Le bruxellois: journal quotidien indépendant

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s.n. 1915, 13 April. Le bruxellois: journal quotidien indépendant. Seen on 11 July 2020, on https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/en/pid/wd3pv6d14r/
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-A.BOXVIVBïJVIECÏVX'îâ : 1 an, 12 francs. — 6 mois, 7 francs. — 3 mois, 4 francs 1 mois, 2 francs. J oxi.x-xi.stl Q[uoticl.eiï. indépendant RÉDACTION, ADMIî4sTRAT10N, PUBLICITE <45, Rue Henri ffiaua, <43, aruxella» AisrrvoiwcïBïS : Faits-Divers, la ligne 2 francs. Nécrologie, la ligne 1 £t*nc Petites annonces, la ligne 20 centimes A propos de la critique des abus et ck l'abus de la critiaue * VtK/MU VftV J De par se« traditions et aon histoire, la Belgique fut toujours une terre de liberté et de libro critique. La AVallonie, et tout particulièrement Liège, sa capitale, t>e distingua même toujours par l'âpreté avec laquelle étaient passés au orible les actes publics des mandataires du peuple. Pendant !a phase critique que nou« traversons, il était inévitable, étant donnée surtout la disi)arition volontaire des grands quotidiens belges, que les journaux, qui occasionnellement ont vu le jour, serviraient do tribune libre et d'exutoire au sens ou plutôt à la manie do la critique inhérente au temxjéramen-t national, ma-nie tellement invétérée chez nous que des étrangers Tout môme qualifiée de débinage national. D'autre part, ces critiques que tous les organes de l'opinion ont toujours accueillies, en tous temps, souvent avec les résorvos d'usage, ont servi de correctif nécessaire à l'arbitraire et aux abus, qui se glissent fatalement dans toutes les choses humaines. Depuis la guerre, en outre, le public, d'ordinaire déjà si uerveux chez nous, semble, par moment, plus enclin <jue jamais à J'outrance, à l'exagération, à la dénaturation même des réalités objectives et, partant, à l'injustice dans l'appréciation des faits les plus simples et les plus ordinaires de la vie courante. C'est une dos raisons qui expliquent ce phénomène, ou plutôt cette anomalie sociale des dénonciations à jet continu qui pleuvent littéralement auprès de tous les détenteurs de l'autorité, belge ou allemande. Ajoutez à tout cela cet autre fait d'évidence, à savoir que diverses causes, très complexes — au premier rang des-quèlJes figure notamment l'alcoolisation des mît s es populaires, non instruites, hélas ! poursuivie sans frein sérieux depuis plus de quarante ans surtout, - ont exacerbé la névrose ou lo déséquilibre plus ou moins latent d'un nombre incalculable de sémi-détraqucs, qu'un rien lait sortir d® leurs gonds. Chaque jour, les journaux reçoivent des paquets de lettres indignées, exaspérées et violentes, où la vie privée des mandataires et des autres citoyens en vuo est hyiu <j*ctro respoc.<Sô aomnie elle devrait l'être. L.'-* journaux jettent oes dernières impitoyablement au panier, ne retenant que l'une ou l'autre épitre concernant l'intérêt et le bien public. Et encore, s'ils sont sérions, ils font appel à la contradiction en ouvrant leurs colonnes à la réponse ou à la mise au point, nécessaire dans l'intérêt de la vérité qu'ils se doivent do servir plus que tout autre. Le Bruxellois n'a jamais failli à cette règle d'élémentaire équité. Il a eu, par contre, souvent et sans qu'on osât jamais avouer le mobile mesquin d'une hostilité déguisée, à se plaindre du mauvais vouloir de certaines autorités, surtout de fonctionnaires qui devraient avoir à cœur d'éclairer le public, et qui semblent prendre un intérêt vraiment inexplicable à renseigner Je moins possible l'opinion. Tel est, par exemple, le cas à Bruxel- . les et. dans certains faubourgs, à Liège et à Verviors. Il peut en résulter des erreurs regrettables pour tout Je monde. * * Dans notre numéro du vendredi 19 mars 1915, notre correspondant liégeois, un citoyen notable et qui signe ci Margaio », s'était, dans un article de fond, paru sous la rubrique u Chronique des Abus », fait l'écho des doléances do quantité de boulangers liégeois et notamment de l'Union des Patrons boulangers qui avait réclamé vainement auprès de MM. les échevins Tombeur et Hé-nault pour faire modifier