Le XXe siècle: journal d'union et d'action catholique

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s.n. 1915, 11 August. Le XXe siècle: journal d'union et d'action catholique. Seen on 03 July 2020, on https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/en/pid/xp6tx36c75/
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21° ANNÉE. — Série nouvelle. $°27l Le numéro *. 10 Centimes (5 CENTIMES AU FRONT) Mercredi 11 Août 1915 rédaction & administration ffcle? nss île la Bourse — LE BAVR3 Téléphone: Le Havre n* 14,05 Directeur : FERMS WÂkl foules les communications concernait la réduction doivent être adressées s8u\ rue de la Bourse, Le Havre. LONDON OFF8CE: g1, Pan ton Street (Broadmead House) LE XXe SIECLE XsoUdien beiae pga.raa&s&e-refc. Havre ABONNEMENTS France 2 fr. 50 par mois. X» 7 fr. 50 pan trimestfQ Hors France.. 3 fr. » par mois. » .. 9fr. » par trimestre Angleterre.... 2sh.6d. par mois. » .... 7sh.Qd. par trsmestra PUBLICITÉ S'adresser à l'Administrât'm du journ&î au Havre ou à Londres Annonces 4" page» Ofr. 40 la ligne Petitesannonces49 page:0fr.30la lign® Les petites annonces sont également reçues d la Société Européenne do pubis* cité, lo, ruede la Victoire, Paris, à ai en LA RESTAURATION DE LA BELGIQUE'" » ■■■ ))Q(( II. — NOS VILLAGES A— Nous avons reproduit, précédemment jmelques principes énoncés par la Commission formée à Bruxelles pour la reconstitution des villes et des villages détruits dans notre malheureux pays- D'une façon générale, concluions-nous, on peut dire qu'il faut s'inspirer, pour toutes les reconstructions, des formes architecturales nées du sol et perpétuées par uno vieille tradition. Pour rétablir un village dans le caractèie du pays, il suffira souvent d'élaguer quelques laideurs prétentieuses, de date souvent récente, de les remplacer par des bâtiments conçus dans l-esprit oui vient d'être indiqué et de reconstruire le reste, tel, ou à peu prèSj qu'il existait auparavant. Quelles sont donc ces laideurs prétentieuses ? Quand elles seront déterminées, 'a moitié de la besogne sera faite. On a déjà signalé à plusieurs reprises et notamment à la Commission artistique du Brabant quelques-unes de ces laideurs. Cette commission artistique était chargea de décerner de,s primes aux villages brabançons qui présenteraient l'aspect le plus coquet. Elle fit de l'excellente besogne. Dans un, de ses rapports publiés il y ». quelques années elle constatait qu'on trouve généralement dans une bourgade trois ilôts de laideur : l'école, la maison communale, la gare. De tous les édifices publics, l'église seule échappait à la contagion .)B laideur, de banalité ou de veulerie. J'avais déjà fait la même constatation, aussi fus-je fort heureux de voir mon avis partagé par un organisme semi-officiel. On -sait que pour remédier aux erreurs des pouvoirs publics, il faut que la critique vienne d'une institution officielle, par la Voie hiérarchique; car lorsque cette critique n'a pas reçu de consécration administrative, lorsqu'elle émane simplement d'un artiste ou d'un chroniqueur, elle est consi-- dorée sinon comme subversive, tout an moins comme de nulle valeur. On ne peut pas toucher à l'infaillibilité de l'administration.Il est donc établi que les laideurs principales qui déparent nos villages sont, le fait des administrations publiques. *** L'école d'abord. On connait le style de l'instruction publique, plus communément dénommé style Van Humbeeck. Ses méfaits • sont innombrables. Quelle est la bourgade qui n'est- pas affligée par ea, masse prétentieuse de briques, ternes et de pierres de taille ? Que ce soit difns un pays de briqués ou un pays de pierre, le mélange est toujours le même, jamais en harmonie avec ce qui l'avoisine. La maison communale moderne ensuite. C'est le- style de l'Intérieur ou moulin à café. Cette application de moulin à café vient de la forme qu'affecte généralement J'édifice :-carré. Je n'ai jamais pu pénétrer les raisons, sans doute très profondes, do la symbolique de l'Intérieur. Un bâtiment n'est pas nécessairement laid parco qu'il est carré, m'objectêra-t-on. C'est exact. Mais si ce bâtiment est moins prétentieux que l'école, il est fait des" mêmes briques que le temps salit au lieu de patiner, des mêmes pierres de taille aussi mal appropriées. Habitation de parvenu dépourvu de tout sens esthétique. , Il y a la. gare enfin ! Les caractéristiques du style des chemins