Le nouveau précurseur: journal du soir

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23 February 1914
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s.n. 1914, 23 February. Le nouveau précurseur: journal du soir. Seen on 12 August 2022, on https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/en/pid/nz80k27c8z/
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Kandi «3 Février 1»1^ Cir%[Q CEIVT1ME8 80' année — I%f° S4 Le Nouveau Précurseur ABOlsOSrEJTVrEnsTTS z ivv1n>9 un an 12.00 Ir.; six mois 6.B0 fr.; trois mois 3.B0 fr. MTERISUR • 15.00 fr.; • 8.00 fr.; - 4.50 fr. HOUANDR - 82.00 fr.; » 16.00 fr.; » 8.00 fr. UrXEMBOUkO, . 83.00 fr.; - 16.00 fr.; , 8.00 fr. UHWN POSTALE. . 42.00 fr.; - 21.00 fr.; . 10.50 fr. Tout abonnement 30 poursuit jusqu'à refus formel. ON S'ABONNE k Anvers an bureau du journal ot dans tous les bureaux da« postes en Belgique. JOURNAL DU SOIR TÉLÉPHONES { ££^â°£Uiou: »«4 { 39, VIEILLE BOURSE. - ANVERS. .AJt>cnsroKrc£E3 ORPMi.lg.BB, la petite Bga«. fr. 0.30 j ItiicLAVEs, la %no. . . fr. 1.50 » 1 i i lignes . » 1.00 Faits divers, la ligne . . . 2,50 FiKAKCXÈft&s, la ligae . . » 0.50 Chronique Anyep*£ ...» 3.00 Les cmn&nces de l'étranger et de la Belgique sont reçues aussi par l'Agence Havctt, S, place des Martyrs, à Brttœeiles, S, Plaoe de la Bourse, à Paris, et 20, High Jlvlbom, è Lendree. Chronique anversoise c. meurt-il ? - H vit toujours. - Gaité Carnavalesque. - On tableautin. - Les saucisses bouillies aux anciennes ■ variétés. - Masques et costumes. • _ Le sénateur qui passait. .. I, sui9 bien certain que si l'on devait re-BFe, " ironiques de notre ancetre Abra-S Verhoeven, - je demande pardon aux KLnts de l'avenue Plantin si j invoque dabitantsjie^ découvrirait cette phrase ■Elément mélancolique: „Le carnaval se ■Kl" Or il ne se meurt pas, en dépit de iXreux qui l'ont philosophiquement con-Ké Jules Janin a écrit: ..Cette joie qw S toute l'Europe à certains jours, com-Z L épidémie, n'est-elle pas une chose ïw Peut-on trop s'étonner de voir des il.7 entières entrer dans la danse, à Se fixe et s'arrêter à heure fixe? N_est-K, là un des plus curieux résultats de ce mjofl appelle la civilisation ? If fait est qu'on ne comprend pas très hien la mentalité de l'homme masqué. Sous son voile de soie ou de carton, il a un idéal immuable: être pendant quelques heures ce Zl n'est pas tous les jours;il veut être opu-tafi. magnifique, imposant, bouflon, mgénu, diabolique, exotique, canaille et même îgno-Me Et si cette humanité qu'on proclame Souffrante fêtera le carnaval jusqu'à la consommation des siècles, c'est qu'il répond a un besoin inné de l'homme de mettre dans «a vie obscure des jours étincelants, fût-ce Ria faux éclat; de se croire heureux, de s'étourdir de se griser d'illusion. Et il est iicore consolant que certains masques se sbucient exclusivement de „faire" rire et de pousser l'altruisme jusqu'à s amuser quand ils amusent les autres... » « « -Sa gaité, son exubérance, son luxe se subordonnent, toutefois, au climat, au tempérament d'une nation, voire même à l'époque. Nous avons oublié les pepernoten, le bleu, les œufs pourris, les oranges trop molles. Le carnaval a changé d'aspect, — peut-être bien à son grand avantage. Mais dans certains pays, il reste toujours comme devant, et nos régions ..tempérées", — c'est-à-dire à la température variable, — ne connaîtront jamais les corsos grouillants de Rome et de Naples, les folies étourdissantes du carnaval de Venise. Voyez le tableau quen fait Philippe Monnier, d'après les mémoires de Goldoni, de l'abbé de Bernis, de iialamami ou de l'Anglais Malhous: „I1 n'est plus de jour, plus de nuit, plus d'heures établis où l'on dorme et l'on dîne, plus de règle, ni de fixité, ni de frein: à minuit comme en plein midi,on trouve tous les comestibles étalés, tous les cabarets ouverts, des soupers tout prêts dans les auberges et les hôtels garnisses files de lanternes colorées tremblent à des ficelles, et les violons portent à leurs manches des coquilles h rubans. Le temps est bouleversé, la cervelle à l'envers, l'esprit sens dessus-dessous; u coule du vif-argent dans les veines, et il Beige des petits morceaux de papier blanc. I A tout coup, les gondoles embarquent une Cargaison jolie de lazzis, de refrains, de jouquets, de baisers, de cartes, de cornets, de jeux de bassette et de brelan, de petits paquets; les gondoles comportent des rires qui