Les nouvelles: journal belge quotidien publié à Maestricht par un groupe de journalistes liégeois

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s.n. 1918, 13 July. Les nouvelles: journal belge quotidien publié à Maestricht par un groupe de journalistes liégeois. Seen on 15 June 2024, on https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/en/pid/db7vm44492/
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4e Année — N" 322 Rédaction & Administration Turfmarkt Si & 31 a La Haye—Téléph.216 Bureau à Maastricht : Hôtel Suisse,VriJthof,Téléph.159 FRANÇOIS OLYFF Directeur - Fondateur Les Nouvelles Samedi 13 Juillet 1918 5 cents le sieiméro ABONNEMENTS : ,, , 1 florin par mois Hollande- 2.50 fl. par 3mois Etranger : port en sus ANNONCES : La ligne : 15 C. en 4' page Réclames permanentes à forfait Journal belge fondé à Maestricht en août 1914 Lettres du Luxembourg IUne marque de sympathie de la Belgique — La presse clandestine La revision de la Constituante — La représentation à l'étranger ■ . M. " ^ U Luxembourg, le 8 juillet 191! Grâce aux démarches de M. Hyman: ministre des Affaires étrangères de Be gique, sollicité par M. le ministre d'Et; Kaufmann, M. Balfour a promis d'avo pour le Luxembourg et la ville les me mes considérations que pour les ville belges qui doivent êtres bombardées. No remercîments vont à ce généreux paj qui, bien que n'ayant plus de représer tant diplomatique au Luxembourg, a ten à nous donner cette marque de sympe thie. La nouvelle a été accueillie dan tous les milieux avec une profonde satis faction. Maintenant, en effet, le contât de fait entre la Belgique et le Luxerr bourg a été rétabli par l'admission d l'égalité de situation. Je tiens à constate que, de tous les peuples, c'est la Belg que qui nous comprend le mieux ; pli on a souffert soi-même, mieux on con prend le malheur des autres. Et puis es ce pour la première fois que nos destir se mêlent ? A combien de tournants d l'histoire avons-nous marché la main dar la main ? La Belgique n'a pas oublié I communauté de race, d'histoire, de civ lisation d'outrage, de préoccupatic pour l'avenir. Nous ne l'oublierons p; non plus. * * * Je voudrais vous dire quelques mo sur notre presse clandestine. Elle ne fon tionne pas avec la même admirable discr tion et abnégation qu'en Belgique; ma ces choses-là ne se mesurent pas à l'aun Nous recevons presque régulièrement 1< bulletins qui se publient en Suisse et e France, surtout le " Luxembourg libre bulletin de la " Ligue des Patriotes Luxen bourgeois à l'étranger Je suppose qi vous en savez plus long que moi. I* demandez pas comment ces feuilles ari vent chez nous, le fait est qu'elles troi vent toujours de nouveaux moyens poi se faufiler à travers... chut! je ne do pas même dire si elles passent ou ne par la censure; souvent les destinatain eux-mêmes n'y entendent rien. C'est ch que fois une fête quand il arrive i nouveau numéro; ils sont d'ailleurs bi< fait, et il parait que le mouvement gagi toujours en importance. Le gouverneme et les journaux gouvernementaux (ils sont tous, quant à cette question) fo semblant de l'ignorer; mais dans le pe i, pie, il contribue éminemment à la résistance morale. Nous sommes reconnais- >> sants aux Luxembourgeois de l'étranger ~ d'avoir pris cette initiative, d'ailleurs fort nécessaire. Qu'ils sachent que'nous ap- r plaudissons à tort ce qu'ils font et puis- " sent ces lignes être un encouragement s pour eux! s Inutile de dire que des copies de ces s bulletins circulent dans tout le pays; la " Nazioum, revue purement nationaliste, u en publie des extraits. ❖ s * * - La missive de la Grande-Duchesse lors :t de la fête nationale, dont je vous ai parlé, i- est l'objet de vifs commentaires. En gé- e néral, elle a produit une bonne impres- :r sion. Tout laisse prévoir que l'échauffe- i- ment des esprits lors de l'élection de la s Constituante ne sera pas de nature à ac- i- centuer les divergences déjà existantes, t- Tout de même, les gens bien sensés- et is à vues larges continuent à croire que le e déclenchement de ce remue ménage, dont is la nécessité et l'opportunité ne s'imposent a pas, eût dû être évité en ce moment-ci i- Le motif de la démission du Gouver- n nement ainsi écarté, celui-ci reste en is charge. On peut saluer cette solution avec satisfaction. Sans elle, la crise aurai I duré jusqu'aux nouvelles élections. Au* , cun des partis en effet n'avait une majo-rité suffisante à la Chambre, et les dif- f ficultés intérieures sont en ce momenl jg particulièrement graves, p * c- * * :s ,n Nous commençons à nous demander ce . que fait notre consul à Berne ; chaque fois il revient les mains vides. Nous sup- ie posons bien qu'il a des ordres de la pari [e du Gouvernement; mais nous avions es- i_ [)éré entre autres que notre représentatior j_ iprès de la Suisse serait le commence.