Anvers-bourse: journal financier paraissant tous les jours de bourse officielle

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s.n. 1914, 27 May. Anvers-bourse: journal financier paraissant tous les jours de bourse officielle. Seen on 27 November 2022, on https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/en/pid/rv0cv4cx63/
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Mercredi 27 mai 1914 No 121 Vingt-sixième anné un an un seme. un trim«. francs francs francs ANVERS . . 15 00 8.00 4.50 INTÉRIEUR ■ 18.00 9.50 5.25 EXTÉRIEUR . 30.00 15.50 8.00 On «'abonne à Anvers au bureau du journal, et dans tous les bureaux de poste de Belgique et de l'étranger. — Les abonnements partent le 1er de chaque mois et ne peuvent dépasser le 31 décembre. BUREAUX: Marché-aux-CEufs, 9' - ANVERS Téléphone: 2388 ANVERS-BOURSE Finances, industrie, commerce, économie politique, variétés -imiDMAi niiATinicw rtn cnm >ute communication relative à l'administration ou à la rédaction doit être adressée à M. J. BACOT, directeur-rédacteur en chef du journal La grande ligne: Annonces ordinaires .... 60 cmes Demandes et offres d'emplois . 40 , Convocations d'assemblées : une insertion . . la ligne 75 „ deuxieme insertion „ 25 Annonces financières . „ i franc Pour une série d'annonces et pour Les annonces d'émission, on traite à forfait. Les annonces sont mesurées au Ijgnometre. — Les titres se payent d'après I espace qu'ils occupent. L'administration et la rédaction déclinent toute responsabilité quant à leur teneur. Le numéro: 5 centimes AVIS IMKUK « Ans S Pour recevoir Anvers-Bourse pendant huit jours à l'essai, il suffit d'en raire la demande à l'administration Ju ournal. ACTUALITÉS L'ALCOOL EN BELGIQUE (III) Bien que les matières premières exploitées dans les distilleries alleman-les soient différentes de celles utilisées lans les distilleries françaises, la distil erie est, en Allemagne comme en Fran-ie, une auxiliaire presque indispensable le l'agriculture nationale. Un grand îombre de provinces allemandes culti--ent presque exclusivement la pomme le terre, et l'alcool de pomme de terre ompte pour 80 1/2 pour cent dans la iroduction totale de l'alcool. La diffé-ence est comblée par les alcools de ;rains et par les alcools de mélasses. D'après les dernières statistiques, il y i en Allemagne quatorze mille dislille-ies agricoles, alors que la Belgique n'en lompte plus que vingt-trois. Sont consi-lérées en Allemagne comme distilleries igricoles, celles où l'on travaille exclusi-rement les céréales ou la pomme de terre it où la totalité des résidus est employée i nourrir le bétail d'une ou de plusieurs ixploitations appartenant au propriétaire m à l'exploitant de la distillerie ; — le umier produit par ce bétail étant en ou-re exclusivement employé pour la l'u-nure des terres appartenant au distilla-eur ou exploitées par lui. La production mnuelle de ces distilleries agricoles va-ie de deux cents à trois cents hectolitres l'alcool par distillerie. Il est donc exact le dire que la fabrication de l'alcool en Allemagne est une industrie essentielle-nent agricole. A ce titre, elle jouit d'un égime de protection spécial qui lui est .ssuré par la loi. Par conséquent, sous e rapport encore, les conditions écono-niques de cette industrie ne peuvent être emparées à celles de la Belgique. Voici les particularités de la législation .llemande : 1° et en ordre principal, la législation llemande se caractérise par l'inscription lans la loi du principe du contingent de iroduction. Ce principe, absolument ouable, a permis la coexistence des dif-érentes catégories de distillateurs et, lien plus, la coexistence de distilleries yant un chiffre de production très dif-érent les unes des autres ; 2° par l'application d'une taxe d'ex-iloitation qui varie de quatre marcs par lectolitre d'alcool pur pour les distille-ies ne produisant que cinquante hecto-itres d'alcool par an, à quatorze marcs jar hectolitre pour les distilleries produi-;ant trois mille hectolitres d'alcool par m ou au-delà. Cette taxe sert à compen-;er les primes accordées aux alcools dé-taturés ou exportés. Dans l'application, m tient compte également des différen- ; es catégories de distillateurs, afin d'équi-ibrer autant que possible les conditions l'exploitation d'éléments producteurs rès variables. Cette législation se distingue encore )ar le système des primes à l'exporta-ion, par les encouragements effectifs iccordés à la fabrication et à l'emploi de 'alcool destiné à des usages industriels. Au point de vue commercial, le mar-ihé de l'alcool en Allemagne jouit des ivantages d'une organisation de premier irdre qui a la forme d'un cartel de veri-e. La « Centrale des distillateurs alle-nands », qui unit plus de six mille adhérents, vend pour le compte de ses affi-iés environ quatre-vingt-quinze pour :ent de la production totale. Les distilla-eurs ont formé une