Le patriote

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s.n. 1914, 31 July. Le patriote. Seen on 16 September 2019, on https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/en/pid/183416tn9p/
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Vendredi 31 juillet 1914. 5 centimes le numér<j pour toute la Belgique. Trente-unième année. — N. 212 Administration (tél. 1182) - Rédaction (tél. 382) BRUXELLES 12, Montagne-aux-Herbes-Potagéres, 12 _/es manuscrits non insérés ne sont pas rendus. ABONNEMENTS BELGIQUE : uri an, 10 fr. : 6 mois, 6 f» ; 3 mois, fr. 2.50. Étranger: Un ?.n, 30 fr. ; 6 mois, fr. 15.50; 8 mois, 8 francs. Hollande fet Grand. - Duché de Luxembourg : S mois fr. 6.50; (5 mois fr. f^.âÛ; 1 an tr. ao.UU. A l'étranger, la plupart des bureaux posteaui délivrent des abonnements avec réduction sur ces prix. LE PATRIOTE ANNONCES (téléphone 1182) Elles sont reçues exclusivement au bureau ân PATRIOTE, 12, rue Montagne-aux-Jîerbt-Potagères et à l'Agence Havas, S, place del Martyrs, à Bruxelles. Sujets demandant place : 1 à 4 petites lignes 0/71* DEMANDES et OFFRES D'EMPLOIS id. 1.00 —- : de 1 à 3 lignes 1.20 (Chaque ligne supplémentaire) 0.40 RECLAMES, (av1 les Bourses)laligne 1.25 FAITS DIVERS (comm1, milieuoufin): 5,4ou 3.00 REPARATIONS JUDICIAIRES : la ligne. . 4.00 NECROLOGIES : la ligne 2.00 On ne garantit pas les dates d'insertion. Le Conflit Austo-Serbe LA SITUATION Jeudi midi. n . ; L'impression générale, ce matin, n'est pas bonne. Hier, le Kaiser a terni, à Postdam, une conférence générale, qui s'est prolngée tard dans la nuit. Y assistaient : le chancelier, les ministres de la guerre et de la marine, les chefs d'état-major des forces de terre et de mer, Les chefs des cabinets naval et militaire de l'Empereur. D'après les journaux berlinois, on doit de plus en plus craindre d'être à la veille d'une conflagration générale. D'aucuns reprochent au Gouvernement de n'avoir pas pris plus de précaution, en fait d'approvisionnements et pour empêcher les exportations de céréales et de charbon. A Paris, la situation est considérée comme grave; on reçoit d'Allemagne des nouvelles touchant des préparatifs militaire? allemands. A St-Péter^bourg,on s'attendait hier à la publication d'un manifeste impérial : la Russie ne fléchirait pas, elle serait toujours résolue à faire cause commune avec la Serbie. L'ukase a paru ce matin. Il est extrêmement significatif. Il rappelle sous les drapeaux : 1° Les réservistes de 23 gouvernements en entier, de 71 districts et de 14 autres gouvernements ; • 2° Une partie des réservistes de 9 districts . et de 4 gouvernements; 3° Les réservistes de la flotte do 64 districts, 12 gouvernements russes et un gouvernement finlandais ; 4° Les cosaques congédiés des territoires du Don, de Kouban, de Terek, d'Astrakan, d'Orenbourg et de l'Oural; , 5° Un nombre correspondant d'officiers réservistes, de médecins, de vétérinaires, etc. En outre sont réquisitionnés un nombre correspondant de chevaux, de voitures, et d'attelages des gouvernements et districts mobilisés. Ces mesures passeraient difficilement pour de simples mesures de précaution. Elles donnet tout leur sens aux paroles attribuées à l'ambassadeur de Russie a Rome, au moment où, hier, il sortait d'un entretien avec le marquis de. 8au Giuii i.no ; — Qui sait 1 Nous serons peut-être obligés 'de suivre le mouvement..'. D'autre part, à Paris on prétend que le gouvernement français continue à rechercher, avec les représentants des Puissances ttn terrain de conciliation. Un même espoir anime les efforts du cabinet de Londres. On vise à trouver « un terrain d'entente sur lequel l'Autriche pourrait se placer sans avoir l'air d'être appelée devant ■ un tribunal ». L'Angleterre jouera-t-elle un rôle de belligérant? Si le « Times » est encore le truchement du « Foreign Office », elle jouera ce rôle au cas où la France et les frontières belges seraient menacées. « Nous ne pouvons, dit ce journal, voir la France écrasée par l'Allemagne, ni permettre que l'équilibre européen soit bouleversé au préjudice de la France, pas plus que l'Allemagne ne peut voir l'Autriche écrasée par la Russie ni permettre que l'équilibre européen soit détruit au préjudice de Bon alliée ». ; « Sil faut, ajoute-t-il, que cette cause soit jugée par les armes, nos amis et nos ennemis constateront que nous sommes capables en Angleterre de noU3 unir dans une commune pensée et une commune action. Nous avons eu à soutenir une grande guerre qui a duré un quart de siècle. Pendant tout ce temps il n'y avait plus de parti en Grande-Bretagne; cette union nous assura la victoi re