La gazette

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s.n. 1918, 30 Novembre. La gazette. Accès à 20 octobre 2020, à https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/fr/pid/154dn40c82/
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LA GEZETTE AOÔrereEMÈÏVXS : Les abonnements sont reçus aux bureaux du journal. Nous en ferons connaître prochainement les conditions que nous ne pouvons encore fixer actuellement-^ ' ANNONCES ORDINAIRES : 53 centimes la petite ligne. RECLAMES (Après les spectacles) : 2 francs la ligne. FAITS DIVERS (Corps du jonrnU) : 3 fnincs la li^rne. (Fin du journal) : 2 francs la li^ne. NÉCROLOGIE : 2 francs la ligne. Pour les annonces, s'adresser au service de la publicit* REDACTION H ADMINISTRATION : 86, RUE DU MARAIS, BRUXELLES. — Téléphone j : B l'etr TRES INTERVIEWS Nous avons rencontré hier un de nos amis qui nous a dit: — Le hasard m'a procuré, hier, trois interviews intéressants 1 — Sur? —■ Sur la question du jour, celle de l'Université flamande de Gand. — Eh bien! si vous le voulez, rapportez-nous cela. — Volontiers... — Le premier personnage avec lequel j'ai causé est un Bruxellois — je ne vous dirai pas son nom, — un Bruxellois qui a signé, pendant l'occupation, la lettre de protestation adressée au Chancelier à propos de la création de l'Université de Gand. — Enfin, m'a-t-il dit, nous allons avoir notre Université flamande à Gand. — Comment? fis-je... vous y tenez? N'avez-vous donc pas signé la protestation qui en combattait si vivement la création par les Allemands 2 — Si fait... Mais si nous n3 voulions pas la tenir des Allemands, nous l'acceptons bien volontiers du Roi... Bon ! mais n'est-ce pas un camouflet que vous infligez à Pirenne, à Frédéric qui ont été expédiés en Allemagne pour s'être opposés au projet allemand? — Le « Peuple flamand » exige l'Université flamande! Il faut réaliser la flamandisation de l'Université de Gand. — Mais c'est une sottise! L'ancienne Université de Gand a fait brillamment ses preuves pendant assez longtemps ! Quelle raison y a-t-il de détruire un foyer intellectuel de cette valeur 1 — C'est une Université flamande que nous exigeons à Gand ! — Vous voulez donc vous installer dans les meubles de l'ancienne université pour profiter de sa réputation, de son activité acquise .. Vous redoutez apparemment que l'Université flamande ne fasse un fiasco, si la fréquentation n'en est pas imposée par sa situation 1 — Le « Peuple flamand » (encore !) l'exige, les statistiques prouvent qu'elle est nécessaire...— Le soir, continue notre interlocuteur, je dînais avec un Gantois qui revient d'Allemagne où il a été interné à cause de son attitude au sujet de la « Hooge school ». Je le félicitai de son retour; et je lui demandai ce qu'il pensait de la phrase du discours du Trône relative à celle-ci : — Je suis venu à Bruxelles exprès pour voir des membres du gouvernement et leur exprimer toute l'indignation que nous avons éprouvée lorsque, à notre retour de l'Allemagne, où nous avions été tous envoyés à cause de l'hostilité que nous avions témoignée aux activistes, nous avons lu, mes amis et moi, cette phrase stupéfiante annonçant que notre chère Université de Gand serait transformée en Université flamande ! « Je suis Flamand, vous le savez, et Flamand d'expression flamande. J'aime la Flandre et les Flamands. Mais nos fils ne se sont pas battus comme des lions, à l'Yser, J?otir voir le pays se déchirer en deux!... Et si on supprime l'Université de Gand, telle qu'elle existe actuellement, c'est la révolution à Gand... Et je suis venu à Bruxelles pour le dire aux dirigeants des partis politiques... « Qu'on ne se méprenne pas sur les sentiments patriotiques des Flamingants! Ce ne sçpt que des Germains déguisés, qui ont dé claré la guerre à l'Université d'expression française, parce qu'elle est le flambeau de la civilisation latine dans les Flandres. « Nous ne nous laisserons pas faire. Et même si on laisse subsister l'ancienne Université, mais si on érige à côté une autre Université flamande, c'est la guerre civile, je vous le répète, dans les rues de Gand... i J'ai dit un jour à uff ministre partisan de l'Université flamande : — Mais pourquoi donc ne flamandisez-vous pas l'Institut de commerce d'Anvers? Il ne m'a pas répondu : car il ne sait que trop que s'il le faisait, ce serait la ruine de cet institut. Et moi, je lui dis aujourd'hui : — Si vous voulez une Université flamande, mettez-la à Anvers. C'est une ville d'expression flamande, certainement : et vous verrez ce que votre Université flamande