La métropole d'Anvers: paraissant provisoirement à Londres

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04 November 1915
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s.n. 1915, 04 November. La métropole d'Anvers: paraissant provisoirement à Londres. Seen on 07 June 2020, on https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/en/pid/1g0ht2h377/
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"LA METROPOLE," the influential Belgian news-paper now enjoying the hospitality of Staîiiarï» was rcmoved to this country after the destruction by the Germans of its Antwerp offices. Through its appearance in conjunction with this paper thousands of refugees from Antwerp and other parts of Belgium are able to obtain the latest Belgian news in their own language. . LA MÉTROPOLE D'ANVERS, PARAISSANT PROVISOIREMENT A LONDRES. 22ME ANNÉE. JEUDI 4 NOVEMBRE 1915. N°- 308. LA GRANDE GUERRE. L'AVANCE SUR MONASTIR ARRETEE-NISH MENACEE PAR QUATR] ARMEES—NOUVEAUX RENFORTS-DEBARQUEMENT FRANÇAIS A KA VALLA. — LES RUSSES A RENI. -REPRISE DE L'OFFENSIVE RUSSJ EN GALICIE. — SUCCES DANS L] NORD.—LES SOUS-MARINS ALLIE DANS LA MER DE MARMARA. La situation sur le front des Alliés, e 51acédoine est actuellement inchangée; la ri ^'ion occupée, a été complètement libérée ci l'ennemi; le temps s'est complètement lassi réné facilitant ainsi le' passage des troupe vers le front. Sur le front serbe de cette ri gion le calme règne aussi. Les autorités mil «ires croient toujours, malgré le communiqu bulgare, que la ville de l'irot est encore entr les mains de» Serbes. Ivos Austro-Allemand avancent avec une lenteur extrême, et doiven éire arrivés, en ce moment à Valjevo. L'arsenal de Kragujeyatz, dont nous avon annoncé la chute, constituait le point de jonc tion des armées du générai Koevess et d' général von Galiwitz. La résistance de Serbes fut opiniâtre et dans les tranchées le hommes se défendirent jusqu'au demie] Avant la chute de la forteresse de longue colonnes de matériel de guerre avaient quitt la ville, ainsi que la majorité de la populaiio; civile; les bâtiments et constructions mili taires avaient été détruites pour la plupart Des 4-5,000 hommes qui avaient attaqué 1; place il en resta 20.000 sur le carreau. Malgré la croyance des autorités serbes 01 annonce que des canons lourds autrichien sont arrivés à Pjrot. i.es Bulgares qui s'a vancent de Yélès dans la direction de Monas tir sont arrivés à Babuna Range, à mi-chemii entre Prilep et Vélès. Les Serbes se replien sur Prilep et Menas tir, et la population di cette dernière ville s'est réfugiée en Grèce Otte avance ennemie aurait cependant éti arrêtée par l'arrivée de renforts français i l'aile gauche, et de cavalerie anglaise à h position de Kyda. Le gros des troupes serbe; e«t h Isvor, et suivant les milieux serbes, 11 -:tuation, dans ce secteur, serait devenui beaucoup plus favorable. Nish, par contre, serait gravement menacei par la marche simultanée contre .' i capital* serbe dfe quatre armées bulgares s'avançait l'une do Zarichar, l'autre de Kniashevatz-, un< troisième -^e Vrania et la quatrième de P-"rot cette dernière année se trouverait déjà à trente kilomètres de Nish, Les renforts ne font qu'arriver, paraît-il; les Lançais auraient effectué un nouveau débar (|ucment, cette fois, à Kavalla sur la côt£ :-'iecque. à mi-chemin entre Salonique et De' (icagatch, où la flotte des Alliés continue des iwmbardeuxcnts périodiques. Dés Russes qui étaient au large de Varna, on n'entend plus [tien; mais des troupes russes seraient massées IW. P°rt russe de Reni, en Bessarabie. Et vivant- le '.Tournai" de Paris, le gouvernement roumain no pourrait s'opposer au pas-des troupes russes de Keiii. à travers le iffritoire roumain, pour la Bulgarie, la convention concernant le caractère international l<u Danube, pouvant être interprêtée de di-p lies,laçons ; il y a, du reste, une précédent, !