L'écho belge: journal quotidien du matin paraissant à Amsterdam

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s.n. 1916, 27 March. L'écho belge: journal quotidien du matin paraissant à Amsterdam. Seen on 14 July 2020, on https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/en/pid/4x54f1nj1t/
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^ôme Année N°. 521 S cents CIO Centimes) Lundi 27 mars 1916 L'ECHO BELGE L'Union fait la Forcer — m Journal quotidien du matin paraissant en Hollande, Belge est notre nom de Famille. Toutes les lettres doivent Être adressas nu bureau tle rédaction: N. z. VOORSURGWAL 234-240, AMSTERDAM. Téléphone: 2797. Rédacteur en Chef: Gustave Jaspaers. ( Charles Bernard, Charles (lerbie;, Comité de Rédaction: | René Chambry, Emile Painparé. Pour les annonces, abonnements et vente au numéro, s'adresser à l'Administration du journal: IV.Z. Voorburgwal 234-240, Amsterdam Téléphone: 1775. Abonnements: Hollandefl. !.59Bai'mois. Eti-anger fl.2.Q0parmoi« Annonces: 13 cents la ligne. Réclames: 30 cents Sa ligne. jn coup d'oeil dans la haute societe d'outre-Rhin. Uans lo renchérissement général des der rées alimentaires, il est uu article qui lier reussment reste d'usage fréquent et de pri abordable, à la portée de toutes les bourse: Vous le connaissez tous, l'avez tous aval et apprécié, c'est le , .voyageur neutre ^ qi a fait un séjour prolongé en Allemagne" e est plein de détails suggestifs et consolant eux ia situation: dans ce paya. Le voyageu neutre cet toujours coulé dans le mêrn moule et agréablement semblable à lu même. 11 commence à vous avertir que 1 situation en Allemagne n'est pas si noir quo la font les journaux alliés, ce qui prêt à ses paroles une couleur d'impartialité e de vraisemblance. Puis il ajoute quo, cepeii dant, il a vu des émeutes, ou la trace du me consentement sur les visages; qu'on lui offert du pain qui n'était que de 3a sciur dô bois mêlée à de la fécule d'épluchure <i9 pommes de terre ; et que les dames aik mandes, dans leur nouvelle ,,Gloekenmode'' ..i3piréo sans doute du poème de Schillei o.;t l'aie de tristes ballons iirrémédiablemen captifs. xoù& cela-, avec d'autres détails suggestii de piteu&e situation de nos ennemis', nou fait plaisir. Nous aavona que, la victoire nous l'aurons; mai3, des deux façons d l'obtenir, celle qui épargne le plus de ne chères vies menacées et prend l'adversair par le besoin est évidemment celle qu noua préférons. Le ,,voyageur neutre qr arrive tout récemment d'Allemagne" nou flatte de voir bientôt l'adversaire' à merc sans que oouile trop du sang des nôtres Voilà pourquoi il est, pour les journaliste et leur public, un article de toute premier nécessité. Faut-il le croire? Il faut se garder pru demment de croire trop vite ce qu'on sou halte.- "Et, le départ indispensable entre c qu'il y a de faux, et de vrai, de choses vue et de désir de nous faire plaisir, dans le discours du ,,voyageur neutre", nous ne 1 saurons qu'après quand nous n'auron plus aussi envie de le savoir. Ce n'est pas un ,,voyageur neutre", mai une dame américaine d'origine italienne qu: fraîchement arrivée de Berlin, me donu quelques détails intéressants sur un milie que peu de profanes ont l'occasion d'aj procher; celui de la cour et de la haute aris tocratie. On peut se demander ce que fon et pensent les hautes classes allemande* dans le bouleversement du grand empir germanique et le chaos de ruines entrain par la guerre. D'après mon interlocutrice l'aristocratie allemande est très mécontente Eu général, elle n'appartient à aucun parti et il est très naïf de croire que les Junker pomeraniens la représentent toute. Trop fiore pour se courber sous la mail de fer du militarisme qui met un jeun-homme' bien élevé sous les ordres gueulé d'un sous-off prussien, l'aristocratie aile mande est peut-être la seule classe qui ai conservé d ans l'asservissement généra une échine et une pensée rebelles à l'escla vagé. L'aristocratie riche, envahie de la foli< de a spéculations, cette aristocratie qui faisai des a .aires, maniait des trusts et jouait i la bourse ; cette aristocratie célèbr par le trust dès jti/îcw et don il:, .en-ohe et Furjténberg, le princ3 bras