L'indépendance belge

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21 October 1914
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s.n. 1914, 21 October. L'indépendance belge. Seen on 17 September 2019, on https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/en/pid/mp4vh5dg63/
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^INDEPENDANCE BELGE. Administration et Rédaction, Tudor House, Tudor Street. LONDRES, MERCREDI, 21 OCTOBRE, 1914. Conservation par le Progrès. EN EXIL. Nous disions dans notre numéro du 21 août : " Aussi longtemps qu'il y aura un coin du territoire libre " I'Indépen= dance Belge " paraitra. Nous avons tenu notre engagement: à Gand d'abord, à Ostende ensuite. Fondée à la création du Royaume de Belgique, notre vieille " Indépendance Belge " ne voulait pas, ne pouvait pas disparaître. Elle tenait à survivre aux désastres présents; elle voulait rester en contact avec ses lecteurs jusqu'à la dernière limite pour leur apporter les paroles d'encouragement et de confiance. Aujourd'hui c'est toute la Belgique qui est envahie par les hordes teutonnes : momentanément nous n'avons plus qu'un lambeau de patrie. Nous avons vu peu à peu, le flot de l'ennemi monter, monter toujours et submerger notre chère Belgique. Nous avons vu nos belles villes dévastées, détruites sauvagement. Nous avons vu leurs fils massacrés, martyrisés. Nous avons vu le pillage, l'incendie, le meurtre. Nous avons vu nos communes, si fières de leurs droits, si jalouses de leur autonomie, courbées sous le joug allemand. Nous avons vu, spectacle lamentable, cet exode de nos populations menacées, ces femmes, ces enfants ces vieillards fuyant par milliers éperdu»*, abandonnant les demeures où ils sont nés, perdant le résultat d'une vie de la-beur acharné, allant au hasard, sans but, sans espoir de trouver ni un toit ni du pain. Et nous voici, nous aussi, en terre étrangère. Etrangère? Non pas. Car l'admirable Angleterre nous accueille, nous Belges de toutes conditions, avec tant d'empressement, tant de cordialité... Elle nous entoure de tant de sympathies, de tant de prévenances que nous ne sommes pas ici sur terre étrangère : nous sommes, nous nous sentons, chez nous. Nos larmes se sèchent; nos plaies se cicatrisent dans cette réconfortante atmosphère de sincère et chaleureuse amitié. Ici nous reprendrons courage et force pour rentrer dans la Belgique libérée et pour reconquérir à nouveau par notre ardeur et notre énergie la place que notre chère Belgique occupait dans le monde. Car il ne se peut pas que la violation des engagements et des lois de l'honneur soit récompensée par la conquête. Il ne se peut pas que les assassinats et le vandalisme demeurent impunis. Il ne se peut pas que les idées généreuses soient étouffées sous le casque prussien. 11 ne se peut pas que les aspirations vers la liberté qui fait la grandeur des peuples, soient refoulées brutalement par la soldatesque allemande. Non,le triomphe du Droit sur la Force est certain puisqu'il est aussi nécessaire au progrès de l'humanité que l'air à la vie des hommes. Nous rentrerons donc, n'en doutons pas, dans notre pays libéré—nous relèverons nos villes ; nous remettrons en marche nos usines ; nous rétablirons nos voies et nos ports ; nous reprendrons rang dans les pays producteurs et nous referons une Belgique travailleuse, prospère, grande par ses œuvres, et hautement estimée du monde entier. Vive la Belgique libre ! L'INDEPENDANCE BELGE. LES MOTS ANCIENS. o du Depuis que tu sévis, guerre dévastatrice, aura Comme ils sont redevenus vierges e beaux ipen- Les mots De paix, de liberté, de droit et de ji stice. ient: Naguère ils semblaient comme avariés Et recouverts et de sable et de poue .e, ie Mais sitôt qu'en face du ciel lance Quelqu'un les eut foulés aux pieds t pas Ils brillèrent comme la foudre Sous les talons de Saint Michel. stres Qn ne se souvint plus qu'au cœur des parlements n.ac Chacun pour soi les employait diffé: emment. nière La guerre ro,es Leur reconquit soudainement Tout leur sens nécessaire. «ique mes: Et maintenant plus Comme aux heures de force saine Ils sont lestés )t de Certes de moins d'orgueil, mais de plus de fierté et Et de claire raison humaine. EMILK VERHAEREN. POUR L'INDEPENDANCE BELGE. e rf H la- L'Indépendance belge est heureuse « >ns fière de pouvoir réunir, dès aujourd'hu ;cs âans la vie d'exil qui est la nôtre, le us, d'hom; êifllniMK'de 1 »nt Belgique meurtrie—mais non vaincue, la- Nos lecteurs belges liront avec joi ut, les noms qui suivent—et nos lecteur du anglais les