association, sous la lénomination d'Union syndicale, qui s'est issociée avec la Centrale, et le cartel qui in est résulté est parfaitement admis par 'Etat. Il est l'organisme régulateur d'une ndustrie et d'un commerce qui intéres-ient tout l'empire, et il ne vise pas le noins du monde à des bénéfices exagérés. Sous ce rapport, il est incontestable lue l'ensemble du système allemand est le beaucoup supérieur au système français, dont hier nous avons exposé les ibus. Malgré cette organisation si avanta-;euse au point de vue industriel et com-nercial, on s'attend à l'adoption du mo-îopole des alcools en Allemagne. Déjà, e prince de Bismarck l'avait proposé en 886, mais les motifs qui le faisaient ilors écarter n'existent plus aujourd'hui. ..a raison pour laquelle on prévoit l'in-roduction du monopole en Allemagne, ''est que les augmentations successives les droits sur l'alcool ont porté ce fac-eur du budget allemand à plus de deux ;ents millions de marcs. Toute nouvelle Lugmentation du taux de l'accise aurait jour conséquence de ruiner les industries qui emploient l'alcool dénaturé et lerait sans doute très préjudiciable aux :onsommateurs d'alcool pour le chauf-age et l'éclairage dont l'usage s'est ré->andu en Allemagne avec une étonnante ■apidité. Toute nouvelle augmentation le droit amènerait fatalement l'applica-ion de mesures plus rigoureuses pour la lécouverte et pour la répression de là raude et il semble bien difficile que 'Allemagne fasse encore des progrès lans cette voie. Avec la Suisse, nous entrons dans une orme de législation nouvelle, bien qu'on ' rencontre des points de comparaison ivec les législations ou les exploitations rançaises ou allemandes. Les grandes quantités d'alcool qui ichappaient aux droits d'accise et partant l lliq lucicun ucvciuppciiicnii uo i aiwuna- me dans le pays ont poussé la Suisse dans la voie du monopole. En 1886, un référendum national fut institué, et ce fut à une très forte majorité que le pays se prononça en faveur de l'adoption du monopole de l'achat et de la vente de l'alcool par l'Etat. (A suivre.j Firmin Ciiari.eiue. Dépêches télégraphiques [Service de 'JAgence HA VAS) Les reservistes russes convoqués en exercice S\iNT-P!;:Ti:nsBorRU, 26 mai. — l u ordre im-pér'ui/ publié aujourd'hui convoque pour une périple d'exercices les réservistes «les classes de 190} m 1909 de l'infanterie, de l'artillerie et du jrénic (l uis tous les gouvernements de la R.isfie d'Europe et de la Russie d'Asie. Exception es' faite pour In circonscrjpîion militaire de Kazan, où sont seuls convoqués les réservistes île la classé de 1907. La durée de cette péfi.ide d'exercices dans toutes les circonscriptions militaires ser;i de six semaines. Elle aura principalement lieu à l'automne une fois les récoltes terminées. ia fédération des trois graades sociétés de travail en Angleterre Londres, 26 mai. — Les détails du projet pour /'a fédération des trois grandes associations du travail, la fédération des mineurs, la fédération des ouvriers de transport et.l'union natio-' nale des. cheminots ont été définitivement aire és. Les trois sociétés ont ensemble un capi-t «l île 2 I i millions. Retour des souverains danois C j.'hm!agi !.. 26 mai. — Le roi et la reine suit rentrés cette nuit à une heure et demie de leur visite aux souverains et chefs d'Etat étrangers.La folie des suffragettes anglaises Le Duly Express apprend qu'on a découvert un complot des suffragettes dont le but senit de tuer le cheval du roi George, Shakes-pear, qui court aujourd'hui dans le Derby. La police a pris de grandes précautions contre ru attentat quelconque de la part des suffragettes.Mexique et Etats-Unis De Nia.gara-Fa-l.ls, le 26 mai : Les Américains et les Mexicains sont parvenus par l'intermédiaire des médiateurs à cer-tains arrangements concernant le plan de pacification générale du Mexique. L'accord sur certains autres points est encore-en discussion, mais il n'y a pas de divergences radicales. Lu télégramme parvenu à Londres dit cpie la nouvelle d'après laquelle les constitution-ïrilistes se seraient emparés des propriétés dune compagnie anglaise de pétroles à Tani-j|fo est absolument fausse. Tout est calme à Tampico-dans la région des-puits pétrolifères. j i De Niagar-Falls, le 26 mai : I n délégué a la conférence de médiation di que la commission -s'occupe en ce moment (e trouver les voies ei moyens pour arriver ; la pacification du Mexique. On est déjà par-jeun à tomber d'accord sur plusieurs" points, ji ouï s'annonce favorablement. Colonial contre colonial I Les anciens prétendaient que deux augures qui se rencontraient ne pouvaient se regarder sans rire. Nous serions ! curieux de voir se rencontrer M. A. Delcommune, administrateur-directeur de nombreuses sociétés coloniales, lui-même' colonial de marque, et M. Elso Dusseljé, directeur de l'Alimaïenne. Malgré toute la révérence que se doivent d'émérites « broussards », il est à craindre qu'ils ne se tournent le dos. Et comme l'on conçoit que le ministre des colonies ne sait, parfois, à quel saint se vouer quand il met en présence les théories de gens qui, par métier, doivent « savoir ». L'« Alimaïenne » exploite au Congo français, dira-t-on, et M. Delcommune administre au Congo belge. Tout le monde sait que, régimes administratifs à part, les deux Congos ont assez de ressemblances au point de vue des richesses naturelles et des exigences commerciales pour que cette distinction n'ait pas une importance essentielle. Le nègre est nègre au Congo français comme au Congo belge, et il y a moins de distance entre un indigène du Congo belge et un autre du Congo français, qu'entre un quelconque indigène de ces deux régions et ses voisins de la tribu prochaine. Si nous nous croyons en droit d'opposer théorie à théorie, en faisant abstraction des divisions -géographiques, c'est que ^es théories de M. Dusseljé, telles que nous les lisons dans le Bulletin de la société belge d'études, sont en grande partie celles de la grande majorité de nos coloniaux ; elles se recontrent avec bridées émises par des théoriciens comme MM. Octave Collet dans son Etude pour la formation d'un capital indigène au Congo, le général Donny dans son Examen du budget du Congo pouk 1914, le docteur Dryepondt et M. E. de Wilde-man dans leur étude de 1911 sur I'Amé-lioration et le développement des cultu-rks vivières, etc., et la plupart des praticiens.M. Delcommune, par son étude, viserait à obtenir les suffrages du roi Albert et des parlemen'aires pour la fameuse fonction de vice-ioi du Congo, née dans l'imagination de M. Vandervelde, que nous comprendrions la portée exacte de son travail. Ce qui nous gêne dans l'adoption de cette conclusion, c'est la réputation de M. Delcommune, ce sont les hautes fonctions, qui lui donnent une autorité digne de la compétence qu'il s'est acquise. Se-rait-ce le voisinage du général, fanatique de la manière douce et du « laisser faire les nègres » qui mettrait ainsi en opposition le broussard de jadis et l'administrateur' d'aujourd'hui? M. Delcommune publie dans les Renseignements de l'office colonial une étude à laquelle il donne le titre suivant : « Il faut exporter du Congo des produits nouveaux.» Ce titre est inexact. Nous avons vainement recherché dins les six pages qui renferment cette étude un pro- UUll 4UC UUIIQU il OAJJUl Ittb pao , HUUS n'en avons pas découvert un seul. M. Delcommune aurait été plus heureux en intitulant son travail : « Les moyens de développer la production et le commerce au Congo », moyens particuliers, moyens généraux. Nous ne dirons rien des premiers : il s'agit de créer et d'échelonner les marchés indigènes de telle façon que les produits divers, et surtout les produits pauvres qui ne sont pas susceptibles d'être grevés de frais importants tels que le café, le cacao, le coton, etc., arrivent aux comptoirs des sociétés sans que celles-ci aient à payer le transport du lieu de production. Tout le monde approuvera les recommandations de M. Delcommune. L'« aperçu général » qui suit cet exposé nous intéresse à un autre titre. Consta tant que c'est de la bonne organisation de ces marchés échelonnés que dépendront plus tard l'accroissement des relations commerciales, — conséquence directe d'une production plus grande, — la suppression du partage à travers la brousse sur de grandes distances et l'acheminement progressif des produits vers les comptoirs, M. Delcommune noté ensuite que l'action du gouvernement est indispensable, non pas en vue d'une in-: tervention quelconque dans les transactions commerciales mais pour faire comprendre aux indigènes l'avantage du mécanisme de ces marchés judicieusement répartis. Le gouvernement doit y intéresser ses fonctionnaires et agents d'une façon efficace, de façon qu'ils apportent tout leur dévouement et leur activité à la réussite des desiderata exprimés. « Les pouvoirs publics, dit avec raison M. Delcommune, sont seuls capables, en raison de l'influence morale considérable qu'ils ont sur les chefs indigènes et leurs sujets, de vaincre l'inertie de ceux-ci et de les mettre à même d'effectuer rationnellement le mouvement agricole qu'il est indispensable de créer.» Ce principe est de pur bon sens. Le hic, c'est la manière, et c'est tout le fond de la petite querelle que nous cherchons à M. Delcommune, ex-broussard. Mais continuons : « Les commerçants ne peuvent que faciliter l'action directe de l'Etat en lui prêtant un concours constant, dans la limite des moyens dont ils disposent. Il ne faut pas perdre de vue que si le commerce est appelé à recueilir, par l'application du système préconisé, une garantie de stabilité qui n'existe pas en ce moment, la colonie elle-même ne peut assurer sa vitalité qu'en faisant tout ce qui est en son pouvoir pour arriver à le développer.» Notez cette phrase, elle