Le courrier de la Meuse: quotidien belge

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s.n. 1918, 24 Fevrier. Le courrier de la Meuse: quotidien belge. Accès à 14 août 2022, à https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/fr/pid/tt4fn11s7x/
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V dimanche 24 et Lundi 2S Février 1918. Le numéro 5 cent. 4me Année. N° 1261. I r r ^RIX D'ABONNEMMENT : Hollande : 1 florin 25 par mois, 3 florins par 3 mois ; j Pour les internés : fl. 0.75 par I mois; 2 fl. par trimestre. , Etranger : 1 fl. 75 par mois, 5 fl. par trimestre. Soldats au front : 3 florins par trimestre. Les abonnements partent du 1er ou du 15 de chaque mois et sont payables par anticipation. Les frais de disposition sont à charge de l'abonné. Le Courrier de la Meuse PETITES ANNONCES 15 cent la ligne ou son espace corps 8. Pour une semaine : 10 cent. Annonces permanentes S'adresser au bureau. Rédaction et Administration: Place Notre-Dame 23 - Maestricht. QUOTIDIEN BELGE Fondé en Septembre 1914. MAbMKiini. Téléphone Intercommunal 4 5. LA JOURNEE ——— j H — Les Anglais et les Français ont ef- ^ feclué des raids réussis, notamment sur l'Ailette et en Champagne. . s — En Syrie, l'es Anglais occupent toute k la Judée, de la mer Mprte à la Méfditer- ® ranée. b — L'invasion allemande continue einl Russie. En Livonie. l'ennemi a occupé f \YValk; en Ukraine, Dubno. Le comité des Soviets fait appel au peuple pour la défense de la république. L'armée russe se cpncentrcrait à Vitebsik. b — Le comte Czernin et von Kuhlimanii c se rendent en Roumanie. — La crise politique reste toujours' grave en Autriche. Le gouvernement menace le parlement. — Les affaires de trahispn en France; Humbert, Leiioir et Desouches seraient inculpés de trahispn. — Les Etats-Unis pnt conclu un traité économique avec la Norvège. Les Centraux et fa Pologne. Le sort tragique de la Pologne attire de nouveau l'attention sur la mentalité de l'Allemagne, sur ses desseins, sur sa perversité. On le dit, on doit le dire, on ne le dira jamais assez, parce que c'est la vérité une. Mais cela ne veut pas dire que nous approuvons ces organes, qui le découvrent seiflement . à cette heure. Cette lucidité tardive ne fait honneur ni à leur raison, ni à leur esprit d'observation, ni à leur courage, disons le mot. 1 L'attitude de l'Allemagne envers la Pologne est criminelle, sans plus. .Elle le serait, alors même qu'il n'y aurait eu de la part de son gouvernement aucun engagement spécial de respecter les droits de cette nation — il n'est pas besoin que je m'engage par écrit à ne point voler mon voisin pour que cet acte me soit défen-— cependant, l'Allemagne avait pris g<?l engagement. Le 5 novembre 1916, les mulgiements de Vienne et de Berlin pro-polonànt leur décision de „créer un Etat constituWndépendant, monarchique et garanti pai." C'est même cet engagement cida une paimpereur d'Autriche qui déaccepter sous de l'opinion polonaise à niser une administres conditions d'orga-Les patriotes polonki provisoire du pays. Her à s'apercevoir qu&e devaient pas tar-avait d'autres visées... suzerain du Nord Aussi longtemps en efK existait comme Etat, et éïye la Russie les Centraux avaient un intéià craindre, l'existence d'une Pologne inévident à qui formée exclusivement de terrirfoldlakiite levés sur l'empire russe, pouvait Ieu\ pré-une zone de colonisation tout en affaibf&fr d'autant le colosse russe. De plus, et leur, permettait de faire preuve vis-à-vi: des neutres de.... bonnes dispositions. La révolution russe et la défection des armées moscovites ne devaient pas tarder à révéler l'insincérité de nos ennemis dans cette question. Quand il leur apparut que la Russie ne comptait plus, qu'aucune force ne pouvait donc plus leur