|<te années russes ayant déjà, au début, passé avee des canons et des munitions, pour renforcer l'armée serbe. Sur le front russe les nouvelles sont nettement meilleures. Dans Je nord, les troupes de "uidenburg, après avoir pris l'offensive, furent «poussées par une contre-attaque, et finale-"lênt obligées—de leur propre aveu—à se ré-1ugier en arrière. A Koinarovo, les Allemands fii avaient attaqué furent rejeté> en arrière Ip® les marais, où leurs troupes furent «anéanties. I En Galicie, les Iïu**es prirent l'offensive au |'»d-ouo9t de ïarnopo], où ils passèrent le lac l'dchkiev, débarquèrent au milieu de la nuit I " la rive opposée et foncèrent sur l'ennemi, ■(tout i]s firent environ 400 prisonniers. I '^offensive italienne est en bon progrès dans I ,eseeteur de la Plava; sur le front do l'Isonzo ■ '' Italiens prirent d'assaut une position I'dément fortifiée, et y firent près de quatre-"js prisonniers : sur les hauteurs de Podgora, •toisèrent la ligne ennemie, pénétrèrent jus-I1 'a quatrième ligne des tranchées et y S plus de cent prisonniers. ^ France, il n'y a rien de nouveau; le /■wipqué signale de légers suecèé autouç '^raninitza. un nouveau bombardement des Dardanelles, le bombardement do la '.a mer Egée, ainsi que l'activité dos ~1UJrins anglais et français dans la mer de ' U TERREUR EN BELGIQUE. i LE TRAVAIL FORCE. lourr '<,leFa.3' " annonce que ce n'est pas 8Allt4),eciîn8'n,*re l°s localités détruites que les Rien, 8 ont requis les ouvriers beiges, mais I i P0ur construire des "tranchées et des abris. ■SÔtre°S>ln?u? raison ci'rp: N'e rentrez pas? Isn n(,patri9tismé, pour s'enseigner à létran- ' ' °us avait fait deviner cela. LE TRIBUNAL DE SANG. Ilpié^l', ^.IailÇois Paquay et André Garot, fu- II |al ' lcs Allemands dans les fossés du fort i'fiiiiep p.us,e» lundi dernier, ôlaient, le l|0|iuiiù .machiniste à KinRempois, le second Iftire dj j0.5r,aS°ur à Liège. Le tribunal mlli-Bon,, l:°e a prononcé d'autres condamna-jfciçi jpJ,u-'ours sou* le prétexte d'espionnage. ■<ii w " 'l0'«s de- condamnés et les peines ■ Qui frappés: - Bittid11!': a!'î f,,e travaux forcés: Joseph Ber-B'andif ,n( uufto- à Liège ; 12 ans: François Bbquijp ,' "fi'pteur. à Liège; 10 ans: Nicolas il ""s: K'i» ol,cur.du chemin de fer, à Liège; R l'ieîij?™01 îfVe" x ' dc Kinkejnpois. Bbort,, ,ed»œuf,. d Angleur, a été remis en BNire/n'.,1 lI'V]ati°ns se rapportent à la même ^B*i, . iul cOUta h -.rî^ i f-. A PROPOS D'ESPIONNAGE SUISSE. £ UNE RECTIFICATION ~ ! NECESSAIRE. t Nos lecteurs se rappelleront qu'il y a qu y que temps, nous avons reproduit sur la foi d ~ journaux de France, une annonce soi-disa provenant des " Basler Nachrichten " et cnç géant les jeunes filles suisses à accepter, • l'étranger des " situations bien rémunérées a dont la nature se devinait. Suivant le numéro du samedi 23 oetob e (" Beilnge zu No. 537 ") Ses " Basler Nac richten " une grosse erreur s'es-t commise da 'g la traduction—traduttore, traditore—de Le ticle incriminé. i. article, que nous avons sous les yeux, ^ qui» de source autorisée dénonçait l'engaj e ment de jeunes filles suisses pour le servi s allemand de l'espionnage, disait eu substan t ceci:~ Les jeunes filles—les plus jeunes ont la pi s férence—sont engagées sous un prétexte i offensif, soi-disant, dans le but de recueillir d i informations pour des journaux au sujet t s commerce ou du trafic, etc.; il leur était i ^ commandé d' avoir des yeux." Dès qu'ell . acceptent de l'argent on sort la vérité. £ s duites par le gain considérable et faeileme i obtenu elles se décrient, sans songer que da~ i le pays où elles vont se trouver elles s'e - posent à la mort pu à un long emprisonu . ment. C'est le devoir de la presse, ainsi te i minaient les "Basler Nachrichten," de déco rager toute participation à un pareil servi' ! d'informations. 5 Le " Verein der Freundinnen juuger Ma elien " (Association internationale pour la pr i tec-tion de la jeune fillei èriit de son devoir < J j prévenir les jeunes ii 11 os dans la plupart d-! i journaux du pays, en ajoutant que suivant i I " Basler Nachrichten" :'e service d'espionna; recherchait de préférence des jeunes filb suisses, et s'associa pleinement à l'avertiss | ment de ce journal. ! Les "Amies de la jeune fille," uue aut: { association, reprit la note finale du " Verein, i la traduisit en disant que "san^ aucun d I guisement les 'Basler Nachrichten' demande; des jeunes filles pour le service d'espionnag des Su; sesses de préférence," etc., etc. La nouvelle fit boule de neige et fut repris —et commentée—par le "Gaulois," 1' "Echo c Paris," le " Progrès " de Lyon, le " Petit Jou nal," etc. . Quelques jours plus tard la "Revue" c Lausanne écrivait :— " Il fallait que le correspondant de la Franc de Bordeaux ne sût pa? un mot d'allemand o fût un détestable falsificateur