de fer ne sont plus à décrire. Y a-t-i.l une gare à édifier quelque part V On se préoccupera fort peu de savoir si cette gare sera dans une plaine ou au pied d'un coteau pour la forme qu'on lui donnera; on ne s'inquiétera pas davantage des matériaux du pays. Le modèle n° 8 du dossier 37 bis servira pour une gare du Furn es-Ambacht aussi bien que pour une gare des Ardenncs. J'entends l'objection'. Que voulez-vous taire d'une gare ? Une gaire est, de par sa mature même, forcément vouée à la laideur. Il n'en est rien. Pour m'en tenir au village, je citerai la gare de Waulsort. Construite par un homme avisé, dans le style des chaumières du pays, avec les màlériaux du pays, elle est charmante ; 011 voudrait y habiter. La Compagnie d'u Nord est plus soucieuse de bon, goût que l'Etal belge. Si elle n'a pas souvent varié le modèle de ses gares1, elle il'a, du moins choisi moins laid et l'a enjolivé avec des fleurs1 e't de la verdure. Ce sont donc les pouvoirs publics qui ont, les premiers,, dénaturé l'aspect de nos vieux villages-L'académisme architectural qui édifiait à Bruxelles des palais italiens, ne se préoccupe pas de l'appropriation d'un édifice au sol et à l'atmosphère ; il poirole dans la transcendance et dans l'absolu ; il n'a pas les pieds sur la. terre, c'est pourquoi il plaît aux bureaux. L'administration aime l'uniformité ; du florin de son antre, le rond-de-cuir doit pouvoir faire surgir un édifice des .polders de l'Escaut 011 des rochers de Meuse, ' indistinctement. *** Voilà le mal. . L'église, avons-nous dit,, a échappé à la contamination de cette barbarie académique, architecturale et administrative. Souvent, à virai dire, l'église nouvelle ne vaut pas l'ancienne, mais la force de la tradition religieuse a empêché l'architecte, le conseil de îabrique et même l'autorité ecclésiastique de sombrer dans l'erreur des administrations de l'Etat. En général l'église reste le centre vivifiant do la. première idée d'art qui peut germer dans le cerveau et le cœur de l'enfant. Il faudra donc, pour la reconstruction de la maison communale, de l'école et de la gare, que les modèles ne sortent plus tout faits, arrêtés depuis trente an.s et paraphés tic varietùr, des cartons verts 37bis et autres. Que nous en' finissions avec rarchitecforc 1 bureaucratique I Pour l'école ou pour la maison commu-halo, ..on établira ce qui est nécessaire : If nombre de salles, la dimension de celïes-e: et l'on donnera au bâtiment l'aspect d'unr maison dot paysen laissera dormir dans les dossiers les specimcns désuets du style Van Huinbeeclc et du style de l'Intérieur. Un règlement de bâtisse devra être établi dans les localités, je parle, bien entendu, de celles qui peuvent présenter quelque intérêt pittoresque ou artistique, et les administrations publiques no pourront se soustraire à ce règlement. Le même règlement communal empêchera les petits parvenus do construire dans un coquet village, des m'aisomS à l'instar de la ville et dans le goût des cités-ouvrières. L'emploi des matériaux du pays sera conseillé, ce qui, seul, pourrait déjà arranger bien des choses. Je suis frappé de ce que l'autonomie communale, si farouche en Belgique dans le domaine fie la politique, ait complètement abdiqué 'le droit de maintenir intacte la physionomie même de la cité. Cette autonomie là est pourtant plus importante que l'autre, du moins dans la durée ; il importe de la restaurer.Maurice DES OMEIAUX. kg martyrs di llépy-tableur •——1)0« - ■ LU TEMOIGNAGE DU CUK15 SUR LE MASSACRE DES OTAGES Le 15 août 1914, les Allemands ont ma.ssa-oré, à Blégny-Trembleur, en pavs de Liège, le bourgmestre M. Ruwet, représentant suppléant, le curé M. l'abbé Rémy Laheye, et deux de leurs concitoyen". Quant ce quadruple assassinat fut consommé, il y avait déjà plusieurs jours que les Allemands occupaient et terrorisaient la contrée. Dès leur arrivée, ils avaient emmené en.otages une trentaine d'habitants de Blégny, dont le curé et l'échevin Dumonceau, un vieillard de 62 ans. L'infortuné prêtre fut relâché pour succomber peu de jours après sous tes balles d'autres assassins. Pendant cette courte libération qui précéda sa mort, il raconta sa captivité à un de ses paroissiens, qui vient de nous transmettre fidèlement son récit. Voiei, en même temps qu'il nous raconte sa mort, ce qu'i! nous écrit : Les otages, curé en tête, furent emmené? à Battiee. Ils passèrent deux jours et deux nuits