La métropole d'Anvers: paraissant provisoirement à Londres

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s.n. 1916, 02 Mai. La métropole d'Anvers: paraissant provisoirement à Londres. Accès à 27 septembre 2021, à https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/fr/pid/dv1cj88j99/
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LA MÉTROPOLE PRIX DU NUMERO VBOHT' CINQ CENTIMES BOÏAUMME UNI: ONE PENNY HOLLANDE: VIJF CENT CONTINENT: DIX CENTIMES D'ANVERS, PARAISSANT PROVISOIREMENT A LONDRES Bureaux : 43, Chancery Lane, W.C.—Téléphoné: 212 Hoiborn. ABONNEMENTS: 1 mois, 3 sh. ; 3 mois, 9 sh. Etranger : 1 mois, 4 sh. ; 3 mois, 12 sh. UUll * - 23ME ANNEE MARDI 2 MAI 1916 No. 121 | LA GRANDE GUERRE I LA REVOLTE MAITRISEE SUR LE FRONT BRITANNIQUE APRÈS KUT Le communiqué officiel belge du 30 f avril dit : " Pendant la nuit du 29 au 30 | avril, il y a eu un intense bombardement I réciproque. Sur l'Yser, pendant la mati-I née, le duel d'artillerie a recommencé. f Le calme règne sur tout le reste du » fron' "• « L'interlude persiste autour de Verdun, I et, sans qu'on puisse affirmer définitive-I ment que la bataille pour la forteresse I est terminée et que les Allemands ne ten-! teront plus un nouvel effort pour la conquérir, on peut dire que les chances de I voir se réaliser cette hypothèse augmentent. Dimanche, il n'y plus eu sur la rive I gauche de la Meuse qu'un violent bom-I bardement des première et seconde lignes I françaises du Mort Homme, destiné peut-I être à préparer une contre-attaque con-| tre la tranchée allemande capturée la [ veille par nos Alliés. Au nord de Cumiè-I res, ceux-ci furent de nouveau à l'attaque et enlevèrent une autre tranchée, avec capture de trente prisonniers. A l'est du fleuve et en Woevre, la journée fut relativement calme. Sur le reste du ï front, rien à signaler en dehors de la canonnade habituelle. L'arrêt des Allemands à Verdun n'est peut-être pas sans relation avec le développement de l'artillerie lourde française. Le correspondant militaire du Gaulois publie à ce sujet une note qui a vivement attiré l'attention et qu'il nous paraît utile ! de reproduire. " Nos " barrages " de 75, dit cette I ilote, ont heureusement constitué de vé-I ritables barrières de ieu infrangibles pour I les assaillants, malgré les pertes résul-[ tant du " tir à démolir " que nos batte-[ ries subissaient de la part des pièces 1 lourdes ennemies. Un matériel de gros I calibre n'a, malheureusement, pas tou-I jours appuyé notre artillerie de cam-! pagne, soit par suite des conditions dés-I avantageuses du terrain, soit pour d'au-I très causes que nous ne pouvons dévelop-[ per ici. C'est pour répondre à ce besoin | de matériel puissant que l'effort indus-l triel de la France s'est employé, pendant I des mois, à mettre sur pied des engins I comparables, sinon encore par la quan-! tité, du moins par la qualité, à ceux de I l'adversaire. Sans entrer dans le détail 1 il faut reconnaître que déjà nous possé-I dons aussi un excellent matériel d'obu-siers de 155 à tir rapide, plus particulièrement destinés à agir contre les fortifications de campagne et les cuirassements légers,, de puissants mortiers de 37°j complétés par une série d'obusiers f de même calibre, enfin des obusiers de ; 400, construits parallèlement avec une ! série de mortiers de même calibre. Ces I pièces formidables peuvent exercer une [ action efficace contre les fortifications tes plus résistantes des ouvrages défen-I sifs modernes. " Ajoutons à oela qu'à calibre égal nos [ Projectiles renferment plus d'explosif que CeUX jg l'ennemi et possèdent, par Su,te, une plus forte " capacité de destructionLes Allemands sont toujours à l'attaque devant le front britannique où leurs efforts paraissent s'accroître au fur et I a mesure qu'ils s'affaiblissent devant Verdun. "-'ne nouvelle attaque appuyée par des ,?az asphyxiants a eu lieu dimanche ma-| à une heure, au nord de la route Mes-S'nes-Wulverghem (sud du saillant ^pres) sur un front d'environ deux kilomètres. L'attaque, cependant, fut I "risée par le feu d'artillerie et elle ne l M atteindre les tranchées britanniques t !lue sur un point seulement, où les i ',a'Hants furent immédiatement repous-| 5 i coups de bombes. En même temps, I ei®emi, après un violent