Anvers-bourse: journal financier paraissant tous les jours de bourse officielle

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s.n. 1914, 26 May. Anvers-bourse: journal financier paraissant tous les jours de bourse officielle. Seen on 16 September 2019, on https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/en/pid/wm13n21p8k/
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Mardi 26 mai 1914 No 120 Vingt-sixième année ABONNEMENTS: un an un sem*. un trime. francs francs francs ANVERS . 16*00 8.00 4.50 INTÉRIEUR . 18-00 9.50 5.25 EXTÉRIEUR . 30.00 16.50 8.00 On «'abonne à Anvers au bureau du journal et dans tous les bureaux de poste de Belgique et de l'étranger. — Les abonnements partent le 1er de chaque mois et ne peuvent dépasser le 31 décembre. BUREAUX: Marché-aux-QEufs, 9' - ANVERS Téléphone: 2388 ANVERS-BOURSE Finances, industrie, commerce, économie politique, variétés JOURNAL QUOTIDIEN DU SOIR Toute communication relative à l'administration ou à la rédaction doit être adressée à M. J. BACOT, directeur-rédacteur en chef du journal INSERTIONS: La grande ligne: Annonces ordinaires .... 60 cmes Demandes et offres d'emplois . 40 „ Convocations d'assemblées : une insertion . . la ligne 75 „ deuxième insertion „ 25 „ Annonces financières . „ l franc Pour une série d'annonces et pour les annonces d'émission, on traite à forfait. Les annonces sont mesurées au lignomètre. — Les titres se payent d'après l'espace qu'ils occupent. L'administration et la rédaction déclinent toute responsabilité quant à leur teneur. Le numéro : 5 centimes AVIS IMPORTANT Pour recevoir Anvers-Bourse pendant huit jours à l'essai, il suffit d'en faire la demande à l'administration du journal. ACTUALITÉS L'ALCOOL EN BELGIQUE (II) Examinons maintenant avec M. Jean YVaterkeyn ce qui se passe dans certains pays de l'Europe tant au point de vue des législations sur l'alcool que de l'exploitation des distilleries. Nous observerons d'abord que les législations diffèrent selon les conditions locales résultant avant tout de la nature des matières premières servant à la fabrication de l'alcool : dans la plupart des cas, les matières transformées en alcool sont des produits de la culture nationale. En France et en Allemagne, par exemple, ces matières premières sont multiples. Les marcs de raisin, le vin, les fruits, la betterave, les pommes de terre sont des produits de l'agriculture nationale. Il s'ensuit que dans ces deux pays la distillerie est une industrie qui se rattache intimement à l'agriculture et, comme la richesse nationale dépend en grande partie de la mise en valeur des produits du sol, il en résulte que de nombreuses lois de protection ont été votées en faveur de ces industries. Plusieurs de ces lois consacrent en matière d'impôt de véritables privilèges, privilèges fort contestables en ce qu'ils portent préjudice aux intérêts généraux de la nation. C'est en France le privilège des bouilleurs de crus ; c'est en Allemagne le régime des primes. Entre les matières premières utilisées en France pour la production de l'alcool, il faut citer avant tout la betterave cultivée dans presque tous les départements du nord. Dans la production totale de l'alcool en France, on peut compter la betterave pour moitié. Viennent ensuite les alcools tirés des raisins ou des fruits, dits alcools naturels. 11 y a deux ans, la quantité d'alcool naturel fut de près de 420,000 hectolitres, dont 261,000 hectolitres produits par un million de bouilleurs de crus, qui échappent presque complètement à l'impôt et dont l'action provoque à des fraudes qu'il est pour ainsi dire impossible de réprimer. Du côté fiscal, le régime auquel sont soumis les alcools en France et en Belgique est très différent. En France, les taxes sur l'alcool consistent en : un droit général de consommation ; un droit d'entrée pour les villes de plus de quatre mille habitants ; un octroi de banlieue ; un octroi de ville. Le droit général de consommation est fixé partout à deux cents francs l'hectolitre d'alcool à cent degrés ; mais les alcools provenant des bouilleurs de crus échappent totalement à ce droit. Les autres taxes sont variables. Dans une commune de moins dé quatre mille habitants, l'alcool ne subira qu'une taxe de 220 francs à l'hectolitre tandis qu'à Paris il acquittera un ensemble de droits s'élevant à 415 francs. Les alcools belges payent un droit d'accise de 420 francs. La loi française sur les distilleries est plus large que la nôtre ; aussi, les distillateurs français arrivent-ils à produire leur alcool industriel à des conditions bien plus économiques que les distillateurs belges, soumis, surtout depuis ces dernières années, à des réglementations exceptionnellement rigoureuses. Le commerce des alcools en France ne diffère pas moins du nôtre. Chez nos voisins du midi, l'alcool est devenu matière à spéculation. De là, des soubresauts violents des cours qui enlèvent au marché toute sa régularité. Le