Le petit belge

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s.n. 1914, 11 August. Le petit belge. Seen on 23 June 2024, on https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/en/pid/183416tj49/
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MARDI 11 AOUT 1914 AÈinistratoifl 4, Impasse de la Fidélité, 4 Bruxelles ABONNEMENTS pour toute In Belgique Un an g fn Six mois ..... 4 Trois moi» 2 Pour l'étranger, le port en sus. 20' ANNEE - W» 22 3 MARDI 11 AOUT 1914 Direction et Martin : 4, Impasse de la Fidélité, 4 Bruxelles ANNONCES & RÊCLAMH» —0— Pour tout oe qui aôDMrue la publiolfé adresser Uirectementetoroluaivemen à la DIRECTION DU JOURNAL, 4. im Courage et confiance Lundi 3 août,il y a donc juste huit jours capitale apprenait à son réveil, avec stup< avec colère, avec angoisse aussi, l'insol ultimatum de la Prusse et la fière réponse ïa Belgique. Si l'on nous avait dit aloi « dans nuit jours, les Allemands seront ac< chés à Liège, notre armée de campagne sera pas entamée, les Français et les Ang seront entrés en Belgique », l'aurions-n cru ? Non. Les plus optimistes n'auraient dans de telles paroles que la chanson né< saire pour exhorter un petit peuple à t sacrifier plutôt que de perdre l'honneur. Or qu'est-il arrivé ? Tous les forts de Li tiennent oomme 1© premier jour. Sans forts, Liège ne sert à rien aux Alleman si ce n'est de#théâ/tre pour leur brutalité, champ d'expérience pour leur sauvage: Léman leur a paralysé quatre corps,soit p de 120,000 hommes. Leur armée ne passe pi tant que les forts Rendront, elle ne peut j • passer ; Namur, qui a eu plus de temps pi préparer la défense, résistera plug soli ment encore. Il n'en fallait pas tant p< déjouer leur plan, donc pour leur inflig • dès le début de la -guerre, un échec gra Si la garnison des forts de Liège, soutei par l'héroïque division Léman, a suffi à ce tâche, que n'avons-nous pas sujet d'espé de notre armée de campagne, concentrée puis plusieurs jours, intacte, bien comm. dée, bien entraînée, et animee à la oentiè puissance de l'ardeur qui possède aujo d'hui tous les Belges ? Nous n'écrivons pjas cela pour tromj notre impatience en jetant sur le papier ( actes de foi et d'esperance ou pour rassu l'opinion en l'exaltant. Dieu merci, l'opini n'a pas besoin d'être rassurée. Particuliè ment à Bruxelles, elle est"calme et confian Qui pourrait voir sans être ému cette po] lation de grincheux et de frondeurs, ha tuellement rebelle à toutes les consign accepter tout aujourd'hui, se plier à to aller au-devant des désirs de toutes les au rités ? Les faits que nous constatons, tout mond* peut les constater avec nous. Ils se patents, ils crèvent les yeux. La promit semaine de la guerre a été bonne pour noi Es croyaient faire en Belgique line simj promenade militaire, ces insolents Prussie qui nous sommaient de leur livrer passa moyennant quelque© cent mille thalers. ! croyaient tomber sur la France incomplèi ment armée, puis gagner Paris après u facile marche de quelques jours. Où sont-ils aujourd'hui? Leurs troup n'ont pas dépassé Liège. Nous leur avbns t plus de vingt-cinq mille hommes. Eux : nous ont guère tué que des enfants, d femmes et des vieillards. Morts héroïque soldats tombés, populations massacrées p ces hordes, vous serez vengés. Dieu, qiy, pormia f|no _ y o barbares, Dieu ne leur donnera pas i<i v toire. De quel cœur la foule 1 invoqua dimanche, dans les églises pleines ! iNo avons vu des incroyar*ts émus jusqu'à larmes par l'empressement de la foule, piété, son ardeur, le langage viril des prêtr qui demandaient aux fidèles de prier po nos soldats, de prier pour la Patrie. Il n'est pas possible que no^e droit si combe, que notre espoir soit trahi. No avons fait tout ce qu'il fallait pour vamci Nous nous sommes aidés; Dieu nous i dera... Les lois de la guerre Il importe de rappeler au public ces sages recommandations de M. Berryer, ministre de l'intérieur : « Il convient de ne pas perdre de vue que d'après les lois de la guerre, les actes d hostilité, c'est-à-dire la résistance et l'attaque pai les armes contreyles soldats ennemis isoles l'intervention directe dans les combats ou le? icnconires, ne sont jamais permis à ceux qu ne font pas partie ni de l'armée, ni de la gard( civique, ni des corps de volontaires, obéissant ; un cKef et portant un signe distinctif. » l'oubli de ces règles importantes non seu Jemcnt exposerait les individus ou les petit? groupes isoles qui poseraient ces actes d'hos^ tilité sans avoir le caractère de, belligérant ; une répression sommaire, mais il pourrait ser vir de prétexte à des représailles atteignan tonte la population. » A l'autorité seule appartient le droit d'agir... Répétons, d'autre part, cet extrait de la pro clamation du lieutenant général Clooten, gou verneur militaire du Brabant : u Dans les graves circonstances que le pa^ traverse, j'invite la population au calme et la dignité : à l'autorité seule appartient le droi d'agir. Toute personne qui tenterait de se sub stituer à elle serait arrêtée et jugée» et le juge • mène serait appliqué sans délai. » En Hollande —»o«— L'HOSPITALITE HOLLANDAISE S'EXERCE LARGEMENT A L'EGARD* DES « RÉFUGIÉS • Le correspondant à Maestricht de 1' « Alge-meen Handelsblad », écrit : « L'aide apportée par Maestricht aux blessés et aux fuyards est véritablement admirable. Le comte d'Eysden a mis son château à la disposition des payons, des femmes et des enfants qui viennent en masse de la Belgique. Les directions des hôtels « Aigle Noir » et « Empereur » ont mis leurs locaux à la disposition de la Croix-Rouge. Le prince Henri a envoyé 400 lits de fer... » La plupart des blessés, parmi lesquels plusieurs Belges, se portent bief».Un seul d'entre eux avait de la fièvre. Un blessé, qui a les poumons percés de part en part et qui paraissait condamné, se remet admirablement. » Dans la salle de gysmnastique, je vois de longues tables improvisées, où hommes, fejn-mes et enfants se bourrent de pain, de fromage, de viande et de café chaud- Aux enfants, on distribue de£ couques et du chocolat. Dans là cour, des paniers àdinge remplis, de tartines attendent les fuyards qui arrivent successivement et qui y puisent avec joie. » J'apprends à l'instant que l'ancien ministre Regout vient également de*.mettre sa demeure à la disposition de la Croix-ÎFfouge. » Félicitations p de Souveraii à notre Roi !> la •——»<>« sur, _ _ . [ent n e • 9l de Sa Majesté l'Empereui i de Kussie ie telegramme suivant ; : 23 heures. ^ « Télégramme de Peterhof 19 h. 3 lais Majesté le Roi cïes Belges mie . . • Bruxel vn un sentiment de sincère admirai . Pour la vaillante armée belge, je prie V< ont ^aJ.0s^e "e croire à ma cordiale sympa: et de recevoir mes meilleurs vœux de sut - dans cette lutte héroïque pour l'indéi e.oe dance de son pays, jgj (Signé) NICOLAS de Sa Majesté a répondu : .lus Majesté l'Empereur de toutes les Ruas as ; , Saint-Pétersbourg, pas . nom. de l'armée et de la nation bel$ our je remercie de tout cœur Votre Majecté de_ sentiments d'admiration qu'Elle m'expr: our des vœux qu'Elle forme pour le suc jer, de notre juste cause. Je suis profondém 've touché de la oordiale sympathie que Vc lue Majesté me témoigne et je la prie de crc tte a ma gratutide et à mon attachement, rer ALBERT! ^ Le roi d'Angleterre a, 'd'autre part, adre ,tl1" au Roi le télégramme suivant ; me ur- London. 7 h. 15 The King, ?>er Brussel. ies I heartly congpatulate you upon tho spl rer did way m which your army is defend ion their country and specialy for the gallan re- displead against the repeted attack te. Liège. You must indeed been proud of y< du- brave troupes. bi* GEORGES R. I es, ut, Notre Souverain a répondu en ces terme k°" -Sa Majesté le Roi, ie Londres. ni. . Deeply touched of your warm congratu : J; tions, I tliank you of ail my hearth and < ' press you the sincère gratitude of the fc , • gian army and nation. ;ns ALBERT ge Traduisons ces deux dépêches : be- . Londres, 7 h. 15 ne Roi, Bruxelles. es Je vous félicite cordialement de la v< ué splondide dans laquelle votre armée défe ne son pays et spécialement pour la résistai! es chevaleresque opposée aux attaques réj îs, tées contre Liège. Vous devez être fier a r vos braves troupes, a GEORGES R. I. Cl * Londres. ' Profondément touché c^e yos chaudes fè us citations, je vous remercie de tout mon cce ux et je vous exprime la sincère reconnaissan de l'armée et de la. nation belges. es ALBERl. ur i La médaille militairi " de France au roi des Belges Le commandant Duparge^ de la légatic française, vient d'être chargé par le gouve neraent de la