie, ! même après le licenciement récent de-f classes, le roi Constantin disposle de [ 35.000 hommes avec une nombreuse artillerie et une quantité sérieuse de ma-[ tériel de guerre. Les incidents d'Aikaterini qui sont [ actuellement la pierre angulaire dans les [ relations entre la Grèce et les puissan-| ces, furent causés par une collision qui | s'est produite au village de Litochori, [ au sud de la Cerna et au nord du port d'Aikaterini, entre un détachement d'Evzones royalistes (les troupes portant le " Kilt ") et un groupe de six l cents soldats nationalistes. La collision elle-même avait résulté de la façon d'agir des troupes royalis-[ tes campées sur la frontière, près de la I Cerna, à l'égard des officiers et soldats [ de l'armée régulière qui voulaient ^ se i rendre à Salonique pour s'y enrôler dans l'armée nationaliste. Les royalistes I battirent en retraite vers Aikatterini, I qu'ils évacuèrent peu après, quand les I nationalistes s'en rendirent maîtres et | mirent la main sur toutes les provisions I militaires. Quand le gouvernement d'Athènes | eut connaissance de la rencontre san-[ glante, il se mit aussitôt en devoir d en-| voyer quatre dents hommes de ren-[ forts de Larissa aux royalistes et dans i ce but demanda aux Alliés 1 autorisa-I lion de faire usage de la voie ferrée i pour expédier les renforts, et après [ quelques tergiversations l'autorisation I fut accordée. A une douzaine de kilo-I mètres au sud d'Aikaterini les renforts E rejoignirent les Evzones où ils se trou-[ vent encore, une avance sur Aika-I terini étant considérée comme im-[ possible puisque les nationalistes f s'y trouvent en force, qu'il disposent de plusieurs mitrailleuses et que ! d'ailleurs la population leur est favorable. L'autorisation de faire usage i de la voie ferrée fut retirée. Comme les journaux l'ont rapporté Aikaterini a été | occupée par les Alliés dans le but d'évi-[ ter de nouveaux troubles, et à la^ suite de l'intervention des Français les deux adversaires ont décidé d'établir un terrain neutre. Lorsque le roi Constantin avait discuté avec les ministres des puissances ; la question de l'attitude du gouvernement d'Athènes à l'égard du gouvernement provisoire de Salonique les ministres furent autorisés à déclarer, de la part de M. Vénizélos, que ce dernier , ne ferait pas usage de ses troupes pour s'emparer de la Thessalie, mais qu'il [ se réservait le droit de comprendre cet-; te province dans son administration et de l'occuper si la population en exprimait le désir. La décision du roi Constantin de ne pas retirer ses propres troupes comme il l'avait promis aux Allies est d'autant plus surprenante que 'e port d'Aikaterini n'est pas en Thes-salie, mais en Macédoine, et fait même i Part'e du comté , de Salonique. Du reste es habitants se sont unanimement dé-'és en faveur de M. Vénizélos. La responsabilité de la guerre civile et du sang qUi peut encore être versé retom- e donc uniquement sur le roi Constan-I tin. Le but du roi Constantin est de faire impression — un peu tardivement — sur les déserteurs et d'empêcher le recrutement pour l'armée vénizéliste, et les puissances, en vue d'épargner le sang inutile, s'efforcent d'effectuer un rapprochement entre les deux , gouvernements. Mais ces efforts sont interprétés par la presse germanophile comme signifiant que les Alliés prennent parti pour le roi Constantin, et comme aucun démenti n'a jusqu'ici été publié à ce sujet cette croyance gagne journellement du terrain. En outre il est confirmé que des partisan de M. Vénizélos ont été punis, car vingt-cinq officiers se trouvent en prison et un autre a été fusillé à Aikaterini avant l'occupation par l'armée nationaliste. Un nouvel incident se prépare cependant : les royalistes devaient célébrer dimanche à Athènes un service funèbre pour le repos de l'âme des soldats tombés à Aikaterini, et cela en réponse au service qui a été tenu au Pirée, pour les victimes des sous-marins