se changent en soupirs, et les soupirs s'éloignent. Un vieux patricien respire une iose. une mouche réveillée par ce fredon se pose sur un nez. Sous un balcon, une voix se tait. Escapades, pirouettes et ritournelles, mots à l'oreille, petits soupers aux bougies, yeux cernés par les nuits blanches, le caprice souffle au vent ses glumes légères... ■ N'est-ce pas un tableautin charmant? « » * | Nous ne sommes ni à Rome, ni à Naples, ïi à Venise, — nous sommes à Anvers, et, Mut-être, au moment où vous lirez ceci, la pluie battra les vitres. C'est alors que nous se devrons plus nous défendre contre le Souvenir des jours de folie où se complut notre trépidante jeunesse, lorsque Paulus était dieu et qu'on chantait le Père La Victoire et le Saucisson de Lyon. Qui ne se Souvient des bals fameux des anciennes Va riétés de la rue Gérard, où une délicieu collection de grisettes empruntées aux r> mans de Paul de Kock préparaient des g superbes aux délices de la Chair par l'él quence du Verbe, et berçaient leurs capt yantes griseries par une chanson cynégét que: 'k Ging overlest met mijnen minnaar ■ [jagen... Durant ces nuits, se débitaient d'interm nables chapelets de saucisses, luxe suprên des soupers d'alors, et qui s'absorbaie dans le caveau aux arcades basses et so les becs de gaz en papillon. Six mille sai cisses bouillies, en quatre jours! L comptes existent encore. Vainement, le boi exotique tentait-il de supplanter effront ment la bière de Louvain, et, si quelqi stouffer s'avisait de commander du char pagne, on le soupçonnait d'avoir trem; dans un complot contre la Banque Nations et d'être prêt à filer pour les pays helènes La sottise était reine, tout comme maii tenant,et nous fûmes deux fois beaux, éta quatre fois laids. • • • Toujours encore, malgré la prédiction d journaux spleenétiques, les marchands < costumes étalent devant leurs voyantes v trines les collections de défroques polychn mes et multiformes qui, peut-être depu l'époque ci-dessus évoquée, ont passé de ri bles en rables, d'échinés en échines,abrita sous leurs vénérables ou grotesques accoi trements des banales intrigues et servant ( laisser-passer à la gaîté bruyante, attendr ou brutale, qui s'épanche à pleins bord.s < ces soirs charentonesques. C'est la poés âpre des nippes en ruines, la philosoph des vieux habits et des vieux galons. C'est douleur joyeuse de ces masques appendi aux devantures, incomparables faciès, si lonnés de rides, couperosés, exsangues, coi gestionnés, mamelonnés de verrues, héri: sant sous leurs pifs chaussés de lunett monumentales des buissons décorés...Adie sagesse, réflexion, philosophie! Nous voici, sous le masque, sous la déi'n que, envieux, jaloux, mauvais, rapaces, di: formes, lourds, entêtés, grotesques, dél rants, forcénés, frénétiques, et nous allon en foule houleuse, ardente, ivre et anonym de bal en bal, de bar en bar. Nous connaii sons l'ivrèsse des cistres, des tambours, d< grelots, des valses, des chansons, du v mousseux, de la multitude dont la hou roule magnifiquement sous les serpentii fous... Que voulez-vous? C'est le carnavî Il a, quelque fois, de l'esprit. Il y a que ques années, un sénateur catholique, qi d'ailleurs,avait beaucoup de sympathies,pas sait par les rues d'Anvers, un mardi gras, avait le nez plutôt long, et cet appendii nasal avait des reflets de vieux bourgogne. Alors,un groupe de masques,passant,dit a père conscrit: — Oh, ce nez! A présent, tu peux l'ôte sais-tu! Pierre MARZERELLE. Au Dehors ANGLETERR L'ambassade de Paris Le journal „News the World" reproduit bruit selon lequel le marquis de Crewe, actu< lement secrétaire d'Etat pour les Indes, ser nommé ambassadeur à Paris avant la fin l'année. FRANC Entre ministres Selon l'„Echo de Paris", ni M. Maginot, M. Noulens ne seraient disposés à accepter constitution d'une Commission d'enquôte s l'état sanitaire de l'armée, tandis que MM. Do mergue, GaiUaux et Malvy, seraient enclins y trouver une planche de salut pour le cabin Le bruit môme circulait hier que MM. No lens et Maginot démissionneraient, si le gc vernement acceptait la demande d'enquôte p; lementaire. M. Doumergue, interrogé ce sujet après Conseil tenu hier matin à l'Elysée, a rép'onc „Le Conseil ne s'est pas occupé de cela". se Manifestation socialiste M. Noulens, ministre de la Guerre, assisté de M. Monis, ministre de la Marine, a inauguré hier à Argenteuil, le monument élevé à l'an-l~ cien