distillateur français ne vend guère ses produits au commerce de demi-gros ou de détail. Souvent même, avant l'ouverture d'une campagne, il vend la totalité de sa production à des négociants en gros, et il se couvre pour ses achats de matières premières. Aussi, fréquemment il participe aux mouvements spéculatifs de la bourse de Paris par des achats et des ventes à terme. A certains moments, plus particulièrement en t910, la spéculation sur l'alcool avait atteint un tel degré d'acuité qu'un groupe de spéculateurs était parvenu à accaparer presque complètement le marché. La chambre des députés fut saisie d'un projet de loi tendant à l'établissement de mesures protectrices du commerce régulier de l'alcool et à l'interdiction des trusts d'accaparement. Cependant, aucun remède efficace n'a été apporté à cette situation : en 1911 et 1912. les cours de l'alcool ont atteint jusqu'à 75 francs par hectolitre, alors que le prix de revient variait entre 36 et 42 francs. Un seul remède efficace s'offre à la législation française : l'institution du monopole. Jusqu'à présent, le monopole a été écarté non point en vertu des avantages ou des inconvénients de son principe mais pour les deux motifs suivants : D'abord parce que dans un pays où l'alcool naturel esl si facile à produire, il est bien difficile, il est peut-être impossible d'enrayer la fraude. Ensuite, parce tout monopole entraîne une expropriation avec indemnité et que, dans l'espèce, il s'agirait de déposséder environ un million et 130,000 personnes vivant de la distillerie ou y ayant des intérêts directs. Ce ne sont là que des difficultés et elles ne sont pas insurmontables. Le monopole de l'alcool compte des partisans nombreux au parlement français et quelque jour il s'y imposera comme le seul moyen de combattre la fraude, de supprimer les privilèges et d'en finir avec le fléau de l'alcoolisme. [A suivre.) fmmin Charlehie. Dépêches télégraphiques [Service de VAgence HAV AS) Inondations an Espagne Bilbao, 26 mai. — Des inondations sont si gnalées en plusieurs points de la pnvince, à la suite des fortes pluies qui sont tombées, ces jours-ci, causant des dégâts importants. Les événements d'Albanie Dè Durazzo, le 25 mai : 1' paraît que les insurgés marchent sur Kav i ja. Par ordre du prince, ce matin, à 10 heures, ses enfants ont été débarqués à Misur iu. Le contre-amiral autrichien a annoncé personnellement au contre-amiral italien qu'il avait dé ci dé de faire débarquer des niatelos pour entreprendre avec les matelots italiens le service /le protection de 1m famille royale, l ue o'iu /quautainé de gendarmes albanais sont arrivés à bord d'un torpilleur autrichien. La Tribun a dit qu'Essad-pacha ;i conféré longuement avec le marquis di aSn Giuliano. Le correspondant berlinois de la Gazi-'.ïit: n.: Colognk télégriphie : « Il faut remercier l'Agence Stefani d'avoir publié la dépêche du ministre plénipotentiaire italien en Albanie, M. Aliot-ti, adressée au marquis di San Giuliano. Vis-à-vis de cet exposé, les attaques de .eitajos journaux italiens contre le prince Guillaume d'Albanie ne gaulaient être sérieusement considérées. Le témoignage de M. Aliotti prouve què le prince s'est rendu soi- un navire de guerre italien, non comme un fuyard mais sur la prière du représentant de l'Italie, afin d'assurer la sûreté dé la princesse. Autant qu'une appréciation sur la situation de Durazzo est possible il semble que le prince n'eut nullement l'intention de « laisser <;a là ». Les diplomaties de l'Autriche et de l'Italie "Continueront à s'efforcer, ainsi que les représentants des autres pays, à aplanir les difficultés présentes pour que celles-ci, étant une fois solutionnées, ie travail pour assurer le maintien de l'Etat albanais indépendant puisse .être poursuivi ». Mexique et Etats-Unis De Washingtôs, le 25 mai : L'ambassadeur d'Angleterre, le chargé d'affaires de Hollande et M. Bryan ont conclu en principe un accord aux termes duquel aucun des pays qu'ils représentent ne reconnaîtra les modifications des titres de propriété qui pourraient résulter des affaires militaires dans la région de Tampico. *** De Niagara-Falls, le 25 mai : Les médiateurs ont eu un entretien. Les Mexicains, membres de la conférence, se refusent à donner des renseignements officiels. On peut 'cependant comprendre que l'accord général est fait sur l'élimination du général Huerta. L'opinion américaine diffère encore eonsidé-riblement de celle des Mexicains sur la question agraire. C'est la véritable pierre d'achoppement de la conférence. Les autres questions semblent susceptibles d'arrangements. Un des médiateurs prétend que la question de la réforme agraire au Mexique sera comprise dans le programme de médiation qu'on s'arrangera de façon à faire intervenir dans ce programme. *** De Mazatiàn, le 25 mai : Les vaisseaux de guerre du Japon et des Etats-Unis, qui se trouvent dans le port, et les batteries des fédéraux, placées sur les fortifie