au bivouac, sans boire ni manger, nourris de coups de crosse de fusil et de coups de pied par les brutes qui les gardaient. Le vénérable prêtre vit neuf de ses paroissiens fusillés souj ses yeux ; parmi ceux-ci se trouvait le vieil échevin, dont le cadavre fut. horriblement mutilé par des soldats. Sa dépouille resta exposée quinze jours en plein air, sous les rayons ardents du soleil d'août ; il était défendu de l'enterrer, et un soldat montait la garde... Le curé demanda quoi crime avait commis ce vieillard ; on lu-i répondit qu'il avait pris la fuite à la vue des soldats allemands, prouve évidente que sa conscience ne devait pas être en paix. LES JOURNÉES DES 15 ET 15 AOUT LA QUADRUPLE EXECUTION Avant la date fatale du 11: août, les Allemands avaient déjà exercé des sévices à Blégny même, dont ils avaient fouillé toutes les maisons ; ils confisquèrent le magasin, — 20,000 francs de marchandises, — et tes biens de Joseph Hukenne, qui fut emmené à Liège, condamné à mort, puis libéré après trois mois de prison à la Chartreuse, sans flu'on ait jamais su pourquoi. Un cas analogue, la perquisition et la confiscation du magasin d'armes Hackin père et fils, fut l'origine de la catastrophe des 14 et 15 août. Les Hackin avaient remis toutes leurs armes à l'autorité allemande ; leur maison avait été mise sous scellés, et, eux-mêmes laissés en liberté ; de tout cela, ils .possédaient une attestation par écrit, avec signatures et sceaux des autorités allemandes, et deux copies de cette attestation avaient été remises au bourgmestre et au curé. Le li août, de nouvelles troupes allemandes arrivèrent à Blégny et recommencèrent les perquisitions. Des soldats, arrivant au magasin Hackin, menacèrent les propriétaires de mort. Ceux-ci leur mirent sous les veux les attestations qui leur avaient été délivrées. Peine perdue'. On arrêta le curé, le bourgmestre, le père et le fils Hackin. Un « conseil de guerre, n se réunit, sur l'heure, Une élève du pensionnat fut obligée de servir d'interprète, et, en quelques minutes, quatre condamnations à mort furent prononcées.Chacun des condamnés passa la dernièrf nuit dans son lit, avec une sentinelle baïonnette au canon à son chevet. L'exécutior était fixée au lendemain. Dans l'entre-temns, des amis des condamnés s'étaient interposés et avaient, obtem de la kommandantur la révision du procès. Ce fut. l'occasion d'une sinistre comédie. Les Allemands firent savoir au Bourgmestre, le matin du jour de l'exécution, mu sa cause allait être entendue à Liège, et ils le prièrent de rirendre place dans une au to,mobile nui devait le transporter vers relit ville. L'affaire devant prendre quelques tours, les bourreaux lui permirent de s'a.p prêter sans hâte, de mettre ses affaires 01 règle et de faire à Mme Ruwet et à sa fil le. âgée de seize ans, des adieux qui furen poisnants. L'infortuné prit, place dans la voiture ou se piit en route. On n'avait pas fait deu: cents métrés qu'elle s'arrêtait : on arrach; M. Ruwet. et on le jeta contre le mur d' l'éelise, où se trouvaient déià, les veux haudé.s et attendant la mort, le curé et le: deux Hackin. Une salve de Mausers abatti à l'instant les ematre martyrs. Un ouart d'heure après, la kommnnelan fur de Liège faisait parvenir à Blésnv l'or dre de surseoir à la quadruple exécution.. ^ — « j dre de surseoir à la quacin.ip.ie execution.. , 4» — ! _ , . . ERRATUM A PROPOS DE « L'ESPAGNE ET LA GUERRE » Une faute d'impression qui s'est glissé dans l'article publié en tête de notre nu méio des 8 et 9 août sur « .''Espagne et Ii guerre » nous a fait dire que le « Corre Espaiiol n est la feuille officielle du cotnbii me en Espagne. C'est carlismé que notre coi j espondant avait écrit. Lo contexte le mon tre suffisamment, mais nous tenons à 1 foire remarquer pour éviter line pOlémiqu Aufs aux petits pays « S'ILS TIENNENT A ETRE MANGÉS... » Une dépêche d'Amsterdam nous a appris hier qu'ihse pourrait bien qu'un de ces jours M. von Jagow « tombât malade ». Les révélations du récent Livre gris belge sur le maquignonnage dont notre Congo eût fait les frais auraient, paraît-il,' ébranlé la santé politique du secrétaire d'Etat des affaires étrangères. Nbus ne nous faisons plus illusion au point de croire aux scrupules ou aux remords du gouvernement allemand. Si M. von Jagow se retire, c'est que d'autres faits l'auront rendu indésirable et la série des mécomiptes^diplômatiques accumulés