République de remettre au r Albert la médaille miliitaire, la pLus haui récompense qu'on puisse remettre à un g néral chef d'armée. fde NOUVELLE DEPECHE DU ROI ALBER AU PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE lue Au télégramme que le président de la Rép os- blique lui avait adressé pour lui faire part t jar la décision du gouvernement conféranit à és, viLle de Liège la croix de la Légion d'honneu les le roi des Belges a répondu par la dépêche si }ui vante : . rde Louvain, 7 août, t à M. Raymond Poincaré, présidei République française, Pari e.u" Je vous prie de transmettre au gouvorn :its ment de la République les renieraiemen 0S;" de la ville de Liège. Liège, le pays et l'armée tout entière co nn? tinueront à faine vaillamment leur devoir. am ALBERT. Le bec de gaz Nous avons fait récemment un viyage de : longue durée en compagnie d'un officier de réserve allemand qui ne pouvait se présenter â quelqu'un»sans îaire claquer ses talons et son titre de Hauptman der Reserve. La conversation a tout naturellement été amenée un jour sur les possibilités d'un conflit franco-allemand et sur le rôle que la Belgique aurait à jouer dans ce cas. Comme la bière qu'on ne boit plus à Bruxelles avait donné de l'éloquence et du ba-goût à ce lourd germain, il a bien voulu nous Faire connaître a grand renfort de gestes le plan du grand état-major allemand. Rien d'autr^. ' «Vous comprenez bien, nous dit-1, que'ce n'est pas pour le roi de Prusse que l'Allema-. g ne a mis sur. pied une aussi formidable ar ; mée en temps de paix. Elle vfrut exécuter t une attaque brusquée sur la France avant i que la mobilisation soit terminée dans ce » pays. Comme les fortifications françaises sont î très sérieuses, les Allemands passeront par la Belgique. Pour que les Belges nous laissent exécuter tranquillement notre marche offensive, nous jetterons un corps d'armée sur la Meuse, qui s'emparera presque sans coup férir des places fortels. Ces dernières en notre pduvoir, nous serons en quelques jours à Paris. » Je vois encore mon interlocuteur d'un geste indolent de la main droite écarter l'armée belge, empoc&er nos .places fortes et s'emparer de Paris. Malheureusement il n'avait oublié qu une chose c'est qu'il y a encore des becs de gaz en Belgique et de « Kolossaal » encore. Le jour où nous le reverrons, les mains en l'air devant nos baïonnettes, nous pourrons , lui offrfV un modèle en miniat"- * Au quartier-general - V kous ne pouvons pas dire où il est • ne dirons pas s'il est établi dans une vil] Vlllf*e- Au cas où les Allemand r de l'eapprUendrent ^ '"S » beso» Pour approcher du quartier-général coi -pour se rendre par chemin de fer ou route a 1 endroit où il se trouve, il faut c ber, deux ou trois douzaine de fois, de*-piers bien en règle. les. Gendarmes, soldats, voire officiers Uoû minent attentivement les laîssez-passe aire Scrutent la physionomie de leur porteur une fin on passe. :ces ie quartier général esf établi sur ■ Place. Les militaires eux-mêmes n'y accès qu'en donnant le mot d'ordre, bas, a l'oreille des fonctionnaires. Au bout de la place, des rangées d'ante biles : torpédos, limousines, voitures ies, course. Les unes, couvertes de pouss grise, ont couru les routes, portant des res, dres, rapportant des renseignements. D des s°nt remplies de bidons d'essenct ime d huile ou de pneus entassés sur les oous :cès luxueux. ent En plein soleil, des compagnies de Kgm )tre formé les faisceaux afx baïonne )ire brillantes. Les soldats sont assis ou cou< par petits groupes. Il règne dans ce < fi10 \mPres.sVn de repos lourd que doit t: bler la moindre alerte. ssé du quartier sont arrêtées les tures de la télégraphié et de la téléphonii I campagne. Un cordon de sentinelles les toure. !a P^ce, éparpillés, de petits grou en- ^ officiers. Uniformes français, 'anglais ing belges sont mêlés. Nos aviateurs, avec ! !tiy pistolet-carabine à crosse démontable on sautoir, sont très entourés. our r< ^es * » causent avec des offici Ce sont les correspondants de guerre, s exprime^ dans une sorte de sabir à l'us des confrères anglais. On prend des ne s : fort incolores et inoffensives, car les offic sont discrets. On oomprend ça. Aussi fait mine de trouver captivantes des informati parfois totalement dénuées d'hitérêt. Au coin d'une rue, près