L'avenir: journal quotidien d'Anvers

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16 December 1914
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s.n. 1914, 16 December. L'avenir: journal quotidien d'Anvers. Seen on 12 August 2022, on https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/en/pid/qz22b8wc2f/
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Mercredi 16 Décembre 1914. 10 Centimes. Première Année, numéro 1. REDACTION ADMINISTRATION 103, place de Meir, 103 — box n. 16 — ANVERS L'AVENIR Journal Quotidien d'Anvers. BUREAUX OUVERTS de 10 à midi et de 15 à 17 heures ANNONCES A FORFAIT 103, place de Meir, 103 ANVERS Au Lecteur En présentant ce nouveau journal, nous avons à cœur de donner au public notre raison d'être et de lui exposer notre programme. Nous croyons que cette création répond à un besoin immédiat, non que la presse locale ne suffisse aux nécessités du moment et qtie la façon dont elle remplit sa mission, dans les circonstances actuelles si diff 'les, ne soit digne de toute considération. Mais si l'on peut concevoir une presse exclusivement flamande dans une ville dont la population d'expression flamande constitue la quasi généralité, il n'est pas admissible que la presse d'expression française, du moment que celle-ci existe dans notre ville, n'offre pas au public un terrain d'information et de discussion autre que la représentation unique qui nous est restée après la disparition des nombreux journaux français existant à Anvers avant l'occupation. Pour notre programme, nous allons l'exposer aussi succintement que possible.Tout d'abord, nous respecterons et ferons respecter les convictions religieuses de nos populations, convictions traditionnelles si fortement ancrées dans leur cœur -et dans leur esprit, qu'on ne peut même concevoir notre nationalité sans elles. En les respectant et en les faisant respecter, notre journal s'inspirera surtout de la belle devise anversoise, dans son sens le plus large : Liberté en tout et pour tous. L'« Avenir)» se mettra ensuite au premier rang, dans la défense des revendications linguistiques des provinces flamandes. Si notre journal ne se publie pas dans le premier idiome iicitioiial du pays, c'est que précisément nous avons pris à tâche de convaincre la partie wallonne de la Belgique que le moment est venu de donner enfin satisfaction aux Flamands dans les griefs nombreux que depuis 84 ans ilc dénoncent avec tant de courage et r" . persévérance. Cette satisfaction doit se donner dans son entièreté, dans tous les domaines et en toute loyauté, et non plus par bribes et morceaux et à la suite de luttes souvent longues et pénibles. Sur le terrain de la politique générale, nous nous promettons de travailler et de lutter pour que notre chère Belgique, quand nous serons revenus à une situation normale, reprenne le rang modeste mais méritoire qui a fait si longtemps son bonheur. En effet, à quoi cela nous a-t-il servi de laisser déchirer une à une les pages glorieuses du livre d'or de la Maison d'Anvers, tracées jadis unanimement par notre population, pages signées de tant de noms marquants? Pour l'avenir, nous'serons là quand il s'agira de causer et de discuter nos droits, non pas par de la phraséologie ou des rodomontades passionnées et peu sérieuses, mais en une attitude digne et calme, envers et contre tous, forts de cette même dignité et de ce calme qui rendent réellement invincible. « L'AVENIR ». Notre Feuilleton D»ns quelques jours, nous commencerons la publication du feuilleton : La guerre européenne par l'écrivain japonais Vicomte OTOJI-RO KAVAKAMI, major dans J'état-major impérial japonais. L'auteur, qui a suivi, comme reporter, les opérations militaires de la guerre de Mandchourie, décrit dans ce livre les péripéties de la guerre actuelle, qu'il avait prédite pour 1913. Ayant assisté aux grandes batailles de la guerre russo-japonaise, ayant d'un au-tre côté étudié à fond la situation politique et les forces militaires de l'Europe, il décrit, avec un réalisme saisissant, les