Le courrier de l'armée

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26 December 1916
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s.n. 1916, 26 December. Le courrier de l'armée. Seen on 02 July 2022, on https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/en/pid/j678s4kd3x/
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LE COURRIER DE L'ARMÉE paraissant les Mardi, Jeudi et Samedi Ce journal est destiné AUX SOLDATS BELGES ; chaque compagnie, escadron ou batterie reçoit dix ou quinze exemplaires français et flamands. les Départions des Belges sa Allemagne Réponse aux prétendues Justifications données par les Allemands Les ouvriers réduits en Belgique à l'inactivité lie sont pas au nombre de 300,000, si l'on ne compte dans ce chiffre que les hommes. Le nombre de ceux-ci n'atteint pas 350,000. Le chiffre exact est de 346,989. Il y a, en outre, un certain nombre de chômeurs dits partiels, dont l'inactivité n'est que Irès intermittente. Les alliés n'ont jamais refusé de fournir à la B&lgique les matières premières nécessaires à ses •fabriques et usines. Ils ont seulement demandé, pour ne pas jouer un rôle de dupe, que l'Allemagne leur donnât la garantie que les matières premières introduites, pour remplacer celles qui avaient été saisies, ne seraient pas confisquées à leur tour. Dans la seconde moitié de l'année 1915, un groupe d'industriels belges a offert à l'autorité allemande des moyens pratiques de réaliser les desiderata des alliés : le ravitaillement industriel se serait fait comme le ravitaillement alimentaire, sous la direction du Comité national et le protectorat des mêmes représentants des trois puissances garantes. L'argent provenant de l'exportation des fabricants aurait servi à l'achat de nouvelles matières premières. La combinaison échoua. Le Gouvernement impérial, à Berlin, refusa de souscrire à un engagement d'ensemble, se réservant de prendre des décisions dans chaque cas particulier. Il dut céder d'un-e part à la pression des industriels allemands qui escomptent la ruine complète de l'industrie beige, et d'autre part à celle des autorités militaires qui, dès lors, méditaient de conserver en Belgique des contingents d'hommes momentanément inoccupés pour s'en servir quand elles en auraient besoin. Il suffit de parcourir la nomenclature des arrêtés pris par l'autorité allemande depuis le 11 décembre 1914 jusque dans ces derniers jours, pour constater que l'industrie nationale a été successivement dépouillée de tous ses stocks et de tous ses moyens de production et tarie ainsi dans ses sources. Non seulement les machines-outils jugées utilisables ont été enlevées par les Allemands pour servir à la fabrication du matériel de guerre dans les nouvelles usines qu'ils ont installées chez eux, mais les industriels belges ont été empêchés de remplacer les machines exportées et de réoccuper leurs ouvriers.Pour choisir dans lesusines belges les machines qui pouvaient leur convenir, l'autorité allemande a délégué des concurrents allemands de ces usines et, chose inouïe, afin de réduire le marché belge à l'impuissance immédiatement après la guerre, ces concurrents ont profité de leur passage dans les usines pour y démolir les installations fixes, fours, etc. Le fait s'est produit notamment dans les ateliers de construction électrique de Charleroi et dans les usines de Maubeuge. La province du Luxembourg, où l'industrie est nulle, avait été la moins atteinte par les réquisitions pratiquées dans le restant du pays, et le Comité de Secours, en vue d'éviter le chômage, y avait entrepris une série de travaux auxquels une grande partie de la population était appelée à collaborer. Il a fait executer ainsi depuis le commencement de la guerre 750 kilomètres de chemins de fer vicinaux, assaini 624,000 hectares de terrain ï'angeux. planté 1,100 hectares inexploités, construit 3,000 fosses à fumier et citernes à purin, procédé à des aménagements de cimetières, à des distributions d'eau, à des améliorations