Journal de Liège et de la province: feuille politique, commerciale et littéraire

1269 0
close

Pourquoi voulez-vous rapporter cet article?

Remarques

Envoyer
s.n. 1914, 03 Avril. Journal de Liège et de la province: feuille politique, commerciale et littéraire. Accès à 22 octobre 2020, à https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/fr/pid/gb1xd0rv1k/
Afficher le texte

Over deze tekst

Onderstaande tekst is geautomatiseerd gemaakt met OCR (Optical Character Recognition). Deze techniek levert geen 100% correct resultaat op. Dit komt mede doordat oude drukken moeilijker te lezen zijn met software dan moderne. Dat betekent dat er onjuiste tekens in de tekst kunnen voorkomen. Er wordt gewerkt aan verbetering van de OCR software.  

Vendredi 3 Avril 1914 TTTV X f7 « P. !f < \ rTTVirk m- VT! \!Î.H Franco en Belgique Un an! : Î3 s » » 6 mois ; 8 fj ï 3 mois 4 fi franco en Hollande Un an ; 22 h » Union postale * 32 fi On s'abonne au bureau du Jourru el dans tous les bureaux de posit ADMINISTRATION TÉLÉPHONE 56Ï JOURNAL DE LIÈGE FEUYLLE POLITIQUE LITTÉRAIRE Eï CÛiiERCilfe - FONDEE EN HU RtfnArTHfflf FT ADMINISTRATION ? BOULEVAR® DE LA SAUVEïMÈRE, 21 Annonces. > s !a ligne, 20 cent, Réclames. , . « . » 40 cent, Faits divers. . , . » 1 franc Réparations judiciaires » 3 francs informations financières » 3 francs Avis de sociétés •> peine iip» 30 cent. Émissions, . , . . » 1 franc RÉDACTION ÉTRANGER L'Affaire Caiilau 1 la Commission d'Enquête tes conclusions Nous avons publié «hier une analyse t: complète de ce document. La délibération, oui a abouti hier à texte et 'qui a porté sur le dernier pa: graphe, a été particulièrement laborieu M Jaurès, qui, déjà la veille, avait don sa d'émission pour ne pas subir la pr aioiî, de lia majorité do la commission voivabie là M. Caillaux avait formulé s opinion dans une phrase caractéristique qui stohllséait définitivement les resbon: bilités des anciens ministres, son exp< se terminait ainsi : MM. Monis et Caiilau- ne se sont i seulement exposés aux polémiques des p tis, mais aussi au juste blâme des citoyt en Intei-venunt d'une façon abusive de le fonctionnement de la justice. Cette phrase, cette sanction, que dem* d'ajt l'opinion publique a fait hurler douleur les amis Je MM. Caillaux et ^ ni s. M. Jaurès,- après avoir tenté de résis à leurs objurgations, a fini par céder. •Il a supprimé la phrase qui exprim si vigoureusement sa pensée, {jour lui su tituer une formule plus adoucie. Peu importe, puisque le public a ma tenant l'expression merhe ûe sa vérita opinion. Ecartée de l'exposé, sa conc sion reste comme la flétrissure infligée a ministres Monis et Caillaux' : c'est 1' sentiel. Après les déclarations de MM. Barr Bonnefous et Leboucq, justifiant leur v< négatif, on a procédé au vote. Seize députés seulement ont pris part scrutin. MM. Ceccaldi, Pourvuery de Bc ftCrin, Chautemps, Painlevé, Dumesnil, I Yv, de Folle-ville, Franklin-Bouillon, P. Meunier et Long ont voté pour, en faisc cenend/uii des réserves. MM. Barrés, Bonnefous et Lelboucq> c voté contre. M. Albert Leroy s'est abstenu et en M. André. Lefèvrc a déclaré qu'il ne ve lait pas prendre part au vote. En somme, les conclusions ont été ad-tées par. 10 voix contre 3 et 2 abstentic sur trente-trois membres dont se compi commission. déclaration de iVï, Barres M. Barris fçst exprimé ainsi : Messieurs. Je demande la parole pour une diécia tion. Je lie puis accepter vos conclu'sio JSt- cela pour trois raisons : i» j/.i première, c'est que la méthode r me de ïr/î/ail que vous avez adoptée p< les rédiger enlève toute portée à ces c causions. M. Jaurès avait proposé un texte. Il lait ce qu'il valait, mais il était l'expi sion d'une pensée. Ce texje a été gâc lanciné, adultéré, démantibulé, — pro: toutes le.; métaphores' de destruction < vous voudrez — phrase par phrase et r par mot. Sur la construction de M. Jaurès ont t vaillé trente autres pensées. Je n'y; verr pas d'inconvénient, car on pourrait ap; diior cette "ritique à tous les débats, ne .s'agirait ici d'une question de poi de faits, et tu ce travail de critique n'av consisté à essayer d'établir un accord tre les commissaires au,x dépens de la c Viité de ces faits. Le produit de cette ooération trans tionnolle, ces conclusions que je suis puissan.t à vous empêcher de voter con tuent un document tellement hybride et nimisé qu'en le lisant dans son enseml ie me suis demandé si j'avais vraiment sisté aux séances auxquellea vous m'avez assidu. Dans cette composition politico-Iittéra qui devait être un vigoureux raccourci cb réalité, il en reste si peu de cette réalité elie se présente avec des nuances si a uiiées que pour ma part je ne la rétro nlus — et pourtant j'en ai été le téme 2? Ma seconde raison est q.ue ce de fijusi minimisé ne saurait plus c< porter sanction. Votre apparente partialité est »ine absolution et une al }$&oii niai justifiée. pgfljli tous les faits qui npus ont été noliH ÎSb prenons-en un seul, e.afftffie ex* P*b Moula» fait venir le procureur gt î ti* ' ^se à notre barre : <« Je ne ral. Il de. - ^l'yi-dre • je ne l'ai pas : ai pas donne o parce qUe ((.je n'ai nace ». Pourquoi . V0UjS ji'ordtonn prononcé le» mot: «- •:* <(,Si vous parce que je il ai pas <i** Mbis n m'obéissez pas, je vous f rappe a. ■ • sieurs, depuis quand est-ce qu il est ; de .formuler ce ijiot : «Je. vous ordoiw pour ordonner! Est-ce quu ny a P<-<-regard, le geste, l'accent de la voix . Et quand un magistrat, entré dan cabines id'un premier ministre* 4" f avw oui volonté retournée au point c «xeree 4a&« ses fonctions professions une action tslU -lue ses collègues oisen i:ii (on nous S'a déclaré) : « Ou l>icn il toc. OU bien il a «ÇU de 1 argent, ou il a riçu un ordre», eh Uten ! magist.-.'t agit ainsi, je dis, «soi : «Ou1 il y a des effets sans cause ou btei) )1 eu ordre pt menace». Or ie nW rouoite à l article 1(91 du C pénal. J'y ?oi« gue le mot menace y inscrit «fflue s«>/ il permet d atteindu Monis. N'est-il P» ASS» naturel que Monis, qui connaît le C/>de mieux, que ne vienne pas nous '7n mot •'ful signifié : «Je tombe sdîis le ^oup de ticle 179»? 11 me scmJ)le r^oms moi, que des commissaires, ,'(QUi'S.