diverses batailles de la guerre actuelle, dont il a prévu, en grandes lignes bien entendu, les résultats avant leur échéance.Nos lecteurs seront ainsi à même d'étudier, par leurs grands côtés, les événements qui se déroulent actuellement sous nos yeux et cela, grâce à la contribution littéraire d'un auteur dont l'objectivité ne peut certes pas être mise en doute. Nos informations « L'Avenir » naît dans des circonstances particulièrement difficiles, — et, en disant ceci, nous ne vous apprendrons , rien. Si nous y insistons, c'est que nous j voulons rappeler que l'information est , malaisée, vu l'absence complète de com- \ munications rapides et la prudence ex- ^ trême qui doit être de règle. Nonobstant, nous tâcherons de fournir au lecteur des nouvelles inédites, de , source sûre, et présentées sous la forme la plus agréable possible. Et nous espérons qu'il nous en saura gré. , Lettre Encyclique de S.S. Benoit XV I. Aux vénérables Frères les Patriarches, Archevêques, Evêques et autres Ordinaires qui vivent en paix et en communion avec le Siège Apostolique. Salut et bénédiction apostolique ! Sitôt .que, nonobstant notre indignité, nous avons été appelé par les desseins impénétrables de la divine Providence à occuper le Siège du Prince des Apôtres, nous avons, appliquant à nous les paroles adressées par Nôtre-Seigneur Jésus-Christ, à Saint Pierre : « Pais mes agneaux, pais mes brebis », jeté un regard d'indicible charité vers le troupeau confié à notre sollicitude, troupeau vraiment immense, puisque sous l'un ou l'autre rapport il comprend tous les hommes. Tous furent délivrés de la servitude du péché par Jésus-Christ, qui a offert pour eux le prix de son sang; il n'est personne qui soit exclu du bénéfice de cette rédemption. D'où le Bon Pasteur peut bien dire que, tandis.qu'heureusement il tient déjà une partie de l'humanité dans le bercail de l'Eglise, il y presse doucement l'autre : ((J'ai encore d'autres ouailles qui ne sont pas de ce bercail ; je vais les amener aussi et elles écouteront ma voix. » (Jo. 10, li,6;) Nous l'avouons, vénérables Frères, le premier sentiment que nous ressentions dans notre âme et qui y a été sans doute allumé par la bonté divine, a été une incroyable émotion de la charité et du désir du.salut de tous les hommes.fcen_ assumant notre charge de pontife, nous avions la même volonté ardente, que Jésus-Christ a exprimée peu avant sa mort sur la croix : « Père saint", conserve-les en ton nom, ceux que tu m'a donnés. » (Jo., 17, 11.) Douleur du Pape à cause des horreurs de la guerre. Lorsque du sommet de la dignité apostolique nous avons considéré le cours des événements humains et vu l'état déplorable de la société, nous en avons ressenti une affliction 'vraiment immense. Et comment, devenu le Père de tous les hommes, n'aurions-nous pas senti briser notre cœur au spectacle que présente l'Europe et avec elle le monde entier, spectacle le plus terrible et le plus douloureux peut-être de toute l'histoire. Vraiment, on dirait que les jours sont arrivés dont le Christ a prédit : « Vous entendrez parler de guerres et de rumeurs de guerre..., car peuple se lèvera contre peuple et règne contre règne. » (Matth. *24, 6, 7.) L'affreux spectre de la guerre domine de toutes parts et c'est comme l'unique pensée qui occupe l'esprit des hommes. Des nations grandes et bien florissantes se trouvent sur le champ de bataille. Quoi d'étonnant si, munies comme elles le sont des armes terribles que le progrès de l'art militaire a inventées, elles se rencontrent dans des carnages inouis? Les ruines, les massacres sont extrêmes, chaque jour la terre déborde de sang nouveau et se couvre de morts et de blessés. Croirait-on encore que ces peuples, armés l'un contre l'autre, descendent tous d'un commun père, ont tous la même nature et font partie de. la même société humaine? Qui reconnaîtrait en eux des frères, fils d'un seul Père, qui est dans les cieux? Et tandis que, d'une part comme de l'autre, on" lutte avec des années immenses, les peuples, les