pour altérer pi reillement le sens de l'article. INIais le cou est porté. L'article a paru. Un grand jou • nal parisien l'a reproduit. Il fait son toi de France. Dame Rectification courra peu être après lui; c'est une personne boîteusi , mal vue des journalistes, et qui arrive bie 1 rarement à réparer le mal causé par son ei hemie Fausse Nouvelle." Espérons qu'elle la rattrapera! LEUR NOUVEAU REVE. LA MEUSE COMME FRONTIERE. L'agence Reuter publie une dépêche de 1. Haye suivant laquelle dans les milieux sûr; quoique non officiels, on annonce que que ques membres du Reiclutag visitèrent récen meut Amsterdam. "Au cours d'une conférence tenue à c-ett occasion l'un d'eux déclara que le chancclie de l'Empire, Herr von Bethmann-Holhvef mentionnait comme base des termes auxquei l'Allemagne serait inclinée à conclure la pai: la cession à l'Allemagne de la î'gne de 1 Meuse qui lui est nécessaire (et à nous?) a' point de vue militaire et industriel." Nous y voilà donc: la limite naturelle est 1 fleuve. Nous sommes d'accord sauf sur 1 fleuve désigné et sur l'opportunité de pareille suggestions en ce moment. Le " Telegraaf " ridiculise à bon droit c nouveau ballon d'ess li qui réduit cependan les "exigences" de l'Allemagne. "Nous pouvons nous attendre, ajoute-t-il d'ici quelque temps, à de nouvelles propos: tions qui n'exigeront plus rien du tout." Les Alliés, eux, ne disent rien. C'est micu: et beaucoup p^jis significatif. UN AMBASSADEUR EN FLAGRANT DELIT D'ESPIONNAGE. La " Epoca " de Bucarest se dit en mesun d'affirmer contre tout démenti, qu'au cours d' le semaine dernière, le baron von den Busche. ministre d'Allemagne à Bucarest, dont les ex cursions suspectes dans les environs de cer tains points stratégiques roumains ont déji provoqué, il y a quelque temps, les coromen i taires de la presse roumaine, a été surpris ai moment cii il photographiait sur la ligiK Sinaï-â-Prédéal des ouvrages militaires récemment établis par les troupes du génie roumain. Les explications du baron von den Busch. ayant paru insuffisantes à la sentinelle qu; l'avait arrêté, le ministre d'Allemagne a été conduit auprès de l'officier de service » 1 Prédéal; celui-ci l'a fait escorter jusqu'au commissariat de police. En présence de ee dernier fonctionnaire, le ministre d'Allemagne exc-ipa de sa qualité puis vérification ayant été faite de son identité, le baron von den Buseho fut remis en liberté. Cet incident, venant après tant d'autres du même genre, est vivement commenté.— Ou mande de Coustantinople que le Su tan a reçu en audience le délégué apostolique. Msr Dolci, Les journaux disent que Mgr Dolci a remis une lettre du Pape au Sultan. [On a déjà annoncé que le Pape intervien- NEUTRALITE. BELGIQUE ET GRECE. La légation de Belgique à La Haye comniu nique la note suivante:— L'Allemagne s'est efforcée, à l'occasion di 21- débarquement de» troupes alliées, à Salonique es de représenter que l'acte de la France et di nt l'Angleterre constituait une violation de la neu a. tralité grecciue, au même titre que le procède à de l'Allemagne envers la Belgique. En effet " la " Gazette de Cologne " et la " Gazette Générale de l'Allemagne du Nord" développen re cette opinion dans des articles qui ont paru If h- 7 octobre. Ces articles sont destinés, connut ns ceux qui ont paru antérieurement, sur la cadu :)■_ cité du traité do 1839 et sur la prétendue vio lation de sa neutralité par la Belgique elle et même; à réagir contre l'universelle réprobatior :e_ dont l'Allemagne a été l'objet à la suite de soi. oc agression contre la Belgique. ce En droit comme en fait, il n'existe aucum analogie entre le cas de la Belgique et cclu: de la Grèce. ^ _ En 1839. l'Autriche, la Grande-Bretagne, 'a ' France, la Prusse et la Russie ont garanti l'in-jdépendance et la neutralité de la Belgique En même temps, la Belgique s'est engagée à observer la même neutralité envers tous les Etats. Cette obligation réciproque veut dire \ notamment que l'Allemagne a promis de ne jamais se laisser conduire par une nécessité !S quelconque à traverser la Belgique et que la *" Belgique s'est engagée à garder constamment. ; envers toutes les puissances, une attitude d'im-partialité et de s'interdire toute action suscep-ll" tible de favoriser une puissance au détriment de l'autre. Cette neutralité conventionnelle veut dire 1- cela ou elle ne veut rien dire