disputer la Pologne, et les autres nationalités de l'Est, ils oublièrent promesses et proclamations, et résolurent de manger 1^, morceau... La coin plicité de l'Ukraine, qui ne voisine sur aucun point avec le territoire allemand, offrit à la diplomatie du kaiser l'occasion attendue 'de réaliser ses plans... ♦ * * * On s'étonnera peut-être que des manoeuvres aussi diaboliques puissent encore être tolérées par l'opinion publique en Allemagne. C'est qu'on ignore tout, de cette opinion. Au fond, elle n'existe guère que dans fcexux qui la font cl ceux-là sont gagnés à la tactique; les délibérations qui ont eu lieu au Reichstag sur cette affaire nous en offrent un honteux exemple. N'est-ce pas le député du Centre Grô-ber qui a dit textuellement, mettant ainsi à nu avec une tranquillité d'âme effrayante, la mentalité qui est celle de son parti: „Ce. qu'il y a de plus important dans )»le traité avec l'Ukraine c'est le fait qu'il ,;rompt le cercle d'ennemis qui entourait „1'Allemagne. Pour ce qui concerne la forme „du traité, on ne peut pas reprocher au gouvernement le fait qu'un représentant du „grand état-major l'a signé. L'abandon du „district de Cholm est plus étrange. MAIS „COMME CELA ETAIT UNE CONDITION SINE QUA NON, NOUS AVONS „BIEN DU NOUS INCLINER." „L'intérêt de l'empire est l'intérêt principal." Ça, c'est l'Evangile allemand. Celui que le Christ a donné à l'humanité dit, par contre qu'il n'est permis à personne, pour quelque cause que ce soit, de violer la justice. Or, la justice, ici est du côté de la Pologne; ne le serait-il pas qu'il faudrait encore prouver que l'intérêt de l'empire étaiit en jeu en I'occurence. C'est qu'avec l'intérêt de l'empire, un panger-maniste va très loin; il s'en fait un libre parcours entre Ostende et Constantinople, ou Reval!... „L'intérêt de l'empire est l'intérêt prin-cipal". Toute l'amoralité allemande tient là ■^tedans. C'est parce que Hntcrct de l'empire ■W^térêt principal que la force allemande "\utrui et crée le droit al-HMMttMHttt de l'empire préten-^^^Huidé la violation de de- lain justifiera l'annexion des provinces bal-îs et de ce qui reste de l'ancien royauté de Pologne. C'est au nom de cet „intérêt )i" que nos ennemis exigeront une suze-lineté quelconque sur la Belgique. Que les neutres saisissent bien toute la gnifation de cette parole dont s'inspire i politique allemande dans les négociations n cours en Orient; ce n'est pas une parole n l'air, une phrase lancée dans le dé-at pour expliquer une attitude, c'est un lit positif et concret: justice, droit des euples, vains mots quand ils se heurtent ,,1'intérêt de l'empire." * ' * * Certes, 'cette constatation n'apprendra à ien des personnes rien qu'elles ne sachent éjà, puisque le même faux principe gé-érateur de désordre, guide l'Allemagne de-uis trois ans et demi et qu'on le retrou-e à la base de tous ses crimes; mais il 'applique, cette fois, dans des conditions ellement graves, à une situation à ce. oint intéressante et avec une mauvaise oi si flagrante qu'on peut espérer que i conviction enfin acquise par les peuples iolentés qu'ils n'ont rien à attendre des mpires centraux, les décidera à s'unir aux k-lliés, de coeur certainement, d'efforts si ossible, pour briser le joug. Le peuvent-ils?... N'oublions pas que l'Autriche ne peut ien sans l'appui au moins ou des socia-stes ou des groupes allogènes. Les so-ialistes, les Tchéco-Slovaques et les Jou-o-Slaves avaient jusqu'ici formé l'opposi-ion au cabinet Seidler, la mutilation de i Pologne a renforcé cette opposition,des eprésentants polonais. Les affaires sont onc dans le marasme et si la loi d'em-iire fournit au gouvernement des moyens le se passer de l'appui de la Chambre, i situation de fait lui déconseille de re-ourir à leur