Anvers-bourse: journal financier paraissant tous les jours de bourse officielle

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s.n. 1914, 25 May. Anvers-bourse: journal financier paraissant tous les jours de bourse officielle. Seen on 15 December 2019, on https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/en/pid/1c1td9p06t/
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Lundi 25 mai 1914 No 119 Vingt-sixième année ABONNEMENTS: un an un seme. un trime. francs francs francs ANVERS . . 1500 8.00 4.50 INTÉRIEUR . 18.00 9.50 S.25 EXTÉRIEUR . 30.00 15.50 8.00 On «'abonne à Anvers au bureau du journal, et dans tous les bureaux de poste de Belgique et de l'étranger. — Les abonnements partent le 1er de chaque mois et ne peuvent dépasser le 31 décembre. BUREAUX: Marché-aux-CEufs, 91 - ANVERS Tpl^nhnnp ■ 23fi8 ANVERS-BOURSE INSERTIONS : La grande ligne: Annonces ordinaires .... 60 eues Demandes et offres d'emplois . 40 Convocations d'assemblées : une insertion . . la ligne 75 deuxième insertion „ 25 " Annonces financières . „ 1 franc Pour une série d'annonces et pour les annonces d'émission, on traite à forfait. .. Les annonces sont mesurées au ignometre. — Les titres se payent d'après I espace qu'ils occupent. L administration et la rédaction déclinent toute responsabilité quant à leur teneur. Finances, industrie, commerce, économie oolitiaue. variétés JOURNAL QUOTIDIEN DU SOIR toute responsabilité quant à leur teneur. Toute communication relative à l'administration ou à la rédaction doit être adressée à M. J. BACOT, directeur-rédacteur en chef du journal Le numéro : 5 centimes AVIS \MPQRTkNT Pour recevoir Anvers-Bourse pei dant huit jours à l'essai, il suffit d'e faire la demande à l'administration -J innrnal ACTUALITÉS L'ALCOOL EN BELGIQUE Voici enfin, quant au problème cl l'alcool en Belgique, une propositio nette et complète, clairement formulé' basée sur des considérations juridique: appuyée de statistiques et, par ailleur; suffisamment documentée. Elle énian de M. Jean Waterkeyn, ancien sécrétait de l'Association des distillateurs indu: triels en Belgique, et elle conclut à 1 constitution d'une société nationale cor cessionnaire du monopole de la fabricc tion. Ce que nous pensons de ce systèm dans les conditions où il nous est préseï té, nous le dirons en toute loyauté, mai il faut que le lecteur puisse se le dit en même temps que nous, indépenda® ment de notre influence. Ce ne sont pa les opinions de Firmin Charlerie qu comptent ici, mais bien le projet de M Jean Waterkeyn, et pour que le lecteu s'en fasse une notion, au moins faut-i qu'il le connaisse. Nous nous efforceron donc de le résumer en nous résignan par avance à en utiliser le texte mêm. dans tous les passages dont un résun.i paraîtrait obscur. Quelle est présentement notre législa tion sur l'alcool ? Jusqu'en 1896, l'impôt était perçu su: le rendement présumé en alcool extrai d'un hectolitre de matière fermentée. Ci mode de perception, inauguré en l'ai 1833, devait entraîner à de fréquente; modifications du taux de l'accise, le dis tillateur étant naturellement poussé à li recherche de nouveaux moyens pour ar river à produire de plus en plus d'alcoo par hectolitre de cuve-matière imposée Aussi, cette longue période fut-elle mar quée par un extraordinaire développe ment de la distillerie industrielle au dé triment de la distillerie agricole. Peu < peu, par un phénomène logique, la gran de distillerie industrielle s'est établie, e la petite distillerie agricole a presqui disparu. En 1895, le ministre des finan ces de Smet de Nayer ne disait-il pas ai sénat que, sous le régime actuel, c'étai une plaisanterie de parler de la distillerii agricole ? On verra par des chiffres ci qu'elle est devenue et comment sa dispa rition facilite l'institution d'un monopole Chaque année, les grands distillateur: dépensaient des millions à leur outillage afin de charger dans chaque heçtolitri de cuve la plus grande quantité possibli de matières premières. 11 ne s'agissait pa alors de retirer, par un travail rigoureu sement scientifique, le maximum d'al cool de cent kilogrammes de grains ot de mélasses, mais au contraire de retire: le maximum possible d'alcool d'une cuvi de fermentation sur laquelle le droit étai perçu en raison de sa capacité. Dan: cette lutte quotidienne contre l'impôt le distillateur industriel mit en œuvri tout ce que pouvaient combiner la méca nique et la chimie. L'Etat suivait atten tivement ces progrès, et en tirait moti. pour élever constamment les taxes. Er 1833, le droit normal par hectolitre de 1< capacité des cuves et par jour de travai était seulement de vingt-deux centimes Il saute à un franc en 1842. Il est de cen sous en 1879. Il dépasse dix francs er 1891. Depuis 1897, il est de dix-hui francs I Ces augmentations résultent d< douze lois ët de six arrêtés royaux. Plus les droits sont élevés, plus la dis tillerie industrielle se dilate et réalise di bénéfices, et plus gravement la distille rie agricole est atteinte. En 1833, ot comptait en Belgique douze cents distil