y donnera ! — J'ai vu encore, poursuivit notre ami, un médecin d'Anvers...Oh ! un médecin très haut placé, occupant dans sa ville, et dans tout le pays une situation considérable. A ma question : — Que pensez-vous de la création à Anvers d'une Université flamande? il m'a répondu tout de suite : — Ah ! non, pas de ça !... jamais de la vie ! Les souffrances que nous avons endurées pendant l'occupation provenaient des Activistes bien plus que des Allemands; et cependant ceux-ci n'avaient pas pour Anvers de meilleurs procédés que pour le reste du pays. Ce serait une erreur de croire qu'ils nous aient favorisés... Alors jugez de ce que nous devons aux autres. « C'est une erreur profonde de croire que nous favoriserons le développement du cerveau des Flamands si nous médecins, qui sommes en contact journalier avec eux, nous devons faire nos études en flamand. « Des médecins qui ne s'adapteraient pas complètement à la nécessité de connaître la langue française et qui prétendraient se borner à leur culture flamande seraient des ilotes dans le monde scientifique. Nous avons besoin du français pour rester en contact intime avec les savants du monde entier; tant pour connaître leurs nouvelles acquisitions que pour leur faire connaître les travaux que nous-mêmes pouvons produire. « Le flamand est un organe régressif au point de vue de l'expression de la pensée universelle; et dans l'évolution biologique, tout organe en régression voit son fonctionnement diminuer. Or, comme c'est le fonctionnement qui fait l'organe, il est fatalement destiné à disparaître. » « Si donc, concluait notre ami, on prétendait absolument, par malheur, faire l'expérience d'une Université flamande, qu'on la mette ou on voudra, mais pas à Gand... > Ces interviews nous ont paru intéressants, ^e dernier surtout, qui tranche la question avec une rigueur scientifique. Les politiciens ne comprendront peut-être pas toute la portée de la raison péremptoire donnée par le médecin : car il n'est que trop évident que c'est leur ignorance et leur imprudence qui ont jfêveloppé la question flamande. POEMES PRESQUE EN VERS Ces Cochons-là. !.. Les gros mots, on ne s'en est pas privé Depuis le jour où ils sont arrivés... On so soulageait de la tyrannie En les traitant, entre soi, sans cérémonie. Dans les trams, en face d'un Allemand, C'était une douce joie de lui dire mentalement : — Eh I crève donc, salaud, mûrie, assassin, vo- [leur Goiijat, brute, maroufle, escroc, cambrioleur," Rends-moi mon matelas dont est fait ton man- [tonu ; Et mes cuivres aussi, dont tu t'es fait cadeau : Que plus tard je te retrouve... et je te démantibule-Rai la g., avec bonheur! Tu verras ça, crapule! Et pour la circonstance, on devenait bilingue. On murmurait avec l'élégance qui distingue La moedertaal : Smeerlap, skobijak, leelijken [bond, Skandool, sloebber, grijze luis... 'k smeer a.v [bakkes vol... Ainsi dans son affliction On se vengeait en imagination! Ce n'était pas bien distingué, mais la colère Vous fait sortir de la politesse élémentaire. Je fus .iiii jour bien épaté Dans un salon plutôt collet-monto D'entendre une jolie femme en grands fiaflas Les appeler tout uniment : — Ces cochons-là l CocIkÇtls! nom favori que nous leur donnâmes. Je parie que vous-même, à l'occasion, Madame... N'estr-ce pas?... Eux-mêmes, qui se connaissaient [bien L'échangeaient à propos de tout, même de rien. — Schwein, Schweinerei... c'était un terme po pulaire De leur vocabulaire. Il s'adaptait si bien à leur caractère, à leurs [moeurs. Cochons! cela partait des cœurs. Un cochon, n'est-ce pas, c'est une bête sale Au physique comme au moral — e. Au figuré, c'est un être rempli de vices Qui vous sourit — puis vous trahit avec délices ; Qui doucement cherche à capter la confiance Et vous assomme ensuite avec jouissance ; Qui vient benoîtement vous tirer des secrets Et puis qui s'en sert pour bien vous trahir après; Qui vous promet très solennellement Mais qui nè tient aucunement ; Qui étale les desseins les plus vertueux Et commet des forfaits monstrueux ; Qui met tout son bonheur à vous faire souffrir Et se pose lui-même en victime et martyr ; Qui s'introduit chez vous aussi plat qu'un clo- [porte, S'installe — et puis vous met gentiment à la [porte, Ce n'est que trahison que toute sa caboche. Tout ça, c'est le cochon... Et tout ça, c'est le [Boche. Au physique, paillard, goinfre, ivrogne et aer- [vile ; Trogne de valet effronté ; porc et reptile. Oui voilà le cochon ; et voilà l'Allemand. Mais ce qui lui complaît le plus profondément, C'est l'ordure ; il