du tout. Il est o- évident que l'objet du traité de neutralité est le précisément d'interdire à chacun des contrac-;s tants d'utiliser le territoire neutralisé dans un .s but stratégique en quelque circonstance que ce re soit. Permettre à l'un des belligérants d'in-»s voquer la nécessité pour violer le territoire e- dont il a garanti l'inviolabilité serait de la part du garanti faire 'acte d'hostilité contre •e l'autre belligérant. Le 2 août 1914, l'Allemagne, sur la simple affirmation, sans fait' ni preuve, du cas de it force majeure, a exigé la révocation des en-?, gagements de la Belgique. L'honneur et l'indépendance nationale exigeaient que le Bel->e gique répondît comme elle l'a fait .et qu'elle ;e s'opposât par tous les moyens dont elle dis-r- posait à la réalisation des projets de l'Allemagne.e La Geece est occasionnellement neltre, par un acte émanant de sa propre volonté, 0 parce qu'elle a estimé que tel était son intérêt. u En prenant cette décision, elle a proclamé sa volonté de rester étrangère au conflit interna-tional. Llle peirt modifier cette décision. Les _ autres Etats sont tenus de reconnaître et de r respecter sa neutralité, aussi longtemps que la Grèce ne s'en départira pas. Dès le mois do février, le président du cou-n seil, M. Gounaris, subordonnait sa coopération contre les Turcs à l'envoi d'un corps expéditionnaire franco-britannique assez fort pour protéger la Grèce contre une attaque bulgare. Tout récemment, M. Venizelos, envisageant le traité d'alliance gréco-serbe, sollicitait à son tour le concours des Alliés, qu'il considérait comme un moyen sûr d'obtenir de la Couronne la mobilisation de l'armée, grecque. Le président du conseil a protesté à la vérité, contre le débarquement des Alliés, mais sa protestation était de pure forme et avait pour ainsi dire un caractère dilatoire, c'est-à-a dire qu elle n était élevée que pour autant que i, le casus feederis " avec la Serbie ne jouerait - pas. Déjà auparavant, la Grèce n'avait élevé aucune objection contre le choix des îles de Lemnos et Mytilène comme bases de débarque- e : ment des troupes alliées dirigées contre le r Bosphore et, dans son discours du 10 octobre, | M Zaimis a fait connaître que la Grèce gar-s I devait une attitude amicale envers les forces 1 alliées qui débarquaient, à Salonique. Il ré-:i suite de ces différentes déclarations que le pas-j sage des Alliés à travers le territoire grec n'est pas considéré par la Grèce elle-même comme ~ une violation de sa neutralité, encore moins > | comme un acte d'hostilité. s j En fait, la Belgique avait le plus grand j intérêt et le plus vif désir de rester à l'écart ? ' du conflit européen. Elle n'était animée d'au-t cun dés-ir de conquête et la fidélité avec laquelle elle avait rempli, pendant plus de quatre-, vingt ans. ses obligations internationales pou- - vait lui donner l'assurance qu'aucun de ses garants ne répudierait sa parole. : Lorsque, contre son attente légitime, la violation de son territoire s'est produite, non seulement la Belgique a protesté, mais elle a appuyé cette protestation par tous les moyens en son pouvoir. Au contraire, la Grèce, libre de disposer d'elle-même, a pris part aux guerres politiques de 1912 et 1913 et a signé le traité do Bucarest, qui a instauré à son bénéfice un nouvel ordre de choses que l'anéantissement de la Serbie menace. Un traité d'alliance l'unit à la. Serbie, et la majorité du pays a marqué son intention d'y rester fidèle. C'est pour maintenir le traité de 1913 et pour secourir l'alliée de la Grèce que les troupes franco-anglaises traversent le territoire de celle-ci. Loin de s'opposer par la force aux troupes alliées, les autorités grecques ont pris toutes les mesures pour faciliter leur débarquement et leur transport vers la Serbie. Ces autorités de Salonique avaient reçu l'ordre de collaborer avec les Alliés. Leurs bonnes dispositions ainsi que leur concours n'ont pas cessé de se manifester et, d'après le journal " Patris," le ministre des travaux i>ublics et le général du 3ème Corps grec à .Salonique ont réglé, d'accord avec les officiers français, les détails du débarquement et du transport des troupes. Aucun trait, même en fait, ne permet en conséquence d'assimiler le passage de- troupes alliées par Salonique à l'acte abominable dont ■ Ja Belgique fut victime. —-I/exploratetir canadien Stefansson