renferme en germe toute la réforme congolaise à opérer. [A suivre.) J. T. LE NOM DES DARSES Une dépêcve de l'agence Hiivas nous ap; prend : . lin souvenir de la visite des souverains danois au port d'Anvers les noms de Christian et Alexandrine ont été donnés aux deux bassins qui viennent d'être livrés à l'exploitation. Le roi et la reine de Danemark se sont déclarés profondément touchés de cette attention. » Voilà qui est parfait et nul plus que nous n'applaudira à pareil geste de courtoisie, mais une chose nous chiffonne cependant : depuis quand est-ce à Bruxelles que l'on décide des noms «pie nous donnerons à nos bassins? C'est la population qui baptise ses rues et s'il nous convenait d'appeler tout simplement les nouvelles darses par leur numéro, ce ne serait pas sans doute ]e télégramme en question qui nous ferait adopter une autre appellation. Quoi qu'il en soit, on ignore tout à l'hôtel de ville, de ce baptême courtois mais imprévu. LA GREVE DU SILENCE Plus on va plus 011 constate que rien ne sau rait égaler la naïveté foncière de l'homme. 11 est d'usage, dans.la conversation, de dire 'le tel ou tel citoyen particulièrement s'il est de nos amis : » c'est un imbécile-! » ou encore : « quel idiot ! » Mais en formulant ces apprécia- j tions, nous avons le sourire et faisons autant de restrictions mentales qu'il en faut pour n'atteindre pas, en celui que nous apprécions de la sorte, le minimum des prérogatives que nous accordons au sentiment de la dignité humaine. Un tel est un idiot, mais... c'est un homme. Et le vocable « homme » nous représente tout aussitôt le roi de la création en la personne d'un Edison, d'un Wagner; d'un Hugo, d'un Rubëns. C'est là que gît l'erreur foncière. Le type « hoino sapiens » est d'une rareté extraordinaire, tandis qu'autour de lui, en foule innombrable, grouille une assemblée hybride et inconsistante, qui n'a pas trois notions solides à quoi accrocher ses raisonnements, vit sur un échafaudage tremblant d'idées préconçues et chimériques, dénuées de toute réalité profonde, , et pataugent ainsi de la naissance à la mort sur les trois mètres carrés de plancher bourbeux que l'ignorance et "les idées fausses leur ont édifié quelque part entre le ciel qu'ils 110 voient pas et la terre qu'ils ignorent.. . Mais pourquoi ce débordement de pessimisme? demandera-ton. Ce n'en est point, croyez !e. Nous ne faisons ici qu'une constatation bien ordinaire. Voulez-vous un exemple de ce que nous avançons? I.e voici. Il est contenu tout entier dans ces mots : «Les joueurs d'orgues de barbarie se mettent en grève ! » Appréciez vous le comique terrible, navrant et profond de cela ? Donc les joueurs d'orgues de barbarie, tortionnaires des oreilles, mendiants à peine déguisés, quémandeurs insupportables- tout au moins, qui sont à la musique — comme dirait Willy — ce qu'un cicerone est à Ciceron, à force «le moudre la honte des plus basses ritournelles s'imaginent être devenu une parcelle de notre joie. Ils nous menacent, pensez donc, de cesser de nous tordre les nerfs, de ne plus inatcher l'un contre l'autre leurs pianos dont les dents branlent et dont le ventre est plein de grondements ! Non certes, ils ne nous assommeront plus de leurs sollicitations à l'aumône, ni de leurs avis d'avoir acheté.la sonorité de l'air que nous respirons, et d'en user à V. gv" ""Vil, nwtiv IV.IVHV, notre quiétude. Et la cause de cette levée de manivelles? Ces messieurs entendent accrocher des chiens a leur boite à sanglots et déposer des enfants sur leur buffet à gurgarismes. Ils trouvent un peu trop monstrueux aussi que la ville veuille leur imposer l'usage « d'instruments de bonne qualité, bien accordés!» Alors, hier, ils n'ont pas prétendu soumissionner, 11a ! Et il va eh coûter, tremblez ! quelque deux mille francs à la ville. Nous demandons par mesure d'hygiène, .en ces temps de nerfs agacés et de surmenage, que la ville fasse désormais cadeau de ces deux mille francs à ses contribuables et les débarrasse une bonne fois de cette légion de •< bruiteurs » qui n'ont même pas l'excuse d'être futuristes ! EN MEMOIRE DE JAN VAN RYSWYCK Un comité vient de se constituer à l'effet de rassembler les fonds nécessaires à l'érection d'un monument à Jan Van Ryswyck. Il se compose de MM. Fr. Delyaux, Max Roo-ses, Eju. De Puydt, V. Desguin, Fr. Van Kuyck, !.. Strauss, P. Baelde, N. Cupérus, A. Cornette, J. (levers, M. Uendrickx, M. Huffmann, J. Lan-gohr, E. .Malchair, Ed. Pecher, G. Royérs, Is. Van Doosselaere, E. Van Regenniorter, Fr. Ver-rept et 1-'. Zech, qui souhaitent, dans leur zèle infiniment louable, doter bientôt Anvers d'un monument de plus. L'idée est excellente dans le principe, mais nous voudrions qu'un jury d'artistes vînt compléter ce groupe de politiciens. Il est tout-à-fait inadmissible et intolérable en effet qu'il suffise de se mettre vingt et de réunir de l'argent en mémoire d'un grand homme, pour avoir