L'opinion wallonne: journal belge, indépendant

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27 December 1917
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s.n. 1917, 27 December. L'opinion wallonne: journal belge, indépendant. Seen on 28 October 2021, on https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/en/pid/f18sb3z725/
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Ne nous laissons pas distancer. Il faut que l'Opinion Wallonne soit bientôt quotidienne. ABONNEMENTS : Paris , Départements 6 mois Un et Colonies trançaises 4fr. 6fr. Etranger Union postule B fr. 8fr. Adresser le montant de l'abon-nemenl en mandat-poste ou valeur sur Paris h M. 16 Directeur de l'Opinion Wallonne L'abonnement part du lor de chaque mois. — Toute demande de chaugement d'adresse doit être accompagnée de Ofr. 50 pour les Irais. PUBLICITÉ aux bureaux du journal. La publicité insérée dans le journal n'engage pas YOpinion Wallonne. L'OPINION WALLONNE QUOTIDIEh MlC3^>II!!^"03VEïC5"U"^3-T:3,0X_iIT'ÏC3"tTEl-I-iIT'X'Eïïî.-A.SIIE^.E HEBDOMADAIRE de la Belgique française ÎO Centimes Raymond COLLEYE, Directeur 4LO Centimes pendant les Hostilités JEUDI 27 DECEMBRE 1917 N° 44/28. — 2° ANNÉE Direction-Rédaction 14, Pue Suint-Gcoraos PARI.S (9°) Téléph. Gut. 47-28 BOREAUX A LONDRES ; 3. Gerrard Place W. 1 Administrateur : M. J. IIULET, ingénieur >"<>e lecteur-* pont ['i'i«'s d'excuser le léger retard rte notre »»nl»Iication «lû à l'encombrement résultant des jours fériés de Noël et du Nouvel An. EDITORIAL QUELQUES FAITS Les patrons imprimeurs-typographes ont décidé, en raison de la hausse continue des frais et de l'augmentation de salaire qui vient de leur être imposée par leur personnel : de majorer leurs prix de vente à dater du 15 décembre 1911 dans les proportions suivantes : « Labeurs et périodiques », 10 p. 100 sur les prix actuels ; « travaux de ville et de commerce », 18 p. 100. Ce qui porte l'augmentation à 50 p. 100 pour les premiers, à 100 p. 100 pour les seconds sur les prix d avant-guerre. Cette majoration n'est pas la première que les imprimeurs font supporter à leurs clients depuis la guerre : en un an, l'Opinion Wallonne a vu ses prix d'imprimerie augmenter de quarante pour cent. Nous n'avons pas craint, cependant, de doubler nos frais en paraissant tous les jeudis. Les nécessités de. notre propagande wallonne exigeaient ce premier sacrifice. li est pénible de voir que le mouvement wallon n'a pas, comme le mouvement flamand, la presse nombreuse et puissante qu il mérite. Tandis que nos frères flamands disposent en ce moment d'une douzaine de journaux tant quotidiens qu'hebdomadaires paraissant hors de Belgique, les Wallons n'ont qu'un seul organe et c'est YOpinion Wallonne qui n'est qu'hebdomadaire. La situation politique demande cependant un organe wallon quotidien, commentant les événements au jour le jour, assez puissant pour exercer une pression sur l'opinion publique. Ce journal quotidien, l'opinion publique wallonne le réclame tout de suite. L opinion Wallonne sera donc quotidienne aussitôt que certaines difficultés d'ordre matériel seront aplanies. l/iiXEiil'SJÎ DIS LA PRESSE FRANÇAISE Et voici que les journaux français nous montrent l'exemple qu'il faut suivre. l'ous les journaux souffrent comme nous de la crise. Ceux qui ne l'avouent pas sont sans franchise ou bien disposent de ressources spéciales. Les journaux qui ne sont pas des organes d'affaires mais qui sont des journaux d'opinion ne peuvent compter que sur leurs partisans, leurs abonnes. La vente au numéro ne représente aucun bénéfice pour eux à cause du renchérissement du papier et des exigences des intermédiaires. Deux grands journaux d'opinion qui veulent développer leur