La Métropole

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06 February 1914
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LA MÉTROPOLE 21e Année No 37 jBJciitiQ» 13 AJBO JVIVB&1BIVTS Un «n ...... ï fr. 15 - Slï moi» • .....fr, 8 — Trolf mois. ............ fr. i 60 On «Abonne i tcns lej boreaui de poste et aox facteuri. ETRANGER, le port en sus: Poux lu HOLLANDE. s'abonner de préférence aux bureaux da poste, plutôt qu'au journal même. LE NUMERO 5 CENTIMES Journal quotidien du matin Tous les jours de 4 à 10 pages 59,ruedes Peignes, Anvers Administration: » 3519 Rédaction : Téléphone 617 Le dimanche de 10 à 16 pages -v**=-R*rï?r5E3SE2£ïs«rSBS2 LE NUMERO 5 CENTIMES | ✓ Annonces : la Dente Chronique sportive I« ligne lirne ♦ . < . fr. 0 30 fr. S 00 Annonces fioan&id. » 8 00 Faits divers fin Id. » 2 00 Réclames la ligne, . I 50 La Ville id. » 5 00 Faits divers cor js id. » 3 DO Emissions Prix a convenir ^Pour toute Ta publicité, sauf celle de la province d'An-vewî s'adresser'à l'AGENCE HAVAS : <SM à BRUXELLES : ». place des Martyrs, i'- à PARIS : 8, place de la Bourse, •j» a LQNDRES: »3. ——— Vendredi , < 6 Février 1914 Fair play " Ikb piquer parce qu'ils sont tous conçue d"u it™eœpendarnt exception pour la L • wimi do l'un d'eux qu il estime op-mrtM de taire connaître et qui est li-I belléc comme suit: If « Soumet à eontidêralion, »?***% n'est pas venue de lutter aussi àucôti H (le tontes nos forces POUlt Itw SEptuVlON. ADMINISTBA-} TIVE. » Et le XamtelsbUd fait suivre cette 1 Communication du. commentaire que voici: U Si, par semblable menace, la clique ■t-» Destréo peut réellement obtenir que le Rouvernoment et la droite refusent » toato satisfaction (sic) aux Flamands, I » on pourrait bien en effet, si regret-f : table que ce fût et si vivement que nous f » y soyons opposés, en faire quelque jour | i> l'essai du côté des Flamands. » Voilà donc, comme bouquet dea ex-ci tation.s inconcevables, et injustifiables lancées dans le placard de convocation au meeting du Burgerkring et finalement an meeting lui-môme, ce qu'on inflige aux catholique» d'entendre dire et de voir imprimer, la veille même du jour ou noua espérons applaudir au vote de la loi scolaire ! Voilà, paraît-il, ce que méritent de la >■ part des catholiques qui se prétendent eux seuls flamands, le gouvernement et en particulier M. Poullet, la droite et en particulier M. Woeste, comme récompense du talent, do l'énergie, des efforts admirables dépensés pour la réalisation de l'œuvre de préservation et de liberté qui, depuis trente ans, constitue l'aspiration la plus fervente de nos consciences, le bat le plus élevé et le plus légitime de nos sacrifices et de nos luttes ! De toute cette admirable et formidable campagno menée journellement et à toute heure, dès un an avant le triomphe électoral de 1912 et sans répit depuis que ce triomphe est acquis, de toute cette campagne il ne reste rien » Que dis 3fi? Le vote même de la loi scolaire nouvelle, la liberté des familles con-■solidéo et garantie, tout cela, qui semblait le premier et suprême enjeu de la lutte, ne oompte plus pour un fétu de paille 1 Et pourquoi? Parce que le gouvernement et la droite veulent s'entendre, pour garder même l'honneur des garanties à assurer aux droits des populations flamandes l Parce qu'ils ne veulent pas se courber devant les injonctions des pires adversaires et des pires saboteurs de la loi scolaire et les laisser tout à coup, devant lo pays, de sectaires odieux et effrénés se muer eu «auveurs hypocrites et cauteleux. Bref, ce qui manque à notre triomphe catholique, au regard des promoteurs de cette jolie campagiie, c'est que les Franck, les Pcrsoons et les Camille Huysmans L ne figurent pas parmi les triomphateurs ! Il faut dire et l'on ne tardera pas à reconnaître que jamais pareille faute ni pa-eil scandale n'ont compromis ou as-sombri le triomphe d'une plus noble oeuvre do gouvernement! » «■ * Aussi bien, il ne faut se lasser de le répéter, i! ne s'agit pas même d'une^dis-' Rciasion de principe. Il n'y a en jeu qu'une j; différence do modalité. Et l'on croit rêver quanu on voit écrire encore que « lo gouvernement et la droite refusent toute satisfaction aux Flamands » 111 Nous allons donc uno fois de plus remettre en présence et sous les yeux de tous les honnêtes gens qui nous lisent, le texte î Nobels auquel s'était rallié lo gouvernement et le texte des six dissidents do la droite flanqués de MM. Franck, Persoons i et Huysmans: amendement amendement franck n0bel3 La languo véhtculaire Dans toutes les écoles >.» l'enseignement pou* communales, adoptées œ matières obligatoi- ou adopt&bles. la langue ks sera lo flamand maternello est la langue Jarô les communes fia- véhiculai re aux divers mandes et lo français degrés rte l'cnselgne-dans les communes wal- ment primaire. loones. f Le nombre des heures Lej communes peu-do ciasse consacrées à vent Inscrire i'énseigne-i cas matières, no pourra ment d'une seconde lan-; être Inférieur à dix-huit guo nationale dans le | heures par semaine. programme do toutes ou L'enseignement d'une do quelques- unes do [ deuxième languo pourra leurs écoles primaires, commencer à partir du îto degré. Toutefois, dans L'Inspection veille à • *w communes do xl'ag- ce que l'étude approfon-gHwaôraUon bruKeliols»- dlo do la langue mater-C^C3 °ù le be- hollo uo soit pas com-F f?