est reparti le 3 septembre dernier à bord du " Polar Bear " dans la direction du 1 lôe mér dieu à la latitude nord de 82 degrés. U part en compagnie de dix blan neuf Esquimaux, et cent chiens. Le "North Star" était reparti le l POUR NOS GLORIEUX MORTS. UNE MESSE PONTIFICALE DE REQUIEM A LA CATHEDRALE DE SAINT-GEORGES, i — Pour la seconde fois depuis qu'ils ont dû | prendre le chemin de l'exil, nos compatriotes | i résidant à Londres se sont trouvés réunis à i une solennité religieuse. ! ! La première fois, c'était le 21 juillet, tes , Belges venaient par milliers dans la vaste ' ; cathédrale de Westminster, trop petite pour ; i les contenir, célébrer, malgré les douleurs du • moment, l'anniversaire de notre indépendance nationale. U y avait alors de l'enthusiasme dans l'air et c'est avec fierté que l'on arborait nos couleurs nationales au cours de. cette solennité encore présente à la mémoire de tous ceux qui 1 y assistèrent. Hier, c'est au souvenir de nos chers disparus qu'était consacré le cérémonie qui eut comme cadre la cathédrale de Saint-Georges, et si le 21 juillet toutes nos pensées allèrent à l'avenir de la Patrie, ce furent des idées plus douloureuses qui envahirent le cœur des innombrables Belges qui rempli-saient hier la vaste église de Southwark. Par une pieuse communauté 'tout le souvenir de ceux qui -e trouvaient là, comme toutes les prières, allèrent à ces milliers de petits soldats, fauchés au printemps de leur vie et ayant payé de leur sang la défense héroïque de ia Patrie. Devant le chœur tendu de noir et aux côtés desquels avaient été placés des drapeaux belges, de nombreux invités de marque viennent bientôt prendre place. Nous notons la présence de LL. A. R. et. I. le prince Napoléon et la princesse Clémentine de Belgique, de M. Paul Hymans, ministre de Belgique à Londres, et de. M. le consul général Pollet. Nous notons encore dans l'assistance M. le comte de Lalaing, M. le chevalier et Mgr Carton de \\ iart, M. le médecin major Godts, les commandants Mathieu et Pétijou. M. Wambach^ M. Koch de Gooreind, etc., etc. Dans l'église un grand nombre de soldats belges blessés et en congé avaient tenu à venir rendre un pieux hommage à leurs camarades tombés à leurs côtés. La messe pontificale de requiem chantée par nos soldats et par des petites orphelines belges, | fut célébrée par Sa Grandeur Mgr DeWachter, | assistée de Mgr 1 évêque de Southwark et d'un i nombreux clergé. Après la messe M. le chanoine Kempeneers. de Malines, monta en chaire et rendant un j éloquent hommage à. ceux qui glorieusement j sont, morts pour la Patrie, il commenta, lès j appliquant à nos soldats, les paroles de Saint-Paul: "Il n'y a pas de plus grande charité que celle de donner sa vie pour ceux qu'on aime." A l'issue de la cérémonie et tandis que la j foule s écoulait lentement les orgues entonnèrent la "Brabançonne" dont les accents, j succédant au chant des morts, vinrent rappe-| 1er à tous que noti'e chère Belgique est plus j grande et plus vivante que jamais. MISS CAVELL. VICTIME DE LA BARBARIE ALLEMANDE. A toutes les Femmes d'Angleterre. De la part des Teutons nous pensions être faits A toutes les laideurs comme à tous les forfaits... D'où vient donc qu'aujourd'hui, devant la horde immonde. Un long frisson d'horreur a parcouru le monde? ("est qu'en sa cruauté, de par Guillaume Deux, Ln crime s'est commis plus lâche et plus hideux : Et devant ce forfait s'éleva, frémissante. Lie degout et de haine une clameur puissante. — Regardez ! Ils sont douze, aux airs de scélérats, Vils soudards, insolents et le fusil au bras; Devant eux, sur le sol. la tête fracassée, Une femme agonise, nnmobile et glacée!... Hourra ! hourra 1 la joie est au cœur des Germains : 4 Du sang de Miss Cavell ils ont rousri leurs mains ! Et l'Allemagne entière, ivre de tant de gloire, Parmi les " Gott mit uns " hurle un chant de victoire ! Mais, dira-t-on, quel crime et quels sombres desseins Ont pu donner prétexte au plomb des assassins? De quelques prisonniers on dit que son adresse Sut à leur triste sort arracher la détresse; Puis, soignant les blessés, tendre comme une sœur, Elle épanchait sur eux son charme et sa douceur. Même à nos ennemis apportant l'espérance Pa sublime pitié soulageait leur souffrance; Et partout et toujours, a\ec sérénité. Son âme prodiguait des trésois de bonté. Le voilà, Miss