*s, nom du pays, de faire justice de proc Qui ne visent à rien moins qu'à corn mettre la sûreté de tous les citoyens l'intrusion de l'exécutif dans le jucii;i; aient d'aVr.nco soustrait à cet article un homme apolitique qui a comis un i de pouvoir évident puisqu'il a été s «d'eeets, et quels effets ! 3e potjp-rais refaire le môme uaiso ®nent $>*opQs de M. Caillaux. • Il eï •complice. Et lui-même, s'il n'avait pas Menacé en hn ou en ses arnis, il n'ai Pas v,esé sur . on oollègne, le du ©inet. Cet article 179. vous le voyez, s'é donc loin <ians l'espèce, et plus il s'é loin, plus est gcarxle la responsaibilitj ceux qui soustraient tant de coupable châtiment. Puisque je suis en train d tgmaler votre excessive indulgence, j'en encore donner un exemple. Comment pouvéz-vov.is laisser sans classer, sans même les signaleft*_. les c ations opposées en séance par le min actuel à toutes les indications qui nou étaient données sur l'existence et le sen de ce document? La* Sans l'intervention de M. Barthou, elle allaient tromper le Parlement et le pays 3° Il y a une troisième raison pour la la» quelle je ne pujs in'associer à vos conclu sions. Cest que je les considère comme un atteinte à la conscience nat.'onale. . Il ne suffit pas de dire qu'on fait ceuvr-de justice avec l'éloquence la plus enflam niée. Il faut la faire. Il ne faut pas qui les humbles, que les faibles puissent si :èo dire : «Il n'y à i>as de châtiment pou: les puissants!» Il ne faut pas, dans ur ce pays qui souffre profondément clu mal de: •a- divisions politiques, qu'il soit dit qu'il suffi se. d'être d'un parti pour que ce parti couvn lié toutes les défaillances si graves et s 2s- avouées^ qu'elles soient. C'est une leçor [a- d'immoralité, politique que vcus «allez don on rxer au pays. Jo ne m'y associerai pas. et Réunion de la sous-commission 1% Paris, 2. — La sous-commission chargé* par la commission 'd'enquêté Rochette d'en tendre M. Escarguel, rédacteur en chef d< a:: l'Indépendant des Pyrénées Orientales,s'es ir~ réunie ce matin. ns M. Escarguel s'étonne qu'on l'ait convo ns qué après le vote des conclusions. 11 se_demande à quoi pourra servir sa déposition m- M. de Follevillè, président, lui fait remar de quér que les conclusions n'ont été arrêtée: [o- que sous réserve de son audition. Questionné au sujet de l'article dans le •er quel il raconte que M. Dumesnil aurait fai une démarche pour obtenir la remise d< ait l'affaire Itoc-hette près d'une personne qu ys en aurait informé le Président de la Répu blique, M. Escarguel affirme l'exactïtudf iu- des faits qu'il a révélés. Il les tient, dit-il Me d'une source certaine, mais il refuse de dé lu- signer la personne qui l'a renseigné. uk _____ IU| a m riiAXCS A là. Chambre ' Paris, 2. — Là Chambre discute le pro<je de taxation d.e la rente française. Un de i-.. puté de la droite, en constatant le nombr Iq. insignifiant des députés présents; soulèv Ui connue hier matin un vacarme sur le n* tun'cs <le la gauche. M'. Jules» Boche combat le projet qu ,r.t constitue une oeuvre politique désastreus et ruinera le crédit de la France, fin M. André Lerfèvre combat également h m- taxation de la rente. Il remarque que le fluctuations parlementaires à ce sujet fa >p. vorisent la spéculation. ns L'orateur estime que cette mesure occa )se sionnera à l'Etat une perte sèche pour toui les emprunts futurs. Il craint aussi la fuit des coupons à l'étranger. M. Ronoulif ministre dos finances, re pond que les deux principales raisons d la taxation sont qu'il .est impossible qa'ui ridule échappe à l'impôt général sur le ra- revenu». En outre, il n'existe aucun enga ns. gement de l'Etat de ne j>imais imposer 1; • l'Oii.O. -, ' . nê- Le ministre ajoute que le vote émis 1 sur 2 décembre par la Chambre a un sens in m- contestable. (Applaudissements à gauche) M. Klotz proteste. t*a- La discussion générale est close et le pa? es- sa.re à la discussion des articles est vpté lié, La suite de la discussion est renvoyée ; lez demain.. Séance .levée. pue §5éancfe à 3 heures pour la discussion de lot •:inclusions de La commission d'enquêb sur l'affaire Rochotte. p'l" L'affaire. CaillawK-CaJsrj&tte ^ Paris, 2. — M. Boucard, juge .d'instruc S'j] tion, a reçu ce matin M. Caillaux, ancie: nt9 ministre dèts finances, qui s'est présenta ; ait 10 h. 'JO à son cabinet accompagné de M Chaumonet, un des secrétaires du bàtor nier Fernand l.ahori. M. Canlàv.x a dénia ridé à M. Boucav ac_ de vouloir bien le convoquer pour la se im- maine prochaine, car il désire lui apporte 3ti- une longue liste de témoins dont les dépi mi- sitions peuvent être utiles à la défen&e d )le l'iiiculpée. as' M. Caillaux a fourni .au magistrat inatrw vu teiir un certain, nombre de renseignement sur les dépositions de ces personnalités, ire, A 1 h. 30,. M. Boucard a entendu M. S : !,-[ mon DeK.-os, îédacteur en chef du Radica et M. Uûlbos a déclaré <iue se trouvant dan tté- le cajbi.net da M. Caillaux, le 16 mars, à mic îve Mme Caillaux vint- chercher son mari pou iin. déjeùner. La conversation roula sw 1 eu- campagne du l'Ujaro. Mme Caillaux lui t >m- part, à mots couverts, et avec force rét im- cences, des craintes qu'elle avait de noi .so- velles divulgations probables ou imminei tes. ap- M. Delbos ajouta que deux jours aupî rm- r avant il avait rencontré Mme Caillaux < que la conversation avait rou.lé déjà, ceti nié'- lois, sur la campagne du Figaro. Mine Cai lui laux lui avait fait part de ses craintes n ne- lativement à la divulgation probable d pa» document Fabre. î M. Boucard a reçu de M. Dumesnil, dire no teùr du Rappel, qui lui a déclaré que- d( les- le samedi 14 mars, il avait eu l'occasic oin d'informer M. Caillaux que deux de s» » confrères parisiens avaient eu connaissan* ' le du rapport Fabre qu'ils se proposaient c publier. De plus., à cette date, Mme Cai le !