sçur, sont- lee membres les p.us connus ccltd classe-la a bu, du fait de la guerre, ui fort bouillon. Elle est. trop clairvoyant* pour se consoler par la perspective d'uni Problématique' reprise des affairés, après 1) victoire,' ot ne cherche pas à cacher so] anxiété et son pessimisme. Ces nobles-li dis-ont ouvertement que la guerre fut décla réo ^ns raison, sous les plus mauvaises con ditiops diplomatiques; que, même en cas d* victoire, aucun bénéfice n'en peut résulte: de taille à en compenser les pertes : et qu'i est difficile à prévoir comment l'Allemagne pc-urra regagner jamais les positions écono mîques perdues. ,,Tout allait si bien! Il; sont venus tout gâter avec leur poudr< sk>._e et leur épée aiguisée!" gémissent-ils L'autre branche de l'aristocratie aile mande, plus distinguée et plus ocsmopc.ite et où abondent les éléments juifs, les Hatz féld, les Henckel-Rouversmarck, etc. regrette les voyages et les relations in ternationales qui constituaient pour elli les grands plaisirs de la vie. Les dame frissonnent devant les étalages de la ,,mcdi de guerre" ot regrettent amèrement le té'1 ttos de Paris. Les hommes, restés tou anglomanes dans le fond du coeur, regret tout. les onasiyes aux grouses en Ecosse, plu encore que les chasses aux loups ei Russie. Dans les salons berlinois il arriva souvent qu'on blâme telle ou telle mesura un peu rigoureuse do la guerre, non pa ,,in ab3tracto", mais parce qu'elle rend h Deutschtum tellement peu sympathique qjn les relations avec l'aristocratie étranger* n'iront pas, après, sans difficultés. Plus d< lords anglais, si beaux garçons et si chics pour les héritières de la saucisse et do h camelote après la fâcheuse histoire de lj ,,Lusitania". Et le gênant sac de Louvaiî dérange des projets matrimoniaux encor< caressés. La noblesse est loyaliste, mais un pei frondeuse envers les Hohenzollern, de moin ancienne lignée en somme que certain d'entre eux, et qui ont eu seulement de h chance et du, bluf{. I# famçux J'a g g .u s • est le livre de chevet de plus d'un membre da la noblesse. La tante du kaiser, la grande-duchesse Louise de Bade, s'en est délectée, et un ma.guat silésien, ancien ambassadeur, ne se gêne pas pour dire qu'il souscrit des deux mains au chapitre sur les relations diplomatiques anglo-allemandes. Au début, les cercles aristocratiques étaient les plus enthousiastes de la guerre. x Bientôt ils ont écouté la voix de leur intérêt qui leur a montré dans la guerre une affaire ^ désastreuse pour leur bien-être et leur • prestige. Elle ne peut être favorable... qu'à k leur estomac, obligeant cet organe sur-g mené à une diète salutaire. Mais nous nous r trompons fort, ou de cette ,,reconnaissance p do l'estomac" le3 Allemands sont incapables. Mais ils commencent à sentir le poids a de l'opprobre universel sur eux, et, non le remerds, mais la gêne. Ils s'inquiètent do ce quo l'Europo pense d'eux. Dans les cafés ® de Berlin où se trouvent les journaux étrangers, on se les arrache littéralement. Il faut attendre des heures pour lire le communiqué français. Ca n'est pas là qu'un indice ^ cle curiosité vaine, mais un symptôme. Du haut on bas du blcc germanique, la fissure 3 du doute s'élargit lentement. Junia Loîty. ■ ■■imS»-» b s Pour ta fête dis R&i 3 Dans notre liste d'hier nous avo7is mar-> que par erreur 2.50 fl. i^ur le don ren-9 seigné sous la rubrique: ,,Pour que le Roi, 3 à qui nous pensons, etc...", alors qu'il faut l 0.50 fl. ® Le montant des listes 'précédentes 1 est donc de 6Jlô.JfS\ fl. -j- 77Jf.50 frs. I Produit de la. vente de. 2 mor- ' ceaux ,,/!?/ Roi Albert 1er" 1.00 fl. i s M. Ernest Belin 0.25 ,, 0 M. Vannaeit 0.50 frc. Un anniversaire, M. R. Van- denhove 2.50 fl. Pour savoir quand. Fl. D., élève ^ à l'Ecole Belge de T., contin-s gent de 1915, partira pour n Folkestone 0.25 ,, e 3 : La [épouse d'un bette fatéfcux e On a cité déjà bien des traits de la prémé- II ditation allemande, écrit M. Jean Lecocq, dans »- le Petit .Journal". Mais on n'en citera ja- mais trop. Et les plus probants ne sont peut-t être pas ceux qui concernent la préméditation ; politique. e C-e qui nous frappe plus vivement encore quo ^ les preuves de la volonté belliqueuse du kaiser, de ses