contre le monde en armes. C'est cette 'union qui nous permettra encore de vaincre si nous sommes contraints de nous mettre ©n campagne ». Au fond, la note du « Times » si-gnifie-t-elle que si l'Autriche, secondée en cas de besoin par l'Allemagne, se bat avec la Serbie et la Russie, sa protectrice, et que la France se tienne à l'écart du conflit, l'Angleterre gardera la neutralité? Faut-il, au contraire, entendre que si la France se porte au seoours de la Russie, 1" Allemagne De pourra pas attaquer la France sans déterminer l'intervention de l'Angleterre? Jeudi, 4 heures. Nulle illusion n'est possible, à cette heure : tous les gouvernements « préparent tous les moyens auxquels il pourrait être nécessaire de recourir ». L'Angleterre n'a pas été la dernière à entrer dans cette voie. A Malte, la nuit dernière, les préparatifs militaires ont continué sans interruption. L'arsenal déploie nne grande activité. Un état de mobilisation régulière a été prescrit. Grand va et vient des troupes. On a rappelé les officiers •et soldats en congé.. L'ukase du Czar est formel. Le gouvernement français, à son tour, a décidé la mise sur pied de guerre des troupes de toutes armes, de 4 corps d'armée, la ooncentra tion des escadres, le rapatriement des trou pes du Maroc et de l'Algérie, la mise en état de défense de plusieurs ports, notamment ceux de la Méditerranée. Un journal de Paris ayant annoncé ce midi le rappel des classes des réservistes, une note officieuse le nie; des mesures, dit-elle, seront prises pour arrêter ces bruits fantaisistes. Du côté de l'Allemagne, on nous apprend ■que les troupes des garnisons de Bonn et d'Adx-la-Chapelle descendent sur Stras bourg. 23,000 hommes restent concentrés au camp d'Elsenborn.En outre,oe midi,d'après le « Lokal Anzeiger », l'ordre a été donné par l'empereur allemand d'opérer la mobilisation générale de toute l'armée et de toute la flotte allemande, mais cette information ■t a été déclarée inexacte par le même journal, dans une édition ultérieure. e Belgrade a été occupée par les troupes au-^ trichienneç; les 44me et 68me régiments autrichiens sont entrés dans la capitale serbe. Le bourgmestre était la seule des autorités encore présente. De la population, 30 per-e sonnes seulement étaient encore dans la ville, toutes les autres s'étaient cufuies. Le ' bourgmestre a demandé qu'on ne portât au-■_ cune atteinte à sa personne et qu'on respectât les biens de la population. L'officier commandant les troupes le lui a promis. La ville a très peu sûut'fert du bombardement.Jeudi, 5 heures. a a L'attitude de l'Empire allemand est fort . discutée. Des organes de 'a Triple-Entente c prétendent que l'Empire allemand instigue l'Autriche en vue d'une conflagration générale. L'organe officieux de la Chancellerie austro-hongroise y contredit absolument : « Les causes du conflit avec la Serbie remontent ,affirme le « Fremdenblatt », à de longues années; elles ont leur source dans l'attitude hostile de la Serbie à l'égard de l'Autriche-Hongrie. Si la politique allemande a exercé une influence dans ce cas, cette influence n'a pu être naturellement que dans le sens de la modération. La cause immédiate du conflit et de la rupture, c'est-à-s dire l'attentat de Serajevo ne pouvait être , prévue ni à Berlin ni ailleurs; elle ne pouvait être la base d'une politique quelconque. Les efforts actuels de la diplomatie , allemande signifient ceci, et pas é^utre chose : c'est la répétition de la politique grâce i à laquelle l'Allemagne se rencontra avec t l'Angleterre et empêcha une conflagration 3 durant la dernière crise orientale » A cette époque l'Allemagne intervint ' pour localiser dans la péninsule balkanique s les complications belliqueuses. Yu la politi-* que de paix mondiale suivie par l'Allema- - gne aujourd'hui comme alors, • i devrait re-3 connaître sans réserves p(ai-fcout à IJétranger que l'A. t&iàgâe en repousfeant Corinne inop-3 portune l'immixtion d'un tiers dans le litige austro-serbe poursuit une politique qui 9 est précisément dans l'intérêt de la paix entre les grandes Puissances, l'unique politi-s que propre à assurer la réalisation de ce à " quoi la presse française ne se lasse d'inviter l'Allemagne depuis quelques jours L'atti- - tude de l'Allemagne répond à son passé, de- - puis plusieurs dizaines d'années : elle suit t une politique fondée sur l'amour de la paix et sur le désir d'un règlement des différends en Europe. » Dire, contirue l'organe du comte Berch-told, que l'Autriche-Hongrie se plie aux excitations de l'Allemagne, c'est sous-évaluer l la position de l'Autriche-Hongrie dans le cercle de ses