ministre de la Guerre, M. Berteaux. i- Malgré le temps pluvieux, une foule considérable assistait à la cérémonie. Les socialistes ont manifesté, réclamant la lit loi de deux ans, chantant 1',,Internationale". La manifestation socialiste fut couverte par les cris de la foule acclamant la loi de trois ans. : La cérémonie s'est terminée sans autre incident.ic i ALLEMAGNE 1_ La majorité au Relchstag Une élection récente à Magdebourg a fait passer, avec le concours des nationaux-libéraux, ie le candidat conservateur opposé au candidat so-cialiste.Les conséquences de cette élection sont assez , graves. Le bloc des gauches compte actuellement 110 socialistes, 44 libéraux de gauche en y compre-1_ nant M. Kaempf, et plus que 44 nationaux-li-nt béraux, ce dernier groupe ayant exclu récemment le député Ilestermann qui a passé aux conservateurs et ayant perdu le siège de Kehl qui, la semaine dernière, a passé au centre catholique.es Gela fait donc un total de 198 sièges pour la le gauche. Or, le parlement comptant 397 députés, i- la majorité est donc de 199. En d'autres termes )"L les parties de gauche ne possèdent plus la mais jorité absolue par suite de la tactique suivie à u Jerichow par les nationaux-libéraux. 7 La majorité dépendra maintenant des petits groupes parlementaires qui gravitent dans l'or-}~ be du Centre et des deux groupes conserva-Ie teurs. 1G Dans ces groupes on trouve des protestatal-'n res polonais, alsaciens, lorrains, guelfes et da-ie nois, représentant ensemble 34 députés qui n'é-ie prouvent pour la politique intérieure de l'em-la pire qu'une admiration très mitigée. îs I _ La liberté en Alsace-Lorraine Les journaux de Mulhouse annoncent que les 5 directeurs d'arrondissement ont été avertis que îs les autorités policières devront h l'avenir pour-ii, suivre avec la plus grande sévérité le commerce des cartes postales, ridiculisant les militaires et le gouvernement d'Alsace-Lorraine. !" Les directeurs des collèges, des lycées et des écoles supérieures ont reçu l'ordre'de ne plus l~ tolérer que leurs élèves portent des cocardes s, tricolores ou des médailles imitant les médail-e, les commémoratives françaises. >- A Strasbourg, un élève du lycée a été puni îS parce qu'il avait arboré un mouchoir portant n un bord tricolore. le Le commandant du 2me corps d'armée vient is de défendre l'introduction dans les casinos et les casernes des journaux français excitateurs et ■ des feuilles allemandes qui se moqueraient ou 1." se seraient moquées de l'élément militaire. Renforcement de la flotte II •e Une loi complémentaire à la loi navale allemande de 1912 est en préparation. u On en parlait depuis longtemps dans les couloirs du Reichstag. Les paroles, décisives pour tous ceux qui connaissent les habitudes parle-r, mentaires de M. de Tirpitz, ont été prononcées samedi aû Reichstag, par le secrétaire d'Etat à la marine. Il annonça que l'effort des prochaines années devait tendre à atteindre le plus tôt possible, pour la flotte destinée au service de l'étran-ger, l'effectif prévu par la loi navale. Cet effec-) tif, qui doit ôtre réalisé en 1920, comprend huit grands croiseurs et dix petits croiseurs. Aux termes de la loi navale de 1912, l'administration de la marine devait mettre en chantier chaque année, de 1912 à 1917, un grand croi-t seur et deux petits croiseurs. M. de Tirpitz demanda à accélérer la construction de la flotte, destinée au service à l'étranger, c'est-à-dire à accroître le nombre des un mises en chantier annuelles. C'est, en fait, une il- augmentation du programme naval, ait L'amiral de Tirpitz a pu s'assurer, au Cours de de la seance, que plus des deux tiers de lk majorité du Reichstag étaient acquis à son projet. E ITALIE Word contre Sud ni A la suite da l'accident du ,,San-Giorglo" la l'amiral Cagni, de commandant Cacace et le ur lieutenant Degli Uberti, qui se trouvaient sur u- la passerelle, furent poursuivis devant les tri- à bunaux militaires. L'amiral Cagni fut acquitté et- par cette juridiction, toutefois, sans vouloir in- u~ firmer le jugement du tribunal, le ministre de u" la Marine, amiral Millo, a soumis disciplinaire- Lr" ment l'amiral Cagni à une commisson d'en- j . quôte, et en attendant le résultat, ce dernier . reste en disponibilité. Cette affaire fait grand u: bruit en Italie à cause de la personnalité de cet officier qui fut le héros du débarquement de Tripoli, et de celle du ministre de