emploi. De plus, il est clair que la manoeuvre germano-ukrainienne a été bien plutôt imposée à la couronne autrichienne qu'accep-ée par elle. Les Habsbourg ont toujours fardé l'espoir de reconstituer à leur pro-it l'unité polonaise et le comte Czernin [ans un discours récent, exprimait encore •uvertement les espérances que son gou-rernement fondait sur l'attachement et la .décision des Polonais de Varsovie.Aus-i, le réveil est dur pour l'Autriche et on ►eut se demander qui, des Polonais ou des ourtisans de Vienne, la diplomatie alle-nande a le plus longtemps bernés et le >Ius cruellement déçus... Fini, le rêve de a Pologne unie se plaçant librement sous a couronne d'Autriche! L'Allemagne a ompromis à jamais son alliée ?ux yeuy les Polonais, dont les sympathies se dé ournent de Vienne; c'est un gros déboire jour les Habsbourg. Aura-t-il des conséquences?... Il ne pour-ait en avoir de sérieuses pour nous que ;i le, gouvernement de Vienne sentait la îécessité de réagir fortement contre l'ac-ion de la chancellerie de Berlin, ou que ;i ne le faisant pas, les nationalités slaves ;e résolvent à ébranler l'édifice austro-hongrois. Avouons-le, le calme qui va régner iux frontières orientales de la monarchie ;urtout après la conclusion de la paix pos-;ible avec la Roumanie, n'est pas de na-:ure à exciter les masses; mais si les peuples ont conscience du danger autrement *rave qui les menace dans le germanisme riomphant en Orient, il n'est pas douteux 'ils risqueront tout pour secouer son joug. GERALD. Belgique ANVERS. Correspondance De source (rèsrticuIière: quelques détails lilF- nous recevons dents qui ont marqt!s sur les. lncl" tions activistes d'Anv(}es manifesta-que les autorités allema.,^'esî a'-n5' sident civil, sénateur Ser&s' P, sieurs officiers avaient prei , P " une fenêtre du grand bâtir#,®.00,11 ,,Général Accident'' pour assisU défilé du cortège activiste. A un ,au ment donné une auto portant b o?f, tiers et un opérateur de cinéma arrive sur la place, s'arrête et l'opérateur commence,1 à faire fonctionner son appareil. Dans la foule ce n'est qu'un cri, le public se fait menaçant sibien cri, le public se fait menaçant si bien que 1 ieu des officiers donnent l'ordre de cesser et 1 auto s'éloigne ; alors à pleins poumons les spectateurs entonnant la brabançonne'' et la .Marseillaise''.M;, le gouverneur cMl tirait un nez... « ♦ * Pour atteindre la Bourse où devait avoir lieu le meeting, le cortège avait, au dernier moment, emprunté des rues désertes. Quand la foule s'aperçut du manège, elle se précipita vers le local où elle arriva avant les 'manifestants, en si grand nombre que les patrouilles furent impuissantes à dégager l'entrée. On dut faire appel à du renfort et tendant près d'une demie heure, face à face, manifestants et conlre-manifestnnts, les premiers protégés par les bavonnettes, chantaient, criaie'nt, sifflaient. Dans la foule, toutes les classes étaient représentées, toutes les opinions confondues; on montrait beaucoup de flamingants notoires parmi les protestataires. On raconte dans la foule des détails sur Ja journée: les manoeuvi-es tentées dans les campagnes pour recruter des partisans, les activistes ont otlert jusqu'à 5 marks plus le libre parcours. Pour les musiciens on a 3llert jusqu'à 30 marks à Tamise à Dontich, à Turnhout. 