leries agricoles et seulement deux cen onze en 1895. A cette même date de 1895 il y avait en Belgique trente-trois distil leries industrielles; on en compte aujour d'hui soixante-treize, tandis que le nom bre des distilleries agricoles est tombé ; vingt-trois. La disparition progressive de toutes ce: petites distilleries ne s'était pas effectuéi sans protestations chez les intéressés, e ces protestations se manifestèrent au par lement où un groupe se forma pour 1; protection des petits producteurs d'alcoo et de résidus. Une loi de juillet 1887 ac corda aux distilleries agricoles une mo dération d'impôt de quinze pour cent sui la quotité du droit. Une loi d'avril 189( substitua l'impôt au rendement réel È l'impôt à la cuve-matière. Parmi les ar guments présentés au parlement à l'ap pui de cette dernière loi en faveur di maintien de la modération d'impôt don jouissait la distillerie agricole, on faisai valoir que les grands distillateurs indus triels bénéficiaient d'une situation privi légiée, parce que les petits distillateur; n'avaient pas, comme eux, des moyens de travail perfectionné leur permettan des rendements aussi élevés. La loi d« 1896 fut surtout importante en ce qu'ellf favorisa l'établissement de ces éphémè res distilleries coopératives dont la créa tion fut à la fois préjudiciable aux dis tillateurs industriels, aux distillateurs agricoles et au trésor. Elles n'ont guère vécu que trois années. Une loi équitable a compensé la perte de leur privilège pai de justes indemnités d'expropriation. Ces différentes phases de l'histoire du la distillerie belge prouvent que, par la force même des choses, la fabrication de l'alcool tend de plus en plus à se concentrer dans un petit nombre de distilleries, et ce phénomène s'accuse plus en core sous le régime du droit commun q assure une prépondérance absolue ai distillateurs industriels dont la prodi i- tion est la plus forte et qui ont à le p disposition les installations et les proe dés de fabrication les plus perfectionne u Nous allons tout naturellement à u sorte de monopole. (a suivre.) Firmin Charlerie. h \ L'Exposé de iVi. Sazonof M. Sazonof a présenté samedi à la doui an long e.vposé de la situation diplomatiqi Ces déclarations sont les plus claires et I 6 plus complètes qui aient été présentées depi n bien des années par un ministre des affaii 3, étrangères de Russie. Elles touchent à tout S les glandes questions à l'ordre du jour, ; celles d'Asie aussi naturellement, puisque l'ei g pire des tsars est limitrophe des grands Et; e asiatiques depuis l'océan Pacifique jusqu'à nier Noire. .M. Sazonof a exprimé sur les reJ rions de la Russie avec le Japon, la Chine, ^ Perse et la Turquie les idées les plus rassura l" tes. li a aussi parlé de la triple entente et a qu lifié nettement d'inébranlable l'alliance avec f France. Il a relevé que les liens étroits d'an e tié réciproque entre la France et l'Angleteri d'une part, entre l'Angleterre et la Russie, d'à s tre part, ont permis « l'élargissement du co e tact et la participation de la Grande-Bretagi aux délibérations ». Cette constatation une f(. formulée,, le ministre en a tiré les conséque ? ces. 11 a montré les trois gouvernements alli 1 et amis conférant ensemble à Londres d'ui façon régulière sur « une série de questions r Ainsi, le contact s'est élargi tout en devena 1 plus intime. Le choix de Londres comme sièj 3 de ces conférences, en quelque sorte familiale t est significatif. Il prouve que l'entente avi 3 l'Angleterre est aussi cordiale, aussi confian l du côté russe que du côté français. Le publ européen semble quelquefois en douter. Ma c'est qu'il est surtout sensible à ce qui fait ci bruit, et qu'il tient pour inexistant ce qui n'a rive point jusqu'à ses oreilles. Les diplomati qui représentent la triple entente à Londres : t soucient moins de faire parler d'eux que ( î régler les questions dont ils sont saisis et c \ préparer discrètement les solutions de l'aveni . Loin de les en blâmer, il convient de les félic ter de ne pas rechercher ces « succès diplom, tiques » qui jettent un moment le public dai l'enthousiasme, mais qui sont presque toujou: " suivis de cruelles désillusions. ^ M. S i/onof ;i touché également à la questi' qui s'est posée devant l'opinion ces demie! temps, notamment à propos du voyage de souverains britanniques à Paris : Faut-il tran former la triple entente en triple alliance ? 