ministres et de 6es généraux, c'est le » fait que cette volonté était déjà connue d'uno • grande partie du peuple allemand, alors que , nous ne la soupçonnions pas encore et que s nous persistions à vivre vis-a-vis des boches ' dans la plus complète quiétude. ^ Peut-être vous rappelez-vous l'anecdote rap-3 portée par l'éminent compositeur Gabriel , KauréP Aux eaux d'Ems où il était allé, le s 20 juillet 19f4, comme chaque année, pour ce ' soigner, Fauré n'avait pas été peu surpria k d'entendre le médecin do l'établissement lui 1 dire que, certainement, cette fois, il n'achèverait pas sa cure. j — Et pourquoi donc? dit le musicien. — Ach, cher Maître, répondit le médecin avec un sourire mystérieux, 3e no puis pas vous le dire, mais vous verrez, vous verrez!... Effectivement, huit jours plus tard, Fauré regagnait la France à la hâte, aux premiers bruits du conflit. Le médecin boche savait, à n'en pas douter, que l'agression de l'Allomague était préméditée pour lo début d'août. Or, ces jours derniers, mon ami Paul Gonin# l'hygiéniste bien connu, me citait un trait du -même genre. — Vous savez, me disait-il, qu'avant la guerre, nous étions, au point de vue de l'industrie chimique, complètement tributaires des Allemands. Pour ma part, j'étais obligé de faire venir d'Allemagne le trioxyméthilène que nous employons dans la composition de nos désinfectants. Eh bien, deux mois avant la déclaration de guerre, mon fournisseur boche, en dépit de toutes mes réclamations, me oessa toute livraison. Oui, deux mois avant la guerre l'Allemagne gardait ses produits chimiques et s'approvisionnait... Et, bien mieux, comme au mois de mai 1914 je demandais au chimiste allemand des nouvelles de certain produit nouveau dont il m'avait annoncé la mise en fabrication, voici la réponse que je reçus : Attendez un peu, dans deux mois, vers fin juillet, nous vous promettons quelque chose d'intéressant..." Ainsi, tandis que nous dormions tranquilles, eux savaient que l'agression se ferait à telle date ; et, par avance, ils nous narguaient et 6e gaussaient cle nous. Non mais, est-ce quo nous continuerons, dans l'avenir, à être aussi ,,poires" que nous l'avons été dans le passé? ' O >mm U y a un an 27 mars 1915. Bombardement d'Arras. En Alsace, nous nous emparons du sommet de VHartmannsmllcrkopf, évacué par l'ennemi; nous progressons sur les flancs nord-est et sud-ouest- du massif; les Allemands perdent de nombreux prisonniers et un matériel important. Un Taube est abattu à Manonviller, un antre jette des bombes sur Wïller, près de Thann, un troisième, survolant. Dunkerque et Calais, tue trois enfants à Est air es (Pas-de-Calais). Front oriental: les Russes progressent dans la direction de Bartfeld et prennent aux Autrichiens 2500 prisonnier^ offjcijrjL £ mitraUlemes» En Belgique. A Bruxelles Il n'y a pas que les vivres qui augmer tant. Voici le prix de quelques médica monts : l'acide borique, que l'on payait 0 i centimes lie kilogr., coûte 6.50 francs; 1 j pyraruidon, à 40 francs le kilogr., coût maintenant 400 francs; la térébenthine 80 francs le kikvgr., 475 francs; l'huile d Ricin, qui coûtait 1 franc le kilogr., coût 15 francs. O11 paie l'huile d'olive 20 francs le litr et 18 francs la graisse. Comment pourra t-on, pendant quelques mois encore, suf porter cette vie insupportable? C'est 1 question angoissante de tous les jours. » * * On recherche activement deux écolier qui ont disparu depuis quelques jours Lucien Ciaverie, domicilié rue Ciiambér à Eitterbeek, et Louis Moyen, habitan Schaerbeek. Ils sont- âgés d'une douzain d'années. On croit qu'ils se«sont dirigés va: la- frontière hollandaise. # * * On s'amuse beaucoup à Bruxelles du zèl que certains hommes publics' ont apporté so débarrasser de tous les objets queiqu peu compromettants qu'ils avaient chez eu et que les Allemands auraient pu considère comme tombant sous le coup de leurs arré tés. Les commissariats de police possèden notamment une très' jolie collection d'épée de Cour et d'armes de panoplies. Un bourgmestre a eu la faiblesse d'aile porter aux Allemands son épée de bourg mestre. Ceux-ci lui ont joué le mauvais tou de lui renvoyer ce sabre de pacotille. L'incident fait la joie de la Belgiqu entière, faut-il vous le dire. » * * La ,,Question du beurre" se précise. 