La Métropole

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s.n. 1914, 23 Août. La Métropole. Accès à 20 novembre 2019, à https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/fr/pid/7d2q52g66b/
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LA MÉTROPOLE 5 nies le aft 21e Année | No~233 | Edition ES EDITION DM MUTIN Dimanche 23 août 1914 LA GUERRE Bruxelles isolé du monde L'avance allemande en Flandre Le knout prussien à Liège La situation générale !s©s espoirs La colonne quo nous avons signalée comme i le dirigeant vers Lille semble être en réalité I une colonne de flanc garde seulement, les co-[ |onnos principales étant celle qui longe la f Meuse et celle qui marche sur Valenciennes. On sait que les grandes masses de troupes empruntent des routes parallèles et assez distantes afin de pouvoir aisément se mettre en ligne si les. circonstances l'exigent. La colonne qui longe la Meuse se bute à Namur. Celle qui marche sur Valenciennes à la ligne d'eau Sambre-Canal de Condé. Il est vraisemblable que cette ligne d'eau, défense naturelle &era occupée par les Français. Le bruit courait avec persistance qu'un combat serait engagé dians ces parages, mais ce ne peut être qu'un combat d'avant-garde. Il semble bien que si les Allemands ont pu envoyer par la Belgique d'aussi fortes masses c'est*parce que les Autrichiens leur ont fourni du renfort pour la frontière franco-allemande, toujours dans l'espoir que la Russie n'entrerait pas de sitôt en ligne. Les Français ont évidemment prévu la cho-S se. Sûrs du côté de la Méditerranée et de [ l'Atlantique, les Alpes gardées par de faibles détachements qui n'inquiètent guère l'Italie, la France a pu porter toutes ses forces au Nord et à l'Est. Et puis les Anglais sont sans doute là? En est-il de même du côté ennemi ? Nous savons que non seulement l'Allemagne < * dû >o garder da cô^é de la Hollande, mai? [ âoasi du côté de la mer du Nord. A la frontière i russe aussi elle a des effectifs appréciables, | 'probablement six ou sept corps d'armée. Le côté vulnérable par lequel la H'ussie en-» trerait en Allemagne par conséquent pourrait bien être la Pologne autrichienne. Hypotnèses évidemment, que nous donnons pour ce qu'elles valent, c'est-à-dire peu de chose, les jeux de la guerre étant éminemment variés. La retraite de l'armée beige Pas de grande bataille Anvers, 22 août.— Tous les renseignements que nous avons pu recueillir indiquent qu'il n'y a pas eu à proprement parler de bataille pur le front Diestr-Aerschot-Tirlemqnt. L'état-major ayant pris la décision devant la supériorité écrasante de l'ennemi, d'épargner l'armée belge et de la replier sur Anvers, de façon à conserver une force impoi -tante qui pourra ooopérer plus tard avec l'armée des alliés, et à défendre dans les toutes meilleures conditions la position fortifiée d'Anvers que menacera plus tard l'armée allemande, on s'est contenté de placer des forces peu importantes sur le chemin de l'envahisseur.Ces forces, très bien placées, et solidement appuyées aur des défenses bien préparées, ont infligé do grandes pertes à l'ennemi et ont admirablement rempli leur rôle qui consistait à retarder autant que possible la marche des Allemands et à couvrir la retraite du gros de l'armée. Tous les correspondants de guerre rendenl hommage à la façon magnifique 'dont- cette opération a été conduite et indiquent que la protection de la retraite fut faite par des effectifs peu nombreux. Le correspondant du «Nieuwe Rotterdam-Bche Courant» <yii a assisté à la retraite sur la route de Louvam, écrit: « Laissez-moi le dire tout de suite, toui Était calculé pour couvrir la retraite et non pour défendre la ville de Louvain, tout à fait non-défendue. » Toute la retraite de l'armée belge>s'effectue taotiquement et régulièrement, ainsi qu< j'ai pu le constater moi-même. Dans mes randonnées en auto à travers la Belgique, j'ai pr constater combien régulièrement s'effectuail la retraite pendant ces trois derniers jours... le nombre de blessés du côté belge n'est p.11 grand jusqu'ici, et la grande bataille doit en core se produire. A cet effet, j'espère rentrei en Belgique pour la troisième fois, mais d'ur c&fcd qui me permettra de vous envoyer d< temps X autre des informations.