*aux savait que d'autres journaux que ont Figaro devaient publier des documents se: oi'il ca&nnèls mais, suivant lui, ce ne pei lies pas être Ir publication de ces docuen de oui motiva la (lémajche de Mme .Caillai 'est auprès de M. Calmette, >ien M. Boucard a ensuite reçu Mme Gueyda ce qui a protesté avec énergie contre la d >ien position fait; hier par M. André Vervoe y a et qu'elle traite de mensongère. Jamai dit-elle, à aucun moment je n'ai offert ode coifimuniquié à aucun journaliste ni à a 'est cuiîi ioyin.al les documents dont a par M. M. Vervoeiï. . , M. Au cours de sa déposition Mîpi-'xs : noi, Boucard, M. Caillaux a déclaré qp il U1 eût lait réduire à néant les allégations ces an Par- de M. Calmette, qui prétendent faire cri l à re qu'à aucun moment ce dernier n eut au en relations avec Mme Gueydan pour c [j'dés tVtîj? <;p ppôsession des lettres qui lui avaie nio- été vol&Cfi. .. I: veut égaient*** } fuui- les déclaratio ,P'" d',: <\t Louis B»rtiw« «R? i4i nt,- «a rtallté vne ?ntfc-vii.e-avç.c M. 1,0 nici eui, >.,1. doliiia ioCtUro des Se iljus Ou.j .ian qui ... , s st ew }S poss uivi fameuses lettres qu ^ sion sous un bec de £az. . nne- M. Boucard a ensuite entendu le . ;t le d'hôtel de M. Caillaux <rui a déclaré fj été le jour du ci'iane, ses maîtres avaient < irait jeûné sans appétit. temi ALLEMAGNE tend , ,ie Lo voyais de l'empereur ; au Strasbourg, 2. — On sait que l'empeft e ^i- Guiliaunie doit faire, le mois prochain, ceux visite annuelle en Alsace-Lorraine ; il vi dra à Strasbaui'g, où il passera la rei les de la garnison, puis à Metz ; des manc i£né- vres auront lieu dans les environs de ce istre place, du côté de la frontière frança: ^ sur les champs de' bataille des 16 et 18 aou , 1&70. On ne sait encore quel sera le thè me de ces exercices. li'autre part, on assure oue l'Empereu se rendra à Cohnar, où d'autres manœu vres auront Lieu — cette fois-ci des ma nœuvres de montagne — exécutées par tou tes les troupes de la Haute-Alsace, que ren forceront sans doute des troupes du grand duché de Bade. Déjlà, les différents corps se préparent i ces manœuvres ; ils envoient successive ment toutes leurs unités dans les Vosges pour y effectuer des exercices préliminai res, entre le Ballon d'Alsace et Sainte-Ma rie-aux-Mines. ANGLETERRE La que&ticfi irlandaise Londres; 2. — La détcii^te que nous si-gnal'ions liisr au Parlement anglais s'esl encore accentuée aujourd'hui. Le ton det orateurs prenant part à la discussion du . Home rule s'est beaucoup adouci, et M. Dillon, l'un des plus ardents Rationalistes i irlandais, a pu (lire que depuis trente ans ; que dure la controverse relative au Home rule, c'était la première fois qu'il entendait discuter cette question dans un esprit raisonnable et conciliant, et avec le désir violent de part et d'autre d'arriver à un règlement. Pour lui, c'est presque un mi-i racle. En dehors de cette amélioration très apparente des rapports entre partisans et adversaires du Ilome rule «à ia Chambre des communes, nous devons signaler le lo-.g entretien qu'a eu ce matin, au ministère de la guerre, M. Asquith avec le généra! Pagët, commandant en chef des troupes d'Irlande. Cet entretien a fait l'objet d'une question à la Ghambre des communes, qui a amené cette réponse de M. Mac Kérina, ministre de l'intérieur. — Le premier ministre a vu le général commandant les forces d'Irlande, et celui-ci lui a dé-c'aré <;uq lorsqu'il convoqua les gé-t r.éraùx de division et de brigade sous ses ordres, la seule question qu'il leur posa ou î qu'il entendit leur poser fut pour leur de-î mander s'ils étaient prête à placer leur de-> voir au-dessus de toute autre considération.l En ce qui concerne la réélection de M. ) Asquith, le décret de convocation des électeurs a été publié aujourd'hui, et la date i dés élections fixée au 15 avril. M. Asquith i compte partir vendredi pour sa .circonscription, "tm il ne restera Probablement que quatre ou cinq jours. La grève minière * Londres, 2. —r Le travail a cessé dans la plupart des mines de houille du Yorks-pire, et c'est demain qu'expire le délai don-^ né par les mineurs avant la déclaration ' dé grcYe. Du côté des propriétaires de mines com-' «o ? cl a côté des chefs de syndicat, la si-" î nation est considérée -comme, grave. En gé-J'éi'aL on cioit, ^u^uue.gr,èvo-~,d'une-d-uré* , de plu"icurs semaines est inévii-i;ble, et l'on ! craint même voir se renouveler la grande grève de 1912. Nous avons déjà dit que cette grève étail motivée par une question de minimum de salaires. Il s'agit, en effet,. d'un mécontentement provoqué chez les mineurs par l'ap- I pLicatien inéquitable, d'après eux, de in loi sur le minimum des salaires. ! Barnsley, 2. — T1 y a à l'heure actuelle 11.20.(XX) {grévistes dans les charbonnage? du Yorkshire. Ils seront, paraît-il 170.001 ce soir, Le charbon a, de ce fait, (augmenté de 5: i shollmg par tonne et le coke de 2 shelline x par tonne, e Une commission mixte de patrons et d'ouvriers a été formée pour solutionner le conflit, mais on pense que de toute façon :l les mineurs ne reprendront pas le travaii avant que les fêtes de Pâques soient pas-r sées. e ESPAGNE Entrevues royales aux Cas;aries s Madrid, 2. — Suivant une dépêche de La: Palmas, publiée par les journaux, on conti nue ia -asffirmer que le Roi d'Espagne et L; i Roi d'Angleterre se rencontreraient aux Ca g r.aries et s'entretiendraient des questions di j politique internationale. Une clame d'hon r ncur de l'impératrice d'Allemagne, la du a chesse Silly 'Moork, a visité récemment La; ! Palnia-, afin de retenir un appartemen pour l'inipératrice qui doit y faire une curi h d'air. L'Empereur d'Allemagne viendrait 1: rejoindre. Las souv'e:ains allemands yisi ieraient eîv.-uite ensemble les Canaries. ;; iiussie e Le sort dos acronautes l- allemands pnsonmen Berlin, 2. — On sait que les aéronaute; II allemands Berliner, Nicolaï et Haase son retenus à Perm, en Russie, où ils avaien atterri ù la fin de janvier,- pour avoir, san IS autorisation, survolé les zones interdite n russes. 