le droit ensuite de déshonorer l'une quelconque de nos artères en y plantant 011 ne sait quelle construction de naïve laideur. Voici quelques fois déjà que l'on nous renouvelle ce coup. Il n'y a plus moyen de traverser les allées du parc sans s'y buter à la cubique horreur du monument Verstraete : et quant à l'avenue du sud, les loyers y ont baissé depuis le placement de cette froide inconvenance qu'est le monument Dhanis. Songez y, braves Anversois, il est plus facile d'ériger une statue que de s'en défaire et c'est rendre un mauvais service à la mémoire des grands citoyens que d'exposer leur bronze à la risée des générations futures. INTÉRIEUR Le commerce hollando-belge La Hollande a exporté vers notre pays, en avril dernier, 4,482 têtes de bétail. Sont compris dans ce chiffre, 1,105 bœufs gras pesant en moyenne 554 kilos. La plupart de ces animaux étaient destinés aux abattoirs de Bruxelles et de Liège. Le même pays nous a vendu en outre des poules et des coqs .15,000 kilos) des canards; des oies et des dindons (7,300 kilos). L'entente cordiale des petits E'ats Il n'est pas exact, fait-on remarquer, que l'idée d'une entente entre les petits Etats émane des Pays-Bas. Elle fut lancée par un des nôtres en 1909 sous forme d'étude dans la Revue économique internationale. L'article, intitulé «Un cartel économique des petits Etats >», fit quelque bruit. Des hommes politiques en vue de plusieurs de ces petits Etats se réunirent même chez- feu Beernaert au début de 1910. L'idée fut combattue par les Néerlandais, qui 11e se montrèrent nullement disposés à étendre à d'autres Etats, fussent-ils petits, les avantages qu'ils étaient prêts à accorder à notre pays et dont l'entente est confiée à la commission hollando-belge. On dut reconnaître que des divergences, d'intérêts matériels empêchaient la poursuite en commun d'études ou de projets. L'accueil ne fut pas empressé dans les milieux parlementaires. Et, tandis que les Néerlandais et les Belges unis restaient sur leurs positions, les Scandinave fondèrent un organisme analogue à la commission lToll an do-belge, l'Union Scandinave. qui se réunit régulièrement soit a Stockholm, soit à Copenhague, soit à Christiania. On 11e voit donc pas bien l'idée,, d'un nouvel organisme. Le piquant de l'affaire, c'est (pie l'idée, lancée à la Revue économique inter-xvnoxAu:. fut vivement attaquée par la presse néerlandaise et notamment par le journal de M. Plemp van Duiveland, alors président du bureau de la presse des Pays-Bas. Ajoutons que, bien avant le projet purement économique de 1909, notre compatriote Molinari avait pro posé la fondation d'une ligue des neutres. Les électeurs consulaires Dans les administrations locales on procède en ce moment à la revision des listes des électeurs appelés à élire les juges auprès des tribunaux de commerce. Pour être électeur consulaire, il faut figurer sur les listes électorales générales et payer un droit de patente minimum de vingt francs par an. Aux termes de la nouvelle loi, promulguée en 1913, sont également qualifiés pour être inscrits sur les listes des électeurs: consuliares les administrateurs de sociétés commerciales, qui ne sont pas tenus de remplir les deux conditions précitées. Toutefois, cette réforme, introduite dans la législation à la demande formelle des intéressés, ne semble plus toucher les administrateurs, puisque, jusqu'à présent, ils>n'ont fait aucune diligence pour obtenir leur inscription sur ces listes spéciales. D'autre part, les administrations locales ne possèdent aucun élément ou document leur permettant d'inscrire d'office ces personnes sur les listes électorales consulaires, qui sont affichées dans toutes les maisons communales. Pour la construction des chemins Le département de l'agriculture et des travaux publics a pris une excellente mesure. Il a décidé que, désormais, l'intervention de l'Etat pour l'aménagement des chemins d'intérêt agricole sera subordonné aux conditions suivantes : la largeur de chacun des accotements d'une chaussée devra être au moins égale à un mètre. Si donc la largeur de la voie carrossable est fixée à trois mètres, le minimum imposé, le chemin devra avoir, entre crêtes intérieures des fossés, une largeur au moins égale à cinq mètres. En outre^ de chaque côté de la route, on établira un fossé dont la largeur en gueule ne sera pas Inférieure à un mètre. Si la nature du sol ou toute autre raison rendent le creusement de ces fossés inutile, on devra donner néanmoins à l'assiette du chemin une largeur totale de sept mètres. Ces mesures ont été prises parce qu'il a été constaté que des communes peu soucieuses de leurs intérêts construisent des chemins qui ,11011 seulement ne possèdent pas la lar-geué obligatoire, mais sont aussi dépourvus des fossés indispensables pour l'écoulement des eaux, l'assèchement du coffre et la délimitation de la voirie. Dans le forêt de Soignes Chacun