la Marine, qui fut le héros du raid des torpilleurs italiens dans les Dardanelles. Quelques journaux du nord de l'Italie notamment le ,,-Corriere délia Sera" et la Stampa, prennent la défense de l'amiral Cagni et accusent l'amiral Millo d'avoir ainsi agi contre son collègue pour des raisons personnelles, car il existerait, prétend-on, une rivalité et une animosité entre les deux amiraux. Mais de nombreux autres journaux du Midi, tels que la "Tribuna", ét même le "Giornale d'Italia", prennent la défense de l'amiral Millo et disent qu'il est impossible d'accuser un ministre d'assouvir un'e vengeance personnelle, que la mesure disciplinaire prise contre l'amiral Cagni est absolument régulière et môme obligatoire, et qu'elle serait prise contre tout autre officier. Malgré l'admirable fait d'arme de l'amiral Cagni, il est impossible de faire une exception pour lui. Au fond, c'est l'ancienne animosité entre le Nord et le Sud de l'Italie qui se manfeste à nouveau. ROUMANIE L'empereur allemand On mande de Bucarest que des préparatifs sont faits pour recevoir le Kaiser, qui, après un séjour en Grèce; rendra une visite officielle en avril au roi Carol. On sait que le Kaiser est un des témoins du mariage de la princesse Elisabeth. TURQUIE Inaction des grandes puissances La ,,Gazette de la Bourse" de Saint-Pétersbourg, apprend qu'il est peu propable que" les grandes puissances fassent une nouvelle démarche à Constantinopile en réponse à la dernière note ottomane. Il résulte d'un échange de vues entre les Cabinets européens que les grandes puissances considèrent que la note du grand-vizir ne contient pas un refus catégorique mais une protestation académique destinée à sauvegarder le prestige de la Turquie et qui ne peut pas avoir de conséquences effectives à moins que l'esprit belliqueux des Jeunes-Turcs ne pousse ceux-ci vers de nouvelles aventures. Toutefois une pareille éventualité ne paraît pas à craindre-* notamment pour des raisons d'ordre financier. C'est pourquoi les puissances ne croient pas devoir intervenir de nouveau et préfèrent laisser la question se résoudre par des pourparlers directs entre les Grecs et la Turquie mais sur la base proposée par les puissances. Un Incident grave Un soldat réfractaire turc, escorté par deux soldats, s'étant enfui, s'était réfugié au consulat de Russie, à Constantinople. Les soldats y pénétrèrent aussi pour l'arrêter, mais il furent retenus prisonniers. D'après les renseignements reçus, le chef du cabinet du ministre de l'intérieur a présenté des excusés. Les deux soldats ont été remis en liberté. Les élections Aux élections pour le Sénat auxquelles vient de procéder le 1er collège électoral ont été élus 41 libéraux, 8 démocrates-conservateurs et 5 conservateurs. Cinq scrutins de ballotage seront nécessaires.Au nombre des élus on cite MM. Bratiano, président du Conseil, Porumbaru et Radovici, ministres en service, et parmi les anciens ministres MM. Stellian, Filipescu, Marghiloman, Majoresco, Missir et Xenopol. Le scrutin de ballotage pour les élections du premier collège de la Chambre des députés a donné les résultats suivants. Sont élus: libéraux 7 ; conservateurs, 4 ; conservateurs démocrates, 2. Parmi les élus figurent MM. Phere-kyde Arion, Demetre Greceanu et Pierre Carp, anciens ministres. GRECE La suprématie navale On mande d'Athènes à la ,,Tribuna" que, dans le conseil des ministres tenu hier h Athènes, le gouvernement grec a décidé d'acheter un dreadnought et d'autres unités au gouvernement de la République argentine. La Grèce est bien résolue, désormais, à s'assurer la suprématie dans la mer Egée en renforçant sa flotte. Le Roi a signé un décret que 1',,Officiel" publiera meessamnjent, accordant une amnistie pleine et entière à tous ceux qui commirent des actes -délictueux se rapportant aux deux guerres balkaniques et aussi h. la propagande macédonienne qui les précéda. Cette amnistie intéresse les détenus turcs libérables en vertu de l'article 3 du traité gréco-turc et surtout les Bulgares détenus, au nombre de 280, dont une trentaine sont réclamés par la Serbie comme Macédoniens devenus Serbes à la suite de l'occupation. On considère que cette mesure permettra de reprendre rapidement des relations gréco-bulgares. Nouvelles de l'Étranger Les grèves minières en France Le vote par le Sénat français de la loi, concernant les pensions des ouvriers mineurs, menace de faire naître une