Le matin

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25 September 1914
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s.n. 1914, 25 September. Le matin. Seen on 06 July 2020, on https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/en/pid/086348hd8b/
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Wm , ."rr— - "véïïdpedî 25 Seplsffiibr'ô 1SM ' I ■ SE- EMTîOlV - CirVO OKI¥TIME8 21me Année — N°~g.68 RÉDACTION K';./]2[LLÈ BOURSE, 39 AT* VïiE-4S Téléphone Rédaction : Si? /^jbosineixs.exit's : l Un nu . . , . .fr. 1S.OO luvrns (Six mois .... «».:>«> £ /Trois mois .... ÎÎ.ÎSO ( Un an 16 <M> ^mOR. Six .mois. 8.80 / Trois mois .... î> OO ujjjb : France, Angleterre, Allemagne et Union *ytîle, i>ar trimestre, fr. Î>.<ÎM!>_ Hollande et {orf-Bwlié, par trimestre, fr. Ï.OO. ittojmement se poursuit jusqu'à refus formel. LE MATIN ADMINISTRATION k39, VIEILLE BOURSE, 39 A.MVEBi'8 Téléphone Administration : S©1 C. de CAUV/ER, Directeur Annonces s Annonces la petite ^gne, fr. 0 30 Annonces financières ici j 3. OO Réclames la ligne, » 1 .SîO Faits divers corps id. • 3.00 Chronique sportive ici. » 3 OO Faits divers fin id. « S OO La Ville id. » S.OO Emissions Prix à convenir. Les annonces dè la France, de l'Angleterre et de l'Amérique sont exclusivement reçues à Bruxelles chez MM. J. Lebegue & C». JOURNAL QUOTIDIEN Ki CI ¥ ^ '"M"1 H QM null m OR Les hostilités en France La situation Jeudi sels® PâillS, 24 sepieniBfep© !$14a — ©©ssisïsasuïtïjfigé d© 11 bures dis So?s\ A S9©tï°© ail© gga[rcts©? développement d© la bataille. Am s©Ktp©? asealBîiie. &18©$?»© aii® drsltsj, les attaques eileîiGassJes parais» snt enrayées. (ïiavas et Hesster). siégrasrsrne de i. Defcassê ~ La cavalerie allemande repoussée à l'Ouest. IKVERS. — Communication de la légation : France. — De BORDEAUX, 24 septembre, [taras 15. — Le 23 à noire aiie gauche ta la Soin aie e! l'Oise nos trouves ont :;re:sé dans ta direction de Fîoye. Un dé-iicmcni ooaupe Péronne et s'y est rnain-« malgré de vives attaques de l'ennemi. ,is avons repoussé ia cavalerie alicmar.de s Ham et Amiens, à la fin du jour, fiet-iviliers, Fresnières, Ribeoourt. Entre i'Oise l'Aisne l'ennemi continue à maintenir des des importantes solidement retranchées, is avens légèrement avancé au nord-ouest Ber, y au Bac. u canire, entre Reims et l'Argonne aucun ngement. A l'est de l'Argonne, (es Allées se sont avancés .jusqu'à Varennes les hauteurs de Sa Meuse, l'ennemi a rîuiv! ses a'laques avec une violence toute iicaiièrc. l,o combat continue avec des fnaiivèfe rie reosti sur certains points et moe -:>r d'atstres. L'action a eu îieu dans tord cae ia Woevré sur ie front Treauvaux» my. Dans le sud sur le front Beaumont-raiiîe-Namey.I notre aile droiîe, aucun changement no-!.. Dans la région de Nancy el dans les les quelques détachements ennemis ont nouveau essayé de pénétrer sur le terri-s national refoulant nos éléments légers oouveriure. Mais Seur offensive a été bien-srrétée,i se bat aux environs de iulhouse \RIS, 23 septembre. — On maiule de Ge-\ 22 septembre, aux journaux, que des -clies de Bâle ' et de Saint-Louis disent, n'es les voyageurs venant d'Alsace, que les Mais attaquent la ville de Mulhouse et se \ avancés jusqu'à Zilffshoim. Des terras-s occpipcs à creuser des retranchements rar de .YJ ulhouse en ont été délogés par la lia de) française. , s communications entre Mulhouse et ses loués sont permises seulement aux per sonnes munies d'un laissez-passer. Le pont du chemin de fer de Huningue e. t fermé à la circulation. Le projecteur d'Istein fonctionne. 50,000 blessés ont passé par Liège D'après nne dépèche de Maastricht au Tc-legraaf, environ 50,000 blessés venant du champ de bataille de France, ont passé par Liège, en route pour l'Allemagne. La circulation entre Maastricht et Liège est toujours formellement interdite. On empêche aussi l'introduction dans Liège de journaux et de lettres. Siège autant que bataille D'après le correspondant du Times: « Ce n'est pas à proprement parler une bataille, mais un siège en règle que nos troupes ■ livrent eu ce moment. Les Allemands ont élevé sur un front d'une centaine de milles, de l'Oise à la Meuse, une série de petites forteresses (utilisant les forts déclassés-en. construisant à l'aide de sacs de ciment des abri à l'épreuve des obus. Des passages souterrains joignent les hauteurs de Pommiers occupé par les Allemands, avec la campagne et ils 'peuvent ainsi' se ravitailler en vivres et en munitions.