alliés; l'Autriche cède, au contraire, au besoin impérieux de maintenir sa t dignité de grande Puissance, à raison de quoi elle est obligée, après une longue pé-; riode de paix, de recourir à la force des ar-l mes. Le « Fremdenblatt » conclut : « Les services rendus par l'Autriche-Hongrie à la ; cause de la paix du monde lui donnent le droit d'espérer que tous ceux qui veulent ■ conserver cette paix verront combien le point de vue allemand est justifé et s'y rallieront. » P. S. — Nous ne saurions prendre note que > sous les plus expresses réserves d'une « nou-, velle » lancée par la c Gazette de Franc-' fort » : l'Allemagne aurait donné 24 heures à la Russie pour opter entre la neutralité et l'action ! | Cette nouvelle n'est confirmée d'aucun | côté. Cet après-midi, dans tous les milieux berlinois, on considérait la situation comme très grave. Le Conseil fédéral va être convoqué, dit-on. Ce matin a eu lieu chez le Chancelier une longue conférence à laquelle ont participé le prince Henri, le général de Moltke et plusieurs autres personnages. Quant au bruit persistant que des mesures sérieuses relatives à la mobilisation ont été prises ce matin dans le deuxième Conseil tenu au ministère clés affaires étrangères, on se borne à dire qu'on ne peut pas le confirmer. A Londres, les milieux diplomatiques semblent aujourd'hui plus ijessimistes. Tout dépend, dit-on, de la réponse de l'Allemagne à la proposition de chercher le moyen d'intervenir auprès de l'Autriche en vue de régler le conflit. Des crieurs peu scrupuleux vendent l'édition ordinaire du PATRIOTE comme édition spéciale au prix de 10 centimes! 4 En cas d'édition spéciale, c'est-à-dire tout exceptionnellement, quand des événements extraordinaires l'exigent, mention en est faite sous le titre du journal, et le prix du numéro reste invariablement fixé à 5 centimes le numéro, comprît-il 6, 8, 10 ou 12 pages. 9 BILLET DE LONDRES Guerre civile et guerre extérieure. (CORRESrONDANCB PARTICULIÈRE.} Le 23 juillet. L'Angleterre va-t-elle donner au monde le même spectacle que la France à la fin du XVIIIe siècle, lorsqu'elle était aux prises à la fois avec la Vendée justement révoltée et avec l'Europe coalisée ? va-t-elle être en proie simultanément à. une guerre civile et à une guerre extérieure? Les sinistres nouvelles qui nous arrivent depuis vingt-quat e heures le donnent fortement U oi-amdre. ' Tout d'abord, vous n'ignorez pas que la Conférence convoquée jSir le Roi n'a pas réussi à résoudre le problème irlandais.Tous les efforts des huit plénipotentiaires <5nt échoué contre un obstacle en apparence insignifiant. C'est toujours 'histoire du grain de sable de Cromwell. On n'a pas pu s'entendre sur l'étendue du tevritoire à exclure des opérations du « Home rule ». Les Unionistes réclamaient les deux comtés de Fer-managh et de Tyrone. dans lesquels les Nationalistes sont en majorité, et ils n'ont pas voulu céder. C'est la fin de tout gouvernement démocratique, si une minorité turbulente peut faire prévaloir sa volonté sur celle de la majorité, à la _ seule condition d'user de menaces et de violence. Mais les Orangistes sont soutenus dans leurs revendications exorbitantes par la presse unioniste d'Angleterre, qui ne voit qu'eux, qui ne s'occupe que d'eux et ne semble pas avoir conscience de l'existence des Nationalistes. L'« Amendaient Bill » mutilé par les lords, viendra aujourd'hui devant la Chambre des Communes. Peut-être le gouvernement, afin d'obtenir l'assentiment des Unionistes au «Government of Ireland Act», sacrifie ra-t-il les deux comités de Tyrone et de Fermanagh. Mais l'Ulster protestant ne tardera pas à s'apercevoir qu'il n'a rien gagné à attacher à son flanc cette Alsace-Lor-raine catholique, qui demeurera immuable dans ses protestations contre l'annexion violente. On pourrait considérer la guerre civile comme commencée; les premiers coups de fusil ont été tirés, le premier sang a coule. Sans doute les Unionistes n'en sont pas venus aux mains avec 'es Nationalistes; mais ceux-ci, en voulant prendre possession d'une cargaison de fusils, — (ce qu'ils sont parvenus à accomplir), — ont eu maille à partir avec la police et deux compagnies du Régiment des Gardes-Frontières Ecossais du Roi. On ne pourra s'empêcher de remarquer que les troupes qui refusaient de marcher contre les Orangistes de l'Ulster, n'ont fait aucune difficulté pour faire feu sur les Nationalistes de Dublin. M. Redmond, le cheî du parti irlandais, ne manquera pas de demander une enquête sévère sur ces faits. La gravité de la situation intérieure n'ery ,pèche; pfuj, U pnjb-liç çTe sa ;réqctjv r-4es -y? tairas