L'écho belge: journal quotidien du matin paraissant à Amsterdam

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s.n. 1915, 15 May. L'écho belge: journal quotidien du matin paraissant à Amsterdam. Seen on 11 August 2020, on https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/en/pid/m03xs5kj61/
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fl cents (iO eentiftHi»} Samedi ttt&r raiâ L'ECHO BELGE L'Union fait la Force. Journal quotidien du matin paraissant à Amsterdam Belge est notre nom de Famille. Toutes les lettres doivent être adressées HU bureau de rédaction : N.Z. VOOHBURGWAL 234-240 Téléphone: 2797. Rédacteur en Chef: Gustave Jaspaers. v I. Charles Bernard. Charles Hertoie», Comité de Rédaction: : Gustave Peellaert, René Chambry, ( Emile Painparé. Pour les annonces, abonnements et vente au numéro, s'adresser à l'Administration du journal: N.Z. VOOHBURGWAL 234-240. Téléphone: 1775. Abonnement f En Hollande fl. 1.50 par mois, payable par anticipation l Etranger fl. 2.00 „ ,, Svmptômes * _■ Tel un fauve mis en cage et heurtant du front dans sa colère impuissante les barreaux de s?., prison, le teuton orgueilleux et barbare se cogne en vain la bête aux murs d'airain dressés par les alliés à l'Yser et à ]0 Vistule. Ses efforts stériles agrandissent la plaie béante d'où coulent des flots de s£iig- ' t .... U récent clioc d \ près lui a coûte cinquante ' mille hommes : il a, ramené dix-:ept. mille morts et vingt-quatre mille blessée; les autres sont restés là-bas, sur notre ttrre- de Flandre où les nôtres les ont ensevelis ou soignés. Demain nous aurons le bilan sanglant du front Est et nous saurons ce que leur a coûté l'assaut. La mort, faucheuse d'hommes, voisine avec le spesetre de la misère-, aux dents longues, qui a surgi déjà là-bas, aux bords de la Spréc et du Danube. Ce fantôme angoissant prend corps peu à peu. Il s'insinue dans les maisons d'ouvriers; il menace la petite bourgeoisie; il s'installera demain dans les grandes usines dont l'orgueilleuse Allemagne était si fière. L'heure de la grande débâcle est prochaine. Le peuple qui blasphème en. se disant l'élu de Dieu et se croit, comme dit l'Empereur, ,,le sel de la terre", voit avec terreur approcher le jeur de. l'expiation. Les chefs militaires, les philosophes qui ont perverti le sens national allemand, qui ont intoxiqué de leurs doctrines funestes toutes les classes de la société germanique; le.?' négociants, les industriels, les financiers qui ont inondé le monde de leurs produits, de leurs créations et de leurs créatures, aperçoivent le danger. Le bloc de granit de la crédulité populaire. Savamment entretenue et protégée par .les agences AVolff et autres, accuse à son tour Iqfuelque fêlure annonciatrice de l'imminente désagrégation. Aussi les dirigeants redoublent-ils le bluff": grrrande victoire àJ'Yser. grrran'de victoire en Galicie, bombardement îXviWy, mensonges turcs et hâbleries viennoises, tout l'arsenal est- mis à contri-b'ution.: Cependant "les ,,chefs responsables" ont peur, fis ont peur depuis la Marne, ils ont peur depuis l'Yser. Ils se sentent, ils se savent battus économiquement, financièrement et politiquement.Ils se'sentent perdus, moralement, da is l'esprit et la conscience du monde entier. La. ,haine qu'ils ont accumulée contre eux depuis neuf mois est si universelle et si profonde -qu'ils feraient des avances aux barbares du Dahomey, eux-mêmes, pour conserver l'illusion d'avoir des amis. Et voici que leurs insuccès militaires les ont convaincus de la défaite fatale de leurs armées. Si celle-ci n'est pas encore co>nso<y.