de la place. ex- officiers, jouissant d'un moment de répit, 'd" sont installés à la terrasse d'un cabaret prennent des rafraîchissements variés a une béatitude profonde. Parfois un plan accourt, dit quelques'mots à l'un d'eux lui remet un pli. L'officier se lève et s'en au quartier-général. Par moments aussi accourt une auto po siéreuse ; un officier en descend et pénè rie à l'état-major. nd Ofl ne se retourne guère, et les généra ice eux-mêmes,en ce moment-ci, passent presc 3é- inaperçus. On ne s'émeut que quand arr de l'automobile royale. Et alors c'est, avec respect, une ardente sympathie. Car il vraiment le chef, notre Roi. On le voit p qui puisse oo âîre qu'il fait plus compie ili- ment son devoir que notre généralissime, ur c'est pour tous un singulier réconfort, ice L'activité, l'organisation, la méthode le calme régnent d'ailleurs partout. Le c veau comme le cœur de notre armée vigoureux et sain. ? ' Le Pape et la guerre Une dépêche de Rome dit Que le Pap vient d'adresser aux catholiques du mondi un appel à la prière : « En d'aussi graves circonstances, Nou sentons et Nous comprenons bien que ce qu .. demandent de Nous notre amour paternel e !,• Notre ministère apostolique, c'est que Nou .. élevions les esprits à Celui de qui seul peu f venir le secours, au Christ, prince de la pai 3" et médiiteur tout puissant des hommes prè de Dieu. T Nous exhortons donc les catholiques d monde entier à recourir avec confiance a a- trône des grâces et des misérioordes. » le . ? Von Emmich décoré .t Parmi les nouvelles que le « Wolffbureau 5. communiquait le 7 août se trouvait celle-ci « Un aide de camp de l'Empereur a ar noncé à la population berlinoise que les fort de Liège avaient été pris à huit fyeures d matin et que le général von JRnmich ava: reçu, pour ce haut fait d'armes, l'ordre mil taire « Pour le Mérite ». Il faudra que von {jmmch rende la décon tion, car il s'en faut que les forts de Liég soient pris. Les Allemands continuent à se bercer c^'i lusions. Le réveil sera dur. Les forts et leur garnison qui s'est montré si vaillante sont intacts. Pa's un homme n' le souffert. Tous résisteront jusqu'au bout. ; Les aumôniers à la guerre Rencontré dimanche à Bruxelles un aumônier militaire rentré de Liégie pour quelques heures. Lui aussi nous a exprimé la plus grande admiration pour la vaillance des troupes belges. Lui aussi, hélas, nous a af-, firmé l'horreur des procédés des soMats ^ prussiens tirant sur Tes ambulanciers qui J s'en vont après la l^ataille ramasser les blessés et achevant ces blessés mêmes avec une-véritable cruauté. 2 De nombreux prêtres, nous a-t-il dit, ac- - compagnent les troupes. Chacun des forts - de Namur en a un ou deux et de même cha-r <?un des villages où des soldats sont en can t tonnement. -I's jouissent partout d'unanii 1 mes sympathies et l'empressement avec le t quel on accueille leur ministère est pour eux r un grand réconfort. — En rentrant hier à la gare du Nord, 3 nous dit-il, j'ai rencontré un soldat avec 2 qui je m'étais trouvé ces jours-ci sous le.feii 3 autour du fort de Bonoelles. Il m'a deman-5 dé, les larmes dans les yeux, la permission 3 de m'embrasser. Avec quel cœur je lui ai donné l'accolade à oe brave. Car ils se sont vraiment battus i comme des héros ces braves gens! Ah! l'aîiuaire f-ut chaude et quel spectaelc t' horrible que celui-là ! J ai les veux pleins die visions épouvantables et la nuit il me î semble parfois entendre ces cris affreux qui î montaient là-bas autowi' di\ fort tandis qu'au dessus de nous fififlin^nt les bâties et i crépitaient les obus. ^ — Et vous y rr L.S.J. En France comme en Belgique... a dft. »H lie péril national réconci :é>l toas les partis exa-;^ r % F,K| ' —t - - ^nt ! On annonce d-o ooiu.r ^soi>rce que ,,, i lati tuvFji>lu^ieiu:s.c<o*^"' -*^e admirable q j A qui se combattaie ïmov-1^^— M. Georges Clemenceau dépeint, dans \ iièrt;} bel article de 1'«Homme Libre», l'âme et i or-y. vaillance de la race qui révèle, le dang i'au/| venu, «es pluu nobles qualités : sinJi " ^e- ^'°hscure mêlée des partis, écrit-il, ^ f rançais de cette heure a jailli, d'une pièc , I plus grand et plus fort, silencieux, souriar h ^avec ^cs yeux chargés d'énergies invincible '«ef j qui crient que l'histoire de France ne peut p; [•her | s'arrêter. Les