extérieures qui paraissent plus graves encore. L'ultimatum de l'Autriche-Hongrie à la Serbie a excité ici une désapprobation générale. Ce sentiment s'est surtout manifesté dans les milieux conservateurs, qui d ordinaire sont favorables à l'Autriche. Sir Edward Grey a été unanimement applaudi quand il a parlé des efforts que faisait l'Angleterre avec les autres puissances neutre* pour empêcher un conflit. Toutefois si cette louable tentative n'aboutissait pas, le « Times » avertit les gens que cela intéresse, qu ils auraient tort de compter sur une défection de la Grande-Bretagne envers les autres membres de la Triple-Entente. » Si l'on éprouve quelque part le désir de mettre à 1 epreuve notre fidélité aux principes qui sont la raison d'être de nos amitiés et qui garantissent ainsi l'équilibre européen,on ne nous trouvera ni moins prêts, ni moins résolus à défendre ces principes avec toutes les forces de l'Empire que l'on ne nous^y a trouvés, quand ils ont été menacés dans le passe. C'est là, selon nous, ce que l'intérêt, t> A ,0'r' l'honneur demandent de nexus. L Angleterre n'hésitera pas à répondre à leur appel. » i> S? n'ôtera pas de l'espoir des Anglais que 1 Allemagne soit au fond de toutes ces ma-chinations. Cela étant, on concevra aisément l'efet qu'a produit ici La nouvelle que le bourgmestre de Rotterdam avait accordé a M. Thyssen, — en d'autres termes à la puissante compagnie allemande « Yulkan », - 1 autorisation de construire à une petite distance de cette ville, un port « privé », ca^ pable de recevoir les plus gros navires, avec des bassins de radoub, des dépôts de charbon, etc... La « Gazette de l'Allemagne du Nord » remarquait, il y a quatre ans : «Nous ne pouvons pas rester indifférents si une grandepuissance en guerre avec nous se sert de la Hollande comme base des opérations de sa flotte, parce que cette base est à une dangereuse proximité de nos côtes.» Ces sentiments sont absolument ceux de l'Angleterre, et elle se réserve de les affirmer dans un a,venir plus ou moins éloigné. Napoléon disait « qu'Anvers était un canon braqué sur l'Angleterre ». Celle-ci n'a plus rien à redouter d'Anvers; le canon aujourd'hui c'est Rotterdam.; Fréd. de Bernhardt. • ; L'ACQUITTEMENT. TJn éloquent article du < Journal des Débats » : Mme Caillaux est acquittée. Elle n'aura même pas à payer le franc de dommages-intérêts réglementaire dont la partie civile lui a fait cadeau. Les verdicts du jury sont inattaquablés, même quand ils ne sont pas ratifiés par l'opinion. Nous ne dirons rien de celui-ci, qui était d'ailleurs annoncé depuis le premier jour par les intéressés. Le jury a été guidé par des raisons où l'esprit de justice n'a pas tenu une grande place. Vous jugerez « en bons républicains », a dit M Caillaux aux jurés. C'est un des mots les plus durs qu'on ait jamais prononcés contre la République ; c'est le mot d'un homme à qui manque foncièrement l'esprit républioain qui n'est rien s'il n'est avant tout l'esprit de justioe. Malheureusement tout le procès a donné la preuve que le travail de décomposition morale dont souffre aujourd'hui notre mendie officiel est plus avancé qu'on ne se le figure quand on ne suit pas de près la marche des événements. On a vu « Monsieur le ministre » diriger des débats où son rôle aiu.rait dû être tout autre ; on a vu des magistrats professionr nels se condamner à une attitude subalterne où rien ne subsiste de l'antique indé pendance du juge ; on a vu la barre des té moins ravalée au rôle de tréteau de réu nion publique ; ofl a va l'inégalité devan la justice érigée en principe alors que la fa çade du Palais porte encore la devise qu résume les droits de l'homme. Tout cela n'est pas absolument nouveau et les « régimes déchus » stigmatisés pa M. Caillaïux et ses amis, ont eu aussi leuir privilégiés, mais nous ne croyons pas qu'oi trouve, dans l'histoire contemporaine, de puis l'abolition officielle des privilège d'autres exemples d'un mépris aussi com :Plet de tout ce qui constitue l'esprit démo pratique. « Continuez. Monsieur », a di Me Chenu, en rappelant un mot malhau re-ux de Barnave, que Barnave ne s'est ja mais consolé d'avoir prononcé. M, Caillau: | se croit à l'abri de pareils remords, et i I est possible qu'il soit, en e£fet, immunis t contre eux. Il n'en est pas moins vrai qu'i a des responsabilités lourdes à porter de i vant l'histoire, même si elles restent légè i res pour la conscience. Un jour vient — i i est peut-être venu — où les ravages causé dans l'esprit public par de hauts exemple du mépris des lois et de la morale commen oent à effraver ceux mêmes qui les ont pro voqués. « Noblesse