-roée ils savent, les chefs, qu'ils verront e'écrouler demain leur puissance militaire, ce malgré leurs attaquas désespérées, malgré l'emploi de gaz asphyxiants,malgré l'anéantissement des légions et des régiments qu'ils envoient, sans compter, à la boucherie. Et c'est parce qu'ils savaient que leur coup n'avait pas réussi qu'ils ont voulu dès le iru>is de décembre obtenir cette ,,paix honorable" dont parle le kaiser et sauver tout au moins leurs armées. Ils ont ,,travaillé" les neutres sans relâche. Ils ont poussé à l'intervention pacifiste successivement toutes les nations ! d'Europe, et la grande Amérique. Leurs demandes sournoises ont été repoussées par les alliés avec fermeté; nous ne voulons plus être leurs dupes et revoir dans cinquante ans la tragédie horrible qui se déroule en ce moment. Ils ont envoyé au Congrès International des femmes, des déléguées dont les discours n'ont point eu d'écho. Et maintenant c'est de chez eux, c'est dans leurs journaux officieux que l'on tente un nouvel essai. Un article du 28 avril, dans l'officieuse ,,Crazette de l'Allemagne du Nord", disait: ,,11 nous revient de divers côtés que des bruits sont mis en circulation dans les villes comme les campagnes au sujet de l'ouverture de pourparlers en vue de la paix. Suivant le'plus récent de ces bruits, des démarches préparatoires seraient en cours ou . seraient entreprises prochainement en vue de la conclusion d'une paix séparée avec l'Angleterre sur la base de certains voeux ftt de certaines demandes de la Grande-Bretagne.',jAucun homme sensé ne peut s'imaginer que l'Allemagne va sacrifier en faveur de n'importe lequel de ses ennemis ot pour aboutir, à une paix prématurée, la situation militaire favorable où elle se trouve. ,,Conformément à l'indication générale du but de la guerre, la seule possible, donnée par le chancelier de l'empire dans un discours, nous devons tirer parti de chacun de nos avantages militaires afin d'obtenir les garanties que personne, à l'avenir, ne s'avisera de troubler notre paix. >}Ce point de vue est le seul acceptable, kes bruits de dispositions allemandes favorables à la paix, étant donné que nous sommes toujours aussi fermement résolus à abattre nos adversaires, sont insensés ou. malveillants. Eu tous cas ce sont des inventons qui .ne reposent 'sur aucun fonde- > 7 . — Et le 3 mai l'officieuse ,,Gazette de Cologne" écrivait:' s, Diverses personnalités s'entremettent aujourd'hui pour la paix. Leur situation politique, religieuse, scientifique ou économique donne du poids à leur initiative. Des noms,-dont quelques-uns sont étrangers, sonnent particulièrement bien • à nos oreilles." Et ,,Le Temps", qui reproduit cet extrait, ajoute : , ,Donc, outre les neutres dont on a parlé déjà, il y a aussi des Allemands appartenant à quelqu'une de ces quatre catégories, il y a des Allemands qui se rendent compte de la situation vraie, qui ont calculé les forces de résistance et sentent dès-à présent où sont les points de moindre résistance." De torchon brûlerait-il de l'autre côté du Rhin? Florent Jaspar. La Mort d'un brave Le lieutenant colonel Emile De Pauw. Une pénible nouvelle nous parvient. Le colonel De Pauw est vxort! Le brave qui avait collabore avec un courage sans égal et jusqu'à la dernière minute à la défense d'Anvers vient d-'expirer, après une- courte maladie, à Zwolle, où il avait été interné après la chute de notre réduit national. C'est le colonel Dr Pauw qui accompagna le général Wcrbrouck lorsque ce dernier fut chargé par le général De Guise d'aller négocier la; reddition■ d'Anvers avec le général allemand. Leur mission accomplie, les deux officiers belges regagnèrent le fort Sic Marie où attendait le commandant de la j)osi-tion fortifiée d'Anvers. Fidèle à son chef, le colonel De Pauw ne voulut pas le quitter et ce ne fut que sur l'ordre formel du général De Guise qu'il abandonna le fort avec le restant de la garnison. Il allait tenter de rejoindre l'armée de campagne à Ostcndc lorsque, grâce à sa perspicacité, il déjoua un faux commis par les Allemands et qui devait le faire tomber, lui et tous ses hommes, sous Je feu. des mitrailleuses ennemies cachées le long de la route. .Pour sauver ses braves d'une mort certaine, il ne restait qu'au colonel De Pauw qu'à passer la frontière hollandaise. Il fut interné à Zwolle où il se consacra coeur et âme à relever le moral des soldats internés et à leur adoucir autant que possible les rigueurs de l'internement. La Belgique perd' en le lieutenant colonel De Pauw un. de ses fils les plus dévoues, Vannée belge un officier modèle et les soldats un père. Le lieutenant colonel De Pauw, qui n'était