allemands, cérémonie que le gouvernement avait défendue à Athènes,^ sous le prétexte, non exprimé cependant,, que ces victimes avaient été tuées par des mines flottantes des Alliés. A l'heure actuelle le télégraphe ne nous a pas encore donné des détails au sujet de la manifestation qui aura probablement donné lieu à des troubles. La situation militaire n'offre que peu de changements. Sur le front français de la Somme nos alliés ont fait une nouvelle attaque contre le bois de St-Pierre Vaast où ils ont capturé plusieurs tranchées et fait environ 500 prisonniers. Sur le front de Verdun le village de Vaux a été occupé dans son entier. Sur les fronts de Roumanie et de Russie la situation reste bonne. Dans les Carpathes l'armée roumaine a fait des progrès sur les deux flancs du gros de l'ennemi. Dans la vallée de Jiul 400 prisonniers et une certaine quantité de butin sont venus s'ajouter au nombre déjà respectable de prisonniers et de canons déjà capturés précédemment. Au nord-ouest d'Azuga l'ennemi a réussi à occuper une série de tranchées, mais partout ailleurs, ses attaques ont été repoussées. Dans la région au sud de Dorna Va-tra, où les armées russes et roumaines se rejoignent, les Russes ont capturé plusieurs hauteurs entre le mont La Muntelu et le village de Holle, ainsi qu'au sud de Putna. Sur le Danube des monitors austro-hongrois ont effectué un raid sur une île au sud-ouest de Roustchouk et y ont débarqué des détachements sur la rive roumaine, capturant en même temps des canons et des munitions. Les mensonges de Ferdinand le Félon Une dépêche de Sofia annonce que, dans son discours du trône, le roi de Bulgarie a dit : " La Roumanie, profitant de l'embarras de la Bulgarie engagée dans une guerre, a envahi, en 1913, d'une manière scélérate, le territoire de notre royaume et nous a ravi la riche et fertile Dobroudja. Le 27 août 1916, la Roumanie a déclaré la guerre à la monarchie alliée austro-hongroise et a attaqué nos villes danubiennes. En même temps et même avant, ses troupes se sont livrées à des atrocités inouïes et ont commencé à chasser la population bulgare de la terre qu'elle nous avait ravie. Cette attitude m'a forcé d'ordonner à notre armée de pénétrer en Roumanie pour repousser son attaque inattendue, de la châtier pour lé fait commis par elle en 1913 et de délivrer de l'esclavage nos frères de Dobroudja." Si Ferdinand le félon croit donner le change en imputant aiix Roumains ce qu'ont fait les Bulgares, il se trompe. Cette fois encore c'est lui qui traîtreusement a attaqué la Roumanie, comme il avait traîtreusement attaqué les Serbes et les Grecs ses alliés après leur victoire commune sur les Turcs. Le tact de la presse française Le Nieuwe Courant, de La Haye, journal non suspect de partialité en faveur de la France, relève (13 octobre 1916, édition du soir), dans Vrij Belgie, organe flamand dirigé par MM. Van Cauwelaert et Hoste fils, une appréciation élogieuse du tact dont la presse française a fait preuve en général dans les discussions sur la question flamande. Vrij Belgie écrit en effet (13 octobre 1916) : C'est un fait, qu'en général la presse de nos alliés français durant la guerre, s'abstient de toute immixtion dans la question belge des langues. Les Flamands n'oublieront pas cette attitude chevaleresque. Cet hnmmufe est à retenir 90 % des socialistes allemands sont pour les annexions La Gazette populaire de Cologne du 19 octobre reproduit un article publié dans la Glocke par le socialiste Leinspeters. Ce citoyen est annexionniste déterminé. Son article traite d'une pétition qui circule en Allemagne en faveur de la paix. Il déconseille formellement aux compagnons de la signer. — " Signer cet écrit, dit-il, serait éveiller l'impression que les socialistes répudient toute idée d'annexion. Or, rien n'est plus faux L'auteur prétend qu^l a visité beaucoup de milieux socialistes et syndicalistes depuis la guerre. " Jusque dans ces derniers temps, affir-me-t-il, même