tions, ayant tiré des salves à l'occasion des funérailles de l'impératrice douairière du Japon, les constitutionnalistes, qui assiègent la ville, ont cru à une attaque et ont ouvert le feu contre Mazatlan. De nombreux obus et une grêle de balles de mitrailleuses sont tombés dans les rues de la ville. LE CONGO A VENDRE Nous avons une petite satisfaction à donner à M. Jules Gernaert, auteur du livre « Congophilie » auquel nous avons consacré naguère un article. M. Gernaert n'accepte pas ce que nous avons dit de sa qualité d'ingénieur. Mon Dieu ! nous n'avions pas l'intention d'approfondir ■cette petite querelle, qui n'a qu'un rapport assez éloigné avec les motifs qui, d'après M. Gernaert, doivent nous engager à nous défaire du Congo. Mais M. Gernaert insiste... M. Gernaert n'est pas ingénieur belge, il est ingénieur français, sans être d'ailleurs sorti d'aucune des grandes écoles qui préparent à ce grade. Le document qu'il a bien voulu lui-même nous fournir, nous apprend qu'il est membre sociétaire titulaire de la'Société des ingénieurs civils de France, c'est-à-dire d'après les statuts, — puisque les ingénieurs sortant des grandes écoles reconnues de France, de Belgique ou d'ailleurs ne font pas le stage de membre titulaire, — qu'il a justifié de cinq années de pratique industrielle, ou fait à la société, comme membre socié-taire-assistant, un stage dont la durée est réduite au nombre d'années qui lui manquait pour parfaire les cinq années ci-dessus. « Ingénieur français depuis 1910, déjà ingénieur-conseil en 1914 et avec cela président ou administrateur-délégué de sociétés industrielles, c'est faire rapidement son chemin sur le papier », nous fait remarquer à ce sujet notre ami l'ingénieur « pour de bon ». Mais on sait, depuis le cid, que la valeur n'attend pas le nombre des diplômes, dans certaines carrières ! *** Et nous comprenons maintenant pourquoi M. Poincaré, îoinme l'a déclaré M. Gernaert dans une de ses interviews, a adressé sa carte à l'auteur de « Congophilie » : c'était par reconnaissance envers l'ingénieur « français » qui poussait la délicatesse de ses attentions envers la France jusqu'à proposer de vendre le Congo aux Allemands, malgré le droit de préemption de la France. M. Gernaert aura dû d'ailleurs être satisfait : certains journaux allemands n'ont pas hésité une minute à affirmer que l'Allemagne saura bien user des moyens nécessaires pour empêcher la France d'exercer ce droit de préemption. Nous croyons inutile de revenir encore sur le fond de l'idée émise par M. Gernaert. En une circonstance mémorable, monsieur le ministre des colonies a déclaré sans la moindre hésitation que le Congo n'est pas à vendre. Et cela doit suffire pour juger l'idée tout au moins saugrenue de M. Gernaert. Signalons ici qu'un de nos confrères anversois s'est donné récemment la peine d'étudier la genèse de cette idée, et qu'il a cru l'avoir trouvée dans certaines démarches faites, il y a bien des années déjà, par des négociants du Congo français, auprès des autorités allemandes. L'affaire d'Agadir, puis les menaces de certains hobereaux allemands contre le Congo belge seraient la suite diplomatique et logique de ces démarches. « 11 is fetching it very far », disent les Anglais. M. Gernaert nous écrit que « Congophilie » a une portée toute autre que celle que nous lui avions plaisamment prêtée : lancer la Revue générale coloniale, qui existe, paraît-il, mais qu'aucun de nos coloniaux n'a jamais vue. Nous croyons que l'idée de M. Gernaert est une de celles qui germent naturellement des circonstances ; elle répondait à un mouvement d'opinion surgi d'Agadir et qui a touché à l'Inde française, puis à l'Indo Chine, puis à Madagascar que l'on proposait comme monnaie d'échange contre certaines eon cessions diplomatiques en Europe. Cette idée germait des circonstances, disons-nous, mais tout le monde n'a pas eu l'audace de M. Gernaert de la proposer sérieusement. L'idée de vendre une partie du territoire belge, — et le Congo est belge, monsieur, — peut surgir aux heures de détresse, comme l'idée de vendre la vieille maison paternelle peut s'imposer à un chef de famille dans la misère ; mais nous ne sommes point encore à ce point des « héritiers pressés » que nous nous voyions obligé de céder à la suggestion mauvaise que vous nous faites. Nous, héritiers du roi Léopold II, nous possédons les moyens de faire valoir notre héritage à condition de mener l'œuvre droitement, prudemment, progressivement. Nous n'écarterons de cette mise en œuvre aucun voisin : il y a place au Congo pour l'initiative allemande, anglaise, française, et pour d'autres encore. Nous ne nous réservons rien jalousement. On ne nous prendra rien ici par ruse ni par force, soyez en sûr. Les Allemands les plus chauvins ont proclamé eux-mêmes la théorie que les colonies que leurs maîtres ne défendraient pas appartiennent de droit à celui qui a la force de les occuper. L'organisation administrative du Congo