connaîtront, s'ils ne les cou naissent ,déjà, pour les apprécier comm rre des représentants autorisés de l'opinio belge, * Jules Destrée, député de Charleroi se- homme politique qui apporte à la Cham is, bre belge, en même temps que ses con or. naissances sociologiques, la finesse élé jg gante du littérateur ; |Ue Maurice Feron, député de Bruxelles ln_ dont la dialectique serrée, la logique e l'esprit méthodique autant que péné ' trant, sont si appréciés par nos parle mentaires ; se Paul Emile Janson, l'avocat d'assise et homme politique dont le retentisse ise ment de l'éloquence a dépassé les fron tières ; "ce Ernest Mélot, député de Namur, qu et fut pour la jeunesse de son parti ui tre guide brillant et écouté et, au Parlement tre un " debater" averti; je. R. Moyersoen, député, et échevin d on la malheureuse ville d'Alost, dont il vé !ur eut ces j^urs-ci, les heures douloureu ses, soutenant toutes les détresses e toutes les énergies. et Faut-il ajouter un mot encore au: signatures de ces hommes appartenan aux différents partis politiques belges ue Non. Rien. Lisons ce qu'ils écrivent Réunis dans un malheur et dans ui ins espoir communs, nous apportons "l'Indépendance Belge" notre collabora :nt ^on" t'tre ce j°urna' est un su^ sant programme. La terre sacrée de 1; patrie peut être momentanément foulé ce par l'envahisseur, jamais il ne prendr 're nos esprits et nos cœurs. Sa force a p< 'a brover notre faiblesse, mais jamai nous n'accepterons d'être Allemands 'is d'oublier la Belgique et son indépen lè- dance nécéssaire. en Loin de nos foyers, nous penson los d'abord avec tristesse à ceux qui son ns restés là-bas. Nous pensons ensuite ; lUS ces milliers de réfugiés qui ont tou ïs" quitté pour ne pas subir la dominatio* *e" de l'ennemi, qui ont besoin d'espéranc et de réconfort, auxquels il faut un sign tangible et quotidien que la Patrie n'es point morte et qu'elle continue, quant même à croire en au et à avoir confiance en l'avenir. Nous pensons enfin, à ces admirables j* et touchante- sympathies anglaises à ^ qui il a suffi de savoir que nos soldats ^ avaient été h'-roiques et que notre pays, dans un entl ousiasté et unanime '.'lan, p t avait préféré .-'offrir à l'immolation que de forfaire > l'honneur. Nous vou-' drions non .-.ulement leur dire notie > reconnaissait! e émue, mais aussi leur < mor'rer poir on notre malheureux petit f pays est digne de tant de fervente entre-aide. j Vis-à-vis de nous même et vis-à-vis j i de l'opinion anglaise, nous voudrions . justifier le.droit de la Belgique à l'exis- ^ tence indépendante et libre. Nous vou- n drions rappeler par le bref tableau de f 1 ses çntivités passées comment un petit f peuple a pu grandir et mériter sa place j, au soleil par 84 ans de labeur vaillant et original. Ce que fut l'essor de notre com-' commerce et de nos industries, l'éclat de • notre science, de nos lettres et de l'art, . il faut qu'on le sache pour comprendre combien notre liberté fut la condition in- 1< dispensable du prodigeux développe- d ment. De quelle façon fut constituée q notre nationalité et garantie par les li grandes puissances. Notre neutralité, il c faut qu'on le sache pour comprendre le a caractère odieux de l'aggréssion dont n nous fûmes l'objet. Combien peu nous n 1 étions préparés à la guerre, de quelle façon nous avions scrupuleusement rem- ■*' pli nos obligations internationales, quelle épouvantable surprise ce fut pour ^ nous d'être entraînés dans le gigantesque conflit européen, il faut qu'on le j> sache pour évaluer plus haut encore, le n courage intrépide de notre armée et les v difficultés de son indomptable resistar.ee. ^ L'esprit des populations civiles, les p mesures prises pour faire respecter les p lois de la guerre, la discipline spontanée p des partis, on doit les connaître pour cj mieux apprécier la manière sauvage n dont nous avons été traités, les atrocités n dont nous avons été les victimes. Et si notre voix pouvait être entendue q jusque dans les pays neutres, nous sou- p haiterions qu'elle répondit aux calom- g nies dont les Belges furent abreuvés, dans l'espoir d'excuser la cruauté avec p laquelle on les accable, aux milliers d'in- v génieux mensonges et de tendancieux \ racontars par lesquels nos envahisseurs h ont cherché à égarer l'opinion interna- e tionale. Nous ne sommes pas de ceux ti qui gémissent ou que la colère trans- v porte. Nous voudrions simplement, po- f, sèment, par l'affirmation seule de faits d dont nous avons été les acteurs ou les témoins, par l'exposé de choses vues, h rétablir la vérité. Elle