0 organise les unions professionnelles de Lié ge ^ et de Hasselt. Les représentants de unions professionnelles de Bruxelles, An vers,, Mons, Charleroi, Liège, Namur Lini bourg et Luxembourg ont été convoqués Bruxelles en assemblée générale, à l'eff-e de constituer définitivement la Fédération Les délégués de ces unions professionnel les provinciales constitueront ensemble ave les délégués des consommateurs, choisi parmi les délégués du ministère de l'abri culture et les délégués des grandes villes l'organisme centfal de réorganisation de 1 vente des beurres, en d'autres termes: 1 Centrale belge des beurres. L'autorité allemande, sur la proposition des fonctionnaires du ministère de l'agrioul ture, va donner son approbation à la créa tipn de cet organisme. La Centrale belg des beurres est constituée pour assurer toute la population belge: lo Une répartition équitable du beurre 2o La vente d'un beurre pur à l'abri d toute suspicion ; 3o Le .paiement à un prix, uniforme dan les sept provinces, suivant les arrêtés ei vigueur. A cet effet, la Centrale des beurres orga nifîera la répartition, la classification et 1; distribution des beurres. La baisse qui vient de se produire est l suite de l'importation d'une forté quantit de produits hollandais. Mardi est arrivé i Bruxelles encore un chargement de 25,00' kilos de beurre de Hollande, Celui-ci es livré au consommateur au prix strictemen réglementaire: c'est sous cette conditio: formelle que l'importateur fournit à se clients de gros, Actuellement, le prix de gros du beurr des laiteries belges varie entre fr. 6.75 e 7.2-5 le kilo ; le beurre de ferme oscille entr fr. 6.50 et 6.75. Malgré cette diminutioi notable des prix, la tendance à la hauss persiste. Les 2>roducteurs ne s'inclinent qu difficilement. Voici une excellente nouvelle pour le Borains: une forte partie de l'arriva?e d beurre de mardi a été expédiée au Syndica de Mons, dont les membres avaient ferm leurs magasins pendant sept semaines plu tôt que de vendre au-dessus du prix régie mentaire ou de débiter de la marchand i s falsifiée. * * * Une très heureuse décision a été pris par l'administration communale de Bruxel les. O11 vient d'établir un projet qui com prend la reproduction, dans leur aspect pri mitif, des façades si intéressantes de la ru de la Montagne. On maintiendra ainsi, ave la Grand' Place, un des quartiers les plu caractéristiques du Vieux-Bruxelles. Diffé rents services de l'administration travaillen 'activement à la réalisation prochaine di projet, lequel a reçu l'approbation des se ciétés savantes et de la Commission royal des monuments. s * * Le Conseil communal de Forest s'est réur récemment sous la présidence de M. Denis bourgmestre. Après la lecture du procès-verbal de 1 dernière séance, le président a notifié 1 procès-verbal de vérification de la oaiss communale. Le Conseil a ratifié ensuite les ordonnai! ces de police concernant la suppression de festivités du Carnaval et la vente du pain puis on vota successivement les comptes d 1914 de l'église Saint-Antoine et de l'églis Saint-Denis, des crédits supplémentaires a' budget de 19,15 du I&Eeau bien faisane et des Hospices, un crédit supplémentaire au budget de 1914. Le rapport annuel de 1915 et les comptes - communaux de 1914 ont été adoptés. 3 * * * e Des journaux boefees veulent bien nous e, apprendre, écrit ^L'Indépendanco"^ qu'il , n'a jamais été question de libérer M. Max e et qu'il restera interné jusqu'à la fin de la guerre. : A aucune condition, déclarent ces aima- 0 bles feuilles, il n'eût été mis en liberté. L'insistance même avec laquelle les Huns . font cotte déclaration... inutile témoigne de x leur étrange mentalité et flo leur manque absolu de générosité. Ce sont des barbares, i et ils se conduisent comme tels. L'on a des nouvelles de la santé du géné-3 rai Léman. Elle résiste à ce trop long internement. Le héros de Liège se livre actuel-f lement à des études scientifiques nouvelles k qui lui permettent de supporter son sert. 2 Nous apprenons de la façon la plus for- 3 melle que M. Thoodor n'a pas été libéré, comme on l'a dit, et qu'il restera interné