bombardent. débouchait devant Hollandsche \ rr': Jur et essayait de se frayer un che-I i 111 à coups de grenades. Il fut repoussé |\ fois de plus à coups de bombes et de ""'railleuses, avec pertes. fans le saillant de Loos et près de I ïric°urt, les sapeurs sont actifs. Les nf?'ais ont bombardé efficacement les , iAaux ennemis sur la route Ypres-Pil- La guerre aérienne continue à être très active. Pendant la nuit du 28 au 29 une des escadrilles françaises, effectuant son centième raid aérien, a bombardé une usine en pleine activité à Hayange (Lorraine allemande). Les aviateurs français ont en outre descendu sept avions ennemis, dont quatre fokkers. Samedi, les Anglais ont abattu deux machines ennemies. Les Allemands prétendent avoir enregistré trois de ces succès. En Afrique Orientale allemande, les troupes du général Smuts ont capturé dans le voisinage de Kondoa Irangi plus de 800 têtes de bétail, 80 fusils et une grande quantité de munitions et deux cents bêtes de trait avec harnais et provisions.Le Times est dur pour le gouvernement anglais au sujet de la chute de Kut. " Il y avait, dit-il, des ministres dans le Cabinet qui devaient être pleinement conscients du risque et de la folie de cette entreprise désespérée (la marche sur Bagdad). Pourquoi souffrirent-ils qu'elle fût sanctionnée? Il doit y avoir quelque chose de radicalement faussé dans un gouvernement qui, malgré les connaissances d'experts dans son propre sein, est néanmoins capable de donner des ordres si certains de conduire au désastre. Le galimatias de Bagdad est un résultat de plus d'avis divergents et d'une superfluité de conseillers, et du manque d'une main ferme dans leur contrôle. Il renferme des phases plus dam-nables que la tragédie de Gallipoli ou la folie de la négligence de Dublin pendant ces six derniers mois. Il montre de la façon la plus déplorable la faiblesse et l'ineptie de la direction actuelle de la guerre. Il renforcera la demande universelle pour la reconstruction du gouvernement dans une forme qui garantira ia décision et l'efficacité. Tout notre peuple est souverainement fatigué de ces galimatias interminables et tout à fait inutilesD'après une dépêche de Constantino-ple, au cours d'un banquet offert à une délégation du Reichstag allemand le 27 avril, Halil Bey, ministre des affaires étrangères, aurait annoncé la ratification imminente d'un traité d'alliance germa-no-turc.Suivant les nouvelles d'aujourd'hui la révolte irlandaise aura vécu d'ici peu de jours; après la mort d'un des chefs, la reddition d'un autre, un troisième chef — la comtesse Markievicz — a été capturé avec un nombre considérable de rebelles.La situation à Dublin est beaucoup plus satisfaisante, dit le communiqué du généralissime des troupes en Irlande. Dans tout le pays il y a encore beaucoup plus à faire, et cela prendra du temps, mais on espère que la révolte est complètement brisée. Hier soir des messagers furent envoyés par le chef des rebelles à Dublin aux groupes rebelles des comtés de Galway, Clare, Wexford, Louth et Dublin leur ordonnant de se rendre, et les prêtres ainsi que la Royal Irish Constabulary font tout leur possible pour répandre cette nouvelle. Pour ce qui regarde la situation à Dublin, les rebelles des zones de Sackville Street, la Poste et les Four Courts se rendent en masses. Jusqu'à présent 707 prisonniers ont été faits, et parmi eux se trouve la comtesse Markievicz. Les rebelles à Enniscorthy sont toujours en possession de la place et une colonne mixte de cavalerie, d'infanterie et d'artillerie, avec des canons de 4.7 ont été envoyés à Wexford en vue d'un engagement. A Enniscorthy le chef des rebelles n'ajoute pas foi dans le message du leader de Dublin et s'est, rendu sous escorte en cette ville pour vérifier la chose; une trêve est conclue entre temps. Une autre députation de Ashbourne a été également envoyée à Dublin. Dans Galway les rebelles sont en débandade et des arrestations ont été opérées. A New Ross, Gorey, Wicklow, Bagenalstown et Arkow la situation est normale. On croit que tout est calme à Carlow et Dunlavin. Tableau de bataille Il est brossé par le rédacteur militaire du Journal des Débats, qui nous représente ainsi le champ de bataille de Verdun : Il n'y aurait-rien de plus inexact que de s'imaginer