Courier du Geer: organe hebdomadaire catholique de la province de Limbourg et du Pays de Liège

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s.n. 1914, 28 Fevrier. Courier du Geer: organe hebdomadaire catholique de la province de Limbourg et du Pays de Liège. Accès à 19 octobre 2019, à https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/fr/pid/n00zp3x701/
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3e année 28 Février 1911 N° 9 Courrier du geer ■Organe hebdomadaire catholique de la province de Limbourg et du ays de Liège ■ ■ y DIRECTION ET RÉDACTION: Henry COLLÉE, Tongres. Abonnement : Belgique 3 fr. — Etranger 5 fr. Annonces la ligne : 0,15 fr. Réclames, réparations judiciaires et autres insertions dans le corps du journal : 1 fr. la ligne. Les annonces se payent par anticipation. Téléphon® On traite à forfait pour les annonces à long terme N° 12 La manière forte. | Le désarroi qui sévit sur nos voies ferrées provoque parLout une vive et légitime émotion. Les retards subis fiar les trains de voyageurs sont, a ertains jours, fantastiques ; quant ux marchandises, la désorganisa-ion du transport cause à l'industrie «el au commerce des préjudices sérieux. Tout le monde se plaint, on idiscute, on ergote, on accuse le Gou-livernement d'incurie et d'incapacité «et les politicailleurs anticléricaux ■écrivent à ce propos des articles ful- ■ minants. Il est certain que nous assistons ■pour l'instant à des phénomènes cu- ■ rieux, que ne suffisent pas à expli-■quer les fortes gelées de janvier, ni ■l'embâclement des canaux, ni les cent ■mille raisons secondaires invoquées ■en i'occurence. Toutes ces causes ont ■pu avoir leurs effets, mais il devient ■évident que, à côté et par dessus ■celle-là il en est d'autres, plus im- importantes et plus dangereuses. K Nos adversaires qui savent exploi-■ter les premières, affectent d'ignorer ■celle-ci et leur attitude en I'occurence ■ est singulièrement suggestive. Nous ne discuterons pas ici la ques- ■ tions de savoir si une pa lie du per-■sonnel des chemins de fer, inspirée ■el encouragée dans ce sens, dans un ■but trop facile à deviner, entreprend aie sabotage rationel et méthodique ■du service,la grève pèrlée en un mol. ■ Il nous suffit pour l'instant, de con-■staler les faits et d'examiner s'il peut ■y être porté remède. Or il n'est pas, il n'est plus dou-■teux pour qui connaît un peu, non ■seulement le personnel roulant, mais ■encore celui des bureaux, de certains ■bureaux et de certains services, jus-■qu'aux très haules sphères administratives, que ce personnel à, dans la ■situation actuelle, de très réelles et ■de très graves responsabilités. Que ■ce soit de la négligence, de l'incapa-■cilé ou de la mauvaise volonté, le ■résultat est le même el les consé-■quences idenliques. — Contre des "situations, ou des eulreprises de ce (genre, il n'y a en définitive qu'une seule manière, c'est la manière forte. Dans une administration aussi vaste el aussi complexe que celle des Jfeheuiins de fer, une seule méthode ■peut réussir a réprimer les négligen-Hces, à écarter les incapacités, à punir ■les entreprises de désorganisation. ■C'est la «responsabilité par cascade», 4bien établie et fermement appliquée pour chacun des chefs de service des Iplus élevés aux plus humbles,qui devra | répondre de ce qui se passe dans la sphère de ses attributions ; quand il se saura personnellement et effectivement responsable, en dehors des Ëcas fortuits ou de force majeure, il Ê aura un intérêt évident à découvrir ■ et à réprimer les négligences, à sig-■naler les impérilies el à dénoncer les ■culpabilités. — Il y aura peut-être ■des exemples à faire, et des exemples ■retentissants, mais c'est,à mon sens, ■le seul moyen de convaincre le per-■sonnel qu'il n'a pas le droit el qu'il |n'a aucun intérêt, au contraire, à ■obéir à des suggestions où à des mots d'ordre extérieurs pour la désorga-nisalion d'un service public. — Si é les autorités se décident à agir éner- f giquement, avec clairvoyance et sans I faiblesse, il est certain que la situa- * lion s'améliorera avant peu.Il y aura des réclamations, des protestations, des