Dernières Nouvelles: Journal quotidien (1914-)

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17 October 1914
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s.n. 1914, 17 October. Dernières Nouvelles: Journal quotidien (1914-). Seen on 22 October 2020, on https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/en/pid/4f1mg7gb27/
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DERNIERES NOUVELLES JOURN A L QUOTIDIEN Edition paraissant le soir pour le lendemain. Comme nous vous l'avons dit, il nous a été possible de nous procurer la liste des Belges habitant Hambourg et les environs et pouvant vaquer à leurs affaires sans être molestés ni mis sous la surveillance de la police. Nous la publions dans le but de rassurer leurs parents et pour que ceux-ci puissent plus facilement correspondre avec eux, s'il y a lieu. Dès que la liste des prisonniers belges nous sera parvenue, nous la publierons également à même lin. Un Voyage à Anvers. Depuis que les affiches officielles nous avaient apporté la nouvelle de la capitulation d'Anvers, ça était devenue une vraie obsession pour savoir trouver les moyens d'y parvenir avant que les ruines ne fussent déblayées et n'eut disparue la dernière trace des combats dont les journaux nous avaient dépeint l'acharnement et le caractère violent. Après avoir essuyé quelques refus polis, et avoir été éconduits quelquefois, nous réussissions enfin à obteuir le bout de papier qui devait nous permettre de traverser les lignes et de nous faire ouvrir toutes les portes. Seulement y aller à pied était peu tentant et les autres moyens de locomotion étaient plutôt rares. Il nous fallait attendre l'occasion favorable et au besoin la faire naître. Enfin, hier, nous eûmes la bonne fortune de pouvoir faire notre voyage tant désiré ! L'auto démarra à midi précise et nous voilà partis pour faire notre petite enquête. Jusqn'au grand pont de Laeken tout alla bien, mais là noire chauffeur distrait faillit bien nous faire canarder, sans aucune utilité puur qui que ce fut. Heureusement nous entendimes nous-mêmes le second appel et nous en fûmes quittes pour la peur. Notons tout d'abord pour tout le parcours que l'activité est nulle, les routes désertes et n'était l'échelonnement des troupes avec leur grand charroi, des cyclistes et de quelques automobiles, on dirait que toute vie s'est retirée de ces grandes artères où naguère encore elle se manifestait si intense! Vilvorde! champ de bataille. Ce sera une surprise agréable pour nos lecteurs de lire que nous n'y avons vu sur notre route qu'une seule maison ébrêciiée par un obus qui à n'en pas douter ne lui était nullement destiné ! Nous y apprîmes qu'en tout il y avait encore une soixantaine de blessés allemands et une dizaine de blessés belges. Avant hier, cinquante Allemands avaient pu être repatriés. Un officier belge qui avait été blessé par une balle à la tête, avait élé abandouné après un premier pansement dans une maison isolée où malheureusement les Allemands ne le trouvèrent que deux jours après. Quand on le retrouva Ja fièvre le faisait grelotter et malgré les soins les plus assidus il succomba à une blessure qui aurait pu avoir des suites beaucoup plus bénignes. Galus, un soldat belge blessé est à l'hôpital civil et le nommé Pochet est au lazaret avec une fracture au bras droit. Tous les Belges sont en bonne voie de guérison et on attend leur rétablissement presque complet avant de les diriger sur l'Allemagne. Jusqu'à Eppeghem nous n'avons rien vu qui pût trahir que des forces ennemies se sont trouvées là en présence et y ont livré de véritables batailles. Mais tout à coup, l'aspect change comme sous le coup des maléfices d'une fée malfaisante. Au sortir de la Grand'Rue, notre auto roule entre des monceaux de décombres. La ruine et la désolation ! Pas une âme ne rôde autour de ces maisons dont les toits sont enfoncés, les