propagande, diffuser des idées qui sont dans l'air d'aujourd'hui, viennent d avoir la franchise de montrer à leurs lecteurs la situation critique des entreprses journalistiques indépendantes.La Victoire ouvre une souscription parmi ses lecteurs pour paraître sur quatre pages « afin de maintenir son influence sur la démocratie » Gustave Hervé demande 350.000 fr. à ses partisans. L'Action Française a déjà trouvé 500.000 francs chez ses amis pour pouvoir se maintenir à quatre pages. Elle vient d'ouvrir la souscription du u Million de l'Action Française » ce million elle se vante de 1 obtenir d'ici au mois de mars afin de se développer. L'OPINION WALLONNE QUOTIDIENNE L'Opinion Wallonne s'inspirant des exemples français demande donc à ses lecteurs cent cinquante mille francs pour paraître tous les jours, pour défendre le programme wallon, pour organi=" ser l'après-guerre; pour sauvegarder les intérêts moraux et matériels de la Wallonie ; pour préparer aussi la reconstitution économique de la Belgique.N< us ne rappellerons pas notre programme a nos îidèles lecteurs. Ils connaissent l'Opinion. Wallonne pour l'avoir suivie depuis deux ans avec une attention qui nous prouve que nous avons rencontré le vœu populaire de la Wallonie. Ils ne voudront pas, nos chers partisans, que l'Opinion Wallonne se laisse devancer par les journaux des Flandres ou du Havre. Ils voudront posséder un organe digne de leurs volontés tenaces, de leurs revendications logiques, de leur admirable petite patrie wallonne. Nous sommes tranquilles : la souscription pour 1 Opinion Wallonne quotidienne est ouverte. Dans six mois nous paraîtrons tous les jours et, par notre puissante volonté nous enverrons à nos frères de la Belgique occupée le réconfort de notre fidélité attentive. RAYMOND COLLEYE Notre fête de Noël Notre grande fête wallonne de Noël a eu lieu lundi 24 décembre à la Salle des Agriculteurs, a Paris .devant une très nombreuse assistance,avec le concours de Mmes Charlotte Chamoy, de 1 Opéra de Monte-Carlo, Yette Ferry, des Concerts-Rouge, Recco, des Concerts Classiques, Herman, des Concerts Lamoureux, Taupin, Riès et Wail-lot, cantatrices, et de MM. Hubert Paty, de 1 Opéra, Herman, violoniste, Delvaux, baryton, du Cercle choral parisien et de Mmes Carpentier et Roth, pianistes. Cette partie artistique, régie par M. Herben, a obtenu un vif succès. Ensuite M. et Mme Raymond Colleye ont procédé à une distri-butijn de jouets aux bambins. 150 lots de joujoux, vêtements, bonbons ont été offerts aux gosses par l'Opinion Wallonne, grâce à la générosité des grands magasins : les Galeries Lafayette, le Printemps, le Louvre et le Bon Marché et des maisons Coûté et Damoy. _ Mesdames Mai-sonneuve, M. Siron, publiciste, M. E. Bru-net, député de Charleroi, la Banque de Paris et des Pays-Bas, la Banque de Bordeaux, et M. Maurice Hennequin, auteur dramatique, avaient tenu à apporter à l'Opinion Wallonne leur contribution. Nous remercions vivement les donateurs au nom de nos petits protégés qui auront passé, grâce à eux, un joyeux Noël d'exil. Au prochain numéro, nous consacrerons au suc-eis de notre fête de Noël un article plus détaillé. Landelles. LA SITUATION Se battre peu et discuter beaucoup, telle est la note générale de la conduite de guerre en cette fin d'année 1917.Il n'y a rien à faire contre la neige et contre le froid : l'Histoire elle-même doit marquer le pas. Discussions. Nos alliés anglais ont prononcé de nombreux discours, cette semaine, sur la paix. Une lettre étrange dé Lord Lansdowne a amené successivement MM. Asquith, Balfour et Lloyd George à préciser les buts de guerre de VAngleterre.