la bataille de Verdun comme se déroulant le long d'un cordon de feu où les troupes se poussent et où les feux se concentrent : en réalité, il laut se représenter une averse d'acier tombant sans discontinuer et couvrant de sa pluie une énorme province dont les lignes des deux adversaires occupent à peu près le centre Les collines des forts que vous voyez sur la carte au sud de notre front, et dont il n'a jamais été question dans les communiqués, comme Tavannes et Souville au sud de Vaux, sont criblées de gros obus par nos adversaires. On peut dire que toute la zone jusqu'au chemin de fer de Verdun à Etain reçoit ce déluge. Nous en renvoyons autant, naturellement, au nord des lignes allemandes, de sorte que c'est, au total, une profondeur de dix kilomètres au moins sur laquelle se croisent les obus de tous les calibres. Imaginez tout cela sifflant, éclatant et envoyant des éclats dont quelques-uns, ceux du 380 allemand par exemple, s'en vont crever une porte de chêne à 1.200 mètres. Le simple shrapnell de 77 envoie en éclatant une gerbe de balles qui tue envore un homme à 200 mètres. C'est dans cette tourmente, sous ces feux entrecroisés, arrivant de la terre et du ciel, que, du côté allemand comme du côté français, se font depuis deux mois les relèves d'infanterie, le ravitaillement en vivres et en munitions. Ceux qui arrivent de cet enfer déclarent qu'ils n'ont rien vu de pareil. L'arrivée au feu coûte à elle seule trois fois plus d'hommes qu'une bataille meurtrière au siècle dernier. Dans certains cas, il a fallu envoyer quatre caissons pour qu'il en arrive un. Le miracle, c'est que sous cette avalanche les hommes tiennent, les munitions arrivent. Une tranchée a été écrasée sous les gros obus, les chemins de fer, comme les appellent les hommes. Mais il reste deux mitrailleurs. Ils entendent le fracas des obus s'allonger derrière eux signe que l'assaut d'infanterie va se faire : ils. mettent 'a mitrailltuse sur le parapet, ils attendent la première vague et, à cent mètres, ils fauchent tout. Et c'est ainsi depuis soixante-trois jours. Ils boycottent Shakespeare Le Théâtre national tchèque à Prague préparait, à l'occasion du jubilé de Shakespeare, la représentation du drame Henry IV. Au dernier moment la censure de Prague a interdit cette représentation parce qu'elle aurait pu occasionner des manifestations de sympathie pour l'Angleterre et fomenter des sentiments hostiles à la monarchie des Habsbourg. Cette mesure stupide a provoqué une profonde indignation dans les populations tchèques, d'autant plus qu'en Allemagne les drames de Shakespeare sont librement représentés. Il paraît que ls Censure autrichienne s'est proposé de détruire en Bohême tout ce qui rappelle les nations alliées. Et dire que pendant ce temps, en Angleterre, les programmes des concerts sont encombrés par la musique allemande ! La "carte de savon" Une nouvelle variété est venue s'ajouter aux nombreuses cartes qui réglementent déjà en Allemagne la vente et la consommation du pain, de la farine, du lait, du beurre, du sucre, de la viande et des pommes de terre. A la suite de la pénurie des huiles et de la graisse et des prix inabordables atteints par le savon, le Conseil fédéral allemand a décidé d'établir une " carte de savon " destinée à assurer une répartition équitable de cet article. On lit ce qui suit dans l'article où la Strass• burger Post annonce cette décision : " Nous ne pouvons pas gagner cette terrible guerre avec le seul appui de nos armes victorieuses : les civils, s'ils tiennent jusqu'au bout, contribueront tout autant à amener une issue heureuse. Après tous les brillants exploits de nos armées, nos ennemis ne peuvent finalement compter que sur notre écrasement économique avec une lueur d'espoir." Les Héros Devant le Walhalla, aux simples mortels clos, Au portique noirci par le feu des batailles, Des gardes attentifs, tout le long des murailles, Regardent s'avancer la foule des héros. Généraux, fils de rois, fougueux caballeros, [les, Princes, prélats, seigneurs, conquistadors canail-Faisant sonner des noms, des croix et des médail-D'un pas infatué, s'avancent dans l'enclos... [les, Mais les gardes soudain, avisant un soldat. Sans rubans, sans galons, sans ors, sans apparat, L'arrêtent, lui disant ; " Vos