familles, les particuliers gémissent dans la douleur et dans la misère, tristes conséquences de la' guerre ; jour pour jour le nombre des veuves et des orphelins va augmentant à l'excès; les voies de communications étant interrompues, le commerce est arrêté, les terres abandonnées, les arts délaissés, les riches dans l'anxiété, les pauvres dans la disette, tous remplis de tristesse.Le Pape conjure les princes et le? gouvernants de faire la paix. Touché de Aant de malheurs, nous avoils regardé dès le commencement de notre pontificat comme notre devoir de faire nôtres les dernières paroles recueillies des lèvres de notre prédécesseur, Pape de sainte et illustre mémoire, et de les redire en assumant notre charge apostolique. Nous conjurons donc les princes et les gouvernants qu'ils s'empressent, à la vue de tant de larmes et de tant de sang déjà versé, de rendre à leurs peuples les bienfaits si indispensables de la paix. (A suivre.) Echos. Courage! ] La guerre, cette grande extermina- 1 trice, cette redoutable faucheuse d'hommes, peut aviver la haine des races et stimuler l'exécration que se vouent entre eux différents peuples. Nonobstant, elle porte en elle des conséquences imprévues, qu'il n'est pas inutile de signaler. Elle rapproche les victimes Elle fait taire les animosités entre gens d'une même contrée. Elle musèle les rancunes, impose une sourdine aux vieilles querelles, elle fait régner une fraternité ,en tous points spontanée parmi des personnes qui, dans une ville assiégée comme celle que voici, ont besoin de soutien, d'appui moral, d'encouragements. Des voisins, qui (niques ne s'adressèrent la parole, se concertent sur le seuil de l'huis. Parmi les indifférences se créent des amitiés! Entre personnes d'opinions divergentes, surgit une entente merveilleuse. Tous, nous pratiquons en ce moment cette charité chrétienne, dans sa plus noble et plus grande conception, celle qui consiste à tendre une main secourable à tous, quels qu'ils soient. Nous sommes unis, admirablement unis dans l'infortune, et nous serions la main, dans une effusion soudaine que jadis nous ne connûmes point. Voilà ce qu'il faut, à l'heure qui son-,né. Tous, nous devons être des amis, et ïaire trêve aux plus acerbes rivalités. 11 se peut que des misères, plus poignantes que celles que nous avons vécues, s'abattent sur notre chère ville; c'est alors surtout que nous devons pouvoir trouver du réconfort de toutes parts. Comme dans le poème grandiose du sublime poète, nous donnerons quand même à boire à celui qui nous outragea, — si la soif le tenaille et si la mort le menace. Nous avons, besoin, en ce moment, — et pour employer une expression quelque peu argotique, mais qui exprime bien notre pensée, — de nous sentir les coudes. Bon nombre de nos concitoyens, imparfaitement remis des émotions passées, se trouvent encore sous le coup des inexprimables nuits de terreurs et d'angoisses. L'abattement comprime les pulsations dè leur cceur, la consternation les fait s'affaler sur un siège bas, la tête lourde entre les poings crispés, des sanglots dans la voix rauque, des contorsions dans les mains rèches. Et voilà qui constitue un spectacle engendrant l'affliction la plus définitive. Cet abattement n'est guère digne des Flamands que nous sommes. Nous avons passé par de rudes épreuves, à travers l'histoire. Nous avons connu le prince de Parme, et nous avons subi les traités de Westphalie. Nous vîmes entrer dans nos murs Labourdonuaie et Pichegru. Les annales de notre chère ville se voilent constamment de deuil, — mais se glorifient chaque fois d'une résurrection auréolée de gloire. Voilà qui doit nous pousser ardemment à croire en l'avenir, — ce mot d'espoir et de foi qui figure en tête de ce journal. Ainsi que le disait Mgr Mercier en rentrant dans notre Belgique meurtrie, nous rebâtirons. Nous l'avons toujours fait, après chaque convulsion politique, et nous le ferons encore.Noël rouge Noël, la grande date immortelle, qui fait frémir de joie et d'espérance le monde entier, approche. Regardez