® Le bureau de la presse de Londres dit d'au-fcre part: o L'armée belge a dû se retirer devant lf supériorité du nombre. Elle a rempli d'mnt façon admirable sa mission qui consistait 1 retarder la marche de l'enuemi et à mettn les alliés en état de terminer leur concentra tion sans difficultés. La retraite des troupe: belges était déjà attendue depuis quelque; jours et était devenue nécessaire par la situa lion stratégique.» M. Philip, le correspondant .de guerre dt «Daily News» raconte d'autre part commeni dans son voyage de retour, il vit des effectif; belges importants d'infanterie et d'artilleri< qui so retiraient de Liège, (dis marchaient dit-il, dans un ordre parfait. A Louvain, i n'y avait que 3000 Belges dans les tranchée! pour retarder la marche des envahisseurs ar rivant de trois côtés, Diest, Tirlemont e" Hamme-Mille (au sud de Louvain) et poui couvrir la retraite. » Tous les autres correspondants de guerrt anglais vantent le courage et la sagesse de: Bolges, qui ont su abandonner Bruxelles e qui ont su donner en sacrifice une perte im médiate et nationale à l'intérêt du plan général de campagne. Ils font aussi ressortir 1< danger que courent les Allemands, qui sem blent vouloir_dépasser une armée forte et nor battue, tandis que deux positions particuliè rement fortes, Anvers et Namur, raenaoen-teurs flanc». La marche allemande dans les F.andres On annonce de bonne source que les Allemands occupent tous les villages situés entre Louvain et Alost, assurant ainsi la traversée du pays pour le gros de leur armée qui a suivi l'itinéraire suivant : Arrivant de Louvain ils laissèrent la capitale à leur gauche so contentant d'y envoyer un détachement.. L'armée allemande traversa ensuite Nino-ve, Sotteghem et Audenaerde, où sa présence fut remarquée vendredi. On suppose que les troupes passant par .Ivelghom prendront la direction de la France.Il est démenti que des forces importantes aient été vues à Gand et dans les environs. Hier matin on n'y avait pas aperçu le moindre casque à pointe. Les patrouilles de ulilans dont on avait signa-lé la présence dans quel ci îes villages de la rive droite de l'Escaut, n'étaient que des détachements de quelques hommes chargés de protéger l'aile droite de l'armée allemande.Le journal « Het Volk » dit : Un ami Gantois arrivé à bicyclette d'Au-donaerde confirma que les troupes prussiennes. se dirigeaient vers le sud-ouesfc. Il les vit à Audenaerde arrivant de Sotte ihem. Ils avaient l'air très fatigués mais ne firent pas le moindre mal quoique traversant une ha'e de curieux. Se dirigeant vers oe côté nous pouvons supposer qu'ils venaient d'Alost par Sottegem, afin de poursuivre leur route vers Audenaerde, AveJgem, Mouscron, afin de tâcher de pénétrer ensuite en France par Tourcoing et Lille. Il est à croire que ce n'était encore là qu'une partie des troupes qui se trouvaient autour d'Alost. Le a Bien Publio » ajoute que les troupe' allemandes se portent en masse vers la. frontière française. Ils traversent les villagee sans prendre le moindre repos. Quoi qu'il en soit, si les forces principale* des troupes allemandes prennent en droit' ligne le chemin de la France il s'en su il qu'elles évitent la place d'Anvers qui ne serf donc pas assiégée. Des personnes d'Audenaerde avant vu passer les troupes disent que les soldats étaient harassés de fatigue et avançaient pénible ment. On avait l'impression d'assister à une mar-<^ho forcée. Il est certain que si les alliés parviennent \ obtenir nue victoire sur la ligne de la Meu-ops Allemands qui se ruent ainsi à graver? 'n Belgique, passeront un très mauvais quarl d'heure. L'attitude des troupes est pacifique. Le? crosses et la bouche de leurs fusils sont entourés de moroeaux de toile. A GAND Gand, 22 août, 12 h. 15 m. — (De not-rc correspondant.) — Les Allemands ne sont pa.-venus à Gand ; ils ont campé à Laerne et sonl repartis sur Termonde. A Wetteren, ils ont sommé le bourgmestre de leur remettre l'argent qu'il possédait ei ont emporté les armes que les particuliers avaient déposées à l'hôtel communal. La population de Gand est très calme, les blessés que l'on pouvait transporter ont ete évacués nier midi. La nuit de vendredi à samedi s'est pas sée dans le calme. L'approche des Allemand, n'a plus été signalée. Beaucoup de gens son honteux de la panique à laquelle ont céd< Les hommes qui, par leurs fonctions, avaien devoir précisément de donner l'exemple di sang-froid. Les facteurs se sont présentés à 6 heure du matin. Naturellement, la poste ayant ét fermée pendant toute la nuit, et la levé' les boîtes n'ayant pas été effectuée, ils n'on pu faire leur tournée. On leur a dit de re venir à 10 heures. Ce n'est pas sur les champs de bataill-seulement qu'il faut savoir être intrépide '•emarque le « Bien Public ». Pour les civils 'e vrai courage, nous l'avons dit et nous 