le roulement à l'avantage des boulangers exclus du droit de cuire. Nous n'y reviendrons pas. Le 22 mars, un abonné nous écrivait afin de demander pourquoi, à Liège, on n'économisait pas les frais du ravitaillement en faisant appel à des concours désintéressés pour divers services, ce q«i permettrait d'augmenter notablement les subsides alloués aux malheureux. Nous insérâmes sa lettre sans commentaire, ©sti-înant. à part nous, qu'il pourrait bien avoir raison. Le 28 mars, autre lettre d'un abonné liégeois demandant que lo conseil communal imitât l'initiative do la ville d'Anvers en entamant des travaux publies pour occuper les chômeurs. Nous insérâmes enoore, en ajoutant que les conseillers socialistes nous semblaient tout désignés pour le preposer au conseil. Entretemps, notre collaborateur Margaio avait constaté, avec joie, dans nos colonnes, que ses critiques étaient fondées puisque des améliorations avaient été introduites dans la question de la panification. Noua-môme, d'ailleurs, en accueillant antérieurement les do.léanoes de certains membres du petit personnel de la ville de Liège, avions pris soin de dire aux plaignants, dans notro journal et immédiatement après leur lettre, que « nous conn a irions l'esprit do bonté et de justice do M. lo bourgmestre Klever et qu'il suffirait certes do lui signaler ces griefs pour les voir redresser, s'ils étaient fondés. Nous avons même reçu et publié aussitôt un autre correspondance d'un lecteur d'outre-Meuse, rectifiant certaines erreurs des premiers protestât a-ires. Le 27 mars nous avons reçu et publié le 30 mars seulement une a*utre lettre d'un groupe de Liégeois protes-tffnt à leur tour contre ce qu'ils appellent !à-bas le <« gaspillage officiel». Voici cet articulet, paru le 30 mar: dans notre édition A, 2®° page, 3# et 4* colonnes : « A LIEGE. — Doléances contre, le gaspillage officiel. — TTn groupe de Liégeois nous écrit, le 27 mars : Il s'agit non jflirs des boulangers liégeois mais des dépôts do pains à Liège. D'abord, on aurait pu se passer de dépôts : il suffirait de donner aux habitants delà vil Ml. le, une carte leur permettant d'acheter du pain chez les boulangers. De cette façon, tous les boulangers pouvaient travailler et on réalisait une économie de plusieurs centaines de francs par jour, car il y a une quinzaine de dépôts ayant, chacun, un personnel de huit à dix employés, payés à raison do 4 francs par jour. Et nous ne comptons pas encore les dépôts do ravitaillement qui occupent un nombreux personnel et qui sont parfois dépourvus do marchandises. Ou aurait pu d'ailleurs installer des dépôts, mais avec un personnel de volontaires. Tous auraient eu à cœur de faire huit ou quinze jours de service pour la distribution du pain à tout le monde. Ces messieurs do l'Hôtel de ville, avaient promjs d'établir un roulement, afin de faire travailler tout lo monde. Ils ont préféré payer grassement quelques privilégiés, dont beaucoup n'ont même pas besoin de ce supplément, étant déjà pourvus d'autres ressources. Autre chose : savez-vous que l'on paye à, la Boulangerie Populaire socialiste, dont M. l'échevin VaJère Hé-nault est administrateur, une location de 70 francs par jour pour les fours ? Et puis, vous a-t-on dit que le Collège, dès le mois de septembre, s'était octroyé une somme de 4,000 francs pour déplacement, alors qu'on payait le petit personnel avec un retard de trois semaines? Nous dirons aussi, avec vous, qu'il est plus que temps que cela change, si l'on veut éviter de voir les choses se gâter. Agréez, etc. (N. D. L. Il — Si tout cela n'est pas exact, nous insérerons avec plaisir la rectification motivée de l'adini-nist^tion communale.) » Remarquons tout d'abord que cette lettre nous ost parvenue Je 27, dans la matinée, et n'a paru qu» le 50 mars. Entrotemps, nous avions écrit a l'administration communale do Liège, immédiatement, lui demandant instamment de confirmer ou d'infirmer, par retour du courrier, les assertions contenues dans cette lettre, laquelle confirmait, indirectenv ut,en h , corroborant, des affirmations antérieure^ de notre collaborateur iitililuol Margaio Le délai normal pour le retour du courrier étant largement passé et ne recevant