est achevée ; l'organisation économique sera complète avant peu de temps, car le ministère des colonies, qui a reconnu les erreurs du passé, montre une oreille favorable aux progrès dont l'avenir montre la nécessité. Nous goûtions fort il y a quelques jours dans la Circulaire Renauld les passages suivants d'un homme de bon sens et d'un vrai patriote : .Nous avons toujours préféré nous raccrocher aux branc îes plutôt que de couler à fond, surtout quand les branches, quoique vieilles, continrent d'offrir la même résistance. Quant à la question extérieure, la seule vraiment grave pour la France, c'est la question d'Alsace-Lor-î aine. Or, en l'état actuel des choses, la question n'apparaît soluble que dans une guerre que personne ne souhaite de sang-froid et avec raison. Il faut donc prendre son parti de vivre avec la question. Au surplus, il est des voisinages tonifiants, sinon agréables et amènes ; des voisinages sans lesquels un pays s'abandonne et avec lesquels il se ressaisit, quand ce pays est la France. Quelle acuité, n'atteindraient-elles pas, nos luttes intestines! Quelle nonchalance nationale, ne nous envahirait-elle pis aussi et une fois de plus, si uu voisin puissant et avide n'étai' là qui nous f-'sse re remper constamment nos énergies dans le diriger! C'est donc, capitalistes, le réconfort, et : i ai l'a battement qu'il faut puiser dans la n .tiir'e ne 1 i question extérieure pour nous Fr incais. Nous ne nous faisons aucune illusion, à Anvers, sur les difficultés financières, économiques, politiques que la Belgique va rencontrer dans la mise en exploita-. Lion du Congo. Mais le Congo sera pour nous, pour tout le peuple belge encore trop empêtré dans ses querelles de clochers et ses luttes personnelles, le « tonifiant », l'« élargisseur d'esprit » par excellence.En défendant notre Congo, nous apprendrons l'art nouveau de ne craindre personne. Et peut-être n'est-il pas mauvais à ce point de vue que M. Gernaert ait eu le courage, le « cœur » comme on dit si bien à Liège, de poser son inconvenante question ; elle aura fourni aux Belges l'occasion d'y répondre : « Le Congo, est notre bien ; défense d'y ^toucher. Les pays qui se perdent, sont.ceux qui ne se sont pas défendus.» — J. T. LES GRANDS PROMENEURS Anvers compte en ce moment un globe-trot-ter fameux dans ses murs. C'est M. Jean Domingo lllaveria, qui vient de.se promener pendant plus de quatorze ans à la surface du globe. Il a parcouru l'Europe, l'Afrique, !a Chine, le Japon, le nord, le centre et le sud île l'Amérique et vient de terminer son voyage chez nous. Nous l'avons aperçu hier soir, vêtu d'un complet de voyage, coiffé d'une casquette anglaise et porteur d'un petit sac contenant trois cahiers d'attestations des pius authentiques. H vend des cartes postales à son effigie pour assurer sa. subsistance en attendant qu'il ait encaissé la somme, d'ailleurs rondelette, que doit lui procurer l'accomplissement de ce haut fait pédestre. Etrange et captivant métier que celui de promeneur perpétuel ! Que de périls affrontés, que de détresses subies, que de pays parcourus. Pour celui-ci, en admettant que le but qu'il se soit proposé est bien celui qu'il nous dit, il a' quitté Londres très certainement, ainsi qu'en font foi ses papiers, en l'année 1900. Depuis, sa randonnée, interminable s'est poursuivie à travers les mille péripéties que l'on peut imaginer. Au Mexique, à Tampico, il est arrêté 'comme suspect et peu s'en faut qu'il ne soit fusillé. A Quito, dans la république de l'Equateur, il assiste à une révolution et 11e doit son salut qu'à la chance. Comme il traverse les Andes, des bandits l'assaillent, et lui portent deux coups de couteau. Tout autre en serait mort, niais le globe-trotter continue. Alors? — Il va se réembarquer pour Londres, mais avant cela il compte redire aux Anversois les mille détails de son tour du monde, au cours d'une causerie qui sera annoncée prochainement.« Heureux qui, connue Ulysse, a fait un beau voyage ! » A TOMBE DE MERODE C'est hier matin qu'a eu lieu, à Berchem, l'exhumation des cendres du comte Frédéric de Mérode. Après que les restes eurent été déposés dans un nouveau cercueil de plomb et iîe chêne, celui-ci a été transporté dans une dépendance de l'église, en attendant le transfert solennel qui aura lieu le 1er juin, au nouveau cimetière de Berchem. s H/hVAUX ^ E M i N f N S A propos u une exposition des « Arts de la lemnie » qui eut lieu à Paris, voici deux ans, Mmo Gérard d'Houville écrivait ces lignes charmantes qui peuvent si parfaitement s'appliquer a l'exposition de la Femme contemporaine que nous ne résistons pas au plaisir de les transcrire : « N'y a-t-il pas toujours, disait-elle, je 11e sais quoi de singulièrement émouvant dans les tra-\aux exécutés par les femmes? Même lorsqu'ils sont malhabiles, de mauvais goût et ridicules, ils attendrissent et ils attristent un peu. Mais, lorsqu'ils sont charmants ou beaux dans leur adresse ou leur