Le patriote

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s.n. 1914, 15 August. Le patriote. Seen on 17 September 2019, on https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/en/pid/vd6nz81p4d/
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Administration (tél. H 82) - Rédaction (tél. 382) BRUXELLES 12, Moatagno-aux-Hcrbea-Potagères, 12 Les manuscrits non insérés ne sont pas rendus» ABONNEMENTS BELGIQ.UE : Un an, 10 fr. ; 6 mois, 5 f» ; 3 mois, fr. 2.50. Étranger : Un an, 30 fr. ; 6 mois, fr. 15.50 ; 3 mois, 8 francs. Hollande et Grand - Duché de Luxembourg : 3 mois tr 6.50 ; 0 mois tr U.ijU; l an tr. «-J-UU. A Pétrantrer. la Dlupart des bureau* posteaui dé-llTrent des abonnements arec réduction sur ce» prix. LE PATRIOTE ANNONCES (téléphone 1182) Elles sont reçues exclusivement au bureau du) PATRIOTE, 12, rue Montagne-aux-Herbes-Potagères et à l'Agence H a va s, S, place dei Martyrs, à Bruxelles. Sujets demandant place : 1 à 4 petites lignes 0.75 DEMANDES et OFFRES D'EMPLOIS id. 1.00 : de 1 à 3 lignes 1.20 (Chaque ligne supplémentaire) 0.40 RÉCLAMES, , " (av'lesBourses)lalignc 1.25 FAITS DI VERS (comm1, milieu ou fin): S, 4ou 3.00 REPARATIONS JUDICIAIRES : la ligne. . 4.00 NECROLOGIES : la ligne 2.0Qi On ne garantit pas les dates d'insertion. LA SITUATION JEUDI 16 H. 1/2. Les Allemands repoussés une deuxième fois ce matin, près de Diest. Vers 7 h. 1/2 du matin un petit engagement s'est produit à Geet-Betz mais les allemands ont été repoussés. Les troupes bel-ges ont évacué suivant un ordre de l'état-major les environs de Diest et se sont repliées sur Hautem-Ste-Marguerite. On dit que les allemands vont tenter de faire une trouée car ils ont beaucoup de difficultés à se ravitailler. Le but de leur pénétration en flesbaye est de rendre libre la route par Herck-la-Ville pour passer leur lourd charroi et se diriger vers Namur. Dans les environs de Tirlemont la nuit a été calme ainsi que la journée. On ne signale plus de troupes allemandes qui semblent s'être repliées sur Waremme. lin avion allemand a survolé jeudi vers 10 b. 1/2 du matin et 3 heures de l'après-midi les troupes belges. Défaite allemande, près d'Eghezés, a Noviile-Taviers.(Nouveaux détails.) Le combat dit «d'Eghezée» s'est produit en réalité à Noville-Taviers à la limite des provinces de Namur et du Brabant, sur la ligne de Namur à Tirlemont. Le village de Noville-Taviers a été le centre de l'action qui a été très vive et très chaude. Les troupes allemandes, composées en majorité de cavalerie, ont été surprises par nos soldats. Elles ont subi de très grosses pertes et ont dû se replier en hate vers Huy. Nos troupes auraient pris une automobile mitrailleuse et une batterie d'artillerie. Les régiments de cavalerie allemande qui ont été battus mercredi a Diest, comme ceux qui ont été repoussés jeudi à Noville-Taviers, constituent la grosse masse de cavalerie que l'Allemagne avait jetée sur notre territoire"et qui devait ouvrir la volo au gros de 3on armée. Celle-ci est toujours retranchée dans les environs de Liège et au sud de cette place, vers le Luxembourg.JEUDI, 22 HEURES. Aucune nouvelle n'est parvenue, cette après-midi, au Ministère de la Guerre où l'on continue à déclarer formellement la situation de nos troupes excellente. VENDREDI MIDI. Communiqué du ministère de la Guerre : De l'ensemble des renseignements recueillis depuis hier, il résulte qt'e la situation reste favorable pour nous comme pour nos alliés. En particulier les renseignements reçus de Lorraine sont très bons en ce qui concerne les Français. On s'attend à une nouvelle entreprise des Allemands contre nous, mais toutes les dispositions sont prévues pour la repousser comme il en a été fait pour les précédentes. +*+ D'après un bruit, le fort de Barclion se-tait tombé aux mains des Allemands. Le Ministère n'en sait pas un mot. *% D'après des renseignements d'ordre privé, un vaste mouvement de troupes allemandes se porterait par Tongres et par St-Trond