« Ces travaux de fortifications avaient été préparés par l'ennemi avant sa marche sur Paris ce qui indique quelque doute au sujet du succès de cette dernière opération. « La plaine de la Champagne admirable pour l'offensive française est coupée de tranchées et de redoutes. Si elles entravent l'action des Français elles arrêtent également les attaques allemandes. « La bataille de l'Aisne rappelle les opérations devant Sébastopol, des opérations de ce genre se terminent toujours par la défaite des assiégés, et à moins que des renforts n'arrivent les positions attaquées doivent être évacuées ou les armées allemandes doivent se rendre. « La pression des alliés, particulièrement sur l'aile droite allemande est lente mais continue, et chaque jour représente une demi-victoire pour la France.» Sur la route On sergent qui en met ! Termonde, jeudi. La ville est absolument ie. s habitants qui avaient fui ont été au-es il venir recueillir parmi les ruines cc peut îester de leurs hardes ou de leur Hier. Les soldats causent. On a le temps ésumer ses prouesses. l'on nous conte l'histoire épique que la porte de Bruxelles, le sergent Viane, <tatQ de ligne, un tireur de première va- . s'est embusqué en avant de ses hommes. a signalé l'arrivée d'un groupe d'Aller fis qui s'avancent en reconnaissance vers ' pie. Un coin de rue est là, qu'ils doivent : rir pour atteindre aux confins de la lo- : Et notre homme les laisse approcher, que fois que l'un des arrivants a dépas- 1 carrefour, échappant à la vue de ceux ! I(î suivent, un coup de fusil éclate et '•me tombe. Il est blessé à la poitrine ou c'est sans conteste un combattant de lsl Quarante-huit fois le mauser du ser-} iaue salue ainsi les assaillants et qua-p-hu.it Prussiens restent sur le carreau, 'i moment arrive le gros de la colonne en- ; •e, force est aux nôtres de se retirer. Mais égal pour « de la belle ouvrage » c'en je ne m'y connais pas. Les échos de «les en résonnent encore. la soupe du pauvre < t ^ Malines, l'archaïque porte de Bruxel- 1 ?c ses tourelles à toit- conique, resplendit 1 ' "Ws rajeunie au soleil d'automne qui la t -est une magnifique journée d'arrière- j JQn- Au seuil des maisons les ménagères i Ie®- !'SS enfants grouillent dans le ruis- bord rlu canal d'intrépides pêcheurs i l^'C attendent l'heure choisie où le gou- i "'wclra, et parmi les lointains où les ar- i bres s'estompent d'une discrète vapeur de gris perle et d'azur, le piouniou promène sa promise. N'étaient les autos qui passent en tourbillon, marquées d'hiéroglyphes mystérieux et autre chose encore, autos dont le ronflement furieux a quelque chose d'insolite, on pour-fait se croire aux jours heureux d'antan. Le marché même bat son plein, sonore, coloré, adorant, dans un pittoresque grouillement dé [ignés et de couleurs. Les marchands vont îïiant la provende, les clientes fureteuses et méfiantes passent du tas rutilant dos tomates irisantes au parterre des choux, blancs, rouges 3t verts, aux paniers débordants de fruits et le légumes. Sous l'arche plus sombre de la porto, un oetit groupe de femmes se pressent cepen-lant.L'une après l'autre pénètre dans l'ombre le l'ogive avec la petite cruche d'étain qu'elle balance à bout de bras. Un agent de police lui ndique la voie. C'est la distribution de soupe. Un don a été fait par l'Angleterre à la ville 1e Malines, don de viande et de lait condensé lue l'on a commencé de répartir entre les plus nécessiteux. Et l'une après l'une les pauvres femmes repassent portant — précautionneusement. ;ettc fois — le régal fumant qui assurera .'existence des leurs pour tout un jour. Ce mélancolique tableau "contraste étrangement ivec la belle lumière d'un si beau jour. Le bon pointeur Il y a, parmi les artilleurs dont les pièces