naïveté; ils tendent autour de notre songerie des fils si mystérieusement aracmiéens que bientôt elle s'y laisse prendre, papillon un instant captif. Les dentelles, les broderies, les filets, les guipures surtout m'enchantent... Les femmes savent si bien manier l'aiguille et le fil depuis toujours... Leurs petites mains* ont tourné les fuseaux et tenu la quenouille pendant tant de siècles... » Il n'est pas un flocon de ces dentelles, un point de ces filets et de ces broderies qui ne représente un espoir vague ou précis, une tristesse qui s'avive 011 s'engourdit, un rêve qui chante 011 qui pleure. Vous nie direz que beaucoup de femmes ne pensent à rien et c'est fort possible. Mais elles vivent, et de leurs sensations et de leurs sentiments inconscients naissent des pensées plus subtiles et plus profondes peut-être que bien d'autres. Certes, si vous interrogiez la dentellière ou la brodeuse elle vous répondait, qui sait? "Je ne pense à rien... » Et elle pense à toute la vie... Les plus ingénieuses, les plus ardentes, les plus tendres sauront exprimer à peu près avec des mots tout ce qui souffre, frémit, palpite dans leur corps et dans leur cœur. Les autres ne savent pas... niais leurs doigts fins, leurs agiles doigts, transforment en fleurs sur la dentelle le vague épanouissement de leurs songes; et, de leurs méditations informulées, de leurs douleurs, le leurs bonheurs qui les hantent, naissent des entrelacs et des points,, des méandres et des rosaces, des feuillages et des guirlandes. L'aiguille ou les fuseaux écrivent en caractères mystérieux sur le tulle ou le filet, le linon ou la soie, des pensées d'amour et de joie, de maternité ou d'aventures, et Surtout, surtout ils tracent de point en point, de tour en tour, d'aiguillée en aiguillée, l'histoire qui 11e finit pas et qui jamais ne finira de la mélancolie tendre des femmes douces, des femmes rêveuses, des femmes mystérieusement inconsolables et qui, dans le bonheur même, sentent leur cœur s'élancer vers le désir, le besoin, l'espoir d'un bonheur plus parfait encore. Et c'est pourquoi on a remis, depuis toujours, entre leurs mains, le fil qu'inlassables elles enroulent, tordent et rompent pour le renouer de nouveau, pendant qu'elles attendent, assises an métier ou au rouet, l'arrivée des félicités impossibles. Elles filent, tissent et brodent la toile, pour se parer et mourir ; à travers le brouillard des dentelles qu'elles créent ; derrière le canevas des filets compliqués où s'enchevêtrent des fleurs, comme celles du gel sur les vitres, elles guettent le sort et le destin, et, pendant que leurs yeux suivent, au loin et très haut, les oiseaux et les nuages, leurs mains essayent vainement, sur les tissus qu'elles fleurissent de corolles et d'étoiles, de concilier enfin, s'il se peut, les réalités et les chimères... » LA FOIRE AU NORD C'est samedi prochain que sera inaugurée à l'avenue du Commerce la grande foire annuelle d'Anvers. Dès à présent, une animation inusitée règne sur le boulevard aux environs de l'entrpôt. Ce sont les forains qui commencent à s'installer. Quelques jours encore, et leurs éphémères palais encombreront pour six semaines les terre-pleins de la promenade et nous pourrons, selon la tradition, manger des gauffres et tourner sur les « perdjesmeulen » a nous eu donner des indigestions. Quel docteur recommandait encore l'exercice du carrousel aux arthritiques? FETES ET CONFERENCES Voici le détail des prochaines causeries et festivités qui seront données à l'exposition de la Femme contemporaine : Mercredi, 27 mai, à trois heures, conférence par Mme Oldenbarneveld, sur la « gymnastique respiratoire ». Jeudi, 28 mai, à la même heure, Mme Verbrugge parlera des « danses nationales et d'éducation à travers les âges ». Vendredi, 29 mai, à trois heures, conférence littéraire par Mme Emma Lambotte. Samedi, 30 mai, à trois heures, concert avec le concours de Miss Rliôda von Glehn et Mlles Pretorius ft Delstanche. LE MOUVEMENT DE LA POPULATION Le vingtième bulletin hebdomadaire du service communal d'hygiène donne les résultats suivants sur le mouvement de la population : Du 10 au 16 mai 1914 : naissances, cent quinze, dont huit appartenant à la population flottante (zéro naissance gémellaire) ; décès : soixante-treize, dont six appartenant à la population flottante. Soixante-quatorze mariages ont été contractés dans le courant de cette semaine. 