(CENSURE) Comme elle Vannonçait en 1914, aux temps heureux du « business as usual », elle jettera dans la fournaise son dernier homme et son dernier penny. Nos inquiétudes peuvent, pour le surplus, s'apaiser de l assurance qui nous est donnée des nombreuses réserves encore existantes sur le sol inviolé de la grande lie. Ail right ! Avec les Anglais, il suffit d'attendre. Ils finissent toujours par triompher. Les Allemands affectent, pour l'instant, le silence et ce silence est entouré dë~mystère. Que préparent-ils ? Des propositions sensationnelles de paix ou une offensive foudroyante sur Vun de nos fronts occidentaux ? Il faut se garder d'attribuer aux Allemands une intelligence etdes ressources illimitées. Ils ne sont pas si forts ! Dès les débuts, à Liège et à Anvers ils se sont montrés stratèges médiocres et diplomates lamentables. Que de fautes commises pen-dant ces trois années ! Leur seule supériorité est d'avoir montré un moral inébranlable, un esprit de cohésion et une croyance en eux-mêmes qui leur ont fait surmonter des difficultés alimentaires, des souffrances et des deuils, devant lesquels ce que nous endurons est peu de chose. La sévère éducation prussienne et toute Vâpreté d'un peuple qui veut à tout prix sortir de sa misère, sont l'explication de ce moral auquel nous sommes obligés de reconnaître des qualités exceptionnelles.il n'y a rien de plus. Les Allemands n'ont- rien réussi qui confonde l'entendement. N'eût été la chance inouïe que leur ont procurée Lénine et Trotsky, ils auraient vu s'effondrer après moins de trois ans de guerre leur lourde préparation de près d'un demi siècle d'efforts militaristes. Il n'est pas certain que la trahison léniniste les fasse échapper à leur destin. Le peuple allemand souffre du froid et de la faim. Nous savons de source sûre que ses capacités dé résistance sont physiquement diminuées. Que peut-il tant espér» rer ? Risquer des centaines de milliers d'existences contre les fronts d'Occident, dans l'idée que nous pourrions faillir ? La tentative coûtera fort cher et le résultat est incertain. Mieux vaudrait traiter .Le dernier discours de Lloyd George, étonnant par certains endroits, prodigieux par d'autres, est une éclaircie, qui va. peutA être amener les Allemands à discuter. Ne nous leurrons pas cependant ; les propositions que pourrait faire le kaiser ne seront probablement pas acceptables. Le malheur de l'Europe, à la fin de ce quarante-et-unième mois de guerre est qu'aucune force n'a imposé jusqu'ici, son ascendant. Nous vivons dans une ambiguïté de doctrines, d'aspirations, de mots enfin qui cor-respond exactement à l'ambiguité même des forces en présence. Toute l'Europe est comme la Russie : à la recherche d'un pouvoir prépondérant. Les Alliés seront ce Pouvoir si, pendant quelques mois encore, ils savent tenir et combattre. Borguères. La Politique (CENSURE) Note communiquée par la censure BELGE à Paris : « Le gouvernement interdit toute information au sujet de changements ministériels éventuels. » (CENSURE) Garl O. Goebel. (CENSURE) Une paix clairement définie, une paix qui ne lèse aucune classe, aussi bien en ce qui a trait AUX REVENDICATIONS DES PEUPLE3 OPPRIMES qu'en ce qui concerne les dangers de nouvelles agressions G. Clemenjaau, président du conseil des ministres. Prime à nos abonnés L'abonnement à l'Opinion wallonne remboursé. En présentant leur quittance d'abonnement ordinaire pour une année (6 francs minimum) à notre compatriote Jean Bauwens (Photo-Belge), 77, rue Montmartre ou 129, faubourg Saint-Martin, Paris, nos abonnés auront droit GRATUITEMENT : A une photographie album (format 10 x 15) d'une exécution artistique irréprochable signée « Jean Bauwens » valeur 6 fr. Ou bien à un agrandissement d'art, non retouché, de n'importe quelle photographie, valeur 6 fr. Ou bien à un agrandissement