suffira à montrer c que nous ne pouvions pas accepter le r honteux marché qui nous fut proposé, n 1 Elle suffira à prouver que l'Allemagne i< seule a violé notre neutralité et que la ]( nation toute entière s'est serrée, dans r une manifestation unanime, autour de t l'admirable Roi qui personnifia si noble- v ment et si héroïquement, dans les heures tragiques, le sentiment national. A a l'heure présente, malgré les ruines, les misères et les deuils, nous ne regrettons rien de la décision prise par le Parle ment et le Pays, en cette solennelle journée du 4 août. Même si nous devrions périr dans la tourmente, nous préférerions pour la Belgique une fin honorable et glorieuse à une existence servile, courbée sous le joug étranger. Mais la Belgique ne périra pas. L'issue finale du formidable contlict n'est point douteuse et c'est à elle qu'en premier lieu, seront accordées les réparations légitimes. Tandis que nos combattants iront sur les champs de bataille seconder la cause des Alliés, que la force des choses rendit notre cause à nous, nous combattrons aussi par la parole et par la plume. Et quelque faible que soit notre contribution à cette œuvre urgente de défense intellectuelle de notre Patrie, nous nous y consacre-ron de toute notre âme, oublieux de nos querelles d'autrefois, car notre âme n'a qu'une pensée, qu'un seul désir, qu'une seule certitude : la Belgique indépendante et libre. Jules Destree. Maurice Feron. Paul Emile Janson. Ernest Melot. R. Mover'soen. BIENVENUE. Le Rt. Hon. H. H. Asquith, Premier ,s Ministre de Grande Bretagne fait . l'insigne honneur d'adresser un bienveillant et cordial accueil à i'indé-s pendance Belge." '' Elle est fière de cette preuve de sym- '> pathie et exprime à l'honorable Prési- e dent du Conseil toute sa vive gratitude, i- ' I cordially welcome the appearance of ' " l'indépendance Belge" in this coun-1 t-T -r<* * ** ' •- •'- * - ' is being undertaken will be successful. I feel confident that before long "l'In-^ dépendance Belge will again be issued 5 in Brussels, and our friends and allies, " the valiant Belgian people, will once " more be restored to their own country in e full enioyment of that freedom for which t they have made such splendid and e terrible sacrifices. 1 H. H. ASQUITH. ~ 10, Downing-street, Whitehall, S.W. e Sir Valentine Chirol, un des hommes - lespluscompétentsdela Grande Bretagne - dans les questions de politique générale, e qui pendant de longues années dirigea s la partie étrangère dans le "Times "— il ce qui est tout dire—veut bien nous e adresser le bienvenue en des termes qui j t nous touchent profondément et dont s nous le remercions sincèrement. e ~ . Au directeur du journal l'Indépendance' , Belge. r Monsieur,— J'apprends avec le plus vif intérêt que e l'Indépendance Belge, obligée de quitter e momentanément le sol de la patrie, est s venue s'installer à Londres et y paraîtra • demain pour la première fois. Ce n'est s pas à un ancien journaliste en retraite de s parler au nom de la presse anglaise. Ce-e pendant le moindre d'entre qous est sûr r d'être l'interprète fidèle des sentiments e non seulement de la presse mais de la s nation toute entière, en vous exprimant la bienvenue cordiale et respectueuse e que les circonstance si pénibles de l'heure - présente assurent ici d'emblée à votre - grand journal. > En venant continuer chez nous la c publication de "l'Indépendance Belge," - vous justifiez noblement un si fier titre. < Vous proclamez hautement que, si l'Al-s lemagne a pu violenter le territoire belge - elle n'a pas su et ne saura jamais dompte ter l'indépendance de l'âme belge, plus - vive peut être aujourd'hui dans une in- - fortune inouïe qu'elle ne l'a jamais été s dans la prospérité. s Comptez, donc, monsier, sur notre , hospitalité fant que vous devrez rester r chez nous, mais permettez-moi, sans dé-e roger à cette hospitalité, d'exprimer en • même temps l'espoir que votre séjour e ici n'aura pas une longue durée, et que a le jour n'est pas si éloigné où vous pour-s rez rentrer, le front haut, dans la capi-e taie d'une Belgique à jamais libre et in- - violable. Veuillez agréer, monsieur, l'assur-^ ance de toutes mes sympathies, s VALENTINE CHIROL. s 34, Carlyle Square, Chelsea, S.W. ' - 19 Octobre, 1914. S5ème année. ONE PENNY. No. 286. M

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This item is a publication of the title L'indépendance belge belonging to the category Oorlogspers, published in Londres from 1914 to 1918.

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