11 n'a pas été prononcé de divorce. Parmi les causes de décès nous trouvons les cas de maladies infectieuses suivants : rougeole, trois ; tuberculose pulmonaire, sept ; croup et diphtérie, un ; coqueluche, un. INTÉRIEUR Départ du roi et de la reine La reine, allant faire en Suisse une cure de repos, quitte Bruxelles aujourd'hui mardi pour Valmont, un site charmant sur les hauteurs de Territet. Le roi conduira la reine jusqu'à Val-mont et profitera de son séjour en Suisse pour faire vraisemblablement quelques excursion* dans la haute montagne. O11 sait que le roi Albert est 1111 fervent alpiniste. C'est par la malle de Bàle, partant de la gare du Nord n 0 h. 35 du soir et à, laquelle une berline sera ajoutée, que les souverains partiront de Bru xelles. Le lord-maire à Bruxelles La visite du lord-maire à Bruxelles aura lieu du 21 au 25 juillet, pendant les fêtes nationales. Le programme n'est toutefois pas encore fixé. Congrès médical Bruxelles recevra, du 30 septembre au 4 oc tobre de cette année, la visite d'un grand nombre de médecins. C'est, en effet, notre capitale qui a été désignée comme siège du quatorzième congrès des médecins de langue française. Ce congrès, 1111 des plus importants en la matière, a obtenu le haut patronage du roi et de la reine. Les sommités médicales de Paris, de la province française, de la Suisse, de la Belgique et de nombreux autres pays présenteront des rapports sur des questions d'une grande actualité. C'est la seconde fois que la Belgique a l'honneur de recevoir cette assemblée. Le septième congrès à eu lieu à Liège eu 1905. Le treizième congrès a eu lieu à Paris en 1912. Que sera la loi sanitaire ? M. le ministre de l'intérieur, qui a dans ses attributions la direction générale des services de sauté et d'hygiène, a exposé samedi soir, au palais des académies, l'objet de la loi sanitaire : Trop de facteurs, dit le ministre, se rencontrent dans l'élaboration des causes de mortalité et de débilité pour qu'on puisse lui assigner une destinée Il y a sur ce point-ci, une fois de plus, solidarité et compénétratiôn entre plusieurs Questions. Les problèmes du salaire, du travail des femmes, de la durée du travail sont de lourds dominateurs. La question de l'habitation, par ailleurs, n'est pas sans jouer un rôle' essentiel et la nouvelle loi sur cet objet créera, par ses côtés hygiéniques, des contrecoups dont nul aujourd'hui ne peut évaluer la bienfaisance. La loi sanitaire révélera, elle, une influence plus directe juisqu'à l'instar de la loi Roussel, en France, elle décrétera, pour ceux qui font métier de recevoir en nourrice ou de garder les enfants, une autorisation préalable, et d'ailleurs toujours révocable, ainsi que la surveillance de ces enfants par l'administration communale, et puisqu'elle prévoiera expressément dans son article 9 des subventions aux consultations de nourrissons et aux autres œuvres de la protection de la première enfance. Vous voyez en tous cas par là que, dans les différents facteurs qui influeront sur le travail de notre Ligue et sur le but qu'elle poursuit, il convient de donner une part de plus en plus large à l'action du gouvernement. Celui-ci, qui n'a cessé d'applaudir aux succès de votre mouvement, a à cœur de veiller plus efficacement, à mesure que les formules se préciseront, sur la santé des citoyens. De jour eu jour, sous l'influence d'un étatisme de bon aloi, (e souci de la santé, cette préoccupation de l'amélioration de la race, pénètrent notre législation. La loi sera l'hygiène de ceux qui n'en ont pas, et l'on verra l'Etat, protégeant l'enfant avant la naissance par la répression du néo-malthusianisme et île l'avortement, se pencher sur le berceau du nouveau-né, l'obliger ensuite à la vaccination, . le recueillir dans les crèches, le forcer â l'école à se présenter a l'inspection médicale, pour lui assurer, quand il sera homme, tous les bienfaits qu'une hygiène sans cesse en progrès édicté et édictera en tous domaines Un tel rôle, faut-il le dire, ne se conçoit que si au premier plan il y a une initiative privée, vivante, charitable, éclairée. En ce domaine-ci. comme en d'autres il faut respecter la liberté et le rôle du gouvernement doit se borner à une tutelle sinon à un concours. Ristourne d'impôts Une circulaire du ministre de l'intérieur aux gouverneurs de province invite les communes « à s'abstenir de mettre à profit la conversion fiscale que leur impose la loi du 1er septembre 1913 pour imposer aux redevables du nouvel impôt de l'Etat une aggravation de charges injustifiée » et prescrit qu'elles 11e peuvent, « en l'absence de nécessités financières dûment établies, fixer leurs additionnels au principal de la taxe sur les revenus et profits réels de telle sorte qu'elles soient amenées à percevoir dorénavant, à charge des redevables de l'impôt sus-visé, une recette supérieure à la somme globale que ces redevables acquittèrent, pour 1912, du chef de leurs cotisations aux rôles des diverses taxes spéciales». En conséquence, M. Berryer fait connaître qu'une double mesure s'impose aux conseils communaux qui entendent solliciter l'autorisation de percevoir des additionnels à la taxe sur les revenus et profits réels : 1. L'imitation du terme de perception des additionnels à 1910 et 1914. Cette mesure permettra aux communes de faire l'expérience du nouveau régime fiscal et d'y apporter, le cas échéant, les correctifs et les améliorations dont une première application aura démontré la nécessité. 