d'art, retouché et superbement encadré d'une valeur de 25 fr. pour 15 fr. Pour commander ce dernier agrandissement et choisir le cadre, nos abonnés sont priés de s'adresser directement aux bureaux du journal où ils pourront sans engagement de leur part, examiner les modèles exposés. A L'UNION WALLONNE DE FRANCE Le cabaret wallon de janvier n'aura pas lieu en raison d'un changement de local. Les réconfortantes réunions régionales organisées par l'U. W. de F. auront lieu dans une autre salle qu« nous désignerons à nos lecteurs. NOS ÉCHOS ACHILLE CHAINAYE C'était le 22 décembre le deuxième anniversaire de la mort, en terre d'exil, d'Achille Chainaye, (Champal),ancien directeur de La Réforme, président de la Ligue Wallonne du Brabant, un des chefs les plus écoutés du mouvement wallon. * * * UNE ASSEMBLEE NATIONALE WALLONNE Les Nouvelles de La Haye, le journal dirigé par M. François Olyff, membre de l'assemblée wallonne, a bien raison de juger sévèrement le conseil de Wallonie — s'il a jamais existé ailleurs que dans l'imagination des Allemands Mais pourquoi faut-il que le journal de M. Olyff, membre de l'assemblée wallonne, ajoute ceci : « Il s'agit, dit-on, de provoquer une assemblée nationale wallonne (qué qu'eé qu'ça ?) » Nous dirons, pour la vingtième fois, que nous repoussons et condamnons toute compromission avec l'ennemi et que nous ne reconnaissons en politique wallonne que l'autorité de l'assemblée ivallonne fondée en 1912 par Jules Destrée. Cette assemblée wallonne existe. C'est aussi une « assemblée nationale wallonne ». Les Nouvelles trouvent saugrenu que la Wallonie puisse réunir une assemblée nationale wallonne ? Une assemblée wallonne qué qu'eé qu'ça ? C'est tout simplement, cher confrère, l'organisme dont faisait, partie M. Olyff (CENSURE) *** MA TINEE... LUT Eli A IRE Un ancien artiste des Galeries et de l'Olympia de Bruxelles, M. Max Péral, organise sous les auspices du Comité belge de Sclieeveningue une série de six matinées littéraires. La troupe de M. Péral annonce : 1. L'Espionne de Victorien Sardou, de l'Académie française ; 2. Le Médecin malgré lui, de Molière, et Les Trois Masques de Ch. Méré ; 3. Les Romanesques, de Ed. Rostand et Les Deux Pierrots, de Ed. Rostand ; i. L'Assaut, de Bernstein; 5. La Petite Chocolatière, de T. Bernard. Ça ne fait pas encore beaucoup d'œuvres belges. Le comité belge de Sclieeveningue n'a point de patriotisme ou bien il n'entend goutte à la. littérature. Penchons pour cette dernière hypothèse car il y aura tout de même deux auteurs belges au programme de M. Péral : il jouera la Demoiselle de magasin dte Fonson et Wicheleer. D'accord, mais alors ! ce ne sera plus une matinée littéraire ! N'y à-t-il donc pas d'auteurs dramatiques en Belgique ? *** LES ECRIVAINS DE WALLONIE. Le samedi 19 janvier, à 3 heures, à l'Université du Parthénon, (>4, rue du Rocher (métro-Villiers) notre collaborateur Cari O. Gœbel, directeur du Coq Wallon et secrétaire général des Jeunes Gardes de Wallonie parlera des écrivains de Wallonie.A ECOLE INTERALLIEE DES HAUTES ETUDES Problèmes internationaux. — La Société des Nations. — L'Ecole interalliée des Hautes Etudes a été fondée en octobre 1917 par l'Ecole des Hautes Etudes sociales et l'Union des Associations internationales (Bruxelles). Son siège central est à Paris, à l'Ecole des Hautes Etudes sociales, l(j, rue de la Sorbonne. Elle prépare l'organisation d'un conseil de direction interallié, et de sections nationales à Bruxelles. Londires, Rome et Was-hinton. Les conférences auront lieu le mardi, à 5 h. 1/2, et le samedi, à 4 h. 1 /4. ★ ** COMPLAINTE Binamé directeur de l'Opinion Wallonne Vos pôriz rind' l'aoueur' à cix qu'fou di s'mohonne Pinsif, trisse, disseulé qui n'a nolli'heuri