parmi les partisans de la minorité socialiste du Reichstag, l'opinion générale est que l'Allemagne ne peut abandonner des territoires qu'elle a conquis au prix du sang de ses enfants. Ni la Belgique ni les autres territoires occupés ne peuvent être abandonnés. Si l'Allemagne était victorieuse, 90% des affiliés aux groupements socialistes voteraient les annexions. Les ouvriers se soucient très peu de savoir si leur idée est conforme à la vraie doctrine marxiste."Il est vrai que tous 'es socialistes allemands de presse et de tribune ne partagent pas l'avis de M. Leinspeters. Ainsi, la Gazette populaire de Leipzig, feuille socialiste minoritaire, ne relève que pour les mettre en doute les déclarations ci-dessus. Et la Gazette .populaire de Cologne convient que les dirigeants et les journaux du parti se sont déclarés contre les annexions. Mais la masse socialiste ? de quel parti est-elle ? S'il faut en croire les chiffres d'une élection récente, c'est M. Leinspeters qui a raison. Contre le candidat socialiste majoritaire, un minoritaire a recueilli péniblement quelques centaines de voix, bien que le gouvernement lui eût permis de sortii de prison pour aller défendre sa candidature. Pour qui connaît l'Allemagne et les prisons allemandes, voilà une captivité bien extraordinaire ! Le mécontentement en Allemagne Le Reichstag a continué la discussion de l'abolition de l'état de siège et de la censure politique. Les débats ont été moins violents qu'ils ne l'avaient été au début; cependant, ils nous ont révélé certains détails qui sont des plus caractéristiques quant aux procédés employés par l'autorité militaire tudesque à l'égard des malheureux civils. C'est ainsi que le leader national-libéral Stresemann s'est timidement élevé contre les prescriptions édictées par le haut commandement et ordonnant aux parlementaires de ne voyager exclusivement qu'en troisième classe, alors que la loi leur octroie l'usage de toutes les classes. Le docteur Groeber, l'orateur du centre catholique,prit de nouveau à partie le gouvernement et surtout le docteur Helfferich, dont il critiqua l'attitùde pendant 16s débats de samedi. — Les méthodes du vice-chancelier, décla-ra-t-il, ont indigné l'assemblée tout entière. Nous attendons toujours une déclaration du gouvernement affirmant que des faits aussi déplorables que ceux qui ont été portés à la tribune ne se reproduiront plus. La mauvaise impression laissée par les derniers débats doit s'effacer aussi vite que possible. Le député Muller, qui prit ensuite la parole, protesta au nom des radicaux contre le régime extralégal qui est en vigueur dans tout l'empire. — Il est attristant, dit-il, que les mêmes plaintes soient portées à la tribune du Parlement à la fin de chaque trimestre. La loi actuelle est une loi dictatoriale. Vous secouez la tête, monsieur Helfferich, vous voulez être optimiste, vous vous croyez tout-puissant, mais vous ne l'êtes pas ! On ne commet que des idioties du nord au sud. Ce système s'étend partout. Nous en sommes ridicules. En fait, c'est le système des inepties illimitées. Ces messieurs du gouvernement devraient pourtant se rendre compte du rôle peu digne qu'on leur fait jouer. Ils ne sont que les pantins de la dictature militaire." L'affaire Hobhouse Ce que nous avons craint et prévu est arrivé : les Allemands font un tapage de tous les diables autour de l'affaire Hobhouse, au détriment des intérêts belges, ainsi qu'en témoigne la dépêche suivante de la Wireless Press, datée de Berne, le 3 novembre : La lettre récente de Miss Hobhouse a& Times déniant la destruction de Louvain est exploitée de la façon la plus complète possible par la propagande allemande dans les pays neutres. La lettre a été traduite en français, espagnol, portugais, hollandais et, en fait, dans toutes les langues du monde civilisé. Après avoir été envoyée aux journaux neutres, des réimpressions sont largement distribuées dans tous les pays où s'exerce la propagande allemande. Les journaux allemands font également usage de la lettre pour l'édification de leurs propres lecteurs. Il est intéressant de remarquer que la radicale Star de Londres (3 novembre) fait suivre cette dépêche de la note suivante : Aucune lettre de Miss Hobhouse à propos de Louvain n'a paru récemment dans le Times. 