„?wScru, reconnu par promiso par l'étude pré-l , m*nlstérlel, cet maturéè d'une seconde fosi-ignemeat pourra dé- langue. ' btitor plus tût. i l'iîf"1!5 cai,unùnes • Des dérogations par-aggiomératlon bruxel- tlelles, notamment danv ! i fr^^calè sera, l'agglomération bruxel- ^ niSmes condi- toise, peuvent être au-lar«S"o véhlcu- torlsées. selon les be-' £»? m ir cs 61è;res soiQa' arrôté minls-«ont la langue mater- tériel. noliû est le français ; la ÏÏSi «S*™" acra r<e solh <3c déterminer îUL ï^d pour les en- la languo maternelle ,a. !a-Q£ue des enfants et rt'lndl-îjnrwi fîa" (JUfcr 10 premier ensei- , gnement que ceux-ci \ vr-jff c-ïï* d ^°ic doi" ont ù suivre, est confié ïf îVfSw ? î.ientréfc auK chefs d'école, d'ac- «a Lanrnli u 1 éco!e si ï°r<x avcc les pères de i -d langue maternelle famille. orrespond h celle qui L'inspection présente 6wS llsagô' sau' re" c»WQue année un rap-arftfrt? ?.. parents nu" p0l t sP^ial au ministre . taii 'Qspeetion sco- sur l'application des présentes disposiUons. Si de cette comparaison le lecteur veut yen ra-pprocher l'usage incroyable fait «âns lo placard du meeting de dimanche I «epuia lors dans le LLandehblad, de a formule votée sans aucune réserve sur Proposition de M. Schollaert, on se ^ura aisément compte de la significa-0] réelle do oe qui se passe. j f nature.de ces procédés, le»s reproches trahison et de forfaiture proférés à.1 foison, la méconnaissance du souci pri mondial en pajeillo (juestion déménagé: des réa.isations non stulement possible; mais certaines dans le domaine parlemen taire, l'équivoque malhonnête par la quelle on cherche toujours à faire croiri que ceux qui n'ont pas adopté la formuli intangible refusent toute satisfaction tout cela prouve que l'on n'a pas vouli reculer devant une œuvre de querelle e de discorde où l'on cherche à compromet tre des hommes de mérite et de dévoue ment qui ont de tout temps égalemen bien servi les principes catholiques et 1; cause flamande. Ce serait à croire que dans certains mi lieux on trouve^ des délices particulière à pratiquer la zizanie et à susciter contn ses propres alliés les préventions les plu haineuses et les moins justifiées. C'est un sport imprévu et dont il n faudra pas laisser se déplacer les res ponsabilités. a Fair play ! n Quinte i. L'J-1 dualité L'imp érialism e du Dr Wilsoi «j# ke président des Etats-Unis au-qued on attribuait au moment d< ^OfJL son élection et de son entrée ei fonctions des idées plutôt anti-impérialistes dent de détromper complètement ceux qu ont cru que sous un président démocratique [es tendances impérialistes allaient disparaî tre do la politique des Etats-Unis. Il sembl un contraire que le Dr Wilson se fasse m plaisir et un honneur de marcher sous e rapport sur les traces des plus impérialiste ie ses prédécesseurs. Dans tous les cas, l'an sien président Roosevelt applaudira, s'il es sincère, à toutes les mesures quo vient cl prendre le Dr Wilson, On sait que depuis longtemps la Républi que de Nicaragua n'est plus qu'une dépen dance des Etats-Unis. Quant à l'Etat de Pa nama, il a été créé exclusivement pour per mettre aux Etats-Unis d'acquérir la zone di canal de Panama et de construire^ puis d< fortifier ce même canal: La Colombie a pro testé, pendant de longues années contre l'in tervention de l'Amérique du Nord dans se démêlés avcc le Panama, qui était une pro vince de cette République; mais Teddy : montré ce qu'il a appelé son t big stick », e la Colombie a dû s'incliner. _ Le présideu Wilson fait encore beaucoup mieux. Non seu lomont il met fin aux protestations de lî Colombie, mais il l'amène à se soumettre en tièrement aux Etats-Unis et à leur cédei quelques-uns do ses droits de souveraineté le« plus importants. On a lu, en effet, ces jours-ci, une information de Washington d'après laquelle les Etats-Unis et la Colombie sont sur le poinl de conclure une convention donnant au gouvernement do la République du Nord le droit d'établir des stations de charbon sur la côu colombienne. En outre, la Colombie renonce à son droit de concéder à d'autres qu'aus Etats-Unis lo droit de construire un nou veau canal interocéanique à travers son ter ritoire. Sans doute, l'oncle Sam no veut pa< ces concessions pour rien; il les paie, e1 mémo assez largement. Mais il est h peim nécessaire de dire que le gouvernement co lombien a cédé en cette circonstance à un pression plus ou moins directe de Washing ton. Il a dû se soumettre à la douce viol eue qu'on lui a faite pour l'amener à conclur l'affaire. On sait que cette préoccupation du cana concurrent du canal ae Panama a déjà ame no les Etats-Unis à mettre la main sur ] Nicaragua. Ou a tout simplement dans ce Etat de l'Amérique centrale favorisé la. ré volution que peut-être même ou avait fo montée contre le président Zelaya, et aujour d'hui il n'est plus question du moindre mou vement d'indépendance ni de la moindre vel léite de souveraineté de la part de cet Etat L'onclo Sam le tient, et il le tient bien. Lî doctrine de Monroe qu'un homme d'Etat eu ropéen a appelée un jour c une impertinen ce » donne à l'oncle Sam lo moyen de garantir contre toute intervention de3 puis sances du vieux monde. Dès que l'une de'co puissances fait mine de faire valoir ses droit vis-à-vis d'un des Etats du continent amé ricain, Jonathan se dresse devant lui et 1< met on garde contre les conséquences de li violation de la doctrine de Monroë qu'il es en train de commettre. Les puissances euro péennes ont trop longtemps toléré cette sin gulière situation pour qu'il leur soit possibl encore d'y remédier; maintenant lo mal es fait et le pli est pris trop profondément pou qu'on puisse songer à revenir en arrière. Il y a cependant des intérêts européen quo blesse incontestablement la dernière pro oîamation du Dr Wilson au sujet de la ven te des armes aux rebelles mexicains. Cett proclamation, qui autorise les révoltés mexi cains à se fournir d'armos, de munitions e en général de tout ce qu'il leur faut en fai de matériel- de guerre, constitue une vicia tion du droit international tellement mani feste quo l'on pout se demander comment 1 président des Etats-Unis, qui fut prof es seur do droit et d'histoire à l'Université d Princeton avant de devenir président, a pi la contresigner. Mais o'est conforme à la tradition améri 3aine; Lorsque les Etats-Unis s'étaient mi au tête do mettre l'île de Cuba sous leu iomination, ils ont suivi la même méthode [>n déclarait h l'Espagne qu'une iuterven tion des Etats-Unis était inévitable si la ré rolte no prenait pas fin le plus vite possi ile, mais sous main ou favorisait les rebelle; le toute façon, ù tel point qu'une victoire les troupes espagnoles dût devenir impossi >le. Ce n'est pas plus difficile que cela. Ei >e qui concerne le Mexique, la question esi noins compliquée encore. Le Dr Wilson i léjà fait savoir qu'il attendait pour un ave îir prochain le triomphe des rebelles et s an; loute le général Carranza, lô protégé di > résident, so montrera reconnaissant e' tbandonnora aux Etats-Unis tout ce qu'il ui demanderont de l'indépendance et du ter-itoire mexicain quand il sera arrivé au pou-roir. Le scrupule est bien ce que l'on trouve e moins dans la politique impérialiste de* fltats-Unis. — J, Jocrg. ta Métropole est servie grat uitement pendant 8 jours sur demande Échos LA VILLE Programme de la journée : FETES ET CONFERENCES Cercle Catholique. — A 8 heures, représenta-l tion flamande par la troupe du théâtre royal néerlandais : « Dokter Klaus ». t Concert Fdron. — A 8 heures et demie, dans la salie Rouge de 1a société royale d'Harmonie, ccn-cert organisé par Mlle Jeanne Férori. pianiste, avcc le concours de M. Jules Boucherlt, vlolo-* niste. 5 COURS , Club Africain. — Cercle d'Etude* coloniales. — A 8 heures et demie, à l'Institut Supérieur do Commerce, cours de cultures et productions co- 6 loniales, par M. A. Lallière. Berlitz School, 8, Melr. — Langues vivantes. EXPOSITIONS * Salle des fêtes de la ville. — De 10 à 4 heures exposition du cercle d'Art « Aze ick kan ». (ouverte Jusqu'au 25 février). Salle Wynen. — I>e 10 à 4 heures, exposition Al-, phonse De Clercs, (ouvert-a Jusqu'au 0 février). Cercle Artistique, — De 10 à 4 heures, exposition Richard Baseleer: «Venise» (ouverte Jusqu'au 15 Pour U paroisse de Saint-André B. et F. Fr. 10 — M, Clemenceau et les Sœurs On sait que M. Clemenceau, malade et devant subir une opération grave, il y a deux ans, choisit une maison tenue par des reli-1 gieuses, rue Bizet, pour se faire soigner. M. Pugliesi-Conti, ayant constaté qu'en cette circonstance M. Clemenceau avait « remisé > son anticléricalisme, ce dernier lui répond dans 1' « Homme libre ». lia oonolusion du morceau est intéressante à lire. La voici : a A jouter ai-jè que j'ai trouvé là des femmes excellentes qui n'ont eu que le tort de me traiter en enfant gâté? J'ai plaisir à leur témoigner ici toute ma reconnaissance De temps à autre, je vais leur rendre uno visite pour la simple joie de lour dire ma respectueuse amitié. » Nous avons causé do toutes choses très librement, sans jamais qu'il pût naître entre nous le soupçon d'une offense, et peut-être les uns et le3 autres y avons-nous gagné en esprit de tolérance et de bonne _ volonté envers ceux qui ont d'autres opinions que les nôtres,. Elles n'ont pas changé, moi non plus, mais nous nous accordons à penser qu'il n'est pas nécessaire de se haïr pour des son-timents opposés sur l'insondable question de la destinée humaine. » Et je suis trè3 fier de penser que si mes amies de la rue Bizet avaient besoin d'un service qu'il fût en mon pouvoir de leur rendre. elles me feraient l'honneur de venir me lo demander. » Le citoyen Torwagne n'est décidément qu'un petit, tout tout petit Clemenceau. A peine un angora!.... Et Ses grandes épingles ? Rarement, mais le cas se présente tout de! même de tomps en temps, nous voyons unj recoveur.de tram inviter une dame à « ren-! trer » la pointe menaçante d'une épingle à chapeau. Il est un fait. La grande épingle a vécu, vous savez, celle qui semblait dire: j'ai pèr-i co et suis prête à poursuivre ma destinée. EHe l'avait si bien poursuivie, eu faisant dos victimes, éborgnanb les uns, écorchantj les autres, qu'il a fallu l'intervention d'uni arrêté pour combattre les excès d'une mode! inquiétante et dangereuse. Tous les pays: s'en émurent. Car pour les femmes, la mode est le doux tyran à qui elles se soumettent têto baissée.. - Mais comme la science, comme le progrès, 3 la mode a se3 victimes. 3 Un jour; dans une chûte, une jeune personne avait eu la tête traversée par une pointe d'épingle et était morte sur lo coup. Les femmes ont trop de cœur et de sensibilité pour n'avoir pas plaint l'infortunée et déploré l'accident, mais, malgré l'avertissement, elles continuèrent à porter, pour soutenir cloches et coupoles qui demandaient de solides fondations, les épingles meurtrières. Pouvaient-elles changer la mode? Qu'importe que l'une d'elles tombe sur le champ de bataille do cette guerre en dentelles! Elles serrent leurs rangs b. la poursuite de leur conquête, leur beauté mise on valeur par la mode. 4 Faire la guerre aux épingles, c'était inévitablement obliger les a faiseurs » de mode-à la changer. Et voilà pourquoi les grands chapeaux ont disparu, tuant 1 épingle assassine, pour céder le pas aux formes nouvelles, presque toutes très montantes, avec leur bord presque collé contre la calotte, laissant ainsi entièrement apparaître les traits du visage, d'autant plus joli qu'il est anversois. Chez les Amis de la Littérature La prochaine conférence organisée par les /Vmia^ de la Littérature belge aura lieu le mardi 10 février, à 8 h. 30 du soir, en la salle de mariage de l'hôtel de ville. La tribuno sera occupée cette fois par notre distingué confrère, M. Adolphe Hardy, le charmant poète de la « Routo enchantée », (. le chantre connu du pays ardennais. ^ Nôtre talentueux collaborateur parlera de Georges Rodenbach, le romancier de i Bruges la Morte ». Il sera sans nid doute très intéressant d'en-tendr» un jugement autorisé sur celui qui analysa le charme mélancolique des après-midis provinciales, porté par un fervent des sites açrestee de l'Ardenne. Aussi y aura-t-il plus de monde encore que de coutume à la prochaine soirée des Amis de la Littérature. L'enseignement technique Nous