Cavell, ton crime inexpiable, Et Bissing décréta la mort impitoyable!... Comme avec les splendeurs qu'ils aiment à ternir, Avec ton héroïsme ils croyaient en finir. Mais, j'en atteste ici ta mémoire bénie. Ils en seront encore pour leur ignominie. Leur crime t'a portée aux glorieux sommets D'où ton éclat si pur va briller à jamais. Hier, obscure encore sous ta croix d'infirmière, Tout t'acclame aujourd'hui le front dans la lumière : Et jamais femme anglaise, à ton nom rayonnant, Ne contiendra l'orgueil de son cœur frissonnant. Ainsi que Jeanne d'Arc pour la France attendrie, 1 Telle tu resteras, pour ta noble patrie. La Vierge au cœur vaillant, l'Ange de charité, La Martyre ot ta Sainte, objet de sa fierté! — Dora ton calme sommeil! Au pays d'AngleterreDes vengeurs, sur ton sang, surgiront de la terre; i Car ta mort est vivante, et contre tes bourreaux Elle ira décupler les saints et les héros; Et leurs bras montreront <iue de la Germanie I Dieu veut i unir encore l'ignoble félonie! Mais leur crime demeure, et les temps nasseront i Sans effacer jamais l'infamie à leur front. Crime abject et stupide, aux plus affreux îivages 11 eût fait reculer le poignard des sauvages! Pour ce crime il fallait les vaincus de l'Yser, Comme pour le couvris il fallait un Kaiser... Certes, pour établir sa gloire aux yeux du monde Il avait, Reims, Lou'vain, Arras, Dinant, Ter-monde : Certes, de chair humaine illustre massacreur, De son œuvre eft'rovable il savourait l'horreur; ! Puis i! ,<vait encore de Pologne en Belgique. ' Les forfaits monstrueux de sjn orgueil, tragique,' | Des abîmes de sang, des montagnes de morts!... Mais, sans un nouveau crime, il eût eu des remords ; Et, devenant d'un coup plus lâche et plus infâme, i T1 vnnlnt ôtv£> nn innr l'ascucciin d'nno I NOUVELLES DU PAYS. « / Les Boches ne doutent de rien. Leurs journaux demandent que M. Brand Wliitlock, ministre des Etats-Unis à Bruxelles, soit déplacé. Ou. plus simplement, comme l'écrit la " Gazette de Voss," qu'il rejoigne le gouvernement bejge au Havre. Il faut dorénavant, écrivent les feuilles boches, que les représentants des puissances neutres fixés en Belgique aient l'assentiment de notre gouvernement. Or, M. Brand Whit-Iock ne peut l'avoir. Son | crime est d'être intervenu dans le procès de Miss Cavell. Malgré tous leurs tours do passe-passe. les commis du Wolff Bureau n'ont pu faire croire à personne que cette exécution était nécessaire. Il iaut donc une victime expiatoire et cette victime doit être M. Brand Whitloek, coupable d'avoir agi en galant homme, en honnête homme, Mais que penseront les citoyens des Etats-Unis de cette i nouvelle amabilité allemande à l'adresse de, leur gouvernement? On a beaucoup parlé d'avocats qui auraient hésité ou refusé de plaider pour des Belges devant les tribunaux allemands, écrit 1' " Indé- [ pendance." L'envahisseur - 'entend d'ailleurs à merveille à jeter la suspicion sur ceux qui ne répondent pas à ses avances et à faire naître des situations dont il croit pouvoir tirer avantage. C'est ainsi qu'à Bruxelles, on avait répandu Je bruit que Me Thomas Braun avait refusé de détendre Miss Cavell devant le. conseil de guerre allemand. La vérité, la voici :— Me Thomas Braun avait, à plusieurs reprises défendu des malheureux, poursuivis devant le conseil de guerre allemand. Me Braun est de ceux qui ne mâchent pas- précisément leurs i paroles. Au cours d'une de ses plaidoiries il | stigmatisa en termes singlants le système de : délation et de m uchardise institué par les ! autorités allemandes. Il n'y a plus de juges à Berlin ni dans les tribunaux allemand-, mais de- exécuteurs d'ordres militaires! Notification fut remise à l'honorable avocat, signée de la " Kommandantur," lui interdisant de se pré- i ; sente-r encore à la barre d'un conseil de guerre i i allemand, "la mentalité de Me Braun ne lui i permettant pas d'èlre respectueux devant les autorités allemandes " ! * * Notre confrère " Les Nouvelles " apprend que huit Belges viennent d'être condamnés à mort par le Tribunal de sang, siégeant à j Liège. On lui a assuré également que ; plusieurs condamnés ont été fusillés le même | jour à dix heures du matin. Ces exécutions ont toujours le même prétendu motif: trahison envers l'Allemagne ou recrutement de volontaires. C'est le prétexte immuable qui permet à nos ennemis de supprimer en Belgique occupée mais non soumise tous ceux qui gênent, tous les " indésirables," tous ceux dont le courage tranquille et l'inébranlable fermeté soutiennent la ré-! sistance générale. On ignore encore les jioms de ces nouveaux martyrs dont le Souvenir vivra éternellement. Mais on écrit d'autre part à notre confrère ' que, parmi les victimes, se trouve un brave entre les braves, Léon François, contrôleur aux vicinaux qui font le service entre Maestricht et Ja Belgique. Léon François est tombé en héros, sans faiblesse et en criant: Vive mon pays ! 