s'y vautre ; elle est son élé- [ment... Ah ! de l'ordure, ils nous en ont laisse Partout... Il8 se plaisaient à l'amasser Autour d'eux... ils la savouraiont. C'était leur [goût. Où ils avaient passé, on la trouvait partout. Ils nous ont ramené la gaîe, la ladrerie Charmantes maladies. Ils ont laissé dans tou3 les coins Des preuves qu'ils n'y mettaient pas seulement [le groin. On n'y voulait pas croire au début, tant la chose Nous paraissait dans les imaginations éclose Cependant, ils en ont déposé — c'est énorme ! De toutes les couleurs et de toutes les formes. Dans tous les endroits où ils ont séjourné... On n'y peut plus entrer sans se boucher le nez. Des caves aux greniers, dans les halls, les por- [tiques, Dans les lits, les tiroirs et les meubles antiques, Dans les Palais, dans les châteaux les plus van- [tés, Et jusque dans les coffres-forts qu'ils ont vidés, Dans les soupières, dans les pots à confiture Ils ont répandu ces traces de leur culture. Aussi ne cherchons plus d'injures : Quand nous voudrons marquer avec exactitude Qu'une chose est abjecte, une vraie turpitude, Ne nous foulons plu3 pour trouver un mot insul- [tant : Bisons, tout simplement, que c'est bien Alle- [mand ! iPATERLINCK. .ATJ SÉNAT (Séance du 29 novembre) Le salle des séances n'a subi aucune modification: on sait que les tribunaux allemands y ont tenu fréquemment des audiences, aussi n'ont-ils pas trop abîmé le mobilier. Seulement on ne voit plus les huissiers aux culottes courtes et aux allures aristocratiques ; comme à la Chambre, ils portent au bras un simple brassard tricolore. A 2 1/4, M. Fléchet, doyen d'âge, monte au bureau, ayant à ses côtés les deux plus jeunes membres de l'assemblée : le duc d'Ursel, en uniforme, et M. Struye. Validation des pouvoirs Le Sénat procède à la validation des pouvoirs de MM. Cogels, Vercruysse, Callens, Orban de Xivrv, Behaeghel, Swinnen, tëchellekens, De Geullinck, Demerbes, Vilain XIILI, Thiébaut et Croquet appelés à remplacer des membres de-cédés. Les nouveaux sénateurs prêtent le serment constitutionnel. On passe ensuite à l'appel nominal pour 1' Election du bureau M. De Favereau est élu président par 78 voix et 2 bulletins blancs sur 60 votants. (Applaudissements.)M. HANREZ propose d'élire-£ar acclamation tous les membres du bureau. Cette proposition rencontre l'unanimité, et on désigne comme vice-présidents : MM. 't Kint de Roodenbeeke, Goblet d'Alviella et Collcaux ; comme secrétaires : MM. d'Huart, Orban de Xivry, Ryek-mans, Lafontaire Wi-.giiMtte comme quêteurs: MM. de Baillet-Latour, de Jonghe, De Blieck et Vinck. DîfCours présldentlsl. M DE FAVEREAU monte au fauteuil présidentiel; il donne l'accolade au doyen d'âge et lemercie l'assemblée de I bonneur qu'elle vient de lui faire en renouvelant son mandat. Puis il rend hommage à la vaillance du Koï et de l'armée, hommage que l'assemblée écoute debout. Nous avons, dit le président, acclamé avec émotion notre vaillante armée et son grand Koi. surmontant tous les obstacles. Albert le Valeureux nous a ramené son arn^e victorieuse, i' nou3 a assuré la paix par le tnomphe du Droit. -Cela nous a valu l'admiratio.i et la sympathie du monde entier. Nous avons également acclamé la benté et le dévouement de notre généreuse souveraine qui fut une mère pour nos blesses. Acclamons les exploits de notre armee qui s'est couverte de gloire, d'abord à i.iege, sous la conduite du glorieux Léman. Ensuite, en des jours sombres, elle a sauvé la destinee du paj s en résistant pied à pial à l'envahisseur. Inclinons-nous devant le chef suprême de l'armée, devant nos jffiners, devant nos soldats.Saluons également les armées des alliés l'armée française, qui a si généreusement vers-son sang pour la grande cause de la liberté : l'armée et la flotte britannique, la jeune armer américaine, qui, réunies, ont porté au colosse allemand un coup dont il né se relèvera T as. Rendons également hommagj «à l'ceuvi* du Comité national et à se."