11 est près d une heure et là haut dans le soleil clair, la cathédrale monte radieuse; une fois de plus le Coq qui couronne sa flèche a déchiré le drapeau allemand qui en loque, chas- c sé par le vent, est à peine visible. * * - * Les renforts sont arrivés, on dégage la place, le cortège s'avance. Stupé- l faction : des deux côtés encadrant les ■membres du Conseil des Flandres, marchent des.... femmes. Comme les 0 troupes allemandes au moment de p l'invasion, ces gens se protègent. J comme ils peuvent. Les quelques drapeaux qui figurent , j1 dans le Cortège sont tout neufs ; au- cune de nos innombrables sociétés r populaires n'est donc là. On en ar- T 'roche un; il est foulé aux pieds et la hampe est brisée,niais les soldats par- n viennent à en reprendre les mor- P ceaux, ils Chargent et font le vide s autour du cortège qui se remet en p marche . / p Quand un des leaders du mouve- c ment est reconnu, une vague de cris q s'élève: draitres, vendus, Judas. 11 Au passage des étudiants ide Gand re- v connaissables à leurs coiffures, les n élèves des écoles supérieures d'Anvers qui se sont groupés foncent sur eux; P cest une mêlée indescriptible. De non- '' yeau, les soldats chargent et le cortège est coupé. C'est à ce moment que J Verliulst reçoit un soufflet. Une musique qui vient en queue essaye de jouer, la foule prise de rage arrache !' les instruments, le chef de musique à la bouche en sang. Un agent ailé- r mand en bourgeois a empoigné une 1 femme et veut l'entraîner, la foule se v jette sur lui, il tire son révolver là- " chant sa prisonnière qui s'esquive. ? Et toujours les huées, alternant avec 1 la „Brabanconne' et la ,,Marseillaise" ç La journée fut une débâcle pour le s séparatisme. En tout, on a compté J 600 manifestants!;' il y eujt 6 drapeaux arrachés et une trentaine d'arresta- £ tions. La ville la plus flamingante du f payys avait exprimé sa volonté. A MALINÈS. Corr. part. j: Un témoin oculaire des événements c de Malinés, nous envoie le très inté- l ressant récit qu'on va lire : Le programme de la manifestation > 1 activiste annoncée pour le 17 février 'i | à Malines, comprenait un grand mee-ting avec cortège et démonstrations publiques ; mais prévenus par les é- ( vénements d'Anvers, les organisateurs firent décommander la musique et ail-noncer par d'autres affiches que la population était convoquée à un simple meeting qui se tiendrait dans la \ salle de Paris. A l'issue du meeting, ( il serait prooeédé à l'élection Ides délégués au Conseil des Flandres. Le jour venu, la gare fut gardée militairement, tandis que des sentinelles étaient placées dans les rues par lesquelles les manifestants devaient gagner le local; la circulation des véhicules y était interdite pour la cir-constance. C'était faire beaucoup de déshonneur à De Clercq, à Josson pt à Stevens qui arrivèrent avec 17 j étudiants. Vingt Malinois les atten- , daient. Sur le parcours de ce piteux i cortège, une foule nombreuse était , échelonnée. Elle accueillit les activistes par des huées formidables. Tout j alla bien jusqu'à la rue du 'Lièvre, , ou brusquement une bagarre éclata. En un clin d'aeil et malgré les soldats, le groupe fut dispersé, 011 st. i force armée parvint à les dégager, saisit des manifestants et quand la tous étaient dans un étal pitoyable, 1 sans couvre-chef, et les vêtements déchirés.A la salle de Paris ce fut aulre chose encore. La foule qui avait envahi le local était manifestement'hostiles à 1 activisme, sauf toutefois les occupants des premières rangées gardées par des sentinelles bayonnette au canon et qu'on peut évaluer à '60 ;au maximum. ,De Clercq et ses acolytes sont sur ? scène ; pâles, tremblants, ils é-chai.,Cnt leurs impressions. Enfin, le premi... va parjer. Juste à ce moment u, Malinoiis, le jeune avocat van lvesLç^ demande si la conférence contradictoire. Dans la né--lv®i personne ne parlera, ajoute-t-il. De Clercq commence sa conférence après _ avor. accepté. 