11 a nié énergiquement jusqu'au bout • sa culpabilité. C'était un vaillant, un brave sans peur et sans reproche, une figure franche et loyale, extrêmement populaire, un fonctionnaire modèle, adoré de tous ses collaborateurs. Il était âgé d'une cinquantaine d'années, veuf, soutien de famille: il laisse six oiylie-lins !... Ses bourreaux l'ont torturé pour qu'il avouât une faute qu'il niait, qu'il a niée jusqu'au bout. Deux policiers allemands avaient demandé voilà un mois, après un garde du tram nommé François. François, l'ayant appris, s'était présenté spontanément aux Allemands en leur disant :— " V us cherchez un ga^'de François, Il n'y en a pas. Il y a un contrôleur François: c'est moi! Que me voulez-vous?" Le malheureux venait de signer son arrêt de mort. Il fut emmené, fouillé, jeté en prison, persécuté. Il tombe, comme tant d'autres, parce que trop franc, parce que " gênant " parce que Belge ! * * * Les Boches frappent de peines extrêmement sévères ceux qui continuent à payer les ouvriers, lorsque nos ennemis veulent employer ceux-ci à des travaux militaires. Ils espèrent profiter de la misère et de la faim pour attirer à eux ces auxiliaires dont ils semblent avoir le plus pressant besoin. Ils accablent les villages sous le poids des réquisitions les plus disproportionnées. Lorsque des ouvriers réquisitionnés s'échappent, les communes sont frappées impitoyablement. C'est ainsi qu'à Watervliet, près d'Ee-cloo. l'autorité communale a dû payer 4000 marks d'amende. C'est un régime épouvantable.* * * Les firmes suivantes, dit le " Telegraaf," ont encore, été mises sous séquestre: Davie's Brothers, " Ronnez Steppney." à Bruxelles; Dcscours et Cibaud, à Anvers; Nitrate Works.-Vilvorde; les valeurs déposées en Belgique de la Nitrogen Fertiliser de Londres. Connues séquestres, sont nommés MM. Joseph Welker, l'avocat J. M. Lappenberg, et le consul W. Emmingliaus. * * * A Bruxelles a été publié un décret, daté du 23 octobre, interdisant la vente ou la destruction d'os crus ou bouillis, cornes ou pieds de bétail, provenant d'abattoirs publics or privés. Ces déchets doivent être rassemblés et livrés aux agents désignés par ia Oelzentrale, ! qui les achète à prix fixe. La même stipulation s'unplique à la moelle, farine, graine et huile d'os. Les stocks se trouvant en Belgique doivent être déclarés à la Oelzentrale avant le 1er novembre. Cett" déclaration n'est pis nécessaire pour les stocks eu possession d'une seule personne et ne dépa-sant pas 100 kilogs. La non-observance de ce de J'et sera punie j d une amende ne déliassant nas 5D00 marks, on ECHOS. La Noël du soldat belge. Le comité "Brilish Gifts for Belgian So'l-diers" possède déjà une première liste do souscription de cette œuvre si intéressante, et. engage vivement tous les Belges à verser leur obole pour que tous les soldats ai: ut leur-cadeau de Noël. Le montant de cette première liste s'élève à £81 12s. -1 Vd. Que dans chaque ville, chaque village. se> forment des comités pour recueillir des fonds;, que ceux qui ont vraiment le désir d'aider leurs, compatriotes se dévouent corps et âme. IL faut que nous ayons au moins 200,000 francs, pour distribue]' à tous du chocolat et des cigarettes, suivant le désir exprimé par la reiue> des Belges. Sa Majesté fera elle-même la distribution» et 1 i princesse Clémentine-Napoléon patronne! l'œuvre. Les doi^ seront utilement envoyés, soit au journal, soit à fUnion des Comités, Hôtel Ceci], Strand. Une conférence de M. Vandervelde. A la conférence sur "La bataille da-l'Yser, que M. Emile Vandervelde donnera vendredi prochain à 8 heures 30 à l'Hôtel Cecil et qui sera présidée par Lord Suinne:, Mme Vandervelde récitera l'hymne " Ceu.y "jui pieusement sont moits pour la Patrie,' de» Victor Hugo, et " For the Fallen," de Lawrence Binyon. Une .