Le petit belge

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s.n. 1914, 07 August. Le petit belge. Seen on 19 July 2024, on https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/en/pid/zg6g15v817/
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^ ZI' AHÎtEii — »0 ZIU VENDREDI 7 AOUT lbl4 MminislratoiB 4, Impasse de la Fidélité, 4 Bruxelle» ABONNEMENT® pour toute I» Belgique Un an « 8 franc^ Six mois 4 — Trois mois 9 — Pour l'étranger, U -port *n sut. Le Petit Belge CM Hnnno n ««a VENDREDI 7 AOUT 1914 i • Mon et Mactioi : 4, Impasse de la FidMiti. 4 Bruxelles ANNONCES (f KÉCLAMKS -ma»» Pour tout M qnl tcmtemt 1» public! lé •dresser *reet«meiitet exeluAiT«ma> i la D1HHCTION DU JOURNAL, 4, jm >o..A<IA 1 n WiJmUàA A nMr*All«a UNE GRANDE VICTOIRE BELGE LëMAI Le général Léman a soixante-deux ans Il y a quelques mois encore, il commandaii notre Ecole militaire. C'est un homme, c'es; un chef. Dur à lui-même et aux autres, i était néanmoins a-doré à l'Ecole. Nous cop naissons des officiers qui ont pleuré à la nou velle de son départ. Il est cultivé, curieux de tout, instruit de tout. Avant de comman der en chef, il fut, à l'Ecole militaire, ur redoutable inspecteur des études. A Liège il interrogeait les étudiants militaires dans 1? spécialité de chacun.— Vous êtes en scienoec vous? Eh bien, je vais vous poser une ques tion. — Et ainsi de suite pour le droit ro main, la construction, l'architecture, tout. Mais cette haute intellectualité, au rebour: de ce qui se passe chez beaucoup d'homme6 n'a jamais 'affaibli sa volonté. C'est le typ< de l'homme d'action. Il n'a rien lu, rien etu dié, toute sa vie, qu'en vue d'agir, et de por ter au maximum sa puissance d'action. Or l'a vu faire 50 kilomètres à cheval, d'une seule traite, puis, rentré à l'Ecole militaire étudier et discuter avec ses officiers jusqu'i 2 heures du matin. On l'a vu rester à cheval à Beverloo, il y a quelques semaines, tout< une journée, malgré une blessure au piec hâtivement pansée. Il se mordait les lèvrei de douleur. Le général Léman est un homme admirabl< et un soldat sublime. N'est-ce pas Joseph d< Maistre qui a dit de la guerre qu'elle met er mouvement les plus nobles facultés hu maines? Il suffit ae regarder le général Le man pour comprendre la vérité de cette pa rôle, trop contestée au sein des nations troi prospère». En défendant Liège comme il le fait le générai Lem^n sauve la Belgique et l'Eu rope. Quoi qu'il advienne, l'honneur du pay: est sauf. Vive le général Léman 1 Un ultimatum de i'iiips i Me? —»o«— Suivant les journaux de Paris, l'Allemagnt aurait envoyé un ultimatum à l'Italie, dans lequel elle exige que l'Italie prête son con cours d'alliée. En cas de refus l'Allemagne déclarerait la guerre à 1; Italie. Nous reproduisons sous réserve une infor mation qui pourrait paraître tendancieuse en raison de son origine. Elle est cependant très vraisemblable Qu'on se rappelle que le traité italo-alle mand, dans la mesure où ses clauses nou* sont connues, dispose que l'Italie aurait h prêter main-forte à l'Allemagne si elle étaii a+taquée. Or c'est l'Angleterre qui a déclaré la guerre à l'Allemagne. D'après les informa tions reçues jusqu'à présent, l'Italie ne sem blait que tout juste disposée à intervenii dans le conflit européen. Est-ce cette certi tu de au 6ujet des dispositions de l'Italie qu aurait provoqué la notification d'un ultima tum 1 A la légation d'Italie de Bruxelles on di ne pouvoir ni confirmer ni infirmer l'informa tion. L'héroïsme belge Le général Léman vient d'entrer tout vi-^ vant dans la