âgé que de 51 ans, sera unanimement regretté. L',,Echo. Belge" présente à Mme De Pauw-Bernard de Somsée et à toute la famill.c évlorée l'expression de ses sincères condoléances. Gustave Jaspaers. Le poète fabricant d'obus C'est un doux /poète belge, qui. vivait dans un songe perpétuel. incapable de toute occupation pratique, indifférent à la. politique et autres graves questions dont s'occupent les gazettes. Il évoquait les jeux des nymphes dans la vallée heureuse, le retour du dieu Pan parmi les bois profonds de l'Ardenne encore sauvage. Vint Ja. guerre. De sa petite maison paysanne, située sur les hauteurs de Liège et d'où il est si doux, de voir les jugeons voler dans l'azur au-dessus de la belle Meuse et des tours de Saint-Jacques, il aperçut une nuit la lueur des canons allemands et des incendies criminels détruisant des villages du plateau de Hervé. Et p>uis, il vit les Prussiens pleins de morgue arpenter les rues de la vieille cité wallonne, faisant sonner leurs ' lourdes bottes sur le Carré ou la place de la Violette, où s'érige l'élégant perron. symbole des libertés liégeoises. Il recueillit de la bouche des paysans de Battice de vivants récits d'atrocités. Il ne put en supporter davantage. Il 'jxirtit pour Londres avec sa femme et. ses enfants. Pendant quelques jours, il vit les musées, les monuments et les parcs. Il fit■ de la stratégie devant des . bocks au café Monico, à Piccadilly. Le TAttle Théâtre joua, une pièce de lui: ..Sisyphe et le Juif errant". Sous la signature de Compère Guilleri, il commenta chaque jour en poète les événements dans l',,Indépendance Belge". Il en eut vite assez. Ce n'est pas pour cela qu'il avait passé le Channcl. On ne voulut pas de lui comme soldat, parce qu'il est gros et n'a pas de bons yeux. Mais il a trouvé un emploi de guerre et a pu ainsi tranquilliser sa conscience. Voici ce qu'il nous écrit: ,,Jc suis ouvrier à la fabrique de munitions de X. où. je vais probablement aller habiter. Dejjuis trop de mois, je me rongeais à me sentir inutile. Maintenant, je paie ma dette, je suis heureux, je fais les bons obus que nos chers amis soldats s'occupent de faire parvenir à destination. Le travail est dur et j'en suis content: de 7 ' heures à 7 heures, une semaine de jour, une semaine de. nuit, un dimanche libre sur deux. Le personnel est presque entièrement composé de Wallons — et quels Wallons! —- Les huit dizièmes sont. Licgois — et. quels Liégeois!" Et voilà un homme heureux. Ce poète a raison: il vaut mieux tourner des obus aujourd'hui que des madrigaux, à condition (rue ce soit pouVj écraser les Bochcs. jouis. Plérard. En Belgique. A Bruxelles. Nous recevons d'une personne qui vient en Hollande, pour compte de la ville de Bruxelles, et fait d'ailleurs suivre sa signature de la mention ,,délégué de la ville de Bruxelles", une note que nous publions a titre documentaire, sans engager notre responsabilité en aucune façon. C'est à la demande de M. Brassinne, conseiller communal de la capitale, que nous publions cette lettre que M. Brassinne reçut du gouverneur civil de Bruxelles. Bruxelles, 22 mars 1915 M. Brassinne, conseiller communal, A propos de la demande jointe à votre lettre du 20 de ce mois, faite au nom de certains gardes civiques de La Haye, je m'empresse de vous répondre qu'il ne sera créé "aucune espèce de difficulté à leur retour. Par contre, il ne peut être question de les soustraire à la surveillance et de les dispenser de la signature de l'engagement de s'abstenir de tout acte d'hostilité. Pour ce qui conçerne l'âge des gardes civiques, soumis à la surveillance, les officiers seuls y sont contraints toujours tandis que les hommes y échappent à partir de 40 ans. (s.) Von Kraewel, Général-major et gouverneur. * * * Mme Carton de Wiart, femme du ministre de la justice, a cté arrêtée en son domicile et amenée à la Kommandantur, sous le prétexte qu'elle avait échangé des lettres avec son mari. Prétexte mal fondé. La preuve en est qu'une perquisition domiciliaire ne donna aucun résultat. Pas ça ! Et Dieu sait si les Allemands furetèrent dans tous les coius, renversant tout, ouvrantâes