importante grève en France, peut-être même la grève générale. Mais il y a un désaccord complet entre les divers bassins. Les mineurs des bassins d'Alais, dans le | Gard; d'Aubin, dans l'Aveyron, et ceux du midi, de la Loire, estimant que le vote de vendredi au sénat, relativement aux retraites, ne leur donne pas entière satisfaction ,ont décidé la grève générale pour aujourd'hui lundi. A Carmaux, le^*syndicats jaune et rouge des mineurs réunis ensemble ont décidé d'ajourner leur décision jusqu'à jeudi, le projet sur les retraites des mineurs devant revenir devant la chambre probablement mardi. Par contre, le Comité régional de la Fédération des travailleurs du sous-sol, réuni à Douai, a rédigé un manifeste de grève protestant vivement contre le vote d'une loi de retraite qui réserve de cruelles désillusions pour le présent et l'avenir. Le manifeste invite les travailleurs du sous-sol à demeurer solidaires, à agir immédiatement par eux-mêmes et à appliquer les décisions du Congrès de Lens. La majorité des mineurs du Pas-de-Calais, obéissant au mot d'ordre du vieux syndicat, sont hostiles à la grève.Néanmoins.à Mericourt, un certain nombre de mineurs affiliés au jeune syndicat ont décidé la grève pour lundi matin. Un curieux phénomène atmosphérique Un phénomène assez curieux s'est produit dans l'océan Atlantique, dans le courant de la semaine dernière, pendant la période de très gros mauvais temps que nous venons de traverser. Nous extrayons du rapport de M. Mou-rand, mommandant du paquebot "la Provence", de la Compagnie Transatlantique, le passage suivant, qui signale cette particularité atmosphérique : ,, Au retour, presque aussitôt après avoir quitté New-York,une violente tempête de neige de ouest-nord-ouest, un blizzard très rigoureux s'est fait sentir pendant deux jours, avec une mer énorme et une vue bouchée à ne pas voir à quatre mètres devant soi, le tout accompagné d'un froid de 10 à 12 degrés. J'ai dû, dès en partant, faire du sud, aussi bien pour éviter les rencontres de navires que celles des glaces dont les premières sont sgnalées aux environs du Bonnet Flamand. ,, Naviguant dans le Gulf Stream, & un moment donné et durant quelques heures, la température de l'eau de mer étant montée h 19 degrés au-dessus et celle de l'air descendue à 10 degrés au-dessous de zéro, soit 29 degrés de différence, il se produisit un phénomène d'ailleurs connu, mais assez rare. ,,La mer, dégageant des vapeurs, paraissait en ébullition, car ces vapeurs formaient à quelques mètres au-dessus du niveau de l'eau une brume épaisse, fouettée par la tempête, et, au milieu des tourbillons de neige, parmi les lames que l'on ne distinguait pas de la passerelle, mais qui déferlaient sur le pont avec fracas, nous avons eu l'impression fantastique de bouillir dans une gigantesque chaudière, tout en grelottant."En l'honneur des lauréats Nobel La délégation permanente des sociétés françaises de la paix a organisé dimanche soir, à Paris, un banquet en l'honneur de M. Charles Richet, membre de l'Institut et de l'Académie de médecine, prix Nobel de médecine, et de M. Henri Lafontaine, sénateur de Belgique, prix Nobel de la paix. De nombreuses personnalités appartenant au monde de la science et de la cause pacifiste y assistaient. Un train sous la bourrasque Au moment où l'express du Loctschberg, arrivant de Kandersteg à 3 heures 40 de l'après-midi, sortant du tunnel, les deux derniers wa-gons ont été renversés par une terrible tempête de „foehn", la plus violente qu'on ait vue depuis 20 ans. Un voyageur de Lucerne, blessé mortellement, a succombé peu après. Trois autres voyageurs ont été blessés. Le personnel du train est indemne. La circulation est interrompue. On a transbordé les voyageurs car la violence de la tempôte empêche de déblayer la voie. On espéré y arriver la nuit et rétablir la circulation pour lundi matin. Sur d'autres points des Alpes suisses on signale des tempêtes de „foehn" comme jamais on en vit de mémoire d'homme. Une dépêche ultérieure porte que le train n'était pas un express, mais un train local Les wagons renversés par la tempête étaieni simplement de petits wagons de deux essieux et non de grandes voitures. A l'exposition de Lyon Une terrible tempête a sévi hier sur la ville de Lyon. Tous les bâtiments en construction pour la future exposition ont été littéralement détruits. Les dégâts sont énormes. Le champ d'aviation de Dron