gloire. esj. Le nom du défenseur de Liège s'égale ( il maintenant, dans l'Histoire, à celui des géné-op- raux fameux qui soutinrent les siège® célè-ou" bres : Gênes, Mayence, Plewna, Belfort. Cet homme de bronze a trouvé un champ un d'action à sa taille. Liège, l'ardente et vi-ge, brante ville wallonne s'est 6ouvenue des » ha 600 Franchimontois. L'antique bravoure ne >ec'' s'est pas démentie. La vieille folie héroïque, ro. endormie depuis la lutte pour notre indépen- dance, s'est réveillée au cœur de la race, urs — Quelle est donc cette terre qui enfante e6> des héros 1 T\i- C'est ce Qu'ont dû se demander les Aile-mands qui, la veille, nous faisaient leurs pro-On positions insultantes. Depuis les confins de me la mer du Nord jusqu'à la pointe de la Lor-Lr®' raine, depuis Tournai jusqu'à Maeseyck c'est ra] un seul cœur qui a bondi dans sept millions ute de poitrines pour crier : la guerre plutôt que ied le déshonneur. res Les mânes des héros : soldats de Bucquoy, kje de Yerdugo et de Tilly, Blancs-becs de Kollin de et de Hochkirch, gardes wallonnes d'Al-en manza et de Villa Viciosa, sergent de Bruyne hu~ et sergent Cassart et tant d'autres, ont tres-sailli de joie dans ieurs tombeaux : les Belges de César sont toujours debout! Les défenseurs de Liège viennent de le prouver. ku" Les Belges ont été les champions de l'Eu-ayS rope contre les Turcs, ils sont maintenant les champions de l'Occident contre la barbarie germanique ; Liège est aujourd'hui 1e pre-— mier bastion de France, comme il est celui de la Belgique. La grande nation sœur est Ien ce moment couverte par nous. Le David belge a frappé de sa fronde le Goliath germanique.Aujourd'hui, jour anniversaire de la bataille de Werth, 25,000 Belges ont tenu victorieusement en échec 100,000 Allemands. ' Aniersâ pouvons-rîoutJ entonner lev vieille chanson de guerre : Hardis au feu, comme des lions, Quoiqu'ils fussent de quatre nations : Wallons, Lorrains, Flamands et Brabançons. ?ne Mais aujourd'hui, il n'y a plus qu'une J?" nation. VIVE LA BELGIQUE! ^ne Maurice des Ombiaux. » u/ë Le duc de Vendôme & dans l'armée française b à iait D'après une r^puvelle que publie le «Daily are Telegraph», le duc de Vendôme s'est engagé Jia" dans l'armée française. Les offre*» de services "îxir ^uc on^ acceptées par l'état-major, rti- Le prince Philippe-Emmanuel, duc de Ven-qui dôme et d'Alençon,est né à Obermais,près de na" Mérau, en 1872. Il fut officier dans l'armée autrichienne. Le prince Roland Bonaparte s'est mis éga-na- lement à la disposition du gouvernement français. | L'opinion étrangère J ai sujet d8 la Belgique K ff \e Les journaux sont unanimes à rendre hor^. é- mage à la merveilleuse résistance de l'arm» è- belge. EN FRANCE îp « Excelsior » dit que la Belgique aura da:.^ r[. l'histoire l'impérissable honneur d'avoir la.; face aux pandours assassins, aux menteur-^ allemands qui ont menti pour avoir un pr« ne texte d'envahir le sol belge. Avec un magn e fique courage, le peuple belge s'est levé toi ' entier, justiiiant sa devise : « L'Union fait ; n" force ». Nous n'oublierons iamais son *rob héroïsme et l'admirable courage de son Ro te Le « Petit Parisien » dit que la Belgique pa/ sa défense intrépide, à laquelle les Allemand.» ne s'attendaient pas, a rendu un servie, e- énorme à la cause de la liberté européenn» o- Nul ne l'oubliera. , , , , Le < Figaro » dit que l'armée belge a su]' le porté le premier choc des barbares avec ui >r- fermeté farouche, avec la suprême décision </' ;S+ vaincre ou de mourir. Ce sera un éternel hor neur pour la Belgique que le