tiroirs, bousculant les papiers, feuilletant les livres. Mme Carton de Wiart"; à 7 heures du soir, put regagner sa demeure. Mais eîle devait rester à la disposition de l'autorité allemande et se représenter, le lendemain iratin, à la Kommandantur. Ce sont là de ces mesures vexatoires dont les Allemands usent un peu trop largement, depuis peu. ."Vexatoires et parfaitement inutiles. * * * On a fait encore aux Allemands une fine plaisanterie, qu'ils ont fort mal prise, — ainsi qu'on pourait s'y attendre. Suivant leur habitude, ils ont fait placarder sur tous les murs de la ville d'énormes affiches mentionnant leurs nombreux succès,, tant du côté d'Ypres que sur le front oriental. Et ils citaient les villes et villages qu'ils avaient pris. Il y en avait un total de vingt-trois. Mais il s'en ajouta bientôt un vingt quatrième, un loustic ayant tracé au crayon-bleu le nom d'une localité que les Allemands avaient omis de renseigner et 'qui s'appelait: Koffre-fort! * * * Le Comité provincial de secours et d'alimentation pour le Brabant adresse un appel pressant aux populations de l'agglomération bruxelloise. Cet appel dit notamment que le Comité de Secours et d'Alimentation pour le Brabant s'est mis à l'oeuvre et^ que, grâce à son intervention et au concours d'architectes et d'hommes de métier, il a pu ramener le plu9 grand nombre des habitants à leur foyer détruit, mais toujours aimé. Le Comité provincial a consacré ainsi 150,000 francs à la construction d'abris provisoires sous lesquels les malheureux habitants retrouvent un gîte, mais restent totalement dépourvus de tout meuble nécessaire à la plus humble existence. La charge que le Comité aurait à assumer pour leur rendre un lit, une table, quelques Sièges, un poêlé-cuisinière, la vaisselle la plus sommais, est si élevée qu'il ne peut songer à y cousacrer des ressources qui doivent, en première ligne, être affectées à l'alimentation populaire. De là un chaleureux appel. Ce manifeste est signé par le président Ch. Janssen, les vice-présidents Comte J. de Mérode et Emile Jacqmain, les délégués du Comité National et les quatre secrétaires.Le local de cette oeuvre est situé 16 Rue ilu Chêne. Les bruits les plus stupides circulent. Dernièrement, le nonce du pape avait enlevé son drapeau. Aussitôt, on raconta en ville :{iie le pape avait déclaré 'la guerre à la Belgique ! Et il y a des imbéciles qui l'ont cru! » il • Les fleurs, de même que les légumes, sont vendues pour presque rien. •A" -X- * Le?; tailleurs se plaignent beaucoup de la situation. Ils n'ont pas de travail% chacun continuant à porter ses vieux vêtements ! * w * On ne s'entend pas entre propriétaires et ocataires. Et, sur cette question, les magistrats semblent être aussi très divisés. On assure au Palais qu'il entrerait dans !es intentions de M. le vice-président Benoid le faire biffer d'office toutes 'les affaires de oyer qui sont au rôle du tribunal de Ire instance.La Cour de cassation aura, paraît-il, à ;xaniiuer la question. Pjétead que leg,aiTêj.és ,que le .tribunaj de première instance vient de déclarer illégaux; et inconstitutionnels auraient été soumis à l'approbation de M. le procureur gé- j néral par le gouverneur allemand. Il sem- ] blerait, dès lors, que c'est à lui qu'incombe maintenant l'initiative des mesures à pren- 1 dre pour mettre fin à la situation anormale ( créée aux locataires. ] En admettant que les pouvoirs belges ne puissent légiférer, on ne peut leur contester 1 le droit, selon l'avis de M. le procureur du j Roi Holvoct, de maintenir au rôle des tri- j bunaus de première instance toutes les . causes inscrites en la matière et d'attendre < la fin de l'occupation'allemande pour pro- ] noncer jugement. M. le procureur général, usant ainsi de ; son influence, pourrait aussi amener les , tribunaux d'arbitrage et les juges de paix s à ne plus prononcer d'expulsion avant le rétablissement des conditions normales. M. le juge Deriks, du tribunal de première instance de Huy, tenant l'àudieuce f des référés, s'est déclaré incompétent en la 1 matière, se basant sur les arrêtés susvisés ! 