jusqu'à la fin de la guerre. * * * à, La constitution de la Fédération des mar-chands et producteurs de beurre est en très ^ beune voie. Les membres de l'Union professionnelle du Brabant, les délégués des autres provin-( ces et les directeurs de la grande majorité . des laiteries se corut réunis au local habituel, le Grand Château d'Or, rue Sainte-r Catherine. Le projet de constituer une Centrale des beurres belge avec le concours de la Fédé-L ration rencontre tous les jours des adîié-5 s ions nouvelles, des partisans convaincus et des encouragements non équivoques. C'est l'impression qui ressort nettement de la réunion d'hier. L'assemblée a acclamé les orateurs partisans d'une réglementation sévère, d'un commerce probe et loyal. Il n'y a qu'une voix discordante: celle des directeurs de minques qui protestent 7 contre la contrainte et réclament à cor et. à , cri la liberté du commerce. Quand même la réglementation est dans l'air. * * » ^ On va mettre en valeur les terrains sur s lesquels s'est élevée l'Exposition de Bru-_ selles de 1910. Il a été procédé aux ojTéra-f tions topographiques nécessaires à l'é'abora- 1 tion du projet des voies publiques à créer, 1 sur une longueur de plus d'un kilomètre, au delà du chemin des Cottages. , Le tracé des \oies publiques jusqu'au ;he-_ min des Oattages a été soumis à l'adminis _ tration des ponts et chaïussées et à l'aidmi-3 niotration communale d'Ixelles; il a reçu ■r leur approbation. La Ville s'est mise d'accord avec le dé-. partement de l'agriculture, dont dépendent 3 les Ponts et Chaussées, au sujet du profil transversal-type à adopter pour le prolonge-s ment de l'avenue des Nations. C'est tout un i quartier qui va s'élever à la lisière du l is de la Cambre. 1 A Anvers t On annonce la mort de M. Edouard ^ I Brackeniers-Hostie, administrateur du j Comptoir Commercial Anversois, chevalier ) de l'Ordre de Léopold et officier de l'Ordre (. de la Couronne, né à Anvers le 23 décembre ^ 1863, y décédé le 16 mars 1916. Le service l funèbre a .eu lieu le 20 courant à l'église St. 3 Laurent. • Oeasis les Flandres e Sous la signature de notre compatriote Roland de Maès, dans „Le Temps" : 1 Après la plaine endormie dans son linceul de ' neige, écrasée par toute la mort qui depuis 3 tant do mois pèse sur elle, voici la plaine mouvante dont, la voix, inlassablement, monte 5 vers nous sur le rythme d'un souffle angoissé. 3 Entre deux dunes, la mer s'étale à nos yeux, j. grisaille immense, image troublante de l'éternel ^ et de l'infini. Ello roule de petites lames qui " viennent se briser et se perdre dans.lo sable do la plage déserte. Autant que la terre meur-■ trie et ravagée, elle nous émeut, et sa plainte 3 résonne en notre coeur comme si elle résumait les plaintes sans nombre de la patrie opprimée. On regarde la mer, et on est pris tout entier 3 par le miracle de sa vie profonde. Dans ce vaste horizon du pays de Flandre, où la guerre a détruit tous les paysages familiers et boule-" versé toutes les perspectives, où toutes les - rumeurs humaines se sont tues devant la fuite e des êtres et l'écroulement dos choses, la mer c seule est restée elle-même. Elle a gardé son s aspect, sa voix et son âme. Elle est ce que les Barbares n'ont pu atteindre, co qui n'a point , fléchi devant leur ruée; elle est demeurée nôtre immuablement, comme le ciel qui surplombe 1 les ruines de nos cités. On retrouve les coins " et les recoins que le caprice des eaux mit des 6 siècles à creuser dans la ligne molle de la côte; on revoit au loin les points qui nous guidaient jadis ; voici la jetéo do ; i voilà le renforcement où se tasse ; là-bas est Les soirs d'été, tout 5 ce littoral s'étoilait de mille lumières au milieu desquelles les phares piquaient vers la mer 1 leurs rayons puissants. Des terrasses des villas e perdues dans les dunes, on suivait comme on 21 un rêve toute cette vie intense de la côte heureuse, qui avait la fierté do son luxe et de sa - joie. 9 Devant la mer vivante, toujours semblable . à elle-même, elle s'étafe maintenant comme un j } vaste champ couvert de ruines. Aussi loin quo 1 B porte le regard le long de la page, le bariolage j 6 étrange des villas blanches, rouges, jaunos, 1 coupo violemment