1 redisons, consiste à accomplir leur besogn jusqu'au bout, comme si nous vivions ei ' pleine paix, et à braver le péril s'il le fau plutôt que de donner l'exemple du désarroi A BRUGES Bruges, 22 août. 14 h. 30. — (De notre cor respondant.) — Notre garde civique est ren forcée depuis hier p?r 1200 gardes de Bruxel les, de Gand et> de Verriers. Toute invasion allemande à Bruges sembl écartée. De nombreux blessés belges ont été évacué ; sur Ostende comme convalescents. La ville es ■ oalme. i i A MALINES Uhlans surpris Anvers, 22 août, après-midi. (De sourc sûre). — Cette après-midi, dans les environ ■ de MaJines, une patrouille de cavaliers allé 1 îriands a été surprise par quelques gendan - mes. Trois ennemis ont été abattus. Un uhla - et deux dragons ont été fait prisonniers. Il ; ont été oonàiits à Anvers. lié étaient affa méa. Uns grande bataille à Charleroi ? Anvers, 22 août, après-midi. (De source sûre). — Le bruit oourt qu'une grande bataille serait engagée entre Allemands et Français, entre Namur et Charleroi depuis vendredi matin. Nous apprenons à ce propos que" dans plusieurs villes de Belgique, notamment à Gand, des trains de réfugiés de la région de Charleroi sont déjà arrivés. Ces réfugiés racontent que les Français et les Allemands sont aux prises dans leur région. —— < - - — ABRUXELLES La situation Anvers, 22 août. — Des nouvelles de source officieuse nous permettent d'affirmer que trois mille Allemands seulement occupaient Bruxelles vendredi soir. Tooit est calme dans la capitale. Beaucoup1 de magasins sont restés ouverts. Seuls des uhlans occupent la ville. Us se sont divisés en patrouilles qui sont stationnées da<ns les gaies, aux environs des banques, des bureaux de poste, à la Bourse et à la Grand'Place. Il n'y a eu aucune manifestation, tous les habitants ayant suivi à la lettre les excellents conseils que leur a prodigués M. Max. Le gouvernement ne connaît pas encore les termes de l'accord intervenu entre le bourgmestre et le général allemand. Les environs de Bruxeles sont très sévèrement gardés par des lignes renforcées qui empêchent provisoirement toute communication avec l'extérieur. Il semble que les Allemands veuillent isoler Bruxelles du restant du pays beaucoup plus rapidement et plus étroitement qu'ils ne l'ont fait à Liège. L'escadre anglaise à Ostende Ostende, 22 août, 14 h% 55. — (De notre correspondant.) — En raison de l'intention orêtée aux hordes de uhlans de venir occuper la côte belge,_ une escadre anglaise, comprenant deux croiseurs, deux dreadnonghts, deux ^ous-marins et six contre-torpilleurs,est venue se placer ce matin dès la première heure devant Ostende. t . L'amiral avait reçu l'ordre de bombarder les troupes allemandes qui avanceraient vers la côte. Le bourgmestre d'Ostende s'est fait conduire auprès du vaisseau amiral et a prié le commandant de ne pas tirer avant que les autorités belges ne jugent la chose nécessaire. L'amiral a fa.it placer 9on escadre en haute , mer en vue d'Ostende. Toutefois on ne signale jusqu'ici l'arrivée d'aucun Allemand. Le bourgmestre a fait placarder un appel au oublie conçu dans des termes à peu près semblables à celui de M. Max. Les forts de Liège MENSONGES ALLEMANDS On a intercepté le message suivant envoyé de Berlin par télégraphie sans fil : I/es journaux belges racontent la manière dramatique dont le général commandant les forts de Liège parvint à s'échapper. | C'est du roman ; le général Léman est prisonnier de guerre à Cologne. C'était daté de Berlin 20 août. On ne nomme naturellement aucun journal belge auteur de oe dramatique récit d'évasion. La 5™ division ' Nous avons reproduit hier, dans un article ; reproduit de la «Flandre Libérale» le bruit ? enregistré par notre confrère gantois concer-! nant la 5me division. On craignait que celle-ci - ne soit coupée de ses communications avec • Anvers. Rassurons tout le monde à ce sujet. La 5me division a rejoint le gros de l'armée, eb se trouve au complet à X... dans les cantonnements qui lui ont été aménagés au camp retranché d'Anvers. ^ Le combat de grabinneii ! Saint-Pétersbourg^ 22 août. — Officiel. — L L'armée russe mantint le 19 août l'offensive dans la région de Gambinnen. Le combattre prit le lendemain avec succès pour les Rus ses dont la cavalerie captura deux canons. 