connaît, sans nul doute, le superbe territoire boisé qui s'étend entre la chaussée de Ln Hulpe et le chemin de fer du Luxembourg. au-delà de la station de Groenendael, vers La Hulpe. Sur une longueur d'un kilomètre environ, la chaussée est bordée, à -droite, par la majestueuse futaie de la forêt de Soignes ; à gauche, par celle d'un bois faisant partie d'une propriété particulière. Ce cadre ma- H'iiuqiie ici 11 ue ceue parue ne îa enaussee (le La Hulpe une des plus belles routes forestières du pays. Or, il paraît qu'il est question de morceler et de mettre en vente par lots la partie boisée — qui est en somme une parcelle de la forêt — englobée dans la propriété particulière et qui, par la suite, serait ainsi remplacée par une agglomération de villas, serres à vignes, que sait-on ? Le retour à la forêt de Soignes des vingt-cinq hectares que comprennent les futaies en question, serait une compensation aux empri ses déjà consenties par l'Etat dans l'admirable domaine forestier brabançon. Il faut espérer que l'Etat aura à cœur de protéger ce patrimoine national en rachetant, comme il peut le faire, la partie forestière menacée. Se serait un geste auquel tout le monde applaudirait, à présent que l'on a appris à apprécier comme il convient la valeur et la beauté de nos sites nationaux. En souvenir de la visite des souverains danois En souvenir de la visite des souverains danois au port d'Anvers, les noms de Christian et Alexandrine ont été donnés aux deux bassins qui viennent d'être livrés à l'exploitation. Le roi et la reine de Danemark se sont déclarés profondément touchés de cette attention. L'activité aux chemins de fer Pendant la semaine comprise entre le 17 et le 23 mai 1914, on a expédié par chemin de fer 23,020 wagons chargés de houille et de coke et 70,706 wagons chargés d'autres marchandises (transports taxés). Les quantités de la semaine correspondante de 1913 étaient 24,745 et 92,529 wagons, soit pour le transport du charbon une diminution de 1,725 wagons, et pour celui des marchandises diverses, de 15.H23 wagons. Les transports en service de combustible ont nécessité, pendant la semaine sous revue, 2,731 wagons, contre 4,076 wagons en 1913, soit une diminution de 1,345 wagons; les mêmes transports de marchandises diverses ont exigé 9,471 wagons, contre 14,050 en 1913, soit une diminution de 'i,579 wagons. On a donc utilisé pendant la semaine ecoulét, 111,928 wagons, contre 135,400 pendant la semaine correspondante de 1913, soit une diminution de 23,472 wagons pour 1914. Du 28 décembre 1913 au 23 mai 1914, il a circulé sur tout le réseau, aussi bien pour les. transport taxés que pour les.transports en service, 2,569,542 wagons, contre 2,594,776 pour la période correspondante de l'année dernière. La diminution se chiffre donc par 25,234 wagons. NOUVELLES MARITIMES Navires belges Les deux nouveaux steamers de 8,700 tonnes de portée en construction pour compte de l'Antwerpscbe Zeevaart Maatscliappij aux chantiers de Tompson, seront baptisés Gai.lier et Belgier. L'un sera lancé en août, l'autre fin de l'année. Le mouvement du port de Rotterdam Dans le courant de la semaine passée il est entré au port de Rotterdam 245 navires, contre 203 durant la période correspondante de l'année passée, soit donc un^augmentation de 42 navires en faveur de la période de l'année en cours. Rotterdam comble donc du coup le recul que nous avions périodiquement indiqué. Voici d'ailleurs la statistique depuis le 1er janvier : Bateaux Tonnage 1914 4,054 5,017,068 1913 . . . . 4,039 •4,907,730 Augm. 15 109,338 Soit donc une augmentation de 15 bateaux et de 109,338 tonnes. Un nouveau service vers l'Angleterre La firme Siebert de notre ville inaugurera à partir du 10 juin prochain un service bimensuel entre Anvers Newport (Mon.), Swansea et les ports du Middland. Ce service est organisé avec l'aide de la firme Letricheux & David, de Swansea, laquelle fournira les bateaux. La nouvelle entreprise a un contrat de 100,000 tonnes. La firme Siebert a entretenu jJendant 8 ans 1111 service, vers Newport Mon.) etc., et avait un trafic d'environ 100,000 tonnes par an. Le port de Samsoun L'entente vient d'être établie complètement entre la Banque natoinale de Turquie et le ministère des travaux publics pour la construction du nouveau port de Samsoun. Le projet de loi sera soumis au parlement. Vers le Canada La Canadian Pacific railway vient de relever son prix de passage à 187 fr. 50. Les mouvements du port de New-York New-York, 26 mai. — Les sorties de marchandises générales du port de New-York pour la semaine dernière se chiffrent par S 14,460,000 contre S 18,740,000 durant la huitaine correspondante de l'année dernière. EXTÉRIEUR ALLEMAGNE Mort d'un financier allemand De Berlin, le 26 mai : M. Uiist<>v Ahrens, administrateur de la Ber-liner Handelsgesellschaft depuis plus de trente ans, vient de mourir soudainement à l'âge de 54 