1 Et on attend! c 1- A Anvers, ft En ce qui concerne les articles d'alimenta- 0 tion importés par le Comité national sous le c pavillon de la ..Commission for relief", la ville } n'a pas le droit de les vendre aux commerçants t: et aux détaillants. Ces denrées doivent être f livrées directement au consommateur belge, et à lui seul. La ville ne peut rien changer à cette stipulation; elle ne recevrait plus de denrées si elle agissait autrement. * * » c Les rives du Sehyn ne sond pas moins odo- S rantes, mais elles sont, à présent, garnies d'innombrables pêcheurs qui attendent qu'au bout du fil. viennent se faire prendre quelques poissons, si petits soient-ils. De grand matin, ils sont déjà là, quiets, tranquilles, no pensant ( pas à la guerre. Les berges des fossés des for- y tifications et des moindres cours d'eau sont encombrées. ♦ # ♦ L'oeuvre des orphelins de la guerre est en excellente' voie d'organisation, grâce aux correspondants de la section de Protection de l'Enfance dans les diverses parties du pays. Toutes les entreprises privées similaires doivent s'adresser à cette section pour obtenir son intervention pécuniaire, qui est accordée dans i la même mesure et sous les mêmes garanties j que les subsides donnés à toutes les oeuvres ; pretectrices de l'enfance. j Le président do l'Association hollandaise 1 ..Tehuis voor Belgische Kinderen" doit se ] rendre incessamment à Bruxelles pour s'enten- ] drp avec les membres de la section. Les oeuvres hollandaises ont reconnu en effet que rémigra- ] tion ne doit avoir lieu que dans les cas de nécessité absolue èt s'il est démontré que les parents ou tuteurs ne peuvent plus nourrir ou soigner suffisamment les enfants en Belgique. L'oeuvre exerce son intervention soit par l'octroi d'un secours aux parents ou membres de la famille qui ont la- garde de l'enfant et ne se trouvent pas en état de subvenir à cette charge, soit par le placement chez un nourricier, ou dans une institution publique ou privée d'enseignement et de charité. lies régions particulièrement éprouvées ont été visitées et ont reçu des subsides, notamment Namur, Tamines, Auvelais, Corroy-le-Château. Sorrines, Termonde, AVetteren. Ham-me, Zele, Breendonck, Dinant, Falisolle, Jemeppe-sur-Meuse, Ancienne, Anhée, Anse-remme. L'oeuvre fonctionne déjà dans les arrondissements dé Bruxelles, Hasselt, Bru-£ps. Nivelles. Neufchâteau, Namur, Dinant, Charleroi, Termonde, les cantons de Landen et Warenimc. ainsi que dans les localités où un délégué local est mis à la disposition de la section. * * * ..La Métropole" a pu obtenir d'un des nombreux infirmiers belges qui sont retenus prisonniers à -l'hôpital militaire d'Anvers, quelques renseignements sur cet hôpital et a appris aiusi qu'il 21'y est encore arrivé aucun soldat du front. A première vue, cela semble extraordinaire à ceux qui connaissent ce merveilleux 'bâtiment; mais cette anomalie peut s'expliquer par le fait qu'Anvers ne se trouve pas sur la grande voie stratégique allemande, qui passe par Bruges, Bruxelles et Liège. C'est dans cette direction seulement que s'évacuent les soldats allemands blessés par milliers aux combats de l'Yser. Cela ne signifio point que l'hôpital militaire soit vide. Bien loin de là. Il y reste encore, une cinquantaine de soldats belges et anglais et l'on y envoie tous les soldats allemands malades, qui sont fort nombreux. N'insistons pas sur la nature de leurs maladies... Chaque fois qu'une explosion se produit à la Pyrotechnie — le fait s'est répété quatre fois jusqu'à présent — les soldats brûlés sont également envoyés à l'hôpital militaire. Vers le 20 avril, on on a reçu sept, dont deux ont succombé dans la nuit. Les infirmiers belges qui, en dépit de la Convention de Genève, sont retenus prisonniers à cet hôpital, y sont astreints aux plus basses besognes. Il ont à nettoyer les salles, à se charger des veilles difficiles, à soigner les mauvais malades, à faire, en un mot, tout ce que les Allemands no tiennent pas à faire eux- 1 mêmes. C'est ainsi qu'ils ont eu à panser les r victimes des explosions, besogne fort complexe ^ et que les Allemands préféraient abandonner * à des