Destiii l'ait cho ns sic pour répandre la premièie son sang dar^ ne la lutte que le droit et la justice vont eaitr.. prendre contre des déments furieux. . . . -Le « Matin s dit que les écrivains militam » 7' allemands avaient assez goun de l'armée beig»^ in Ils ignoraient que depuis trois ans elle s eta t n. reconstituée, et ils sont étonnés aujourd h ~ de la îésistance qu'ils rencooitrent. ne ■s- EN ANGLETERRE 8b Voici comment le grand organe de Lon dres, le « Times », apprécie l'atl^fcide in le lente de l'Allemagne à l'égard de »a Belgiox» et la fière réponse que nous lui avons faite . u- « Nous avons refusé de faire ce qu'en 18 es Gladstone déclara que notre honneur et notr-conscience nous interdisaient de faire. No, ^ "ie avons refusé « d'être les témoins impassibl- ^ 'e- de la perpétration du plus noir attentat qui [ui ait jamans souillé les pages de l'histoire et doi ? , nous serions devenus ainsi les complices... îSt Nous acceptons cette guerre qui nous est n . id posée comme défenseurs des faibles et/comme,] *r_ champions de 1* liberté en Europe. Nous t- \ rons l'épée dans des circonstances analogue- ^. celles où nous dûmes le faire contre r v >a- lippe lit, contre Louis XIV et contre N^i ic'- lco-n. Nous la tirons pour la cause du droit « de l'honne.ur et aussi dans un intérêt W - nour nous-même^... » ^—4 lie . r-— ' -, ijw Le « Times » annonce en outre que des documents diplomatiques importants seront distribués incessamment aux membres du Parlement britannique. Ces documents conticn-is. draient la preuve de la duplicité du cabinet de Berlin, lequel, d'une part, durant des sc-ne mai nés, protestait de son amour de la paix, et, d'autre part, provoquait la guerre pour s'emparer des colonies françaises. — —>-«+<»—< — Le temps qn'il fait... ;ô et celui qu'il fera Jeudi 6 août. ily ■8® La pression est inférieure à 750mm. sur :es l'Océan au nord-ouest des îles britanniques 5r. et sur la Scandinavie; elle dépasse 765mm. ,n_ sur le sud-ouest de la France et la majeure ' " partie de la péninsule hispanique. Le baromètre descend sur l'Allemagne et ée la presqu'île Scandinave et monte sur le reste de l'Europe. / ra. En Belgique, le vent est faible ou modère ' , d'entre sud-oueçt et ouest, et la tempéra-'û^ ture est comprise entre 14° et 17°5. Prévisions : vent ouest, modéré; pluie. Liège et sa ceinture de forts !«_ ■!■■■■ Il I1IHIIIB II \\X;JL TTAQUE BEI Z.IÉCU3 S'" m. vumMnu/è ' t JEUDI Va? " i . —» t i DesÉlansfenta Pa/ lK' | J | l i assassiner le gÉtol Léman 8'' vl Jeudi midi. , Des rumeurs inquiétantes ont circulé en ville jeudi matin. On racontait que Liège n'avait pu résister à l'invasion allemande et que la ville était prise. La nouvelle était fausse et nous invitons une fois de plus le p, <lic à se méfier de ces nouvelles à sensa-tion lancées par des agents provocateurs î dans le dessein de provoquer la panique. Le ministère de la guerre lui-même est ; touché par des télégrammes portant la si-.*. ;gnature d'officiers belges et qui sont rem-■ - plis d'indications et de nouvelles menson-r „ères. Le procédé est bien allemand. Il a ; déjà servi en 1870.Nos ennemis voudraient affoler la population pour la pousser à i agir sur le gouvernement et susciter ainsi —ic révolution. Le public ne pourrait donc l" rfrette" âs'së'z calmë'ni assez se pre'nïunir contre r( ri-1 les prophètes de mauvais augure. ' al le" L'attaque de Liège a continué toute la d' nuit. Les détails manquent. Les forts tien- " ;c- nent. One patrouille de uhlans, par un ,x- coup d'audace est parvenue à pénétrer ti dans la ville et