le crucifix : Ne vous semble-t-il pas, par une sublime magie d'optique, que le Grand Crucifié-semble vouloir quitter son bois de torture où l'a cloué sa Bonté Infinie, pour dire à l'Humanité, rouge de sang : Paix sur la Terre A bas les armes ! C'est l'ange de la Paix qui doit avoir inspiré le représentant sur terre de ce Dieu qui s'est immolé pour les hommes et que nous invoquons plus que jamais avec une ardente ferveur Christ, quand donc descendras-tu sur la terre pour faire cesser cet horrible carnage? S. S. Benoît XV, tout ému d'une vive commisération pour les souffrances innombrables causées par la fièvre de sang qui secoue le monde, a proposé la sanctification de la journée de Noël par une trêve générale des hostilités. Malheureusement, ce voeu sublime, qui doit toucher quiconque croit en la Parole divine du Sauveur, ne pourra être exaucé. La Russie n'y adhère pas, parce que la Noël russe tombe quinze jours après la Noël belge et française. Donc, ce jour, le plus grand de l'année, sera un jour où la fraternité universelle des hommes sera reniée et où le flot de Sang humain montera peut-être encore plus, comme une malédiction qui retentira dans les siècles des siècles ! Maudite soit la guerre !... Dieu veuille que sa fin soit bien proche et que la Paix descende bientôt du ciel comme une bénédiction ! A quelque chose... Tous nos bons Anversois ont pu remarquer que les obus allemands aiment le groupement et, à ce sujet, il est assez curieux de constater que le Marché-aux- Souliers a été spécialement mal arrangé, ce qui remet en mémoire le projet de passage traversant le bloc de maisons formé par la place Verte, le Marché-aux-(Eufs et ledit Marché-aux-Souliers. Serait-ce là une coïncidence purement fortuite, ou bien le génie de la guerre a-t-il voulu donner son opinion approba-tive sur ce passage, qui, certes, constituerait, pour notre bonne ville d'Anvers, un embellissement désirable et utile ? Espérons que cet avertissement venu des bouches à feu, trouvera un écho chez Monsieur Qui-de-Droit et que, dans une période que nous espérons rapprochée, nous verrons cette percée si joliment conmiençée par un jeu d'obus, définitivement adoptée, à la satisfaction de tous nos concitoyens. Justice de paix Le hasard nous fit passer une heure, l'autre jour, à la Justice de paix, en la demeure de Thémis. Ce sont, vous le pensez bien, les juges conciliateurs qui ont la plus grosse besogne en ce moment. Que de minuscules litiges, que de contestations minimes, que de controverses inappréciables ! Bien entendu, les loyers non payés, non payables, priment dans le cénacle. Des pauvres gens, des femmes dont le mari s'en fut, dont le fils dort on ne sait où, y viennent clamer leurs navrantes doléances. A leurs côtés se cabrent d'inflexibles propriétaires, frappés eux aussi par la guerre, et qui défendent leurs droits avec la plus irréductible opiniâtreté... Toutes les misères s'étalent là, s'affichent sans contrainte, s'avèrent librement. Ce sont les lamentations éperdues des sans-travail, des pauvres, des malheureux... Mais le juge est d'une bonté infinie. Ce n'est pas le Justifier fruste ayant coutume de s'arc-bouter devant la mauvaise volonté : c'est l'homme qui sent, lui aussi, les aléas de l'existence, les tristesses de l'heure, et qui tâche d'avoir la voix de douceur et le geste d'onction. Le gendarme, d'après Courteline, était sans pitié; le juge, par ces temps-ci, entend la commisération. Et voilà qui est souverainement beau. Etf l'autre mai<in, quand nous assistâmes à cette audience, nous pûmes admirer cette extraordinaire présence d'esprit, ce sublime discernement, de l'homme, jeune encore, qui avait à trancher tant de différends créés par la situation que voici. Un instant, nous avons fait cette réflexion : si l'autre querelle, la grande, celle qui ensanglante l'Europe entière, avait pu être aplanie de la même sorte, ne serions-nous pas plus heureux ? Balzac eût dit: «Que sais-je? » et Rabelais : « Peut-être ! » Devoir En prononçant ce mot : « devoir », nous pensons en 'tout premier lieu à nos soldats, qui dans les tranchées, se montrent d'une admirable vaillantise et d'une bravoure sans pareille. Ensuite, notre imagination nous porte vers ceux qui, lorsque l'heure angoissante sonna pour notre ville, sont restés à leur poste pour conjurer une débâcle plus grande encore. Et tous, nous les saluons avec le respect le plus absolu. Il en est d'autres, toutefois, des courageux, dont la postérité devra ignorei les noms; de ceux qui, sans espoir de réclame tapageuse ni d'éloges dithyrambiques, ont bien mérité de la patrie en demeurant fièrement à leur poste durant que les bombes stridaient au-dessus de notre cité... Il convient d'en dire un mot. L'autre jour, nous avons rencontré un jeune médecin de nos concitoyens qui se trouvait à la tête d'une ambulance. Il avait une soixantaine de malades. Il ne les a point quittés, pendant toute la durée du bombardement. On s'imagine malaisément ce que c'est : d'avoir à consoler des malades perclus, impotents, se trouvant devant l'impossibilité cruelle de pouvoir fuir, des pauvres hères que d'inexprimables souffrances torturent et qui, dans les affres de la tragique nuit, entendent vomir la mort au-dessus de leur couche ! On ne se figure pas sans émotion intense ce jeune médecin, conscient du véritable apostolat qu'il exerce, mais se sentant homme, après tout, dans le fracas formidable des engins meurtriers, et qui s'en va de l'un i l'autre de cei épaves humaines colporter le mot qui réconforte ! Cependant qu'au dehors, 1; ville flambait, que les bûchers dessinaient dans les vitres des maisons proches d'effroyables couchants, que des bombes éclataient en leurs indicible; fureurs ainsi que des orages d'horribles légendes... C'est là, de la part de ceux qui sonl restés, et qui estimèrent ne point pouvoir abandonner tous ces râles et toute: ces douleurs, de l'héroïsme tranquille de la grandeur quiète, de la bravoure qui se cache modestement, — et celî devait être relaté en des termes laudatifi comme tous les dévoûnients qui surgirent en ces moments terribles. NOUVELLES DE LA GUERRE En Belgique Près d'Ypres les allemands ont essayé une grande poussée, ils réussirent même un instant à prenure une tranchée française, mais ies alliés ne les oiit pas longtemps iaisses aans cette position, uu dépit du ieu meurtrier de l'ennemi les alliés* revinrent. A trois reprises, les commandants de l'ennemi ont jete l'énorme niasse de leurs troupes contre nos positions au sud-ouest d'Ypres, mais chaque lois cette dépense d'énergie a été inutile. Le général de Guise à Crefeld On nous communique que le commandant de la position fortifiée d'Anvers, le général, de Guise se trouve actuellement à-Crefeid, en Allemagne. Contrairement à un récit paru dans divers journaux prétendant qu'il était entré en France à la tête du restant de nos troupes, le général De Guise s'était retiré, lors du bombardement au fort Sainte-Marie. C'est là qu'il se rendit le 9 octobre, lors de la capitulation d'Anvers. De général fut transporté en Allemagne, où il est traité avec les égards dus à son rang. Il vient de demander aux autorités anversoisejt le nom de l'officier allemand auquel il remit son épée, afin de le remercier de son attitude courtoise, ce qu'il n'avait pu faire dans le trouble des événements de cette journée. Sur le terrain oriental Petrograde, 13, décembre. — Communiqué de l'Etat-major général: Dans la région de Mlawa nous avons achevé notre offensive sur tout le front. Hier nois avons conquis une position ennemie dans la région de Przasnysz et Ciechanow. Sur le front Dowicz-Hou les allemands ont persisté dans leur offensive.. Nos troupes ont pris dans cette contrée au nord de la Bzura, une nouvelle position. Dans les autres contrées de la rive gauche de la Vistule il n'y a eu que des combats sans importance. Au sud de Cracovie il n'y a pas de changement. Da bataille continue. Dans les Carpathes les déplacements de troupes se poursuivent. Dans l'Afrique du Sud Prétoria, 13 décembre. — Parmi les révoltés