9 Loi mère de Nicolaï vient d'adresser un 'o supplique à l'empereur pour lui demande ■te d'intervenir en faveur de la, mise en libert 1- de son fils. le ^ D'autre part, on annonce que le procès d i- l'aviateur allemand Mischcnvski, omprisor it né à Varsovie depuis le 8 février derniei l-s commencera prochainement. Mischewsl ix aura à répondre du délit d'espionnage c est en outre coupable d'avoir survolé 1: fi, ceinture de forteresses de Plutusk. AUTiireiïE s! Les relations austro-roumaines ^ Vienne, 2. — Suivant les journaux, l'ai ,7 dience accordée hier par l'Empereur a comte Tisza et la conférence du cbml . Tisza et du comte Berchtold auraient porl sur les manifestations austrophobes d '. " {joumânip. On croit que le comte Tisz •h répondra au^iUrd'hui ou demain au ' ' Chambres des .Magnats et des Députés a sujet des dites manifestations. Suivant les journaux on serait porté 11 croire dans les milieux hongrois que c< démonstrations roumaines sont provoqué' ; par des influences étrangères tendant epipêcher la reprise des négociations ent: ïo îîpuvemoment hongrois et les Roumaii de n-irinyylv«Tjiiu. Cependant, ajoutent 1 journaux, le"goyyévhenién't (hon'grojs me tfii tout on œùvro pour rendre cés lentai ,xC vy5 gtérlle^. Uc lé" BALKANS La question de l'Epire Vienne, 2. La question d'Epire semi dovoh jtiendre bientôt une tournure dè sive. Touteiois, les nouvelles les plus ce ar tradictoires se croisent av&c une telle i sa pidité qu'on ne reconnaît plue* iç; si 1 ?n- va. vers une détente, ou vers une uggrav ■ue tion de la situation. On se montre optimi: bu- à ce sujet dans les cercles viennois, t? tte dis que dans les milieux balkaniques se, ne cache pas un certain nessimisme. t Une dépêche de ©urazzo annonce que le gouvernement albanais comprend une majorité favorable à la répression énergique du mouvement épi rote, mais la Nouvelle Presse Libre croit savoir oue l'entrevue prochaine de HEmpereur d'Allemagne et du Roi de Gtfèce sera une occasion pour le roi de Grèce de demander à la Triplice quelques ■ .rectifications de frontière en faveur de la Grèce. SUEDE Los élections Stockholm, 2. — Le résultat du scrutin poutr les quatorze sièges de député de Stockholm a été publié aujourd'hui. Sont élus : 5 conservateurs, parmi lesquels l'amiral Lind.man, chef du dernier cabinet conservateur ; un libéral-national ; deux libéraux-radicaux, parmi lesquels M. Staaff, chef du dernier cabinet, et le docteur Berg, son ministre de T instruction publique, et six socialistes, parmi lesquels M. Branting et le maire de Stockholm, M. Lindhagen. Les radicaux ont ainsi perdu deux sièges et les socialistes, un. Dans la majeure partie des circonscriptions, les élections auront lieu dimanche prochain. La santé du roi Stockholm, 2. — Le médecin du Roi a publié aujourd'hui le bulletin suivant : Bien, que l'état de santé du Roi se soit amélioré pendant la dernière semaine et qu'il n'y ait aucun motif d'inquiétude, comme les douleurs d'estomac tendent à vouloir reprendre, nous avons proposé de consulter un spécialiste pour les maladies de l'estomac et les maladies intestinales. C'est le conseiller intime, professeur Fleiner, de Ileidel.berg, lequel arrivera samedi prochain à Stockholm. ETATS-UNIS Le sort de IV!. Kccsov&it New-York, 2. — Une grande inquiétude règne depuis, quelques jours dans toute l'étendue des Etats-Unis sur le sort de M. Théodore Roosevelt, l'ancien président de la république, qui était parti, il y a quelque temps, en compagnie de son fils, M. Kcrmitt Roosevelt, et M. Anthony Fiala, un explorateur fort connu, pour explorer une partie de l'intérieur du Brésil, absolument inconnue jusqu'à présent. Le but principal de M. Roosevelt était de suivre le cours d'une rivière qu'il avait baptisée « Rivière du doute » et dont on ne connaissait ni la source, ni l'embouchure. Quelque temps .après le départ de l'expédition, on a reçu à New-York une dépêche de M. Anthony Fiala., ainsi conçue : «Nous avons tout perdu dans les rapides. Téléphonez à ma femme que je suis sain et sauf. » La dépêche ne disait rien de M. Roosevelt et des hommes qui l'accompagnaient.L'inoliiétude augmente à la suite d'une dépêche reçue de Buenc ^ Ayres. et annonçant que, d'après' Une nouvelle arrivée "de Limia, au Pérou, les habitants d'Iquitos craignent que M. Roosevelt, son fils et tous les hommes de l'expédition ne soient perdus.MEXIQUE Rèunien du Congres Mexico, 2. — Le Congrès s'est réuni. Le général Huerta a lu lui-même un message au cours duquel il a déclaré que son intention était de rétablir la paix au Mexique.La déclaration ^résidentielle a été approuvée avec enthousiasme. Le Président a fait ensuite allusion aux difficultés rencontrées par le Mexique pour obtenir de l'argent, à cause de l'influence exercée par l'attitude étrange d'une certaine puissance. CHINE Exploits de pirates Hong-Kong, 1* — On annonce qu'une bande de pirates a arrêté, à hauteur de Liiitin-îslan-d, le vapeur chinois Shing-Taï à destination de Wuche. , Après avoir tué le gardien des provisions, deux gardes gouvernementaux chinois et plusieurs autres, les pirates se sont emparés d'un butin évalué à 30.000 dollars. ris7Tîj>î8 KO \AjaNJhiWF.S Catastrophe de chemin de fur Batavia, 1. — On annonce qu'à la suite d'une collision qui s'est produite aujourd'hui sur un pont du chemin de fer avec de, buffles, près de Tanjonkpriok, un train a déraillé. Le pont s'est effondré. La locomotive et cinq wagons ont été précipités dans le fleuve. Une vingtaine d'indigènes ont été tués. Il y a une cinquantaine do 5 blessés. Les passagers européens qui se i trouvaient à l'arriére du train ont été sau-t vès. 3 Los conctusione de l'affaire Rccttetto à la Chambre \ Paris, 2. — Le public est extrêmement nombreux pour assister aux débats sur les :i conclusions de la commission d'enquête sur l'affaire Rochette-. Dès 2 heures, la tribune publique est bondée, La Chambre vote un certain nombre de [. projets de loi, puis M. Braeke, socialiste, u pose une question au gouvernement au su-e jet de la grève de Neuville (Nord), é Ce n'est qu'à 5 heures que la Chambre e commence la discussion des conclusions de a la commission d'enquête. x M. Jaurès s'élève contre ce retard,1 puis •i M. Del a/au y e, membre démissionnaire de la Commission, monte à la tribune, à U déclare qu'il veut accomplir une œu-:s vre de magistrat et non d'homme politique. ;s 11 donne lecture de ce qu'il appelle un à court exposé qu'il oppose aux ordres du •e jour plus ou moins politiques de la Comis mission. ïs M. Delahaye étudie d'abord le rôle deî t- magistrats. Il estime que M. Fabre, procu i- reur général, n'a pas commis une forfai ture, mais qu'il l'a permise. M. Bidault d< l'Usle, suivant lui, est plus coupable i cause de son indépendance. Il propose à lî Chambre de livrer le président de la cham bre des appels à la mésestime publique, le Etudiant ensuite le rôle de MM. Moni •i- et Caillaux, il . rend un chaleureux hom n- mage à M. Calmette, mais flétrit MM. Hé a- brard et Escarguel, qui n'eurent pas 1 courage de confirmer les articles, de leu a- tourna). 