di bin Qui qwand d'vin ses baix songts; rivent ses vix (parints. Pô aswagi l'dilouve dî s'pôv'cour qui s'ehagrenne Vos savez mî qu'personn qui li fât s't'ine mar- [renne Ginteïe, aimâbe, honniesse, enfin on bai poyon Qui sèrent tôt' li joïe d'on p'tit, fïou wallon. Comment résister à cette prière si adroitement rimée ? Souhaitons que le camarade Pirotte trouve grâce à sa complainte la marraine rêvée. Nous lui transmettrons les lettres qui nous parviendrons. * * * MATINEE WALLONNE La prochaine matinée wallonne aura lieu à la salle Herz le 27 janvier avec le concours da l'Ecole d'Opéra. M. Raymond Colleye, directeur de l'Opinion Wallonne, fera une causerie sur la Wallonie et la France. Le Coq Hardy. Les Wallons en France et à l'Etranger LE GENERAL LEMAN. Le général Léman, le héros de Liâge qui, par son admirable courage, sut, pendant plus d'une semaine, arrêter la ruée allemande, est maintenant interné en Suisse. Il séjournera à Berne. L'Opinion Wallonne salue respectueusement à son .arrivée au pays neutre l'un des plus purs enfants de la Belgique, l'urr des plus fidèles répondants de la parole donnée, et se permet de lui souhaiter le précieux repos qui lui est dû, et que toute sa gloire illuminera d'une flamme que le souffle de l'oubli ne pourra pas éteindre. Th. M. t* ^ • • LE COLONEL CHALTIN EN SUISSE Notre compatriote le colonel Chaltin, commandant le corps des volontaires congolais, est arrivé en Suisse le 14 décembre. Le colonel Chaltin a été fait prisonnier à Namur en août 1914. Nos lecteurs se réjouiront de cette bonne nouvelle et ils se joindront à nous pour envoyer le salut de l'Opinion Wallonne à l'héroïque officiel-wallon.* * * CESAR THOMSON Le cours de violon que notre éminent compatriote M. César Thomson, professeur au Conservatoire royal de Bruxelles, interrompu depuis 1914, recommencera au mois de janvier 1918, au Conservatoire national de musique et de déclamation de Paris. Le cours gratuit, aura lieu deux fois par semaine pour les élèves belges. Les inscriptions sont reçues au secrétariat du Conservatoire de Paris. Abonnement» spéciaux pour militaires (non gradés) un an 3 fr. tO NOËL EïsT ^T A T ,T .rVKTTTn DES FAITS LES FLAMINGANTS A ANVERS Les esprits sont très montés à la suite de la violence dont M. le docteur Desguin, échevin de l'instruction publique depuis plus de trente ans, vient d être la victime de la part de l'autorité occupante et de ses serviteurs « aktivistes ». M. Desguin, s'adressant dans son bureau, à de jeunes instituteurs ,leur rappela les dispositions d'une circulaire ministérielle belge toujours en vigueur, interdisant aux fonctionnaires de se jeter dans la mêlée des partis. Les « aktivistes » virent dans ce geste un acte d'hostilité à leur égard et ils se plaignirent à Vautorité militaire. M. Desguin fut poursuivi devant un conseil de guerre. Le conseil, tenant compte de l'âge de M. Desguin (80 ans) et de l'impossibilité de le déporter; tenant compte aussi de ce qu'il est décoré d'un ordre allemand en récompense des soins donnés aux blessés allemands pendant la guerre de 1870-71, l'acquitta. Mais l'autorité supérieure allemande cassa ce jugement et renvoya le docteur Desguin devant un autre conseil de guerre, qui le condamna à 1.000 marks d'amende. LES FLAMINGANTS A GAND A Gand, les activistes continuent leur campagne avec une violence croissante. On sent parfaitement qu'ils ont pris envers les Boches des engagements et que ceux-ci entendent qu'ils soient tenus. C'est à coups de fouet qu'ils font danser à leur gré leurs piteux complices. De grandes affiches viennent d'être placardées sur Les murs, signées par un comité socialiste flamingant qui exige la paix à n'importe quel prix et à n'importe quelles conditions. Un