par l'Allemagne depuis un an suffirait à justifier, la retraite du ministre responsable de là politique étrangère de l'Empire. Ce qu'il faut retenir, c'est que le gouvernement allemand n'essaie pas de contester les propos attribués par M. Cambon au secrétaire d'Etat aux affaires étrangères et rapportés au gouvernement belge par le baron Beyens. Dans les journaux destinés au public allemand, on traite bien les révélations du gouvernement belge de « poisson d'avril », mais dans une note embarrassée de l'agence Wolff, rédigée à l'intention des neutres et publiée par la n Gazette de Lausanne » le ï août, la « Gazette de l'Allemagne du Nord 1: se borne à essayer d'expliquer l'attitude de M. von Jagow. Toute l'argumentation de l'organe de la chancellerie "allemande peut se résumer en quelques mots. D'uno part, « les déclarations de M. von Jagow, à part celle qui con. cerne le respect des intérêts français, n'avaient pas un caractère officiel et n'étaient avie des idées personnelles du secrétaire d'Etat », et, d'autre part, « d'après plup1"'" publicistcs belges, l'administration d'une colonie aussi grande que le Congo dépassai! les ressources financières de la Belgique ». Voilà tout le plaidoyer du journal officieux do M. von Jagow ! On avouera que c'est vraiment peu concluant. La « Gazette de l'Allemagne du Nord » 11e précise pas, el pour cause, quels publicistes belges ont déclaré que l'administration- du Congo dépasse les ressources financières de notre pays. Quant aux <1 idées personnelle^ » de M. vor Jagow, la ficelle est vraiment trop grosse. Nul ne s'y laissera prendre et le gouvernement allemand fa.U une fois de plus injure à l'intelligence des neutres en essayant d'or pareil argument. Mais, il y avait dans la conversation de M. von Jagow avec M. Cambon d'autres déclarations qui intéressaient plus directemenl les neutres. Le ministre de Guillaume II, répondanl aux objections de M. Cambon, déclarait tout net que « LES PETITS ETATS NE POURRAIENT PLUS MENER DANS I Y TRANSFORMATION QUI S'OPÉRAIT EN EUROPE \lj PROFIT' DES NATIONALITÉS LES PLUS FORTES, par suite du développement des forces économiques et des moyens de communication, L'EXISTENCE INDEPENDANTE DONT ILS AVAIENT JOUI JUSQU'A PRESENT ET QU'ILS ETAIENT DESTINÉS A DISPARAITRE 01 A GRAVITER DANS L'ORBITE DES GRANDES PUISSANCES. » Là-dessus, la « Gazette de l'Allemagne dv Nord » reste muette. Elle ne tente même pas de faire croire que ce ne sont que les d iidées personnelles » de M. von Jagow, Il est trop clair que ce sont bien là, er effet, les principes directeurs de la- politique allemande. Les petits Etats qui jouissent, encore d< leur existence indépendante ont-ils intérêt J ce que la victoire assure l'hégémonie à une puissance animée à leur égard de ces sentiments ' Leur dignité et leur sécurité dans l'Europe do demain n'est-elle pas, au contraire, ai prix de l'écrasement définitif de la puissance militaire qui n'a d'autre ffléal que d'as servir le monde ? La « Gazette de Francfort » s'efforce, d'à paiser leurs alarmes en affirmant que « l'Allemagne veut sa liberté économique et coloniale, mais qu'elle ne songe pas à s; mêler de la vie nationale des autres pays. > Mais que valent ces protestations ? Que M. von Jagow reste au ministère de-affaires étrangères ou qu'i.1 quitte la Wil hemstrasse, la politique allemande resterE la même : celle du « chiffon de papier ». _ C'est cette politique qui après avoii égorgé un petit peuple, a essayé de le dés honorer et hier encore, dans une note of ficielle, lui imputait.... une part de responsabilité dans la guerre. Cette note était des tinée aux neutres. Espérons que ceux-ci 1e liront ! LES FAITS DU JOUR *Q« Le correspbrtflant du Daily Mail à Petro grad assure que le kaiser a {ait la semain< dernière à la Russie, par l'intermédiaire ei-i roi de Danemark, des propositions de paix qui. ont naturellement été repoussées. Le correspondant du Daily Telegraph 1 Copenhague signale, d'après des dépêches cl Berlin, un mécontentement croissant v'ts-à vis du chancelier; mi groupe important d membres du parti nationalS libéral aurai commencé contre lui des attaques vigourev ses,auxquelles répond mi seul organe du par ti national libéral, la Gazette de Magd'ebourg vvWVlWV La Gazette de Francfort s'occupe de l ■ question de l'organisation de la Pologne • propos de laquelle Vienne et Berlin, dit J, • Gazette, ne sont pas d'accord : éAUemagn