11 déclare" ensuite ne pas vouloi >te revenir sur le passé de M. Caillaux. Tou n- tefois, il lui reproche d'avoir offert ai on Congo plus qu'on no lui demandait et pous 1 sé nneonscience jusqu'à avouer qu'il vor lut dissimuler le pillage de l'épargne fran çaise que Rochette allait dénoncer. Le passé de M. Caillaux, dit-il, est syn thétisé par ces mots d'un sénateur : Celi relève cle la Haute Cour. M. Delahaye dorme lecture d'une consul tation juridique émanant, dit-il, d'une hau te autorité. Cette consultation tend à éta blir contre MM. Monis et Caill'aux l'accu sation d'avoir usé de menaces pour force: M. Fabre à obéir, crime puni par le Côd< pénal, qui prévoit la dégradation civiqui et une amende qui ne peut être inférieur* à 200 francs. La consultation indique que Rochette de vait retirer un grand bénéfice de la remise à huit mois que Caill'aux et Monis lui fe raient obtenir. M. Delahaye dit que. le délit est juridique ment établi car'les deux ministres ne peuvent invoquer aucune excuse de droit. I invite en conséquence le gouvernement à exercer contre eux des poursuites en vertu des articles 177 et 179 du Code pénal. (Applaudissements à droite et sur divers bancs.) M. Delahaye dit que le 'pays est las de l'intervention de la finance dans La politique.Vous dépassez,, dit-il, la limite de l'inconscience.Puis s'adressant ià M. Doumergue, il s'écrie : Vous avez trompé l'opinion publique et le sentiment de l'honneur. (Exclamations ironiques à gauche. Applaudissements à droite et au centre.) Vous avez trompé le sentiment de l'honneur en traitant d'infamies les accusations de Calmette et mes propres accusations en les traitant de calomnies. Vous avez violé toutes les lois en dissimulant les crimes passés à votre connaissance fin solidarisant la cause de l'escroc avec La cause de la République. (Vives protestations.) M. Delahaye se montre aussi sévère contre M. Jaurès, qu'il accuse d'avoir empêché la lumière et d'avoir voulu couvrir Monis et Caillaux. Il reproche à M. Bienvenu-Martin, ministre de la jusTice, d'avoir commis la même faute en prétendant ignorer la vérité que voulait faire connaître Calmette, tué au service de la vérité. (Mp-rmures à gauche. Applaudissements là droite et au centre). M. Delahaye rend ensuite un hommage sincère a M. Barthou. qui accomplit .un acte des plus honorables. (Bruit 'à l'extrême gauche. Applaudissements à droite et au centre). L'orateur conclut en demandant à la majorité do se désolidariser de Caillaux et de Monis et de Laisser frapper les coupables. Ne tentez pas, dit-il, un sauvetage impossible." Il y va du bon renom et peut-être de l'a,puissance financière de la France. 5'.)"députés seulement restent en séance. M. Paul Meunier dit qu'il votera l'en-aemMe des conclusions tout en faisant des réservr-s sur les termes dont les conclusions .parlent de M. Bidault de l'Isle, qui ne rciçut1 pas d'ordre, mais céda aux néces-' sités d'une situation douloureuse. t.'orateur estime que les conclusions dépassent la mesura en exprimant dos regrets au sujet dei l'attitude de M. Bienvenu-Martin. Il termine en exprimant le voeu d'une réforme des polices administratives et judiciaires.M. Fraissinet constate que le parquet et les membres du gouvernement ne pouvaient ignorer les risques considérables que la. remise faisait courir à l'éoargne française. Il fait un tableau de toutes les entreprises -financières véreuses oui menacent l'épargne et contré lesquelles la justice lutte difficilement.0.3. Fraissinet -estime crue les mots : « abus déplorables d'influence » sont insuffisants et devraient être remplacés par : «pratiques criminelles ». Ce *ont des délits de collusion de laipOlitique et de la finance, qui oui une répercussion désastreuse. C'est ce qui justifie le projet de résolution qu'il a déposé il y a quelques jours sur les incompatibilités des situations financières et gouvernementales.Dans les. pourparlers franco-allemands dit l'orateur, ces immixtions du ministre des finances eurent des résultats déplora bles que l'histoire devra connaître un jour. L'orateur termine en invitant la Cham bre à voter demain sa motion, sans quoi dit-il, vous porterez à la République ur coup terrible. La Chambre décide ensuite de discutei les douzièmes provisoires demain matin après l'impôt sur la rente. Demain après-midi, suite de l'affaire Ro cfcétto. Séance levée. Paris, 2. — M. Renoult a déclaré à h Commission financière du Siénat qu'il se raii impossible de voter le ^budget de 191 avant la séparation des Chambres. Le Sénat a décidé d'équilibrer le bud get au moyen de 1% millions d'obligation sectionnaires au lieu de 190 million* qu demandait la Chambre. ■£ Paris, 2. — La sous-commission d^enepiêt Rochette a décidé que M. Escarguel serai de nouveau entendu demain matin cor tradictoirement avec M. Ernest Constant. *• Versailles, 2. — L'aviateur Espanet a e? périmenté, à Villacoijblay, devant la Con mission de l'armée, un nouveau monopla blindé avec lequel il a atteint, la vitess de 140 kilomètres à l'heure. L'apnàreil est muni d'un moteur d 160 II.P. * Berlin, 2. — Un aviateur étranger a a terri à Rosenbourg (Bohême). Il a été a: rêté sous l'inculpation d'espionnage. Il déclaré se nommer Philippoff et être or ginaire de St-Pétersbourg. Ce n'est pas u officier. Rome, 2. — L'ouverture du parlement eu lieu aujourd'hui. L'entrée de M:. Sala; dra et des nouveaux ministres a été salin par des acclamations. M. Sàlan'lra a donné lecture de la d claration ministérielle. 11 a dît qu'en rafsc de la guerre de» Libye, de nouveaux saci fices en hommes et en argent allaient êt demandés à la nation. Les crê'dits r&cl més atteindront. 200 millions. La situation financière prévoit un défie de 23 millions qu'il faudra couvrir par d mesurés financières extraordinaires. ! Le gouvernement va étudier l'applicati< de l'impôt progressif sur Le revenu. \> compte également s'employer pour (lonn satisfaction aux cheminots et espère q ceux-ci ne persisteront pas dans leurs i > tentions de grève. •* Madrid, 2. — Le Roi a ouvert la sessi-î parlementaire. Il a prononcé son discoi t' du trône et il a regagné ensuite le pale r avec le cérémonial habituel. On ne signale aucun incident. 