oblige », disait-on jadis La « bourgeoisie » aussi — dont M. Cail laux et sa femme se sont réclamés avec un< ostentation imprévue — oblige à beaucoui de choses, qui sortent du procès d'hier a-t teinte® et meurtries.. REVUE DE LA PRESSE Un « défi à la conscience publique ». -Du libéral « Matin d'Anvers ces réflexion à propos du verdict du jury de la Seine: « Oonsummatum est » ! L'éventualité de l'ac quitteront de Mme Caillaux était envisagé' oomme l'une des possibilités du procès.Mais c'é tait une éventualité honteuse sur laquelle oj glissait,un défi à la conscience publique tel qu pas un tribunal au monde,croyait-on,n'aurait ei l'audace d'en prendre la responsabilité. On s trompait. Ce tribunal existait. ...Mais il n'y a pas eue Mme Caillaux à « bé néficier » de cet acquittement; il s'étend si pa ; au régime, du moins au gouvernement qui s"es | fait le complice de son mari. Le cabinet a été j la peine, il est juste qu'il soit à l'honneur. L'o | pinion publique à l'étranger ne fait pas de dit férence ; les hommes du bloc radical, sous c-rapport, peuvent se montrer rassures. ...On se trouve parfaitement d'accord ave Mme Caillaux lorsqu'elle s'écriait: — Il n'y . plus de justice! — avec Mme Caillaux qui, san doute, dans son for intérieur, doit en être plu ! persuadée que jamais. . « Indifférence coupable. » — Un orgam libéra] bruxellois, la « Gazette », montri combian est «dangereuse et coupable» l'in différence du public à l'égard des ligues e des associations pacifistes : Eîi réalité t on le démêle très clairement au .JWini^Bi, tjffv as JU _ dSiaïaah'» wojwiont à i giierrô possible; c'était un sujet de conversa .tion -mais tout douoement, la conviction s'étai' j établie que dans l'état actuel de nore civilisa | tion, personne n'oserait déchaîner un tel cata clysme. Et on laissait en apparence isolés le ! apôtres militants du pacifisme. Pendant o temps, dans certains pays, on laissait le cham] libre aux énergumènes qui rêvent de la tragiqm i aventure ; ceux-là agissaient, manifestaien i bruyamment, ou travaillaient dans l'ombre. Il pouvaient faire croire à leur nombre et à leu: , force, puisque devant eux ne se montrait pas li foule innombrable de ceux qui veulent travaille: dans la paix. Quels que soient les événements qui nous at tendent, il y aura là une terrible leçon à médi ter. Les gens paisbles sont trop paisibles, n'élè vent point assez la voix, ne soutiennent pas as sez visiblement ceux qui parlent en leur nom ceux qui formulent leurs souhaits ardents. Le mouvement pacifiste peut essuyer enoor< des déceptions cruelles. Sans doute, il en essuie rait moin3 si tous ceux qui l'approuvent y adhé raient simplement. Si les ligues pour la pab pouvaient, par ces adhésions, compter les habi tants de tous les pays dont la volonté est pacifique, leur voix prendrait une autorité, une am pleur formidaible et étoufferait facilement cell< des belliqueux. Quoi qu'il arrive demain, il faudra se souve nir de l'heure angoissante que nous vivons, de< horreurs auxquels nous allons peut-être assiste] ou que notre imagination a pu entrevoir. Peut être, comprendra-t-on, enfin, que l'indifféreno est dangereuse, qu'elle est coupable. Dom Berîière. — On lit dans le « Journa de Liège » : Dom Berîière, conservateur en cihef de la Bi bliothèque royale, vient d'envoyer sa démissioi au ministre des sciences et des arts. Le motif: Sa lutte contre M. Lebureau. Dom Berîière entendait réorganiser la Biblio thèque, y faire de sages réformes ; il s'est heur té soit à des refus formels, soit à dés promesseï vagues jamais exécutées. M. Lebureau lui a opposé une force d'inerti< qu'il n'a pu vaincre et Dom Berîière, écœuré, i préféré s'en aller. En réalité, Dom Berîière a dû se soumettre vaincu par les forces administratives. Qui lu succédera? La tâche du nouveau conservateui ne sera pas aisée... A moins qu'il renonce à tou te mesure nouvelle, laissant M. Lebureau ei paix. Mais alors un boute-feu ferait sa besogne c'est oe que n'a pas voulu Dom Berîière et l'oi ne saurai trop ren féliciter. Le « Soir » et le divorce. — Ces jours-ci le « neutre » « Soir », a publié un long ar ticle de tête, sur Fe divorce. Le « Soir », on s'en doute, estime que li loi belge ne donne pas assez de facilités auj époux désireux de s'affranchir du lien con jugal. Si, dit-il, le ménage, au bout de peu de temps sombre dans la querelle, ne serait-il pas préféra ble d'y mettre fin promptement, d'annuler 1 contrat matrimonial pour causr? d'erreur, et d< rompre, par une procédure facilitée, un lien de venu intolérable? La loi de l'Eglise déclarant le mariage in dissoluble « peut