itaient braquées la semaine dernière dans la , lirection de Termonde, un pointeur dont 'adresse et le coup d'œil sont justement cé-èbres. Ce brave, à défaut de la croix qui l'at-end peut-être à l'issue de la campagne, a tagné l'autre jour... un flacon dé Champagne, ît voici comment. On venait de signaler au commandant de la >atterie qu'un observateur allemand se trou-•ait juché dans ufie petite fenêtre qui retarde du haut de la tour Notre-Dame, dans la direction de Grembergen. Le but pouvait mesurer un mètre sur un mètre vingt, et il s'agissait d'y loger un obus. Le commandant prit une grande résolution: «Il y a, dit-il, une bouteille de Champagne pour le pointeur qui délogera cet individu d'une façon adroite.» Il n'en fallut pas davantage. La pièce se trouvait en batterie. Notre soldat vise un premier coup au jugé. On tire. Le projectile écaille la flèche de la tour en l'effleurant. Moins de trente secondes plus tard, le second coup partait et l'obus fefen allait e'xploser cette fojs en plein milieu du but avec un bruit épouvantable. On ne sait ce qu'a pu devenir l'observateur allemand. Quant au flacon, il a été bu aux applaudissements de toute la compagnie.Bravo pour le très bon pointeur! — R. S. FAUX BEIÏTS La «Nieuwe Gazet» parle d'une «grande victoire belge» i emportée par 150 Belges sur 2,000 Allemands. De ces 2,080 Allemands, 200 auraient été tués et 1,300 faits prisonniers. Nous nous sommes informés cïar.s des mi-lisux officiels où os bruit a été démenti. Mous avons reçu la nuit dernière exactement DEUX prisonniers allemands. Les nouvelles rapportées par nos correspondants de guerre tjui ne parient que de petites escarmouches autour d'Anvers, sont donc confirmées... à notre grand regret, car nous aurions évidemment préféré enregistrer la destruction de 2,030 Allemands! Le boucher de Berlin veut partager sa responsabilité! COPENHAGUE, 22 septembre. — On apprend de Berlin que prochainement tous les souverains de l'empire allemand se réuniront à Bruxelles, en une conférence que présidera Guillaume II. Ce n'est qu'après cette délibération que 1',empereur partira pour la Prusse orientale où il prendra le commandement en chef des armées opérant contre la Russie. Ténacité Irilaiip Ce que Wl Winston Churchill a dit à Liverpool — L'Angleterre [enverra un million d'hommes sur le continenl — Les Irlandais. Dans une grande réunion tenue au Tour-nament Hall de Liverpool,devant un auditoire de plus de quinze mille patriotes, M. Winston Churchill, premier lord de l'Amirauté, a prononcé des paroles où ceux qui douteraient encore de la victoire finale de la civilisation sur la barbarie trouveront un précieux réconfort.« Derrière le bouclier de nos flottes,- a-t-iï dit, nous formons l'armée qui portera le coup mortel, le coup suprême à" la puissance allemande. Avant six ou sept mois nous pourrons envoyer sur le continent vingt-cinq corps d'armée représentant une force totale d'un million de soldats qui, par leurs qualités militaires, leurs aptitudes au combat, leur énergie et leur esprit d'initiative, pouront affronter la comparaison avec les meilleures troupes de l'Europe. 11 sera matériellement impossihle à "nos ennemis d'empêcher que le concours de cette armée nouvelle dénoue le conflit en notre faveur. Je suis profondément convaincu que le succès final est pour nous une question de temps et de ténacité. » Nous devons faire confiance aux sources inépuisables de notre puissance. Si les actions présentement engagées devenaient aussi désastreuses qu'elles paraissent à cette heure efficaces et triomphantes,si môme d'autres batailles, dans un avenir plus' ou moins rapproché, étaient dnulpureuses par leur infortune et sinistres dans leurs" conséquences, nous devrions croire fermement que l'empire britannique terminera cette guerre à son gré si sa ténacité ne faiblit pas. » Avant d'abandonner la tribune, où le retenaient de tumultueuses ovations, M. Winston Churchill a parlé de l'Irlande. Il s'était présenté à ses auditeurs de Liverpool entre deux membres de la Chambre des Communes: M. F. E. Smith, représentant pour la division de Walton, et