- ir ment de la reprise de nos relations avec is les pays de l'Entente, surtout avec h in Belgique ; comme on le voit dans cette ;s même lettre, c'est cette dernière qui es 3_ notre meilleur avocat auprès des Alliés in Tout le monde sait dans quelles circons- ;n tances se fit le départ des représentant: des pays "ennemis „, comme disait l'Aile- nt magne. Nous devrions montrer que depuis le le 1er août, nos ennemis sont à cherchei nt ailleurs et que les ennemis de l'Allema u_ gne sont nos amis. E. HUEMES. LA VÉRITÉ EN ALLEMAGNE 1 Un article du général de Montgelai Ce n'est pas sans surprise sans dout que, le dimanche 30 juin, les Berlinoi auront lu, en tête de l'organe de Théo dore Wolff, un article d'un général d'in fanteria sur la Société des nations et le idées récemment émises par lord Grej 11 n'est peut-être pas sans intérêt de dir quels sont les antécédents de l'autei de cet article, le comte Max de Mon1 gelas. Il appartient à une famille d'origine sa voyarde, devenue bavaroise au XVIII siècle. C'était un des officiers supérieur les plus estimés de l'armée allemande Après avoir pris part à l'expédition d Chine, il avait été attaché au grand étal major. Au début de la guerre, il exer çait un commandement sur le front fran çais. Révolté par les excès des armée allemandes en Belgique et dans les dé partements envahis, il s'efforça de traite les populations civiles avec justice et hu manité. Et ce fut le motif pour lequel fut mis en disponibilité. Le comte de Montgelas vint se réfu gier en Suisse. Avec une conscience ad mirable, il se mit à étudier, d'après le documents les plus authentiques, la ques ition des origines de la guerre et de 1 violation de la Belgique. A mesure qu' avançait dans sori travail, ses idées s modifiaient. Ce n'est pas trop de parle d'une conversion. Comme presque tou les officiers allemands il avait cru à l'in faillibilité de son pays. Maintenant, il de vait constater les terribles responsabilité de l'Allemagne impérialiste. Et il arriva aux mêmes conclusions que ses amis 1 professeur Fôrster et le docteur Muhloi dont le journal, d'un si poignant intérê vient de paraître. Ce groupe d'Allemands indépendant: rme heanrniin rie leurs mneitovens tra ruT tent de renégats, sont dignes de la plu: haute estime. Nul ne saura jamais pa 5 quelles crises douloureuses ils ont di passer avant de connaître toute la vérité Nul ne peut se rendre compte de la dosi e de loyauté intellectuelle et de couragi s moral qu'il faut à un général allemant - pour arriver à admettre que l'armée ; - laquelle il appartient s'est rendue coupa-s ble des fautes les plus graves. r. Le comte de Montgelas tient à parle e en Allemagne même, en s'adressant di r rsetement au peuple allemand. Sous h - régime du bâillon, il va de soi qu'il m peut pas encore dire tout ce qu'il a , - dire. Son article du " Berliner Tageblatt e est déjà assez hardi. Il est un réquisi s toire contre le militarisme. Il appuie le :. idées de lord Grey, qui sont celles di e président Wilson. La justice entre les nations, dit le edmt de Montgelas, exige que < le droit du poing soit définitivement aboli et que les nations S grandes ou petites, soient également respec tées, qu'elles aient les mômes droits, qu'elle r soient placées exactement sur le mGme piet De môme que, dans la vie privée, il n'es jj plus permis qu'un particulier ait recours à ] force brutale, de môme cela doit ôtre interd aux nations. Il ne doit pas y avoir deux m< raies, une pour l'usage personnel, et une ai tre pour l'usage politique. g Ces idées-là sont, pour nous, tout a fait courantes. Ce qu'il y a de nouveai il c'est de les voir exprimées en Allemagr e et par un général. r Le comte de Montgelas ose combatti s de front le dogme de l'armée à laquelle - appartient encore, ce culte de la violent - qui, nous a valu la guerre