autre groupe flamingant fait annoncer un grand meeting pour la paix où TAnversois Mortel-mans prendra la parole. On vient d'achever le" remplacement des plaques indicatrices des noms de rues où l'on a enlevé toutes les indications plus ou moins françaises pour remplacer ces plaques par des plaques en bois avec les noms en flamand exclusivement et en grandes lettres. UN FLAMINGANT A BERLIN Les journaux allemands annoncent que le flamingant germanophile traître René De Clercq a donné le 24 novembre, à la Diète prussienne de Berlin une conférence sur ses œuvres... L'insigne au '' Coq: Hardy " Rappelons que le devoir de tous les Wallons est d'arborer le glorieux emblème. Prix 0 fr. 50 franco par paquet recommandé. P'our L'ENTENTE FRANCO-BELGE 3ST os ixvter-v-ie-vsrs _ « Les Etudes industrielles Georges IIARMOIS, Direc.eur M. Georges Harmois qui se trouve à la tète d'une des plus importantes organisations industrielles françaises, répond à notre question : Quelles devront être les relations économiques de la France et de la Belgique après cette longue guerre des Nations qui va transformer le monde ? Mon Dieu, ce qu'elles auraient dû être, ce qu'elles n'ont pas été dans le passé. La Belgique, comme la Suisse romande, n'est qu'un prolongement de l'esprit et du génie Français.Pour la Belgique Wallonne,la question est jugée depuis longtemps.Le rouchi wallon n'est que le picard, qui lui-même a engendré la langue française. Mœurs, usages, habitudes, aussi bien que particularités physiques, tout est semblable du nord de Paris aux marches orientales de la Wal-lonie.Les docteurs en us dé la Germanie ont tenté et tentent encore plus que jamais de séparer la Belgique flamande de la Belgique wallonne. Les Flamands ont répondu comme il convenait. Aussi bien, les Belges ont, par cette grande guerre, conquis leurs grandes lettres de naturalisation comme peuple autochtone. Après la guerre, il faudra tenir compte de cette situation de fait et de droit. Plus de barrières économiques entre le Nord de la France et la Belgique. Mêmes besoins, mêmes intérêts, mêmes ressources d'une même population.Donc mêmes conditions économiques. Plus de cloisons étanches empêchant ou entravant le commerce et l'industrie. Donc libre-échange ? Suppression des douanes et zollverein. Les deux peuples frères ont connu les mêmes douleurs, ont supporté le même martyre, ont développé le même héroïsme. II faut que demain ils aient, les mêmes buts lumineux d'avenir et qu'ils marchent la main dans la main par les mêmes avenues. ETIENNE RICHET Directeur fie l'Autre France. Le programme de l'Opinion Wallonne était, le mien, bien avant votre inoubliable intervention dans la guerre actuelle et ce n'est pas d'hier non plus que je considère les Wallons comme nos frères de cœur et d'esprit auxquels il faudra, bon eré mal gré, faire demain une très large place dans la grande famille française. Thomas Mal9onneuve. LES CONTES DE « L'OPiNIGN WALLONNE » MALADE Il était malade. Le médecin affirmait qu'il ne l'était pas. , La déci sion du soldat malade, qui ne l'est pas selon le médecin, est toujours la même : il s'obstinera, il se ueciarera maïaue tous les jours, îi subira les invectives au medeem jusqu a ce que ceiul-ci commence à douter. Des que îe médecin doute, le soldat est vainqueur : il va a l'hôpital, il sera mis eu observation. Dans le cas qui nous occupe, Laronce -— c'est le nom du malade — n'est pas encore reconnu malade. Il n avait jamais été voir le médecin avant le 2 octobre 1W17. La première entrevue lui avait laissé i impression que la santé <lu medecin iui-meiue neiait pas spécialement brillante. 11 devait avon-le loie en voie de pourriture, binon à. quoi attribuer ce flot de Dite qui! cracnait a jet continu ? 