11 s'agit probablement de citations de l'article de Miss Hobhouse dans VU. D. C. Nous regrettons de devoir démentir la Star sur ce point. Non pas une, mais deux lettres de Miss Hobhouse sur Louvain ont paru récemment dans le Times, à savoir les 18 et 22 octobre dernier. Ne pourrait-on pas attendre un peu plus d'exactitude d'un organe londonien lorsqu'il s'agit d'intérêts belges ? Ajoutons que Miss Hobhouse, malgré les néfastes effets de sa propagande dont la dépêche ci-dessus est la preuve, a été exonérée de toute atteinte à la loi sur la Défense du Royaume, qui couvre pourtant, d'une façon générale, tous cas touchant aux intérêts britanniques, ainsi qu'en témoignent plusieurs cas déjà jugés. L'esprit nouveau et la paix Dans les ébauches, d'ailleurs bien arbitraires et bien superficielles, commencées çà et là, des conditions de la paix future, on tient compte surtout des considérations ethniques et des questions d'intérêt, mais pas assez, peut-être, des éléments moraux, écrit M. A. Capus dans les Annales. Les mœurs ont été, en effet, plus profondément influencées qu'on n'imagine par la façon sauvage dont l'Allemagne a conduit la guerre, et le mouvement qui se dessine en Angleterre pour le châtiment des assassins de Fryatt en est déjà une forte et claire indication. Les enlèvements de Roubaix et de Lille, les supplices infligés à des prisonniers italiens et russes, les invasions de la Belgique et de la Serbie et leurs horreurs inoubliables, auront aussi de lointaines conséquences, une fois la paix conclue, sur les relations entre les peuples alliés et le peuple allemand ; car l'esprit a été comme effaré par la réapparition soudaine d'une barbarie qu'on croyait à jamais éliminée dans l'histoire. Cette tragique surprise marquera une des grandes dates morales de notre temps : elle aura détruit un instant l'illusion du progrès. Avant de longues années, il sera donc impossible de pardonner à l'Allemagne cette déception inouïe. Jusqu'à ce que cette nation ait durement expié, tout ce qui émanera d'elle sera taré et suspect. On se rappellera qu'au cours de la guerre de 1914, elle n'aura pas eu un seul geste chevaleresque, une seule pensée humaine, uh dé ces mots de pitié qui ennoblissent les plus atroces batailles et qui font honte à la haine. L'aversion spéciale que nous inspirent nos ennemis, outre les sentiments exceptionnels déchaînés par la guerre, se retrouvera nécessairement dans les conditions de la paix. Voilà ce que ne comprennent pas les socialistes, si ignorants de la nature de l'homme, si abusés par l'aspect extérieur des sociétés. Quand ils prétendent fonder sur leurs utopies une paix durable, ils négligent les mœurs, les éternelles exigences du cœur humain, tout l'ensemble de notre sensibilité ; ils ne savent pas pénétrer dans les âmes ; ils ne voient, dominés par des formules abstraites, que des organisations et des cadres. Tout ce que l'Allemagne a souillé et meurtri, tout ce qu'elle a abîmé de civilisation et qu'il faudra rétablir ou venger, ils le négligent délibérément. Ils nous feraient ainsi, si on les laissait jouer un rôle prépondérant aux discussions de la paix, non une paix fière et solide, mais une paix incertaine et mouvante, sans racines nationales, une sorte d'abri hasardeux où nous vivrions d'une vie précaire, en réfugiés plutôt qu'en vainqueurs. Le troisième hiver Le distingué écrivain qui signe " The Londoner " dans VEvening News, le grand et le premier des journaux londoniens du soir, a publié vendredi dans ses notes du jour (To night's gossip) ces lignes éloquentes dont on appréciera toute la justesse et dont nous le remercions