titres ? " d'un air [grave. Le Soldat, qui tenait encore son fusil, Sourit timidement : " Je suis Belge ", dit-il.... On entendit les dieux crier : " Entrez, mon [brave ! ! " D. Raymaekers. ■ . Casement et le Pape Paris, 30 avril. — On télégraphie de Rome au Temps : Concernant les intrigues de Sir Roger Casement, le Giomale d'italia assure que lorsque l'agitateur payé par les Allemands songea à entreprendre sa campagne, il voulut venir à Rome et tenter d'avoir une audience pontificale, afin de laisser croire aux catholiques irlandais que son entreprise contre l'Angleterre était encouragée et bénie par le Pape ; mais le Vatican eut le soupçon des intentions de Sir Roger Casement et lui fit savoir qu'il ne serait pas reçu. Dans les milieux romains, on ajoute que Sir Roger Casement aurait fait faire auprès du Saint-Siège une démarche par des agents allemands, mais le Saint-Siège aurait nettement refusé de prête', l'oreille à pareille manœuvre en recevant le rebelle. Sir Roger Casement estima que s'il venait à Rome et si on apprenait qu'il n'avait pas été reçu par le Pape, ce refus ferait mauvaise impression auprès des catholiques irlandais. Dans ces conditions, il aima mieux s'abstenir. La fin d'un zeppelin On se rappelle qu'il y a quelques semaines un zeppelin qui àvait pris part à un raid sur Paris était tombé à Mainvault. près cl'Ath, et avait été détruit. Les Boches ont fait autour de cette catastrophe le plus grand mystère et il a été extrêmement difficile d'obtenir des détails. Mous venons d'apprendre que ce dirigeable—le L. Z. 73—est tombé sur la ferme Carabin. Tout le village a entendu les hurlements d'epouvante poussés par l'équipage au moment de sa chute. Il y a eu, paraît-il, 21 victimes. Le suicide économique de l'Allemagne. Le Board of Trade a_ publié un tableau comparatif du commerce allemand en 1913, la dernière année complète avant la guerre. De ces chiffres il résulte que le total des importations avec l'Angleterre, les possessions britanniques, la France et ses possessions, la Russie, la Belgique et l'Italie s'élevaient à la somme de £252.175.000. Les exportations atteignaient £238.204.000. Le commerce de l'Allemagne avec ses alliées : l'Autriche, la Turquie et la Bulgarie s'élevait pour les importations à £44.756.000 et les exportations £60.647.0007 Le commerce total de l'Allemagne s'élevait à £529.510.000 pour l'importation, e £496.446.000, pour l'exportation et dans ces chiffres l'importation pour les Etats-Unis s'élevait à £84.129.000 et les exportations à £35.066.000. En somme la moitié des affaires de l'Allemagne se faisait avec les pays avec lesquels elle est en ce moment en guerre et seulement un dixième avec ceux qui sont ses alliés, Ces chiffres montrent clairement que l'Allemagne approche du plongeon final, plus la guerre dure. C'est le suicide économique à courte échéance. Le Tigre Au moment où une partie du grand drame qui se joue dans le monde a comme théâtre le " Tigre ", il est intéressant de connaître de quelle façon ce nom fut donné à ce fleuve. Ce sont les Perses qui lui ont donné son nom : Tigra, la flèche. En effet, il roule des eaux toujours violentes,— le Bible l'appelle " Hid-de-Kel ", le Repide,—d'abord entre des falaises resserrées, de basalte ou de grès rouge, puis dans de vastes plaines dont lui-même, quand l'a grossi la fonte des neiges d'Arménie, et les pluies, pareilles au déluge, et l'incurie des Turcs ont fait d'impénétrables marais. Le Tigre a reflété dans ses eaux couleur de fauve les splendeurs et les ruines de quelques-unes des villes les plus fameuses de l'histoire, Ninive et Khorsabad, Babylone qui devint Bagdad, Séleucie et Ctésiphon. Les mêmes radeaux soutenus par des outres qu'on voit aux immenses bas-reliefs assyriens le descendent encose jusqu'à sa jonction avec l'Euphrate. Jonction récente, de quelques milliers de siècles. Les deux fleuves, pendant beaucoup de milliers de siècles^ avaient atteint séparément le golfe Per-sique qui s'enfonçait de beaucoup plus haut dans les terres, avant que les enormes allu-vions des plateaux de Mésopotamie et d'Arménie ne l'aient refoulé vers l'océan Idien. — La mobilisation de la Roumanie jusqu'à la fin du mois de mars a coûté un milliard de francs. Il y a actuellement 420.000 hommes sous les