* ministies protec to.irs. Fr.icitons-nous de l'union qi.i rèsne dn > le pays, et espérons que cette union durera pour relever promptement le pays de ses rui - Le président paye ensuite un tribut d'hom mage ému à la mémoire des nombreux sénateurs morts pendant ces quatre années d-rr. iprrp. Il rappelle que c'est dans la snlle de séance' du sénat que siégeait la haute Cour de justic-instituée r»ar nos onn'-esceurs et nue tant d< braves citoyens qui s'étaient dévoués pour letv patrie y furent condamné': à mort. Parmi C'ir ci figurent plusieurs sénate"rs. Il salue oartieu lièrement M Colleaux. qui eut à «souffrir ur long martyre. Il propose au Rénat de dési Lrner une commission qui sera chargée d'élevé' un mémorial en l'honneur de ces héros. Le dis cours, qui a été coupé par de frén"ents apolau dissements. est longuement accla^o ; puis 1? parole est donnée "à M. Delacroix, chef du cabi net, pour la Déclaration du Gouve neme t M. DELACROIX, paraphrasant le discour? qu'il a prononcé la veille à la Chambre, rap pelle dans quelles conditions le minière d'union fut créé. Il énumère ensflite les différente? réformes que le Parlement aura à résoudre ei aioute, notamment, que le soin de résoudre la question électorale, sera laissée à une Constituante.Il annonce également que 1^ rapatriement de? soldats belges internés en "Hollande commencera lundi. A l'occasion du passage de M. Hoover. à Bruxelles. le srouvernement a montré nue V ravitaillement du pays était un de ses premier? soucis. Puis il rend hommage à la patriotique atti tude de la presse qui a ^énosé plume. ouan<^ on a voulu la liço^r Elle donne aujourd'hui au pays un magnifique exemple d'union ï.^ pays répond déjà à i apo^l qui lui e»t aiifessé et le gouvernement d'union nationale. qui n'a d'autre souci aue de travailler an relèvement du pays, et avec le concours do Parlement et d" pavfc étroifompnt unis, es r>àre pouvoir réaliser sa grand*1 tâche (T.ones applaudissements). La Conruis ion d'Ad es<e Le Sénat désigne alors pour faire partie de la commission chargée de rédiger l'adresse au Roi MM. Braun. D°«oamos-David, Hallet, Coppjie-ters, Lekeu et Magnette. Après une courte discussion au sujet de la date de la prochaine séance, le Sénat s'ajourne jusqu'à mardi en quinze. La séance est levée. » LA. VILLE Un service funèbre a été célébré hier à la Collégiale Sainte-Gudule en souvenir des soldats morts pour la Patrie. Dès dix heures du matin, une foule silencieuse se pressait aux abords de l'église. A l'intérieur, le service d'ordre était assuré par un corps de grenadiers. Une assistance nombreuse, messieurs aux regards tristes, dames aux longs voiles de deuil, soldats courbés sous le souvenir d'amis disparus, emplissait les vastes nefs. L'abside et le chœur étaient drapés de voiles noirs à bordures argentées. Un immense catafalque, recouvert du drapeau national, était dressé au milieu du transept. A 11 heures, le Roi, précédé du clergé et accompagné de la Reine et du prince Léo-pold, a fait son entrée au milieu du silence et du recueillement général. Dans le chœur ont pris place de nombreux officiers belges et alliés, les représentants des différents corps diplomatiques, des membres du nouveau gouvernement : MM. Delacroix, Jaspar, Harmi-gnies, etc.; des députés de la Droite, entre autres M. Woeste. et le Collèges des bourgmestre et échevins de*la ville de Bruxelles. La messe de Requiem a été célébrée par le cardinal Mercier. Tandis que les douces actions de grâces se mêlaient aux ardentes supplications. des femmes sanglotaient, des hommes pleuraient et de tous les cœurs montait un dernier regret vers ceux qui ne sont plus. Un bref commandement, une sonnerie de clairons, et le Roi, précédé du cardinal, quittait la Collégiale pour se rendre à son palais. La foule s'est écoulée dans le plus grand calme, vivement impressionnée par cette cérémonie.M. Hoover, ministre américain du ravitaillement, est arrivé hier à Bruxelles. Il s'est rendu au ministère des Affaires étrangères, où il a été reçu par M. Hymans. Une longue conférence, où il a été question du ravitaillement et du réoutillage de la Belgique, a eu lieu ensuite au ministère. Y assistaient : MM. Brand Whitlock, ministre des Etats-Unis; M. Delacroix, chef du cabinet; M. Wauters, ministre de l'Alimentation, et M. Jaspar, ministre des Affaires économiques. M. Hoover a promis de revenir à Bruxelles dans quinze jours. Le Conseil communal de Bruxelles se réunira en séance publique lundi prochain, à 11 heures. Le Comité central sioniste a envoyé à M. Delacroix, premier ministre, un télégramme de félicitations à l'occasion du retour à Bruxelles du gouvernement belge. Le peuple juif, écrit-il, rétabli dans sa souveraineté historique, avec l'aide des peuples libres et, il en est sûr, avec celle de la Belgique, se souviendra avec reconnaissance de l'hospitalité généreuse que la Belgique a offerte à nombre, de ses enfants. M. Delacroix a répondu par de sincères remerciements.Les engagements volontaires deviennent plus nombreux de jour en jour. Tous les matins, un train spécial emmène vers Bruges, où ils recevront les premiers éléments d'instruction militaire, des'centaines