qui est le centre de l'aviation militaire française, a été également détruit. L'œuvre d'un grand-duc censurée Voici l'épilogue de cette affaire que nous avons déjà signalée dans notre numéro du 18 février: La campagne violente menée par les droites de la Douma et par le Saint-Synode contre la pièce du grand-duc Constantin, le „Roi des Juifs", a eu pour résultat de faire interdire définitivement la représentation le cette œuvre en public. Le Saint-Synode l'a déclarée, en effet, antichrétienne et dangereuse pour la moralité du peuple. Le grand-duc Constantin a uniquement obtenu de pouvoir faire jouer sa pièce, et seulement sur invitations privées, sur la scène impériale de l'Ermitage. NOS ÉCHOS A Zurenborg Voilà une nouvelle qui va contenter nos ! impatients concitoyens de Zurenborg. La Ville vient de dresser le cahier des charges pour le repavage de la chaussée autour de la place de l'Aurore et de plusieurs rues avoisinantes. Co travail sera bientôt mis en adjudication.Si nous disons que cette nouvelle fera ; plaisir aux concitoyens impatients de Zu-' renborg, ce n'est que pour certains d'entre eux, car d'autres pourront Être furieux de ce que la Ville leur enlève ainsi une occasion de tomber sur l'administration communale dans une petite feuille de quartier où le bon ton n'est pas toujours de mise. * » Le port autonome Un incident qili vient de se produire montre !x qui serait livrée l'administration de notre port, si on donnait suite au projet dit du port autono&e. Le port de Bruges-Zeebrugge appartient à la Compagnie des installations maritimes de Bruges, dirigée par un conseil d'administration dont le gouvernement se réserve ia nomination de plusieurs membres. La Chambre de commerce de Bruges avait recommandé la nomination de M. A. Grisar de notre ville et de M. Hervy Cousin, membre du comité central de la Ligue maritime belge. M. Helleputte a bien nommé 51. Albert Grisar, mais à cOté de lui, il a désigné trois nouveaux fonctionnaires: un des f inances, un du département de l'Industrie et du Travail, et le 3me des Ponts et Chaussées; à celui-ci le ministre confie la charge d'administrateur délégué. Dans sa réunion de samedi, la Chambre de commerce de Bruges, estimant qu'il y avait lieu de faire entrer aux installations maritimes non pas des fonctionnaires mais des hommes de métier, a vivement critiqué ces nominations, et M. Paul Noë, conseiller communal, a déposé un ordre du jour de protestation qui a été voté à l'unanimité. * « 4 La Fédération progressiste Hier s'est réuni à Bruxelles le comité central de la Fédération progressiste pour préparer le travail du congrès qui se réunit lo dimanche 8 mars prochain. Le comité s'est spécialement occupé du programme du parti sur le terrain scolaire. L'assemblée, présidée par le sénateur Ma-gnette, a examiné le rapport présenté par M. Marichar, éclievin de l'instruction publique à Saint-Gilles. fl a décidé de proposer au congrès du 8 mars de modifier comme suit — en ce qui concerne l'instruction publique — le programme de la Fédération progressiste: "Instruction obligatoire jusqu'à quatorze ans, complétée par l'obligation de fréquenter jusqu'à dix-huit ans des cours du jour ou du soir moyens, professionnels, commerciaux, industriels, artistiques,agricoles, mé-I nagers ou techniques. ; Feuilleton du «Nouveau Précurseu « 5 LAVIERGE DE RAPHAËL » PAR Adrienne CAMBRY Enfin, vous l'emportez, mauvaise tête; prit avec feu ma belle-mère ; qu'avez-|ûus pu dire à ce jeune homme ? lje^fléchis une seconde ; puis, je deman- — Mais, lui même que vous a-t-il donc l ' P°îp Que vous soyez de si méchante humeur ? L- solises, parbleu ! Vous lui avez les idées ! Ah 1 vous êtes maligne ! La malice dépasse souvent l'esprit clans s résultats, repris-je d'un ton sentencieux ^ Oui !... Enfin, il est cassé, ce mariage ! élfa » ^ ? ^omme un P°k ?••• Ce n'est pas c„ m • Mais °n ne casse ce qui existe, et iiaiion1^1^6 n'^a^ Que ^ans votre imagi- IrJî k°n M. Legrand, qui s'était avan- JJÏUi est si vexé, le „ pôvre " I [m7I *;e,n suis fâchée pour lui ; mais je ne entrer dans ces considérations. DplrrJilens ' ^.u m'exaspères, s'écria Mme ninvA e'oubliant son vœu de ne plus nie ïp m ,• me feras devenir folle ! Sfnif retms de lui répondre que la chose •UU déjà en train. Qu allons-nous faire, maintenant ? mais... ce que nous faisions jusqu'ici. _ v avenir, petite malheureuse ? 