14 régiments d'infanterie allemands ave< une nombreuse artillerie lourde participèren' au combat. a Les baltes " dum-dum " s Paris, 22 août. — Le gouvernement fran- - çais a adressé aux puissances signataires des conventions de La Haye une protestation con- i tre l'emploi allemand do balles dum-dum e1 s rappelle que l'Allemagne est signataire de k - déclaration de La Haye, condamnant l'emplo de balles explosibles» Sous la griffe du monstre Un voyage Anvers-Liége ...et retour Nous avons eu l'occa&ion de nous entretenir der pendant une bonne demi-heure avec un le nos concitoyens dont la conversation, par es temps que nous vivons, vaut tous les plai-irs du monde. Il s'agit d'un jeune homme, M. Henri rrenkel, sujet russe, né à Varsovie, établi de->uis plusieurs années comme négociant sur îotre place et qui, dès qu'il apprit l'odieuse tgression dont notre p£;ys venait d'être victi-ne, s'engagea comme soldat volontaire au iine de ligne, pour servir, avec ses amis belles, la cause de la Triple-Entente contre la )arbarie et l'hégémonie prussiennes. _ M. Frenkel, qui est un homme jeune et ;ort, aux allure décidées, au regard calme et >ûr, pas « bluffeur » pour un sou, faisait donc >rès simplement son service à l'état-major, où >ar sa connaissance de l'allemand et du russe. 1 rendait do bons services, lorsqu'il apprit sertain matin de la semaine dernière qu'un émissaire sûr devait être envoyé à Liège. Tout naturellement, M. Frenkel se présenta a son capitaine. — Je connais les langues, dit-il, je sais ce ç[ue sont les Allemands. Ne confiez pas cette mission à un autre... — Mais vous risquez votre peau! Si on découvre votre rôle si evn vous susoecte même, vous serez immédiatement fusillé ! — Ça m'est égal. Je suis # célibataire, je veux servir mon pays d'ad optionEt du reste, soyez tranquille, je reviendrai. Car c'est bien ce que vous voulez n'est-ce pas? — Eh bien, dans ses conditions, partez... Et M. Frenkel partit. Cooninept il arriva à ses fins,_ il nous l'a dit, mais nous ne pouvons l'écrire. Contentons-nous de-révéler qu'il employa un «truc» des plus ingénieux, qu'il avait des papiers parfaitement en règle, signé par un commissaire de police et par un consul allemand et qu'il n'était ni déguisé, ni grimé. Le seul sacrifice auquel il ait dû se résoudre, c est de brûler, avant de passer dans les lignes allemandes, tous ses paniers personnels. En outre, il avait décousu de ses^ vêtements d? son linge, de son chapeau et même de ses bottines, tout signe qui aurait nu révéler so" ■'dentité s'il avait été trahi. Et en verra que cette mrénanition ne fut pas inutile. A.iouton* que M. Frenkel ne connaissait ni Liésre. n" ses environs et qu'il n'avait sur lui ni olan. ni carte d'aucune sorte. Simplement ses paniers et de l'argent. Gomment on traverse les lignes allemandes Mais ici, laissons la parole au soldat du sixième : — u ' abordai Litige pftr la noilanûe, eut-il. Je me rendis d'abord à Rosendael, puis ■ Maastricht, enfin à Eyden, puis, hardiment, je passai la frontière. Je no vous ferai pas la description de Visé de Moula,nd, de Berneau, brûlés, saccagés dé v*tés de la façon la plus horrible. Quoique tout, oe que j'ai vu m'ait durci le cœur, jt frémis enoore en y songeant. Vous n'avez pa-idée de ce qui s'est passé là. Les Allemands ivres de rage à cause de la résistance que nous leur avons opposée, &e^ sont conduits oomme de véritables bêtes féroces. J ai w des hommes, des femmes, des enfants pendus: ou horriblement mutilés. J'ai vu des monoeaux des cadavres, dont on n'apercevra plus trace d'ailleurs dans quelques jours, car le* habitants des environs de Liège et même de La ville elle-même sont réquisitionnés pour les enterrer par tas. Ah 1 les Prussiens auront de terribles comptes à nous rendre. Enfin, pas sons... h Je me dirige donc vers les lignes allemandes et-, loin de les fuir, je les aborde hardi ment et le plus naturellement du monde dans leur langue d'ailleurs. Je raconte au: solelats que ma femme est allemande. Je m< fais, quelqu'effort que cela me coûte, humble prévenant, petit. Je joue mon rôle enfui n'ayant en vue que le but à atteindre : pene trer dans Liège, en sortir et revenir à Anven auprès de mes chefs. . , Et oela « prend », à ma grande 301e. On m< oonduit chez un officier, qui me reçoit, raide hautain, sec, dur. Je sors de nouveau m; petite histoire, je montre le visa de <r mon ; "onsul allemand. Même effet magique. Oui io puis aller à Liege, mais entre eleux soldat: au passage des lignes, et en jurant que j' n'ai rien vu de leurs préparatifs militaires, e que je ne verrai rien. « Surtout me dit-on oas un mot, ou vous êtes mort ! » Et on m< fouile jusqu'à la peau sans résultat d'ailleurs Je m'incline en tremblant, pacifique à 1 ex-trême, et je continue mon chemin à pied, en tre deux