femmes l'ont vu partir et n'o: cou ' i pas pleuré. Les petits enfants sont deveni rouf graves. L'adolescence devance l'appel, cei >; que l'âge trahit sauront être au danger. C'e voiî, l'heure mystérieuse où quelque chose se fait e e dr'i nous, qui rejette au loin toutes scories poi en faire place à la grande coulée du métal, que i V ter, ni diamant, ne sauront entamer. Et lor ipe'r (lu'un i°ur» après des épreuves «;urhumaine e * toutcs ce& âmes, fatiguées d'héroïsme, se rei , * contreront sous la grande voûte bleue d'ur "i pauie renouvelée, il faudra que, de tant c e,; cœurs qui furent ennemis, se refasse une ârr - de Fiance, où les dissentiments qui sont ] con<^^^on de la vie se rejoindront, solidemei Oj"i ancrés en un fond d'unanime solidarité : agq! étroite que rien ne puisse i'ébranler. Une plu >te T belle patrie au sortir du creuset. . ieiv, » Mêmes nouvelles de tous les points d t>on""~i>ays. Partout la mobilisation se fait dans u orKi ordre admirable, dont il faut féliciter le mini: tre de la guerre et particulièrement le génért j Jcffre, qui l'a préparée. Il nous vient de cett SA forte organisation, d'une méthode si sûre, u ! A réconfort pour aujourd'hui, une espérance pou ' e i demain, s ve< | toi. M. Maurice Barrés, lui aussi, célèbre, dan eu:. 1' «Echo de Paris»,l'union étroite de son pay vr et il en montre un symbole dans une réu nion tenue vendredi à la Sorbonne. Il s'agis >us- sait d'organiser les secours et on voyait là -trr | parmi des personnalitéu de tous les partis Mgr Odelin, délégué de l'archevêque ae Pa iux( ris.'coudoyer M. Jouhaux. secrétaire de 1; 3.ue J C. G. T. ive i ; ]e i a J'ai vu dans ma vie bien des assemblée délibérer, écrit -M. Barrés. Elles étaient tou ar L'ovlrs divisées en partis. C'est, je crois, la pre : . ch.Tch^r la vé te- i-dents des pMs granas corps ae raaiimnsi.c. et tion. On peut penser quelle précision solid< apportent dans la discussion des homms tel et que le premier président de la Cour de cassa er- «ion, le premier président de la Cour de est comptes, le syndic des agents de change. Mai ce qui est unique, inoubliable, c'est la profon deur et le sérieux de l'émotion où baigne tou ^ ce débat. Les hommes qui sont réunis ici oii conscience que la présence de ceux qui hie |R étaient leurs adversaires est des plus utiles 0; ^ ^ se sait d'autant plus gré qu'on était plus eloi gné. Chacun de nous comprend que ce comit ne peut valoir que s'il est tel que chaque Fran kÇ0 r ais y trouve l'homme dans lequel il a le plu nde ç0nfiance. Chacun cherche à prouver sa bonn volonté en offrant ses moyens d'action, et sui * tout en ne repoussant pas ceux du voisin, ous je tiens à vo,tre disposition un local toi; que agencé, dit M. Hanotaux. 1 et _ Et *nous, dit l'«Action française», nou ous vous proposons tout un personnel. eut Les socialistes approuvent qu'on leur adjo »aix gne, dans un des sous-comités, un jeune prêtr >rès de l'archevêché. — Ah ! des jeunes prêtres, dit Mgr Odelir du nous n'en avons plus. Ils sont tous à l'arme' . . Cette réconciliation absolue, tout evidenl dans la salle de la Sorbonne, et puis cette arr vée à Mulhouse, quelle résurrection de 1 France! En chassant ses divisions et en refoi lant son vainqueur, elle s'est deux fois régen< rée. La ÎTance est rentrée en France. Nous r l'avions jamais perdue de vue, mais c'était ur figure aérienne qui planait au-dessus de ne tètes, à portée de notre regard, loin de noti lu. M embrassement. Elle nous animait, elle noi "C1 : échappait. Nous en parlions sans en joui Entre tous les Français, leS barrières du pas; a?" ^-ont rompues, comme ces poteaux-frontièn °^ts que les Alsaciens, disent les dépêches, vicnnei ".u de jeter bas. » vait Quarante mille volontaires .