1 i question de forme, a-t-il dit, est secondaire « la poursuite solidaire de certains desseins e, ^ une garantie qui ne dépend ni de la forme, t 4 -de l'étendue des conventions écrites. » C'e: exact. Mais il n'en est pas moins probable qi; l'on eût désiré en Russie comme en France h 1 donner un caractère d'union plus étroite. . > t Sazonof constate d'ailleurs que la triple ei î tente, comme la triple alliance ajoute-t-il, 11 î ' poursuit aucun but agressif et concourt a maintien de la paix. Entre la Russie et l'Allemagne subsiste m: amitié ancienne ; celle-ci a permis d'aplanir d 1 petits incidents qui menaçaient les bonnes reh [ tions entre les deux pays. M. Sazonof attribu à la presse la responsabilité de ces malentei * dus, et il est certain, en effet, que la presse à parfois joué un rôle funeste. M. Sazom - ; compte sur les bonnes dispositions du gouvé: - : neruent allemand et sur son esprit de concilk i ! tion et de justice quand viendra en discussio - j la question du renouvellement du traité d î j commerce. C'est encore de l'optimisme robust< | Mais, il est certain toutefois que les gouvei , i nements russe et allemand sont tous deux foj ' j désireux de maintenir des relations cordiale M. Sazonof est plus bref en ce qui concern 1 l'Autriche-Hongrie. Il déclare cependant qu J les relations entre les deux pays sont amicale: i Deux pays ont toujours des relations amicale i jusqu'au jour où ils entrent en lutte ouvert* Et la rivalité demeure aussi grande entre I : Russie et l'Autriche en ce qui concerne-lu pïe: | qu'île balkanique. : La Russie Cherche à entraîner dans son oi ; i bite, non seulement la Serbie et le Montem J j gro, dont elle s'est constituée la protectrice 1 ; mais encore la Grèce, la Roumanie et la Tu i i quie. Le couple princier de Roumanie a fa: 5 récemment visite à Saint-Pétersbourg et le tsa i se rendra prochainement en Roumanie. On e: père ainsi détacher définitivement la Roum; » nie de l'Autriche et de la triplice et en fa i r un satellite de la Russie. On escompte le iriêm résultat de la récente visite de Talaat. bey, m nistre de l'intérieur de Turquie, au tsar à I. " vadia.1 " Des difficultés qui subsistent en Orient, \ i Sazonof n'a pas parlé. Elles sont cependar encore nombreuses. Il reste à régler not m ment la question des îles, et surtout il y maintenant la question albanaise, qui à e'1 L seule recèle de graves dangers. Le ministr russe s'est borné à dire qu'il suit, avec l'attcr tion qu'ils méritent, les événements de ce pav en tant qu'ils touchent aux intérêts des pay ' voisins. L La Perse, la Chine sont pour M. Sazonof de sujets de satisfaction. Avec raison, d'ailleurs l La Russie a mis à profit les événement i d'Orient, qui absorbaient toute l'attention d l'Europe, pour régler au mieux de ses intérêt les problèmes qu'elle a elle-même soulevé dans ces pays. . En somme donc, M. Sazonof s'est efforcé d produire, une impression favorable sur so: auditoire. Il reste à voir si celui-ci a été ans? satisfait qu'il parait l'être lui-même. Les événements d'Albanie ; De Durazo, le 24 mai : « La princesse a débarqué hier soir à nei heures. Sont restés seulement à bord du Misi rata les deux petits princes et la suite. S" » la demande du prince des marins italien i ont été de nouveau débarqués pour surveille , le palais royal. Tout est prêt pour l'embarque ment immédiat des souverains sur le Mis-i i;m et la retraite des marins italiens en cas d 1 danger ». *** De Rome, le 24 mai : " M. Aîioti, ministre d'Italie à Durazzo, adressé à M. San Giuliano urne "dépêche dan laquelle il dit notamment : « Vers cinq heure » trente de l'après-midi arrivèrent à Durazz » quelques fuyards, ceux ci rapportèrent qu'il » petit nombre de nationalistes qui a vin » pris les armes s'étaient dispersés et q::e ' » insurgés marchaient sur la ville. En mèui » temps arrivait la nouvelle que la garde de » des-malissores catholiques s'étaient enfui » aux premiers coups, de fusil ». I.a dépèche île .M. Alioti relate l'envoi •• insurgés au nom du prince de M'ihw"e( pacha Draga comme parlementaire. Mohamec pacha rentra peu après en disant que le Ui ; insurgés ne voulaient, négocier qu'aurès JX arrivés jusqu'au bord de la mer. IJ ev] : ensuite comment, la princesse refusant ! s'embarquer seule, il fut. décidé que le pr Llf j s'embarquerait lui aussi provisoire.uent à i ;é- ! du Ml-traita. Des diploinates, allant' en-jg^ | à la. rencontre des insurgés, rencontrèrent ' ' i capitaine hollandais accompagné de trois ie j surgés sans armes portant un drapeau ni. Le capitaine leur déclara qu'il est venu nom des insurgés dire au prince: 1" les insurgés voulaient envoyer leur péii par l'intermédiaire des délégués pour prése leur demandes au souverain ; 2° que les sohriiers seraient tous fusillés .si, a\unt ie 1:1 demain huit heures du matin, le capitaine ie- tait pas rentré avec une lettre du souve es contenant une réponse favorable ; 3° qu'ils lis diraient qu'on n'employât plus jamais les es nies contre eux. On conseilla alors au pr! es de se rendre aussitôt au palais, où il reçu capitaine, signa la lettre qu'on lui dëman J et exprima le désir qu'on lui donnât a i ~ veau une e scorte de marins. La dépèche de ,jS Alioti dit encore que le capitaine, qui avait *a envoyé pour rapporter la demande îles in a- gés, relate que ceux-ci sont au nombre de i la de deux mille et que plusieurs milliers d'• ii- mes sont signalés à une petite distance, a- *** la Essad-pach» est arrivé à minuit venant ii_ Naples. Interviewé par L,i Triiujw avant e les nouvelles relatives aux derniers éve ' inents fussent connues, Essad-pacha décl qu'il avait accepte d'être le fidèle .serviteur prince. Il exposa, ensuite, les difficultés e| ie rencontra pour réprimer les premières in; is festations, la gendarmerie hollandaise en ii- vaut son action dans la crainte qu'il ne se ;.s vit de l'armée pour satisfaire ses ambitie ie Essad-pac ui obtint même du prince un eh i H limit . 