uwdrait constituer la Pologne en lui don nant comme roi un prince polonais, tandi que Vienne voudrait mettre sur le d Varsovie un archiduc autrichien. WI-VVIWWVI D'après les Dernières Nouvelles de Mr fljch, le parlement grec ne se réunira qu dures la "première semaine de septembre. rtWvwiva 1 Une dépêche de Dédé-Agah li dit qu'a y cours des trois séances tenues il g a trol - semaines environ, le comité jeunê-turc a pri de nouvelles décisions pour resserrer les rai - ports turco-bulgdrés et persécuter l'élémer 3 grec- à toutes assistait le vali d'Andrinoph 3 ennemi de l'hellénisme, et à l'une d'elle; AvDMusdesHions ei suffisance? DEUX VISITES Ckffîm? es les sessomme et ceameni os les fait Sitile. — Voir le XX0 Siècle» du 8 août. A peine avons-nous le temps de nous remettre de notre étonnement que notre Mentor nous introduit dans les bâtiments. Une fourmi!] 1ère : des machines, dçs hommes, des monceaux symétriques d'obus et de douilles..., des tonnes et des tonnes de munitions... - Une grande machine à calibre avale, une à une, les douilles qui reviennent du front et les rejéxte «après.leur avoir rendu leur forme régulière. Ces douilles peuvent servir .jusqu'à, 70 fois avant d'être -rebutées et refondues. Plus loin, près des_ grandes forges, s'entend comme un bruit de grêle : 'les ouvriers y fabriquent des halles "destinées aux shrapnells. Le plomb en fusion est verso dans des moules qui, au bout de moins d'une minute, crachent leurs balles étince-lantes dans des récipients de métal. Passons maintenant dans le Mtiment voisin : on y traite le tolite qui se laisse manipuler comme une bonne .pâte. A côté sont préparées les poudres : la cordite en baguettes, qui ressemble à du jujube, la tolite en gâteau qui se découpe en petits carrés a la machine ou au couteau comme des petits caramels, la tolite fondue qui a dea airs ne mélasse, la poudre tubulaire qui a des allures de macaroni. Et tout cela est dosé, pesé, examiné. C'est à se croire dans un vaste entrepôt d'épicerie. . T Allons maintenant à l'atelier ou se chargent les vis-amorce. Une à une elles sont . examinées à la loupe et celles reconnues défectueuses sont impitoyablement restées. Après vernissage, les vis en bon état soi t armées d'une amorce au fulminate, une -petite amorce guère plus grande que celles employées dans las fusils a piston des tirs de foire. Une petite vis, trouée puui laisser passer la flamme, vient alors fixer cette amorce de fulminate. On remplit ensuite la vis qui a environ deux centimètres de diamètre et autant de profondeur, r.e poudre noire —• c'est la seule poudre en poûtii^ô que nous ayons vue da-is » cuibii--sement — au moyen d'une petite cuiller, on fixe par dessus une pastille de poudre comprimée qu'on recouvre encore d'une mince ■ rondelle rose de poudre sans fumée, sem-, blable à un pain à cacheter. La capsule ainsi • complète est sertie. Elle est rnainte-nant prête à être vissée sur la douille. Dans un autre hangar, la douille est rem- ■ plie de poudre sans fumée. Et quand on dit ■ poudre, c'est encore une simple façon de parler, car la charge ressemble à une liasse ' de bandes de papier-buvard, tel qu'on en met sur les tampons de bureau. A Proximité 011 remplit les obus de l'explosif qui doit les faire éclater au moment de l'am-' vée. Encore une fois cette poudre n'en est 1 pas. C'est un liquide qui a l'aspect d'un sirop assez épais et foncé. On en verse à lo louche, dans les corps d'obus, en prenant soin de préserver, au -moyen d'une large bague, les rainures dans lesquelles doivent venir se visser les fusées. 'L'explosif belge pulvérulent dont- oit remplit les cartouches est en effet fondu au bain-marie à 80*,avant d'être versé dans celles-ci. Les obus sont ■ ensuite refroidis dans des bains d"eau courante. On fore ensuite dans la masse d'ex- ! plosif après solidification un trou destiné à recevoir la queue de la fusée. Les projectiles de gros calibre sont trai- ■ tés à peu près de la même façon, sauf que pour éviter la contraction de la masse de 1 poudre passant de l'état liquide à l'état solide, on remplit d'abord les corps d'obus ■ d'explosif solide en morceaux, avant dy verser l'explosif liquide. Il suffit maintenant de mettre les obus sur les douilles, ce qui se -fait, mécanique-1 ment. Les douilles sont poinçonnées ou burin sur les obus, puis le joint, est luté poui éviter l'humidité. Tous les ob-us sont ensuite passés dans une chambre