aucune réponse de l'administration communale liégeoise, nous crûmes- pouvoir publier la lettre, on adoucissant fortement .les iermes de celle-ci, et nous primes, par surcroit de précaAition, soin de la faire suivre d'une note de Rédaction, libellée, on l'a vu, comme suit : (N.D.L.li. — Si tout cela n'est pas exadt, nous insérerons avec plaisir la rectification motivée (le l'administration communale.) Le 8 avril, lo collège des Bourgmestre et échevins, dont les bureaux avaient, par leur silence paru refuser de nous éclairer, alors que nous sollicitions nous-même une rectification ou une mise au point, nous av;se qu'il va sévir contre nous, en relevant le détail suivant, le reste de l'articulet étant, sans rien préciser, qualifié de faux, oalomnieux et dommageable (?) : « Et puis, vous a-t-on dit que le collège, dès le mois » de septembre, s'était octroyé une somme de 4,000 fr. » pour déplacement, alors qu'on payait le petit per-» sonnel avec un retard de trois semaines ? » C'était précisément ce paragraphe qui nous avait déterminé à ajouter notre « note de la rédaction », sollicitant une rectification que nous promettions d'insérer aussitôt avec plaisir, malgré le silence (que tout Je mondo avec nous aurait puis pour un acquiescement tacite) résultant du refus apparent de nous répondre pour remettre le.; choses au point. Si nous revenons là-dessus, c'est que nous désirons absolument établir devant le public et prouver à tous les membres du collège des Bourgmestre et échevins do .Liège que jamais pour eux, pas plus que pour qui que ce soit, il n'y a eu chez nous d'autre souci que celui do servir la cause de la vérité et de l'intérêt public, qui fut toujours et restera notre ligue de conduite. Au surplus, nous reconnaissons, évidemment et nous proclamons avec l'opinion de tous les partis et avec tous ooux qui connaissent la carrière et les actes tant privés que publics de M. Kleyer et de ses échevins, qu'il ni» jamais pu venir à l'esprit de personne de croire l'un quelconque do ces honorables mandataires publics capables do profiter personnellement, et si peu que ce soit, de ses fonctions officielles. Personne, d'ailleurs, parmi ceux qui ont lu cet articulet ne s'y est trompé pas plus que nous. Notre bonne foi a été absolue et elle a été surprise en l'occurrence. A supposer, en effet, que le collège échevinal de Liège eût dû se déplacer, en septembre dernier, à la suite des événements que l'on sait — événements au cours desquels M. le bourgmestre Kleyer et ses échevins surtout, ainsi que tous les mandataires publics de Liège firent preuve d'un courage et d'un dévouement civiquol auxquels toute la Belgique comme l'étranger a rendu un hommage mérité — à supposer, disions-nous, qu'à cette époquo le collège ait dû se déplacer dans l'intérêt de la cité, eh bien, nous estimions et nous estimons encore qu'il n'était que juste que la caisse communale supportât les dépenses qui devaient en résulter. Ma'.s, même, il n'en est rien et ce fait que nous croyions si naturel serait controuvé et nous regrettons sincèrement qu'en faisant l'office de boîte aux lettres pour nos lecteurs, cette isexactitnde ait pu passer ici. Aussi sommes-nous heureux de la rectifier nous-même ,et ce d'ajutant plus que le paragraphe litigieux n'ifacriminait nullement le collège pour s'être fait payer 4,000 francs qui, après tout, lui auraient été dûs, mais uniquement pour avoir encaissé cette somme à ce moment alors qu'on r .a o-'cjisdfs.îr.e; i" irtm m iinicrués officiels WW. t FR. NÇAIS ou- ,lu- Paris, 9 avril (15 harèt). Dans la nuit du me 7 au 8, les troupes an g ./-es ont, repoussé une at- de laque allemande entre Remmel et Wulverghem. par Nous avons progressé rntre la Meuse et la Mo- ra_ selle, gagné du tenait i JÇparges et nous avons C1UI ensuite de nouveau diri |ti nos attaques contre V-eii- plj ne mi. ujt A la tombée du jour, nous avons repoussé deux ain contre-attaques dans le ois d'Ailly et avons pris l]e> 0 mitrailleuses et 2 lan ]s~ mines. ire Dans le bois Mont-M rc, nou^ avons maintenu nos progrès, malgré h contre-attaques très vi- me <j >ureuses exécutées ki( *~soir à 7 heures. auge- 'Paris, 9 avril (23 hr tes). — Après une nou-lé- t elle attaque