—»o«— On sait avec quel magnifique élan les volontaires se sont présentés dans les différentes provinces aux bureau de la place pour se mettre au service- du pays. Leur nombre actuellement est de 40,000 qui vont être formes en dix brigades de deux régiments de 2,000 hommes. Les volontaires seront instruite sous la direction du lieutenant général Guiette inspecteur général de l'infanterie. Yu le nombre des demandes le département de la guerre se voit dans l'obligation de demander aux nouveaux engagés de se munir de vêtements, linge et chaussures nécessaires pendant la période d'instruction. Ils seront intégralement et largement indemnises. L'industrie privée consent dans la plus large mesure à assurer, concurremmènt avec les établissements militaires la préparation des — L'engagement franco-belge est démenti *—»o«"— UN JOURNAL SAISI Nous avions raison de douter de l'authenticité de la nouvelle publiée par le§ journaux de Kamur et d'après laquelle les Allemands • auraient eu 20,000 tués ou blessés dans un combat livré par les troupes franco-belges : aux environs ae Liège. Cette information est dénuée de tout fondement. Un journal bruxellois qui l'avait reproduite dimanche safts réeavvc «**•' saisi. Notre-Dame des Reins En Belgique, c'est toujours dans nos ég que l'on peut surprendre l'âme la plus ■ j crètc et la plus haute de la Patrie. Mai 110 nant, dans ces^ jours terribles et subli que nous traversons, il en est ainsi plus jamais. On ne peut entrer dans une é£ sans y trouver des fidèles en prières, matin, le banc de communion est en va] toutes les premières masses, aussi bien des hommes, des soldats nombreux, que les Mes f<'mmea-ou des enfants. Apre*-. W fera r „ /■ y "■ ' ■ / ;• ; c • tion puissante de ia qui est encore souvent des communiants ient grand-messes de 9 heures, le Dieu du Cie donne à ceux oui défendent ou conserv un par le travail sa bénédiction sur le sol d< b la Patrie, pendant que tonne le glorieux ch ger belge. C'est une minute unique de la ^patrialc. . ^ Déjà la glorieuse mort militaire a env ?ce vers Dieu bon nombre de nos défense; lnt' L'Eglise les suit de ses prières ferventes. jes' lundi matin, à 7 heures, dans l'église roy pas de Notre-Dame de Laeken, fut célégré ont premier « Requiem » pour les martyrs de nus Patrie, les victimes de la plus injuste agi eux sion. Les communiions fuient nombreus 'est presque autant que l'assistance. Il faut fa en honneur de cette patriotique et génère our initiative à la fille d'un lieutenant-colo : ni qui fut un de nos glorieux volontaires )rs* 1830. Une quête couvrira les frais du «Ptequie jne célébré désormais tous les lundis, à l'égl royale de Laeken. pour les victimes de no m€ première guerre ae défense nationale, la ** » ent Mais si heureuse et si glorieuse que soit si mort du soldat, c'est le droit des mères, < lus parents, des enfants, de demander à Dieu leur conserver encore la \ie des êtres che on Ces prières si légitimes, si sacrées, emp! Vn sent, nous l'avons dit, tous nos temples, 'raî îecher<?henk avec préférence ceux consac: tte j VierSe5 ^ère douloureuse, consolatr; un •-s divine protectrice -de la B )ur gique. Un drapeau national, au plus haut la tour de Notre-Dame de laiChapelle, coir les mères a venir pleurer devant cette ima ms de Notre-Dame de la Solitude, évoquant lys détresse de Marie après la mort du Sauve» îu- A Saiote-Gudule, la foule vient s'agenou ;is- 1er tout le long du jour devant Notre-Dai là, de la Délivrance... is, La chapelle, tout ardente de cierges, 'a- Notre-Dame de Bon-Succès, à l'église < la Finistère, relevée en ces derniers temps p un zèle pastoral inlassable, semble, de s< nom, promettre à la plus juste des causes bon succès des armes belges. re~. l'an^qne église du centre historiq ^ de Bruxelles, la paroisse de Saint-Nicol? cîe nos pères avaient consacré^daifô »ls une image sous oe titre leur promettant u: >a- paix que le péril des temps leur rendait pl les nécessaire et désirable encore. iic< Une étude patronnée par la Société^ A >n- chéologique et due à la science du curé e ,ut tuel de la paroisse, rappelait, il y a de î411 ans, comment Notre-Dame do la Paix f mêlée à toute l'histoire'de Bruxelles et Brabant. C'est pour elle, qu'alors que n jté provinees^saluaient enfin l'aurore d'une p£ in. tant désirée, notre historique Grand'Pla [us voyait écrire en lettres d'or l'invocation h me torique répétée à l'autel de la Vierge r- aint-JN icoi.as : jl peste, jamc es uenu, nos Maria Pacis. Aujourd'hui, il n'est rien de si émouvant ' qu'une visite à l'église de Saint-Nicolas. Elle 1S est du matin au soir, toujours remplie de • femmes en adorations, la plupart suivant le ? conseil sublime de Bossuet : « Versez devant Dieu des larmes avec des prières. » Elles n prient, elles pleurent, songeant à ceux qu el-c! les aiment et qui combattent; leur douleur, te devant