soldats, évitant sonrneiise>ment d< dire un mot aux malheureux Liégeois que j< croise en chemin et qui sont réquisitionné' r>our effectuer tous les durs travaux auxqueti les Prussiens les emploient au mépris des loi! comme de vrais domestiques. ^ y B-'eu entendu, j'ouvrais les yeux... de cote C'est ainsi que j'ai pu voir que les Aile niands avaient pu jeter au moins lynit pont -le bateaux sur la Meuse, entre Liège et 1; frontière hollandaise, ponts sur lesquels i T>ac«é l'invasion. Ils étaient tous composé d'allégés ou de bateaux d'intérieur, et parais --aient très bien construits. A Liège — Enfin, je pénètre dans Liège par le Non en passant entre deux forts dont je ne veu: rien vous dire. La première chose qui m'a frappé dans 1 ville, c'est une horloge publique. En y con. parant ma montre pour voir si celle-ci étai s juste » je m'aperçus imméeliatement qu'ell retardait el'une heure exactement, ce qui ir dique que l'heure allemande a été établi dans la capitale de la wallonie! Je cherchai à me diriger ensuite ver l'adresse sûre qui m'avait été indiquée, clios difficile sans évei|ler l'attention. Je voulai à tout prix éviter de demander mon chemi: à un Allemand, car cela aurait pu me fair découvrir. Je me demandais elonc ce que j'a liais faire quand tout à coup j'entends à côt do moi une vaillante Liégeoise dire tout haut en pleine rue: «Ali! les sales Alboches!» C'était le signe de reconnaissance sauveur J'adressai aussitôt la parole à cette patriote et, me livrant tout_entier, je lui exposai rap . dement ma situation. J'étais bien tombé. Cette_ brave fille — un humble servante — me tira tout de suit d'affaire et me conduisit chez ses maîtres qi me reçurent magnifiquement. (Ah! comme j regrette de ne pouvoir les citer ici pour leu rendre l'hommage qu'ils méritent!b Ces excellentes gens firent alors prévenir 1 plus discrètement possible la personne que j devais toucher et qui, après s'être très pri demment méfiée, — car je n'avais aucun p£ pier personnel — finit par recevoir ma cou munication et à me donner la réponse verbal que je devais rapporter à Anvers. H ne m restait plus qu'à sortir de Liège. C'est à qu< p m'employai le lendemain, car vous pense bien que plusieurs lieues effectuées à pie m'avaient dotiné droit à quelque repos. Comment ils " matent " les Liégeois — Dans la nuit cependant, ainsi continue M. Frenkel, je fus éveillé brusquement pai une intense fusillade. Je me levai à pas de loup, je regardai par la persienne. Le bruit était si fort qu'il paraissait venir de la rue. Cependant, je ne vis riens. Que se passait-il ? Je ne sais. Et vous comprenez bien que je n'ai pas osé le demander à un Allemand. Le lendemain, je fus^ témoin d'un autre fait, qui se passa sur la pîaee Saint^Lambert. Un chauffeur belge s'expliquait avec un offi-cier allemand. Visiblement, le Belge ne parvenait pas à comprendre ce qu'on exigeait de lui. La foule s'amassa et je ne pus suivre le reste de la scène. Mais j'entenelis ce qui me parut être un coup de revolver. Puis une escouade de soldats allemands sortit du palais pour contenir la foule. Et je vis le chauffeur. !o visage inondé de sang, ejue deux soldats allemands transportaient dans une maison. Pas un geste de révolte dans la foule: les fusils sont chargés et prêts à partir.^ A côté de moi un Prussien disait d'un ton léger: — ccAch! das ist nichts! Eine Kleinigkeit !» (Oh! ce n'est rien! Une bagatelle!) Dans Liège, assez bien ele maisons sont dévastées. Les jardins sur les bords de la Meuse, où les Allemands ont installé leurs lourds mortiers qui bombardent les forts,, présentent un bien triste spectacle! Pour passer sur les rares nonts accessibles au public, il faut un «Schéma (Laisser-passer) signé du généra von Baver. Ce nom est tout- puissant à Liège et les sol dats qui girelent le pont ne se montrent pa( très regardants. J'ai crié «Bayer» comme le; autres, et j'ai passé. Les murs sont inondés ele pre>o! a mations sor-f-'es des presses ele votre consœur la «Meuse» Oïn y promet dé beaux salaires aux travail-"ours nécessaires. Mais j'ai appris que cqmm£ ceux-ci ne se sont guère empressés de trimer oour le roi de Prusse on les a requis bruta lement. Pas une charrette, pas un vélo, n< peut se montrer en ville sans être soumis à 1< réquisition. Même les chauffeurs de remor queurs l'ont été. Les Allemands remontent 1î Meuse en bateau. . Us ont aussi fait sortir eles tramways.Man ceux-ci roulent à vide. Aucun Liégeois m s'en sert! Personne ne peut sortir de la ville ; mai chaque jour, une auto montée par un solda et un garde-civique se rend à Ma-estricht pou y cherchea*... de la levure. La ville n'a pas été frappée el'une contri butioii de guerre de cinquante millions, com me on l'a dit. Cette contribution n'est que d' 1!