M. Thomas O'Connor, représentant pour la division de Kildare — un oran-giste et un nationaliste. « Leur présence à mes côtés, dit-il, prouve mieux que tout discours la sincérité de la trêve consentie entre les partis et combien est fondé l'espoir d'uiïe réconciliation parfaite. Au surplus les forcer rivales de l'Irlande ont désarmé. Les cent mille fusils réunis par les chefs de l'agitation dans l'Ulster,avec les ceinturons. les épées-baïonnettes et les approvion-nements en munitions, ont été expédiés à nos vaillants camarade; de l'armée belge/» Ainsi les armes accumulées en vue de la LA MARCHE DES RUSSES Yaroslaw a été pris après un combat acharné— Les Autrichiens se nourissent de poires et de pommes de terre... LONDRES, 25 septembre. — Une dépêche à l'Agence~ fieuter de "rétrograde en dafe du 24 septembre, dit, qu'un combat des plus acharnés avant la capture de Yaroslaw s'est livré à Sadvaya et Visbnya qui dura une semaine. Les Autrichiens occupaient les hauteurs dominant plusieurs milles de la campagne et s'opposèrent à l'avance des Russes par un feu terrible de canons et mitrailleuses.Les Russes ne cédèrent pas et le cinquième jour ils réussirent à placer leurs propres canons en position et maîtrisèrent l'artillerie ennemie. lis firent une charge à la baïonnette impétueuse, vainquant l'ennemi. Les prisonniers autrichiens déclarent qu'ils manquèrent de vivres pendant 4 jours et mangèrent seulement des poires et des pom-me.< rla terre des chaftlBS. Les Âustro-âllemands essaient en vain de barrer la route de Oracovie. LONDRES, 22 septembre. — Des dépêches de Vienne annoncent que les Autrichiens se sont fortifiés sur un front étendu de Drohobycz à Cracovie. Le général Boveerig commandera l'aile droite dont le centre est à Przemysl, le centre de l'armée sera sous le commandement du général Auffenberg, avec Tarlow pour base. A l'aile gauche sera le général Dankl avec les Allemands à son extrémité gauche. Toute l'aile gauche russe, sous le commandement des généraux Russky et Brusiloff, commence l'attaque et porte son effort initial sur les forts de Przemysl. Les Russes capturent un train blindé et des mitrailleuses PETROGRADE, 25 septembre. — Au cours des opérations autour de Jaroslaw, les Russes capturèrent un train blindé avec mitrailleuses. Des forces considérables allemandes tiennent la rive gauche de la Vistule et fortifient leurs positions entre Thorn et Kalisd. — Reuter. guerre civile en Irlande serviront à la délivrance de la Belgique. Les volontaires de l'Ulster sont à la disposition de Lord. Kitchener qui S'occupe activement des les enrégimenter et qui recevront l'armement Lee-Metford en service dans l'armée britannique. Déclaration ie 1. Winston Churchill La situation générale est excellente.— La remaniement futur de Ja carte de l'Europe ANVERS, 25 septembre. — Communication de la Légation britannique. — Dans une interview récente avec ie correspondant d'un journal italien, M. Winston Churchill, ministre de la marine, a déclaré: .«Quoiqu'il n'y ait eu jusqu'à présent aucun i engagement décisif avec la flotte allemande, nous sommes maîtres de la mer d'une façon aussi absolue que si une bataille avait eu lieu. L'embouchure de l'Elbe est soigneusement bloquée et, tandis que le commerce allemand a cessé et que son approvisionnement a ' été étranglé, les importations britanniques et les industries d'Angleterre continuent sans interruption, Des vingtaines de milliers d'hemmes sont transportés au delà des océans en toute sécurité. Nous sommes confiants que nous gagnerons la guerre et, dans ce but, nous sommes prêts à dépenser notre dernière guinée et à exposer notre dernier homme. Actuellement, grâce à îa vaiî'ance de l'armée française, grâce à l'entrée en action des forces russes, plus rapide qu'on ne l'avait prévu, grâce à l'audace et à l'énergie de la Serbie, grâce à ia grande débâcle autrichienne, la situation, à la fin du premier mois des hostilités, est de beaucoup, plus favorable que ce que l'on avait attendu pour le huitième ou le neuvième mois « nous avons commencé en possédant un avantage naval do presque deux contre