11. parle sans enthousiasme, comme quelqu'un qui sent la vanité de son effort ; son discours est haché d'iterruptions et d interpellations sarcastiques. A un certain moment, le spectacle est d'un fou-rire et les Allemands même y prennent part. Enfin, la parole est à l'avocat van ■ Kesbeek. A peine Ce dernier est-il sur la scène que trois activistes et deux Soldats l'empoignent et le tirent dans les coulisses. La salle hurle à pleins poumons... Van Kerseeck reparait et le silence se fait. Après coolloque a-vec De Clercq, il se tourne vers la salle et commence un magnifique discours débordant Ide patriotisme; la salle électrisée par l'argumentation du jeune avocat, manifeste avec élan.La péroraison de van Kesbeeck soulève 1 auditoire, tout le monde semble atteint d un accès de Idélire, les activistes paraissent écrasés sous la honte. Quelques-uns d'entre eux ont encore essayé de se faire entendre, mais sans succès, Un socialiste est venu déclarer que son parti réprouve la propagande activiste; M. Deglas, a vocal catholique, réclame le vote; ce serait-un effondrement pour les acti LA GUERRE LA SITUATION. ES AFFAIRES DE TRAHISON. La justice française frappe; elle est dé-dée à faire le grand nettoyage. L'incul-ation de trahison relevée contre Bolo n'a-ait pas manqué de provoquer quelque é-mnement, que celui avec qui il avait eu ffaire, Charles Humbert était encore en berté. Le défenseur de Bolo, Me A. Salles îleva ainsi cet illogisme dans sa plaidoi-e: „Si, avait dit M. Salles, la thèse de accusation est vraie, si Bolo a reçu des lillions de l'Allemagne pour une campagne acifiste en France, pourquoi est-il seul jr ces bancs? L'affaire américaine ne eut se comprendre sans la double com-licité de MM. Caillaux et Humbert. Est-î parce qu'il est un homme à ménager, ue M. Humbert n'est pas là? Les Alle-îands ne sont pas des imbéciles. Bolo n'a-ait aucun droit à la rédaction du „Jour-al." Seul, Humbert en était le chef. Alors." Après cela, l'arrestation de Humbert s'im-osait et ne s'est pas fait attendre. Dans ; même temps, les autres complices de olo déjà sous les verroux, Lenoir et De-Duches, étaient à leur tour inculpés de -ahison. Au cours des débats du même procès, i commissaire du gouvernement a du cons-iter que des dossiers importants, réclamés ar la justice militaire et en l'absence des-uels M. Bouchardon ne pouvait agir, a-aient été retenus pendant près de sept lois dans les ministères. Cette révélation produit, comme on le pense, une profonde npressiort et la plupart des journaux fran-ais se demandent si c'estvà la tentative de auver des personnages politiques influents u à la crainte de cette influence qu'il aut attribuer ces faits pour le moins re-rettables et au sujet desquels une inter-ellation est annoncée au Palais Bourbon. l PROPOS D'UN DISCOURS. M. Vandervelde a prononcé au Coures national des socialistes français un îagnifique discours. On peut constater ue le sens' des 'terribles réalités que jous vivons n'échappe pas au leader du Parti ouvrier belge." En un langage •renant, il a dénoncé le danger idiu aisser-alîer au moment ou l'iîm'périalis-rie alletaïiand étend son emprise sur l'JE^u-ppe. Son avertissement n'était pas inu-ile s'adressant à ces minoritaires fran-nis qui Von t jusqu'à combattre les créais de guerre. Mais pourquoi faut-il donc que, lui ussi cède quelque chose au dajda de M. L Huysmans, dont il est pour le moins : tonnant de voir faire l'éloge par un ninistre 'belge?!... Sans doute, M. Van-lervelde a mis ses conjdiitioujs\ à la con-ocation de l'Internationale, en exigeant d'abord les (démocraties de l'Europe :entraie rompent avec rim'périajisine 'En supposant qu'elles ie fassent,quelle 'valeur aura cette rupture et vis-à-vis les sp'cialistes alliés et vis-à-vis dugou-* ornement de Berlin. M. Huysmans n'en l pas demandé tant et il s'est félicité le voir M. Vandervellde, ministre belge, nanifesler son accord sur la nécessité l'une réunion internationale. Aitnisi donc, resl finalement M. Huysmans qui l'em->orte, nous