de calibrago minimum, de façon qu'ils entrent sans dit i fioulté dans la chambre du canon. ' Et des milliers et des mi-lliers d'obus n de douilles sont journellement traités do la même façon et envoyés vers le front. Ali non ! Nous ne manquerons pas de munitions. Soyez Iran quilles, fantassins fi artilleurs, si vous avez encore de durs nio - monts à passer, vous en aurez de bon; aussi. La pyrotechnie fabrique également d'aa • très engins, tels les bombes pour avions c les grenades. N03 grenades sont, supérieu res aux grenades allemandes qui n'éclaten pas toujours et peuvent être renvoyées ( leurs lanceurs quand on s'y prend av; promptitude. Leur inventeur a fait quejq.uei " jolis essais devant nous. Avec ces grenades '■ il n'y aura jamais à craindre de retour J 1 l'expéditeur. > Je voudrais bien pouvoir aussi vous par 1er d'une autre chose que j'ai vu là-bas, d< t' quelque chose qui ne manquerait pas de - vous faire le plus vif -plaisir, qui ferait ii - même temps s'allonger le ne.' des Prus ' siens, mais silence Tout ce que je pub 1 vous dire, c'est que très prochainemon - vous serez agréablement surpris du loin - de force que ceux de l'arrière oiuront réus • si. O1 qu'ils ont fait jusqu'à présent n'es'-i pas d'ailleurs le meilleur garant pour l'ave ihir. } * Ce qu'il y a peut-être de plus remarquable 1 dans la pyrotechnie, c'est la provenanc 1 des multiples machines qui y sont cm 5 ployées : Moteurs allemands, essoreuse: : allemandes, ealibreurs allemands. L'esso ' reusc qui sert à dêbarasser la torpille di 3 son excédent d'huile provient d'une Mai) chissevie allemande ; la machine qui fai les rondelles do poudre noire comprimé-faisait antérieurement des pastilles de men „ tlic dans une confiserie bavaroise, etc. Toutes ces machines ont été dénichée: l'une après l'autre, après de patientes re , horches Sans rien demander qui servai i aux Alliés, les Belges sont parvenus à cons s tUner un outillage de premier ordre prove s nant tout d'abord du matériel emmen '- d'Anvers, ensuite du matériel inemployé t provenant des maisons allemandes mise •, BOUS séquestré. En fait, c'est presque de 1: ■. production allemande que nous renvoyon vnesse aux cuaqutîa u puiinu qui wiucm -rive de l'Yser. Quant au personnel, il mérite d'être l'ob jet d'une mention particulière ; conscien de l'importance de son rôle, il travaillt avec un soin, une diligence et une conscien ce qui font plaisir à voir. La direction est exercée pair des hommes d'une science et d'uno compétence qui n< soulèvent pas la moindre.critique..., même parmi les Belges. Ici, plus que partout ailleurs peut-être, le ministère de la guerre E eu soin de ne mettre à la tête de la fabrication des munitions que des hommes dans toute la force de l'âge et du rendement que leur passé désignait pour de telles besognes. Tout organisme qui n'était pas indispensable, dont l'utilité n'était pas évidente ou don le fonctionnement pouvait amener des corn plicaliûns a été supprimé. On a donné ui congé réparateur à certains chefs fatigués ou timorés, chez qui le sentiment de la res: ponsabilité était un frein au lieu d'être ur moteur. On n'a gardé que quelques têtes mais avec des cerveaux do prëmi, ; ordre Les résultats sont là pour prouver lTie-u reuse justesse ele ces décisions. Une camaraderie de bon albi règne parm ces jeunes chefs, qui s'enteaident comme les doigts de la main et chez qui le souci des préséances est étouffé par lo seul désir d< produire beaucoup, vite et bien. Nous nous en voudrions de ne pas cite; leurs noms : ce sont le commandant Biaise cîu cabinet du ministre ; les ingénieurs d'ar tillerie Denys, Wouters, Delattre (l'inven teur liégeois bien connu, qui a mis alègre ment son savoir, tout son savoir et ses in veillions, à la disposition de la patrie, et qu n'a pas do secrets pour l'autorité militairi belge) ; Jamot-te, Snoech, Fayt, et enfin l'in génieur Stevens, qui dirige avec autant di compétence que de fermeté le service tech nique des poudrea4 s? tk ■> Réellement, ce qu'on a fait là est un chef d'œuvre d'organisation. C'est réconfortan à voir. Les Belges ont prouvé une fois d: plus qu'ils avaient l'esprit d'organisation d'adaptation et de décision aussi développa que lo culte de. l'honneur. En sortant de ce; établissements, on est vraiment satisfai d'être Belge. Et quand on pense dans h suite à cette résurrection de nos industrie: militaires, —• véritable victoire, — on