un.» ■ Le programme actuel de construction nous donnera dans un an un avantage encore plus grand par l'entrée en ligne des navires les plus puissants qui aient jamais été mis à la mer. » Il semble que l'Allemagne a déjà fourni son effort, mais la Russie et l'Angleterre ne font que commencer le leur. Avant six mois, il y aura un million de soldats volontaires anglais sur les champs de bataille, amenés de toutes les parties du monde grâce à notre prédominance navale. » Cette guerre doit remanier ' 1a carte de l'Europe suivant le principe des nationalités et restaurer les nations dans leur intégrité. Elle doit aussi permettre de réduire pour toujours le fardeau insupportable des armements.»UN EXTRAORDINAIRE COMBATTANT ! On taureau tue dix-huit soldats allemands Pendant cette bataille dè la Marne, si féconde en épisodes dramatiques et en surprises de toutes sortes, un extraordinaire combattant s'est trouvé aux prises avec les hordes allemandes.. A Montceau, près de Sezanne, dit M. Mi-thouard, président, du Conseil municipal dè Paris, on a trouvé, après la bataille, le corps d'un taureau littéralement enseveli sous des corps de soldats allemands. Un témoin oculaire raconta à M. Mithouard que lors de l'arrivée des ennemis, ce taureau, exaspéré par le bruit du canon, fonça sur une compagnie allemande qui s'avançait sur line route. Frappant des cornes, ei ruant, la terrible bête eut le temps, avant d'être abattue à coups de fusil, de tuer dix-huit soldats allemands. Un "Zeppelin" survole Gstende Il jette trois tabès OSTENDE, 24 septembre. — Un «Zeppelin», venant de Thieli, viâ Thoufout survola Osten-de à 11 heures du soir. Il laissa tomber trois bombes, dont une sur le Bois-de-BouSogne, une sur la Minque et une dans le bassin. Il n'y a eu ni dégâts ni blessés. Le «Zeppelin» retourna vers Thielt. Nouveaux détails— Des dégâts matériels — O n chien est tué OSTENDE, 25 septembre. — Ce sont des bom« bes que le «Zeppelin» laissa tomber. La première, alla choir sur le pont de Smet de Naeyer, qui se trouve à la sortie de la ville sur la route de Biankenberghe. A l'entrée du Bois-de-Boulogne, une seconde bombe tomba dans l'eau du bassin. La troisième bombe tomba sur la Minque, dans le bureau de M. Camille Willems, négociant en poissons en gros. Tout ce bureau fût démoli. Le coffre-fort fut enfoncé dans une cavité à un mètre de profondeur. Le chien de garde du bureau fut tué. Les murs sont lézardés avec des trous de 40 centimètres de profondeur et un mèire de largeur. Sur 100 mètres de long, toutes les maisons en face de la Minque ont tous les carreaux cassés. Les fils du tram électrique sont arrachés. Dès que les explosions eurent été entendues, presque toutes les lanternes furent éteintes. En ville, tous les habitants se précipitèrent dehors et dans l'obscurité profonde ils commentèrent l'événement. Leur toupet! L'infatigable Wolffburëau va jusqu'à démentir les victoires écrasantes des Russes en Galicie. Mais il faut lire attentivement ce qu'il se hasarde à télégraphier et du texte même de ces dépêches ressort la confirmation des victoires russes. Voici le dernier télégramme^ V/olff, expédié de Vienne le 23 septembre. « Les avis de la presse de la Triple Entente parlant de soi-disant victoires russes en Galicie sont vraiment ridicules. Les Anglais affirment, par exemple, qu'une de nos armées «victorieuses» (sic) en Galicie. n'existe plus et que son effectif est, réduit à 80,000 hommes. « A Paris, ont répand la nouvelle que les Allemands ont perdu des centaines de milliers d'hommes et que toutes les troupes allemandes parties au secours des Autri'-hiet<; sont repoussées.«On est loin de compte si l'on croit que lei fortifications allemandes n'auront plus au-eut rôle à jouer!» Cette dernière phrase, présentée sur la forme d'un démenti, ne contient-elle pas, au contraire, la confirmation de toutes les défaites'

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This item is a publication of the title Le matin belonging to the category Liberale pers, published in Anvers from 1894 to 1974.

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