\ millions; C'est la «province» ele Liège qu doit fournir les cinquante autres. Les officier paient toujours en bons de guerre. Un curieux détail encore. Les Allemanel ont repeint une des enseignes-réclames qui s-trouvent sur la côte de Cointe. Us y ont fai l'inscription suivante : WILHF.LM II K ATSER VON EUROPA GUILLAUME Tï, EMPEREUR- D'EUROPÎ Quand ils sont entre eux, les Liégeois son ":ent et ils montrent un petit drapeau belg flottant toujours fièrement à côté de cett inscription qui symbolise si bien toute la mé 'railomanie germanique, petit elrapeau.que le Allemands ont oublié de faire disparaître. — Et comment êtes-vous sorti de Liège? — Comme j'y suis entré! J'ai réussi à m faire délivrer par les autorités allemandes ui oeronis de sortie, timbré au bureau du «Stab ;nstalîé dans le Palais des Princes-Evêques, e io m'en suis allé très tranquillement, sûr di retour. — Une question encore. _ Quand avez-vou quitté cette m a1 heureuse ville? Jeudi. Et je puis vous dire qu avant d : m'en aller, j'ai mis mes hôtes au courant d ' la situation, je leur ai donné le ferme espew que l'occupation allemande ne serait que tera • ooraire, et ie les ni priés de répandre cett • bonne nouvelle parmi leurs amis sûrs.J ajout ; que cela est d'ailleurs inutile. Les I'lf?eoi ont la foi dans le succès des alliés de la Triple - Entente. Et tout ce qu'ils doivent souffrir e > taire aujourd'hui est amplement compens^ 1 '^i sent-il s. par le sentiment qu'ils ontd'avoi fait tout leur elevoir et par la conviction pre ■ fonde dont ils sont animés qu'à 1 occupatio : de Liège succédera la douce réalité d une plu 1 ^rn.nde et plus belle Belgique! : " Notre entretien s'est terminé sur ces mot* Au nom ele tous les lecteurs de la «Métropole ' nous avons félicité M. Frenkel et nous ly avons serré la main comme on serre la mar à un brave qui n'a pas craint une mort obscii re pour accomplir son devoir. Informations hollandaises Rotterdam, 22 août. — On télégraphie d Maestricht au « Nieinve Rotterdainsche Cor rant » à la date du 21 : J'apprends à l'instant de source excellent que la situation de la population de Liège et ' extrêmement sérieuse. Hier matin un coup C 1 feu fut tiré d'une des maisons du quai d< = Pêcheurs ; immédiatement, les Aliemane ■ elémolirent à l'aide de mitrailleuses, ur vingtaine de maisons, dont les habitants fi rent tués. Peu après, une dizaine de ma sons de la place,de l'Université furent r-eluites en cendres. Lorsque> l'incendie pari prendre une grande extension, les pompie j furent réquisitionnés pour éviter que le fe c se oommuuiquât aux maisons voisines. Outre la contribution de guerre de 50 nu i lions imposée à la province, la ville devn _ payer 10 millions. t L'administration militaire a mis l'cmbarj a sur les sommes d'argent qui se trouvent daa - les banques particulière». Les banquie 0 émettent des bons, car presque tout le num l'aire est retiré de la circulation. Toutes 1 s armes qui so trouvent en la possession el e civils doivent être restituées. Les paysai ? sont invités à se rendre sur leurs terres poi 1 rentrer leurs récoltes. e La vie des étrangers à Liège se trouve ne - tement en danger, comme beaucoup de Hc é landais y séjournent il ne semble pas inuti , que le gouvernement hollandais prenne el mesures pour faire respecter la vie et 1 ! biens des sujets hollandais. , Le prince Eited Friedrich a quitté Liég Le « Nieuwe Rotterdamsche Courant ajoute en note : e « Comme nous l'avons déjà dit, dès qu'< e a vu que la représentation consulaire à Lié, i n'existait pas, des mesures ont été pris e pour remédier aussi rapidement que pe)ssit r à cette situation. (Note de la Rédaction. — Il s'avère do: e ele plus en plus que les Allemands se co o divisent à Liège en véritables brutes. L'h toire du coup de feu du quai des Pêcheurs e - certainement une nouvelle invention des - née à expliquer des représailles sanglante e si exagérées que les Hollandais eux-mêm e doivent être protégés. _ - ti Nous livrons simplement ces faits à l'es z cration du monde civilisé en attenda d quo sonne l'heure de la redelition des ooim tes I) Lavant-guerre Contribution à Hsloire île l'invasion allemande en. Belpne V (*, » LE COUP DE TONNERRE ï L'aventure du « Stein » 1 Malheureusement, pour tous les beaux espoirs caressés par les Allemands d'Anvers et ; el'ailleurs, un