vers Diest et Aersehot, à dessein de viser Bruxelles et Anvers. Le bourgmestre d'Aix-la-Chapelle, dans line proclamation, annonce un passage considérable de troupes allemandes. VENDREDI, 15 HEURES. L'état-major n'a connaissance d'aucune reddition de forts de Liège. Tout ce qu'on a •raconté à ce sujet doit être considéré comme tendancieux et faux. VENDREDI, 15 HEURES 1/2. Le caissier d'une banque de Liège arrivé à bicyclette à Bruxelles pour chercher des fonds, raconte qu'il est venu par Huy et Namur: Il put sortir assez aisément de Liège, mais il éprouva les plus grandes difficultés une fois dans les lignes belges et à chaque instant il devait justifier de sou identité. Les Allemands continuent à accumuler les préparatifs de défense contre un retour offensif. Ils donnent, cependant l'impression de se préparer à un départ précipité. Ils se hâtent de construire des ponts de bateaux sur la Meuse. Leur attitude envers les habitants de Liège n'offre pour le moment rien d'anormal. Les lois et coitamis fle la guerre. Appel ap pile. Les personnes qui connaîtraient des faits précis de violation des règles du droit des gens ou des devoirs de l'humanité commis par les envahisseurs, sont priées soit de i communiquer ces faits par écrit au Comi- ( te d'enquête sur l'observation des lois de 1 la guerre, soit de se présenter au Sécréta- ' riat de ce Comité. < Le Secréariat est ouvert tous les jours de < 14 1/2 a 16 1/2 heures, 61, rue Ducale, à j Bruxelles,. f Lettres de soldats. QUATRE ÉCLOPÉS METTENT EN FUITE QUATRE HUSSARDS DE LA MORT Nous recevons la lettre suivante : Je me trouvais, mercredi, à Jodoigne, en compagnie d'une quinzaine de camarades, malades ou éclopés; nous devions être dirigés vers l'hôpital de Louvain; des habitants de la ville vinrent tout à coup nous signaler que des cavaliers allemands avaient envahi la gare, et menaçant le chef de gare d'un revolver, ils commençaient à détruire les communications téléphoniques et télégraphiques. Aussitôt quatre d'entre nous se dirigèrent vers la gare aussi rapidement que le leur permettait leur état de santé. Devant la station, un des nôtres remarqua, l'officier commandant le détachement allemand, qui était composé d'une quinzaine de hussards de la mort ; il lui cria de se rendre, mais l'officier, pour toute réponse, éperonna son cheval en déchargeant son revolver sur les nôtres. Une fusillade s'en suivit entre Belges et Allemands, au cours de laquelle ces derniers eurent quelques hommes blessés, qui néanmoins purent prendre la fuite en abandonnant sur le terrain sept lances dont nos soldats s'emparèrent. Voilà donc un détachement de 15 Allemands bien armés (lance, revolver et carabine), mis en déroute par quatre éclopés belges, dont voici les noms : MM. Pêtre, Georges, du 1er régiment de ligne; Meunier, Joseph, du service des transports 5e division Vanderstappen Charles, 5e chasseurs à pied; Wellens, Léon, 14e de ligne. SEUL CONTRE QUATRE! Un autre soldat, appartenant au 30e régiment de ligne, adresse à ses parents une lettre dont voici un passage : Etant de garde, le 11 courant, de 10 à 12 heures, dans un bois, à Gelbressée, près de Vezin, je vis arriver une automobile roulant à toute vitesse; dans l'auto se trou-I valent 4 personnes habillées en prêtres; je fis arrêter la voiture et je voulus question-1 ner ceux qui l'occupaient; ils ne me répondirent pas. Je leur demandai alors leurs papiers, les avertissant que s'ils refusaient de me les montrer, j'allais les arrêter comme suspects de se livrer à l'espionnage. Sur cette menace, l'automobile partit à toute allure. Je tirai quatre coups de feu; l'auto s'arrêta brusquement et les 4 prétendus prêtres prirent la fuite. Deux furent tués par moi et les deux autres blessés. Ils furent arrêtés par mes compagnons du poste suivant... Tous les jours, je prie le Bon Dieu pour . qu'il protège mes parents. J'espère vous retrouver tous en bonne ' santé. INCROYABLE En règle générale, nos militaires sont ohoyé.'j. C'est