de jeunes g^ns, et aussi d'anciens soldats qui, renvoyés dans leurs foyers pour une cause quelconque, n'avaient pu rejoindre l'armée. Près de cinquante pour cent des engagés se présentent pour l'aviation. « Pendant ce temps, le recrutement de l'armée administrative, c'est-à-dire des fonctionnaires, passe par une ère de difficultés. Il est en effet des services commun,- ux .u avaient été pris, à titre temporaire, des employés des ministères.Ces agents temporaires ont été rappelés dans les départements auxquels Ls étaient attachés avant la guerre, et >n ne trouve personne pour les remplacer ! Où est l'époque où, pour trente places valantes, aux chemins de fer par exemple, il se présentait trois mille deux cents candidats 1 s La distribution diurne du gaz sera prolon-Tée d'une heure, c'est-à-dire jusqu'à huit heu-es du matin. La question des timbres inquiète les commerçants.Est-il juste, nous disent-ils, que le commerce belge si éprouvé subisse encore de nou-y§!les pertes? Si l'on ne peut rembourser la valèur des an "iens timbres belges répandus dans le public, de même que celle des timbres allemands, que ne permet-on tout au moins île les utiliser encore pendant un certain temps. Nous aimons à croire que des mesures équitables seront prises à ce propos. Les automobiles de l'armée vont, nous l'avons dit, ainsi que les chemins de fer militaires, prêter autant que possible leur aide à ''œuvre du ravitaillement du pays. Ce secours s'étend encore : cinq mille chevaux de l'armée anglaise sont déjà mis à la disposition du gouvernement belge pour être distribués, à des prix fixés par adjudication, aux agriculteurs. On commencera par les Flandres et le Tournaisis; et des négociations sont ouvertes pour qu'il soit possible de fournir, de la même manière, des chevaux au commerce et à l'industrie. Sur la reprise du mouvement du railway et les prix des tickets, voici tout ce qu'il est possible de dire actuellement : Seuls, des coupons de 3e classe sont délivrés, f « priy «ont les suivants 2 fr 40 pour Anvers ; 6 fr. 60 pour Os tende, et 5 fr. 10 pour Ans. L'horaire officiel n'a encore été établi que pour le service aller et retour Ostende-Bruges-Mali-n es-Bruxelles. Le voici pour l'aller : Bruxelles-Nord, départ à 6 h. 20; Malines, arrivée à 7 h. 31, départ, 7 h. 46; Gand (not /eaux bassins_en formation), arrivée, 10 h. 53, départ, 10 h. 57; Bruges, arr. 14 h. 21, dép. 14 h. 31; Os-tende, arr. lô h. 31. Et pour le retour : Ostende, D.6 h.; Bruges, A. 7 h..10, D. 7 h.20; Gand (nouv. bas.), A. 10.34, D. 10.38; Gand-Est, 10.46; Gentbrugge-Nord, 10.53; Malines, arrivée 12.4-3, D. 14.09; Bruxelles-Nord, A. 15 h. 20. Les trains pour Ans et Anvers s'arrêtent dans les grandes gares et dans les autres suivant les nécessités militaires. Leur départ se fait respectivement à 7 h. 10 et à 8 h. 30. A la gare du Midi, un train part tous les jours pour Braine-le-Comte. L'exportation du coton américain était interdite jusqu'à présent, mais l'interdiction vient d'être levée, sauf pour l'Allemagne et les pays neutres du Nord de l'Europe. Nous allons donc voir diminuer le prix des chemises ! [i suffira pour cela que le coton soit arrivé, tissé, confectionné; c'est-à-dire qu'il y ait assez de tonnage pour le transporter, que les usines aient remplacé leurs machines à tisser volées par les Allemands, que la main-d'œuvre soit réunie, etc. Une paille, on le voit. Pourquoi ne se hâte-t-on pas de rétablir les inscriptions françaises sur nos bornes-poste? Va-t-on conserver le Groot-Brussel flamingant à côté de la Iiooge school de Gand ? Au temps de l'occupation, les magasins étaient tenus d'afficher les prix des marchandises offertes en vente, afin que les soldats allemands puissent acheter en connaissance de cause. Aujourd'hui, rares sont les commerçants chez lesquels on voit encore quelques prix marqués. Ils ne veulent donc pas faire pour les nôtres et nos amis ce qu'ils ont fait sans résistance pour les ennemis ? Déjà avant la guerre, nous étions victimes abandonnées quasi sans défense aux falsificateurs de denrées alimentaires. Pendant la guerre, cette catégorie d'empoisonneurs publics a opéré plus largement que jamais. Les pouvoirs publics encore existants s'émurerrt bien, mais que pouvaient-ils faire, contrecarrés qu'ils étaient constamment par l'autorité occupante? Celle-ci en effet avait à cœur de favoriser la falsification alimentaire, car les matières servant à falsifier, les « ersatz », étaient presque toutes d'origine allemande. La seule mesure qu'il était possible de prendre par conséquent