avons, déjà entretenu nos lecteurs du comité qui s'est formé à l'initiative de M. Wathoul, directeur do l'école de mécanique de Liège, en vue de la création d'une caisse de pension de retraite en faveur du personnel enseignant des écoles professionnelles et tecliniques. Ce comité est d'avis qu'après avoir favorisé comme il l'a fait au cours de3 dix dernières années l'enseignement technique, se doit de se préoccuper du.sort de ceux qui se «ont dévoués au succès de cette entreprise, dont tout le bénéfice revient au pays. C'est pourquoi des démarches sont faites actuellement auprès de toutes les personna-ités influentes dans le but d'amener nos législateurs à déterminer la création d'une caisse de pensions en faveur du personnel enseignant de toutes nos écoles professionnelles et industrielles. Les requérants savent que les charges du gouvernement sont énormes, mais ils ne désespèrent pas d'obtenir satisfaction ; les capitaux prêtés à -l'enseignement professionnel et technique rendront c*nt pour cent, disent-ils, grâce a la prospérité de notre industrie, croissant en raison directe de l'importance uos sacrifices faits en faveur de cet enseignement, complétant de la fajon la plus heu-rouse I enseignement général. Les yeux bleus et la médecine Presque tous les poètes chantent les yeuxj" bleus. Les noirs, tranquillisée-vous, ont aus-, si leur» dévots, et les ?erte ne «ont çae àji dédaigner, mais ce qui au point do vue lyrique assure un incontestable avantage aux yeux bleus, c'est qu'on peut comparer leur azur à celui des oieux, et c'est toujours une rime assurée. ... Par malheur, voici quo la médecine entre en scène pour avertir que tant de grâce a seS inconvénients et qu'une fillette aux yeux couleur d'azur est beaucoup plus exposée qu'une autre, aux yeux noirs ou verts, à diverses maladies, parmi lesquelles la scarlatine et la diphtérie occupent le premier rôlo. C'est le docteur anglais, M. Dykes, qui, après Berniàcki, dont les observations remontent à plusieurs années, a établi ce fait singulier. Dans la scarlatine, il a constaté que sur 219 enfants ayant des iris bleus ou gris-clair, il y a eu 21 0/0 de cas graves et une mortalté do 3.2 0/0. Ceux, au contraire qui avaient des iris bruns foncés ont été de beaucoup moins gravement atteints. Sur 199 cas de scarlatine observés chez des enfants ayant des iris doubles foncés, les cas grave n'ont pas dépassé 15.5 0/0 et la mortalité et restée voisine do 1.6 O/Ô. "• La feuille médicale à laquelle nous empruntons ces curieux détails termine son article par une recommandation : prenez garde aux iris bleus ! C'est très facile à dire, mais quanti on a des yeux bleus, fienipîacez - les donc par des yeux noirs. Nous savons bien qu'on en vend de fort remarquables, en verre, mais ils ne rendent pas les mêmes service?. Chiens de police Comment on comprend cs service et comment on dovrait le comprendre. — Ce que la police demande et ce qui se fait ailleurs. Jamais peut-être lof vols au port ne fuient plus nombreux, les cambriolages ne se succédèrent avec une plus inquiétante rapidité, les vols à l'esbrouîfo ou à la bousculade et les attaques nocturnes ne se multiplièrent avec une plus stupéfiante audace. Parlons donc un peu chiens de police, si vous le voulez bien: lo moment ne pourrait être mieux choisi. Depuis la nuit mémorable où l'exploit de Fick — qui eut bien mérité de s'appeler Flick — arrêtant à Bercliem un bandit pris en flagrant délit d'assassinat, mit les chien? de garde et do défense à la mode, l'engouement provoqué eu lour faveur par l'héroïsme de la brave bête s'est considérablement re. froidi. Mais la leçon n'est pus'perdue, .voici comment: à côté des particuliers qui jugèrent prudent de s'assurer désormais lo dévouement d'un défenseur à quatre pattes, un bon nombre d'agents de police, exposés à maints dangers par leur métier même, et 'd'ailleurs "convaincus des services que leur rendrait un bon ehion dans la recherche des malfaiteurs, les cas d'arrestations difficiles et le service do nuit, s© procurèrent chacun un chien d'une race propice au dressage. Ces dévoués gardiens de ]'->rdre, avec l'ingénuité qui disLtitr;cio feénSCienceè pures, s'étaient naïvement imaginé- que l'administration communale, ayant créé un service de chiens policiers — d'ailleurs défectueusement organisé —• leur serait reconnaissante de cette initiative et leur permettrait de se faire accompagner à l'avenir par leur quadrupède. Que c'était donc mal connaître, pour des fonctionnaires surtout, l'esprit administratif l Est-ce à dire qu'il faudrait autoriser ainsi tout do go le premier policier venu à se servir du premier chien de rencontre dont il s'assurerait la propriété et l'amitié? Loin de là, et oe que nous en dirons est d'intérêt général". Mais il serait bon de tirer intelligemment parti do ces bonnes intentions, qui donneraient un service de beaucoup supérieur à celui existant actuellement. Eu effet, ne se sert pas d'un chien policier qui veut et, pardonnez-nous l'assimilation, l'a-s-oirant maître a besoin d'un dressage préalable tout aussi sérieux et complet que celui de l'animal; il est inême préférable, sinon absolument nécessaire que l'éducation de l'un et Je dressage de l'autre soient simultanés, et il faut à tout prix, il est indispensable que le chien n'ait qu'UN SEUL MA.ITRE. Et voilà précisément lo vice rédhibitoire. pourrait-on dire, de notre brigade do chiens de police/ c'est que chaque chien doit accompagner indifféremment chaque agent de ce service. La démonstration do co principe ne date pas d'hier, car l'origine des chiens de police remonte assez loin. En effet, on trouve dès le XVe siècle à St-Malo, en France, une section de chiens de police qui subsista assez longtemps, appelée « mâtins du guet » et destinés spécialement —'écarquillez les youx, ô Anversois, qui vous figurez avoir innové ! — à la surveillance du port. Toutefois, la