'rîè. V°US en PrécocuPez pas, je vous :es^hio2n?r^ en gémissements et en mena-quau moment où, fatiguée de cette abondance intarissable, je me levai, de ma chaise et la laissai seule avec sa colère. ✓ V Le fils Flinois, dont j'ai déjà parlé, et que je revois toujours, dans mon souvenir, en gentil costume de petit matelot,est venu,hier, nous rendre visite. Il est pour quelques jours ici, à cause des vacances de Pâques. Il fait sa dernière année de médecine à Palis, et ses parents espèrent que, l'an prochain, ii s'établira dans cette région. — Quel dommage, disent-ils, que les deux médecins de Rivemont soient encore trop jeunes pour que l'on puisse espérer qu'ils songent à la retraite I En tout cas, à peine reçu docteur, le fils 3 1 inois devra promptement se marier, s'établir, comme dit si bien sa mère. Ce sera un beau parti, et les jeunes Rivementoises se mettent déjà en frais pour lui plaire. Mais ii passe, indifférent en apparence, aimable avec fout le monde, ce qui équivaut à ne l'être avec personne. Il est donc venu, hier „ nous présenter -ses hommages " a-t-il déclaré. J'ai eu le plaisir a retrouver en lui la figure douce et avenante du beau petit garçon qui passait, jadis, dans la rue de la ville, en montrant ses mollets nus. Il y a, comme cela, des gens qui ne changent guère de physionomie. Le jeune Flinois aura toujours, je crois, sa figure d'enfant bien élevé et fort sage. Je dois dire, tout de suite, que sa visite n'avait rien d'extraordinaire m'autorisant a la prendre pour moi. Il vient nous voir ainsi de loin en loin. Après nous avoir un peu parlé de ses étu-des, de Paris et des travaux de l'Exposition prochaine, il s'est écrié tout àcoup, en désignant notre „ Vierge de Raphaël " : — Oh ! mais je n'ai jamais vu ce tableau' .Vous l'avez depuis peu ? — Il vient de défunt mon mari, répondit ma belle-mère en se croyant obligée de prendre un ton larmoyant. Le jeune homme s'était levé et contemplait la toile. — C'est que, erpliqua-t-il en riant, jr suis très fort en peinture, maintenant., .lo suis lié d'une grande amitié avec un jeune lieutenant de dragons en garnison à Pari; et dont lo père est un peintre de talent. J( passe, dans cotte famille, presque tous mes dimanches. J'ai pour eux la plus grandi sympathie et je m'y instruis beaucoup. J'étais absolument ignorant en matière d'art je commence à m'y connaître. — Et pensez-vous que ça vaut quelque chose ? demanda ma belle-mère d'un toi: positif qui indiquait que, pour elle, le graru: art commence à la valeur marchande di l'objet. — Je ne saurais vous dire, madame ; j< suis trop novice. Mais mon ami est vent, avec moi. Il ne connaissait encore ni Rive mont ni mes parents. Je l'ai amené hier. K vous me le permettez, je vais l'aller chercher. Il s'y connaît beaucoup, ayant toujours vécu dans ce milieu artiste. Mme Delrochc, intéressée, donna immédiatement l'autorisation. Les courses sont vite faites, à Rivemont quand on no pénètre pas dans Tes faubourgs.Un quart d'heure plus tard, le jeune Flinois réapparaissait, escortant un superbi officier de dragons. Quand je dis superbe je n'entends pas qu'il a six pieds de haut, ri des traits de dieu antique ; c'est un be homme, asurément ; mais, ce qui me plu surtout en lui, c'est l'expresion charmant do sa physionomie. De l'intelligence, uni lueur de malice dans le regard, l'air fram et ouvert, un peu de timidité au premio abord : voila ce que je découvris lien qu'i la présentation que nous fit gentiment h i'ils Flinois : — Mon meilleur ami, le lieutenant Robert Dorival. Mme Delroche, qui n'est pas insensible f l'uniforme, so multipliait en amabilités. Tout de suite, notre jeune ami conduis!' son camarade devant ia „ Vierge de Raphaël " . — Oh I qu'elle est mal placée Mi I s'écrii !e lieutenant d'un ton peiné. Je fus très surprise d'entendre ma belle-mère répondre : — Mais on peut la décrocher, monsieur — Ce serait abuser, madame. — Nullement. Zulmé I eria-t-eilo on Oll vrant la porte, accourcz avec l'escabeau. Absolument ahurie, la grosse fille appa | rut avec une façon de petite échelle qu'ell plaça au mileu du salon. Et cela lui pai'u si drôle qu'elle nous regarda tous en sou ; riant, prête à rire pour de bon. Mais un re gard fulminant de ma belle-mère, avec ui geste impérieux, sinon impérial, vers I: porte, ramena l'humble servante à la réa iité et lui rendit des pensées plus propor tionnées à sa condition. Elle sortit. En quelques mouvements rapides et plein