coup de tonnerre vint troubler = la quiétude de ne>6 ennemis. ( C'était en mars 1898. Le vaisseau-école « Stein » retour de Haïti où de concert avec le « Gneisenau », il avait été régler à coups de canon un différend dont ' les Allemands avaient eu à souffrir vint se ' mettre à quai à Anvers. Un premier incident significatif marqua , l'accostage : une sentinelle en armes fut placée sur le quai ! C'était un grave manquement au protocole, aucun soldat étranger armé ne pouvant i être toléré en territoire neutre. Pour un esprit simplement attentif cela signifiait pourtant que le commandant du « Stein » devait avoir des raisons de se méprendre ainsi sur nos sentiments et notre dignité. La guerre d'aujourd'hui nous montre que l'erreur de ce commandant était un pou celle de tout bon Allemand. On fit supprimer la sentinelle et l'affaire semblait oubliée quand quelques joura après le commandant du « Stein », le capitaine Oel rich, prononça dans la grande salle des fêtes du Jardin Zoologique des paroles significatives. Il ne parla rien moins que de « L'ANNEXION DE LA BELGIQUE A L'ALLEMAGNE » ! On imagine l'effet de pareilles paroles. Le bourgmestre de même que toutes le« ' autorités et les Belges présents quittèrent la salle. Des émissaires furent immédiatement en-, vovés dans toutes les rédactions des journaux pour faire taire l'inendent, le com m an . dant Oetrich devant être tenu pour fou. . ainsi qu'on l'avait constaté à certains indices. 1 On inve>qua le soleil de Haïti ! Mais si l'on avait cru étouffer l'affaire, or s'était encore une fois grossièrement trompé On en parla- et même beaucoup. On fit mieux : , on s'alarma. ; Dès lors la confiance en l'Allemagne fut - ébranlée et le lourd soupçon pesa sur le ceeur des patriotes. ? Désormais, c'est avec une attention in-? nuiète que l'on observa les faits et gestes d-c^ t \llemanels. On comprit la raison cachée^ ele certaines munificences, et on eut beau faire ■ cela ne prenait plus sur la masse, qui en dé-ji oit ele tout reste maîtresse souveraine. Qu'on ne l'oublie pas. ; Où l'on voit M. von Bary quit-; ter I' «Alldeutscher Verband» L' t Alldeutscher Verband » continuait ? pourtant sa pre>pagande. De hautes person-, Tialités de la colonie allemande lui prêtaient , leur patronage. Quand tout d'un coup, là t aussi comme pour confirmer que les Alle-i mands seront de perpétuels gaffeurs, un incident vint alimenter à nouveau la chronique ! s Voici comment la « Métropole » du 8 avril! 1898 en rendait compte: ? ,« Il existe à Berlin une puissante associa-r tion, 1' « Alldeutscher Verband », dont le but ~ avoué est de resserrer les liens qui unissent B à la mère-patrie les Allemands émigrés dans s tous les pays. » La section anversoise de 1' « Alldeutscher * Verband » est présidée par M. de Bary. Sui-r* vant des renseignements communiqués à dee - confrères libéraux, l'association berlinoise. 1 trompée par les déclamations auxquelles s s'étaient livrés là-bas quelques exaltés, s — 1 ■ i Voir la «Métropole» du 19 août et jours i suivants. urait récemment organisé à l'Hôtel de ►axe, à Bruxelles, une réunion ayant ►our but d'établir en Belgique une plate-orme politique pangermaniste et de fonder m journal pour la défendre. » En apprenant ce fait, qui constituait à on avis une atteinte grave aux prineâpea tatutaires de l'association, M. de Bary a onvoqué ses collègues de la section anver-oise.» Le comité a télégraphié à Berlin sa dé-nission collective, et la section anversoise de ' « Alldeutscher Verband » a été dissoute. » Nous félicitens M. de Bary et ses collègues ele leur attitude correcte. » Nous leur demanderons seulement la per-nission de ne pas partager leur surprise, touillant l'initiative pangermaniste de 1' « AU-leutscher Verband ». » Les brochures de propagande que cette association fait constamment imprimer, no xmvaient laisser de doute à personne sur >es tendances réelles. » Cette réaction qui se produit parmi la population et la colonie allemande d'Anvers, iprès un emballement peu justifié, noua pieuve que nous n'avons pas eu tort, quoi }u'en aient dit certains, de compter sur ia >agesse, de nos concitoyens, sans distino-uion de nationalité. » Mais ce qui fut une honte c'est qu'en réalité 1' « Alldeutscher Verband » ne iut pas dissout. Il subsista en secret, en attendant des jours meilleurs. Quelques années plus tard, en effet, nous entendons à nouveau parler de ce groupe néfaste. L'outrecuielance allemande a cru décidément qu'elle pouvait à nouveau tout se permettre et noua apprenons par des