ainsi qu'un soldat d'un régiment nous envoie une lettre pour nous prier de transmettre à la population gantoise, les remerciements enthousiastes de ses camarades. Pourquoi faut-il qu'au milieu de ces témoignages si touchants, si patriotiques de nos populations, il y ait une tache? A X... (ville de la Flandre occidentale), des soldats, ayant fait une étape de 35 kilomètres n'ont pas pu trouver, même contre argent, de quoi se restaurer ! Us ont dû tromper leur faim en mangeant des navets trouvés dans un champ. C'est à peine croyable. Que valent et où sont les «Zeppelins »? Où est-elle maintenant cette flotte aérienne qui, en 24 heures, devait semer la terreur sur lea côtes anglaises? Elle est dans ses hangars et n'en sort pas quoique la tempête ne sévisse pas. Les Zeppelins avec leur masse colossale de plus de 20.000 mètres cubes sont des engins d'un maniement difficile au sol (entrée, sortie de hangar, ancrage, etc.), dès que le vent dépasse 10 à 12 métrés à la seconde.Voilà le fait que les accidents de ces dernières années confirment. Il a donc fallu trouver un remède et ce remède, l'administration allemande n'a pas hésité et l'a appliqué en construisant un système nouveau de hangars tournants. En effet, la grande difficulté de la rentrée ou de la sortie dans le hangar fixe vient de la direction du vent, qui, dès qu'il dépasse 10 mètres à la seconde risque de plaquer violemment le dirigeable contre les parois (accident de Schaben, explosion du L-Z I) ou nécessite un ancrage devant le hangar, ancrage dont le dénouement a été quelquefois fatal (perte du E-Z I). Le système du hangar tournant pouvant pivoter selon un angle de 45° permet, grâce aux deux entrées libres, la solution du problème pour l'orientation exacte selon le vent. On estime qu'un hangar tournant coûte le prix environ d'un Zeppelin, soit 1.500.000 francs. Une paille ! L'Allemagne a donc dû faire à ce point de vue, d'énormes sacrifices. Dans la vallée du Rhin on a édifié un hangar tournant pour deux Zeppelins : à Hanovre, Dusseldorf, Cologne, Darmstadt, Mannheim, Metz, Lahr, et Friedrischhafen. Sur la frontière orientale, on en a construit à Kœnigsberg, Graudenz. A Biesdorf, i! en existe un. . Enfin les hangars construits par la marine à Wilhemshafen,Hambourg,Cuxhaven, Kiel et Heligoland, ont été prévus comme hangars tournants. UN TOAST Le 28 juillet 1095, à Anvers, le comte de Walnitz, ministre d'Allemagne à Bruxelles, disait, aux acclamations des convives belges et allemands : C'est en bonne voisine, avec intérêt et sympathie, que l'Allemagne a suivi votre marche en avant. Nos sympathies vous sont acquises; elles convergent vers le même point que notre propre intérêt. C'est une Belgique forte que nous désirons, tant au point de vue politique qu'an foint de vue :ommercial. En passant, je puis dire que >our nous autres, Allemands, le maintien lu traité de garantie conclu à la naissance le la Belgique actuelle est une espèce l'axiome politique auquel nul ne saurait oucher sans commettre la plus grave des autes. AUX CIVILS Le ministre de l'intérieur recommande aux civils, si l'ennemi se montre dans leur région : De ne pas combattre; De ne proférer ni injures ni menaces; De se tenir à Vintérieur et de fermer les fenê-\ très afin qu'on ne puisse dire qu'il y a eu provocation;Si les soldats occupent, pour se défendre, une maison ou un hameau isolé, de Vévacuer, afin qu'on ne puisse dire que les civils ont tiré; L'acte de violence commis par un seul civil serait un véritable crime que la loi punit d'arrestation et condamne, car il pourrait servir de prétexte à une répression sanglante, au pillage et au massacre de la population inno-j cente, des femmes et des enfants. La neutralité des pays Balkaniques. La Bulgarie neutre. — La Grèce neutre. — Un Roumain nous expose les motifs de l'attitude de son pays : la Roumanie neutre, mais amie de la France et de la Russie. Athènes, 13. — Les journaux disent que la Bulgarie ne mobilise pas et