fut la création, par la conférence des bourgmestres, du Laboratoire intercommunal. Et, maintenant que le voilà établi, il serait peut-être de l'intérêt de la santé publique qu'il fût reconnu officiellement et armé par des textes légaux contre la falsification et les malfaiteurs qui la prati-tiquent.Les Luxembourgeois feront un pèlerinage à la place des Martyrs, le dimanche 8 décembre, à 10 heures du matin, pour honorer la mémoire des soldats belges morts au champ d'honneur et célébrer l'indépendance de leur mère patrie, la Belgique. La réunion aura lieu à 9 heures et demie> place Rouppe. Les habitants des rues de Berlin,de Vienne, d'Allemagne demandent que leurs rues changent de nom. En satisfaisant à leur désir, on leur fera plaisir à eux et aux particuliers dont les noms iront remplacer, sur les plaques des rues susdites, ceux des cités exécrées. Une dams qui n'a pas froid aux yeux et qui occupe une grande maison près de la gars du Nord reçut souvent, pendant les derniers jours de l'occupalion. la visite d'Allemands désireux de loger ( h z die. Elle allait leur ouvrir elle-même, car lorsque le premier s'élait présenté, sa lionne avait failli s'évanouir de frayeur. Et régulièie-men le petit dialogue suivant s'engageait : — Maiame, fous jtourriez me loger? — Je n'ai f as de place pour vous. — Alors pour mon officier? — Pour votre officier encore moins. — C'est pourtant une grande maison... — Oui, je suis, on me l'a encore dit. — Je ne peux pas voir les chambres, il y a beaucoup de place. — C'est une grande maison, mais il y a beaucoup de gens dedans. Quan à voir mes chambres j'en ai assez de vos perquisitions ! E.le étail convaincue qu'il cherchait tout sim-I lement une occasion de subtiliser l'un ou l'autre objet «i sa convenance. Et quand le boche insistait, elle lui servait crt argument final : — Et puis est-ce que vous avez un billet de logement? Non, eh bien, alors, je ne peux pas vous loger, il y a un arrêté de la komniandantur qui le (iefend. Ils n'étaient pas voleurs ! A preuve l'aventure dont un gros industriel a failli être la victime pondant es dernier- jours d • l'occupation. Il avait, un peu comme tout le monde, été arrèlé par les argousins de la rue d - Berlai-monl, qui, par h.ibituile, avaient en ou:re saisi toute sa comptabilité. Puis, connue on lui avait découvert quelque fortune, il fut mis en liberté provisoire moyennant caution de dix mill • mark. Vint le décret d'atnuis ie ; noire industriel pas condamné et plus condamnable, essaya de rentrer en possession de son argent. On le lanterna pendant quelque temps, mais finalement, vaincus par son insistance et la menace d'une plainte en haut lieu, les policiers finirent par lui remettre un papier sur le vu duquel on devait le rembourser à lu caisse du gouvernement général, rue de Louvain. Là, on reconduisit sous prétexte d'une irrégularité dans la pièce; mais noire homme tint bon et, après maintes tribulations, on lui ofirit cinq mille m; rk ; le restant, lui assurait-on, serait payé le lendemain, les fonds faisant défaut ce jour-là. En Bruxellois entêté, il refusa et exigea ses dix mille mark. Lassé, un officier sorUt enfin d'un tiroir une enveloppe, l'ouvrit, et en retira... dix mille mark qui furent palpés avec empressement.Le lendemain, l'industriel retourna rue de Berlaimont, alin de rentrer en possession de la comptabilité promise : la maison était déserte et il n'y restait qu'un monceau de cendres de papiers. Ces messieurs avaient pris le chemin de Berlin ! Bue de Louvain, l'oflicier trésorier avait égaelmenl mis la clef sous la porte. Avautde partir, il avait essayé de réaliser une a bonne bedide atl'aire ». Le monsieur s'est arrêté un ins'ant devant l'étalage de certain charcutier où saucisses, boudins et jambons sont abondamment ornés de I>etits drapeaux be.ges. Et, en reprenant sa route, il a un haussement d'épaules énervé, en même temps qu'il s'exclame : — Oui, aujourd'hui, grande manifestation de patriotisme, cochon ille pavoisée aux couleurs nationales; et, il y a moins d'un an, à la Noël cernitre, ce même patriote enthousiaste avait dresse, dan* son magasin, un arbre de Noël chargé de cigares, qui furent distribués aux soldats allemands, clients habituels. El c'est vrai ! Mais on ne poursuit pas ceux qui ont vendu du cochon censuré. La Question des Loyers La question des loyers et la solution qu'yvap-porte le projet de loi déposé jeudi à la Chambre par M. Vandervelde, ministre de la Justice, nous valent nombre de lettres de nos lecteurs. Certains de leurs commentaires et observations ont