la grisaille du ciel. C'est une d vision de cauchemar qui, longtemps après le t retour, subsiste au fond dos yeux comme uni hantise. Cela n'a rien de l'aspect lamentabli des quartiers populaires effondrés do Nieuport ni do la détresse infinie des pauvres village: rasés jusqu'au sol, et pourtant, c'est profon dément douloureux. Los obus allemands on créé ici une oeuvre de sinistro fantaisie. De: pignons se maintiennent, on no sait par que miracle, à des façades à demi démolies ; de: pans de murs se dressent bizarrement décou pés; des toitures se penchent lourdement, rete nues dans leur chute par l'enchevêtrement de; poutrelles. Quelques immeubles demeuren intacts entre deux ruines, et ce qui étonne c'est do .les voir ainsi, indifférents, dirait-on au drame qui se déroule autour d'eux. Plus ei arrière dans les dunes, les villas sur les mon tioules sont en général plus complôtemen détruites. Saus doute parce qu'elles dominaien un horizon élargi, les canons allemands se son acharnés contre elles. Avec les débris des peti tes terrasses vertes et blanches, qui les en tou raient d'une ceinture de fraîcheur, elles fon pitié. Tout cela repose dans le 6ilence e l'abandon. iN'ous passons par les sentiers qui se glissen entre les dunes, les pieds s'enfonçant dans 1 sable léger, et c'est une impression de calm et de quiétude qui nous envahit. Il sembli que la guerre soit loin et quo rien, dans a paysage paisible, encaissé entre le« hauteur sablonneuses, ne puisse la rappeler. Mais quel que chose se meut là-haut, dans le ciel, tou contre les nuages. C'est un de nos aéroplane: qui vient du nord et qui, sa reconnaissance ac ccmplie, redescend dans nos ligues. Les Aile mands lui envoient une volée de shrapnells e nous aperçevons le floconnement des explosion: en dessous de l'appareil, qui reprend de la hau teur et s'éloigne vers le sud. Un obus, avec soi bruit de toile raide violemment déchirée, pass< à dioite. C'est le réveil soudain, la guerre qu s'affirme. Un de nos canons donne la réplique d'autres s'en mêlent; tout le front en avant d< nous s'anime, l'écho roulant le fracAs de dun< en dune. Nous distinguons sur la ligne ennemi* lo pfoint de chute d'un de nos projectiles: un< haute colonne de fumée, épaisse et blanche, si maintenant longtemps avec une grande densité Nous remontons vers la mer qui berce se: vagues lentes. Le ciel s'est éclairci et lî lumière d'hiver plaque sur l'onde de layge: lueurs blafardes. Très loin, dans la brume, c'es la dune flamande comme ici; c'est la terre belg* que baignent les mêmes flots- — la terre qu'oi nous a ravie, et que nous devons racheter ave tout le sacrifice de notre sang, et toute la puis sance de notre amour. Je comtemple cet hori zon qui se ferme obstinément sur la patrie e j'aspire l'air qu'apporte lo vent*. Peut-être, là bas, un ière rêve-t-il, comme moi, devan l'immensité mouvante, et ce que la mer nou: redit dans son chant profond, c'est la pensé* commune de l'exilé et de l'opprimé, l'espoir qu est toute la vie de notre âme, et l'orguei d'être de la race de ceux qui, depuis deu: mille ans meurtris et vaincus, ne se sont jamais résignés. * * * Rien ne donne une impression plus directe el plus profonde de l'immense tragédie qu'est 1: guerre que le spectacle qui s'offre à nous dam les hôpitaux établis sur le front, immédiate ment derrière les lignes. C'est là qu'on amèn les soldats les plus grièvement atteints, donl l'état exige l'intervention chirurgicale urgent et qui succomberaient si on devait les évacuer ne fut-ce que dans la région de Dunkerque 01 de Calais. Chaque jour, chaque heure, il s'ac complit ici des prodiges. Des milliers do vies ? sont sauvées, alors que déjà la mort rôde autou d'elles. Parmi d'autres, 1'hâpital du froiv qu'une Anglaise, Mrs. Borden Turner, a établ à quelques kilomètres des lignes de feu, es" une création admirable. Cette noble femme vi là au milieu des blessés, avec ses médecins e ses infirmières, dans un des baraquements con struits à l'entrée d'un village. Elle a fait édi fier une petite cité en bois, les cases largemen espacées étant reliées entre elles par des che mins en planches. La cité se suffit à elle-même et tout y est si différent des luxueux