d'aisance, M. Robert avait amené l'escabeai sous le tableau, et grimpant lestement, ma! ■ gré son bel uniforme, décrochait la toile c la tendait, avec précaution, à son ami : — Attention, n'est-ce pas ? Pus, descendu, il plaça la Vierge sur m; ' chaise, en bonne lumière. Après s'être bio > assuré qu'elle ne pouvait tomber, il s'éloi ! Sna. ,'?e quelques pas et la contempla san l motdire. - Ma belle-mère, qui ne pouvait compren i ore que le silence fût compatible avec l'ad i nuration, s'agitait et s'impatientait : î — Eh bien ! monsieur, qu'en dites-vous Le jeune officier semblait absorbé du ! -'Wdsa.i 'siouitj stij ai -oseixo.p ajjos on Hx' se tenait immobile et muet ; mais était come moi : la politesse, seule coït | ■ .. .. - mandait son attitude. Nous étions évidemment, incapables de regarder sinçèremcnt i un tableau de cette façon-là. Enfin, M. Robert parut s'apercevoir que ■ nous étions là, et ses yeux reprirent leur • expression ordinaire. Ma belle-mèro répéta: — Eh bien ! monsieur ? t -j Mais, madame, je crois que c'est simplement un chef-d'œuvre que. vous avez ià! Un éclair de joie dilata le regard de Mme Delroche. — Mon pauvre mari ne savait pas au juste, crut-elle nécessaire d'expliquer. Il ni'à légué ce tableau... Cette phrase me surprit, et je me promis . de me la faire expliquer quelque jour par î mon notaire. t — Je Veux absolument savoir à quoi m'en - tenir, disait le lieutenant à son ami. Je vais - télégraphier à mon père. Pour une œuvie i d'art, il est toujours pré}, à se déranger. 11 i sera ici demain maiiii» Ét, aveê Une grâce enveloppante, il demanda à ma belle-mère : — Vous me permettez,, madame, d'anie-3 lier mon père chez vous ? i — Comment donc ! Elle exultait. Ce tableau, „ son " tableau, ne t l'avait jamais à ce point intéressée. Les jeunes gens le remirent en place. — Il est un pou noirçi, observa le lieu-o .tenant. On n'a jamais dû le nettoyer. Mais ii c'est facile. Mme Delroche fut très agitée pendant s cette soirée, mais d'une espèce particulière d'agitation qui ne lui est point eputumièro. car elle en devenait presque aimable. Elle oublia mes torts graves et me parla avec abondance. ? Toujours, l'histoire de ce tableau recom-s mençait. ; elle ne tarissait pas en réflexions n au sujet de la Vierge " : il — Ce fils Flinois, tout de même ! Je ne - l'aurais pas cru si connaisseur ! Avant do souper, j'étais remontée un peu dans ma chambre, et précisément, comme je m'approchais de la fenêtre, je vis passer 10 jeune Flinois et son bel ami le dragon. I-st-Ce parce que je les connais tous depuis trop longtemps ? Mais il me parut qu'aucun joune homme de Rivemont — même ceux qui ont la meilleure tenue, même ceux qui finissent leurs études à Paris — n'a la tournure du lieutenant Dorival. Alors, en y réfléchissant davantage, j'ai compris pourquoi. C'est que tous nos jeunes gens posent plus ou moins. Quand ils montent la rue de la ville, solennels et empesés, ils ont conscience qu'ils sont regardés, et ils ont le souci d'être à leur avantage. Ceci leur enlève la liberté d'allures , l'aisance des gestes, le naturel de la physionomie. Puis, n'est-ce que cela, vraiment ? Sauraient-ils jamais se tenir et marcher comme ce M. Robert 1 J'en doute fort, ou, plutôt, je suis certaine que non. Il y a vraiment des êtres que la nature a gâtés ; ils ont tout pour eux, jusqu'au don rie savoir mettre ces trésors en valeur sans qu'il y paraisse. Ainsi, le petit Flinois a une jolie figure; 11 n'est pas mal tourné ; il est intelligent. Eh bien ! avec tout cela il est presque insignifiant. Tandis que ce lieutenant, avec des airs de s'ignorer, attire tout de suite l'atontion et commande la sympathie. Ce matin donc, dès l'aube, Zulmé a ,. fait " le salon à fond. C'est insolite, car il- y a, pour ce grand travail, des époques déterminées, comme pour toutes les besognes ménagères. Sans me ' rendre visible, j'ai guetté, vers onze heures et demie, et j'ai vu se diriger vers la gare le lieutenant et son jeune ami. Ils descendaient au-devant de M. Dorival père, qui allait arriver, après être parti de Paris vers huit heures du matin. Ayant entendu le train siffler, dans la

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This item is a publication of the title Le nouveau précurseur: journal du soir belonging to the category Liberale pers, published in Anvers from 1902 to 1914.

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