ne le regrettons: plus pour ui, mais bien pour M. Vandervelde, jui ne réussit décidément pas à être ogique avec lui-mêmte. jUERRE OU PAIX. Trptsky ne voulait plus ni paix, ni guerre; il se demande maintenant s'il ïst pour la paix ou pour la guerre.D'une part, on parle de la reprise desi pourparlers de Brest-Litows'k; d'autre part )n annonce que le Soviet a lajicé un appel au peuple pour la défense de la •épublique et on dit que l'année russe >e 'concentre à Yitebsk, afin de barrer à 'ennemi la route de Pelrograd. Pour .ardive, la décision n'en est pas moins iiouab'le; il y a toujours quelque chose ie digne Id'ans le geste d'un peuple qui :ie veut pas mourir. j\lais, ce qui serait préférable, cenl fois, c'est que les maximales tes reconnaissent qu'ils se sont trompés. N'attendons pas de leur part ce d!ésaveu,leur „anarchisme" est aussi orgueilleux que L'impérialisme de nos ennemis communs, sera pas d'avoir jeté la Roumanie dans Parmi toutes Leurs fautes, la moindre ne tes griffes des Centraux. Mais il parait que le triomphe des ,,idées (démocratiques'' exigeait cela!.. . ' Lire i;a suite die la ^Situation" cit| haut de la MoÎMié suivante. vis tes. Lorsque De Clercq se lève et déclare : „Le vote est inutile. Je reconnais que la ville de Maline n'est pas conquise à l'activisme et que la majorité de l'auditoire est contre nous.'' Un tonnerre d'acclamations souligne cette déclaration et bientôt la salle retentit des accents de la Brabançonne. Les activistes sont ahuris attendent, la tête baissée que la police ait l'ait évacuer la salle. Ce n'est qu'une heure après qu'ils sortent pour regagner la gare. Leur ^arde était renforcée. Elle ne put empêcher les huées et les lazzis de l a foule qui leur fit escorte jusqu'à l a (gare. Quant aux activistes malinois, on assure qu'ils n'ont pu regagner lleur domicile sans encombre. La po-[ mlation, pour qui ce fut une journée glorieuse, remplissait les rues com-en un jour de fête et de triomphe : et c'en était un. ! fOn peut appliquer aux Bolcheviiki cette apostrophe du député socialiste Maurice ; Allard: „Par une étrange aberration d'esprit propre aux mystiques et à ceux chez qui les grands mots tiennent lieu de pensée, ils pnt aggravé les douleurs de la guerre et éloigné les possibilités, de paix." Quelle leçon pour ceux qui s'imaginent qu'on peut réduire les Centraux par des phrases et des Congrès!... L'INVASION. ■ Pendant ce temps, les Allemands' avancent à marche forcée vers Reval et Petipgrad. Les troupes du général von Eichliprn ont atteint et occupé la ville de Walk en Livonie. Walk est situé à 150 km. de Riga et à mi-chemin entre cette place et Pskjow. C'est le point principal de croisement des chejmimsi (flje feu dans la région. L'ennemi ne dpmne aucunl renseignement permettant d'apprécier ses progrès en Esthonie. Une dépêche au ,,Daily Express" annonce qu'une escadre al-lemanxde a été aperçue se dirigeant vers Reval. Il "test incontestable que la flotte appuyé le mouvement à la côte. Mais quelles sont les dispositions de la flotte russe? En Ukraine, l'avance allemande est plus lente; elle est toujours assez ra pide pour le peuple ukrainien qui aura tout le temps de s'apercevoir qu'il n'a pas gagné au change. 