111 les pouvoirs de la gendarmerie I ' -landaise, ni,lis avec prière de ne s'en sei I qu'en cas de nécessité absolue. Essad-pa >e affirme qu'il avait la pleine confiance s, prince, qui venait se promener dans ses j ?c priétés. Il racont s ensuite l'assaut de sa n le son dans laquelle il se tenait paeifiquem jc avec sa femme et dix-sept personnes. En is minant, il montra l'importance de la qu.est religieuse dans ies derniers, événements, nationalistes albanais rêvant d'une Albanie ' " bre de toute protection rie sont qu'une cinqu taine à peine, et il n'y a pas lieu de s'en pre ;e cuper. Informé que les insurgés s'étaient i le pirés de Tirana, Essad-pacha s'écria : c C e l'i fin de l'Albanie. >• ! Dépêches télégraphiques s (Service de U Agence HAVAS) •s La question du home rule n Londrks, 25 mai. — En vue de la discus» •s en troisième lecture du projet de home ri is Qui a en lieu ce soir, des renforts de poi munis de cartoucaes à balles et de baïiom a tes ont été envoyés à Londonderry. Au ser\ religieux, hier, les prêtres catholiques <Ie 1 ' fast ont conseillé aux nationalistes de res ' chez eux ce soir. Des prêtres, accompagnés II notables catholiques, parcourront les rues a 't d'empêcher les manifestations. e ! Mexique et Etats-Unis i De New-York, le 24 mai : p Une dépêche de Mazatlan annonce que o u dant que les rebelles tiraient contre les e loupes- fédérales qui port lient des provisie e à la ville assiégée, des balles sont tomb près d'une chaloupe appartenant à un ci c seur japonais. Le commandant du croiseui 1 protesté auprès des rebelles. e Le Daily Map. reçoit une dépêche de .\< '' York disant que les rebelles de Tampico < f saisi la propriété d'une compagnie pétrolifi Il est probable qu'ils s'emparent égalem d'antres propriétés appartenant à un deùxiè i, compagnie sous prétexte que son propriété e a aidé les fédéraux. *#* ;• De Niagara-FallSj ie 25 mai : Les délégués américains ont reçu hier s t des propositions des médiateurs en vue de V >• rangement des difficultés. Ils ont conféré dî e la journée à Washington et ont répondu d? e la soirée. Ils espèrent un prompt résultat . vorable. De source autorisée on exprime I s poir que la conférence sera finie dimane prochain. MM. Cacillo Ocon et les frères ' quens, amis de Félix Diaz, sont arrivés. :1 nient qu'ils viennent représenter le géné Diaz. Après Pstonroe, le wilsonisme On commence à entrevoir le momi , où Huerta devra céder, devant la foi des armes de Carranza ou devant cel ; peut-être plus énergique encore et p] effective, des délégués du présidf e Wilson à Niagara Falls. Après av> 1 déchiré, alors, il faudra bien songer recoudre. Et cette fois, ce n'est plus Mexique qui sera vraiment en jeu m, l'Angleterre dont l'Amérique vise, se i la situation officielle, la situation prépt dérante au Mexique au point de vue c , touche plus spécialement les Etats-Un nous voulons dire l'empire du pétro e Dans son fameux discours de Mobile il interpréta de façon plus stricte qu' s ne l'avait jamais fait avant lui la fi s mule de l'Amérique aux Américains, c' s le sous-sol mexicain bien plus que surface, — à moins qu'on ne veuille d que l'un emporte l'autre, — que le pré dent Wilson revendiquait pour ses co patriotes contre les Anglais. Se rappelle-t-on le formidable enthi siasme qui salua en Amérique la déc e ration, en septembre dernier, de le ] Murray, représentant l'Eagle Oil Cy de ' lord Cowdray est directeur, et d'api laquelle il abandonnait la concession ] trolifère qu'il avait obtenue en Colo bie, « en raison du sentiment politiqi engendré par les négociations » ? ' presse américaine voulut voir dans ce défaite un abandon du champ amérief s par l'Angleterre. La « Standard Oil » i- vit surtout le pétrole du Centre-Amé que libre de toute emprise anglaise et e possibilité de s'assurer cette emprise. C elle est de prix, par le temps qui cou D'après des estimations qui sont cert nement au-dessous de la réalité, les so 1 mes engagées dans l'exploitation c ^ sources pétrolifères au Mexique dépi sent annuellement 180 millions de d i lars, les Américains y participent po ' 97 1/2 millions, les Anglais pour 75 m ^ lions, tandis que la part des Mexicai s ne dépasse guère 6 millions. On décc vre à chaque instant un nouveau cham] une nouvelle source, il y a tout lieu croire que le Mexique deviendra avf i peu le plus gros producteur de pétrole s monde. Aussi, les concurrents employe ils tous les moyens pour obtenir les i '"(lu cessions de forage. ,ice Les Américains sont représentés d .il cette lutte par la fameuse Standard Co à la tête de laquelle se trouve le gi j.|' pe Rockefeller, tout puissant aux Et m,. Unis où il joue un rôle prépondéi au dans les affaires politiques ou autres. l}"^ Anglais sont de leur côté, représentés le syndicat Pearson, sous le nom de i- Mexican Eagle Oil Co. Le président Diaz avait, au début, s tenu la Standard Oil Co ; dans les ( '(V !' nières années, il cessa de lui être fa .