é.prou ve un sentiment de satisfaction et de fiert très voisin de celui qu'on ressent en se re mômorant les inoubliables pages d'histoir qui s'intitulent Liège, Ilaelen, Dixmude Yser. fi. MATAGNE. "là" situation" militaire Mardi, 10 août,, midi. Les nouvelles qui nous arrivent du fron belge nous montrent notre armée plus nom breuse, mieux armée et d'un plus haut mo rai à chaque jour que Dieu lui donne. Le coffres de ses avant-trains et de ses fiais sons et ses arsenaux de l'arrière sont rem plis d'obus; les régiments d'infanterie pos sèdent une abondante dotation de mitrail leuses; les chevaux de la cavalerie, ayan de l'avoine plein leur musette et leur crà che, n'ont jamais eu sang plus vif. De camps d'instruction de Normandie, a-rri vent de nombreuses colonnes de jeunes sol dats dont l'éducation est parfaite : disci plinés, entraînés, robustes, vaillants, t': apportent aux unités un renfort de qualit exceptionnelle. On ne saura jamais asse rendre hommage aux cadres des centre, d'instruction, — officiers et sous-officiers — pour l'inlassable zèle qu'ils dépensen dans la prompte et complète formation el nos recrues. Et cependant rien ne se passe au fron belge, si ce n'est que l'artillerie tire, que le avions volent et que J'inondation est reten due et relevée. Mais rien d'essentiel ne s passe non plus au front britannique ni ai front français si ce n'est que les innom-bra bles régiments que la Grande-Bretagne n cesse d'envoyer s'en viennent doubler, tri pder et étendre les lignes de la « mépriss ble petite armée du maréchal French », s ce n'est qu'on livre, çà et là, en Argomie et dans les Vosges d'ardents combats pou .'a conquête ou la défense d'« éléments d tranchées ». Cette défensive obstinée esl soyons-en sûrs, préméditée et, malgré c recueillement, la confiance dans les pre chaînes luttes réparatrices doit s'épanoui encore davantage dans nos coeurs. A propos do la surprise, la prise « la reprise ele quelques postes d'écoute a front forestier d'Argonne, il convient d faire observer que le tracé des tranchée françaises se distingue do cet'ui des trar chées ennemies. Alors que la première lign allemande est constituée par une levée d - terre continue et puissamment armée, 1 première ligne française est discontinue c ■ formée de petits postes isolés servant d . sentinelles, d'éclaireurs et d'observateur ; pour la seconde ligne qui, elle, est un 1 tranchée tout d'une pièce. Nous ne nou 1 aviserons point de discuter les mérites e - les démérites de chacun do ces système d'ordre poliorcétique; mais il suffit de s gnaler cette différence pour qu'on s'expJ: ' que combien peu d'importance a la pris 1 d'une « première ligne » irançaise, puis qu'en réalité, seule compte la deuxièm ; ligne, tandis que dès que les alliés surmor ! tent et dépassent la première ligne enne ; mie ils sont vraiment déjà au cœur de 1 place. , La retraite russe en Pologno continue s'accomplir le p'us heureusement possib' grâce à la vaillance des ailes qui, au norc , vers Ostrow et Ossowiec, et au sud, ver ; Kowel, tiennent solidement et assurer ; ainsi au gros des armées un large couloi " libre de près de 240 kilomètres. Il para! ' bien aussi que les Austro-Allemands do , vent être presque essoufflés,, sans compte ; que leur ravitaillement en munitions d'aï tillerie, dans ce pays difficile, est des plu , malaisé. D'autre part, dans la région d ^ Niémen et dans celle de Riga,les Allemand ont suhi de vrais échecs à Rovno, dans i j direction de Volkomir, dans celle de Frii drichstadt et dans ce'Mo de iukuni, c'est-: t dire, depuis la région frontière de la Pruss Orientale jusqu'au golfe de Riga. Qu'on . ajoute que dans ce golfe la flotte allemand s a été' rudement accueillie et même mis i mal en point et l'on aura la très vive i 3 très réconfortante impression qu'une a: i niée russe, pour être abattue, doit être tué ; plusieurs fois, Paul nrnk~r-rt. DERNIERE HEURE Communiqué efieisl français — >IO« Parisi, Je 10 août, 15 heure® EN ARTOIS, au nord de la station dt Souciiez, les Allemands ont prononcé,cettu : nuit, deux attaques à coups de pétards; ili • ont été rejetés dans leurs tranchées par i notre feu. EN ARGONNE, dans la partie orientais de la forêt, canonnade et fusillade sans eil- ■ gagement d'infanterie. Lutte de bombes et de grenades à VAU-< i QUOI S. ; AU liOIS-LE-PRIîTRE, - l'ennemi, après ; un violent bombardement, a attaqué, hier,, s vers vingt heures, nos tranchées élans I<« région de la Croix des-Carmes ; il a été ai'-, •rêté par nos tirs de barrage. Dans la nuiit', une -nouvelle attaque, accompagnée d'un ■ bombardement par obus asphyxiants, a éteî - également enrayée par notre artillerie. EN LORRAINE, une reconnaissance ôi< ; rigée Bar l'ennemi eon-tre la station et M i moulin Monce, a été facilement repoussée, i Nuit calme dans les VOSGES. i ACCIDENT D'AVIATION EN FRANCE Paria, 10 août.