ans. Le défunt jouissait à la bourse et dans tout le monde financier de la plus grande estime. II faisait partie des conseils d'administration de nombreuses grossis entreprises. L'agitation danoise dans le Schleswig septentrional De Berlin, le 26 mai : Au cours de la discussion de l'interpellation du comte Rantzau, à la chambre des députés de Prusse sur l'agitation danoise dans le Schleswig septentrional, M. de Bethmann Holl-weg, président du conseil des ministres, a fait la déclaration suivante : « L'interpellation part de cette supposition que contrairement à rengagement pris dans le traité de 1907, la lutte des nationalistes a été attisée dans le Schleswig septentrional par le Danemark et que les mesures prises par le gouvernement d'Etat prussien pour remédier à cet état de choses sont restées pour la majeure partie inefficaces. On 11e saurait méconnaître que la situation dans la Marche septentrionale, comme l'a déclaré le ministre de l'intérieur à la chambre des députés, est en partie la conséquence d'une agitation sans bornes contre le germanisme. Je dois déclarer bien nettement que le gouvernement, s'efforce par tous les moyens de combattre l'agitation danoise et de favoriser de toutes ses foi-ces la germanisation. Le gouvernement a particulièrement suivi avec la plus grande attention l'aggravation de l'antagonisme nationaliste et la participation à cet état de choses de per sonnages officiels danois. Il a signalé avec énergie au gouvernement danois tous les faits qui ont été portés à sa connaissance. Le gou-verenement danois a toujours cherché à y porter remède. Nous continuerons à agir d'une semblable façon, mais je partage le désir du ministre des affaires étrangères danois d'entretenir des rapports amicaux. Aucune sphère responsable ne doute que tout acte de chauvinisme détruit ces rapports amicaux et que la tolérance de pareils excès n'ait plus finalement une importance locale, mais a fatalement un contre-coup sur les relations internationales. Les gouvernements des deux pays ont pleinement conscience de leur responsabilité. Notre politique vise, en premier lieu, à favoriser le développement intellectuel et économique de la. province. L'exécution de ce programme 11e peut être effectif que si l'on résiste en même lemps a une maniéré canne, mais energique à toute agitation dirigée,contre la germanis i,e dans le Schleswig septentrional. Il faut (aire cette résistance. .J'espère que la population de la « Marche du Nord ». liée inséparablement à la Prusse, réussira à devenir maîtresse des difficultés avec lesquelles elle a engagé actuellement un combat sérieux, combat, qui 11e peut jamais mener à la victoire si on se découragé, mais qui y rnenera si on a la ferme conviction que la \lutland méridional allant au Danemark reste un rêve et ne sera jamais une réalité.» :Yifs applaudissements.) L'arrestation de M. Clement Bayard La Gazette de Cologne publie les explications données par le préfet de police de cette ville au sujet de l'arrestation de M. Clément Bayard. Le préfet de police, dit elle, a expliqué que le but du voyage de M. Clément Bayard était d'après les dessins trouvés sur lui et ses compagnons une visite des hangars de dirigeables de l'Allemagne occidentale. Us visitèrent ceux de Francfort, Cuxhaven. Potsdam et Hambourg. Arrêtés, les voyageurs s'embarrassèrent dans des contradictions et ne purent dissiper le soupçon d'espionnage existant contre eux. M. Clément Bayard ne fit connaître aucune personne notable et n'offrit pas de caution comme il le prétend maintenant. Le préfet affirme que les voyageurs furent traités avec tous les ménagements possibles. Le juge auquel les quatre personnes furent déférées ne parla pas d'une sottise de la police, mais fut au contraire d'avis que l'arrestation était jus tifiée. Il n'ordonna la mise en liberté que parce que les faits semblèrent insuffisants pour maintenir le mandat d'arrêt. Le préfet a conclu qu'il n'y a aucune faute à la charge des autorités. Les poursuites sont justifiées et les accusations portées.par M. Cléemnt Bayard ne sont pas fondées. D'autre part, les journaux publient une nouvelle de Cuxhaven qui, dit la Gazette de Vos.