d'étables ; il a dépensé, pour la réalisation de ces travaux, «ne somme de 9,540,000 francs, représentant presque exclusivement des salaires, et dans laquelle ies pouvoirs publics, provinces, communes et Etat n'ont eu àintervenir qu'à concurrence de 1,790,000 francs. Des travaux du même genre étaient projetés et approuvés, une partie déjà entamée et, brusquement, leur continuation et leur achèvement ont été interdits par des ordres transmis aux administrations communales.Ces défenses reposent aux archives de ces administrations. Les Allemands déportent des étudiants, des rentiers, des cultivateurs, des gens de maison en service, des ouviieis d'ateliexs cuii n'ont Jamais chô mé, puis le troupeau d'esclaves est embarqué sans leur laisser le temps des adieux. Toute l'humanité dont on se vante consiste à leur recommander, comme à Nivelles, de ne se munir que d'un petit bagage à main. C'est une, ironie de parler d'une enquête spéciale sur chaque cas particulier. Le lieutenant-général Hurt avoue dans son avis à tous les bourgmestres du Grand Bruxelles et du Bra-bant que « l'administration allemande n'a ni le temps ni les moyens de faire une enquête sur la situation de chaque personne ». C'est donc l'arbitraire le plus absolu. Ce qui prouve que l'on ne veut pas seulement les chômeurs à raison de leur inactivité, c'est que dans certains établissements métallurgiques, à Merbes-le-Château. à Pâturages, les patrons ont été forcés de fournir 20 pour cent des ouvriers travaillant chez eux. Les chefs de l'industrie belge vont même, dans leur protestation, jusqu'à dire qu'ils pourraient citer des cas de chômage provoqués artificiellement. c'est-à-dire que certains ateliers ont été délibérément privés de leurs chefs et contremaîtres, et qu'en décapitant tel établissement ou tel atelier, en plaçant sous séquestre tel grand charbonnage de Campine, on a du même coup jeté sur le pavé tous ceux qui y trouvaient leur gagne-pain.Arrestation d'nn Sénateur Le Telegraaf annonce que M. Magnette, sénateur de Liège, a été arrêté et déporté en Allemagne. Déjà, au début de la guerre, le fils du sénateur de Liège fut arrêté et emmené en Allemagne, où il est toujours en captivité. Pour conduire ïes trains allemands Huit mécaniciens de l'Etat, habitant Bruxelles,. ont été sommés de conduire des trains allemands. Ils ont refusé. Une détention de trois semaines à la Kommandantur avec accompagnement alternatif de promesses et de menaces n'a pu venir à bout de leur résistance. Dans la région d'Anvers Les déportations continuent dans la région d'Anvers. A Eeckeren, les hommes valides ont été réunis sur la Grand'Place ; 170 ont été emmenés ; 420 n'étaient ni des chômeurs ni des gens manquant de ressources. Un cas particulièrement grave s'est produit à Burght. pour la fabrique Guano, appartenant au baron Von Ohlendorff, dont tous les ouvriers ont, de force, été emmenés en Allemagne, touten n'étant pas chômeurs. Des enfants arrachés à leurs mères "D'après les Nouvelles (Maestricht) du 21 décembre, des déportations d'enfants et de soutiens de famille ont été effectuées dans le grand-duché de Luxembourg. Les Femmes allemandes interviennent Les déportés belges, à leur arrivée en Allemagne, furent accueillis avec des injures et des menaces par les femmes. La Belgique, de Botter-dam. donne l'explication de la conduite de ces mégères qui, à Aix-la-Chapelle, par exèmple, voulurent se livrer à des voies de fait sur les malheureux déportés. Ces femmes agissent ainsi parce qu'elles ne peuvent plus nourrir leur progéniture et comprennent que la présence de ces ouvriers belges ne rendra pas les rations plus abondantes. L'Artlïês en Suisse de M. de talieux Nous avons annoncé dernièrement que la Commission internationale de la Croix-Rouge avait donné un avis favorable relatif au transfert en Suisse de MAL de Lalieux, bourgmestre et député de Nivelles, et Verhaegen, député de Gand. Ces deux membres du Parlement avaient été emmenés en Allemagne sans jugement aucun et leur santé en avait