mains plus expertes que les leurs. Car, chose assez curieuse, les infirmiers aile- I uiands qui se trouvent actuellement à l'hôpital ' ne connaissent même pas leur métier. Ce sont 1 des moines — ce qui prouve que les Aile- ^ mands commencent à manquer d'hommes — et 1 les Belges ont dû leur apprendre à faire les pansements les plus élémentaires. Jusqu'à fin mars, les infirmiers étaient des soldats wur-tembourgeois, mais, les uns après les autres, ils ont dû partir pour le front,, ' l»-l ■PW.L ii | I ' ^ * A JUiéde. Une grande quantité de costumes et de cou-ertures est arrivée la semaine dernière et va :tre distribuée prochainement aux nécessiteux. * # * ,,La fabrication du pain de seigle est interdite >ar le Comité de ravitaillement qui, naturelle-nent, ne fait qu'exécuter les ordres du Comité National de Bruxelles. Cette décision a soulevé beaucoup do prestations . parmi le public, surtout chez les tuvriers, qui trouvent la ration de 285 gram-nes par jour insuffisante. Les mineurs qui doivent emporter pour toute me journée de travail leur nourriture, qui onsiste principalement en pain, mangeraient >ien la part de quatre Il serait utile qu'à 'instar d'autres communes de l'arrondissement — Petit-Rechain et Ensival notamment — le comité de ravitaillement local tâchât de se ïrocurer des pains en Hollande. Si nos renseignements sont exacts, ces pains, du poids de ! kilos, sont vendus aux ménages à fr. 1.10." 'el est l'avis d'un Journal paraissant en Bel-;ique.A Verviers. L'autorité allemande a défendu d'orner de leurs îes corbillards des soldats belges ou allés, morts dans notre ville des suites de leurs lessures. La population a trouvé cette mesure n no peut plus mesquine. Aussi, pour honorer Mirs morts, les Yerviétos se rangent-ils à pré-ent, très nombreux, sur le passage du convoi nnè'ore,. arborant à leurs boutonnières des ru-ans aux couleurs nationales belges, françaises u anglaises. Au cimetière communal, on a nterré cent Boches 20 Belges et 5 Français. 1 ne se passe pas de jours où les tombes des éfenseurs de la civilisation latine ne soient leuries par des personnes reconnaissantes. A La Louvière Le bourgmestre Guyaux a été victime ^'uu grave accident d'automobile. Il est érieusement. blessé. Au Wallon. ,,La Métropole" reçoit de M. Victor Ernest, lépiité suppléant de Cliarleroi, un récit des lus intéressants sur la façon allemande de endre la justice dans notre pays. Et il cite [uelques faits précis : Le bourgmestre et le commissaire de police . e Courcelles- sont .accusés d'avoir favorisé le épart de miliciens : quinze jours do cachot ur la dure. L n.commissaire de police adjoint de Charle-oi est accusé d'avoir favorisé le départ de olontaires. .11 n'y a aucune preuve, aucun ait, rien que l'accusation portée par un niisé-ahle. Depuis neuf semaines, il est au cachot, iinsi qu'un membre de la Société française de •ienfaisance, arrêté en même temps et qui s'y rouve malade, quasi sans soins. Ni l'un ni 'autre ne sont interrogés et ne savent exacte-uent quelle prévention pèse sur eux. Un commerçant de Charleroi se trouvait sur ft pas de sa porte, fumant paisiblement son igare. On l'arrête et; pendant un mois, il reste mprisonné sans savoir ce dont on l'accuse. ^ Ja suite de démarches réitérées des siens, l obtient d'être interrogé. Il apprend ainsi [u'une femme l'accuse de recevoir des lettres >our l'étranger, moyennant paiement de 2o entimes. On le confronte avec al femme. Celle-i ne le reconnaît pas. On s'est trompé et on laigne le remettre en liberté, en lui faisant emarquer qu'il eût p.u être condamné à une mende. Une habitante de Gilly reçoit une lettre de on fils, soldat à l'armée belge. Quelques ours après, on l'arrête parce qu'elle a refusé l'indiquer la personne qui lui a apporté la ettre, et on la retient en prison pendant trois ours. Mais ce que les autorités allemandes parais-ent rechercher tout particulièrement, c'est 'occasion d'appliquer des amendes. C'est un ooyen comme un autre de remplir la caisse.... Un éditeur gantois avait omis de soumettre la censure une carte du théâtre des opéra-ions. Coût: 5000 francs