actuelle, s montre que, pour une nation quelconqu it il n'y a plus d'autre sauvegarde qu'ui e justice internationale, garantie, au besoi i, par les sanctions nécessaires. Que valei t, ces fameuses " sécurités stratégiques que le gouvernement allemand prétendre 3, exiger, s'il était victorieux? Elles ne se i- viraient de rien. " En effet, dit M. ( "M" i—«vaatm AU JOUR LE JOUR La nouvelle que le Roi et la ■^jf Reine sont arrivés en Angleterre en aéroplane a donné à tous les JriSlj Belges une sorte de regain de fierté à l'endroit du couple royal. Depuis quatre ans, sans doute on s'était habitué à leur souriant et tenace héroïsme ; mais de ce que cet héroïsme s'est fait volontairement silencieux, on en parlait moins, et peut-être y pensait-on moins. Le geste d'aujourd'hui est joli, et non seulement joli, mais vraiment brave, et touchant. Et tout le monde a pensé : « C'est bien leur genre ! » Oui, si c'est leur « genre » que de n'avoir pas peur de la mort, de l'affronter sans broncher, avec simplicité, comme tant de braves le font chaque jour, si c'est leur genre que de donner l'exemple et de payer de sa personne, alors le voyage aérien" des souverains belges est bien « leur genre ». Que le Roi Albert traverse la mer du Nord par la voie des airs, c'est déjà d'un souverain moderne, en môme temps que d'un soldat courageux. Mais la Reine! Celà passe vraiment l'imagination, que de voir cette noble femme, si frêle, si mince, et qui fut longtemps de santé si délicate, accomplir, comme celà, avec une si parfaite simplicité, un voyage que l'on considérait, il y a moins de dix ans, comme une folie, comme un suicide, et que l'état de guerre. n'a pas rendu plus facile. Des gens graves ne manqueront pas de dire que c'est là de l'héroïsme inutile, et que la vie des souverains belges est trop précieuse à leur peuple pour qu'ils puissent la risquer ainsi... Raisonnements pusillanimes, arguments médiocres et vains! En terups de guerre, d'abord, l'héroïsme n'est jamais inutile, et il est toujours beau, et \e geste que les souverains belges viennent d'accomplir est lui aussi plein de beauté, comme il est utile par surcroit. C'est tan grand et haut exemple, non seulement de vaillance personnelle, mais de foi et de confiance mutuelles. Dans la légende, sortie tout® sanglante et toute vivante des réalités terrifiantes de la guerre, on ne s'habituera pas plus à séparer la Reine du Roi que l'on ne séparera le Roi de son armée. Celà forme un saint triumvirat, une sorte de trinité sublime forgée dans la douleur et dans le sacrifice, que ricin ne désunira plus dans l'avenir de demain ni dans le souvenir admiratif des générations futures! Et le fait, le petit fait d'hier, que la Reine Elisabeth a tenu à - icompagner son mari à travers les airs pour rendre risit» avec lui à l'Angleterre alliés et amie, montre bien que, cette trinité, elle est faite pour vivre ensemble indissoluble, comme vous savons qu'elle est prête s'il le faut à mourir inséparé». Ce n'est là qu'un geste, mais c'est un geste qui est bien royal, et bien < Belgique », en vérité. Ceux qui vivent auprès des souverains ont raconté, par ci par là, des gestes semblables, où se mêle à tant de véritable héroïsme, une simplicité intelligente et une bonté attentive et toujours en éveil. Seuls peut-être parmi les souverains alliés, ils ont toujours su s'élèver à la hauteur incomparable de leurs épreuves et d# leurs .-devoirs. Et aujourd'hui ' qu'il s'agit ni de devoir pressant mais d'un joli exemple, ils nous prouvent une fois de plus que le courage personnel est pour eux une sorte d« seconde nature. C'est là de la bravoure toute pure, et qui nous fait passer dans le corps une sorte de frisson de fierté. Et il n'est pas de Belge, si républicain qu'il puisse être — il y a donc encore des Belges républicains ? Jamais de la vie'! —- qui n'eut pas donné quelque chose de joli pour assister à l'atterrissage des souverains belge en Angleterre, afin de leur faire humblement, mais du meilleur de son cœur, —- les honneurs du pied ! — R. P. Montgelas, dans les guerres à venir, dès r le premier jour de la mobilisation, des - canons à longues portée, d'un calibre î dont on n'a encore aucune idée, pour-; raient bombarder Strasbourg depuis Toul, i Trieste ou Pola depuis Venise ; des cen-, taines d'escadres aériennes feraient tom- - ber