amener de bien funeste; conséquences », continue le « Soir » : En unissant les époux dans une société indis soluble, elle oublie que l'homme est faillible qu'aucun de ses actes ne participe de l'absolu qu'il peut se laisser abuser par un caprice, ui emportement passager ; elle perd de vue qu'il es cruel et illogique d'enserrer deux vies dans l'é tau d'une union détestée. Et le « Soir » termine par cette considé ration : Les lois restrictives entraînent la désorgani sation latente de la famille qu'elles voulaien protéger. Le « Soir » ne perd jamais une ocoasioi de battre en brèche les principes de la Re ligion et de la Morale. C'est ce qu'il ap pelle « continuer l'école dans la famille » Dans toute la presse franchement antica tholique et antisociale, il n'y a rien de plu: antiohrétien que le g neutre £ i Spir t, L'histoire Caillaux, illustrant la longu - série des drames du divorce, montre, a t surplus, ce que vaut la thèse du « Soir ». i * I Le meeting socialiste contre la guerre s Le parti socialiste avait organisé, mercre (. di soir, au Cirque Royal, à Bruxelles, ui meeting de protestation contre la guerre. En arrivant rue de l'Enseignement, on es " quelque peu surpris de voir flotter à une de i fenêtres du locai où se tient la réunion, ui 4 drapeau tricolore. i Dès 7 heures, toute circulation est impos sible en face du Cirque et lorsque les porte< s'ouvrent, c'est une ruée lolie, une bouscu j lade insensée, un tohu-bohu indescriptible _ En moins de cinq minutes, l'immense, salli s est bondée et, au dehors, une multitude d< B curieux auxquels se joignent de nouveau: " arrivants attendent... A tous moments, des poussées se produi • sentj le service d'ordre, assuré par un< " demi-deuzaine d'agents de police est mani 3 festement insuffisant; à tout instant, les po ' liciers sont débordés; c'est la source d< - maints incidents ; rien de grave, heureuse ment. Près de 4.000 personnes sont entassée; dans le Cirque, les couloirs sont encombré: et l'on ne songe pas sans effroi au sinistn toujours possible. Que le feu se déclare qu'un mauvais plaisant affole le public, sû rement il y aurait des morts. Plusieurs personnes ont fixé au chapeau une affichette portant ces mots : « Guerr< " à la guerre ». Au bureau ont pris place les chefs — grands et petits — du parti socialiste, sau les membres du Comité de l'« Internatio - nale », qui arriveront tantôt. M Pierri 3 Daens, député, assiste également à la réu nion de même que M. BuyI. 3 Dans le fond de la scène sont disposés uni ï douzaine de drapeaux rouges au milieu des 3 quels on remarque le drapeau blanc d'une société de libres-penseurs. Plus tard, on : - ajoutera quatre drapeaux bleus dont un es' s cravaté de rouge. f L'attente est longue et le public — histoi 1 re de prendre patience — entonne l'« Inter nationale »; une partie du public crie j « Vive la République, A bas le roi de Car ton. » Un « amateur » y va de ses trois cou 3 plets humanitaires et comme, à la fin, un< i voix lui crie : « Allez, Victor! », la salli 3 toute entière reprend : « Allez, Victor! : 3 Mais Victor, insensible, ne se laisse pas sé duire; il refuse de bisser son chant... pou: l'instant du moins, car un peu plus tard, i ' récidive. 5 Enfin à 8 h. 40, arrive l'état-major d< - l'« Internationale socialiste », preédé de F/, t Vandervelde et le meeting commence. C'est F.'. Vandervelde qui ouvre le feu ; il ra>: - pelle que le prochain congrès de la Paix de.va-i ne tr'nr à Vfeww; il clorfrn? îecfitre chi pr«$ra,n - me dos festivités et cérémonies organisées à cet t te occasion ; quand il parle des réceptions de - congressistes par l'empereur, le comte Berch - told et le bourgmestre do Vienne, des huées s 3 font entendre. » L'orateur annonce que le Congrès socialiste s ' tiendra, à Paris, au commencement d'août. Oi s verra là-bas, dit-il, en terre française, les repré S sentants de 4,500,000 ouvriers allemands. La sal 3 le applaudit vigoureusement ces paroles. Puis, M. Haas (Allemagne), très longuemen 1 — et en allemand — vient déclarer que les trai tés conclus par les diplomates n'engagent pas 1 Îirolétariat qui saura bien, dit-il, empêcher l'Ai emagne de venir en aide î. l'Autriche. A soi - avis, l'empereur Guillaume n'est pas partisai d'une guerre actuelle, mais il y a tout à crain - dre du kronprinz, un « écervelé ». (Quelque • huées bientôt réprimées par des t chut ». i L'orateur conclut en saluant la société futur établie sur des bases socialistes. M. Morgari (Italien) parle un français pitto resque, ses phrases sont saccadées. Après avoi rappelé la guerre de Libye, il confesse que le socialistes italiens