d'amende, payables n or endéans les trois jours, ou un mois de irison. Un châtelain des environs de Gand est requis lo loger un officier allemand ; il l'accueille fort >ien, va même jusqu'à lui faire tous les hon-icurs du logii'. lui montre toutes les ànti-inités et: curiosités qui y sont collectionnées, t notamment un vieux mousquet damasquiné, or.t curieux, mais auquel manque le chien. Son séjour prenant fin, l'officier prend congé le son hôte et, quelques heures après, des sol-lats viennent saisir l'arme et. arrêter le pro-riétaire. Résultat: 2000 marks d'amende et m mois de prison. Deux habitants de Charleroi vont voir en Angleterre leurs fils, soldats blessés au cours . le récents" combats. Pour être sortis du pays ans passeport, la. date de validité étant expiée : 15 marks d'amende. I*u ingénieur de charbonnage avait dissi-nulé du cuivre dans la mine. Il est arrête, niprisonné pendant douze iours, puis il lui st 'donne communication d'un jugement — i ,lors qu'il n'avait jamais été interrogé et l'avait comparu devant aucun tribunal — le ondamnant à 2000 marks d'amende ou sept emaines de prison ! Je pourrais indéfiniment allonger cette énu-nération. Je me borne à ces quelques faits, ous très récents et absolument authentiques. C'est, on le voit, un véritable régime de ter-eur. Il faut veiller à toutes ses paroles, à ses noindres actes. Un jeune homme crache en tassant dans la rue. Tl est aussitôt, sur l'orçlro l'un officier, anpréhendé par deux soldats. j'officier prétend que lo geste était à son in-ention. Coût: deux jours de prison. Ce qui augmente le régime de terreur, c'est 'heure de retraite. Si vous êtes rencontré dans a rue, sur les chemins, deux minutes après heure fixée, on vous arrête. Le même sort ous attend si vous prenez le frais à votre lorte, ou encore, si vous osez vous rendre chez: m médecin, pharmacien, ou chercher quel-u'autre secours. A Jumet, deux époux étaient liés jouer aux cartes chez des voisins. L'heure le la retraite était passée de cinq minutes orsque la partie prit fin. Mais il n'y avait ue la rue à traverser: 8 a 10 mètres. Ils s'y isquent, ^ mais, e souvent t .coups^clo. feuj^ Toutes les nuits, vingt à trente personnes sont arrêtées et emmenées à la caserne d'infanterie, où on les jette dans un réduit infect, sans lumière, sans siège. Si elles veulent dormir, elles peuvent s'étendre sur les dalles. Encore n'y a-t-il pas place pour toutes. Hommes et femmes sont jetés ensemble. Ce séjour est à ce point redoutable qu'un officier de gendarmerie allemand, chargé de ce service, m'avoua n'avoir jamais revu un „client" après son élargissement. * * * Le service des bateaux touristes de Nçmur à Dinant reprendra incessamment. ^ g — Nos sportsmen au front L';,Indépendance:' publie une liste complémentaire des sportsmen qui se trouveut actuellement au front, ou qui a la suite de combats ont été blessés, réformés ou faits prisonniers. Quarante-deux Standardmen, ae Liège, sont ou ont été au feu; parmi ceux-ci citons: Ade-lin Petit, Arnold et Deltour junior, qui se trouve actuellement au camp d'instruction en Bretagne ; Nollet, Paul Bodsen, Halleux, et Fernand Sauveur, aux auto-mitrailleuses; ce dernier a obtenu son diplôme de pilote et monte un jjFarman". Jacquemin combat sur l'Yser avec son ami Fischelin; le sous-lieutenant Jean Pâque a été cité à l'ordre du jour; André Coomans a été nommé lieutenant, et décoré sur le champ de bataille de même qu'Edmond t'Kint, de Iloodenbeke; Lucien Jacques est prisonnier en Allemagne. Lo Fool-Club Liégois ne s'est pas montré moins patriote, et parmis ses membres qui prirent les armes, oi^ cite Albert Minsart, brigadier au peloton cycliste du 2e lanciers; Florent Minsart, prisonnier en Allemagne; Sil-verarn, attaché à la 2e compagnie cycliste (spéciale) et Marleyn, brigadier au 2e lanciers. On nous a fait annoncer que Marcel Lacroix, du Club sportif verviétois, avait été fait prisonnier, et se trouvait actuellement en captivité à Soltau ; cette mauvaise nouvelle est démentie par M. Lacroix lui-même, qui combat toujours, incorporé au au 14e de Ligne; ses camarades du C.S. Verviétois, C. Jorris