2. Insertion dans le règlement relatif à ces additionnels d'une disposition portant que si le produit de ladite imposition dépasse la recette globale prélevée â charge des redevables du nouvel impôt du chef de leurs cotisations analogues aux rôles pour 1912 (additionnels communaux établis au principal du droit de patente proportionnel et de la redevance proportionnelle sur les mines, ainsi que du chef de leur imposition pour le même exercice aux rôles des taxes spéciales sur la surface de chauffe, la force motrice, le personnel ouvrier, les bénéfices réalisés, l'extraction des mines et carrières, etc. ). l'excédent de recette sera ristournée aux assujettis au prorata du montant respectif de leur Imposition NOUVELLES MARITIMES Dampîschiffs-Rhederei Union A.-G. Cet armement de Hambourg a pris réception de trois steamers sur les dix dont il a fait acquisition. Ce sont les steamers Nizza, Deutscher Kaiser et Rudolf. Ces steamers seront mis sans retard a la disposition de l'Aegaea, ligne de navigation sur le Levant et la Méditerranée, sons les noms de Juta, Sira et Haiita. On procédera aii cours de cette semaine à la réception d'autres steamers. EXTÉRIEUR ALLEMAGNE Socialistes vainqueurs dans une élection partielle Stendal, 25 mai : Dans une élection compléentaire pour le Reichstag, le national-libéral, M. Waehhorst de YVento, a été élu. Il avait été soutenu par les candidats radicaux et socialistes contre le député sortant conservateur, Hoesch. AUTRICHE-HONGRIE A la délégation autrichienne De Budapesth, le 25 mai : La délégation autrichienne a continué la discussion du budget des affaires étrangères.Pres-que tous les orateurs se sont occupés des événements de Durazzo,dont ils redoutent les complications ultérieures. Le député tchèque Mastalka a demandé pourquoi le prince d'Albanie s'était réfugié à bord d'un navire italien et non pas d'un navire autrichien. Le comte Clammartinic a déclaré, ac nom des délégués appartenant à la droite de la chambre des seigneurs, que l'autonomie de l'Albanie doit être maintenue malgré tout, et que, si la* situation albanaise se compliquait, le ministre peut compter sur l'appui de son. parti quand il s'agira de défendre énergique-ment les intérêts de la monarchie dans tontes les complications éventuelles. Au cours de la dis* .î.-^ion du budget des affaires étrangres, le ministre comte Berchtold, répondant aux orateurs, relève avec satisfaction que les objections et les réserves isolées, faites par certains délégués contre la base de la politique étrangère de l'Autriche-Hongrie, c'est-à-dire contre la triplice, sont de moins en moins nombreuses et 11e peuvent point être mises en balance avec l'approbation générale qu'on relève chez les autres délégués. Quant aux manifestations déplorables qui se sont produites contre la monarchie dans quelques villes d'Italie, le ministre constate que la tendance de ces excès 11e peut pas s'accorder avec les relations d'alliance cordiale que l'Autriche-Hongrie entretient avec l'Italie. Un délégué ayant exprimé l'avis que lors de la création de l'Albanie nous avons mieux servi les intérêts italiens que les nôtres et que nous portons seuls les charges de cette politique tandis que l'Italie se tient à l'écart, je ne veux point, dit le ministre, affirmer que l'état albanais dans l'étendue et la forme où il a été créé par la conférence de Londres, constitue une solution idéale. Il s'agit d'un compromis avec-tous les avantages et les désavantages d'un compromis entre des intérêts contraires, compromis qui devint possible sans que l'on eut à en venir à une guerre qui aurait entraîné des conséquences incalculables. L'Italie s'est trouvée complètement de notre côté lors de "es négociations. line Albanie faible serait naturellement pour l'Italie la même cause d'embarras que pour nous. Au sujet de l'alliance avec l'Allemagne, le ministre constate que celle-ci est une alliance défensive et vouée à l'idée de paix. Il est, par conséquent, contraire aux faits, de lui attribuer un caractère agressif et, surtout, contre la totalité des Slaves dont une grande partie vivent dans la monarchie austro-hongroise. Au sujet des observations exprimées par les orateurs ruthènes, le ministre constate que l'influence de la Russie sur les affaires intérieures est. naturellement, exrlue et que toutes les craintes, à cet égard, sont sans fondement La délégation repousse une motion de M. Ellenbergen tendant à ajourner le vote du budget des affaires étrangères jusqu'à ce que le comte Berchtold ait fait un rapport détaillé sur les événements de Durazzo. Elle adopte ensuite le budget des affaires étrangères. Les fonds secrets ont été votés, à l'appui nominal, par vingt-sept voix contre dix. Le comte Berchtold répondant à un délégué-relativement à l'organisation de l'état albanais déclare : Nous sommes d'accord avec l'Italie S"r ce point que nous devons nous immiscer aussi peu que possible dans les affaires albanaises parce que nous poursuivrons le principe de