discipline de ces chevaliers du guet à quatre pattes n'ayant, tout comme les nôtres, pas de maître déterminé, paraît avoir laissé quelque peu à désirer; si bien que certaine nuit, n'obéissant plus à la voix do personne, ils dévorèrent entièrement, sans en laisser un os ni un bouton d'uniforme^ un capitaine d© frégate nommé Mollet, qui s'était attardé au port malgré les édits prohibitifs. Comme bien l'on pense, ce tragique exploit eut aussitôt comme suite une ordonnance royale qui licencia définitivement les trop féroces c mâtins du guet ». Tout de même, croit-on qu'une aventure similaire serait impossible ici, avec des chiens passant par trop de maîtres différents, et quelque jour aux mains d'un agent manquant d'expérieno© ou d'autorité? C'est parce que nos chiens ont trop de maîtres qu'ils rendent si peu de services, et encore uniquement lorsqu'ils accompagnent certains agents auxquels ils se sont plus spécialement attachés. Et d'aillcurs/ au dire des spécialistes, nos chiens de police sont mal choisis et mal dressés. Il semble donc que l'on ferait bien de réorganiser ce service du mâtin, mais le chien qui paraît convenir le mieux est le bouvier belge — la race du fameux Fick, — redoutable et résolu dan3 l'attaque, limier ou pis-teur subtile d'une résistance incomparable, d'une obéissance passive et d'un dévouement sans limites à a son » maître. Comme dressage, lo programme édicté par le Kenned Club Belge, fruit d'études approfondies, embrassant des siècles d'expériences, s'impose. Comme principe: un chien, un maître, unique et absolu. Et ceci a^lmis, on voit immédiatement combien le concours individuel d'agents propriétaires de chiens pourrait être précieux s'il était judicieusement réglementé tant au point de vue de la classification et du dressage des chiens qu'à celui de l'éducation spéciale do leur maître, qui devraient être confiés — les frais en seraient insignifiants — à un organisme autorisé (1). C'est ce qui se fait, nous dit-on, à IxeHes et à Schaerbeek, où ce système a donné les meilleurs résultats. Il en est de même au Bois de la Cambre, à Bruxelles, à Helmet, h Lae-ken, à St-Gilles, où chaque agent touche une indemnité de fr. 0.60 par jour pour la nourriture et l'entretien do aon chien, et où il axisfce un service d'inspection dee chenils et io contrôle de la nourriture. (1) Par exemple, à Anvers, le Club du ïhien de bergor, de garde et de défense, Pe-;it Marché, 8, qui applique les méthodes du Hennel Club, crfe où o© peut se renseigner iti'ement. ....... -, -, . M: Et sans aucun doute serait-il inté^^aq| do faire appel aux quinze ou vingt de police anversois actuellement propriétaires d'un chien — peu impormsa race, 1>W" vu qu'il réunisse les qualités ^ulues, — de procéder à uno expérience oà service n'o^ turne en ville, après dressage préalable. 9j l'expérience réussit ici — et pourquoi on dou* terait-on, puisqu'elle a réussi ! partout ^ailleurs? — l'adoption définitive' du système équivaudrait, les frais en moins/ à une considérable augmentation du corp^ de police, tout en permettant de multiplier-les ronde» do police, composées alternati vexent de deux agents ou d'un agent et d'un bffien, infiniment plus habile à dépister les*^malfaiteurs.Pourquoi ne pas essayer ? A. Fresco. — A la Chambre de commerce d'Anvers Voici le compte x»endu officiel de la séance dn 3 février 1914, du comité central tenue sous lia présidence de M. Corty : MM. Maurice Roseuhenaiei', Jos. Hageiuaaij W. Beitmann, F. Rondeau, A. Bail, Georges Ruiïens et Marcel BaeHe sont admis membres de la Chambre. — Il est pris connaissance de trois présentations nouvelles. Désarroi et encombrement des chemins de fer. — M. le président, après • examen dee causes qui ,suivant lui, ont amené la perturbation actuelle, propose de reprendre les démarches tendant à obtenir l'institution d'ur Comité consultatif des Chemins de fer, tel qu'il est préconisé par la Chambre depuis d< Longues aamées. Ce ne sera quo grâce à celt* Lustitiif.ioi qu'on pourra, à certains moments, prévenir 1-Administration, en vue des mesurer à prendre. République Argentine. — Télégraphié sans fil. — La lettre de M. le Consul général de la République Argentine concernant l'oM:gabion pour le3 navires qui fréquentent les ports argentins, d'installer des stations^ radio-télégraphiques à leur bord, sera, publiée au Bulletin.Diamants. — Patente et impots sur le revenu dont sont grevés les négociants belges en Autriche. — En présence du maintien de la situation antérieure, malgré l'initerventioai diu ministre belge à Vienne, actionné par notre ministère des Affaires étrangères sur les instances de la Chambre, il est décidé de £aâre do nouvelles démarches. Relations téléphoniques entre Anvers ei Hambourg. — Une requête a été adressée b M. le ministre des Postes et teflegraphee^ oi de la Marine, afin d'obtenir ra-mélior&tior du service ainsi que la réduction du tarif. Surveillance des pêcheries nationales. — Les rappoirts coaioernaait Isv-vâsite de l'avise « Ville d'Anvers » anix porte do Dunkerqùe ei d'Ymuiden ont été transmis à la Chambre pai M. lo ministre de la Marine et sont' déposés au Greffe. Concentration du trafic des eHfférentes branches du Commerce d'importation. — M. le président donne connaissance de la requête adressée à M. l'édhe-vin du Commerce et de 3a Navigation, en vue d'obtenir : a) pour le commerce des bois, les quais n. 73 sud (moyennant octroi d'un emplacement équivateni dans une autre partie du port à la ligne régulière qui occupe le dit quai) et les numéros 93 et 94 (quai sud de la darse U I) ; b) pour je commerce des minerais, les n. 89, 90, 91 et 9S (soit une partie du quai nord et tout ïe quai est de la darse III) ; c) pour le commerce des cetvaies, le n. 103 (quai est darse II) et 97 et 98 (quai ouest entre les darses II et III). Projet de construction d'une grande cale sèche avec accès direct au fleuve, entre les écluses Royers et du Kattendijk. — Consultée par M. le ministre des Travaux publics, la Chambre préconise la construction de la caik sèche en cet endroit, les trois à quatre cents mètres de rive entre les deux écluses ne pouvant convenir comme quais d'accostage. Lî Chambre signale le danger que présente raient les navires et les a/lâeges amarrés à ce quais, pour la navigation en générai! et en oart.ieulier pour les grands train.