manifestations de la part de quelques uns. Mais le Gouvernement peut être assuié d'avance do l'approbation de tous les bons employés el de celle du pays tout entier. JEAN RIVAL. Autour de ia Moavelie loi scolaire. La loi scolaire a été votée, la semaine dernière à la grande joie et à la satisfaction de tous les catholiques belges ; ceux-ci, en effet, seront maintenant à même de procurer à leurs enfants des écoles où ils recevront une instruction et une éducation répondant à leurs vœux et en rapport avec leur conviction. La situation matérielle des instituteurs sera également améliorée, conformément à l'importance et à la dignité de leur profession. * * * La nouvelle loi scolaire augmentera les subsides, accordés jusqu'à présent aux écoles libres. Ceci met nos adversaires, libéraux et socialistes, dans une colère aussi folle que stupide. Ils auraient voulu que tout l'argent de l'Etat aille aux écoles officielles ou neutres, et que rien ne serait accordé pour l'entretien des établissements d'instruction, que les catholiques ont fondés avec leur deniers, et qui, en certains endroits, comme à Tongres, comptent plus d'élèves que les écoles officielles. Dans tous le pays, les écoles libres ne reçoivent qu'une aumône en comparaison des riches subsides alloués aux écoles officielles. Pour prouver notre affirmation, nous publions ci-dessous la liste des établissements officiels et privés de la ville de Tongres, ainsi que le nombre d'élèves que chacun d'eux comptait pendant l'année scolaire 1912-1913, et le montant des subsides qu'ils ont touchés à la même époque. Ces chiffres puisés à source officielle, ne peuvent être niés et nous défions nos libéraux tongrois de les mettre en doute. Ecoles officielles. Nombre Montant des" d'élèves subsides Ecole comm. des Garçons 215 fr. 16,880 » » des Filles 250 » 14,331 » » d'Adultes 160 » 2,345 » » de Dessin 79 » 2 300 Athénée Royal ( oa: » 73,076,26 Ecole Moyenne de l'Etat ( » 23,089.75 Ensemble 940 fr. 132,630,01 Les écoles officielles de Tongres reçoivent donc en subsides une somme de 132,630,01 fr. jour une population de 940 élèves, soit | 411,09 par élèva Ecoles libres Nombre Montant des I d'élèves subsides Ecole adopl. des Fr. Maristes 243 fr. 7,770 » Gard, des S. de ..-tarie 302 » 4,800 » » Dames des SS. CC. 152 » 500 Collège N- D. 290 » 2,500 Ensemble 987 fr. 15,570 Les écoles libres de Tongres touchent donc 15,570 fr. pour 987 élèves, soit «5,77 fr- par élève. * -k « Il résulte donc des chiffres ci-dessus que les écoles officielles de Tongres, touchent annuellement fr. 141,09 par élève, tandis que les écoles libres ne touchent que fr. 15,77 par élève ! Et cette criante injustice existe dans tout le pays ! Et dire que libéraux et socialistes ne cessent de prétendre que les catholiques sont les ennemis de l'instruction officielle, que les cléricaux, depuis qu'ils sont au pouvoir, n'ont cessé de combattre l'instruction officielle II! Quels sinistres comédiens ! Si jamais les écoles libres, fondées par les catholiques devaient disparaître, le gouvernement serait obligé de dépenser des millions pour la construction de nouvelles écoles, les traitements de nouveaux instituteurs, etc. Ce n'est donc que justice, si la nouvelle loi accorde quelques miettes de la manne gouvernementale aux écoles libres, en compensation des énormes services qu'elles rendent au pays. Nos adversaires ne cessent de prétendre que tout l'argent de l'Etat va aux couvents. Tout ppur les curés, tout pour les petits-frères et les nonnettes ! Voilà leur thème favori. Personne ne se laissera séduire par ce sottes déclamations, d'autant plus que les écoles officielles continueront à toucher leurs riches subsides. La nouvelle loi scolaire est une loi de ustice, qui met un terme à une criante injustice et qui portera les meilleurs fruits dans tout le pays. Journée de la Presse Catholique. Nous rappelons à nos lecteurs que la Fédérations Nationale et inlerdio-césaine des Œuvres de presse catholique, sous la présidence d'honneur de S. E. le cardinal Mercier, organise une troisième Journée de presse, qui aura lieu à Mons,le 6 mars prochain. L'intérêt