la création d'une Albanie indépendante. Nous voulons laisser autant que possible l'institution de l'état au pouvoir du gouvernement national conseillé par la commission de contrôle.Si dans des cas concrets, des mesures spéciales sont nécessaires, celles-ci sont prises sur les bases d'un accord avec l'Itale, qui, étant donné qu'il existe une complète entente an sujet de la poli tique albanaise entre l'Autriche et l'Italie, ne rencontre aucune difficulté. Il en a été ainsi, dit le ministre, au sujet des mesures protectrices provisoires nécessitées par les événements récents de Durazzo. Ces mesures ont consisté dans le débarquement de quelques détachements de matelots et dans la présence de deux croiseurs et de quelques petites unités de marine de guerre qui se trouvent, par précaution, devant Durazzo. Le jeune état albanais est actuellement sans doute dans une période difficile et la solution de ces difficultés nous préoccupera désormais. Le comte Berchtold conclut en répondant au reproche que l'attitude du ministre des affaires étrangères pendant la crise balkanique aurait donné l'impression d'être chancelante. Il déclare qu'il ne peut pas prétendre à l'infaillibilité ou affirmer que toutes les façons dans cette longue crise et dans les innombrables moments où il a fallu prendre des décisions, on a toujours choisi la meilleure solution, mai ce reproche n'est pas complètement justifié. Nous avons arrêté, dès le début, un programme clair et nous l'avons maintenu et exécuté avec une confiance tenace pendant toutes les vicissitudes de la "l ise et dans deux cas où ce programme a risqué d'échouer nous n'avons pas hésité à mettre la main à l'épée et n'avons laissé aucun doute sur le sérieux de nos revendications.Mais là où dès complications pouvaient être évitées par un compromis sans mettre en danger le principe de ce programme nous avons naturellement accepté la solution dans l'intérêt de la sauvegarde de la paix. Le ministre constate enfin le patriotisme qui unit tous les délégués et il déclare, que cette solidarité patriotique donne une force particulière à la politique de la monarchie. Vifs an plaudissements.) CHINE Te itative de pillage d'une banque De Zizikar, le 25 mai : Cent cinquante soldats chinois venus du de hors de la ville ont essayé aujourd'hui de pil 1er la Banque provinciale et un magasin russe Ils ont d'abord ouvert le feu contre l'édifice puis ont essayé d'enfoncer la porte. Ils ont pillé les marchandises exposées à la devanture de plusieurs boutiques. Plusieurs habitants ont été blessés. ETATS-UNIS Echo du naufrage du Titanic » De Washington, le 25 mai : La cour suprême a déclaré au sujet de la réclamation de 13 millions de dollars de dommages-intérêts faite devant les tribunaux des Etats-Unis à la compagnie, propriétaire du Titanic, que la loi de 1881 limitait le montant des réclamations à la valeur de la cargaison, à celle de l'épave et à celle de l'argent versée par les passagers qui se montent à 91,000 fr. La collection artistique de Pierpon Morgan Suivant une dépêche de New-York, au Daily Mail, on annonce que la plus grande partie de 1 1 collection d'oeuvres d'art de M. Pierpon Morgan, qui est actuellement déposée au Metropolitan Muséum,sera vendue prochainement. La vente se fera à Londres. FRANCE M. Sarraut en Indo-Chine De Paris, le 25 mai : M. Albert Sarraut, député, est maintenu à titre de mission temporaire dans les fonctions de gouverneur général de l'Indo-C-hine. GRANDE-BRETAGNE Dans l'Ulster De Londres, le 25 mai : Le calme le plus complet règne dans l'Ulster. Les renforts de police sont arrivés mais aucun trouble u'est signalé. A la chambre des communes De Londres, le 25 mai : laie grande surexcitation règne à l'ouverture de la séafice. La salle est comble comme elle ne l'a jamais été durant cette session. Les différentes questions d'ordre secondaire inscrites à l'ordre du jour sont posées au milieu du murmure des conversations, et c'est à ' peine si l'on entend les réponses des ministres à caacune d'elles. M. Asquith, à son entrée, est salué par les acclamations de ses partisans et par les cris de » Ipswjch » de la part de l'opposition qui fait allusion à la récente défaite de M. Mas-terman, membre du cabinet, dans la dernièr», élection partielle. M. Bonaw Law, chef de l'opposition, est également l'objet d'une ovation à son entrée. Le président rappelle les incidents de jeudi, et exprime le regret qu'une question qu'il a posée à M. Bonar Law ait semblé rendre celui-ci responsable de la démonstration. Cela n'était pas dans sa pensée. Il propose à M. Asquith de faire une déclaration à la chambre relative-

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This item is a publication of the title Anvers-bourse: journal financier paraissant tous les jours de bourse officielle belonging to the category Financieel-economische pers, published in Anvers from 1889 to 1919.

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