de l'intérêt. C'est la situation de fortune du locataire qui sert donc de bsise pour résoudre la question, dit un de nos correspondants. Pourtant la vie a été chère aussi bien pour le propriétaire que pour le locataire. Pourquoi est-ce l'un qui doit y perdre et l'autre y gagner? Le locataire a payé ce qu'on lui demandait pour les aliments et les vêtements, qui avaient augmenté de prix dans des pioportions dépassant souvent les mille pour cent ; il n'y a qu'une chose que ce même locataire n'a pas, ou a peu, payé : son loyer, et son loyer qui, lui, n'avait pas augmenté. Or, le couvert n'est-il pas aussi nécessaire à l'existence que les aliments et les vêtements?... Il est des propriétaires, dit un autre lecteur, qui pendant la guerre, ont eu à supporter de longues et dures privations parce que leurs loyers ne rentraient pas. Ils pourront, pour se remettre de ces privations, continuer à se « serrer la ceinture »! Je parle de ceux qui ont cru assurer le pain de leurs vieux jours en consacrant leurs humbles économies à l'achat d'un ou de quelques immeubles dont le revenu ne leur assure que juste de quoi vivre. Ils ont dû, pour vivre au temps des prix pharamineux des aliments, faire des emprunts qu ils comptaient rembourser le jour où les arriérés dus leur seraient soldés. Comment vont-ils en sortir maintenant? Il est vrai que, comme disait un locataire à son propriétaire se plaignant de la situation qui lui était faite, les hospices ne sont pas faits pour les chiens. Et les contributions foncières, demande un troisième lecteur, l'Etat y renoncera-t-il pour la totalité ou la moitié, selon le cas? Le projet de loi n^'en dit rien. Il me semble pourtant que cet impôtr~indirect sur le revenu devrait tomber dans les mêmes proportions que le revenu lui-même. Tous les propriétaires ne sont pas des riches, obiecte un quatrième. Il est des locataires plus riches que leur propriétaire. T1 est aussi das locataires ae mauvaise volonté et de mauvaise foi, et c'est précisément ceux-là dont il n'est pas possible de prouver la solvabilité. Arrêtons-nous là. La proposition de loi doit être discutée; et il nous revient que des mem-br; s de la Ct-ambr^ ou 1p «jrouvornement même aurait l'intention de proposer l'assimilation au « d inimasri' d «merre » de la perte à supporter [ par les propriétaires. NOTRE ARMÉE Le prince Léopold et le 12e de ligne A l'entrée du Roi à Bruxelles, à la tête des troupes belges et alliées victorieuses, tous on* remarqué le prince Léopold, duc de Brabant, -m uniforme de simple soldat. L'héritier présomptif a été placé à la suite du 12r régiment de ligne. Le G avril 1915, le Roi présenta son fils a ce régiment d'élite, au cours d'une manifestation émouvante qui eut lieu sur la plage de La Pann? et à laquelle assistaient la Beine, le comte d'Athlone, beau-frère du roi C.eorge d'Angleterre et chef de la Mission britannique auprès d» l'armée belge, le baron de Broquevlle, alors ministre de la Guerre, le général Jatquel cem* mandant alors la 3e division d'armée, le colon- i Jacques, commandant la 2e brigade (maintenani lé général Jacques, commandant la 3 B. A.), I*-c.ilonel Van Kolleghem, commandant aLrs le 112e de Ligne. Le Boi prononça, à cette occasion, un discour-superbe, que nous tenons à reproduire niainie n.mt parce qu'il constitue une véritable pagr d histoû e. Officiers, sous-officiers, soldats, Je vous ai réunis aujourd'hui pour vous pré senter mon jeune fils. Si j'ai choisi le 12® de ligne, pour que mon fi . y soit formé au métier des armes, c'est parce qn-ce régiment s'est distingué entre tous par .->< vaillance au cours de la campagne passée. J'aime à évoquer, devant vous, les brillant-états de service du 12* régiment. C'est son 2e bataillon, commandé par le van lant major Collyns, qui est le premier au tc-i Le 4 août, ce bataillon fait une magnifique d fense du pont de Visé. Le 5 août, le 32e de li<in est vivement engagé entre Evegnée et Barclx pendant que le 1er bataillon du 12" combat verr Sart-Tilman. I^e 12® de ligne joue un rôle important à 1. deuxième sortie de la garnison d'Anvers. Les lï et 12 septembre, il exécute une brillante attaqu» sur Haecht et Over-de-Vaart et ne se retire, cr formant l'arrière-garde de la division, que p:L' ordre supérieur. Pendant Te siège d'Anvers, il concourt à la de fense du 4e secteur; est vivement engagé ver> Drendonck les 28 et 29 septembre et dans la têt.