déclare qu'elle observera la neutralité. La Grèce demeurera également neutre et ne prendra aucune mesure militaire. *% Un avocat roumain nous explique les motifs de l'attitude de son pays. Après avoir énuméré toutes les populations de race roumaine encore soumises à la domination étrangère, notre correspondant ajoute : Depuis l'année passée, la politique extérieure de la Roumanie est devenue, avec raison, opportuniste ; des liens d'amitié se sont, renoués à Constantza entre la Russie et la Roumanie. < i I\ oublions jamais, surtout, que les sept millions de Roumains du royaume de Roumanie sont des Latins; la France contribua largement au développement intellectuel de la Roumanie; à Paris, nombre de jeunes Roumains font leurs études supérieures; entre la France et la Roumanie existent des affinités de race, et, pour ainsi dire, un lien de consanguinité, qui exercent leur influence sur la politique extérieure et la font tendre vers la réalisation de l'unité nationale de tous les Roumains... La grande-duchesse Tatiana, fille du Tzar, est la fiancée de tout le peuple roumain, qui se réjouit de la voir unie au ; prince Carol, fils du prince héritier de Roumanie.La visite du Tzar à Constantza, au mois e mai dernier, prouve que la Roumanie suit une politique indépendante. Cîrtes, < lle est neutre ; mais elle est aussi l'amie ■'e la Russie et de la. France. % • • Le ministre de Roumanie à Bruxelles, en réponse à des bruits faux ou tendancieux, déolare t^u'un télégramme officiel de son gouvernement 1 a informé que la Roumanie entend garder la neutralité et défendre ses frontières. ,Lfl GUEPE mUHUIK Avions en chasse. — Les Français se maintiennent à la crête des Vosges depuis cinq jours. — Espions allemands fusillés. — Prisonniers faits en Belgique et internés en France. — Un avion allemand lance des bombes sur des gares françaises. Paris, 14. — Communiqué du ministère de la guerre : Un avion français faisant une reconnaissance en Lorraine a été poursuivi par deux forts- avions allemands, montés par trois personnes munies d'armes à répétition. L'aviateur français put échapper à la poursuite et rentrer dans les lignes françaises sans blessures. Parm les divers engagements qui se sont produits, il convient de signaler tout spécialement ceux où les troupes françaises prirent la crête des Vosges, et où elles se maintiennent depuis cinq jours, malgré les contre-attaques des Allemands, vigoureusement conduites. Aux cols de Bonhomme, de Sainte-Marie et de Saales, les Français ont repoussé tous les efforts de l'ennemi, supérieur en nombre.Au coin de Saales les Allemands ont mis en ligne leurs formations de réserve à côté des troupes actives exténuées. Les formations de réserve furent obligées de se replier et de mettre bas les armes. i Une section se rendit avec ses mitrailleu- ! ses. Les Français tiennent la vallée de la Bruche. +** Plusieurs Allemands surpris en flagrant délit d'espionnage ont été traduits devant un conseil de guerre et fusillés notamment le maire et le receveur des postes de Thann. Deux bataillons français qui avaient pris le village de Lagarde en furent chassés par une contre-attaque allemande très supérieure en nombre. Au cours des opérations autour de Liège, les Belges ont fait plus de deux mille prisonniers dont le gouvernement français a assuré l'internement. Les troupes françaises ont fait plus de 1500 prisonniers. Un avion allemand portant le drapeau français a survolé dans la matinée Vesoul et Lure et lança- trois bombes sur la gare de Vesoul et deux sur la gare de Lure. Les dégâts sont insignifiants. La fusillade des troupes françaises a déterminé la fuite de l'avion. la Triple entente et la Targuie. Les flottes anglo-françaises contre l'Autriche. Paris, 14. — Les journaux s'accordent pour dire que le fait que le « Goeben » et le <; Breslau » sont entrés dans les Dardanelles en battant le pavillon allemand et y ont visité les navires marchands grecs, anglais et français, démontre formellement