s'est portée vers le quartier u général pour tenter d'assassiner le général w Léman. Celui-ci a été défendu par ses aides decam.p et est sain et sauf. Tous les , assaillants ont été faits prisonniers et il ® n'y a plus pour le moment un seul aile-fg mand en armes à Liège. Le commandant Marchand, professeur à l'Ecole militaire, ^ a été tué dans l'affaire. Trois divisions françaises marchent vers f l'ennemi en Belgique. e iur e aes ] m. - ■■■ ■ > s ire îe L'importance de la résis= | tance victorieuse des ! Belges. ——»o«—— Le 10e corps d/'armée a^emand, qui s'était dirigé vers la France et qui avait fait demi-tour en présence de la résistance inat tendue de la part des Belges, marefîe sur les forteresses. Les Allemands avaient tout prévu... s'aul ce qui est arrivé. On voit qu'ils sont obligés de rpodifier leur plan d'invasion de la Franet. L'héroïque résistance de l'armée de Liégr-a brisé net l'offefisive brusquée que les Allemands étaient persuadés <de voir réussir. Nos soldats ont eu l'honneur cfe détruire le plan du grand état-major de Berlin et celui-ci est contraint d'envoyer au secours du VII0 corps battu à Liège les divisions qu'il comptait primitivement jeter sur la France. La Belgique est fière d'avoir re^du ce petit service à ceux qui venaient à son secours. Les Français arrivent à notre secours i i —»<>«— [ 20,000 à 25,000 Allemands ont passé à S j Manhay (Luxembourg) entre 7 et 8 heures j du matin, se dirigeant vers Aywaille et j Liège. J Les Français arrivent notre secours en v-marches forcées. Nous ne donnons pas d'indications 6ur 4jfÊirs mouvements et nous engageons tous les patriotes à être de la plus grande discrétion.Cinq ou six soldats français d'infanterie ont pénétré à Liège en plein centre en automobile. Ils ont été ovationnés. Un aviateur français a précédé et an-■annoncé l'arrivée des troupes françaises. La résistance de nos forts a été extraordinaire. Le fort d'Evegnée n'a pas eu un -seul tué. L'action s'est déroulée selon le plan du général Leman; qui a laissé à dessein les Allemands pénetrer dans les intervalles des forts,, puis les a contre attaqué i avec une vigueur merveilleuse. La brigade qui a fait la contre-attaque a été héroïque et s'est couverte de gloire. On nous assure que la plupart des soldats Ij allemands eagagés appartiennent à la land-" "wehr. - '■ ■CBWCWMWWMWroWWBBBaBgga lllllll ■ I II ■ l'IimWM——BmSPWCCPg2B—BMtaBCaaBS3 1k P m aliii si bal al rijÉ eriiiÈ » («M») « Nos soldats ont tué If 8,000 Allemands et leur ont pris 14 canons — OtJ<0>Ï40 Mercredi, 8 heures soir. II.'état-major de l'armée belge nous communique les reuseignements officiels que voiei -sur les faits qui se sont passés mercredi autour de Liège : Le VII* corps de l'armée allemande, qui comprend 40,000 hommes, a attaqué mercredi matin la position de Liège entre la Vesdre et la Meuse. Notre armée de cànjpagne s'est portée à sa rencontre, a résisté à l'effort des Prussiens puis a 1 mené une contre-attaque qui fut couronnée de succès. Les Allemands durent e lâcher pied. Les nôtres commencèrent alors la poursuite, rejetant les Allemands t vers le Nord. Vers cinq heures, plus un seul soldat allemand n'était visible, e Nos braves soldats ont fait des prodiges de bravoure. Un seul esôadron de lanciers a complètement détruit six escadron» de S uhlans. •' , . . t Les Allemands ont subi "d& très grandes pertes. Plus de huit cents des leur blessés ont été relevés par nos services d'ambulance. n- n_ — <-eo- nt MERCREDI 9 HEURES SOIR J à sac 1S1 On a reçu au département de la guerre les une nouvelle communication