-1, - rable et soutint au contraire le gro ■ ne Pearson. Ceci ne fut pas sans jouer 1 !" certain rôle dans les événements amenèrent sa chute. m. La Standard Oil Co comptait beauci . t, sur Madero, mais il n'eut pas le temps faire tout ce qu'on attendait de lui, e !jn!^ général Huerta était connu comme ri iument opposé aux prétentions de la c( pagnie américaine et, au contraire, fa ,ie rablement disposé pour le syndicat glais. Le fondateur-directeur de la Mexi, Eagle Co, M. Weltman Dickinson Pf u il son, puissamment riche, a dû à sa grai u'i fortune d'être créé baron, en 1910, est aujourd'hui lord Cowdray. La M< can Eagle Co possède entre autres ■r, i Mexique, près de Tuxparn, des puits '11 ' pétrole qui sont parmi les plus grands * !! inonde. Les travaux considérables et i d',! canalisation de 53 kilomètres permett ,rd'amener directement le pétrole jusqu 1 port, où le reçoivent les navires citer 'j ejui l'emportent aux usines de Nieul j,,'n lian ! Lord Cowdray est intimement i.es avec l'ancien whip libéral écossais, 11 jourd'hui lord Murray of Elibank, d le nom a été en vedette à propos trop fameuses affaires Marconi.Lord M , st ray, qui a en outre des intérêts commi avec lord Cowdray, a fait récemment voyage en Amérique centrale, où le Me can Eagle Co voulait obtenir en Cole ' bie et en Equateur des concessions puits de pétrole. Au moment où les né eiations avaient abouti, et où les cône j( sions étaient accordées, le gouvernem des Etats-Unis, agissant à l'instigation ,,v la Standard Oil Co, est intervenu et a fi '.et- fait échouer. j"'® Lorsque, il y a quelques mois, M. ter Churchill annonça au parlement que de nouveaux vaisseaux qui allaient être r 1 en construction seraient pourvus de n chines à pétrole, un membre de l'oppc tion demanda s'il était exact que des p sonnages influents du parti radi avaient de grands intérêts, dans de pi en- santés industries pétrolières. Le prem lord de l'amirauté se borna à réponc que les intérêts de la marine britannie étaient son unique préoccupation. , Cette préoccupation était aussi celle gouvernement américain qui voy Huerta fournir au gouvernement angl les moyens de s'approvisionner en hui ]:,! « Une station d'huile combustible, ée >.it vait le New-York Times, est ou si me bientôt la même chose qu'une station "e charbon.» Les Etats-Unis obtinrent de Colombie qu'elle résiliât ses engageme avec la Mexican Eagle Co. "i.' Toute la presse approuva cette pol '' que de fermer l'Amérique contrale a capitaux européens : « Ce qui a été ap; f:,- lé la « doctrine de Wilson » rempo e-;- un triomphe notable dans l'abandon, j ,i: le Syndicat Pearson, de son vaste p] []'s d'exploitation en Colombie... Le Mi rai roeisme était admirablement adapté a conditions qui dominaient dans la p -- mi ère partie du xix8 siècle. Le Wilsor me s'oppose avec autant de fermeté a mesures qui apparaissent au début snt xx° siècle.» — J. T. •ce le, ' _ ^ )jg carillons us L'été nous ramène les beaux soirs qu'en ch. teiont les accords perlés des musiques cam ■ naires. Voici que vient de paraître déjà le p P gramme complet des concerts de carillon de saison qui vient. le. On a fait appel cette année aux plus juf OÙ ment célèbres des carillonneurs du pays, on c'est ainsi que nous aurons l'occasion d'ent Dr- dre, dans l'exécution de programmes soign ag[ sèment choisis, MM. G. Brees, d'Anvers; St sa nackers, dé Borgeriiout ; Jef Denyn, de ■ line.s ; Nauwelaerts, de Lierre ; Alphonse F lier s; de Saint-Nicolas ; Jan Van den Plas, S1~ Louvain, et F. Redouté, de Mons. Ces noms seuls, on le voit, nous assurent la qualité et de la valeur d'exécution des m tu- ceaux qui seront joués à ces concerts, qui ; la- ront lieu, de neuf à dix heures du soir, a rd dates suivantes : 4, 15, 18, 22 juin ; 2, 6, 16, ,nt et 30 juillet ; 3, 17, 20, 24 août ; 4, 7, 14 septe •ès kre, par M. Brees ; les 11 et 25 juin : les 9 et juillet ; les 6 et 27 août, M. Denyn ; le 29 ju M. Van den Plas ; le 13 juillet, M. Steenacke le 27 juillet. M. Nauwelaerts; le 10 août, M. îe' Rolliers ; le 31 août, M. F. Redouté. Ces seules dates nous disent toute l'imp tte tance que doivent prendre, cette année, < .in concerts. Elles nous renseignent aussi sur y nombre de programmes qu'il a fallu compo: ri- en vue de chacune de ces soirées. Et c'est ]a que surgit une difficulté généralement igno: ar du public. . En fait, il existe fort peu de musique écr pour carillon. A Bruxelles, à Gand, à Au ai" narde, on conserve, à la vérité, des reçue ■n" d'airs de carillon des dix-septième et dix-h l6S tième siècles, mais ce sont des arrangeme: IS- d'hymnes, d'airs populaires, de chansons à Dl- mode, de fragments d'opéras, notés non pc ur être joués par un artiste, mais seulement r il. le mécanisme automatique qui annonce l'hei ns et ses subdivisions. " L'absence presque totale de musique écr directement pour le carillon s'explique d'f leurs aisément. On peut affirmer que tous r'e carillons, ou peu s'en faut., sont