hôpitau: de nos grandes villes! On sent la bataille tout* proche ; on se rend compte que tout est prévu pour le départ rapide. Les blessés n'y resten que jusqu'au moment où leur transport à l'ar ri ère devient possible. Nous les avons vus, nos ,,poilus", couché dans les petits lits tout blancs, les yeux fié vreux, la face exsangue, le regard inquiet cherchant à lire sur la physionomie du méde cin si tout espoir de vivre devait être aban donné. Figures rudes do paysans et d'ouvrier que le labeur a vieillies avant l'âge et qu reprennent un faux air de jeunesse par la pâ leur mate du teint; barbes noires ou grison nantes s'étalant largement sur les joues doigts rudes frôlant d'un geste obstinémen répété l'ourlet du drap. Quelle tristesse vou envahit quand on regarde les héros étendus C'est toute la mélancolie do l'élan brisé et d 1;ardeur éteinte; c'est la pauvre chose qu'es l'homme assommé par le destin et plus faiîbl qu'un enfant devant la mort qui passe. Ceuj ci sont dos soldats que nous avons vus dan leurs tranchées et leurs abris, si pleins do vit si sûrs d'eux-mêmes! Ils avaient le geste et 1 mot ; cette attitude de sérénité et de tran quille audace commun0 aux héros sans défai lance dans le devoir, prêts à souffrir et mourir. La plupart, quand on 1er, amène, de olarent ne «pas vouloir être opérés, et dan tout l'abandon de leur être, demandent qu'o: les laisse s'éteindre en paix. Dès qu'ils son opérés, la volonté de vivre les reprend. L crâne éclaté, le bras ou la jambe amputé, il n'ont aucun regret encore de la mutilâtio. subie; ils se montrent d'une docilité absolu au médecin; ils ont dans le regard et dans 1 voix quelque chose de doux et de puéril. L'âm que la guerre leur avait faite s'est évanouie ils se retrouvent sans haine et sans colère, tel qu'ils étaient jadis, et parfois, quand ils.sor gent, la tête immobile dans la blancheur de oreillers, un sourire passe?sur leurs lèvre comme un frisson, car ils sentent qu'ils v vront, qu'ils retrouveront cette terre natale pour la défense do laeiuelle ils ont donné 1 meilleur d'eux-mêmes. On s'incline pieusement devant eux, comm devant quelque chose do très grand, de trè noble et ele très pur, car ils sont l'image v: vante du sacrifice librement consenti à la p< trie. Le souvenir des héros endormis dans 1 gloire entretient en . nous la flamme cl ai 1 d'un haut idéal ; les héros mutilés so dressar douloureusement parmi nous, nous enseigner qu'il ne faut jamais oublie i;» ; A MEDDENS S ZOON ; M ""'TA'HAYE. : j / 1 Pardessus sur : S 'Il Mesure | dspyis fS. 2S.— ËGKiîî on serf i'eieiiii sans Is vauSeir. . E-trait dr la „Libre BeUjijic", le vaillant journal public en Belgique mainte 3/. von bissing ; \ ? C6t l;n,e catégorie de gens sans réflexion ^ qui semblent, depuis plusieurs' mois, s'êtro 5 chargés de colporter les histoires les plus af-, frayantes au sujet du nombre des hommes faits _ prisonniers ou tués à la frontière. Ces bavards ne se sont jamais occupés de recrutement, mais ils vous diront exactement combien de jeunes , gens ont été pris chaque semaine. Lo nombre do ceux qui ont passé a peu d'importance à leurs yeux sans doute, car ils n'en parlent pas . et même on so demanderait, à les entendre si vraiment 11 arrive parfois qu'on ait réussi a iranchir la frontière. t Cïest a.insi qu'inconsciemment ces étourdis * ont lourni une excuse à ceux qui étaient trop [ faibles de caractère ou d'intelligence pour résister à l'influence néfaste des patriotes tiè-^ " des qui les entourent et trouvent facilement des „ raisons do ne rien faire pour le pays. , Grâce à ces bavards étourdis, il est réelle-5 ment aussi des gens de bonne foi qui se sont > toujours imaginé qu'il était matériellement impossible de passer la frontière ou quo c'était . risquer inutilement sa vie ou sa liberté que de , tenter l'aventure. . ^ La réalité est qu'on court plus de danger . oans les tranchées qu'à la frontière. Aussi , quand_ un soldat n'a pas cherché, comme il t l'aurait pu, une occasion sûre de partir et a •» reculé devant les difficultés de la fuite, on est tenté de penser qu'il ferait piteuse figure à . la guerre où les dangers sont infiniment plus : grands et surtout plus répétés. Nous