seraient incapables d empê cher la guerre; mais, dit-il, leur puissance gran dira et, un jour, ils auront avec eux l'armée qui alors, marchera dans une direction autre qu celle qu'on lui indiquera. M. Keir Hardie (Angleterre) fait sensation avec sa tête encadrée de longs cheveux blanc bouclés. Il estime que si les ouvriers, sans dis tinction de nation et de religion, étaient uni dans la oommunion socialiste, il n'y aurait plu de guerre possible. M. Roubanovitch (Russie) fait le procès di Tsarisme, dont ne veulent_ même plus, assure ■ t-il, les bourgeois de Russie. Il pense que soi Çays interviendra dans le conflit actuel, car 1 sar désire reconquérir le prestige perdu lor de la guerre russo-japonaise. Mais le peuple, os 1 père-t-il, refusera de marcher. L'orateur raill l'alliance des Français, qui ont abattu la Bastil le, avec les Russes soumis à l'autocratie la plu absolue. " Si la guerre éclate, on saura que les alliance ' entre gouvernements ne sont pas capables d'as surer la paix; celle-ci sera l'œuvre de l'Interna ' tionale socialiste ; M. Roubanovitoh l'affirme,ai 1 moins. ! F.-. Vandervelde veut alors donner la pa ] rôle à Mme Rosa Luxembourg (Allemagne) celle-ci refuse et se contente de venir salue] i le public. ' Après cet intermède, M. Troelstra (Hollande) 1 avec force gestes et de grands éclats de voix donne l'assaut à l'impérialisme et au capita lisme. > Enfin vient M. Jaurès, salué par les cris : « ViT • la République». De sa voix, légèrement nasillai de et traînante,avec l'« assent », il fait le procè i, des diplomates.Ceux-ci, dit-il, ne savent ce gu'il ; veulent ni où ils vont ; profitons de leurs hésita . tions pour organiser fortement la paix. En pas sant, il dénonce la « violence et le jésuitisme de la « cléricale » diplomatie autrichienne ; cec , semble faire particulièrement plaisir à une bon 1 ne partie des auditeurs qui applaudissent vigou 3 renflement. L'orateur est heureux de voir qu ; désormais on ne pourra plus faire de difféiren . ce entre les socialistes français antipatriotes e les socialistes allemands patriotes car, dit-il, ce derniers désormais ont pris nettement positio: - contre la guerre. 5 Le citoyen Jaurès assure que le gouvernemen français veut absolument et énergiquement 1 paix et si, par malheur, la France et l'Angletei - re ne parvenaient pas à imposer leurs vues paci , fiques à la Russie, les ouvriers français se refu , seraient à marcher contre l'Allemagne, car, dit i il, ils ne connaissent d'autres traités que ceu: t qui les lient à -la race humaine. Si la guerre éclate, les peuples se révolteront continue-t-il ; si elle n'éclate pas, la leçon pente ra et les socialistes en profiteront. Après quelques mots de F.-. Vandervelde le meeting est terminé et une manifêstatioi • s'organise vers les boulevards du Centre e - la Grand'Place, sans aucun incident. Notre feuilleton: LA ROSE DE LAINE \ en ciuauième Base. ■ LÂ JOURNÉE Le duc et la dnchesse de Vendôme qui étaient les hôtes de nos Souverains au château de Laeken sont partis pour Ostende.. ■»— — Le Bureau International de la Paix at • convoqué télégraphiquement, pour vendredi matin, à Bruxelles, une réunion générale des dirigeants des organisations pacifistes à l'effet de prendre ensemble les mesures 1 concertées que dicte la situation présente, . notamment : action par la presse, appui au , plan de médiation de Sir Edward Grey, 3 démarches jointes des petits Etats menacés 1 par une conflagration européenne. » 5 Dans la rue. — Mercredi, seconde jour» née d'attente et d'anxiété, seconde journée ; où ie public se sent sous les pieds oomme ^ un volcan en. ébullitdon et en écoute les 1 grondements souterrains et Sourds. Quelque acoaknie cependant. Bien qu'on s'arrache encôre les journa/ux et que la moin-, dre édition spéciale vraie ou fausse soit en-' levée, comme dans un pillage, c'est d'un . esprit plus rassis qu'on parcourt les nou-5 veilles. Les nerfs se sont un peu d'éitendiuB. ! Le fluide électrique qui s'amoncelait, s'est déchargé dans le sol. j On espère. La guere semble devoir se Ioj j caliser et avec les heures qui s'en vont et j le soir qui approche, il semble que la vie ( reprend tout doucement son cours ordinai- - re. Mais la lueur d'espoir briltera-t-elle encore demain? i Çà et là, des groupes d'étrangers, russe®,• s bulgares, roumains, on ne sait trop, au bord d'un trottoir, discutent. Dans les oa- - fés, les stratèges en chambne ou en man-t sarde pérorent.Le geste large et tranchant. - Ils arrangent l'échiquier européen aveo s maàestria et désinvolture. On est ahur'ri — - eux-mêmes aussi sans doute in petto —* qu'ils