que la neutralité de la Turquie a été violée. Les gouvernements de la Triple Entente arrêteront probablement aujourd'hui des mesures pour amener la Turquie à une conception plus stricte et plus exacte de ses devoirs de puissance neutre. Us espèrent que la Turquie n'exposera pas son immense littoral sans abri à l'action combinée des, forces alliées, car autant vaudrait pour el- j le décréter sa mort sans phrases. **• . ! On mande de Constantinople au « Petit Parisien » : Les trois ambassadeurs de la Triple Entente ont fait une démarche auprès du Grand Vizir pour lui rappeler le respect du traité. i On mande de Londres au « Petit Parisien » que l'ambassadeur de Turquie a donné au « Foreign Office » l'assurance formelle bue la Porte entend rester absolument neutre et qu'elle est résolue à ne pas s'embarquer dans une politique d'aventures.* * * Au sujet de l'état de guerre avec l'Autriche, les journaux disent que les flottes franco-anglaises de la Méditerranée, devenues libres, obligeront les navires autrichiens à lever le blocus des côtes du Monténégrin et de l'Albanie, ce qui portait atteinte à l'équilibre dans l'Adriatique et aub droits de l'Italie. L' « Echo de Paris » dit que les premiers résultats de l'offensive franco-anglaise consistent à faire cesser ce blocus ce qui ne peut mieux démontrer la communauté des intérêts unissant dans ce vaste conflit l'Italie à la Triple Entente. Le « Premier » Anglais et sir Grey à M. le baron de Bro-queville.M. de Broqueville a reçu la lettre suivante îa réponse à une communication récente adres-séo au gouvernement anglais : Forcing Office. 10, Dorwing Str. Londres. Mardi 11 août 1914. A Son Excellence Monsieur de Bro~ . queville, Ministre de la guerre, Excellence, J'ai reçu avec le plus grand plaisir le message que V. E. m'a adressé. Je m'em-' presse de vous faire part de toute l'admi- j ration que je ressens pour le magnifique1 courage et l'énergie dont font preuve la1 nation beige, son Roi, son Gouvernement et son armée. Les souffrances qu'ils éprouvent leur valent ma plus profonde sympathie.La bravoure des belges, l'intrépidité avec laquelle ils se défendent, montrent combien vif est leur amour pour l'indépendance et la liberté ; c'est la meilleure preuve que l'Angleterre a eu raison de prendre parti pour la Belgique et de défendre le traité international. L'exemple que la Belgique a donné au début de cette guerre sera, j'en suis sûr, un exemple pour les nations libres de l'Europe.Sincèrement à vous, H. H. Asquith. A cette lettre étaient jointes les lignes suivantes : Foreign Office. Mardi 11 août 1914. Excellence, Je veux en toute eordialité m'associer à chaque mot de cette lettre du premier Ministre, qui part aujourd'hui à l'adresse de V. E. Sincèrement à vous, E. Grey. ♦ Un appel du Ministre de la Guerre à la population civile.Lo Ministre de la Guerre nous prie de mettre les populations en garde contre toute surexcitation à l'endroit des étrangers habitant la Belgique, quels qu'ils soient. Il rappelle notamment que la Belgique n'est pas en état de guerre avec l'Autriche-Hongrie. Il appartient à l'autorité militaire seule de prendre des mesures à l'égard des personnes suspectes, quelle que soit la nationalité à laquelle elles appartiennent. Appuyées par la garde civique dont la conduite patriotique est admirable et par toutes les forces de police dont le zèle est au-dessus de tout éloge, les autorités veillent avec un soin jaloux à la sécurité publique et privée. La population civile doit avoir la plus < grande confiance et se borner à signaler aux autorités responsables tout ce qui lui parait suspect. Ce serait méconnaître les intérêts belges que d'agir autrement. , a? ' 1 ' 1 " Français et Anglais On demande : où sont-ils 1 Les Français et les Anglais sont là où ils doivent être. La coopération qu'il nous ont promise se réalisera au jour voulu. Beaucoup de Français sont déjà à leur rang chez nous Ils sont arrivés de la façon la plus pittoresque : dans les autobus de Paris. Un détail • les célèbres turcos et spahis qui sont la fierté des colonies françaises et l'effroi des Allemands « donneront » un de pes jours. Et on sait combien leurs charges sont furieuses ! . » Appel aux aviateurs. Les miliciens de la levée de 1914 qui ont subi avec succès l'épreuve professionnelle sxigée pour être admis à la compagnie d'aviation, doivent se présenter immédiatement, munis du certificat d'aptitude qui leur a été délivré, au Gouverneur de la position fortifiée d'Anvers à l'effet d'être in-îorporés.Us obtiendront, s'il y a lieu, du bourgmestre de leur commune, un réquisitoire pour leur transport par chemin de fer ou par chemin de fer vicinal. Ce qui a sis fait a Limai Ce matin est arrivé à Bruxelles le bourgmestre de Linsmeau, près Landen. Il a rar conté les scènes dont le village fut le théâtre.Lundi matin, une patrouille belge ren contra des uhlans aux environs du village et leur donna la chasse. Un des officiers fut tué par un de nos soldats et la poursuite continua. Quelques moments après, arriva un nouveau parti de uhlans qui arrêta les habitants inoffensifs, les accusant d'avoir tué' l'officier. Malgré les protestations du bourgmestre, affirmant sous serment que personne autre que les soldats n'avait tiré, j et offrant tous les vivres et fourrages que ; l'on désirait, le commandant fit lier plu j sieurs hommes dans des meulettes de grain coupé pour l'engrangement et y fit mettre le feu ! Ces hommes, des ouvriers occupés à la récolte, furent brûlés vifs. Tous les autres hommes furent obligés de marcher pendant de longues heures, de s'a-genouiiler, de se pencher sous les commandements, tenus constamment en joue. Entretemps des soldats mettaient le feu \ à quelques maisons et étables. Dans une' maison ils tuèrent le père, la mère Agée de 90 ans, une autre vieille femme malade et un fila en présence de l'autre fils prisonnier.Enfin, sur les instances du bourgmestre, les hommes furent relâchés au loin dans la campagne On leur dit de retou.rner chez eux et on les prévint que si une seule personne osait se montrer dehors pendant la nuit tout le monda serait massacré. Le mardi matin, les Allemands avaient disparu. Craignant le renouvellement de pareilles scènes, toute la population s'enfuit. Après plusieurs heures de marche, les malheureux purent arriver à la station de Jodoigne d'où, par Namur. quelques-uns gagnèrent Bruxelles. Le bourgmestre de Linsmeau est allé faire rapport à M. la gouverneur du Brabant. La vente no «soefi a» etflu«teiaa>>aiaTirpe. LA RESPONSABILITÉ DE LA TURQUIE De Constantinople est arrivée l'étonnante louvelle que le puissant croiseur allemand r Goeben » et le rapide « Breslau » ont jherché asile dans les Dardanelles et ont Hé achetés par le Gouvernement turc. En 1852, toute la flotte allemande, com-prenant deux frégates à vapeur, six corvettes à vapeur et 27 canonnières fut cédée en vente publique par le conseiller privé Han-nibal Fischer. Le nom de ce vendeur est sncore aujourd'hui exécré en Allemagne, s Le nom de l'amiral von Tirpitz lui sera-fc-il assimilé ? » demande le « Times ». En 1912, l'Allemagne tenta de vendre la t Goeben », et peut-être, le « Breslau » aussi, à la Turquie, mais celle-ci lui fit remar-' quer qu'elle n'avait pas de quoi les équiper. A présent, l'équipage y est. ' Cette transaction soulève des problèmes délicats. Les lois internationales stipulent que le transfert d'un navire de guerre, par un belligérant, à un neutre ne peut être considéré comme valide même si l'opération a lieu dans un port neutre et si le navire a été démantelé. De nombreux cas, bien connus, sont significatifs à cet égard. U y a ensuite la question des équipages ils doivent immédiatement quitter les navires.Sans doute, la Turquie désire remplacer les deux dreadnoughts construits pour elle 3t qui sont entrés en la possessio-n de l'Angleterre. Mais eJle ne peut pas violer ta lé-gisJation internationale ; d'immédiates représentations seront donc faites à la Turquie par les puissances de la Triple-Entente st leurs alliés. La Turquie n'a qu'une obligation à l'heure présente : démanteler et enfermer ces navires, dont les commandants, agissant évidemment sur des instructions venues de Berlin, ont pris une retraite ?