1 FRONT OCCIDENTAL. Les pronostics sur la grande offensive paraissent fastidieux. Si elle se produit et quand elle se prpfclluira elle iie prendra pas les nôtres au dépourvu Sur tput le front, ils donnent des coups de sonde qui leur fournissent de précieux renseignements. On a vu hier que les Britanniques ont encore repris un large secteur aux Français. Si on tient compte que, d'autre part, les Américains tiennent une partie du front,, oln! comprendra que le général Pétain dispose de réserves importantes' pour parer à toute éventualité. î'àr le Front ocoidsnta! Communiqué anglais. LONDRES 23 février. Officiel'. — Pendant la nuit, les troupes écossaises ont effectué un raid près de Monchy-le-Preux et pnt ramené des prisonniers. Au nord de Wytschaele, nos patrouilles pnt ramené également des prisonniers.L'artillerie ennemiel a été active dans la région du chemin et du bois jdkï Iiout-hulst.KaivI réussi des Français sur rAilelte. PARIS 23 février. — Au nord de l'Ailette, au cours d'un raid téméraire, KlSes détachements français spnt parvenus à pénétrer jusque dans les faubourgs de Clievrigny. Ils pnt ramené 25 prisonniers, donft 2 officiers. En Ghamapagne, les Français pnt pénétré dans les tranchées ennemies et ont ramené une dizaine de prisonniers. Ailleurs, la nuit a été câline. Era Syrie. Comment fiut prise Jéricho. LONDRES 22 février. Officiel. — Dans la matinée du 21 février, nos troupes ont repris l'offensive contre Jéricho. Elles ne rencontrèrent qu'une faible résistance et à 8 heures 20 minutes, la cavalerie australienne pénétrait dans la ville. Ensuite, nous traversâmes la ligne du Jourdain et du Wadi Auji. Nos troupes ont subi des pertes restreintes. $u 19 au 21 février, nous avons capturé 64 Turcs. An nord-ouest de Jérusalem, nos positions ont été améliorées. L» Judée es! occupée de la Mer Morte à la Méditerranée^. LONDRES 23 février. Officiel. — Plusieurs feuilles commentent l'importance de la prise de Jerielioi par les An-Actuellement, la ligne court de la mer Morte à la Méditerranée tandis que le chemin de fer de Damas est idéjà menacé.1/3* presse anglaise et la prise de Jéricho*. LONDRES 22 février. (Reuter). — Tous les journaux du soir expriment la satisfaction que leur a causée la nouvelle de la prise de Jéricho. L'„Evening News" écrit: „Après bien des siècles, on peut de nouveau dire: „Et ils prirent 1^. ville." Jéricho est tombée devant l'armée victorieuse du général Allenby, comme elle tomba devant Josué. Les Alliés occupent maintenant la partie la plus fertile de la Palestine. Le „Pall-MaIl Gazette" écrit: Jéricho est pris et la cavalerie britannique se trouve sur les rives du Jourdain. La rapide avance contre les Turcs commença mardi et elle a été couronnée par un superbe résultat. Le but de la stratégie britannique était de frapper subitement un grand coup afin de surprendre la ville. La nouvelle d'aujourd'hui montre que cette opération a réussi. La lutte a été dure car le terrain a [-été très difficile et les Turcs ont offert une forte résistance. Le „Globe" s'exprime comme suit: Jéricho a une grande valeur militaire. Plu- Tél. de l'Ed. précédente Communiqué officiel fi» 23 heures. PARIS, 23 février. — Rien d'important sur tout le front. Cmnmuiijqui omfWc. LONDRES, 23 février. Off. — L ar-tilterjte ennemie montré de l'activité dans le secteur Arras—Cambrai, a 1 ouest de La Bassée et au nord-est d'Y près. Cammtialqué iUHtm. ROME, 22 évrier. Officiel. — L action de l'artillerie n'a pas été violente de Stelvio. a l'Astico, mais un jeu plus active sur la partie occidentale du front. Les batteries italiennes prirent des troupes ennemies sous leur feu aux environs de Tozzo et sur les pentes nord-ouest du Monte Grappa, et repondirent energïique-ment au feu de l'artillerie ennemie sur les pentes sud-ouest du Montello. Des reconnaissances ennemies ont été repoussées. Une patrouille anglaise engagea le combat avec des groupes ennemis sur la rive gauche du Piave. Des patrouilles italiennes ont atteint l'ile de Toliria. L» vérité so lait jour. Selon les nouvelles venues de Bel; gique occupée, les Autorités Allemandes du Gouvernement Général sont de plus en plus inquiétés de l'extension et de la vigueur du mouvement d opposition spontanée de la population flamande contre les intrigues activistes. Les