sincèrement : Il en est parmi nous qui doivent considérer avec un cœur plus lourd les débuts d'un autre hiver anglais. Nous nous rappelons bien comment il nous arriva • fuyant devant la guerre, le peuple exilé. Nous lui fîmes accueil ; nous eûmes grande pitié des pauvres Belges, compatriotes de ces soldats dont la petite armée s'était jetée sur la route de la Bête. Il est salutaire pour nous que nous remémorions ces jours généreu^. La première émotion de la pitié a disparu. Les temps changent et nous changeons avec eux. Les exilés belges en sont à la troisième année de leur vie dans un pays étranger. Ils gagnent leur pain quotidien ; ils se sont établis dans des maisons, car ils ont perdu leur foyer. Nous pouvons maintenant parler d'eux en bien ou en mal, comme s'ils appartenaient à notre propre ménage. Et cependant, lorsque je me rappelle le mois où, la première fois, j'entendis dans nos rues cette langue flamande, ce français de Belgique qui m'apportaient le souvenir d'anciennes vacances, je voudrais engager mes frères londoniens à conserver quelq 1 chose de cette bonté apitoyée qui marqua l'accueil des Belges ici. Nous avons parmi nous une bonne partie d'une nation", d'une nation souffrante, d'une nation sans foyer. Considérez-les en gros, et ces Belges vous apparaîtront comme un peuple honnête et laborieux. Il y a parmi eux de mauvais éléments comme il y en a de bons ; mais dire cela, c'est répéter qu'ils sont une partie d'une nation. Il y a de mauvais Anglais, des Anglais portés au vol et au mal ; j'en pourrais trouver tout près de moi. Mon pays natal a sa part de canailles, mais nous pouvons vivre sans en avoir honte, car il faut toutes sortes de gens pour faire un peuple. C'est pourquoi, lorsque nous entendons parler d'un mauvais Belge, nous ferions bien de penser charitablement des Belges. Ne manquons jamais de nous mettre à leur place. Imaginez, si vous le pouvez, que les horreurs de la guerre se soient abattues sur l'Angleterre et que ce soit nous le peuple qui soit allé en exil avec nos paquets de hardes et nos enfants au maillot. Je me représente Bruxelles, et Anvers, et Gand pullulant de fugitifs des usines du Lanca-shire, des champs du Sussex et des rues de Londres. Comme les Belges, nous sommes un peuple qui veut vivre sa propre vie, qui n'apprend pas aisément une langue et des mœurs étrangères. Je crois que, quel que puisse être l'accueil que nous recevrions en exil, quelques-uns d'entre nous le maudiraient. Des citoyens oublieux de nos misères pourraient trouver raison à ronchonner contre ces Anglais, ces ennuyants Anglais. Et nos canailles s'occuperaient à nous valoir un mauvais renom dans un pays étranger. Mais cette mauvaise fortune ne nous a pas échu. Nous sommes les hôtes, et chez nous, dans notre château insulaire. Voyons donc à ne jamais perdre complètement la gratitude que nous devrions conserver envers le nom belge. Le pain de l'exil est un pain amer. J'espère que la bonté anglaise l'assaisonnera jusqu'au jour où le Belge pourra retourner dans son propre pays. Le lieutenant-général Bertrand îNous apprenons avec une vive satisfaction que, par décret du 29 septembre dernier, le président de la République française a décerné la croix de Commandeur de la Légion d'honneur au lieutenant général Bertrand. Chacun se réjouira de la belle distinction accordée à l'un des chefs les plus estimés et les plus aimés de notre armée. A Liège,c'est le général Bertrand qui mena la fameuse contre-attaque du 5 août, dans le secteur Barchon-Meuse, brisant l'élan des Allemands et les rejetant en désordre loin au delà de leurs positions de départ. Placé par le Roi à la tête de la 3e division d'armée — notre Division de fer —-il en fit un corps d'élitç qui, sous son impulsion énergique, se distingua toujours pendant les combats livrés sous Anvers et notamment à Haecht, pour achever, sur l'Yser, de se couvrir de gloire.

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