une pluie de feu, bien loin de la 5 frontière, sur les chemins de fer et les i grandes villes ; les gaz empoisonnés porteraient la mort à des lieues de distance dans l'intérieur du pays Dans la guerre, l telle qu'elle est devenue, si l'un des bel-* ligérants peut vaincre, aucun ne peut ga- I gner. C'est la leçon que tous les peuples s doivent tirer de la catastrophe actuelle, l. afin qu'elle soit la dernière. Aucune nation, ajoute M. de Montgelas, ■t ne devra être exclue de la société qui doit être constituée. Aucune nation, ajou-L_ terons-nous, sinon celle qui s'excluerait elle-même, en persistant à se prévaloir du droit de conquête. Dans la maison des à peuples, nul n'entrera que les mains nettes. Pour y être admise, l'Allemagne devra ie annuler l'annexion de l'Alsace-Lorraine, rendre à la Belgique son indépendance 'e complète et l'indemniser pour les domma-il ges subis, reconnaître que le traité de :e Brest-Litovsk n'était qu'une dérisoire co- II médie, comme elle l'a bien montré elle-e, même, admettre un contrôle sérieux qui te vérifiera si ssn désarmement est effectif, n, donner enfin toutes les garanties voulues it pour établir qu'elle ne sera plus à la „ merci d'une caste militaire et qu'elle ne lit médite plus d'agression semblable à celle r- dont elle s'est rendue coupable en août le 1914. BMM—B—BmiMWM——SBMHMMMHWWHaMMM La déroule autrichienne en Albanie Les Italiens occupent Bérat et ont fait I8S0 pfisoiiniers — Les armées autrichiennes se retirent vers le ii. en pillant et en incendiant — Nouveaux succès français — Le voyage des Souverains belges en Angleterre — Le bilan de notre activité aérienne en Juin — Les raids en Allemagne — Un discours du chancelier sur la politique allemande e En Albanie Les Italiens occupent Bérat ROMF, 11. — Stefani officiel : L'ennemi qui a été attaqué de front par notre infanterie et qui se trouve d'arrière menacé par notre cavalerie, se retire en hâte au N. de la Semeni, après avoir détruit ou mis le feu à ses dépôts. Nos troupes ont occupé Berat et ont commencé le nettoyage du vaste territoire conquis ou de nombreuses troupes de couverture ennemies errent encore. La bravoure de nos troupes a eu pour résultat de réduire considérablement leurs pertes. L'ennemi a perdu beaucoup d'hommes ; le nombre des prisonniers se monte à 1600, tandis que de considérables réserves de mitrailleuses, de munitions et de matériel de guerre qui n'ont pu être emportées, sont restées entre nos mains. Les Français s'emparent encore d'une chaîne de montagnes PARIS, 11. — Reuter officiel : Nous avons conquis toute la chaîne de montagnes de Kasnitza et occupé tous les villages dans la vallée de la Tomo-rica, en amont de Dobreny. A l'aile gauche, les Italiens ont conquis les hauteurs Cafaglumaka ; plus de 250 prisonniers sont tombés en leurs mains. Les Autrichiens ont souffert de lourdes pertes; ils se retirent en pillant et en incendiant leurs dépôts. L'importance des- opérations PARIS, 11. — Commentaire Havas : Les Français et les Italiens ont commencé il y a quelques jours en Albanie une suite d'opérations d'une assez grande envergure. Ces opérations se développent favorablement. Les Autrichiens, qui ont éprouvé de sanglants échecs, sont en pleine retraite. Les combats entre le lac Ochrida ^et la mer ont eu lieu sur un front de 125 kilomètres, Les Français ont avancé entre Clevole et Koum à une cinquantaine de kilomètres à l'O. de Kontza, tandis que les Italiens, partis de leur base de Valona se sont emparés du massif montagneux de Malacantra et ont atteint le cours inférieur de la Semini. Les Autrichiens, de leur propre aveu, ont dû évacuer Bérat, étant débordés par la droite et par la gauche. Leur point de retraite, El Bassan, sur la Skoumli, est lui-même menacé à l'extrême droite, les Français pouvant progresser de Pogradek, maintenant que le bastion montagneux à gauche est nettoyé. On est en droit de penser que l'occupation de l'Albanie et le débordement par le nord du lac d'Ochrida pourraient mettre en dangereuse position l'armée bulgare, ainsi découverte sur le flanc gauche de Monastir. EN MACEDOINE PARIS, 10. — Reuter officiel : Malgré ses sanglants revers de mardi, l'ennemi a de nouveau attaqué au N. de Monastir mercredi. Il a été repoussé avec de lourdes pertes. Le Communiqué de Vienne VIENNE, 11. — Corr. bur. officiel : Rien à signaler sur le front italien. En Albanie nos troupes se sont installées sur une nouvelle ligne de résistance. Uue compagnie française qui s'avançait en reconnaissance dans la vallée de la Devoli, a été repoussée. Si l'Allemagne ne consent pas à donner ces garanties-là, elle se disqualifiera elle-même. Et il faudra bien, qu'au début du moins, la Société des nations se constitue sans elle, et, si elle .demeure menaçante, contre elle. Comment conclure un contrat avec un associé dans lequel on n'aurait aucune confiance? Tout dépend de savoir si le peuple allemand sera capable d'avoir une volonté libre et de l'imposer à ses maîtres. Pour les rares Allemands qui sonl parvenus à percer à jour les mensonges officiels et à connaître toute la vérité, i! n'y a pas d'autre moyen efficace de travailler à la paix que de proclamer cette vérité toute entière. Des hommes tels que le général de Montgelas peuvent rendre d'inappréciables services à leur pays e au monde tout entier. Paul SEIPPEL. Joninal de Genève. a Sur le Front Italien ROME, 11. — Stefani officiel: Activité de reconnaissance habituelle. Feu d'artillerie intense dans la vallée de la Brenta. Des détachements austro-hongrois ont été mis en fuite par nos petits postes sur le plateau d'Asiago et sur le Carso. L'exploit de nos Souverains La traversée de la Manche en hydro-avions LONDRES 11. — Reuter : Au moment où le Roi et la Reine des Belges décidèrent d'aller féliciter personnellement le Roi et la Reine d'Angleterre à l'occasion de leurs noces d'argent, ils exprimèrent le désir de passer la Manche en aéroplane. Ce n'est pas la première fois qu'ils volent ni l'un ni l'autre, nos hardis pilotes leur ayant, au front, fait connaître déjà les délices de la navigation aérienne. Mais c'est bien la première fois certes, qu'un roi et une reine passent la Manche de cette façon, Le voyage s'est effectué séparément, chacun de nos souverains à bord d'un hydroavion pouvant transporter un passager. Le voyage s'est accompli sans le moindre incident. La traversée a été idéale et et a duré en tout moins d'une heure, préparatifs compris. Le Roi et la Reine ont atterri presqu'ensemble près d'un port anglais où des automobiles attendaient, qui les conduisirent rapidement à Londres. Le Colonel Chaltin au Hâvre LE HAVRE, 11. — De notre correspondant : Le colonel Chaltin, le glorieux capitaine de nos campagnes d'Afrique, qui avait été fait prisonnier par les Allemands à Namur, vient d'arriver au Hâvre. Sur le Front Occidental Les succès français à la forêt de Retz PARIS, 11. — Havas officiel 2 h. : Au cours de la nuit nous avons étendu nos gains de terrain aux abords de la forêt de Retz. Nous avons conquis la ville et la gare de Corcy, le château et la ferme St Paul, et avons ramené 50 prisonniers dont 1 officier. Nos attaques dans la région de Maison de Champagne et de Mont sans Nom nous ont livré 10 prisonniers. PARIS, 11. — Reuter officiel 11 h. soir : Une reconnaissance dans le voisinage de Bussières nous a valu 5 prisonniers et une mitrailleuse. Activité intermittente d'artillerie en différents points du front. Raids réussis des Anglais LONDRES, 11. — Reuter offic. matin: Nous avons amélioré nos positions pendant la nuit à l'E. de Villers-Breton-neux et capturé plusieurs prisonniers au cours d'un coup de main réussi aux environs de Merris et de Festubert. LONDRES, 11. — Reuter officiel soir : Nous avons pénétré dans les lignes ennemies près de Merris sur une grande profondeur. Nous y avons capturé 70 prisonniers et de nombreuses mitrailleuses. PARIS, 10. — Havas offic. américain : Sur tous les points occupés par nos troupes, la journée a été calme. Le Communiqué de Berlin BERLIN, 11. — Wolff officiel : Pendant la journée, activité modérée. La nuit, combats de reconnaissances. Un fort coup de main ennemi au N. de Béthune a été repoussé. Vive activité d'artillerie entre l'Aisne et la Marne. De furieusss attaques locales exécutées par l'ennemi aux débouchés de la forêt de Villers-Cotterets ont repoussé nos postes dans la vallée de la Savière. : D'une escadrille de 6 aéroplanes amé-: ricains qui tentaient d'attaquer Coblence, : 5 appareils sont tombés entre nos mains ; t les occupants ont été faits prisonniers. BERLIN, 11. — Wollf officiel soir : Rien de neuf.

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