de constr nt tion différente. Selon les ressources de ce du pour compte de qui ils furent fondus, ils co nt- prennent de deux octaves et demie à qua S j0n_ octaves. L'instrument a pour base d'accord cloche petite ou grande, de tel ou de tel selon le cas. Le rapport de la partie toniqu i.a partie enromatique varie pour chaque rillon. Bien rares d'ailleurs sont les carill ou" accordés de façon parfaite. La plupart, les i ats- grands surtout, ne sont pas entièrement hoi ant gènes ; le fondeur ira pas toujours pu vain Les les difficultés subtiles qu'amène l'accord par ('es différents octaves de cloches. Il y a t la jours dans l'instrument des cloches plus ciennes ou de provenances diverses, dont : ou- eément les timbres diffèrent. Pensez-vous i ■ _ ies merveilleux carillons de Malines, d'Anvi de Gand, qui comptent parmi»les chefs-d'œu v0~ des célèbres fondeurs Hérnony, soient exem ipe de défauts? Tant s'en faut. Tous ont leurs un res plus ou moins accentuées et si vous qui vous en apercevez pas, c'est que le carill ueur connaît son métier. )Up Comment aurait-on pu écrire pour un insl rïg ment dont tous les exemplaires diffèrent d'ét k je due. de base et de qualité? Seul le carill ueur peut écrire pour son propre instrumen ' " il serait à peu près impossible à tout autre < ,m" . lui d'écrire pour cet instrument-là. VO- j Dans les programmes des concerts qui an- j donneront au carillon de la cathédrale, cet < j on constate le souci de tous les artistes de ;an j produire dans des œuvres de valeur. Ces i iar- ! grammes allient le charme des lieder à la ' lde ' 'uos'tc' des sonates. Tous sont inspirés de ' manière dont le maître malinois Jef Der •_ ! compose les siens depuis des années. En rè générale, il débute par quelque morceau b huit qui tout de suite captive l'auditoire et ue qu.iert son attention, que ce soit du Verdi, du Bossini, du Benoit. Vers le milieu du conci me on trouve encore des morceaux d'une suprè ent virtuosité, une œuvre de nos vieux clavenisl 'au Pleyel, Peichled, Kraft, qui toutes s'adapt les au carillon de façon merveilleuse. Le conc .Qj enfin se termine sur une note d'émotion p lié ioIU,e> Par tel lied ou tel prélude aérien où Denyn, compositeur, excelle. Nous aurons l'occasion très prochainem de vérifier tout cela. ies ur_ DISTINCTIONS HONORIFIQUES ins A la suite de la visite du roi de Danemarl un Anvers, les décorations suivantes vienn . d'être décernées par lui : à M. le gouverm 1_ baron \an de Werve et de Schilde, la plac de grand officier du Danebrog ; à M. Jean de vos, in cravate de commandeur du même £0- dre ; à MM. De Winter et Bulcke, la croix es- chevalier. 3nt ^ Mme Sarah Bernhardt II nous faut revenir un peu plus en dét sur la réception qui fut réservée samedi d *v • nier à Mme Sarah Bernhardt au xlocal < les conférences de l'exposition de la Femme c< nis temporaine et sur les considérations sur r ia_ fluence du théâtre que la géniale artiste . développa devant une salle plus bondée, cert IS1" qu'il n'était permis, mais qui supporta la te er- pérature d'une chambre de chauffe et, pc sal beaucoup, l'énervement de la station deb< js_ avec une patience et un héroïsme surprenan • La foule montre ainsi des trésors d'adorati Jei ' devant qui l'émeut et la subjugue, et c'est ire réconfort de les voir, ces trésors, emploi ue pour la glorification d'une des plus parfai interprètes de l'art et de la beauté qui fur< , jamais. Mais avant de retracer en quelqi a~ notes rapides le caractère et les grandes ligr ait de cette solennité, il nous vient comme u ais pudeur et un effroi, tellement les mots ne paraissent faibles, l'expression pâle, et qualificatifs misérables. Il nous faut surim ter cependant cette impression. ira Bien avant l'heure, les banquettes avaic de été garnies d'une foule avide d'entendre ja grande tragédienne, n'incarnant plus, ce . fois, telle ou telle héroïne — ou héros — de elle fit des créations inoubliables, mais m< trant un peu de son cœur de femme, de i iti- idées, de ses espoirs, levant un coin du v<3 ux qui masque sa propre personnalité, nous vrant quelques souvenirs, quelques épisoc • des luttes et des labeurs d'autrefois, flei fte précieuses d'une guirlande que le temps >ar chargera sans doute de tresser plus eomplè an ment. Cela, dit avec cette voix aux magiqi accents, constituait une attraction souveraii Aussi, lorsque Mme Sarah Bernhardt fit s UX entrée au milieu d'ovations frémissantes, re- salle était-elle occupée jusqu'en ses înoind. ig_ recoins, débordant sur le pourtour et jusq u sur l'estrade. Reconnu aux premiers rangs : , le bourgmestre De Vos, M. l'échevin Albrec au m. Fr. Delvaux, député d'Anvers, M. Jaco procureur du roi, sir Cecil Hertslet, Mn Osterrieth, E. Grisar, De Vos, E. Wamba< — O. Franck, Gevers-Fuchs, O. Berré, Fierei s. Willenz. Oboussier, etc., etc. S Quand se fut dissipé le premier émoi et q S Mme Sarah Bernhardt fut installée dans haute cathèdre de chêne, devant un épais œ deau de fleurs et de palmes, immédiatemo =" la cérémonie commença. Des fillettes vinre présenter à la triomphatrice