comptes-rendus que M. Pritseh, consul général d'Al« iemagne et sa femme ont assisté à des réunions de 1' « Alldeutscher Verband ». N'est-ce pas que cela allait bien P Des protestations qui furent adressées à ce consul général plein de jactance mirent fin tout d'un coup à la publicité que se faisait faire 1' « Alldeutscher Verband ». Aucun inoielent nouveau n'étant venu troubler désormais la propagande teutonne, iea Allemanels d'Anvers purent croire que la Belgique était mûre pour la « Schlague ». Us durent faire à ce propos des rapports favorables à .leur gouvernement et applaudir surtout de ce que les paroles prononcées par le ministre d'Allemagne à Bruxelles, à l'ejcca-sion des fêtes de 1905 à Anvers avaient produit sur nous un effet apaisant. On pouvait #tro tranquille, le lion belgiqu« n'était qu'un toutou inoffensif qui ne mordrait pas. Bien mieux notre abdication existante justifie un peu l'affront sanglant qui nous fut fait par l'ultimatum allemand : « On vous paiera, laissez-nous passer » I Et on était si bien sûr de passer, on avait à ce point pris les dispositions nécessaire* que dans tous les préparatifs de l'invasion et dans l'organisation méthodique de l'espionnage, il faut voir la preuve certaine et indiscutable que l'Allemagne avait décidé depuis longtemps de nous envahir. On peut tenir les écrits menaçants des auteurs militaires allemands et surtout ceux -iu général Bernhardi pour une menace seulement. On ne peut en dire autant des faiti oatents et irréfutables qui ont été relevésf que nous ne connaissons qu'imparfaitement mais qui témoigneront devant le monde civilisé d'une résolution arrêtée de longue date, Le sot et maladroit prétexte de la crainti de l'invasion de la Belgique par fa Franc* invoqué par l'Allemagne s'écroule comme un château de cartes. (A suivre.) (Les communications écrites et signées concernant l'Avant-Guerre doivent être dépo< sées dans ia boîte du journal.) L'espionnage critère de la ' "Kulîur,, allemande e ,t e s Du « Journal de Bruxelles ». — L'rmpor-[s tance du rôle que l'espionnage même chez c les nations amies joue parmi les instruments i- de la politique militaire allemande n'est pas i- une marque de « kultur » chez le gouveme-ï- ment ele cet Empire qui se prétend à la tête it de la civilisation et ne veut, à l'entendre, elo-~s miner les autres peuples que dans l'intérêt du u progrès universel. Il semble qu'un gouverne-; ment ne doive, ne puisse toucher qu'avec ré-1- pugnance, pour s'en servir, à cette chose vile •a et ignoble, à base de mensonge, d'hypocrisie et de trahison : l'espionnage. Nous expri-;o nions là le plus naturel des sentiments. On jg dirait que le monde officiel allemand l'éprou-rs ve à peine. Un confrère prétend que l'es-pioimage est, d'ailleurs, une tradition natie>-nale en Allemagne, et, à titre de preuve, il rappelle ce mot ele Frédéric II : le soir de la iS bataille de Rosbach, partant avec mépris du ir vaincu, le maréchal de Soubise, Frédéric disait: « Il a vingt cuisiniers et n'a pas un es-t- pion, et moi, j'ai vingt espions et n'ai qu'un ouisinier. » ]e II y a, dans l'importance ele son service ^ d'espionnage, une autre eîhexse peu honora-eç ble pour l'Allemagne : c'est le fait qu'elle trouve parmi les nationaux tant de gens pour G_ prendre part à ce servie», et non seulement » parmi ceux qui sont des déclassés ou de pauvres diables, mais parmi ceux qui sont à l'é-)n tranger des bourgeois, des hommes d'affaires tÇ plus ou moins cossus, tenant très fort à leur gs respectabilité. Quelle mentalité chez ces ]0 gens! Evidemment, ce n'est pas celle de tous les Allemands, loin de là ; nous sommes mê-lc me prêts à admettre que ceux qui en portent n_ la tare sont une exceptiexn ; mais, d'autre s_ part, il est certain que c'est une exception st relativement fréquente et qu'on rencontre >j. infiniment moins chez les Français et les An-s giais, par exemple. Ce n'est pas non plus une ^ preuve de supériorité de la « Kultur » allemande 1 é-D- wwwyrvnsrwrn irxrwMirtwamuaamàif i u i il Abonnements (l'un mois A la demande de nombreux lecteurs, nous avons décidé d'accorder des Abonnements d'un mois à raison d'UN FRANC 50 CENTIMES. Ces abonnements sont payables d'avance La " METROPOLE " est servie à ses abonnés anver* sois en DEUX ÉDITIONS DIFFÉRENTES à 6 h. du soir et à 6 h. du matin.

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Cet article est une édition du titre La Métropole appartenant à la catégorie Oorlogspers, parue à - du 1914 au 1918.

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