disons; une occasion „sûre" ; cela ne t veut pas dire qu'on doive être certain du suc ; cès, mais qu'il faille être assuré de n'être par i la victime des espions allemands ou des traî-i très qui s'occupent du recrutement des prisons l et non de celui de l'armée. C'est là co qui a c toujours constitué lo plus réel des dangers, ■ ne faut pas l'oublier. Qu'on ne dise pas surtout que tenter de fra.nchir la frontière c'est risquer sa. vie ou sa liberté ,,sans utilité", car, si - tous avaient tenu ce langage plus ou moins intéressé, notre armée ne compterait pas dans ses rangs les 20,000 volontaires et miliciens venus de la Belgique occupée pour prendre place' aux côtés^ de leurs compatriotes. Ce chiffre vous paraît énorme? C'est cependant celui, qui a été donné, il y a. plusieurs mois déjà, par les journaux français et répété par quelques journaux allemands. Ce chiffre n'a pas cessé de grossir, et si celui des prisonniers faits à la frontière a augmenté aussi, ce n'est pas dans la même proportion et il est loin d'égaler celui des recrues, sans compter les nombreux ouvriers qui sont partis pour servir le pays en travaillant dans les fabriques de munitions. Lisez les affiches de condamnation (les tableaux d'honneur, comme les appelle notre collaborateur le Dr Z.), la dernière comme celles qui l'ont précédée, et dites-moi s'il est vraisemblable que des hommes sérieux, des prêtres, des religieux continueraient à risquer la prison, les travaux forcés ou mémo la mort, — car ce n'est pas d'hier qu'on connaît les dangers qu'on court à ,,travailler" pour la patrie, — si leurs efforts étaient stériles et n'aboutissaient qu'à , donner à l'Allemagne des prisonniers de plus et seulement quelques rares, recrues à l'armée belge? Les difficultés toujours croissantes, — et ' que nous 11e voulons pas dissimuler, — la sur-" veillance toujours plus grande qu'exencent nos geôliers sont aussi une preuve que jamais on s 11'a cessé de surmonter ces difficultés et do 1 tromper cette surveillance. En effet, ce n'est pas sans raison quo nos ennemis ont fait des frais énormes : fils de fer barbelés, courants ' électriques, etc., et si le nombre de ceux qui passent était si minime, les mailles du filet qui ^ nous enserre ne seraient pas devenues chaque jour plus étroites, nos ennemis n'auraient pas £ immobilisé tant de soldats inutilement à la frontière. 0 L'ardeur des patriotes ne s'est jamais ralentie non plus, mais ils ont redoublé d'audace s devant les difficultés et surtout de prndence. J Aussi 11e sont-ce vraisemblablement pas les plus ,,coupables" d'entre eux qui sont sous le« vbrrous. Dans un ouvrage allemand cité récemment par la ,.Libre Belgique", l'auteur, énumérant s les bienfaits dont nous sommes redevables à x l'Allemagne, félicite la Belgique de ce ..qu'elle ^ a ses fils chez elle". Il nous semble que c'est B plutôt l'Allemagne qui devrait se féliciter de cet s état de .choses, car elle s'est donné asse« de 1 peine pour nous forcer à jouir malgré nous de c ce bienfait! Et puis l'auteur oublie de din1 x qu'un certain nombre des ,.fils de la Belgique ' 0 sont à l'armée ou se sont enrôlés dès le début ; de la guerre et que depuis l'occupation tous les s' jeunes Belges, dignes de ce nom et aptes à porter les armes, désirent tout au moins ré-s pondre à l'appel du Roi et ont fait tout co s qu'ils ont pu pour rejoindre leprs camarades et travailler avec eux à la délivrance du pays. Queloues-uns de nos lecteurs seront pput-ètro 0 tentés de nous accuser de légèreté ou d'imprudence en nous entendant parler ainsi. Non, e nous no dévoilons à l'ennemi, nous ne lui ap-s prenons rien qu'il no sache mieux que nous par - les nombreux espions qu'il entretient en Hoî- - lande, en France et en Angleterre. Nous no a disons d'ailleurs ici que ce qu'un homme .de c bons sens qui observe et qui réffléc^''+ neut t trouver tout seul sans être au courant d'aucun t secret. B. A. R. F.

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This item is a publication of the title L'écho belge: journal quotidien du matin paraissant à Amsterdam belonging to the category Oorlogspers, published in Amsterdam from 1914 to 1918.

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