des roses syml 1 iques anversorses, dont une en or ciselée a\ goûl par le joaillier M. Masseaux ; une viei ia" dentellière, dans le costume traditionnel ( r°" ouvrières flamandes, lui offrit, de la part la comité de l'exposition, une splendide dente ouvrée par elle-même : puis des fleurs, ( ite- gerbes, des palmes, dons de la Croix-rouge, £t nos divers cercles dramatiques, du comité i m ganisateur, s'amoncelèrent en touffes oc " rantes à ses pieds. M. le bourgmestre De V se leva le premier et, en termes empreints ee" distinction et de noblesse, exprima «à Mme S la- rah Bernhardt les sentiments de profonde ol- sincère reconnaissance de la ville et du com de de l'exposition en face de l'honneur insig que la célèbre artiste leur a fait en venant fje hausser cette exposition de sa présence. Mi Dhayrmont déclama ensuite d'une voix foi et expressive les vers, que tout le monde cc lu" naît, écrits par Edmond Rostand à l'occasi nx rie l'hommage rendu, en février dernier, 20 Paris, par les artistes français à leur illust m- compatriote pour fêter sa nomination dans 23 légion d'honneur. Mme Ontrop chanta av j,, beaucoup de sentiment Mi.i.n Moederspra/ rs! Mlles Ontrop. harpiste, Daisy Jean, violonis . ' et A. Jean, violoncelliste, avec Mlle Feront piano, exécutèrent un morceau de circoi tance. Mme Dhayrmont, enfin, récita encoi or- et avec le même talent, un à-propos en vc ;es charmant de notre concitoyenne Mme Mai -.q Gevers. ;er Mme Sarah Bernhardt parla alors, au mili ici d'un profond silence coupé par endroits d'iri . sistibles applaudissements, de l'influence ■ théâtre au point de vue éducatif et social, que fut cette conférence, nous renonçons à 'te dire en une brève et sèche analyse. Dès 1 le- premiers mots, prononcés avec une convicti* ils ardente et réfléchie, une autorité à laquelle (1j. était impossible de se soustraire, on se seri ^ en présence d'une foi qui fait les apôtr< ■ ^ d'une passion dévorante qui suffit à remp toute une vie, d'une force qui ne trouve de b( ||1T nés à s i domination jalouse que dans la rm ,ar même. Et l'on comprit pourquoi Ta grande ? ire rah n'a pas d'âge, pourquoi sa prodigieuse \ lonté la maintient debout en dépit des ai ite indestructible et superbe, prête à lutter « quai jp même », de son indomptable énergie, pour ies qu'elle considère comme son devoir le plus s cré : le triomphe des iuées par le théâtre, p 1 r son action directe sur les foules, par sa pu IIX sauce do démonstration et d'enseigneme m- qu'amplifie encore son talent., le talent uniq tre d'une interprète de génie qui sait ce qu'e veut et qui le réalise. Bien de mystique chez elle, mais la conscience de sa force et la certitude de la noblesse de sa cause. Et quand de telles professions de foi s'épanouissent en phrases si somptueuses et si fières, sont faites de cette voix d'or qui n'appartient qu'à elle, tour à tour chaude, câline, mordante, emportée, qui s'insinue jusqu'au plus profond de l'être avec des souplesses de serpent, remue les fibres les plus secrètes de notre moi par ces rauquements convulsifs qui prolongent en spasme chaque période finale, inutile de chercher à vous ressaisir, vous êtes pris connue un oisillon dans des rets, pénétrés d'une émotion où le scepticisme de commande se résout en un pâle et tremblant sourire. On dirait d'une pythonisse sur son trépied, en proie au délire sacré, et qui communique aux auditeurs l'emprise formidable du dieu qui la possède... C'est ainsi que Mme Sarah Bernhardt, guidée par l'amour un peu exclusif de ses idées, en vint à parler du théâtre réaliste de Brieux, du théâtre réaliste-idéaliste de François de Curel et du théâtre religieux d'Edmond Haraucourt et de Rostand. Ramassant en une courte synthèse la caractéristique de ces œuvres qu'elle préfère et. qu'elle défendit avec tant d'audace volontaire, elle nous dit ses luttes, ses déboires, ses efforts pour conquérir l'élite rebelle quelquefois aux nobles pensées et la foule moins accessible encore, mais plus encline à laisser s'épanouir les facultés admiratives de l'être. Et celle-là qui fut la plus farouche des Phèdre, la plus tendre des Bérénice, la plus douloureuse des Hermione, le plus tragique des Ham-let et des Lorenzaccio, nous joua quelques scènes de la Fille sauvage, de la Passion et de la Samaritaine comme aux plus beaux jours de sa glorieuse carrière où elle répandait par le vaste monde le prestige triomphant des lettres françaises... C'est ainsi que samedi dernier, au milieu des ovations frénétiques d'une foule élégante remuée jusqu'au plus profond de l'âme, Mme Sarah Bernhardt, reine du théâtre, se révéla impératrice de.la conférence. Et. replongé dans le brouhaha des rues, parmi les laideurs et la banalité constantes de la vie contemporaine, nous nous répétâmes, soumis à l'impression la plus forte que nous ayons encore reçue, les vers hautains et admirables du poète de la Maison du Berger : Ailleurs tous vos regards, ailleurs toutes vos [larmes. Aimez ce que jamais on ne verra deux fois ! Erel. INTÉRIEUR Nos relations avec la Hollande L'Etat belge vient