*-de pont de Blaesveld du 30 septembre au 3 oct*v bre. Lors de la retraite d'Anvers, il forme l'ar rière-garde de la division et contient, le 8 octo bre, au sud de Lolreren, les forces ennemies qui tentent de couper la retraite de l'armée. Mais c'est à la bataille de l'Yser, c'est à Dix mude, en défendant le point le plus menacé (U notre position, que le 12* de ligne devait donmw toute la mesure de sa valeur. Le 19 octobre, il occupe la tête de pont Dixmude et y protège la retraite de la 5' division d'armée, par les ponts de cette ville. 20 octobre, il y est soumis 4 un bombardement d'une extrême violence. Le colonel Jacques. blessé une première fois, conserve son commandement. Nous arrivons ici à la phase critique d*» la défense de Dixmude. La nuit du 20 au 21, la lutte fut particulier* ment ardent*» de violentes attaque*' venant <1" Beerst, viennent se briser sur la solidité do li gnes du 12e. Le 21, le bombardement redoubla d'intensité ; le brave colonel Jacques, const.au. ment au milieu de ses troupes pour les encouru ger, blessé une seconde fois, reste à son pn>;t#» donnant ainsi à tous un bel exemple de fidélité au devoir. Relevé par le 11® de lisxne, lo 21 au soir, U-12° reprend ses positions dans la tête de pont nu cours de la nuit du 23 au 24 octobre. La journée du 24 devait être une des plu-chaudes de toute la bataille de l'Yser. Au cours de cette journée mémorable, le pro mier bataillon, placé à gauche, sous les ord»-*-d < l'intrépide maior Yan Rolleghem. arrête. p:v son énergique résistance, onze attaques, pendant que le 2e bataillon, qui occupe la droite, re pousse quinze assauts dos Allemand*. Pendnnt la nuit du 2ô au 20. un bataillon en nemi parvint à entrer dans Dixmude et à s'avancer jusqu'à Kaeskerke : bien que tourné, le 1 ?" reste à son poste et le bataillon ennemi est anéanti par nos réserves. Quand, enfin, le 26 au soir, le 12® de ligne est relevé il a perdu h la défense de Dixmude le tiers de son effectif, mais il a maintenu toutes ses positions et occupé les tranchées pcnd-m* cent-vinjrt heures, ce qui peut être con^idô'-â comme un des événements les plus remarquable* d i la guerre. lie 30 octobre, il fut encore fait appel au dévouement du 12° pour défendre le centre de notre front. Il relève les grenadiers épuisés devant Pervyse et repousse plusieurs attaques. C'e«?t li que le brave major Collyns fut grièvement blessé. Après la bataille de l'Ysor et jusqu'à ce jour. 11 12® de ligne, placé tantôt dnns le secteur de Pcrvvse, tantôt dans celui d'Oostkerke. veille soigneusement sur la garde de no* positions, ne «e laisse rebuter ni par les intempéries, ni par le." P bombardements et progresse chaque fois que les circonstances le permettent. Voilà le«» boaux états de service qui ont valu à ce corps d'élite la récompense de la décoration du drapeau. En plaçant mon fils à la suite de votre rétri-ment, je suis heureux de vous donner un gage de mon entière confiance. I>es Princes doivent être élevés de bonne beur*» à l'école du devoir et il n'en existe pas de meilleure qu'une armée comme la nôtre, qui personnifie héroïquement la nation. Mon fils a revendiqué comme un honneur de perter l'uniforme de nos vaillants soldats. Il sera très fier d'appartenir à un régiment dont les actes de bravoure et de dévouement au pays formeront une page glorieuse de notre Histoire nationale. O L'ÉTRANGER LA MARCHE EN AVANT Communiqué français. — Les armées françaises, achevant de traverser le .Luxembourg ont atteint la frontière allemande à l'est (Je Weiswanpach et de Ideinerscheid. A Redange, une réception chaleureuse a et/» faite par la municipalité au général commandant la 48e division entrant dans la ville. Alleniosrrso A l'Assemblée des Etats f dérés L'assemblée des Etats fédérés a, sur la pr'-position de M. Ebert, Rilopté la motion ^ vante comme résumé de ses délibérations : 1* Le maintien de l'unité allemande es4 nécessité unrente. Tous l^s peuples de r\n ma?ne sont résolument pour une république m! lemande; ils s'engagent à soutenir l'unité ail.-mande et « combattre les tendances sepuiîi tistes ; 2' On approuve la convocation d'une asser»> blée nationale constituante. Les pr«4para,;f-pour réunir l'assemblée nationale devront être commencés aussitôt que possible; S Les cornues révolutionnaires représentent la volonté populaire jusqu'à la réunion de l'assemblée nationale.: Sim^d! 80 Novembre 1918 X-,e numéro : DIX CTnJSTTTMinS partout en Belgique. 48° année.- r\ mrTïvr irxnMrfT- - 13, lTTT,«l .

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Cet article est une édition du titre La gazette appartenant à la catégorie Liberale pers, parue à Bruxelles du 1871 au 1940.

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