-atlantique; qui n'ont, peur leur virago, que le coude dîi Pleuve, dont la passe navigable est-considéra^ bdeanent rétréci e par le banc des Anguilles. Lo Secrétaire général, Théod. KREGLINGER. CONGO e «*-—<• Le caoutchouc du Lomani. La Compagnie du Lomani a tenu son asseim bléo générale, le 4 février écoulé, sous la présidence du général Thys. Des délibérations il ressort que les perspectives d'avenir sont nettement mauvaises, l moins qu'on ne perçoive d'impôt. a Si l'on perçoit l'impôt, a déclaré le gémé ral Thys, nous avons la conviction que .la si tuatian normale so rétablira rapidement, sinon, ce sera tout te contraire j>our cet exer cice-ci. Ces prévisions peuvent etre complète ment bouleversées par la tenue des prix di caoutchouc. Si l'on connaît à nouveau les pri? de jadis, il n'est pas difficile de gagner d< l'argent en vendant à 10 francs un produi que l'on achète à 1 ou 2 francs ; i!l en est au t rement, si on le vend 5 ou 6 francs et quoi le paie fr. 1.50; il est difficile de faire un bé nérioe, à moins que les opérations ne porteni sur un chiffre d' une certaine importance ; ce la n'est possible que si l'on perçoit l'impôt. » La situation créée par une hausse éven tuallle des prix du oaoutchouc ne doit être considérée quo oomlme provisoire. Des prix de 1( et 11 francs ne sont jamais définitifs, maif ils sont momentanés. Immédiatement, on re prendrait la constitution de nouvelles planta-Lions, et au bout d'un certain temps, ce se rait une nouvelile chdte des prix. La, perturbation profonde dans les prix du oaoutchouc a aussi un peu effrayé (te monde des pHanta^ tiotns ; depuis un an ou deux, on n'organise plus de nou vêles plantations». Les partants du 19 février. S'embarqueront le 19 février, à bord de 1' « EHsabebhville », dont le départ est fixé a 8 heures du m atin : Pour le ministère des colonies (.Ire liste) ; M. Dele^iail, adjoint supérieur (7e départ) ; M. Fenasse, commis d© 2e classe (2e départ), qui se rend au Katanga via Borna ; M. Vaurien Berghe, administrateur territorial de 2e classe (2e dépairt) ; M. Sliaes, agent militaire (3e dépairt), qui sera accompagné de sa femme; M. Ransbotyn, commis de lie classe (2e départ) ; M. L'Hoir, agent d'administration de Ire calasse (5e départ) ; M. Svihus, lioute-nant de la foree publique (3e déoart), qui se rend au Katanga via Borna ; > M. Vandale, agent militaire (3e départ), qui sera accompagné de sa feimme; M. Sto-ffeA, commis de 2e classe (2e départ), qui se rend au Katanga via Borna ; M. Dcmoulin, surveillant do travaux (2e départ.) ; M. Liégeois, capitaine commandant délia Eorco publique (3e départ) ; M. Strythagen, agent d'administration de 3e calasse (2e départ), qui se rend au Katanga via Boma ; M. Pioren, sous-lieutenant de La force publique (2e départ), qui retourne au Katanga via Bocrua; M. Remadlo, administrateur territorial de 2e classe (4e dépairt), qui »e rend au Katoioga via Bow^ ^Manifestation déplacée t Jçu « Bien Public » : 1 ^^àrp-lup'art des feuilles anticléricales triom-comme bien l'on's'imagine, des inci-ont signalé le meeting du Bui-ger-y^^^Anrors;- "dimanche dernier. ^ catHoliques ont hué le ''';W-o^°nllot,/qui soutient l'assaut avec uueHj^l^iirabJe ' vaillance coiitre les enne-mkVfclj£\Hberté polaire ; M. Woeste a bé-ovation analogue; des. coups de $ilS%'<fe mêm^ salué, parait-il, le nom do ^ "'Mi léopard i nal-archevêque do Matines. C^t.^^^w|estation sans dignité, ciu'ou le sacVCéi^: ne"UiminUe èn rion lo. prestige des honni)*© X^ii; "eiL., furent Vobjet. Elle déconsidère ç&x^4'ui\By sont livrés et ceux qui ont cru ,pouy<%^ 1<V^tolérer sans élever aussitôt une ilfS^^yo^ifotentissanto. Noiis'*iio"?Cïoy^ns pas, d'ailleurs, qu'en puisse i%.ndVe^t<mte l'assemblée responsable cl'ruie go^jat'Â'io'^yii, selon toute vraisemblance, est le^iDuNne^^etite^poignée d'é-nergumènep. À", ' ... Mais surtout iaç ils/repoussons la moralité que certaines f^uille^ de gauche, hostile^ à toutes rorêiidic^^n'i flamandes, croient pouvoir iii^fc fié $$ extravagances. « Quelles Jionofra~Lto«;riiembrcs &'en tirent comme ils pp« i r r'tAfiy. - la « Gazette » ; ce n ' est ,/%rlC'S ' pla i ndre. Mais peut-être mc^iÛ3tf«^il^ï}n peu sur la moralité awiggfijFr .f » Le gfcy»?rrf^cut clérical n'a pas cessé, depuis qu* ^s't-aii^p^MVoif, de faire des concessions croissantes et* des- pfua, dangereuses aux x>rétentions /flamuigàn^ôs, de flatter les flamingants intransigeants pour s'en faire un appui. Il a développé" tant qu'il a pu'l'en-1 seignement du flamand dans les' écoles publiques, parce qu'il y voyait un moyen de faire déserter celles-ci au profit des écoles libres. » Il a si bien fait que la résistance du pays wallon s'est- organisée; et il a_fini par s'aperoovoir que certaines exagérations fla^-mingantes devenaient intolérables. » Mais" voilà qu'à la première velléité de résistanoo qu'il manifeste, si modérée et si légitime qu'elle piiisse être, il se trouve en présence d'une opposition furieuse, menacé d'être lâché par le groupe de ceux qu'il croyait compter parmi ses meilleurs amis. » Même note dans la « Chronique » : « Les cléricaux paient leurs fautes. Ils ont encouragé, excité les excès les plus déraisonnables, les tendances les plus antipatriotiques, pour soustraire la partie flanrande> du pays aux idées libérales qu'ils s'imaginaient à tort liées à la diffusion de la langue française.» Maintenant ils s'épouvantent de leur besogne, voyant leurs alliés d'hier renier