et H. Risack, ont eu moins de chance que lui et se trouvent en ce moment en Hollande, internés à Amersfoort. Le trésorier du même club, Oh. Cornfortli, a été amené comme prisonnier civil à Halle (Allemagne). L'équiper TVan Dinon, du C. >S. Verviétois, est en bonne santé, et combat sur l'Yser avec le lie de Ligne. Parmi les footballers. du C. 1. de Theux. qui se trouvent au front, on signale Jos. Kaxhon. engagé comme sapeur aviateur. Quant ;i Fimar et Heerday, du 12e de ligne, ils ont été tués sur l'Yser. Louis Leroy, du comité régional de Liège, le rescapé de la fusillade de la place de l'Université, est à Londres. Le keeper de l'Antwerp F. C. est au front avec ses camarades Chapey, • Flamcourt et De Gosier, et Hiiysmans, de Beerschot F. C. (Anvers). a été réformé, et attend la fin des hostilités, à Paris. Van Geersom et Bigout. de la ..Gantoise", combattent dans les rangs du 2e de ligne; leur ami Georges de Ruyte a été réformé et-se, trouve en Angleterre. Raoul Poulr-ur, de l'Albert-Elisabeth F.C.. de Mons, se bat toujours sur-l'Yser. Rèmouchamps, du ..White Star"'. F.C., de Bruxelles, engagé volontaire, est-prisonnier à iSoltau, et Brichaut, le bon keeper du Racirig F.C.. de Bruxelles, est blessé, tandis que son copain, l'international Hubin, du Racing, est. motocycliste attaché à l'E. M. de la 3e D. A. Halbart. l'athlète bruxellois, est employé dans les dépôts do l'armée belge. Al. Caro, qui eut la clavicule cassée au début de la. guerre. est. en Angleterre. Le fameux rameur gantois Heyman est aux autos-mitrailleuses; Max Orban, de Gand, ex-vainqueur d'IIenlev, s'est engagé et a été adjoint à la brigade de fusiliers-marins. Il a été décoré de la médaille mi-liïaire française. Ses amis Arthur et Armand Rotsaert, volontaires, ont pris les galons de sous-lieutenant; le premier rend des services à la compagnie des pontonniers ; le second, incorporé aux carabiniers, a été mis en inactivité par suite do.maladie contractée dans les tranchées de l'Yser. Stembert, chronométreur de l'A. G. B., est chauffeur a l'E. M. du corps de gendarmerie. Parmi nos cyclistes an front, se trouve Odile Défraye, attache à l'étatmajor de la <>e D. A.; Paul Hostcnne, champion amateur de 1912. est volontaire et sert aux pontonniers du génie; Pierre Kveraerts est volontaire dans les carabiniers cyclistes. Salmon, enfin, ayant servi en qualité de mitrailleur, a été réformé et se repose à Londres. Le nageur Herman Donners, après avoir fait partie de la compagnie des Pontonniers volontaires, est actuellement aux Grenadiers. If a été blessé, a rejoint son régiment, et s'est distingué plusieurs fois, notamment en sauvant son lieutenant mis hors de combat. AYilly Ver-spreemven, champion de natation, s'est engagé dans l'armée anglaise en qualité d'aviateur, et Van den Haexlkamp. nageur, fait partie d'una équipe d'autos-mitrailleurs belges. Emile Godin, le pedestrian. qui battit l'an dernier h Ucele le fameur Coureur français Jean Bouin. combat dans les rangs du lie de ligne. Son camarade. Edmond Van Daele, est ;i ses côtés pour mériter cette glorieuse appellation du Major Leken, ,.Mes braves de Liège". Armile Thonet, le superbe athlète de lutte, champion universitaire, est incorporé au 6e de ligne. On confirme, hélas! la mort d'Emile Million, d'Etnlle, champion de Belgique pour lo lancement, du javelot : il a été tué à Xamur. MorcI de Taugruy, le yachtsman bien connu, est volontaire aux pontonniers du génie. Quant à Edouard Myni, champion du monde du tir au fusil, il est maître tailleur du régiment du génie...... à Calais (hélas) ! AVIS. Nous serions reconnaissants è nos abonnés qui reçoivent leur journal par la poste et dont l'abonnement expire le 15 mai, de bien vouloir nous envoyer un mandat-poste de fl. 1.50 en mentionnant sur le mandat postes Renouvellement (l'abonnement.

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This item is a publication of the title L'écho belge: journal quotidien du matin paraissant à Amsterdam belonging to the category Oorlogspers, published in Amsterdam from 1914 to 1918.

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