murs branlants et les fenêtres arrachées. De ci de là à l'intérieur on voit pendre des débris de lustres aux grosses poutres encore encastrées dans les murs. Les champs aux environs sont labourés par les boulets et des tranchées à demi-couvertes témoignent de la violence du combat. Plus nous avançons, plus le terrain est dévasté, plus les ruines s'accumulent et vraiment, à Sempst, on n'a plus le courage de lever les yeux pour contempler cet immense désastre. L'entrée de Malines nous en repose un peu, mais hélas I pas pour longtemps. Si l'église Saint Rombaut et la tour ont peu souffert, tout le Neckerspoel n'est qu'un amoncellement de débris au travers desquels on a à grand'peine tracé une route où passe une auto de front. Par contre, l'éDlise de Notre-Dame n'a reçu qu'un obus qui n'a laissé d'autre trace qu'un grand trou dans le mur. Waelliem. Le village, qui se tx-ouve derrière^le fort, n'a été guère mieux traité que le Neckerspoel : tout est ruines, tout est décombres. Quant au fort lui-même, nous devons laisser aux techniciens le soin de dire quels dommages l'ont forcé à se rendre : nous déclinons volontiers toute compétence à ce sujet. Immédiatement après le village, nouveau changement dans l'aspect du sol. 'lout a été épargné entre les deux lignes de forts, excepté le pout et quelques maisons tout à l'entour. Sans doute, nous y voyons encore à droite et à gauche, îles lignes de fii barbelé qui ont été coupées, des tranchées et des espaces semés de pieux très pointus, mais cela n'a pas servi ; aucune maison n'a été atteinte, au moins sur tout notre parcours, sinon celles que le génie beige a rasées parce qu'elles se trouvaient dans la ligne de tir des forts intérieurs. C'est par Derchem que nous entrons à Anvers. A l'entrée, trois ou quatre maisons en ruines et sur tout le parcours d'innombrables carreaux de vitres cassés. A travers les rues désertes nous débouchons sur l'allée principale : l'avenue Du Keyser. C'est comme un froid qui vous saisit el vous étreint le cœur! Ce n'est pas .tSrugfis-ia-Morle, c'est le béguinage discret de Bruges-la-Morle. A perle du vue jusqu'à ia place de Meir, on ne voit pas dix personnes dans toute cette vaste artère. Tout est fermé, hermétiquement fermé. Et ne croyez pas qu'il y ait des habitants dans ces maisons closes : tous sont partis, tous ont lui. Et lous ces peureux, tous ces affolés ont porté au loin leur aiîolieuient et on peut lire à Esschen, en Hollande, des affiches portant l'entête sinistre : « Anvers en feu » ou « Tout Anvers brûle » 1 ! Disons de suite, pour rassurer nos lecteurs, que la ville d'Anvers, aux habitants près, présente probablement le même aspect que 1a ville de Liège et que les deux incendies ont certainement ce point de commun, c'est qu'ils furent surtout allumés dans l'imagination terrifiée des fugitifs. Certes, il y a des dé^âls, mais nous ne pouvons pas oublier que la ville a subi un bombardement de trente heures. Les quartiers qui on le plus souffert sont tout d'abord le quartier du Sud, la rue Van Brée, où une douzaine du inai&ons menacent ruines, le coin de la 1 uu des Uuuux el de la i uu du Peuple ; à la place Verte, l'Hôtel de l'Europe el la Taverne royale sont détruits. Tous les monument!» publics sont épargnés, l'église pourtant a élé frappée par un obus qui y a fait sauter une vitre. Entre le Pont de Aleer el la place Verte aux tournant du Marché aux Souliers, un bloc de maisons a été détruit par le leu et enfin la rue des Peignes les flammes ont dévasté quelques maisons parmi lesquelles se trouvaient les installations de ia Métropole. C'est peut-être le seul endroit que l'Anveisois ne regrette pas. Interrogez les trois seules catégories de personnes qui sont actuellement à Anvers, parlez aux patrons, garçons de calé et N° 22. Prix l 10 Centimes. Samedi 17 Octobre 1914.

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