jus-1 qu'à leur foi, huer leur chef religieux et en venir, à ce crime suprême du séparatisme. Nous nous bornons à constater le mal, l'impuissance des cttérljcaux à dominer leurs fanatiques, les garnies de division qui-travaillent leur parti. Notre conclusion? Ceci: tous ceux qui ne veailent pas voir périr la patrie belge doivent hâter le retour à une politique libérale et nationale. » L' « Indépendance belge » ne raisonne pa.s d'autre manière : t Pour notre part, nous mettons les flamingants cléricaux, libéraux et socialistes dans lo même sac, car avant d'être catholiques, libéraux ou socialistes, ils sont flamingants. Ces gens-là ne peuvent admettre que l'on ait le respect du principe de liberté dans le domaine linguistique, parce que leur cause n'existe et ne peut se développer que par la contrainte. Tout de même, les dirigeants catholiques doivent faire d'amè-res réflexions. Le cléricalisme s'est longtemps servi du fiamingantisme par pur électoralis-me et il se trouve maintenant que le fiamingantisme entend se servir du cléricalisme pour satisfaire tous se3 appétits. Du moment qu'un gouvernement catholique, se préoccupant- de l'intérêt national, ayant le souci de ■ ne pas compromettre davantage l'unité morale de la nation, résiste aux dernières pré- ; tentions flamingantes, on le traite en ennemi.» Il est à espérer que ceci ouvrira les yeux aux catholiques sincères .qui se sont trop com-nlaisamment prêtés jusqu'ici aux manœuvres flamingantes et qu'ils se rendront compte quel péril menace de ce côté'la nation. » La leçon et le conseil auraient plus de poids si « Gazette », « Chronique » et « lu-dépendance » avaient une seule fois appuyé les revendications flamandes en ce qu'elles ont do juste. On ne prétendra pas, cependant. que toutes les mesures prises par les catholiques pour garantir Je droit des populations flamandes dans l'administration et devant les tribunaux, fussent inutiles, vexa-toires et dictées par l'électoralisme. C'est au parti catholique, nous en convenons, au parti catholique tout entier, y com- ■ pris les wallons, que revient l'honneur d'a- - voir défendu les droits justement sacrifiés des ■ populations flamandes. Ils n© lo regrettent - pas; pourquoi le regretteraient-ils? <i Ga- ■ zette », i Chronique » et « Indépendance » i s'imaginent-elles sérieusement que le paiti : catholique, en agissant ainsi, ait voulu se • dérober aux invectives dos Van de Perre et ; des Heuderickx, ou mériter leur gratitude? - Croient-elles que nous soyons surpris ou t émus par les intempérances dont lo Burger- • kring a retenti? Nous en avons entendu ; bien d'autres dès l'époque où les manifes- ■ tants d'aujourd'hui usaient leurs culottes sur les bancs de l'écolo primaire. Toujours les ■ chefs du parti catholique ont été vilipendés, hués par certains derviches-hurleurs du mou- i vement flamingant. Comment s'étonner ; qu'il y ait des .fanatiques du côté flamingant, comme il y en a du côté des antifla- ■ mingants? Les trois journaux que nous venons de ci-. ter ont combattu par des motifs divers .l'égalité des deux langues, à l'époque où les Flamands en voulaient bénéficier. Ils en sont réduits actuellement à devoir défendre le principe de l'égalité pour que les Wallons ne souffrent pas préjudice. Ils peuvent, eux, se frapper la poitrine des extravagances du séparatisme wallingant; ils ont, d'autre part, fourni des arguments et de3 textes aux énergumènes qui essaient^ non depuis dimanche passé, mais depuis toujours, d'accaparer le mouvement flamand. Quant à nous, pour utiliser le sac que nous tend 1' « Indépendance », nous y mettons pêle-mêle les poules enragées qui se ruent autour du coq wallon, et les quelques moutons enragés aussi qui se posent eu descendants directs du lion de Flandre. Nous ne voulons, nous, d'aucune oppression, ni flamingante, ni antiflamando. La 1 Belgique ne peut être forte que par l'union. Et l'union ne saurait être durable si elle n'est fondée sur le respect des droits de cha- ' cun, sur l'égalité des deux langues nationa- ' les, et sur la liberté de tous. Ç'a été toujours notre programme dans le ' passé. Il nous a valu les vitupérations des extravagants de tout ramage depuis trente '• ans. C'est ce programme pourtant qui sera i maintenu. Nous on avons pour gage la mo- ! dération et l'esprit d'équité qui distinguent < la plupart des réformes réalisées jusqu'au- 1 jourd'hui. Le gros bon sens de nos popula- < tions nous garde contre lea excès, quels 1 qu'ils âoiûnt* l< Lettres de Palestine Correspondance particulière de la «Métropole» Aviateurs-pèlerins. — Les tramways à Jéru* saiem. — Dans le bassin de la mer Morte. — A propos du protectorat français. Jérusalem, 25 janvier. L'année qui s'ouvre 3emble inaugurer pou?--—-Jérusalem une ère nouvelle. I^a ville sainte iecoue sa torpeur séculaire et veut se mottr* m niveau des derniers progrès. Le demi*. lour de 1913, le premier aéroplane a paru 4 ,on horizon, et il a repris le lendemain soa vol pour le Caire dans une véritable apothéose, salué par un soleil radieux et par les acclamations de 30,000 hommes en délire. Ce premier oiseau-pèlerin est l'aviateur Bonnior, qui suivit-de près Daucourt et Vé-Irincs clans leur raid Paris-Le Caire. Mai# tandis que Daucourt cassait du bois dans iea neiges du Tauras et que Védrines atterrissait À Jaffa pour'piquer directement sur FEgy^v te, Marc Bonnier en amateur, accompagné do son inséparable Parnier, vint pousser une peinte jusque Jérusalem, au grand éba^ his'sement de la population. Deux fellahs labouraient paisiblement leur champ au sud de la ville, près do la route ie Bethléem, lorsqu'ils virent arriver de loin le gigantesque oiseau qui fonçait droit sur eux. Èn vrais sages, ils opérèrent une prtt*-iente retraite pour attendre do loin les événements. Mais quand ils virent le monstre se poser à tertre,, et deux hommes s'échapper vivants do son ventre, ils