-ilver collection sera faite au profit da la Noël du Soldat Belge, œuvre patronnée par S.A.I. la princesse Clémentine-Napoléon. A la Cro x Roug * française. Lundi ont eu lieu devant le jury central les examen.- d'infirmière pour la Croix'-Rou-'ti française. Mme la baronne Edouard Osy de Zuyçaert-, Mlle de Sellier* de Moranville, et la jeune comtesse Antoinette Ghislaine Madeleine le Pontois ont passé avec la plus grande distinction. Nos sincères félicitations! LA SOCIAL DEMOCRATIE AUSTRO- ALLEMANDE ET LES SOCIALISTES BELGES. Son* ce titre. M. Emile Rover, député belge, a réuni le* documents irrécusables qui établissent. comme le dit M. Emile Vandervelcfcé» dans la préface qu'il a écrite pour eitte brochure, qu'en défendant la Belgique attaquée, les socialistes belges, même du. point de vue de l'internationale ouvrière, n'ont pas seulement usé de leur droit, lirais accompli leur devoir. "La brochure que je présente au publie socialiste, dit l'éminent préfacier, a le grand, mérite d'exposer clairement le* faits, dans leur ordre logiqu \ et aussi objectivement qu'il est possible de le faire, quand on a souffert» ce que nous avons souffert." M. Royer rappelle alors les divers événements qui se sont succédés, depuis les congrès de Stuttgart, de Copenhague, de Bâle, jusqu' aux séances du Reiehstag ou furent votés les crédits de guerre. L'analyse des événements qu'a faite M. Royer s'arrête au 1.3 mai. Mais ie* manifestes, qui se sont depui- lors publie* et multiplie* eu. Allemagne laissent subsister le point d'interrogation qui termine sa brochui •. Ceux qui furent les social-démocrates d'Mlemaeue d'Autriche, seront-ils dorénavant le- fidèle* sujets des deux empereur- qui ont -délibérément déchaîné la catastrophe, ou bien li» vieux Bebel était-il bon prophète quand, parlant au congrès de Stuttgart, il prévoyait " qu'une grande guerre européenne favori-crai:. plus la cau-e socialiste qu'une propagande de dix ans "? C'est là qu'est en i sriné Je -icref dé l'avenir. La lutte est entre l'impérialisme allemand et) la liberté des peuples. (Editi n du " Coin de France," 17-is1. Green-street, Leicester-square, Londres, Prix: t'O centimes.) — Le "Corriere d'Italia" publie un' uote> officieuse confirmant que le Pape n adre.-sé, des, remontrances à Vienne pour le bombardeun nt de l'église des Sealzi, à Venise, et a fait auprès de François-Joseph de nouvell * et plus pressantes démarche* pour que les édifices religieux soien, épargnés dans le- attaques d'aéroplanes. Cette démarche de Benoît XV produit une excellente impression. ON DEMANDE DES OUVRIERS DANS LE ROYAUME-UNI. Des ouvriers belges désirant travailler dans le Royaume-Uni sont informés que les " Boarcl of Trade Labour Exchanges" (qui sont les seules autorisées par le gouvernement britannique de présenter des ouvriers beiges aux patrons anglai*) ont un grand nombre d'emplois à conférer surtout dans les industries agricoles et du génie civil. Des offres de service doivent être fajti - à 'a Bourse du Travail la plu* proche du domicile; pour l'adressé, se renseigner au bureau des postes de la localité. Des Belges se trouvant dans les a-ili>- de réfugiés à Londres peuvent s'adr -ser aux Bourses du Travail qui sont établies dans ces asiles: d'autre* Belges ré.*ida.nt à Londres, a la Bourse du Travail à 0, Catfaerine-streetv Strand. ANNONCES. 9 pence la. ligue.—Joindre ie montant aux ordre* v p DELLE d-s bonne fainillçdemande \ ■ r corirro gourerranie ou demoiselle de eie. dans -m an^i» - . —Ecrire. 1'. J.. bureau inurral. KkELJ.K. belge, parlant i a; çais, ai 'rl " dem. gour. ou demoiselle < •• <$U:vfr.h'® couture.—Ecrh'e, K. 53 . buieau au joi. r . DENTI8TRV. YlriOR l QT1I. <fAn\ rs (rue Quclhn), conduit ' on- t is les ) * tlc * 6 heures, Oxioid-stree'.. 351 'I < ! phone, 2782 M';, i ÂrjDK conclu l c'ipl. ms"l. ief: d«"iii: r.dê \X p'ace, ,ibre le 15 novembre.—E^r.re, (j 1 , du journi! LES Soldats Y. Hibbelen. A. 1*ô. -Je. bai. à cheval et Loui- Oîiv.t , même adre-s , UcsiûaudeMt un* marraine pour correspondre. flT" 1 /in r»i ^ n v i iii-n'nr i , i. I r>nnv i < > /1 ^

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This item is a publication of the title La métropole d'Anvers: paraissant provisoirement à Londres belonging to the category Oorlogspers, published in Londres from 1914 to 1919.

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