la positior importante de Les Epar-par ges, qui domine la plane de Wôevre, et qui fut défendue opiniâtrement par Vennemi, est au total en notre possession. No,s avons conquis hier vlus ncs (f(, J fjQf) mètres de trar Ses. Ce matin les Aile-0 mands maintenaient enct e deux partie* de leurs positions sur le haut pli au; elles furent défen-ses dues avec une ténacité L treine. Au cours de Va-/ s-rnidi, nous nous r/?L 'fîmes emparés en fai sant 150 prisonniers. (La version allemand, o * tredit ces succès français à E par g es.) u Plus loin au Sud, dans le bois d'Ailly, nous f avons maintenu tout notre gain; trois contre-at-7 taques furent repoussées. Dans le bois de Mont-Marc, les Allemands ont ,|v exécuté des attaques pour reconquérir les tran-n chées perdues; toutes les fois, vis ont été repoussés., v Sur les autres fronts les actions suivantes sont à signaler : En Belgique, à Driegrachten, les Allemands se sont emparés par une attaque d'un morceau de tranchées situé sur la rive gauche de !,/ VYser, tandis que les Belges, par une attaque qui l~ fut livrée non loin de là sur la rive droite de VYser, y pouvaient établir une tête de pont. En Champagne des combats d'infanterie pure-u_ ment locaux sans grande importance se sont li-r- vrés. ut Au Nord de Beauséjour les Allemands ont ten-al té de reconquérir les tranchées perdues au cours us du mois dernier. TSattaque fut repoussée, excep-c- lion faite pour un endroit où ils ont réussi à .sV-rs tablir dans une position avancée. Nous avons exé-7i- cuté aujourd'hui une contre-attaque contre cette a- position avec le résultat de la reprendre; Vcimenti li- fut refoulé dans son ancienne position. Sur les pentes Sud-Est du Hortmannsweiler-kopf, le nombre des prisonniers faits dans ces der-s nier s jours s1 élève à 160. RUSSES t Pétrograde, 0 avril. - Théâtre de la guerre du i- Caucase : Le feu d1 infanterie a continué à la côte pendant toute la journée du 7 avril. Notre, offensive progresse dans la direction d Artwin et au t [ Nord d'Olti. Des tentatives d'attaques turques }_ contre le défilé de Litschghiaduk, dans la vallée n d'Alaschfcert, ont été repoussées. c Pas de changement sur les autres fronts. ri Pétrograde, 9 avril. — Sur le front à l Ouest e du Njemen, des opérations de moindre importance eurent lieu. Dans les Carpathes, nos troupes ont; repoussé de nombreuses contre-attaques des alliés et gagnèrent de nouveau du terrain. A présent, nous avons i- occupé Ventière chaîne orientale, qui s étend sur "s mie région de 115 kilomètres de Resclietow jus-o- qu à Wolasate, exception faite pour la hauteur 909 au Sud de Woliaichowa. Au cours de la jour-?■- née du 7 avril, nous avons fa-it de nombreux prv• te i sonniers. li | Des autres secteurs du front, aucun change-' ment n'est à mentionner. n'aurait payé, selon nos dWeapondants, qu'avec un retard sensible le petit pera :nel de la ville. Il n'y a, en effet, dans le texte, rien de calomnieux, mais une simple appréeratiJ sur l'opportunité du moment de toucher cotte alWwrKon, dont la légitimité, encore une fois, n'était nu-m-l pas mi e en doute. Néanmoins, répétons-le, c'était, p ait-il, inexact, et nous re grottons qu'on ait api ^ ° ^0IlU0 culot qui nous vaut la ooière de ces mf*ssi»>urs, on le qualifie vaguement do diffamatoire, après n'avoir même pas voulu prendre la peine de nous éclairer nous et l'opinion, malgré la prière instante que nous on faisions par deux fois : par lettre ot dans la « Note », nous désolidarisant, ©n cas d'erreur, d'avec nos correspondants occasionnels. Ce procédé est, d'autre part, insolite, même si tout était erroné ou faux, car, d'après nos mœurs, le droit do réponse est et reste monnaie courante et les rigueurs no sont jamais de mise qu'au cas où un journal qui a admis une critique se refuserait à publier aussitôt la réplique, la mise au point ou Ja rectification. Or, dans no£re cas, nous avion nous-mêmes sollicité cette rectification et on nous l'avait dédaigneusement refusée. Le public jugera le procédé excessif. A cet égard, voici le dernier précédent en date : En une circonstance semblable et qui est toute réceu-te, lo Collège échevinal d'Etterbeck envoya un long droit de réponse au journal La