Dieu, pesant en faveur de la patrie, i- non moins-que le sang et les armes des com-la battants. ., u* Dieu, déjà,'les.a en partie exaucées. JJeja nous avons affirmé notre droit à l'indépen-ie dance de façon qu'on no puisse plus nous le ^ contester et qu'on admire l'héroïsme belge dans le monde entier. Déjà c'est nous, nous JS seuls, qui avons arrêté pendant le temps de-[r cisif, le temps qu'il fallait, l'incorrigible en sé nemi de la paix. Ces résultats sont acquis es et nous demeurerons toujours. nt Us nous donnent droit de songer déjà aux devoirs de notre reconnaissance envers le <âel. Malgré tous les pillages, nos temples sont pleins encore des témoignages de la reconnaissance de nos aïeux. Oe sont des lam >pes, des chandeliers précieux, des cceurs, des couronnes d'or, exprimant la reconnaissance des villes et des provinces. Songeons. • déjà, en dehors des lentes et difficultueuses initiatives officielles, à ce que les fidèles de Belgique feront pour exprimer leur reconnaissance à Marie, après l'agression de 1 empire protestant. Il semble qu'ils voudront qu'un ex-voto soit offert à une église bruxel- °" loise, sans doute celle de Notre-Dame de la !n" Paix, et à ce pèlerinage de Hal ^ui defendit se toujours le Brabant contre l'invasion enne- "és mie- ^ Pour mieux prier et mieux espérer, rap '^s pelons-nous que cette terre belge. enVahie par l'ennemi hérétique, refusant précisément l'honneur dû à la Mère de Dieu, se trouve ; partout marquée au signe de sas sanctuaires, . de ©es pèlerinages. Notre-Dame de Chevre-1111 mont et Notre-Dame de Foy, près Dinant, res viennent de bén.ir nos premières armées. A >n^ Vautre bout du-pays, Notre-Damç de Lom-bartzyde, de Marifakerke, des Dunes prote-'oe gent Le littoral. Nos villes : Gand, Bruges, Jes Courtrai, Hasselt, Liège, Namur, Mous, ies tournai groupent des sanctuaires de la Vrierge; Oostacker, Haï et Montaigu sont nés peut-on dire d'une église fiameuse de la Vierge. Notre capitale s'honore die sept sanc- etuairas fameux; notre métropole anversoise, notre « réduit national » appartient à Marie. Une bombe n'y saurait tomber sans, dans ies rues, atteindre une de oes_ innombrables images dont nous allions si joyeusement célébrer dimanche le centenaire. La cathédrale dresse sur la pdaine belge un cierge votif incomparablement ouvragé pour Sainte-Marie. Comment oelle que l'Esprit jn- divin déclare plus terrîble qu'une armée 'ux prête au combat ne défendrait Elle pas une ids terre oui ost à Elle? E. J. un — itt Le temps p'ii fait. , el celui p il fera Le vent est faible d'entre sud-est et sud-lté ouest sur nos contrée?, où la température ^sl la citiinfîm !S L . —°— Les renseignements -publiés ci-desso Usés nouf sont co'"mu»i<?ués par le grand, êti ; se- ll1ajor de Varmée belge ou par le ministc nte- de la guerre, et sont par conséquent O mes FICIELS. ^l1'® DIMANCHE, 6 HEURES SOIB. Au La situartion des troupes allemandes : tii à s est guere modifiée depuis hier vn Belgiqu Il y a lieu de signaler nourtant le recul coi ml - -plej.de ],eurs détachements avancés do r.u-\ (êto ivë.'i-ti'.Je d- M.i -jsxie "6ïeus(fe tr jugés fraheuiafe oui, dans les ihti w il ec a atijOnïtriiUi cmx OTOsrTKs.' îse de ennen" une partie 'considérable d ent territoire Belge située au Sud de la Meusi 3 la Aucun engagement sérieux ne s'est produ ant aujourd'hui. L'offensive allemande est'entu v)e rement arrêtée. Aucune action sérieuse n oyé s? produira donc avaait que les forces pril ars. cipales françaises et belges ne passent simu Ce tanémont à l'offensive pour déloger l'envî ■aie hisseur. le :e'sa Lundi, îî heures du matin. ;es, Statu quo. Les troupes alliées avanceti use méthod'quement. Le plan d'ensemble de nel de\IX armées ennemies se dessine et l'oi de doit s'attendre d'ici à quelques jours à un rencontre générale, four ce qui concern l'armée belge, les conditions paraissen tre bonnes et répondent entièrement aux pré visions de l'état-major. On a de bonnes nouvelles de Liège. L' i la département de la guerre a reçu d'un com de mandant de fort un rapport très compie ts. donnant -les meilleurs renseignements su: lis- l'état des forts et la santé des hommes. Li |t population liégeoise est caljne. icc public ne doit pas s'alarmer s'il ap- ,cl- prend qu'une poignée de uhlans est appa-de rue à