1 •£ St-Pétersbourg, 2. — Les usines Poutil et un certain nombre de chantiers et fabriques occupant en tout 60.000 ouvrier, ont suspendu le travail pour un temps ii . déterminé. L * Sofia, 2. — Aujourd'hui à l'ouverture d Sobranié, le président du Conseil a donr . leteture du discours du trône. Le Roi ce>pstate que les relations de 1 Bulgarie avec les autres puissances, tai • dés pays balkaniques que d'Europe, soi ; aujourd'hui rétablies et ejue le pays poi ; vait désormais prétendre à l'œuvre de pai i et de progrès. Au moment où le discours du trône fa: sait allusion aux dernières élections, u i certain nombre de députés socialistes on poussé des cris de protestation qui ont ét couverts par les protestations parties de tribunes occupées par le public. ■if- New-York, 2. — Un télégramme de Jack sonville (Floride) annonce qu'un incendi s'est déclaré ce matin de bonne heure, « Sainte-Augustine et a détruit 4 hôtels d touristes. Il y a plusieurs morts. ■& Saint-Jean-de-Terre-Neuve, 2. — On si gnale un grand désastre aux pêcheries en phoques. 170 hommes de l'équipage du va peur New Foundland ont été emmenés i la dérive sur un glaçon, durant une terrible tempête de neige qui souffle dopui: -48 heures. On a déjà retrouvé 50 morts oi mourant. Plusieurs navires sont à la recherche de! manquants. »<9-0-0»' ■■■ Le BaiNjtiel Briand Un grand discours do ('ancien président du Conseil Un grand banquet était offert mercred: soir à M. Briand, ancien président du Con seil, par le parti républicain socialiste. Or s'attendait à une manifestation houleuse car les' adversaires de M. Briand s'étaien promis de troubler la fête. Comme on ve le voir, ils en furent pour leurs frais. Les incidents furent anodins' et peu nombreux Ce banquet fut pour M. Briand l'occasior de prononcer un magistral discours : M. Briand explique son attitude au pou voir, ses actes sur lesquels on a vouli égareir l'opinion. Mais, ilit-il, le peuple vaut mieux que tous ces hommes qiii pr* tendent le représenter. Puis, abordant h situation politique actuelle : « Citoyens, dit-il, îjous sommes à une minute décisive, à l'heure où le pays Vf choisir entre deux voies qui s'ouvrent elv vantlùi ; et quand je parle du pays, je n'a nullement la crainte de le voir, sous l'influence de certaines propagandes, se tourner \-cx,. le passé, déserter les avenues de la République. : non !'}a France est pro-fondement, èsseniiellempnt républicaine ! Qpand je. dis que deux voies sont, ouver tes devant le pays, je narle de deux po litiques. J'ai eu l'honneur, étant président du Con seil, m'étant au gouvernement rendu comp te ûe ce qui pourrait, je ne dirai pas dé tourner du régime, mais désaffectionner h peuple de lui, et malgré beaucoup de me: amis qui nie disaient : « A quoi bon le: discours retentissants, à quoi bon les foi-mules nouvelles ? Vous êtes au gouverne ment avec une majorité assurée, bornez vous donc à ces discours en grisaille de: manifestations ministérielles (Rires) qui m contiennent que des choses amorphes et qui plaçant toutes les idées sur le même plan au point qu'il est presque impossible di lés distinguer les unes des autres, ne don nent prise à aucun adversaire, ainsi vou vivrez longtemps et vous aurez autour d< vous une majorité nouvelle. » (Rires et ap plaudissements). J'ai pensé, dis-je, ayant fait au gouver nëment certaines constatations, que c'étai mon devoir d'honnête homme, au risque d dresser contre moi des obstacles, au risqu -ue rendre ma situation impossible, de crie au pays certaines vérités. (Applaudisse ments). J'ai dit que la République ne pouvai s'épanouir dans toute ra force ; j'ai di qu'elle ne pouvait réaliser ses vues qui La condition d'être gouvernée selon, certai nés méthodes ; i'ai dit oue le parti répu blicain au pouvoir ne pouvait pas être 1 parti républicain faisant de la France s chose. J'ai dit que, lorsque l'on donne un parti l'honneur de la .gouverner, il dol à partir du moment où il s'empare d pouvoir, gouverner pour la France entière J'ai dit qiue, dans une République, tous le citoyens sans exception, même ceux qui n L sont pas républicains, ont droit à la 1 : berté. (Applaudissements) J'ai dit que l'ac * ministration n'est pas au service d'un cla contre le reste des citoyens. (Applaudisse ments) ; qu'un- parti qui veut se conduii 3 au pouvoir comme s'il était encore dar 3 l'opposition n'est pas digne de gouverne la France. (Applaudissements).-L'orateur plaisante ces « états-majors p< B litiques » dont la seule raison d'être est c t continuer la lutte. Mais le pays n'a pr les mêmes raisons qu'eux, et il en. a asse de recevoir les coups que ces états-majo] semblent se porter mutuellement. — Pourquoi, s'écrie-t-il, les poings tei dus, pourquoi persister à vouloir la Répi i blïque hargneuse et menaçante ? e La salle croule qn ^applaudissement Lorsque le calme revient. (M. Briand r e prend le procès des radicaux-socialistes au dit-il, font sans cesse revivre artificiell ment les mêmes divisions pour ne pas avo L- à résoudre les problèmes sociaux et fi eaux. a II blague ces mêmes radicaux-socialist i- de n'oser se présenter devant les électéu n du suffrage universel ou restreint qu'av le programme de leurs adversaires. — Ils nous prennent nos icîées, dit-il a notre musique, tous les orphéons, tout i- les fanfares de Pau la jouent et notre bo ■e larigisnie s'est infiltré rue de Valois... Se lement le pays se méfie, car il ne suffit p é- d'accepter des idées ; c'ert la façon de ! n. appliquer qui importe. » i- En passant, une allusion au scandale I: •e chette. M. Briand l'effleure en ces ternie a- « Les méthodes do gouvernement sont facteur extrêmement important et sur ■it quel l'opinion publique devra avoir l'esp es porté pendant la proohaine lutte élec raie. )n La méthode gouvernementale, citoyei Il est peut-être ce par <Iuoi la République er eu le plus à souffrir. J'ai dit tout à i'ihei je qu'au pouvoir il n'est pas possible à n- parti de se. conduire comme lorsqu'il trouvait clans l'opposition. Il ne lui est i possible d'administrer pour ce parti, dt >n l'intérêt de ce parti (vifs applaudissemem rs sinon tout est faussé. iig Des pénétrations fâcheuses se produise la séparation des pouvoirs n'est plus as rée, l'influence politique s'introduit parto fausse tout, corrompt tout. (Vifs appl ^ff dlssements). Nous avons assiste', ces jo1 de derniers, à un phénomène qui, très vite pris les proportions d'un scandale; 'il ne [. faut rien exagérer ; il faut voir les choses telles qu'elles sont etvje pense que ceux qui voudraient s'en emparer