Belgique, qui avait reproduit, non pas une correspondance occasionnelle, commo la nôtre, publiée avec nos prudentes réserves, mais un très long article concernant précisément cette même question de l'alimentation, qui prime, à l'heure actuelle, toutes les autres affaires auxquelles lo public est autorisé à s'intéresser librement. Le Bruxellois ayant, à cette occasion, reproduit après d'autres confrères une dizaine do lignes de l'article de la Belgique, et ce à titre purement documentaire et d'information, s'empressa de reproduire presqu'in extenso le droit de réponse des membres du Collège échevinal d'Etterbeek. C'est la règle et c'est l'usage constant. La oonclusion pratique de ces explications que nous i avons jugées nécessaires pour ne point laisser ternir le | renom do bonne foi, de sincérité et d'absolu désintéres-! sement du Bruxellois, qui est essentiellement un organe neutre, c'est que lo public ne doit pas s'emballer pour quoi que co soit, mais garder son sang-froid et sa foncière équité. N'abusons point do la critique, même .la plus fondée. N'y renonçons pas toutefois non plus, car la publicité, dans un régime de liberté absolue, commo le nôtre, restera toujours la sauvegarde de l'intérêt du peuple. La seconde conclusion à tirer do ce débat est que les autorités communales, et surtout celles de la Cité Ardente qu'est restée Liège, se doivent de se montrer plus accueillantes aux demandes qui leur sont faites par les journaux et notamment par le Bruxellois pour obtenir les renseignements qui leur sont indispensables à l'accomplissement do leur mission, si ingrate, surtout à l'heure actuelle. Ce n'est vraiment pas le moment, si tant est qu'il existe jamais, de chercher à étrangler et à tuer un journal qui vit au jour Jp jour, parce qu'il a usé d'une liberté garantie par la Constitution belgo : ce.!Je de l'expression de l'opinion des citoyews. t.n se faisant le mur d'affiche et la tribune libre où les plaintes I et les doléances de la population malheureuse et affamée par une guerre effroyable, trouvent à s'épancher Au lieu do critiques de détails — et certaines furent trop justifiées, car il y a eu des abus partout malheureusement — aimerait-on peut-être mieux voir le peuple, dont alors personne ne voudrait et n'oserait désormais plus se faire l'écho ni l'organe, se complaire dans l'idée que les violences seules le feront mieux écouter que, d'anodines lettres aux journaux bénévoles? Avec MM. Kleyer et. ses cinq échevins nous voulons croire que non et le public sera certes de cet avis. LE BRUXELLOIS. Lisez en TROISIÈME * PAGE les derniers télé- |! grammes arrivés pendant ! la nuit- 1 —— " DEPECHES LE BLOCUS Grimsby, 10 avril (Reuter). — Le trawler La-ritia a sauté dans la nier du Nord ; on ne sait s'il ' a été touché par une torpille ou s'il a heurté une ; raine. Neuf hommes de l'équipage manquent à f'appel. FRANCE. — Contrebande de guerre ; Bâle, 10 avril. — D'après une nouvelle de Milan aux Baseler Nachrichten,\e vapeur italien Au-rora aurait été arrêté par dos navires français et conduit à Nice. On a saisi les machines, les étoffes et les vêtements destinés à des négociants allemands à Montevideo. Un croiseur français aurait également saisi sur un vapeur espagnol '350 tonnes de pois séchés destinés, comme marchandises de transit, à la Suisse parce que le nom des réceptionnaires n'était pas indiqué sur le connaissement. ALLEMAGNE. — Le sort du « U 23 » l5âle, 1') avril. — On annonce de Cténcs aux Baseler Nachrichten : Un affréteur de navires de Géues revenu de l'Angleterre affirme que le bruit court dans la Cité que le sous-marin allemand U 39 a coulé dans la partie septentrionale de la I mer d'Irlande, lorsqu'il exécuta une attaque audacieuse contre des navires de guerre anglais. Du côté anglais, un croiseur aurait coule. ETATS-UNIS. A propos de la perte du «Frye» A\ ashington, 9 avril. — Dans la réponse de 1 Allemagne à la demande de dommages-intérêts du gouvernement américain en raison de la perte du Frye, coulé par l'Eitel-Friedrich, l'Allemagne reconnaît 1«- bien-fondé de la réclamation. L'Allemagne demande toutefois de porter l'affaire devant le tribunal des prises afin de déterminer le droit de propriété sur 