se collèrent épouvantés derrière un-mur, malgré les cris de-} aviateurs qui réclamaient leur aide. Ils restèrent là blottis, jusqu'à ce que l'arrivée dee gendarmes et de3 premiers curieux leur eût rendu courage. Le lendemain oncore, île étaient tout bouleversés en nous contant leuï aventure. En un clin d'œil. toute la population se rua sur le champ d'aviation improvisé. Le» soldats réquisitionnés par le gouverneur assuraient ou plutôt n'assuraient pas du tout le service d'ordre. Malgré les objurgatione du pauvre Bonnier, d'ailleurs très sympathi» que, peu habitué à se voir entouré d'une foule aussi bigarrée ot bruyante, les Arabes passaient entre les pattes der chevaux, o» quivaient les coups de trique des bachi-bou-zouks ruisselants de sueur et entouraienl l'appareil en rangs serrés. La nuit laissa em. fin quelque répit aux voyageurs qui passèrent la soirée cnez le gouverneur avec le coik sul de France. Le lendemain, premier de l'an, ils entendis rent la mc-S6e au St-Sépulcre, visitèrent I4 mosquée d'Omar et l'enceinte du Temple^ puis ils eurent la délicate pensée d'envoyer un télégramme au Pape, demandant sa bé» nédiction pour les deux premiers aviateur»-pèlerins de Jérusalem. A 10 heures, ils s'envolaient pour le Caire, an milieu d'une feule plus comp :te encore que la veille, où so coudoyaient chrétiens, juifs et musulmans, occidentaux et orientaux, mêlant leurs acclamations dans toutes les langues et jan gons imaginables. L'oiseau s'en alla planer sur Bethléem, puia il piqua vers le sud-est, dominant de très haut les plaines de 1a Philistie, tandis que le flot humain s'écoulait à perte de vue sur les zigzaga de la voie de Bethléem. * * * Après l'aviation, les tramways. Los pourparlers, déjà légendaires, semblent avoir enfin abouti et on assure que Jérusalem sera bientôt doté d'un réseau très complet de tramways, qui la relierait à Bethléem et desservirait les colonies juives qui encerclent ses remparts. Les lignes ne pénétreront pas à l'intérieur de ceux-ci; c'est heureusement chose impossible, les voitures elles-mêmes ni pouvant circuler dans le dédale des ruelle# tortueuses qui serpentent dans la vieille ville. L'accord, paraît-il, a été conclu avec une société française et serait sur le point d'être ratifié à Constantinople. « Sur le point de. n doit être pris « cum grano salis » en Orient; enfin, qui vivra verra. L'un dos administrateurs do la future compagnie — Bethléemitain, comme la plupart do ses collègues, — m'a assuré que des proposition* fuient faites d'abord à une société belge. Mais devant les hésitations et les lenteurs d« celle-ci, les négociations auraient été abandonnées et on se serait adressé à un organisme français. Ce ne serait pas là une victoire pour notre industrie nationale. La sooiété s« ohargera également de la distribution, d'eau, c'âptée au .Jourdain en aval du lac de Tibé- riado, et de l'éclairage électrique. * * * D'autre part, une société américaine a ^ tenu d'importantes concessions pétrolîfr dans le bassin de la mer Morte. Les gisej mente de pétrole y sont, parait-il, très in» portants et d'une exploitation très facile, tl y a un écueil: la difficulté des communications, le sud do la mer Morte est à quatré jours de cheval de Jérusalem, et do voie» carrossables il n'e3t pas question. Des. ingénieurs américains se sont rendus sur le» lieux et semblent assez partisans de l'établissement de conduits qui amèneraient le liquide extrait sur place, jusqu>aux importantes raffineries de Suez, soit h une distanc* d'environ 300 kilomètres à vol cFoiseau par 1« désert. Un canot automobile a été lancé sur la mer Morte pour la prospection. C'est le troisième bâtiment qui défie les flots de l'Asphal-tite. Espérons qu'il ne suivra pas le sort de ses prédécesseurs qui ont été rejoindre au fond des abîmes les cités prévaricatrices. L» mer Morte semble jalousa do sa solitude et n'admet pas que les mortels hantés do soucis profanes viennent la troubler. Ello trouvera certainement dans le gouvernement tun> un auxiliaire de premier choix, et il est à présumer qu'à eux deux ils auront longtemps encore le dernier mot contre les progrès ae L'industrie, moderne. loï honorables descendant® des Canadien» continueront en attendant à payer leur pétrole plus cher, mais ceux qui tiennent à voir se conserver intacte le plus longtemp» possible la physionomie des pays bibliques auront peut-être la cruauté de s'en réjouir clans le secret de leur cœur., * * s Il y a un mois, un détachement do mei-rins autrichiens visita Jérusalem. Une cinquantaine de marins hollandais les suivirent Je près. Aujourd'hui, ce sont les Russes, détachés de deux croiseurs qui mouillent à Jaffa. On annonce déjà l'arrivée d'Allemand» dt d'Italiens. Seule la France a trouvé bon d'envoyor trois de ses croiseurs en promenade par l» Levant, en ayant bien soin de leur faire brûler Jaffa et de s'abstenir par suite do toute rlsite à Jérusalem. La colonie française a ïté profondément déçue de cette maladresse jui fait suite à tant d'autros. Les^ puissances rivales en ont profité avec joie. L'AI-cmagne et l'Italie, cette dernière surtout, loivent une profonde reconnaissance au gouvernement français qui est on ce moment le >lus puissant auxiliaire de l'accroissement de eur influence. Cette situation privilégiée que des traité» -éculaires et l'admirable dévouement de se» •eligicux ont assurée à la France en Orient, e gouvernement actuel la laisse de gaîté de îœur s'en aller par lambeaux que se dispu* ont d'âpres concurrents. Des incidents r£ •ents en témoignent dans certains cas où la France voudrait défendre son protectorat entra le» convoitises étrangères, le mufli&ne

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This item is a publication of the title La Métropole belonging to the category Oorlogspers, published in - from 1914 to 1918.

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