d'apprendre que la Hollande, après des - négociations qui ont duré plusieurs années, a décidé de dédoubler la voie ferrée Ha.sselt-Maestricht sur le territoire bol landais. Les travaux seront achevés pour la fin de l'année prochaine. Sur territoire belge, les travaux seront mis en adjudication très prochainement. Le timbre international à trois sous La réduction à 15 centimes du port de la let tre internationale fera l'objet, nous l'avons dit, d'un examen au prochain congrès de l'Union postale, plusieurs états faisant partie de cette union s'y étant déclarés favorables. Mais que le public ne se réjouisse pas trop d'avance : il n'est pas certain du tout que cette réforme soit réalisée d'une manière générale. Il faut en effet une majorité des états de 'Union pour obtenir ce résultat ; et, jusqu'ici, la majorité a toujours été opposée à cette mo dification. Il n'en reste pas moins que les états ont toujours le droit de conclure des unions restreintes, même si la correspondance doit traverser des pays ne faisant pas partie de ces unions spéciales. Et c'est probablement ce qui se fera si la proposition de réduction rencontre une majorité d'opposition. L'entente cordiale des petits Etats Il semble que l'idée de provoquer une entente cordiale entre les petits états de l'Europe, Suisse, Belgique, Hollande. Danemark, Suède et Norvège, est entrée dans la phase pratique. Ce sont, on le sait, nos voisins du nord qui ont pris l'initiative de ce mouvement, dont toute tendance politique ou militaire est exclue.-Un comité organisateur siège à Gronin-gue et dispose, paraît-il, de sommes considéra bles pour amorcer le mouvement. Dans le courant du présent été des avances seront faites aux personnalités en vue des différents pays, et le congrès des petits états se tiendra au printemps prochain, en Hollande. Déjè plusieurs projets, tendants à resserrer les liens d'amitié entre les petits peuples, ont été mis en avant. C'est, ainsi qu'il est d'ores et déjà question d'organiser des expositions auxquelles participeraient les six états en question, et qui se tiendraient, successivement dans leurs capitales respectives, à l'exception toutefois de la Hollande, où, pour la première fois, la ville de Groningue aurait la préférence. A la caisse des dépôts .Les dépôts en numéraire et en fonds publics dont, la Caisse des dépôts avait la garde, s'élevaient au 31 décembre 1913 à 1,943.779.000 fr. ; il était de 1,847,341,000 francs à la fin de l'année précédente. Depuis 1905, lisons-nous dans le rapport annuel sur la situation en 1913 de la Caisse d'amortissement et de la Caisse des dépôts et consignations, ces dépôts comprennent les cautionnements constitués par les chefs d'entreprises on les sociétés qui se sont substituées à leurs obligations et par les établissements agréées pour le service des rentes. On sait que ces cautionnements peuvent être versés en numéraire ou en fonds publics belges et étrangers : les cautionnements en numéraire sont assimilés aux dépôts et consignations et jouissent comme -eux d'un intérêt annuel de 2 1/2 %. Les placements effectués pour le compte de la caisse générale d'épargne et de retrait excèdent les réalisations de 103.015,000 francs ; le chiffre des cautionnements en numéraire a diminué de 16.08-î,000 francs tandis que celui des consignations n augmenté de 2,309,000 francs ; le solde des cautionnements en fonds publics s'est accru de 8.678,000 francs : de son côté, le fonds de prévision monétaire présente un accroisse-mont de 1.780,000 francs. Voici quelques chiffres : En 1855, les cautionnements d'entrepreneurs, d'adjudicataires et d'agents commerciaux s'élevaient à Ta somme de 705.000 francs ; en 1914. ils atteignent le total de 10,027.000 francs. T ps consignations judiciaires s'élevaient à 2.905,000 francs en 1855 ; en 1913 elles arrivent à la somme de 29,93/»,000 francs. Les morts vont vite Effrayante la statistique des membres de la chambre et du sénat disparus en ces trois dernières années ! A I-*» chambre, ils sont dix-huit parmi les anciens : MM. Beernnert. Bussçhaert Core-mans, de Lantsheere. Victor Delporte, Hector Denis. Dewinter, Hambursin, Paul Janson, T.e-febvre. Neniean, Petit. Paul Piéra.ert, Pitsaer, Tonnelier, Van der T.inden, Verheven et Mon-ville, à cfui on doit ajouter deux députés entrés au parlement il v a peu de temps et emportés presque aussitôt : MM. Grafé et Van Sande. Au sénat, la liste est plus longue encore. Elle s'ouvre par le nom de Henricot que suivirent dans la tombe MM. Dierman. Finet. Mélot. Alfred Février, le comte de Limburg-Stirum, Vandevelde. Roberti, le comte de Griinne. le comte de Ribauoourt. Seib. Dupont, Boël. Allard, Léger, Defuiseaux, de Sélvs--Long-champ. Auguste Cools, Wittman. le baron de

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This item is a publication of the title Anvers-bourse: journal financier paraissant tous les jours de bourse officielle belonging to the category Financieel-economische pers, published in Anvers from 1889 to 1919.

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