souffert au point qu'après une captivité d'environ vingt mois, on les autorisait à gagner la Suisse, M. de Lalieux est arrivé en terre neutre où les soins aidant il pourra peut-être recouvrer la santé; quant à M. Verhaegen, il est toujours captif, en dépit de la décision de la Commission internationale agréée par ies autorités allemandes. LA SITUATION APERÇU D'ENSEMBLE Sur le front belge, la lutte d'artillerie a été assez vive à l'aile droite et surtout à Dixmude et Hei-Sas. Une patrouille de nuit allemande a été repoussé® avec pertes au N. de Steenstraete. Sur le front britannique, lutte d'artillerie au N. et au S. de l'Ancre, sur la Somme et dans les régions de Loos, d'Ypres et de Messines. L'artillerie lourde anglaise a bombardé des emplacements de batteries en face de Neuve-Chapelle et de Festubert. Nos alliés ont exécuté des coups de main heureux près d'Ypres, d'Hébuterne, d'Ancre et d'Ar-mentières, infligeant des pertes à l'ennemi et lui capturant des prisonniers. A leur tour, les Allemands ont fait un raid vers Boesinghe, mais les pertes anglaises ont été faibles. Des renseignements complémentaires sur le raid anglais du 21 décembre auN.d'Arras nous apprennent que deux lignes de tranchées allemandes ont été pénétrées en plein jour sur un front de 40® mètres ; tous les abris ont été détruits et 58 prisonniers ont été capturés. Sur le front français, la lutte d'artillerie a été assez vive dans les régions de Louvemont, des Chambrettes, d'Hardaumont, de Quesnoy et de Ganny. Plusieurs coups de main exécutés par nos alliés à l'E. de Saint-Mihiel leur ont permis de détruire des postes ennemis et de ramener des prisonniers. Un coup de main dans la région de Roye a occasionné des pertes à l'ennemi. En Champagne, un raid ennemi à l'O.d'Auberive a été repoussé. Sur le front russe, nos alliés ont repoussé des attaques sur la Bistritza et vers Lakowa et capturé des prisonniers. Dans les Carpathes boisées, ils ont occupé pltfr-sieurs collines et repoussé une contre-attaque, infligeant de lourdes pertes à l'ennemi et lui capturant plus de 300 prisonniers. En Roumanie, l'ennemi a repoussé les avant-gardes russes près de Rymnik-Saret ; des combats acharnés ont eu lieu dans les régions de Rako-witcheny, Wadon, Floresci. Les Russes, pénétrant la nuit dans le village de Rocioru, ont détruit 4 canons et massacré un escadron.A part nne hauteur qu'il a occupée au S. de Rakovicoli, l'ennemi est tenu partout en échec. Eh Dobroudja, les troupes russes sont obligées de reculer vers le N. ; elles ont cependant infligé une défaite aux Bulgares à l'E. du lac de Babadog, faisait 115 prisonniers et rejetant dans le lac ae nombreux ennemis qui s'y noyèrent. La canonnade est très intense dans la région d® Danube. . _ Sur le front italien, duels d'artillerie eil divers points du front, intenses surtout dans la zone du Tonale, dans la vallée du Ledro et sur le Carso (cote 144). Sur le Pasubio et sur le Haut-Astico, l'artillerie italienne a dérangé les mouvements de colonnes ennemies et dispersé des travailleurs. Sur le Carso, nos alliés ont occupé quelques collines et repoussé une attaque contre la cote 144. Au Sud-Est de Gorizia, de petits détachements ennemis ont été repoussés, laissant des prisonniers aux mains des Italiens. Sur le front dr> Salonique, la lutte d'artillerie a continué au Nord de Monastir. Les troupes anglaises ont exécuté un raid près du lac Doiran, infligeant des pertes à l'ennemi. Des combats locaux acharnés ont eu lieu vers la cote 1050. En Egypte, les troupes de cavalerie anglaisa ont enlevé complètement la forte position ennemie de Maghdobote, capturant 1,130 prisonniers, deux canons et un matériel important^ et infligeant de lourdes pertes ù l'ennemi. £16 Décembre 1916 Numéro 361

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This item is a publication of the title Le courrier de l'armée belonging to the category Oorlogspers, published in Anvers from 1914 to 1940.

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