pratique des rapports — il en est même sur la Bonne Presse de Paris, et le grand nombre des comités fédérés lui promel un succès aussi brillant que celui des journées de Namur et de Gand. S. G. Mgr Walravens, évêque de Tournai, rehaussera de sa présence l'assemblée générale où une conférence sur la Presse sera donnée, par M. l'abbé Thellier, l'apôtre de la Bonne Presse en France. Le comité fait appel à toutes les œuvres ou comités de presse du pays pour qu'ils adhèrent à ce Congrès national des œuvres de presse, ainsi qu'à la Fédération elle-même. S'adresser au secrétariat général, rue de Bruxelles, 58, Namur Le nombre des employés de l'Etat. M. llelleputte, Ministre des Travaux publics, a constaté que le nombre de kilomètres de voies navigables et de routes entretenues par l'Etat n'ayant presque pas augmenté, le nombre des employés des bureaux a quintuplé. Cette constatation suffit à expliquer la mise à l'étude d'une réorganisation des services des Ponts et Chaussées. Une historiette piquante qui nous a été contée par un très gros personnage officiel jette une lumière sur l'augmentation absurde du nombre des employés de l'Etat. C'était au Département des Chemins de fer, M. Vandenpeereboom ébit ministre. Un employé d'élite,muni du diplôme d'officier d'artillerie issu de l'Ecole d'application, avait la naïveté d'étudier lui-même les questions dont il recevait les dossiers. Son bagage technique lui en facilitait l'intelligence. Or, quand son ancienneté l'approcha du grade de chef de bureau de deuxième classe, il apprit avec stupeur qu'il n'était pas proposé pour l'avancement. Indigné, il alla directement trouver le Ministre. M. Vandenpeereboom qui, comme chacun sait, est la droiture même, lui répondit, après enquête^ qu'il n'était pas proposé parce qu'il n'avait jamais eu d'employés sous | les ordres et que le chef de bureau doit avoir appris à conduire les hommes. Le lendemain, notre ingdnieur alla trouver son chef, lui exposa la besogne dont il était chargé et lui démontra péremptoirement qu'il avait besoin de trois employés. On les lui donna. Cela marcha bien Au lieu de travailler lui-même, le candidat à l'avancement donnait des instructions à ses employés et lisait la Gazette et le XXe Siècle en attendant de revoir le travail de ses subordonnés. Six mois après.il était nommé chef de bureau de 2e classe. Le lendemain, il réclama trois employés supplémentaires et, vu l'importance du service, on les lui accorda. C'est aiiisi qu'il devint chef de bureau de lre classe. Cela aurait continué ainsi ; malheureusement il est mort. Que l'on décide que l'avancement résultera du travail personnel et tout sera changé dans les bureaux ministériels. F©i?Iapie afc JPapig®. Aura-t-011 bientôt fini de nous raser avec cette forlane, prétendue danse du Pape ? Les journaux gueux en sont pleins, et continuent à ressasser des variantes sur cette information fausse el formellement controuvée cependant. Le record, en l'espèce, revient à l'« Etoile Belge. » Voici que, au cours d'un même article, elle constate el explique la complète fausseté du récit... qu'il ressert néanmoins comme vrai dans le mrême contexte. C'est un correspondant parisien qui écrit dans la feuille bruxelloise : « La danse est d'origine païenne, et l'Eglise, dès le début, l'a condamnée. On conçoit mal, dans ces conditions, que le pape ait pu recommander une danse quelconque, fût-ce la forlane. D'ailleurs notre confrère Jean de Bonnefon, à l'autorité de qui je me réfère à nouveau, l'a joliment fait entendre : le pape a d'autre chats à fouetter... Seulement !... seulement même dans les salons bien pensants, il y a de la jeunesse,de la jeunesse qui veut s'amuser, qui veut danser. On lui interdit tango. Il faut bien lui offrir autre chose. On lui propose la forlane, qui est, si j'ose ainsi m'expri-mer une chorégraphie de tout repos, et qui, de plus, a l'avantage de se danser dans le pays du pape. De là à laisser entendre que le pape l'autorise, puis qu'il la conseille, enfin qu'il la recommande, il n'y a que l'espace de trois pas, vite franchis...

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