pour détourner la u sympathie du pays dut régime républicain là risqueraient fort de s'engager dans une voie d'imppissance. Le pays ne confond a pas le régime qu'il aime avec certaines er-t ireurs qui peuvent être commises par cer-t tains au nom de ce régime. Le pays se rend bien compte que beau-x coup de choses et beaucoup d'hommes sont à remettre à leur place. (Vives acclamations). Le pays sait très bien, que tant que, 1 par suite d'un scrutin étriqué, trop étroite- ' t local, les immixtions locales pourront 3 decider des nominations, des avancements 3 même des magistrats, tout sera à redouter dans le domaine de Li justice. Ce qui vient de se produire n'est que la consé-. quence de la pénétration fâcheuse de la » politique et de la justice. Mais cette peiné-i trâtion trop étroite, elle n'est nas là seiif ï lement, et surtout elle est dans tous les domaines de l'administration. Il y a une confusion d autorité, une pénétration intime d'influence; il y a un mélange fâcheux de tout ce qui devrait être scrupuleusement sépare, et alors il arrive que le régime chancelle sur sa base, il arrive qu'un souffle morlbide se répand sur le pays. »> M. Briand revient ensuite sur sa" méthode de gouvernement qu'il oppose à celle des sectaires de la rue de Valois : ; On peut demander des sacrifices au pays, les imposer aux privilégiés de la fortune, dit-ii, nyiis il y a la manière, et point n'est besoin d'avoir la menace à la bouche et la trique à la main. C'est là l'iaéal pour -certains, ce n'est pas le nôtre... On n a pas fait la République parce qu'on a (écrit sur le front de nos monuments ces trois mots : libert-', égalité, fraternité. Non, ces trois mots, il faudra les arracher de la façade pour les obliger à circuler dans nos rangs. » En terminant, M. Briand indique, d'une façon très succincte, les réformes sociales 1 à accomplir. «Il faut, dit-il, se méfier de l'égoïsme corporatif, mais donner aux syndicats les moyens d'utiliser leur activité. La République doit maintenir l'intérêt général si elle veut éviter les convulsions terribles dont sont atteints les» pays qifi n'ont pas su établir la justice sociale. » La fin du -banquet a été marquée par quelques manifestations : Vers dix heures, les convives du banquet commencèrent à sortir. Malgré! la police, quelques individus qui, pendant que le banquet durait, s'étaient dissimulés dans des pars proches de l'Elysée-Montmartre, sortirent et tentèrent de manifester. Mais les convives eux aussi manifestèrent. Il y eut quelques coups échangés, quelques personnes renversées; mais pas d'arrestations. Entouré d un groupe d'amis, M. Briand sortit de la salle. Les clameurs d'ovations se- mêlant au 'bruit aigu de quelques sifflets à roui et tels, firent un vacarme assourdissant. M. Briand monta, dan- sa voiture - • automobile, qui traversa la foule et s'éloigna paisKyl ornent. Au café du Delta, un jeune 'homme qui criait : < Vive Briand!» fut .bousculé par. une dizaine d'individus. Il y eut alors une bagarre, et des pyrogènes Lancéfe basèrent quelejues glaces. Presque au coin de la rue des Martyrs et de la rue des Abbesses. manifestants, > contre-manifestants et gardiens de la paix se querellèrent. M. Petit-Jean, gardien du neuvième arrondissement", fut 'blessé au front d'un coup de canne. Il poursuivit l'homme qu'il croyait être son agresseur, et il arrêta M. Tissier, rédacteur à la Guerre sociale. M. Tissier fut relàchié dans la soirée. Encore une loi bâclée . -gf) iH> p» Nous avons fait ressortir, d'accord avec le Bien Public, l'extrême légèreté avec laquelle a été établi le projet de loi sur les Assurances Sociales, qui ne repose sur aucune base scientifique. La chose est tellement patente que l'on a proposé de ne t voter, cette année, que la partie relative t aux pensions de vieillesse, reposant sur ^ un système qui a fait ses preuves et d'ajourner les parties relatives à la maladie et à l'invalidité, abandonnées ià l'empirisme des e mutualités. i Le Patriote signifie ou'il ne peut être i question de cet ajournement : 1 « La Chambre s'occupera prochainement :. du projet sur les assurances sociales. Ce s projet, déposé par M. le ministre du Tra-e vail, contient trois parties : celle établis-[. sant l'assurance-vieillesse, celle relative à [. l'assurance invalidité et celle ayant tuait u à l'assurance-maladie. » Comme obéissant au mot d'ordre du e Soir, certains journaux annoncent que la s Chambre, ne votera que la partie de la loi ,r concernant l'assurance-vieillesse... Ceux-là seulement qui oublieraient que nous som-). mes à l'époque des « poissons d'avril » e pourraient se laisser prendre à ce canard. s » A de nombreuses reprises, en. des ter- 2 mes ne laissant place à aucune équivoque, •s M. de Broqueville et M. Hubert ont affirmé énergiquement leur volonté de faire voter i- la loi en son entièreté, avant les élections. 2_ » L'honorable chef du cabinet, notamment, a fait, en ce sens, une déclaration l très nette en réponse à une récente ques-2. tion de M. Vandervelde. Nous tenons de i bonne source que le .gouvernement ne songe nullement à changer d'attitude. » ir Gare à la nouvelle gaffe du gouverne-s" ment des gentils garçons, qui nous mène a tout droit à la faillite des mutualités et à la faillite du principe même de l'assurance. ■ni— ii M iO-ÎP^— — i En Belgique js Travail tcrce es A son tour le Sénat va connaître les beautés du travail forcé. 11 siégera jusqu'à °- 0 heures aujourd'hui, mardi et mercredi s: et rentrera le mardi 15 avril, rompant avec 111 toutes les traditions. Jamais il n'a tenu 1(r" de séance, en effet, pendant la semaine de l"it Pâques... C'est ce que la Gauche a fait ■Q- observer. M. Poullet et la droite entendent faire is, voter le projet scolaire dans le délai le a plus bref, comme s'ils avaient „crainte de re ic soumettre au jugement des électeurs, an Crainte qui va faire connaître à nos pères se conscrits les agréments du hard laibour. 'as Le débat, qui vient de commencer, en dé- ns pit du gouvernement et de sa majorité, ne •s), manquera pas d'ampleur, mais nous pouvons prédire que le projet ne retournera' ht, pas à la Chambre. su- Tous les coups de parti seront consom- ut, més pour éviter cette cruelle mésaventure iu- à la loi scolaire. irs Reste à savoir si dès lors elle ne sera , a pas entachée d'illégalité...