téléphonique 5 nc confirmant oue les troupe? dr- Liège ont. fMy repoussé victorieusement toutes les aitaoues é allemandes. Nos troupes se sont comportées mi' la de façon admirable. Elles n'ont pas mené de >n une guerre dë forteresse mais une véritable 1 bataule de campagne au cours de laquelle les un hommes ont montré une endurance excep rer tionnelle étant donné qu'ils combattaient sur ] ier un grand front, que ce front était attaqué une ■al énergiquoment partout et qu'il fallait faire sec . face par l'activité à l'infériorité du nombre. dr< II se confirme que le 7® corps allemand a ra] •j été repoussé et serait en fuite en territoire ^ jc hollandais. Attaqué dans l'intervalle Vesdre-int Meuse il aurait été repoussé au-delà de sa ta: position de départ dans le secteur Meuse- ob Herve. w1 On s'attend à ce que îç 10® corps allemand XL. erp fasse cette nuit une attaque dans le secteur sud-est. On croit qu'il s'installera après l'é- clî chec de l'attaque brusquée pour attendre j*® _ l'arrivée des grosses pièces et procéder à un 1 G siège régulier. JEUDI, 2 HEURES DU MÂTIN C'est une victoire, une admirable victoire. Le VII® corps allemand est complètement re pc es jeté au-delà de son point de départ ; chacune at des dépêches qui parviennent au ministère sl! de la guerre confirme le triomphe de nos sol- m dats. m LES ALLEMANDS ONT LAISSE SUR , .. LE CHAMP DE BATAILLE HUIT MTLLTC tait —— —• de- DES LEURS, FRAPPES A MORT PAR ^ LES BALLES BELGES. NOS SOLDATS "e I.EITR ONT FAIT DE NOMBREUX~PRI- 1'' ■g"' SONNTEES ET LEUR ONT PRIS QUA- tr -'«• TORZE CANONS. NOS ENNEMIS ONT ^ ,iégc 1S'KAUCH3UP I)E BLESSES : QUATORZE fi U.le" CENTS ENVIRONS. s< ssir. ——— Ie C'est la 11® brigade de l'armée belge qui a " du enga8é l'action contre le VU0 corps aile- J ju'il mand. Après une vigoureuse contre-attaque. j( i<noe. elle s'est lancée dans une offensive irrésis- t; > P€" tible, a culbuté les rangs des ennemis, et les (1 )Urs* a poursuivis avec tant d'acharnement que le ■' général belge, craignant que nos soldats ne ~ s'aventurent trop loin, s'est vu dans l'obliga- . tion de leur commander halte et demi-tour. i|iT Les pertes de l'armée belge sont très mi- 'III' nimes. r Les Liégeois apprennent la victoire r La population de Liège avait entendu la v grande voix des canons des forts avec 1 anxiété pendant tout le jour. Dans l'après-sé à midi, la nouvelle que les Allemands pliaient x îures se répandit avec rapidité. L'enthousiasme î et grandissait de minute en minute, parce que, à tout moment, des nouvelles arrivaient, pré--g en cisant les détails de la victoire belge. Quand on apprit le soir l'étendue au t^iom-sur P^e» ce fut un enthousia'mie irrésistible. Pas tous manifestation, naturellement, puisque l'é l. de siège ne les autorise pas. Mais la joie j était peinte sur tous les visages ; on s'abor- ^ t©rie dait entre incconus avec des paroles de auto triomphe. C'est un délire... , t an- Les Allemands se réfugient \ en Hollande i un n le De nombreux blessés allemands se sont , des- réfugiés en territoire hollandais. nter- Plusieurs personnes affirment avoir en-taqué tendu le bruit du canon dans la direction du igade Limbourg hollandais ; l'opinion générale, à oique Liège, est que l'armée hollandaise a livré bataille aux débris du VIIe corps allemand ildats et les chasse de son territoire. Mais rien land- n'est venu,jusqu'à présent confirmer cette* Kuooosition. — On mande de Maastricht que dee quantités de chevaux, sellés et bridés, sont entrés sans cavaliers dans la ville, où les habitants re les ont capturés. ue 