11 avait d'ailleurs une « sale tete » le medeem ; grosse et ronde comme une bouie de jeu de quilles, affligée d'une calvitie que mitigeaient men peu quelques poils rares et blonds. La noucue, très large, eveiliait lidee d'une descendance simies-que. Les yeux petits sous des sodrens exagérément toutius lui taisaient une physionomie pienistori-que comme on en voyait sur ce liini, paru en îali!, dans je ne sais plus quel American t.inenia sous le titre peut-être trop alléchant pour les vierges : l'Homme primitif. Donc Laronce parut devant l'Ours du Nord (sobriquet donné au médecin par ses clients militaires). L'ours braqua sur lui ses phares ophtalmiques. Laronce remarqua les sourcils, subit le regard et attendit. — De quoi vous plaignez-vous ? interrogea l'ours. La vue de cet être hirsute avait-elle abîmé le sens du réel chez Laronce ou bien la mémoire lui faisait-elle brusquement défaut ? 'loujours est-il qu'il hésita à répondre. — Eh bien quoi 1 pressa l'ours. — J'ai du mal dans la tête, dit Laronce. — Donnez-lui un cachet d'aspirine. Déjà l'ours avait inscrit à côté du nom de Laronce un « vu » griffonné comme un paragraphe et il appelait : — Cinquième service I Van Turgrekcht 1 Laronce en restait stupéfié. Il aurait voulu parler, expliquer son cas, ses douleurs vagues dans le haut de la poitrine, ses malaises. L'infirmier lui glissa un cachet d'aspirine en lui disant : — Faites place s'il vous plait 1 Larouce vit le flot des malades. Il y en avait plein la chambre I II la parcourut du regard. Elle était petite et basse et puait comme toutes les salles de visite. Il y régnait une odeur humaine in-suportable qui s'exhalait des poitrines nues, des pieds que l'on exhibait et qui gardaient encore, dans le creux des chevilles, de vieilles couches de crasse, des bouches aux émanations de carbure. Et à cette odeur des chairs chaudes qui suent et suintent se mêlait celle, plus âcre, des vêtements de ces hommes employés les uns à manutentionner les huiles, le pétrole ou le saindoux d'Amérique, les autres à remuer les vieux chiffons. Sur les murs, Laronce aperçut des couvertures du Pays de France représentant les grands hommes du moment. Il admira la chevelure de Samson d'Aristide Briand, le lorgnon de Delcas-sé, les rides de Cadorna, la suprême distinction de Monsieur de Broqueville ; puis, se frayant un passage à travers l'amas des hommes blessés, fourbus ou en proie à des invasions de microbes, il sortit. Dehors, il retrouva son ami Landeuil qui lui dit : — Eh bien ? — Ne m'en parle pas va ! Quel abruti mon cher I — Qu'est-ce qu'il t'a donné ? — Un cachet d'aspirine. — T'es propre avec ça ! — Naturellement. Mais c'est pas fini. Ah 1 non, c'est pas fini. S'il me prend pour une andouille, je lui prouverai ce qu'on est,moi. Il ne se figure pourtant pas que je vais me laisser crever pour ses beaux yeux ? S'il est pressé, je suis malade et il me plaît d'être soigné. D'ailleurs ces médecins sont tous les mêmes. As-tu déjà lu les Morticoles do Daudet ? — Qui est-ce ça Daudet ? — Tu ne connais pas Daudet ? le type qui a accusé Malvy ? C'est un type, mon vieux, celui-là 1 Dans son bouquin il te les arrange les chirurgiens, les dentistes et toute la clique. Probable que l'ours ne l'a pas lu... — Ça n'y ferait rien mon vieux. Quand on est bête, c'est pour longtemps. Tous les jours, avec une obstination britannique, Laronce se présenta à la visite. Elle était toujours aussi rapide. L'ours répartissait ses médications avec un brio de charlatan. « Allons vite ,soufflait-il à l'infirmier », je déjeune à 10 heures chez Leroux ». Dans les commencements l'ours reçut Laronce sans colère : il essaya tous les remèdes militai-

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