tel ou tel endroit ainsi que le bruit "e en a couru dimanche pour les envirQns de fa Bruxelles. Ce sont ordinairement des ca-lr' valiers perdus et qui se rendent à la pre-iil- mière sommation. Il y en a ainsi de tous P" les côtés. Leur présence ne signifie donc ^ rien au point de vue stratégique. Que la du population ne se laisse pas davantage ar émouvoir par l'annonce d'un raid de cava-on leiie. Les abords de la capitale sont très '8 bien gardés à ce point de vue. ue Le bruit a couru qu'un major des grena-diers a été arrêté. C'est un bruit aussi Je <SfUplÉtnn,C mensnnwr. , ïllli H IA/Il IX ïu Un bel article du comte de Mun ^ sur la rentrée des Français ce en Alsace is- de -i ra jointe de Mun célèbre dans l'«Echo de Paris » la prise de Mulhouse avec tout l'en-thousiasme d'un officier de 1870. Il se d»e-j]e inonde quels lendemains aura cette pre-jje mière victoire. le « Tl est vrai, dit-il, soyons sages et gar-j Î" dons la mesure. Tout de même, il est per-i' mis, sans abuser, de contempler le spectacle e." imprévu offert à nos regards. Et d'aoord, ne • ' parlons plus de 1870! Rien, dans ce que le' nous voyons, n'y ressemble. L'ordre de mo-m" bilisation générale date de huit jours. Il y /•> a quarante ans, on en était là le 22 juillet. J'étais à Metz : nous allions partir pour 3?~ la frontière. Autour, de nous, c'était 1 uni-. verselle désorganisation dans les ordres, cla^s l'administration, dans les mouve-ments. L'Empereur arrivaitj pale, défait, portant la défaite sur son visage tragique. e1^ l^es régiments défilaient devant lui, chan-U1S tant la Marseillaise, hier proscrite, aujourd'hui comma^rcléc, pour evoquer les aïeux ^u.x de 92. ^lais, déjà, le trouble était dans les , cœurs, l'inquiétude dans les âmes. Et pour-'*es tant, quinze jours plus tard, quand vint le re" 6 août, tel fut, malgré tout, 1 élan de cette ira armée magnifique, qu'il n'eût fallu, pour ir.s> que Wœrth et Forbach fussent des victoires, ws" que l'initiative de Failly et la volonté de lns• Bazaine. • sfs Aujourd'hui, tout s'accomplit avec une dG admirable méthode. Au huitième jour do on la mobilisation, pas un accident n'en est env venu troubler la marche. Toute la machine on^ -e meut régulièremeait, et, déjà, sur la fron-bière belge, comme sur celle d Alsace,, l'of- * J* fensive commence. Pourquoi douterions-idit nous? me" Ge n'est pas assez. En 1870, à pareil moment, aucun plan d'ensemble ne reliait les corps d'armée, épars de Thionville à Stras: bourg. Devant nous, au contraire, l'en nemi tnie s'avamçait,'conduit par l'impulsion réflé-ent chie d'un commandement sûr de sa volonté. uve Rien nftrrêtait sa marche, et l'Europe m-re3' sistait, déjà gagnée au vainqueur at/tendu, vr^" nu prélude de notre humiliation, int, Aujourd'hui, quel revirement! Le plan ■ ^ de l'Allemagne, longuement préparé danii or{'' les secrets de rétat-major, est, du premier coup, bouleversé. Il avait annoncé l'atta-Sc<5î que foudroyajite. Elle n'e»t plus possible. on1s» Il hésite à passer la frontière, et c'est nous 1 , qui la franchissons. Il avait cru, par l'im-nfs mense conversion de son aile droite, débor-: -a der notre gauche; et, presque sans coup fé-a,nc- ,.irj nous rencontrer entre Mézières et Ste-* ttSe» nay, pour y célébrer un second Sedan. L'hé^ Ma- l0ïsme d'un petit oeuple, sauveur des na-ans* tions, a déjoué son effort, et 'l'a contraint om~ de suspendre devant Liège sa première of-use- fensive. , L,a Comme il avait cru à la neutralité de la , un Belgique, il avait cru à celle die l'Angle* )our terre, peut-être à son amitié. Il l'avait ten-pi'it tée par des offres insultantes et puériles. Il mée^ l'avait trompée en niant sa complicité avec une l'Autinche, pubLiquemenit ^dévoilée. Et J- l'Angleterre, soulevée, sera demain, près de nous et près des Belges, sur la terre de Bel- 8!à " hh. il faudra que l'Allemagne se heurte à, „1]ri la rési^tanice des nations. Ainsi, tout lui ."J fait défaut, la diplomatie et l'art militaire. Encore un coup, pourquoi douterions- nnnsî ._ # m • 20' ANNÉE — Ne 223 Mnn „ » ..

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This item is a publication of the title Le petit belge belonging to the category Culturele bladen, published in Bruxelles from 1895 to 1913.

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