connaissent tant de choses que la di- > plomatie mondiale n'ait pour eux aucun se- • cret et que tous les fils subtils autant qiue ' mystérieux de la stratégie et du haut çom-' mandement des armées européennes tien-1 nent là, comme s'ils allaient les mettre en fonctionnement, oour dénouer ou enehevê- ■ trer tout à ooup la situation ; entre les dix " doigts de leurs mains. •— ; Les récompenses aux chemins de fer, : On nous écrit: > Le ministre des chemins de fer vient de déci-. der d'acoorder des récompenses pécuniares à 6 • ajusteurs et contremaîtres qui ont fait acte [ d'initiative, soit en imaginant un appareil, soit en apportant des améliorations à un appareil ou , à l'outillage ; à 4 ajusteurs et serre-freins qui ont ' découvert ou dénoncé les auteurs de' vols ou empêché la perpétration d'un vol ; à un machiniste instructeur qui a signalé des fraudes en matière ^ d'approvisionnement de comfbustible, à 29 anno-r tateurs, chargeurs, chauffeurs, machinistes, jnariWUTTes et serre-freins oui ont fs.it preuve • de sang-vroid, de vigilance ou de dévouement " en vue d'éviter un accident ; à 199 chargeurs, chaufffeurs, garde-excentriques, gardes salles, " lampistes, manœuvres, nettoyeurs de voitures, visiteurs de matériel et pioeneurs qui ont pose des actes de proibité. Quarante agents de divers grades ont été portés à l'ordre du jour. « t Les trafics austro-belge et belgo-serho . sont suspendus. — Le trafic des marchàn- 5 dises à grande ou petite vitesse sur les li- - gnes de Bodenbach-Vienne et Vienne-Majr-1 chegg et au delà est suspendu. Il est fait 1 exception pour les expéditions d'approvisionnements et le servioe des ambulances. s D'autre part, le trafic des marchandises 3 grande et petite vitesse pour la Hongrie et au delà, viâ Zsolia (Sillein) est interrompu. Cette interruption ne s'applique pas tour f tefois: a) aux marchandises destinées à l'usage de - l'armée et du service sanitaire volontaire; , b) aux marchandises de régie des chemins de 3 fer et d'approvisionnement; c) aux transports adressés aux fabriques de , conserves et de munitions; ? d) aux envois de houille pour Budapest- - Eszahi, iScherpalo-Budapest et Covaros-Buda-3 pest, usine à gaz. 3 La Société de navigation fluviale et ma-i ritime hongroise et les sociétés de navigar ■ tion à Tapeur ont arrêté, au départ de Ra-J tisbonne et de Passau, le trajisport des ^ marchandises en destination de toutes le® ! stations de navigation sur la Save. 31 La Société Sud-Allemande de navigation - à vapeur sur le Danube a interrompu, au s départ de Ratisbonne, Deggensdorf et Pas- saiu, le trafic en destination de la Serbie, 5 de la Roumanie &t de la Bulgarie. * 1 Le logement des troupes. — A raison dea effectifs importants rappelés par le gou- ■ vernement, les casernes deviennent insuf-. fisantes. L'autorité militaire va se trouver dans l'obligation d'adresser des réquisitoires aux communes pour le logement des hommes et ' des chevaux, conformément à la loi rela-1 tive aux oantonnements des troupes et aux prestations militaires. s Dans certains faubourgs de Bruixelles, S - Molenbeek notamment, l'école communale 5 a été transformée en caserne. s Des matelas ont été déposés dams les " classes débarrassées de leurs bancs et lea , soldats y ont été installés i *** J Une partie des grenadiers et des carabî; B niers seront vraisemblablement logés aussi - dans des bâtiments communaux. t On sait que l'an dernier, suivant les ine-s tructions de l'état-major général de l'ar-1 mée, toutes les localités d'une certaine importance ont été appelées à indiquer d'une ^ façon précise, les places qui pourraient être mises à la disposition de l'autorité mi-. litaire, dans les écoles tant communales - que privées, les salles de spectacles, les - grands établissements industriels, etc. > . Livres et couronnes. — Voici venir les temps où l'on rencontre, à tout bout de rue. que bambinets habillés de noir et bam- , binettes habillées de blanc. Us portent sou a i le bras des livres et dès couronnes et traî-fc nent derrière eux la caravane de leurs mamans, de leurs tantes, de leurs marraines , et de tout leur cousinage féminin jusqu'à " la quatrième boutonnière, endimanché, ébaudi et le visage tout enluminé de joio intérieure et de fierté aussi légitime qu© respectable. Nous sommes dans l'ère des distributiona de prix. J Les livres sont dorés sur tranches et ftejgi

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This item is a publication of the title Le patriote belonging to the category Katholieke pers, published in Bruxelles from 1884 to 1914.

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