-, serait de nature à faire considérer l'arrestation de M. Clément Bayard et des ses compagnons sous un jour plus favo rable sinon à le justifier complètement, et d'après laquelle ils auraient pris du centre d'aviation de Suhlsbuttel des photographies qu'ils montrèrent en public. Lorsque la police avertie se présenta pour saisir le photogra phies M. Clément Bayard et ses compagnons étaient déjà partis pour Cologne où ils ont été arrêtés au moment où ils prenaient des vues du champ d'aviation. Les explications du préfet de police de Cologne ne satisfont pas le Beruner Tagebl\tt, qui trouve dans le passage relatif à l'ordre de mise en liberté l'aveu précis d'une erreur et dit que la police n'a causé par son attitude qu'un scandale «le plus. Par contre la Post estime qjie l'attitude de M. Clément Bayard et de ses compagnons ne résistera 1 !s • ce calme exposé des f:»its que la laégii/'i Rundschau oppose aux déclarations i' •■v.son-gères des journaux français. Manifestation socialiste De Berlin, le 26 mai : Le parti socialiste avait organisé ce sur à Berlin pour protester contre le refi s du gouvernement d'accorder un nouveau système électoral à la Prusse un grand nombre de réunions qui se sont déroulées sans îi.ci lent de vant des auditeurs nombreux. AUTRICHE-HONGRIE A la délégation autrichienne De Budapest, le 26 mai : Le comte Forgach, chef de section au ministère des affaires étrangères, s'occupe des événements d'Albanie. Il rappelle que, près de Tirana, des troubles éclatèrent dont la cause est, à rechercher. Des questions religieuses et économiques et certaines influences intervinrent aussi apparemment. L'antagonisme existant entre Essad-pacha et ses adversaires dans la capitale s'aggrava soudain. Ces derniers l'accusèrent d'être de connivence avec les insurgés. L'orateur dit que les événements de Durazzo 11e sont pas encore éclaircis. 11 n'est pas possible d'apprécier tous les motifs qui déterminèrent le prince à mettre en sûreté sur un navire la princesse et ses enfants mais il s'oppose à dès critiques prématurées sur l'attitude du prince qui se chargea avec désintéressement d'une charge pleine de responsabilités. L'orateur expose qu'il ne suffit pas qu'un prince règne depuis six mois en Albanie pour y supprimer des désordres auxquels on n'aurait pas fait attention sous la domination turque parce qu'ils étaient alors à l'ordre du jour. Les événements actuels furent considérés comme plus importants parce qu'on voulut y voir l'indice d'un désaccord entre l'Autriche et l'Italie. Le comte Forgach continue : » Nous ne pouvons aucunement voir 1111 1110 til' de pareil désaccord dans la chute d'Essad Un pareil désaccord ne pourrait être considéré comme exact seulement si on attribuait à l'action déployée à cette occasion par certains correspondants de journaux en Albanie et leurs inspirateurs une importance qu'elle ne possède pas. Essad-pacha ne fut qu'un notable albanais et vouloir le représenter actuellement comme partisan de l'Italie est une invention ridicule. Il en est de même de l'information absurde d'après laquélle nous aurions amené sa chute. » Le comte Forgach déclare que l'Autriche-Hongrie ne veut en Albanie que maintenir et consolider le jeune Etat.. L'Autriche et l'Italie sont, d'accord pour éviter autant que possible toute immixtion. S'il fallait garder longtemps le palais et les légations, les détachements débarqués pourraient être remplacés par des troupes internationales de Scu-tari.BRESIL Les négociations financières De Rio-de-Janeiro, le 26 mai : Les négociations entre le Brésil et les grosses banques européennes semblent arrivées à une phase assez aiguë. Les banques émettent comme condition à leurs avances de fonds qu'elles pourront exercer 1111 certain droit de contrôle sur l'administration financière de la confédération de l'Amérique du Sud. Le Brésil se cabre : le magnifique essor économique de ce pays ne justifie nullement dés précautions aussi excessives ; une nation fière dont la civilisation est à l'unisson de celles des grands Etats de l'Europe occidentale ne pourrait tolérer une sorte de mise en tutelle comme celle imposée par la haute finance à certains états de l'orient. Le gouvernement brésilien qui signerait une pareille abdication de la souveraineté nationale provoquerait une insurrection qui mettrait en péril les énormes capitaux européens engagés dans des entreprises brésiliennes. Telle esi la thèse de la presse du Brésil et, sans doute, du gouvernement. Il semble bien que la rupture des négociations, le refus de toute aide financière serait également grave pour les deux parties, l'état emprunteur et ses prêteurs. C'est pourquoi, on compte que l'affaire s'arrangera. BULGARIE Le sort des Macédoniens serbes De Sofia, le 26 mai : Deux comités macédoniens ont adressé aux représentants des puissances un mémorandum contre le sort déplorable des Macédoniens, sujets serbes. ESPAGNE Le gaz de Madrid. Renouvellement de son monopole. De Madrid, le 25 triai : A huit heures ce soir s'est terminée la sénnre du conseil municipal dans laquelle celui-ci n examiné et approuvé le contrat passé avec li Compagnie madrilène d'éclairage et île chanf-f-ige par le gaz. I.e contrat est établi pour vingt ans à partir du 21 juin prochain, mais il pourra: être dénoncé au bout de douze, de

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This item is a publication of the title Anvers-bourse: journal financier paraissant tous les jours de bourse officielle belonging to the category Financieel-economische pers, published in Anvers from 1889 to 1919.

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