qui se sont rendus aujourd'hui se trouvent, dans le district du Sénéfal, le général Rauten-bach et le commandant de Jager avec trente hommes; ensuite le général Krog et les aides de camp Eksteen et de Busson. De seul révolté de marque qui est resté dans l'Etat-Dibre est Conroy, membre du Conseil provincial. Une déclaration du général von Bissing De gouverneur général pour la Belgique, le général de cavalerie von Bissing a déclaré ce qui suit au correspondant des « Hamburgi-schen Korrespondenten » : Je veux conservjr l'ordre et la paix dans ce pays qui sert de bases d'opérations à nos troupes. Notre armée saura que l'ordre îègne der rière elle, pour qu'elle puisse librement, et à tout instant diriger son regard sur l'ennemi. J'espère aussi pouvoir travailler d'accord avec les autorités civiles, » Quand Sa Maiesté l'Empereur me nomma gouverneur-général, il insista spécialement pour que je fasse tout ce qui est nécessaire pour aider les faibles en Belgique. » Retraite autrichienne en Serbie ; Vienne, 14 déc. (Wolff.) — On mande officiellement du théâtre de la guerre sud : A la Drina, l'offensive de nos troupes dans la région sud-ouest de Valjevo, se heurta sur d'importantes troupes de l'ennemi. Non seulement, nous étions obligés d'abandonner l'offensive, mais une retraite de nos troupes, qui . s'avançaient constamment depuis des semaines, dans des combats sanglants où les pertes étaient considérables, fut nécessaire. Contre cette retraite, nous opposons la prise de Belgrade. Pour repousser l'ennemi, nous avons pris des nouvelles mesures. La paix austro-serbe Vienne, 15 déc. (Wolff.) — De Korrespon-denz-Bureau mande : Des journaux étrangers ont annoncé que , l'Autriche-Hongrie avait demandé, par l'ih-' termédiaire d'un des Etats du Balkan, la paix à la vSerbie. Nous pouvons assurer que cette nouvelle est absolument fausse. Les suites de la guerre pour l'Italie Milan, 15 déc. — IL Selo discute les suites de la guerre pour l'Italie et en conclut que les intérêts du pays ne seront pas servis par une victoire fraiico-angl'iise, aiU ndu que c- s pays ont déjà, une supériorité dans la .Méditerranée et que par le renforcement de Gibraltar, Malte et Suez, ils exerceront une lorte pression sur l'Italie, tandis qu'une victoire allemande .'établira l'équilibre Les problèmes de la neutralité •Berne,. 15 déc. — De gouvernement suisse prévient contre la propagation des bruits d'atrocités allemandes. De bruit que des soeurs de la Croix-Rouge allemande auraient vacciné les malades avec du poison e6t absolument faux. Ces bruits invraisemblables doivent être démentis, car ces démentis sont le gage de la neutralité. Les bateaux retenus à Gibraltar Comme mande la Ne-ue Zilricher Zcitung, le président de l'Assoziazione Granaria a adressé un télégramme au ministre de l'extérieur Sonnino afin de prendre des mesures pour la mise en liberté des bateaux Hoygull, Borscy et Telles, chargés de grains pour Milan et étant retenus à Gibraltar, Malte et Nice. Ua démenti officiel Berlin, 14 déc. (Wolff.) — Comrnaniqué officiel du grand quartier général : Des attaques françaises sur nos positions entre la Meuse et les Vosges ont été repoussées 6ur les autres parties du front de l'Est et il n'y a pas de changement dans la situation.Dans le sud de la Pologne, il n'y a rien de nouveau. Dans le nord de la Pologne, les opérations de nos troupes avancent. Aux communiqués russes et français, nous ferons quelques remarques. De Saint-Pétersbourg, l'on annonçait, eu date du 11 décembre : Au sud-est de Cracovie, nous avons pris plusieurs canons et deux mille prisonniers. Rien est vrai de cette menhon. Nous ne manquons pas un seul homm* de nos troupes, ni un seul canon au sud-est de Crscovia. De Paris, en date du 12 décembre, on manda officiellement : Au nord-ouest de Vailly, nous avons pris une batterie allemande. A Deux-Nouon, notre artillerie a détruit deux batteries de l'ennemi et plusieurs tranchées. Or, ce sont là des nouvelles inventées. Postes et Télégraphes Constantinople, 14 déc. — Da direction des Postes et Télégraphes annonce qu'on a ouvert un bureau de télégraphie à Krepikoei. On remarque que les contrées aux «nvirons de Kre-pikoei sont en possession des Turcs. La bataille navale aux Iles Falkland Les pertes du côté des Anglais dans cette bataile navale comprennent, sept hommes tués et 4 blessés. Il n'y a aucun officier tué ou blessé. Dépêches diverses. Constantinople, 14 décembre.