ûre. « Nous aimons à oroire, conclut le t Times », que les hommes d'Etat de la rurquie se rendent compte des grands risques que l'Empire ottoman courrait s'ils adoptaient une politique frisant l'agression. » * Bulletin o îicle! français. Vendredi. Bruxelles, 14. — La Légation de France nous ;ommunique la note suivante : Malgré leurs efforts répétés les Alle-J mands n'ont pu forcer la couverture Iran-* çaise dans leurs combats d'avant-postes. L'artillerie française continue à affirmer' sa supériorité. Le combat de deux jours Biur Othain s'est terminé à notre avantage. Le 21e dragons allemand a été anéanti.Les allemands ont abandonné trois mitrailleuses, plusieurs oaissons de munitions et une batterie d'artillerie. Neuf officiers et dix hommes blessés ou prisonniers sont entre nos mains. Les Allemands ont commis de nombreuses atrocités sur les blessés et ont fait marcher devant leurs troupes les femmes et enfants alsaciens. Les Allemands ont bombardé Pont à Mousson en tirant de leur territoire, faisant seulement des dégâts matériels peu importants. Le soi-disant bombardement de Bone et de Philippeville par le « Goeben » et le c Breslau » a occasionné la destruction de quelques maisons et La mort d'un seul homme. Les deux navires ont fui partout le combat et n'ont pas osé arrêter le paquebot « Constanxa » qui ramenait de Turquie et de Grèce des officiers français. ' tti** Paris, 14. — Le gouvernement de la Hollande a renouvelé à la France, l'assurance de sa neutralité dans le conflit actuel. Officiel. — Un aéroplane français effectuant une reconnaissance en Lorraine a été poursuivi par deux avions allemands armés: il put s'échapper et regagner les li-, ffnes françaises. U était absolument ia-demne.La batailla parallèle. Q,ue Messieurs les Allemands commencent... vencirèdi ou samedi. Le colonel Rtpington, l'écrivain du i War Office », nous donne cet avis : L'activité de la cavalerie allemande sur plusieurs points indique l'avance de l'armée allemande. D'autre part les forces françaises seront en ordre de bataille vendredi et l'on pourra se mesurer. Dans l'hypothèse où les forces principales françaises se trouvent sur la ligne de la Meuse, de Verdun à Namur, il est évident que les masses allemandes se trouvent en présence de ce que la stratégie allemande aime le moins : la bataille parallèle Une bataille parallèle, avec des forces approximativement égales a souvent des résultats indécis. Or, l'Allemagne, à cette heure, a grand besoin d'une bataille décisive. Elle doit tâcher de refouler l'armée belge qui bloque sa route. La question est de savoir s'il est opportun que la France et la Belgique attendent le combat en prenant l'ofrfensive. L'offensive est dans la doctrine de guerre française comme dans la doctrine allemande Tout soldat sait, qu'en principe, l'offensive présente de grands avantages et que seule elle donne des résultats décisif. Mais dans une bataille parallèle, opposant des forces sensiblement égales, les avantages de l'offensive disparaissent et il semble préférable, dans ce cas, de laisser les Allemands venir à nous. Lorsqu'ils _ se seront brisé la tête contre nos positions bien) préparées, alors, prenons l'offensive, et à" la garde de Dieu, en avant! avec furia! _ ; C'était la théorie que Moltke prêchait naguère à ses disciples: elle paraît très applicable dans le cas présent.. Samedi 15 août 1914. o centimes ie numéro pour toute la Belgique. Trente-unième année. — S. 227 j

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This item is a publication of the title Le patriote belonging to the category Katholieke pers, published in Bruxelles from 1884 to 1914.

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