5,000 Allemands non combattants, mais en lit e, OTtt'lWtJWÉ, ïi'oxi iln o*vt es été expédiés à Aix-la-Cihapelle par ebe- es min de fer. L'ambulance d'Eysden est pleine né d© blessés. )le ™ L'attaque de Liège continne ur L'attaque de la position de Liège, com-ué mencée mercredi matin, et avortée dans le ire secteur Nord-Est (entre la Meuse et la Ves-re. dre) dans les conditions que nous venons de a rapporter) se continue dans le secteur Sud-;re Est. Elle est menée par le X* corps allemand.re" Les forts de Boncelle et de Chaudfon-sa taine y sont principalement intéressés, et les se- obus allemands sont même arrivée jusqu'au fort de Flémalle, sur la rive gauche de la nd Meuse. 3ur Nos troupes sont favorisées par un beau f'é- clair de lune -, les phares des forts fonction-.jre nent à merveille, nos obus portent, et l'on a un l'espoir que l'attaque des Teutons échouera complètement. IN Un Zeppelin détruit ire" Il se confirme qu'un Zeppelin qui se dis-re posait à survoler *la position de Liège a été ine atteint par le feu des obusiers d'un dos forts ère situé près de Battice et s'est abattu à proxi-i mité de la frontière. ° Pas plus de chance en Belgique qu'en Allemagne, les pôvres 1 UR ïi Le courage de nos soldats AU Au combat de Visé nos troupes, ainsi que nous l'avons dit antérieurement, n'hésitè-L ^ rent à obéir que lorsque leur chef leur donna RI- l'ordre de la retraite. -— Mercredi encore le général à la tête des troupes qui infligèrent une sanglante défaite ,.^T au VU0 corps allemand, leur tuant et blee- sant près de 10,000 hommes n'éprouva de dif- tZE ficultés que lorsqu'il donna 1 ordre à nos soldats de cesser la poursuite. Alors qu'à un signal du sabre tous nos uj a hommes s'étaient lancés à la baïonnette sur les Allemands, il fallut employer tous les a11 moyens et faire sonner à plusieurs reprises que? les clairons pour empêcher nos vaillants fan-ésis tassins de poursuivre jusqu'en* Prusse ceux b les Qui avaient cru que « Veni, Vidi, "Vici ! » i prononcé à l'allemande, avait cours en Bel-1 gique... s ne liga- Un Prussien ahuri îr. mi~ Ces Prussiens ne doutent décidément de rien ! lirp .Hier mercredi, un officier prussien est ar-pAic riVé en parlementaire à Liégç, demandant à u la v°ir Ie général Léman,commandant la place, avec Pour ex,S€r la reddition de la ville. 3rès- Cet officier fut conduit les yeux bandés de lient nos lÎ8nes avancées jusqu'à l'état-major de isme la place. c — Je viens vous demander de nous livrer pré' Liège, dit le Teuton au général Léman. — Je me refuse absolument à accéder à iom- v°kre demande, répond Léman. pas — Comment! s'exclame le Prussien, mais a quand je suis passé tantôt dans la ville, que " • • je n'ai pas vue puisque j'avais les yeux ban-îbor- dés,je n'ai cesse d'entendre des acclamations j" enthousiastes sur mon passage. — Tiens donc ! lui répliqua l'officier qui l'avait accompagné,on croyait que vous étiez L ^prisonnier ! t Voici des détails sur l'arrivée du parlementaire allemand à Liège . sont Mercredi matin, de Fléron, on voyait descendre vers Liège, une automobile arborant ' en- un grand drapeau blanc. >n du A l'intérieur se trouvait le commandant Je, à Brmckman, ancien attaché militaire alle-livré mand à Bruxelles. Il était en tenue d'officier mand allemand, de couleur grise, et coiffé du rien casque à pointe. cette * C est un solide gaillard, à la mine éveillée, x la figure bawée d'une moustache noire. ^ 20' Â&NÊS—Me 219 €ïna eevittlmea !te ûiida^i'a PHITiAN centimes le numéro 9ft« &Ï8HK8— H9 213 *

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