drapeaux. Lettre du Pays Anvers, le 23 avril 1916. Ma chère Métropole, Nous avons appris ici, par fil spécial et non barbelé, que la Métropole venait de reparaître à Londres. Si la nouvelle fit grincer les dents aux Boches et aux bochisants qui avaient accueilli d'un triple " hoch " la disparition du seul organe qui, depuis le début de la guerre, sut les attaquer sans merci, les Anversois, par contre, eurent le sourire en apprenant que leur " canard " préféré vole maintenant de ses propres ailes dans la capitale ! de l'empire britannique. Vos premiers numéros, que je parvins à recevoir par la voie secrète et combien sûre que j'utilise pour vous faire parvenir le présent courrier, ont fait prime. Comme bien vous pensez ils furent lus tet relus en petit comité ; nous nous promettons du reste d'envoyer un exemplaire de la Métropole à notre excellent ami le gouverneur général qui en attrapera pour le moins la jaunisse. Les œufs de Pâques étant hors de prix, ce petit cadeau ne manquera pas de lui faire le plus vif plaisir ! a Puisque nous en sommes à parler de la fête de Pâques, jadis si joyeuse et si animée dans notre bonne ville d'Anvers, disons que les conditions actuelles d'existence sont particulièrement tristes à Anvers. Tout y est fort cher et il n'y a vraiment que les gens riches qui peuvent se payer le nécessaire, l'ouvrier est privé de bien des choses et le bourgeois, petit commerçant ou employé souffrant en silence, est encore le plus à plaindre au milieu de cet affreux cataclysme. ^ Peu avant Pâques on célébrait par une fête, consistant en dons généreux, le ôoo.ooome dîner économique. Ces dîners, au prix uniforme de 40 centimes, étaient servis par des femmes du monde et aidaient à vivre une partie de la population bourgeoise, petits employés, familles dans la misère, etc. Leur suppression, qui a été annoncée par suite du manque de vivres, serait un véritable désastre. Pour donner une idée du succès de ces institutions, disons que les clients sont parfois si nombreux que l'on est forcé d'avoir recours à un service de police. On espère que l'exploitation pourra reprendre au plus vite. A voir les nombreux fils de fer dont on entoure notre chère cité on dirait que l'on voudrait nous mettre en cage, comme des oiseaux. Plusieurs hôtels aristocratiques sont occupés par les Allemands et l'on a fait dans plusieurs caves des rafles sérieuses et dont j'aurai l'occasion de reparler. S'il n'y a plus de vin dans les caves, les goussets aussi se trouvent vides de monnaie sonnante : plus d'argent, plus de nickel, tout cela est remplacé par du papier boche ou autre monnaie de singe. Les ménagères tentées de faire des folies en seraient empêchées car il est interdit d avoir plus de 5 kilos de thé, de café ou de chocolat dans sa maison. Un de nos concitoyens fort connu a été mis à l'amende de 8.000 marks parce qu'on a trouvé un vieux revolver rouillé à son domicile ! Pour ceux qui aiment les potins disons que l'opulent Herr R...., en rupture de pétrole, habite un petit hôtel à Bruxelles et vient de fiancer sa fille à un Hongrois, et qu'un coiffeur de la rue Léopold a lâché ses chignons pour ouvrir une pâtisserie dans la même rue. On n'a pas encore trouvé le moindre chichi dans ses petits fours ! Les Allemands visitent minutieusement les hôtels des exilés et choisissent les plus confortables pour s'y établir ; les autres servent aux troupes de passage qui ne cessent de defiler dans nos rues, en partance pour le front occidental. On a, paraît-il, prévenu que les Allemands s'apprêtaient à saisir le linge et la literie dans la maison des émigrés ! Les arrestations se font de plus en plus fréquentes et l'on peut dire que l'hôtel de la rue des Béguines n'eut jamais clientèle aussi huppée, ni si nombreuse. Tout comme à Londres, les pourboires y sont refusés. ; Et maintenant, ma chère Métropole, que j'ai trouvé momentanément un tuyau pour correspondre, je vous écrirai encore sous peu d'autres nouvelles. Bonne chance et à bientôt. Carolus.

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Cet article est une édition du titre La métropole d'Anvers: paraissant provisoirement à Londres appartenant à la catégorie Oorlogspers, parue à Londres du 1914 au 1919.

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