fonctionnaires Allemands entretenaient depus longtemps lœs autorités et le gouvernement allemand même dans 1 illusion que le mouvement activiste rencontrait les sympathies populaires unanimes et que le démembrement de ta .Belgique se ferait en quelque sorte de soi-même. Présentement par suite de l'énergie extraordinaire des Belges, tant du peuple que des autorités j constituées et des associations cette supercherie est démarquée et malgré que toutes les libertés d'opinion de réunion de la presse soient suspendues en Belgique occupée, la vérité se fait jour jusqu'en Allemagne grâce à la presse alliée et neutre. Berlin commence a se méliur et fait faire des enquêtes pour contrôler les rapports que Bruxelles lui envoie. (Toutefois on ignore encore si le groupe des adversaires de l'aventure sans issue ou la politique allemande s'est engagée, sera assez fort pour dominer les parlteans de remploi de la force et de l'imposture. Bm-haresl et Brcst-mtowsk. BERLIN 22 février. (W. B.) — Le „Lokal Anzeiger' apprend que le voyage à Bucliarest de von Kuhlman est provoqué par un télégramme du comte Czernin. /v leur arrivée à Bucarest, Kuhlmann et Czernin auront immédiatement une entrevue a-vec le général Averesco, afin de tom-assez tôt, von Kuhlmann se rendra possible. Si la conférence de Bucliarest finit assez tôt, voon Kuhlmann se rendra encore le jour même à Brest-Lilowsk L ambassadeur \Y. Rosenberg partira également pour Brest-Litowsk afin de préparer de noouveaux pourparlers avec la délégation russe. La condition des pourparlers est naturellement que les Russes acceptent les conditions qui leur sont posées. Une perquisition t'hez M. lEumbert. Une perquisition a été opérée au doomicile de M. Humbert à Paris. Les papiers et les documents ont été mis sous scellés. M. Humbert sera amené dans l'après-midi au palais de justice ou M. Bouchardon l'interrogera, ve à 5 milles du pont sur le Jourdain. Pendant la guerre, les Turcs et les Allemands ont remplacé l'ancien pont par un nouveau, en béton. C'est en cet endroit que passe une de leurs principales lignes de communication entre Jérusnlein et Damas. A deux milles de Jéricho passe un chemin qui conduit à la vallée du Jourdain. Ainsi donc, le général Allenby se trouve dans une situation très favorable, en face des bases turques. L' Evening Standard" écrit: La marche en avant des troupes d'AHenby dans la direction de Jéricho est une opération stratégique très importante en même temps qu'elle ne manquera pas de porter un coup sensible au moral des Turcs. Le mouvement contribuera à couper le chemin de fer du v Hedjas et à isottr les troupes turques qui opèrent dans le sud-ouest. La ..Westminster Gazette" écrit : La prise de Jéricho ajoute un nouveau succès a ceux qui ont déjà été remportés par les troupes d'Allenby. Le prestige des Turcs a plusieurs fois été sérieusement ébranlé et à moins qu'ils ne soient plus désorganises que nous ne le pensons, ils demanderont de nouveaux renforts aux Allemands pour arrêter notre avance. Le territoire actuellement occupé est propriété privée du but-tan.au Iront et

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Onderstaande tekst is geautomatiseerd gemaakt met OCR (Optical Character Recognition). Deze techniek levert geen 100% correct resultaat op. Dit komt mede doordat oude drukken moeilijker te lezen zijn met software dan moderne. Dat betekent dat er onjuiste tekens in de tekst kunnen voorkomen. Er wordt gewerkt aan verbetering van de OCR software.  

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Cet article est une édition du titre Le courrier de la Meuse: quotidien belge appartenant à la catégorie Oorlogspers, parue à Maestricht du 1914 au 1919.

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