— Un biplan, que montaienl l'adjudant HecqueviRe et le sergent Soulat, a capoté hier matin, au Petit-Bicêtre, au - moment de l'atterrissage, dans un- champ da t blé nouvellement fauché. i Les deux aviateurs ont été transporté?, t grièvement blessés, à l'hôpital de Versailles/ ; où ils sont décédés. [ LES OPERATIONS AU CAUCASE i -Betrograd, 10 août. — Officiel. — Dans( _ - la région de Dalar, nous avons occupé lr< ~ j crête septentrionale du double défilé îa - Morghemir, d'où nous avons délogé le,s( î Turcs. , Dans la région dé l'Euphrate, nous avons chargé les Turcs à Doutakli. Nous en avonsi tué beaucoup. Nous avons capturé 8 o-ffi-. ciesrs, 300 askaris et un important butin <!:■?, toute sorte. Dans la vallée de l'Euphrate, nous pouà ,.s suivons sans répit les colonnes turejues. ' Une flotte allemande t repoussée du Golfe de Riga ^ UN CRQESEUR ET DEUX TORPILLEURS ENDOMMAGÉS Petrograd, 10 aofit. — Officiel. — Une es< cadre allemande, comprenant six cuirassés - douze croiseurs et de nombreux torpilleursy t a attaqué l'entrée du golle de Riga. Elle e< - été repoiissée. 3 Nos hydravions, jetant des bombes sur lest - vaisseaux ennemis, ont contribué au succès. Un croiseur et deux torpilleurs ennemii VI te Ottf VUUlJlILlIlLiyGà [JUI JtUO llltltccs. : LA BATAILLE | EN FLANDRE t Avance britannique ^ à F est d'Ypres 1 Londres, 9 août. — Officiel. — Depuis I«* r, dernier communiqué d'août, l'artillerie » été très active au nord et. à l'est d'Ypres„ " Ces duels ont été à notre avantage. I Ce matin, après un bombardement heureux auquel les Français de notre gauche ï, coopérèrent efficacement, nous avons atta-B qué à ITooghe les tranchées prises par le» Allemands le 30 juillet. Nous les avons tou-' tes reprises, et avons progressé au norel e$ à l'ouest d'Hooghe, étendant à 1,200 yards " le front des tranchées prises. • Entre temps, nous avons bombardé un t train allemand à La.ngema.rck, faisant dérailler et incendiant cinq wagons. 5 Nous avons pris deux mitrailleuses et V2fj „ soldats, dont trois officiers. —o— 0 LES COMBATS SUR L'YPERLÉE ! UNE FLOTTILLE FRANÇAISE t BOMBARDE ZEEBRUGGE s Amsterdam, 9 août. —On télégraphie au( e « Standaard » que durant la journée d'hie.\ s le combat a été très violent dans les envi* t rons de Sas et de Steenstraete, où les Wuc-s temiboui-geois se battent sous les ordres du; _ prince Albert de Wurtemberg. De part et d'autre, dit le « Standaard y, e on travaille avec une grande énergie pou»1 i_ fortifier les lignes' de défense. Du eêté des e alliés, chaque point est tellement fortifie! que la plus puissante offensive viendra 3'yi écraser comme les eaux d'un fleuve contré x un rocher. Actuellement, les troupes aJlemandes su>", ^ l'Yser sont frappées d'impuissance et entre e. temps les troupes anglaises font du bon travail dans les environs d'Ypres. Les Al-g lemands se contentent de bombarder, da t lancer des gaz asphyxiants, mais ils no r parviennent pas à faire un pas en avant, t Les villages de Woumen et Merkem oni beaucouD souffert, durant ces jours der-r niers, du bombardement. De Zeeb-rugge on télégraphie au « Star,--daarel » qu'une patrouille de flotte fran-„ çai-se a réussi à bombarder Zeebrugge e» qu'un torpilleur allemand a été gravement ? endommagé.On informe également que du rant ces quatre dernières nuits, les avia-' teurs alliés ont survolé Zeebrugge et onêi c jeté dos bombes sur l'entrée du port. e — Londres. — On annonce les fiançailles e de M. John Richard Lowndes. fils ainé du; -t maréchal sir John French, vaec miss Oli-via Marv, 'fille cadette de feu lo major gô-' o néral John et de Mme John et nièce et enfant adi ptive de la comtesse de Clwrl>x mont-. :

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This item is a publication of the title Le XXe siècle: journal d'union et d'action catholique belonging to the category Katholieke pers, published in Bruxelles from 1895 to 1940.

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