Over deze tekst

Onderstaande tekst is geautomatiseerd gemaakt met OCR (Optical Character Recognition). Deze techniek levert geen 100% correct resultaat op. Dit komt mede doordat oude drukken moeilijker te lezen zijn met software dan moderne. Dat betekent dat er onjuiste tekens in de tekst kunnen voorkomen. Er wordt gewerkt aan verbetering van de OCR software.  

Il n'y a pas de texte OCR pour ce journal.

Over deze tekst

Onderstaande tekst is geautomatiseerd gemaakt met OCR (Optical Character Recognition). Deze techniek levert geen 100% correct resultaat op. Dit komt mede doordat oude drukken moeilijker te lezen zijn met software dan moderne. Dat betekent dat er onjuiste tekens in de tekst kunnen voorkomen. Er wordt gewerkt aan verbetering van de OCR software.  

Il n'y a pas de texte OCR pour ce journal.

Over deze tekst

Onderstaande tekst is geautomatiseerd gemaakt met OCR (Optical Character Recognition). Deze techniek levert geen 100% correct resultaat op. Dit komt mede doordat oude drukken moeilijker te lezen zijn met software dan moderne. Dat betekent dat er onjuiste tekens in de tekst kunnen voorkomen. Er wordt gewerkt aan verbetering van de OCR software.  

Il n'y a pas de texte OCR pour ce journal.
Cet article est une édition du titre Journal de Liège et de la province: feuille politique, commerciale et littéraire appartenant à la catégorie Liberale pers, parue à Anvers du 1832 au 1940.

Bekijk alle items in deze reeks >>

Ajouter à la collection

Emplacement

Sujets

Périodes