1 navire et le chargement. EN BUKOVINE. — Un avion russe descendu Budapest, 9 avril. — L'Az Est. annonce qu'un aéroplane russe qui cherchait à reconnaître nos positions a été descendu près de Tohernowitz et (file l'aviateur» un capitaine russe, a été fait prisonnier.EGYPTE. — Le remplacement des Indous | Clii istiania, 9 avril. On aimonce de Tîome au journal Bcrdcusgang qu'une partie des troupes indiennes stationnant en Egypte serait retournée aux Indes. De- trouoes européennes venant de Le m nos auraient remnlacé les Indous au ca- Les Sièges de Huy LE CHFSTIA Sur le fort qui a remplacé le vieux a Chestia », îe vieux château-fort, si vieux que son origine se perd dans la nuitées temps, flotte depuis la date mémorable du 15 août 1914 le drapeau allemand. La prise du fort fut des plus pacifique, la ville de liiîy ne s'étant pas défendue. Elle fut même plus pacifique que la prise de la forteresse par les llutois partisans de la Révolution en 1830. La g.irde bourgeo s,> d'alors entra d.in^ la citadelle. ' ' PPI ( , c» de la part des canonnière hollandais invalides j qui y tenaient garnison. On arbora au sommet : du fort un drapeau portant ces mots : « Liberté. Sécurité ». Il y eut cependant des Tartarins—il j eu existe à toutes les époques — qui prétendirent ' l'avoir enlevé d'assaut... : Il n'est pas sans intérêt historique de refaire ; l'énumération des vissicitudes ou plutôt des calamités nombreuses que nous valut à travers les âges notre fameux a Chestia ». 1 ^ Nous ne "ouvons mieux faire que de recourir à 1 ouvrage si intéressant de M. René Dubois, notre ; savant secrétaire communal : | Anno 825. — Raoul de Preis, fils de Jean, comte de Paris, assiège le château; Basin se rend après avoir résisté plusieurs mois... 1119. — Siège du château par Frédéric de Na-mur, compétiteur d'Alexandre de Juliers au siège épiscopal. La place capitule après un investissement en règle. 1467. — Prise de Huy par les Liégeois, conduits par le a Sanglier des Ardennes », Guillaume , de lu Marck ; seuls le couvent des Croisiers et , l'église Notre-Dame sont respectés; le pillage dure deux jours. 1480. — Sicge du château par le même, qui doit se retirer. 1595. — I ■ies Hollandais s'emparent du château par un stratagème curieux : Héraugière, gouverneur de Bréda, s'étant assuré comme complice un nommé Henri Vorsen, dit Grevesse; celui-ci. allé. 1 ché par l'appât d'une récompense de 8,000 florins et d'une -ension annuelle de 600 florins, loue une maison sise au pied du château, près de la Collégiale, et, le moment favorable arrivé, parvient, par une nuit obscure, à introduire dans la ; place, au moyen d'une échelle de corde, trente et i un soldats amenés secrètement à Huy; le 1-ende-; main matin, ceux-ci se saisissent du gouverneur de (iroesbeek; la forteresse est à eux. Héraugière y place une garnison. Elle en est bientôt délogée par le comte de la Motte, agissant pour l'évêqu» de fiiége. qui désire naturellement rentrer en nos-session du château. Héraugière. battu, capitule. lies Hutois, qui n'en peuvent mais de ces opérations, doivent en subir les tristes conséquences : la soldatesque pille, brûle; saccage la ville, et une rente doit être créée pour faire face aux dépenses nécessitées par la reprise du cKâtean. Le'bourg-mestre Faillie et d'autres bourgeois sont décapités à la suite de ces événements, et la ville perd ses franchises et ses privilèges. 100?. — Le fort manque de retomber aux mains des Hollandais par suite île la trahison du ch noine Gambara. Il est mis à mort sur la place rtu Marché, ses entrailles sont jetées à la voirie et sa tête placée sur une perche au-dessus de la tour Tîasin. Douce époque! 107-1. — Les troupes de l'empereur d'Allemagne, Léopold I", entrent à Huy. La forter<w«, bombardée de trois côté», se rend le 2 déoembre. 1676. — Les Français prennent le faubourg de , Statte et le pillent. Louis XIV donne l'ordre d'as-i siéger Huv, occupé par les Allemands. Le gou-> venveur de la place capitule le 6 juin et une gaï- M MAEDI 13 AVIUG W15, arbres rTîfyrr— T o*-°/ Tirag* jniMtiflé 6S1OOO «ump lair«« —'e'W-- ■—t—i-«11—F r mlTI ir- ■ DEUXIEME ÀHNEB. - , — N» 196. ■- —nrn

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