— D'oujertur€ du Parlement a eu liea avec beaucoup de solennité, au milieu des princes du sang. De Khédive ainsi que le général von der Goltz assistaient à la séance. Après le discours du trône, et le départ de la Cour et du corps diplomatique, le président Habil-Bey, prenant la parole, fit ressortir que la Turquie fut contrainte à cette guerre. Celle-ci ne concerne pas seulement une question ni la réparation de l'honneur national, ni la reprise d'une pr »-vince, cette guerre est une lutte pour l'existence du pays et celui-ci doit persévérer juv qu'à ce qu'une paix dur ible soit assurée. Paris, 14 décembre. — De général Barthaut dit dans le Petit Journal que les Russes ont «" té réduits à la défensive -.ur toute la ligne le l'est sauf au sud-ouest de Cracovie. Des longs communiqués Russes sur les combats depuis fin octobre 11e permettent pa6 de juger de la situation. Petrogrado, 14 décembre. — Da « Novoja Vremja» dit qu'aux combat.-* vers Dowic» ont pris part les légiments du centre de l'Asie composés de Tartaree, Kirgises et Bashkirs. Informations fantaisistes Le lecteur anversois s'est plaint amèrement, par ces temps de guerre, des informations qu'il pouvait cueillir dans les quotidiens. Plus d'une fois, il rejeta la feuille publique d'un geste rageur, en proférant cette parole comminatoire : — Tas de mensonges! Je ne lis plus aucun journal ! Que ce lecteur désappointé se console en pensant qu'en pays étranger cela ne va guère mieux. Un journal amstellodamois publiait, l'autre jour, une correspondance anversoise dans laquelle il était dit : « Des aviateurs anglais ont survolé notre ville et jeté des bombes sur l'avenue Jan Van Ryswyck... » Dire que nous ignorions parfaitement ce détail, et que nous nous imaginions l'avenue Van Ryswyck absolument intacte ! Au demeurant, pour donner une idée de la façon dont s'accréditent les légendes à l'étranger et dont on écrit l'histoire, citons encore celle-ci. Elle est extraite d'une lettre arrivée — Dieu sait comme ! — de France, et adressée -par un locataire d'appartement à son propriétaire : « J'apprends que la plus noire famine règne à Anvers. Il y a, dans ma cave, quatre boîtes de sardines dont vous pouvez user sans crupules. » Il faut avouer qu'elle est réussie ! Nous n'en sommes pas là, heureusement... Prisonniers de guerre On mande de Bruxelles que le gouvernement général reçoit régulièrement, de la main des autorités allemande*, les noms des prisonniers ainsi que des Belges libérés. Ces listes devront Àtre remises à l'Agence Belge de renseignements pour les prisonniers de guerre de la Croix Rouge, Marché-au-Bois 12, Bruxelles. Les demandes de renseignements adressées au Gouvernement général devront être envoyées à ce bureau. On fera donc besogne utile en s'adres-sant directement à l'adresse ci-dessus. Le Gouvernement général reçoit continuellement des lettres émanant de Belges qui demandent la libération de parents séjournant en Allemagne. Etant donné que ces requêtes doivent faire l'objet d'une correspondance assez longue, il est donc inutile de s'impatienter si la réponse ne parvient pas les quinze premiers jours. Les prisonniers de guerre, — ce sont ceux qui faisaient partie de l'armée belge après l'explosion du conflit, — ne seront libérés qu'après conclusion de paix. Cependant, on peut déroger à cette règle quand on fait l'échange de prisonniers entre belligérants, ou quand, de l'avis des médecins allemands, la convalescence des blessés ne peut être attendue qu'après un terme très long. Lire en deuxième page, les derniers Télégrammes de la guerre.

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